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Rishi Sunak est le nouveau PM britannique, combien de temps va-t'il tenir ?




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Auteur Sujet :

[UE/Europe] L'avenir par le renoncement moral, politique, stratégique

n°28643170
Kromsson
Low Frequency Version
Posté le 12-12-2011 à 17:20:25  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

dje33 a écrit :

tu crois que les gens prendront des Renault a la place d'une BMW ?


 
:o (j'ai oublié.)

mood
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Posté le 12-12-2011 à 17:20:25  profilanswer
 

n°28643192
Hazumaki
Je crois Kathryn Mayorga.
Posté le 12-12-2011 à 17:22:14  profilanswer
 

dje33 a écrit :

tu crois que les gens prendront des Renault a la place d'une BMW ?


D'un côté on voit plus de Renault dans les rue que de BMW :o


Message édité par Hazumaki le 12-12-2011 à 17:23:09

---------------
«Attendons, Messieurs ; laissons passer le règne des transcendants ; sachons subir le dédain des forts. [...] Le moyen d'avoir raison dans l'avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé.» - Ernest Renan - はずまき
n°28643321
zyx
NCC - 1701
Posté le 12-12-2011 à 17:31:09  profilanswer
 

poilagratter a écrit :

1 - pour toi donc, pas de différence entre la création monétaire qui a permis de reconstruire le pays après guerre, et la création monétaire du Zimbabwe. Désolé!   :D  


 
En tout cas, la création monétaire en France à la sortie de la première guerre mondiale a eu les même effets : loin de résoudre les problème, elle a considérablement réduit la valeur de la monnaie.
 

poilagratter a écrit :


2 - la monnaie scripturale des banques privées aurait, selon toi,  des propriété différente de la monnaie scripturale (je n'ai pas parlé de monnaie fiduciaire) de la banque centrale. Encore désolé.  :(  
 
 


 
La planche à billet est très différente des prets. Dans un cas, tu a création sèche de monnaie, dans l'autre, il s'agit d'une avance sur de la richesse que tu vas effectivement produire (sous forme de production ou de travail). C'est très différent.
 
 

poilagratter a écrit :


J'aurais pu prendre 10%. Puisque l'état se verse se intérêts à lui même via sa banque centrale, le taux d'intérêt réel est toujours nul.  Décidement.. :sarcastic:  
 
Tu as fais quelle école?


 
La banque Centrale, ce n'est pas l'Etat. La dernière remarque pourrait te valoire une sanction si tu la réitère.  

n°28643756
tebidoor
fonctionnaire
Posté le 12-12-2011 à 18:06:58  profilanswer
 

poilagratter a écrit :

1 - pour toi donc, pas de différence entre la création monétaire qui a permis de reconstruire le pays après guerre, et la création monétaire du Zimbabwe. Désolé!   :D  
 
2 - la monnaie scripturale des banques privées aurait, selon toi,  des propriété différente de la monnaie scripturale (je n'ai pas parlé de monnaie fiduciaire) de la banque centrale. Encore désolé.  :(  
 
 


 
1. Comme l'a dit zyx, l'inflation forte n'a pas arrangé les choses.
 
2. Les obligations sont achetés par des agents de tout type (ménage, entreprise, banque, etc...) . L'État ne fait pas appel au crédit intermédié qui est trop coûteuse.
Quand une banque achète quelque chose en monnaie scripturale, elle doit le garantir avec ses réserves de monnaie fiduciaire car à tout moment la monnaie scripturale peut être converti en monnaie fiduciaire.
Monnaie fiduciaire: pièces et billets
Monnaie scripturale: chiffre sur ordinateur
 
La banque commerciale emprunte à la banque centrale de la monnaie fiduciaire alors que la banque centrale créée la monnaie fiduciaire.  Si la banque commerciale crée trop de monnaie scripturale, elle a des problèmes pour en assurer la convertibilité en monnaie fiduciaire alors que la BC n'est jamais en faillite puisqu'elle créée sa propre monnaie fiduciaire.
Quand l'État rembourse une obligation à une banque, il détruit la monnaie scripturale créée exactement comme pour tout crédit.
 

poilagratter a écrit :


J'aurais pu prendre 10%. Puisque l'état se verse se intérêts à lui même via sa banque centrale, le taux d'intérêt réel est toujours nul.  Décidement.. :sarcastic:  
 
Tu as fais quelle école?


