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Rishi Sunak est le nouveau PM britannique, combien de temps va-t'il tenir ?




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Auteur Sujet :

[UE/Europe] L'avenir par le renoncement moral, politique, stratégique

n°37908680
t_faz
Posté le 23-04-2014 à 14:49:49  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Ciler a écrit :


Ben oui, mais c'est guère mieux. C'est l'exemple que je donnais avec les ProgDem, 4% des voix populaires, 4 ministres et un poids énorme sur la gestion de l'économie du pays, est-ce beaucoup plus démocratique que de ne pas leur donner la voix au chapitre ? Dans les deux cas, non. Quelque soit le mode de scrutin, une idée peut être sur ou sous-représentée, et dans les deux cas, c'est rarement bon pour le résultat final.


y'a pas de système parfait, chacun à ses défaut. Avec le majoritaire 48% de la pop se retrouve sur la carreau pendant 5 ans, avec la proportionnelle il y'a plus courants de pensées au pouvoir. LE majoritaire permet de faire des changements (ou du bullshit ça dépend de quel point de vue on se situe) plus radicaux, plus rapidement quand dans la coalition il faut toujours trouver des compromis, il y'a donc une plus grande inertie. Enfin ça c'est la théorie, parce que en Belgique on a pour faire face au déficit réduit le budget bien plus fortement qu'en France, on a fait pas mal "d'avancées" éthiques (mariage, gay, adoptions gay, euthanasie pour mineurs,...) sans parler des réformes de l'état, la fédéralisation plus poussée, ext. ... bref même sans gouvernement pendant plus de 500 jours, le bilan est plus prolifique que les années hollande  [:tinostar]


Message édité par t_faz le 23-04-2014 à 14:51:09

---------------
L'enfer est pavé de bonnes intentions
mood
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Posté le 23-04-2014 à 14:49:49  profilanswer
 

n°37908684
helicon2
Posté le 23-04-2014 à 14:50:03  profilanswer
 

Ciler a écrit :


Toi non, mais je rappelle le message initial, avec le passage problématique :


 

Ciler a écrit :


Ca, c'est juste faux.


 
Effectivement, il y a été un peu fort avec son "interdit de facto".


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Si vous voulez qu'ils s'en aillent tous, si vous voulez dégager tous les professionnels de la politique, soutenez Charlotte !
n°37908698
Kromsson
Low Frequency Version
Posté le 23-04-2014 à 14:50:59  profilanswer
 

Ciler a écrit :


Ca, c'est juste faux.


 
Ah ben oui, c'est juste trop faux.
 
Par contre, faut pas venir dire que le bipartisme est un espèce de phénomène naturel indépendant des institutions. Je pense qu'on aurait plutôt pu dire que la proportionnelle maintient ouverte une porte de sortie au bipartisme quand il arrive. Mais de nouveau, les choix français pour les élections européennes trahissent une volonté de neutraliser cette possibilité, en créant des circonscriptions et en mettant un seuil à 5% pour pouvoir être représenté (un seuil de ce genre, ça empêcherait aussi les ProgDem d'obtenir des ministres.)
 
Pour répondre à un des exemples que tu donnes :
 

Ciler a écrit :


Quand par exemple de 2002 à 2007 un parti avec 8 députés (les ProgDem), soit 4% des voix, obtient 4 postes de ministre au gouvernement.


 
Ca, c'est aussi un défaut du régime parlementaire classique. S'il faut absolument une alliance/majorité pour former le gouvernement, soit construit des élections qui forment facilement des majorités (système majoritaire ou système proportionnel avec une prime à la majorité), soit tu t'exposes à des négociations partisanes du genre que tu décris. Le système suisse fait élire un gouvernement restreint qui représente les plus gros partis, et leur demande ensuite de travailler ensemble. C'est pas exempt de défaut, en particulier ça repose sur la bonne volonté des élus et ça induit énormément de machination entre les partis. Mais personne ne vit dans la terreur de ne pas réussir à former un gouvernement ou d'être tyrannisé par le troisième homme.

Message cité 1 fois
Message édité par Kromsson le 23-04-2014 à 14:54:21
n°37908803
Ciler
Posté le 23-04-2014 à 14:57:39  profilanswer
 

Kromsson a écrit :


Ah ben oui, c'est juste trop faux.
 
Par contre, faut pas venir dire que le bipartisme est un espèce de phénomène naturelle indépendant des institutions.


Ben, en pratique, c'est ce qui est observé. Le bipartisme est observé dans quasiment l'ensemble des pays occidentaux, malgré une très grande variété d'institutions. USA (Dem/Rep), UK (Torry/labour), France (Gauche/Droite), Japon (LPD/Les autres), avec une alternance régulière entre les deux pôles.  
 
