Fred Warrah a écrit :
Il y a quelques temps, j’avais embarqué dans un vol Lufthansa à Munich, tout ça pour être bloqué 3 heures sur le tarmac avant de revenir au terminal vers 1h du matin. Le vol avait finalement été annulé suite à la fermeture de l’aéroport de destination pour cause de drones (ce qui semblait évident dès l’embarquement). J’ai râlé évidemment, mais j’ignorais à quel point j’ai en fait eu de la chance https://onemileatatime.com/news/luf [...] rt-closes/
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Moi j'ai une pensée pour l'équipage qui a dû se faire pourrir par les pax alors qu'ils n'y étaient pour rien. Et pour les collègues à la tour qui ont dû se faire pourrir par l'équipage alors qu'ils n'y étaient pour rien non plus...
david42fr a écrit :
Hello Quelles sont les techniques pour récupère 35 minutes de retard sur un vol de 2:30? Ça me semble énorme et pourtant c’est ce qu’il s’est passé vendredi pour nous. Ça m’a assez surpris !
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D'abord, un vol vendu commercialement comme 2h30 n'est pas prévu pour durer aussi longtemps : les compagnies vont intégrer de façon forfaitaire des temps de roulage et de procédure départ/approche, en tenant compte de ce qui peut être le pire : départ depuis une piste la plus éloignée du parking et ensuite procédure en l'air beaucoup plus longue...
Concrètement, imaginons un CDG-LIS : si tu pars du T2G, tu peux avoir entre 2 et 10 minutes de roulage avant le décollage quand tu sors du parking selon la piste en service (qui elle même dépend du vent, on décolle toujours face au vent). Cas le plus défavorable : le vent est d'Est, et on te fait décoller de la piste nord, au moins 10 minutes de roulage avant le décollage (sans compter l'attente au point d'arrêt avant la piste s'il y a d'autres avions au même moment). Et ensuite, tu décolles vers l'Est, et donc tu commences par t'éloigner de ta destination avant de virer dans le bon sens, encore 5-10 minutes de perdues en vol. Et ça peut être la même problématique à l'arrivée...
Air France va compter un forfait CDG de 20 minutes (chiffre sorti au pif, un insider confirmera) pour la procédure roulage/décollage dans son "temps de vol commercial", voire 30 minutes en heure de pointe : si finalement tout se goupille bien et que l'avion ne met que 10 minutes et arrive en avance, commercialement ce ne sera pas un problème.
Tu ajoutes un autre forfait à l'approche, et tu as déjà une marge flottante de 30 minutes...
Et en plus de ça, selon les corrections du jour, le contrôle aérien peut te faire bénéficier d'une route plus ou moins directe te permettant de gagner encore un peu de temps...
L'impact du vent est moins significatif sur des vols moyens courriers (mais en revanche très impactant sur les longs vols).
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Oh mais laisse allumé bébé / Y'a personne au contrôle / Et les dieux du radar sont tous out