 
Surement une meilleure que la tienne  :lol:  
Comme l'a dit Zyx, la banque centrale est indépendante de l'État.


---------------
tada tada tada
n°28643903
zyx
NCC - 1701
Posté le 12-12-2011 à 18:22:45  profilanswer
 

tebidoor a écrit :


 
1. Comme l'a dit zyx, l'inflation forte n'a pas arrangé les choses.
 
2. Les obligations sont achetés par des agents de tout type (ménage, entreprise, banque, etc...) . L'État ne fait pas appel au crédit intermédié qui est trop coûteuse.
Quand une banque achète quelque chose en monnaie scripturale, elle doit le garantir avec ses réserves de monnaie fiduciaire car à tout moment la monnaie scripturale peut être converti en monnaie fiduciaire.
Monnaie fiduciaire: pièces et billets
Monnaie scripturale: chiffre sur ordinateur
 
La banque commerciale emprunte à la banque centrale de la monnaie fiduciaire alors que la banque centrale créée la monnaie fiduciaire.  Si la banque commerciale crée trop de monnaie scripturale, elle a des problèmes pour en assurer la convertibilité en monnaie fiduciaire alors que la BC n'est jamais en faillite puisqu'elle créée sa propre monnaie fiduciaire.
Quand l'État rembourse une obligation à une banque, il détruit la monnaie scripturale créée exactement comme pour tout crédit.
 


 
 :jap: mais ...
 
Attention, contrairement à ce qu'on pense souvent, la monnaie scriptural (en gros, les prêts bancaires, je préfère parler en terme clair dés que possible) n'est couverte sur les liquidités de la banque que sur une petite portion (et liquidité =/= argent ou or, il peut s'agir de bons du trésors de pays réputé fiable il me semble). C'est d'ailleurs ce qui a valu quelques faillites dans les banque américaine.  
 
En fait, un prêt bancaire est normalement plus ou moins bien couvert par la ou les garanties apportés par l'acheteur (typiquement un hypothèque sur le bien immobilier financé). La banque ne dispose que d'une petite fraction du volume de pret en liquidité. Si une partie des prets ne sont plus remboursé ET que la garantie ne permet pas de tout couvrir, ce sont les liquidités de la banques qui compense la perte. Comme cette occurrence  de cas supposée rare, il est permis au banque de prêter bien au delà de leur liquidités. En gros, si 1% des prets accordés se terminent mal, la banque peut couvrir la perte, si 10% se terminent mal, la banque peut être contrainte à la faillite car ses liquidité ne couvrent pas les pertes.  
 
Dans le monde bancaire, il y a les accord Bâle (il y en a eu plusieurs) qui définissent les niveau de liquidité minimum. Ces niveau ont dernièrement triplé et ça rentre en considération bientôt. Et comme une partie de ces liquidité admises diminuent (ie dette souveraine de pays dégradés), pas mal de banques vont se retrouver dans l'impossibilité de faire autant de prets qu'avant.  
 
Pour en savoir plus :
http://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A2le_III
http://www.banque-france.fr/acp/in [...] bale-3.htm
 
Dans tous les cas, ça ne change pas le fond du problème :  
- la planche à billet = création monétaire sèche => inflation
- pret = avance monétaire => nécessiter de créer la richesse dans le monde réelle pour rembourser l'avance monétaire => pas ou peu d'inflation

Message cité 1 fois
Message édité par zyx le 12-12-2011 à 18:23:07
n°28644076
johnbroot
n00b Inside
Posté le 12-12-2011 à 18:44:45  profilanswer
 

Ça me semble un peu simpliste mais tu pardonneras le noob en éco que je suis:
 

zyx a écrit :


 
 ....
 