Est-ce que vous pouvez donner un exemple de pays où, régulièrement, le pouvoir tourne sur au moins 3 partis distincts ?


---------------
And I looked, and behold a pale horse: and his name that sat on him was Death, and Hell followed with him. Revelations 6:8
n°37909042
t_faz
Posté le 23-04-2014 à 15:11:09  profilanswer
 

Ciler a écrit :


Ben, en pratique, c'est ce qui est observé. Le bipartisme est observé dans quasiment l'ensemble des pays occidentaux, malgré une très grande variété d'institutions. USA (Dem/Rep), UK (Torry/labour), France (Gauche/Droite), Japon (LPD/Les autres), avec une alternance régulière entre les deux pôles.  
 
Est-ce que vous pouvez donner un exemple de pays où, régulièrement, le pouvoir tourne sur au moins 3 partis distincts ?


heu ils sont tous en scrutin majoritaire (sauf japon qui est mixte entre majoritaire et proportionnel)
 
bah sinon pour ce que je connais bien, la belgique, l'italie ... et ça doit pas être bien différent en allemagne, espagne, suède...


Message édité par t_faz le 23-04-2014 à 15:13:11

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L'enfer est pavé de bonnes intentions
n°37909182
Kromsson
Low Frequency Version
Posté le 23-04-2014 à 15:20:32  profilanswer
 

Ciler a écrit :


Est-ce que vous pouvez donner un exemple de pays où, régulièrement, le pouvoir tourne sur au moins 3 partis distincts ?


 
En fait, il faut peut-être qu'on distingue clairement les phénomènes dont on parle. Le fait que la politique s'organise entre 2 pôles me semble pas gravissime et effectivement naturel. Par contre, le fait que la politique soit faite entièrement par 2 partis, c'est un niveau différent. Et faut pas jouer sur les mots : il y a une différence entre le bipartisme USA où il n'y a rien (ou presque) en-dehors des deux partis principaux, et une alternance entre des alliances plutôt à gauche ou plutôt à droite en Allemagne, par exemple.
 
La Suisse reste un exemple d'absence de bi-partisme. (Partis principaux : PS, PDC, PLR, UDC et éventuellement les Verts - et les partis de droite ne sont pas toujours d'accord entre eux comme les partis de gauche ne sont pas toujours d'accord entre eux.)

n°37909266
Ciler
Posté le 23-04-2014 à 15:25:52  profilanswer
 

Kromsson a écrit :


En fait, il faut peut-être qu'on distingue clairement les phénomènes dont on parle. Le fait que la politique s'organise entre 2 pôles me semble pas gravissime et effectivement naturel. Par contre, le fait que la politique soit faite entièrement par 2 partis, c'est un niveau différent. Et faut pas jouer sur les mots : il y a une différence entre le bipartisme USA où il n'y a rien (ou presque) en-dehors des deux partis principaux, et une alternance entre des alliances plutôt à gauche ou plutôt à droite en Allemagne, par exemple.


En effet, mais en pratique, même ces alliances/pôles s'organisent toujours autour d'un gros parti qui a la haute main sur les choix d'orientation et laisse les alliés opérer à la marge. Mais je t'accorde qu'il y a une différence nette :jap:  
 

Kromsson a écrit :


La Suisse reste un exemple d'absence de bi-partisme. (Partis principaux : PS, PDC, PLR, UDC et éventuellement les Verts - et les partis de droite ne sont pas toujours d'accord entre eux comme les partis de gauche ne sont pas toujours d'accord entre eux.)


Effectivement, mais la suisse est un cas très particulier à tous les niveaux, état fédéral avec au moins deux populations distinctes, forte disparité entre Genève et les cantons ruraux, et une conception de la consultation populaire tout de même assez remarquable.


---------------
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n°37909274
doublebeur​re
Posté le 23-04-2014 à 15:26:31  profilanswer
 

t_faz a écrit :


1. je parlais des résultat  [:little-wolf:2] d'élections  [:little-wolf:2]


 
Et moi de cote de popularité.

n°37909444
Kromsson
Low Frequency Version
Posté le 23-04-2014 à 15:39:01  profilanswer
 

Ciler a écrit :


Effectivement, mais la suisse est un cas très particulier à tous les niveaux, état fédéral avec au moins deux populations distinctes, forte disparité entre Genève et les cantons ruraux, et une conception de la consultation populaire tout de même assez remarquable.


 
Pourquoi tu dis Genève en particulier? Ces dernières années le Rösti Graben s'est un peu déplacé, et plutôt que de séparer les romands des suisse-allemands, il sépare les villes des cantons. Zürich et Berne votent souvent comme les romands, par exemple.
 
Sinon, une mise à jour de PollWatch.eu :
 
http://www.electio2014.eu/pollsandscenarios/polls

n°37910674
sidela
Posté le 23-04-2014 à 16:59:46  profilanswer
 

Replay France5   La Grèce, crise et châtiments
 
http://pluzz.francetv.fr/videos/la [...] 21456.html
 

Citation :

L’austérité plonge la Grèce dans une dangereuse dérive
 
[...]  C’est le portrait glaçant, aussi, de ce tissu social qui se déchire, de l’escalade de la violence jusqu’aux suicides, dont le taux a quadruplé en quatre ans. Tout ceci au milieu d’un taux de chômage qui atteint 57 % des jeunes. Les professionnels de la santé et de l’éducation se succèdent, montrant que leurs secteurs ne sont plus prioritaires au regard de l’État. « Dans les hôpitaux, le système de santé est en train de s’écrouler, relève Nathalie Simonnot, de Médecins du monde Grèce. Les hôpitaux nous appellent pour des pansements, des bandages. Les parents ne vaccinent plus leurs enfants parce que c’est trop cher. » Rien d’étonnant quand on sait que 30 % des Grecs sont privés de couverture sociale
...
Baisse drastique des dépenses publiques, dérèglement du Code du travail, abaissement du salaire minimum mensuel à 476 euros… des mesures qui s’étendent, progressivement, dans toute l’Europe. Jusqu’à la France. « On a essayé de voir jusqu’où la population grecque était capable d’accepter. Il y a eu énormément de manifestations malgré le matraquage médiatique. On voit bien le parallèle avec la France », commente l’auteur.

Message cité 1 fois
Message édité par sidela le 23-04-2014 à 17:01:39
mood
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Posté le 23-04-2014 à 16:59:46  profilanswer
 

n°37910732
helicon2
Posté le 23-04-2014 à 17:03:19  profilanswer
 

sidela a écrit :

Replay France5   La Grèce, crise et châtiments
 
http://pluzz.francetv.fr/videos/la [...] 21456.html
 

Citation :

L’austérité plonge la Grèce dans une dangereuse dérive
 
[...]  C’est le portrait glaçant, aussi, de ce tissu social qui se déchire, de l’escalade de la violence jusqu’aux suicides, dont le taux a quadruplé en quatre ans. Tout ceci au milieu d’un taux de chômage qui atteint 57 % des jeunes. Les professionnels de la santé et de l’éducation se succèdent, montrant que leurs secteurs ne sont plus prioritaires au regard de l’État. « Dans les hôpitaux, le système de santé est en train de s’écrouler, relève Nathalie Simonnot, de Médecins du monde Grèce. Les hôpitaux nous appellent pour des pansements, des bandages. Les parents ne vaccinent plus leurs enfants parce que c’est trop cher. » Rien d’étonnant quand on sait que 30 % des Grecs sont privés de couverture sociale



 
Conséquences logiques des politiques néo-libérales infligées par la Troïka (FMI, UE, BCE) et du transfert de la souveraineté monétaire à la BCE.  [:spamafote]  
 
Les responsables ne sont pas touchés et les classes populaires et moyennes trinquent...
 
Le pire, c'est que certains préconisent la même cure austéritaire pour la France  :sweat:


---------------
Si vous voulez qu'ils s'en aillent tous, si vous voulez dégager tous les professionnels de la politique, soutenez Charlotte !
n°37910735
fiscalisat​or
tu dois rompre
Posté le 23-04-2014 à 17:03:33  profilanswer
 

Je comprends pas qu'on ait pas des mesures d'urgences pour aider ce pays avec autre chose que des plans merdiques : genre aider leur tourisme local en envoyant des ressortissants de la zone EU. Faire des plans d'importations, ..;
 
C'est obvious qu'on va tous se manger les fruits de cette misère et que pas mal de petits grecs vont grandir en nous détestant :/

n°37910829
sidela
Posté le 23-04-2014 à 17:09:35  profilanswer
 

Citation :

france inter  Frederic Lordon/Patrick Cohen "Il faut sortir de l'euro"  
 
partie 1
partie 2
 
http://blogs.rue89.nouvelobs.com/y [...] tie-232750


 
canal+  Franck Dedieu/guigou  A l’occasion de la sortie du livre "Casser l’Euro pour sauver l’Europe"  
http://vk.com/video231636035_168489057
 
onfray/guigou sur le role du FN
http://www.youtube.com/watch?v=x3dH4Td3qbM#t=3m10


Message édité par sidela le 23-04-2014 à 17:56:10
n°37910900
Ciler
Posté le 23-04-2014 à 17:14:32  profilanswer
 


Les deux, évidemment.