Dans tous les cas, ça ne change pas le fond du problème :  
- la planche à billet = création monétaire sèche => inflation
 
sauf si la monnaie ne circule pas comme en ce moment ce qui rend caduque tous les efforts de Bernanke qui fait pourtant tourner son "imprimerie" à plein régime... La BOE ne semble pas avoir plus de succès.

- pret = avance monétaire => nécessiter de créer la richesse dans le monde réelle pour rembourser l'avance monétaire => pas ou peu d'inflation
 
Sauf s'il y a stimulation forte et prolongée des agents économiques par orgie de crédit. Est ce la planche à billets qui a créé la bulle immobilière des 10 dernières années?



Message édité par johnbroot le 12-12-2011 à 18:47:35

---------------
"Tout le monde sait que les immigrés viennent vivre du RSA en prenant les emplois des français. L'immigré de Schrödinger" Gottorp
n°28644181
poilagratt​er
Posté le 12-12-2011 à 18:58:05  profilanswer
 

zyx a écrit :


 
En tout cas, la création monétaire en France à la sortie de la première guerre mondiale a eu les même effets : loin de résoudre les problème, elle a considérablement réduit la valeur de la monnaie.
 

Et lorsque la création monétaire sert à financer des projets économiques style reconstruire et développer  le pays  de 1945 à 1973, c'est bien ou pas bien??
En fait vous ne faites pas de différence entre création monétaire (via prêt, ben oui la monnaie scripturale c'est aussi de la monnaie créée) sans développement économique, et création monétaire avec développement économique le tout initié par l'état.  :/
 
Evidement, ça n'a pas exactement les même résultats.
 
Par ailleurs si la valeur de la monnaie baisse, mais qu'il y en a plus, ça ne fait que la redistribuer (la monnaie créée ne va pas forcément dans les poches de ceux qui en avaient déja)
 

zyx a écrit :

La planche à billet est très différente des prets. Dans un cas, tu a création sèche de monnaie, dans l'autre, il s'agit d'une avance sur de la richesse que tu vas effectivement produire (sous forme de production ou de travail). C'est très différent.

Ben justement, dans les 2 cas j'envisage un prêt remboursable.  
Dans un cas par une banque dont l'état est seul actionnaire (par ex banque centrale), ce qui ne lui coute rien en intérêts, puisque en quelque sorte il se les paye à lui même,
Dans l'autre cas par des banque privées, au quel cas il paye des intérêts au privé.
 
Quelle différence, si ce n'est le cout pour l'état?
 

zyx a écrit :


 
La banque Centrale, ce n'est pas l'Etat. La dernière remarque pourrait te valoire une sanction si tu la réitère.  


La banque centrale appartient à l'état, et l'état l'utilise comme il le souhaite. (hors BCE, vu les traités..)
 
Par ailleurs il est amusant de constater que jamais l'état ne s'est autant endetté que depuis qu'il est obligé de le faire via les marchés (1973).  Cherchez l'erreur.
 
Bien chef, mais aprenez à mieux lire mes posts, car je ne fais que répéter. Ou alors c'est de la mauvaise foi... ;)

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 12-12-2011 à 22:28:38

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°28645077
korrigan73
Membré
Posté le 12-12-2011 à 20:39:37  profilanswer
 

dje33 a écrit :

tu crois que les gens prendront des Renault a la place d'une BMW ?


quand ca vaudra trois fois le prix, alors oui, ils acheteront renault, ou tout du moins, ce qui est produit dans le pays, et que je sache, renault ne fait presque plus rien en france...


---------------
El predicator du topic foot
n°28647028
moustique2​1
Posté le 12-12-2011 à 23:42:11  profilanswer
 

tebidoor a écrit :

 

Quand une banque achète quelque chose en monnaie scripturale, elle doit le garantir avec ses réserves de monnaie fiduciaire car à tout moment la monnaie scripturale peut être converti en monnaie fiduciaire.
Monnaie fiduciaire: pièces et billets
Monnaie scripturale: chiffre sur ordinateur

La banque commerciale emprunte à la banque centrale de la monnaie fiduciaire alors que la banque centrale créée la monnaie fiduciaire.  Si la banque commerciale crée trop de monnaie scripturale, elle a des problèmes pour en assurer la convertibilité en monnaie fiduciaire alors que la BC n'est jamais en faillite puisqu'elle créée sa propre monnaie fiduciaire.