---------------
And I looked, and behold a pale horse: and his name that sat on him was Death, and Hell followed with him. Revelations 6:8
n°37910977
sidela
Posté le 23-04-2014 à 17:19:46  profilanswer
 

helicon2 a écrit :

Le pire, c'est que certains préconisent la même cure austéritaire pour la France  :sweat:


la dessus je suis Franck Dedieu sur canal+
http://vk.com/video231636035_168489057
 
le pb est moins les réformes que la maniere dont elles sont faites, ceux qui ont réussi ont tous dévalué (canada, angleterre, suede...)
non seulement on ne peut pas dévaluer mais l'euro est surévalué !!  
il suffit de comparer les résultats de l'austérité entre l'angleterre et les pays du sud de l'europe
 

n°37910994
doublebeur​re
Posté le 23-04-2014 à 17:21:05  profilanswer
 


 
Faut de la volonté pour se fader un "débat" Schultz/Juncker.

n°37911008
helicon2
Posté le 23-04-2014 à 17:22:05  profilanswer
 

sidela a écrit :


la dessus je suis Franck Dedieu sur canal+
http://vk.com/video231636035_168489057
 
le pb est moins les réformes que la maniere dont elles sont faites, ceux qui ont réussi ont tous dévalué (canada, angleterre, suede...)
non seulement on ne peut pas dévaluer mais l'euro est surévalué !!  
il suffit de comparer les résultats de l'austérité entre l'angleterre et les pays du sud de l'europe
 


 
C'est bien pour ça qu'à titre individuel, je pense qu'une sortie de l'euro et un retour à une monnaie commune ne serait pas un mal.


---------------
Si vous voulez qu'ils s'en aillent tous, si vous voulez dégager tous les professionnels de la politique, soutenez Charlotte !
n°37911102
sidela
Posté le 23-04-2014 à 17:27:28  profilanswer
 

Citation :

La politique monétaire, grande oubliée des débats français
 
[...]  Parler de politique monétaire, c’est perdre immédiatement une audience, c’est un appel au zapping. Il est difficile de passionner les foules avec des histoires de banque centrale.
 
Ensuite, il y a un aspect purement moral qui est profondément ancré dans la population. On associe la politique monétaire à la politique du faible, la politique de la « triche » et de la manipulation qui serait en opposition complète avec une idée morale de l’économie, de la rigueur du bon père de famille. Ce type de cloisonnement existait aussi dans les années 1930 : de nombreux discours datant de cette époque font part de cette morale économique, de la grandeur d’un état qui ne « manipule » pas sa monnaie et qui serait un état vertueux. Ce type de discours a encore une grande portée en France, mais également en Allemagne. Ce qui s’oppose au pragmatisme anglo-saxon. Le résultat est que la « pensée monétaire » en France est pratiquement inexistante alors qu’il s’agit du sujet essentiel aux Etats Unis par exemple. Encore un effet de l’exception culturelle française, qui a tendance à s’appliquer à pas mal d’autres pays européens.
...
Pourquoi les politiques quitteraient-ils les domaines budgétaires, fiscaux et structurels dans lesquels ils sont très à l’aise (leurs formations de juristes, la dimension « nationale » et « proche des gens »…) pour aller vers des terrains monétaires mal balisés qu’ils considèrent comme une chasse gardée de l’Allemagne ?
 
http://www.atlantico.fr/decryptage [...] 34425.html


 

n°37911148
fiscalisat​or
tu dois rompre
Posté le 23-04-2014 à 17:30:10  profilanswer
 

han, maintenant ce serait parce que nos élites se sentent pas à l'aise... bordel...  [:etesla:1]  
 
Où ça ils sont à l'aise ? dans les domaines budgétaires ? [:sebcile:4]

n°37911256
sidela
Posté le 23-04-2014 à 17:37:43  profilanswer
 

helicon2 a écrit :

C'est bien pour ça qu'à titre individuel, je pense qu'une sortie de l'euro et un retour à une monnaie commune ne serait pas un mal.


oui les francais ont tout laché aux allemands au moment de maastricht
non seulement une monnaie unique a la place d'une monnaie commune mais aussi une BCE liée par les traités, elle ne doit s'occuper que de l'inflation
 

Citation :

L'architecture de l'euro était biaisée : les Allemands ont imposé leur dogme, l'ordolibéralisme, et leur loi. "Pour avoir accepté de sacrifier son mark, l'Allemagne obtient un droit d'accès sans restriction tarifaire à des marchés voisins qui ne peuvent plus dévaluer."
 