Quand l'État rembourse une obligation à une banque, il détruit la monnaie scripturale créée exactement comme pour tout crédit.
.

 

Desolé mais c'est faux . Tu mélanges deux monnaies qui ne sont que très partiellement liés entre elles.

 

1 : Explique comment tu peux garantir une monnaie scripturale avec une monnaie fiduciaire qui ne représente même pas 10% de son voulme

 

2 - Tu fais quoi des resserves fractionnaires qui permettent  aux banques privées de multiplier la monnaie comme des petits pains ?

 
Citation :

Capacité de création monétaire d'un système bancaire :

 

Si la création monétaire est le fait de l’ensemble du système bancaire commercial, et non plus d’une seule banque, il ne reste plus à considérer que la préférence pour les billets de 12% des dépôts, et le coefficient de réserves obligatoires de 4%. L’'application de la formule ci dessus nous indique que pour des réserves excédentaires disponibles de 1.000 en monnaie centrale, le système bancaire pourra proposer des crédits nouveaux à hauteur de 6.443,28

 

Sur lesquels :

 

773,20 se retrouveront en monnaie fiduciaire dans le circuit économique

 

226,80 se retrouvent en réserves obligatoires auprès de la banque centrale

 

le retour des dépôts dans le système bancaire sera de 5670,10.

 

On a donc dans cet exemple un effet multiplicateur de 6,44.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet [...] r%C3%A9dit

 

On voit de suite que la monnaie fiduciaire est très limité dans notre système bancaire. Et faire croire que les banques privées doivent avoir en monnaie centrale l'équivalent de la monnaie qu'elles créent est un mensonge.

 

Edit : Aujourd’hui le montant des réserves obligatoires n'est que de 2%, autant dire rien. Pendant les 30 glorieuse se montant était supérieur à 20%, 10 fois plus qu'aujourd'hui.

 


Message cité 1 fois
Message édité par moustique21 le 12-12-2011 à 23:43:58
n°28647124
tebidoor
fonctionnaire
Posté le 12-12-2011 à 23:54:16  profilanswer
 


Desolé mais c'est faux . Tu mélanges deux monnaies qui ne sont que très partiellement liés entre elles.  
 
1 : Explique comment tu peux garantir une monnaie scripturale avec une monnaie fiduciaire qui ne représente même pas 10% de son voulme
 
2 - Tu fais quoi des resserves fractionnaires qui permettent  aux banques privées de multiplier la monnaie comme des petits pains ?  [/quotemsg]
 
Je ne mélange rien et ce que tu dis n'est absolument pas contraire à ce que j'ai dit. Les réserves fractionnaires sont sensées permettre à la banque de faire face à ses besoins de liquidité.
Le système de compensation permet d'avoir un volume de monnaie scripturale échangé plus important que le volume échangé de monnaie fiduciaire.
Un exemple tout con avec des chèques:
A doit 100 euros de chèque à B et B doit 101 euros de chèque à A.
B doit verser un euro à A. Pour 201 euros de monnaie échangée, seul 1 euro de monnaie fiduciaire a été échangée.
 

moustique21 a écrit :


 

Citation :

Capacité de création monétaire d'un système bancaire :
 
Si la création monétaire est le fait de l’ensemble du système bancaire commercial, et non plus d’une seule banque, il ne reste plus à considérer que la préférence pour les billets de 12% des dépôts, et le coefficient de réserves obligatoires de 4%. L’'application de la formule ci dessus nous indique que pour des réserves excédentaires disponibles de 1.000 en monnaie centrale, le système bancaire pourra proposer des crédits nouveaux à hauteur de 6.443,28
 
Sur lesquels :
 
773,20 se retrouveront en monnaie fiduciaire dans le circuit économique
 
226,80 se retrouvent en réserves obligatoires auprès de la banque centrale
 
le retour des dépôts dans le système bancaire sera de 5670,10.
 
On a donc dans cet exemple un effet multiplicateur de 6,44.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet [...] r%C3%A9dit
 
On voit de suite que la monnaie fiduciaire est très limité dans notre système bancaire. Et faire croire que les banques privées doivent avoir en monnaie centrale l'équivalent de la monnaie qu'elles créent est un mensonge.  
 
Edit : Aujourd’hui le montant des réserves obligatoires n'est que de 2%, autant dire rien. Pendant les 30 glorieuse se montant était supérieur à 20%, 10 fois plus qu'aujourd'hui.  
 
 


 
 
Tu me fais dire ce que je n'ai pas dit. Je n'ai jamais dit que les réserves de monnaie fiduciaire étaient égales à la monnaie scripturale.
Au contraire, je suis contre cette proposition d'Allais qui freinerait le crédit.
 
Cependant, la monnaie fiduciaire joue un rôle. Quand Northern Rock n'a pas fourni assez de monnaie fiduciaire face au retrait massif des déposants, elle a fait faillite.
La seule monnaie liquide par excellence, c'est la monnaie fiduciaire. Preuve qu'une insuffisance de monnaie fiduciaire entraîne la faillite de la banque commerciale, tu ne vas pas me dire que c'est faux quand même.
Si les banques ne pouvaient avoir que de la monnaie scripturale et que la monnaie fiduciaire n'était pas importante, elles n'auraient pas de problème de liquidité et de solvabilité.
 
Relis bien ce que je dis avant de me faire dire des choses que je ne pense pas du tout car sur les détails techniques, on est entièrement d'accord.


Message édité par tebidoor le 12-12-2011 à 23:56:02

---------------
tada tada tada
mood
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Posté le 12-12-2011 à 23:54:16  profilanswer
 

n°28647197
tebidoor
fonctionnaire
Posté le 13-12-2011 à 00:01:00  profilanswer
 

poilagratter a écrit :

Et lorsque la création monétaire sert à financer des projets économiques style reconstruire et développer  le pays  de 1945 à 1973, c'est bien ou pas bien??
En fait vous ne faites pas de différence entre création monétaire (via prêt, ben oui la monnaie scripturale c'est aussi de la monnaie créée) sans développement économique, et création monétaire avec développement économique le tout initié par l'état.  :/
 
Evidement, ça n'a pas exactement les même résultats.
 
Par ailleurs si la valeur de la monnaie baisse, mais qu'il y en a plus, ça ne fait que la redistribuer (la monnaie créée ne va pas forcément dans les poches de ceux qui en avaient déja)
 


 
On t'as déjà parlé du plan marshall qui a servi à financer la reconstruction du pays dans l'immédiat d'après-guerre.
Ensuite, la croissance des 30 glorieuses vient des gains de productivité, on en a déjà parlé.
Zyx t'as exposé le problème d'une création monétaire excessive.
 
 

poilagratter a écrit :

Ben justement, dans les 2 cas j'envisage un prêt remboursable.  
Dans un cas par une banque dont l'état est seul actionnaire (par ex banque centrale), ce qui ne lui coute rien en intérêts, puisque en quelque sorte il se les paye à lui même,
Dans l'autre cas par des banque privées, au quel cas il paye des intérêts au privé.
 
Quelle différence, si ce n'est le cout pour l'état?
 


 
En gros, dans ton système l'État se prête de l'argent à lui même? Tu trouves pas qu'il y a un problème dans ta logique.
Cela ne change rien au fait que l'argent prêté a deux origines possibles:

  • l'épargne existante, il faut que des ménages acceptent de prêter à l'État donc ils feront ça contre un taux d'intérêt. C'est la dette
  • Ou alors la création monétaire, et on retombe sur le problème de l'inflation.


poilagratter a écrit :


La banque centrale appartient à l'état, et l'état l'utilise comme il le souhaite. (hors BCE, vu les traités..)
 