En savoir plus sur http://lexpansion.lexpress.fr/actu [...] 05116.html

Message cité 1 fois
Message édité par sidela le 23-04-2014 à 17:38:20
n°37911392
doublebeur​re
Posté le 23-04-2014 à 17:49:23  profilanswer
 

sidela a écrit :

Citation :

La politique monétaire, grande oubliée des débats français


 


 
En meme temps la politique monétaire releve de la compétence de la BCE, pas des gouvernements. Alors je sais que certains ici n'ont pas encore été informés et croient toujours que "les gouvernement décident de quasimment tout", mais il est donc parfaitement logique qu'on n'en parle plus, et je serais d'avis que les politiques ne parlent plus du tout de ce qui n'est plus de leur compétence (Montebourg avec le protectionnisme ou l'euro fort par exemple, Cope avec l'immigration, etc...) comme ca au moins les choses seraient claires.

n°37911680
sidela
Posté le 23-04-2014 à 18:20:59  profilanswer
 

doublebeurre a écrit :

En meme temps la politique monétaire releve de la compétence de la BCE, pas des gouvernements.


voir mon post au dessus
 
"grace" a la France l'Allemagne joue sur du velours, il lui suffit de crier a l'indépendance de la BCE et au respect des traités pour obtenir une politique de la BCE qui obéit a ses interets  
 

Citation :

La deuxième guerre civile
Par Bernard Maris

 
En 1992, François Mitterrand a ouvert une deuxième guerre de 30 ans en croyant par la monnaie unique arrimer l’Allemagne à l’Europe.
 
L’Allemagne réalise sans le vouloir par l’économie ce qu’un chancelier fou avait déjà réalisé par la guerre : elle détruit à petit feu l’économie française. Certes, elle n’est pas responsable de cette situation, au contraire ; elle n’est jamais intervenue dans la politique intérieure de la France, elle a tendu la main aux Français du temps de Balladur pour réaliser un début d’unité fiscale et budgétaire (qui lui fut refusée).
 
C’est François Mitterrand qui a deux reprises a voulu arrimer la politique monétaire de la France à celle de l’Allemagne, détruisant une industrie qui n’allait pas bien fort : en 1983 d’abord, avec le tournant de la rigueur et la politique du « franc fort », en 1989 ensuite, en paniquant après la réunification Allemande, et en avalisant celle-ci au prix d’une monnaie unique et d’un fonctionnement de la BCE calqué sur celui de la Bundesbank.
 
Plus de vingt ans de guerre économique ont passé, et l’industrie Allemande a laminé les industries italienne et surtout française. Aujourd’hui la guerre est terminée et gagnée. La part des exportations de l’Allemagne en zone euro représente 10% du total. Le reste est hors zone euro, aux Etats-Unis et en Asie. L’Allemagne n’a plus besoin de la zone euro. Au contraire : la zone euro commence à lui coûter cher, à travers les plans de soutien à la Grèce, au Portugal, et à l’Espagne, à tel point qu’elle songe elle aussi à quitter l’euro.
 
Il est bien évident que ni la Grèce, ni le Portugal, ni l’Espagne, ni même la France et l’Italie ne pourront jamais rembourser leur dette avec une croissance atone et une industrie dévastée. La zone euro éclatera donc à la prochaine grave crise de spéculation contre l’un des cinq pays précités.
 
La Chine et les Etats-Unis contemplent avec ravissement cette deuxième guerre civile interminable, et se préparent (pour les Etats-Unis une deuxième fois) à tirer les marrons du feu. La Chine et les Etats-Unis pratiquent une politique monétaire astucieuse et laxiste. On pourrait ajouter à la liste des pays pratiquant une politique monétaire intelligente la Corée du Sud, et aujourd’hui le Japon. La Grande Bretagne, elle, prépare tout simplement un référendum pour sortir de l’Europe.
 
On a le choix : sortir de l’euro ou mourir à petit feu. Sinon, le dilemme pour les pays de la zone euro est assez simple : sortir de façon coordonnée et en douceur, ou attendre le tsunami financier.
 
[...]
 
http://alternatives-economiques.fr [...] sa-cuti-3/

Message cité 2 fois
Message édité par sidela le 23-04-2014 à 18:22:03
n°37914002
moonboots
Posté le 23-04-2014 à 21:57:08  profilanswer
 

ça parlait de Tafta dans Là-Bas si j'y Suis    http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2986


Message édité par moonboots le 23-04-2014 à 21:57:51
n°37915392
Kromsson
Low Frequency Version
Posté le 24-04-2014 à 00:57:27  profilanswer
 

http://www.bruxelles2.eu/europe-po [...] tique.html
 

Citation :

Selon notre décompte, seuls 5 pays ont proposé ou comptent une femme parmi les candidats possibles (Bulgarie, Danemark, Grèce, Irlande, Pays-Bas). Ce qui est très, très faible ! Dans tous les autres, ce sont des noms d’hommes qui sont proposés ou qui circulent. Et encore…
 
Dans ces cinq pays, les femmes sont confrontées à la « concurrence » d’un ou plusieurs hommes qui sont « nominés » ou veulent le poste. Ainsi une seule femme est assurée d’un soutien ferme de son Etat membre (Danemark).
 
[...]
 
Instaurer la parité dans les nominations des commissaires
 
Une règle informelle devrait être mise en place, obligeant chaque Etat membre à proposer une femme et un homme aux postes concernés. Les équilibres seraient ainsi plus faciles à trouver. Cela faciliterait aussi un choix plus démocratique tant au niveau des Etats membres que du Parlement européen.  
 
[...]
 
Revoir un mode de nomination archaïque
 
Plus généralement, quand on regarde le mode de nomination des commissaires européens, il est aujourd’hui archaïque, laissant libre cours à chaque Etat membre, parfois de manière totalement autocratique, de nommer qui il veut. Un peu comme le Prince de jadis qui envoyait un de ses « protégés » dans un comptoir lointain, parfois pour l’avantager, souvent pour s’en débarrasser.

n°37915917
ph75
Posté le 24-04-2014 à 08:26:53  profilanswer
 

Désobéir en Europe et désobéir à l’Europe

Citation :

En vertu du Traité budgétaire (TSCG) que François Hollande avait juré de renégocier, les peuples n’ont plus la main sur leur destin fiscal et le produit de leur travail, désormais régis par la Commission européenne et ses outils de pilotage automatique. Les États doivent communiquer leur budget le 15 octobre de chaque année à la Commission, qui peut en demander la révision, opposer son veto. La « règle d’or » impose, dès lors que les riches sont chaque jour moins imposés, que le budget se réduise constamment, au détriment des capacités d’action de la puissance publique. Cette obligation donne à la Commission un pouvoir de direction qui se substitue aux États.
 
L’architecture institutionnelle de l’UE elle-même pose problème. Et d’abord parce que le rôle du Parlement, seule instance composée de représentants des peuples issus du suffrage universel, y est moins qu’embryonnaire. Il n’a pas l’initiative des textes qu'il vote, l’apanage de n’importe quel Parlement en démocratie, et dans certains cas ne peut que voter l’approbation ou le rejet, sans aucun amendement possible. Il ne jouit en outre que d’une compétence d’attribution (et non de principe) qui l’empêche de passer certains textes au scrutin.
 
Ainsi, s’il peut rejeter la partie « dépenses » du budget, il est tenu écarté des décisions concernant les recettes de l’Union ! Et sa capacité générale de délibération se trouve littéralement confisquée par le rôle exorbitant donné aux commissions où concrètement tout se discute et se décide.

n°37915998
helicon2
Posté le 24-04-2014 à 08:42:38  profilanswer
 

ph75 a écrit :

Désobéir en Europe et désobéir à l’Europe

Citation :

En vertu du Traité budgétaire (TSCG) que François Hollande avait juré de renégocier, les peuples n’ont plus la main sur leur destin fiscal et le produit de leur travail, désormais régis par la Commission européenne et ses outils de pilotage automatique. Les États doivent communiquer leur budget le 15 octobre de chaque année à la Commission, qui peut en demander la révision, opposer son veto. La « règle d’or » impose, dès lors que les riches sont chaque jour moins imposés, que le budget se réduise constamment, au détriment des capacités d’action de la puissance publique. Cette obligation donne à la Commission un pouvoir de direction qui se substitue aux États.
 
L’architecture institutionnelle de l’UE elle-même pose problème. Et d’abord parce que le rôle du Parlement, seule instance composée de représentants des peuples issus du suffrage universel, y est moins qu’embryonnaire. Il n’a pas l’initiative des textes qu'il vote, l’apanage de n’importe quel Parlement en démocratie, et dans certains cas ne peut que voter l’approbation ou le rejet, sans aucun amendement possible. Il ne jouit en outre que d’une compétence d’attribution (et non de principe) qui l’empêche de passer certains textes au scrutin.
 
Ainsi, s’il peut rejeter la partie « dépenses » du budget, il est tenu écarté des décisions concernant les recettes de l’Union ! Et sa capacité générale de délibération se trouve littéralement confisquée par le rôle exorbitant donné aux commissions où concrètement tout se discute et se décide.