Par ailleurs il est amusant de constater que jamais l'état ne s'est autant endetté que depuis qu'il est obligé de le faire via les marchés (1973).  Cherchez l'erreur.
 
Bien chef, mais aprenez à mieux lire mes posts, car je ne fais que répéter. Ou alors c'est de la mauvaise foi... ;)


 
Oui mais ce que tu oublies, c'est que l'argent a une origine, il ne vient pas d'une part.
L'État a beau avoir sa propre banque qu'il contrôle, si les coffres sont vides, ça ne sert à rien.
Tes posts, on les a compris mais c'est toi qui n'accepte pas le vice de ta logique que je ne suis pas le seul à avoir soulevé.
L'argent ne naît pas d'un claquement de droit. Tout a un coût en économie.
Sinon, la banque de France est indépendante depuis 1993 donc bien avant la BCE ;) .
 
Johnbroot, il faut distinguer deux choses:

  • la base monétaire (agrégat M1) qui comprend les billets et les pièces
  • la masse monétaire qui comprend les autres agrégats de monnaie: M2= M1 +dépôts à vue + compte d'épargne à court terme comme le livret A, M3= M2 + dépôts> 2 ans + titres à terme comme les bons du trésor. M4: M3 + titres à terme négociables

Les agrégats sont classés par ordre décroissant de liquidité. M1, la base monétaire, représente la monnaie liquide par excellence, la monnaie fiduciaire.
La BCE surveille l'évolution de l'agrégat M3.
On a constaté avant la crise une forte augmentation des agrégats M3 et M4 en raison de l'inflation des titres.
Quand les marchés financiers se sont cassés la figure, les agrégats se sont effondrés:
http://img706.imageshack.us/img706/6146/201110033ezm3m2.png

Message cité 1 fois
Message édité par tebidoor le 13-12-2011 à 00:20:42

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tada tada tada
n°28647565
poilagratt​er
Posté le 13-12-2011 à 01:14:37  profilanswer
 

tebidoor a écrit :

 

On t'as déjà parlé du plan marshall qui a servi à financer la reconstruction du pays dans l'immédiat d'après-guerre.
Ensuite, la croissance des 30 glorieuses vient des gains de productivité, on en a déjà parlé.
Zyx t'as exposé le problème d'une création monétaire excessive.

Crééer de la monnaie pour alimenter la spéculation, ok c'est excessif.
Mais pour de l'investissement productif, en quoi c'est excessif?

 

L'usage de la monnaie créée n'aurait il aucune incidence? :??:
Pour moi c'est essentiel.  

 


tebidoor a écrit :

En gros, dans ton système l'État se prête de l'argent à lui même? Tu trouves pas qu'il y a un problème dans ta logique.
Cela ne change rien au fait que l'argent prêté a deux origines possibles:

  • l'épargne existante, il faut que des ménages acceptent de prêter à l'État donc ils feront ça contre un taux d'intérêt. C'est la dette
  • Ou alors la création monétaire, et on retombe sur le problème de l'inflation.

Absolument, ça s'appelle des facilités de caisse, il me semble, que ça se pratiquait couramment jusqu'en 1973.

L'état fait ce que bon lui semble, y'a personne au dessus de lui.
Sauf depuis qu'on a décrété que les marchés devaient décider à sa place, ce qui est une franche réussite.  :/

 
tebidoor a écrit :

Oui mais ce que tu oublies, c'est que l'argent a une origine, il ne vient pas d'une part.
L'État a beau avoir sa propre banque qu'il contrôle, si les coffres sont vides, ça ne sert à rien.
Tes posts, on les a compris mais c'est toi qui n'accepte pas le vice de ta logique que je ne suis pas le seul à avoir soulevé.
L'argent ne naît pas d'un claquement de droit. Tout a un coût en économie.


Oui, ben ça je sais.  Il suffit qu'une production de richesse corresponde à la création monétaire.

 

Et produire de la richesse qui nécessite de l'investissement, sans création monétaire préalable, faudra qu'on m'explique.