 
 :jap:  
 
On avait manifesté contre le TSCG mais ça n'avait rien changé... :/


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Si vous voulez qu'ils s'en aillent tous, si vous voulez dégager tous les professionnels de la politique, soutenez Charlotte !
n°37915999
t_faz
Posté le 24-04-2014 à 08:42:40  profilanswer
 

doublebeurre a écrit :


 
Faut de la volonté pour se fader un "débat" Schultz/Juncker.


es ce que tu a déjà entendu un des deux débattre ? comment sais tu que ce sera chiant à l'avance?


Message édité par t_faz le 24-04-2014 à 08:45:32

---------------
L'enfer est pavé de bonnes intentions
n°37916054
Aesculapiu​s
Ignorance is Strength
Posté le 24-04-2014 à 08:51:01  profilanswer
 

ph75 a écrit :

Désobéir en Europe et désobéir à l’Europe

Citation :

La « règle d’or » impose, dès lors que les riches sont chaque jour moins imposés



Alors là, je veux bien une source, une preuve...

 

Edit : ok, ok, j´ai mal compris le sens de la phrase. Il n´y a pas d´implication sous entendu. Mea Culpa. Donc rien n´empêche les états de taxer plus les riches si le cœur vous en dit.

Message cité 1 fois
Message édité par Aesculapius le 24-04-2014 à 08:54:58

---------------
"Folter lebt vom Schweigen. ACAT schweigt nicht" http://www.acat-belgique-francophone.be/
n°37916116
vouzico
Bro Naoned e Breizh
Posté le 24-04-2014 à 08:57:52  profilanswer
 

sidela a écrit :


voir mon post au dessus
 
"grace" a la France l'Allemagne joue sur du velours, il lui suffit de crier a l'indépendance de la BCE et au respect des traités pour obtenir une politique de la BCE qui obéit a ses interets  
 

Citation :

La deuxième guerre civile
Par Bernard Maris

 
En 1992, François Mitterrand a ouvert une deuxième guerre de 30 ans en croyant par la monnaie unique arrimer l’Allemagne à l’Europe.
 
L’Allemagne réalise sans le vouloir par l’économie ce qu’un chancelier fou avait déjà réalisé par la guerre : elle détruit à petit feu l’économie française. Certes, elle n’est pas responsable de cette situation, au contraire ; elle n’est jamais intervenue dans la politique intérieure de la France, elle a tendu la main aux Français du temps de Balladur pour réaliser un début d’unité fiscale et budgétaire (qui lui fut refusée).
 
C’est François Mitterrand qui a deux reprises a voulu arrimer la politique monétaire de la France à celle de l’Allemagne, détruisant une industrie qui n’allait pas bien fort : en 1983 d’abord, avec le tournant de la rigueur et la politique du « franc fort », en 1989 ensuite, en paniquant après la réunification Allemande, et en avalisant celle-ci au prix d’une monnaie unique et d’un fonctionnement de la BCE calqué sur celui de la Bundesbank.
 
Plus de vingt ans de guerre économique ont passé, et l’industrie Allemande a laminé les industries italienne et surtout française. Aujourd’hui la guerre est terminée et gagnée. La part des exportations de l’Allemagne en zone euro représente 10% du total. Le reste est hors zone euro, aux Etats-Unis et en Asie. L’Allemagne n’a plus besoin de la zone euro. Au contraire : la zone euro commence à lui coûter cher, à travers les plans de soutien à la Grèce, au Portugal, et à l’Espagne, à tel point qu’elle songe elle aussi à quitter l’euro.
 
Il est bien évident que ni la Grèce, ni le Portugal, ni l’Espagne, ni même la France et l’Italie ne pourront jamais rembourser leur dette avec une croissance atone et une industrie dévastée. La zone euro éclatera donc à la prochaine grave crise de spéculation contre l’un des cinq pays précités.
 
La Chine et les Etats-Unis contemplent avec ravissement cette deuxième guerre civile interminable, et se préparent (pour les Etats-Unis une deuxième fois) à tirer les marrons du feu. La Chine et les Etats-Unis pratiquent une politique monétaire astucieuse et laxiste. On pourrait ajouter à la liste des pays pratiquant une politique monétaire intelligente la Corée du Sud, et aujourd’hui le Japon. La Grande Bretagne, elle, prépare tout simplement un référendum pour sortir de l’Europe.
 
On a le choix : sortir de l’euro ou mourir à petit feu. Sinon, le dilemme pour les pays de la zone euro est assez simple : sortir de façon coordonnée et en douceur, ou attendre le tsunami financier.
 
[...]
 
http://alternatives-economiques.fr [...] sa-cuti-3/



 
Les USA profiteraient d'un éclatement de l'Euro et de l'affaiblissement de quelques uns de leurs principaux partenaires commerciaux ? C'est risible.

n°37916247
Aesculapiu​s
Ignorance is Strength
Posté le 24-04-2014 à 09:13:08  profilanswer
 

vouzico a écrit :


Les USA profiteraient d'un éclatement de l'Euro et de l'affaiblissement de quelques uns de leurs principaux partenaires commerciaux ? C'est risible.


C´est logique : il vaudrait mieux que la France ait comme voisin l´Afghanistan plutôt que l´Allemagne, elle aurait moins de concurrence. Des voisins moribond, voilà ce qu´il nous faut. :o D´ailleurs c´est ce que l´Allemagne cherche à faire, tout le monde sait cela :o


Message édité par Aesculapius le 24-04-2014 à 09:13:24

---------------
"Folter lebt vom Schweigen. ACAT schweigt nicht" http://www.acat-belgique-francophone.be/
n°37916517
[Toine]
A la demande générale...
Posté le 24-04-2014 à 09:39:33  profilanswer
 


Citation :

En vertu du Traité budgétaire (TSCG) que François Hollande avait juré de renégocier, les peuples n’ont plus la main sur leur destin fiscal et le produit de leur travail, désormais régis par la Commission européenne et ses outils de pilotage automatique. Les États doivent communiquer leur budget le 15 octobre de chaque année à la Commission, qui peut en demander la révision, opposer son veto. La « règle d’or » impose, dès lors que les riches sont chaque jour moins imposés, que le budget se réduise constamment, au détriment des capacités d’action de la puissance publique. Cette obligation donne à la Commission un pouvoir de direction qui se substitue aux États.
 
L’architecture institutionnelle de l’UE elle-même pose problème. Et d’abord parce que le rôle du Parlement, seule instance composée de représentants des peuples issus du suffrage universel, y est moins qu’embryonnaire. Il n’a pas l’initiative des textes qu'il vote, l’apanage de n’importe quel Parlement en démocratie, et dans certains cas ne peut que voter l’approbation ou le rejet, sans aucun amendement possible. Il ne jouit en outre que d’une compétence d’attribution (et non de principe) qui l’empêche de passer certains textes au scrutin.
 
Ainsi, s’il peut rejeter la partie « dépenses » du budget, il est tenu écarté des décisions concernant les recettes de l’Union ! Et sa capacité générale de délibération se trouve littéralement confisquée par le rôle exorbitant donné aux commissions où concrètement tout se discute et se décide.


Il a tenu sa promesse, il a renégocié et il n'a rien obtenu, c'est tout [:djmb]


---------------
mes ventes : http://forum.hardware.fr/hfr/Achat [...] 0413_1.htm .
n°37916596
pik3
Posté le 24-04-2014 à 09:46:31  profilanswer
 

[Toine] a écrit :


 
Il a tenu sa promesse, il a renégocié et il n'a rien obtenu, c'est tout [:djmb]


 
Si un volet croissance.  :o

n°37916646
vouzico
Bro Naoned e Breizh
Posté le 24-04-2014 à 09:49:40  profilanswer
 

Citation :

les peuples n’ont plus la main sur leur destin fiscal et le produit de leur travail

 

"les peuples" + le produit de leur "travail", alors que les pays européens s'endettent encore comme si de rien n'était sans faire de réforme structurelle. Un article de qualité  :ange:

Message cité 1 fois
Message édité par vouzico le 24-04-2014 à 09:55:14
n°37916696
[Toine]
A la demande générale...
Posté le 24-04-2014 à 09:54:06  profilanswer
 

Tu serais aimable de rectifier ton post, on a l'impression que c'est moi qui ait écrit ça.


---------------
mes ventes : http://forum.hardware.fr/hfr/Achat [...] 0413_1.htm .
n°37916714
vouzico
Bro Naoned e Breizh
Posté le 24-04-2014 à 09:55:26  profilanswer
 

[Toine] a écrit :

Tu serais aimable de rectifier ton post, on a l'impression que c'est moi qui ait écrit ça.


 
 :jap:

n°37916719
[Toine]
A la demande générale...
Posté le 24-04-2014 à 09:55:55  profilanswer
 

Merci :)


---------------
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n°37916732
helicon2
Posté le 24-04-2014 à 09:56:59  profilanswer
 
n°37917390
pik3
Posté le 24-04-2014 à 10:40:39  profilanswer
 

Citation :

Sortie timidement en 2013 de sa deuxième récession en cinq ans, l'Espagne a vu son PIB progresser de 0,4% au premier trimestre, selon les estimations de la Banque d'Espagne publiées aujourd'hui.


http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2 [...] -de-04.php
 
La crise est finie.  :o

mood
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