Message édité par poilagratter le 13-12-2011 à 01:15:20

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°28648238
docmaboul
Posté le 13-12-2011 à 07:23:15  profilanswer
 

zyx a écrit :


 
Heu, il faudrait qu'il explique l'auteur de l'article, car si tu ne fait pas parti de l'eiuro, tu n'as pas voix au chapitre. ce qui se passait, c'est que les décisions étaient jusqu'ici prise sur l'ensemble de l'UE, ce qui intègre le Royaume Unis, mais lorsqu'il s'agit de l'euro, ils ont naturellement pas voix au chapitre et c'est ce qu'il s'est passé.  


 
Euh non, l'économie au sein de la zone euro a une influence qui dépasse cette même zone (et réciproquement). Les Britanniques reconnaissent sans difficulté que leur destin économique est lié à celui de la zone euro et il était donc légitime que le RU ait son mot à dire dans la mesure où ils sont concernés, d'autant plus qu'il y avait une volonté politique d'agir au niveau de l'UE. Cependant, ils ont fait preuve de leur habituelle ambiguïté, "un pied dedans, un pied dehors", et ont cherché à en profiter pour tirer la couverture à eux. Et d'habitude cela fonctionne car ce sont d'habiles diplomates et qu'ils arrivent à s'assurer le soutien de divers pays pour appuyer leurs positions.
 
 

Hazumaki a écrit :


Genre la finance n'a de voix en Europe continentale que par le Royaume-Uni  [:glass]


 
Tu as raison: j'oubliais qu'ils peuvent compter sur ton soutien ainsi que celui de millions d'autres souverainistes ou nationalistes dans ton genre pour retarder l'émergence d'une Europe politique :hello:

n°28648514
apocalypse​-now
ich bin ein berliner
Posté le 13-12-2011 à 09:01:36  profilanswer
 

Article sympa sur le retour au franc :
 
http://www.lesechos.fr/economie-po [...] 262137.php


---------------
www.votidy.com
n°28648557
ph75
Posté le 13-12-2011 à 09:12:28  profilanswer
 

Etude de l'Institut Montaigne, c'est un truc monté par Bébéar dont on connait les opinions libérales ...

n°28648573
Babouchka
You're no fun anymore
Posté le 13-12-2011 à 09:14:13  profilanswer
 

J'espere que comme pendant la présidentielle 2007, on droit aux spots de l'institut Montaigne avant le jité pour nous expliquer quoi voter :love:


---------------
HFR, the final frontier, where no troll has gone before
n°28649120
Hermes le ​Messager
Breton Quiétiste
Posté le 13-12-2011 à 10:23:25  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Mais j'ai compris!
 
Le drachme aura sans doute peu de valeur au début, mais ce sera mieux que de ne plus avoir de monnaie.
 
La confiance de la monnaie ça se gagne, et c'est à l'état de faire ce qu'il faut pour gagner cette confiance.
S'il balance du papier sans aucun projet économique pour aller avec, c'est sur que ça ira pas loin.
 
Mais sans drachme, le seul projet économique possible c'est l'austérité.  Avec ça...!  C'est pire que retour 50ans en arrière.  Et avec le peu d'Euros  qu'ils ont ils ne peuvent plus rien acheter (excepté une minorité), alors...  Au point ou ils en sont, acheter une télé ça doit pas etre une priorité non plus.
 
Sinon, tu proposes quoi?
 
Par ailleurs l'Argentine, ou l'Equateur s'en sortent avec leur propre monnaie!  Comme quoi...
 
-----------------------
 
Sinon, dans mon post je disais surtout que si les grecs ou nous, etc., avions gardé nos anciennes monnaies, jamais il n'aurait été possible de nous endetter à ce point, la correction automatique étant immédiate.


 
Il est vain de vouloir comparer La grèce qui ne possède aucune richesse naturelle à part le tourisme et quelques chèvres + poissons et l'Argentine qui est un immense pays gorgé de ressources naturelles. Revenir au Drachme pour la Grèce signifiera une perte totale de pouvoir d'achat pour sa population pendant des années et des années + un effondrement totale des banques vu que tout le monde voudra retirer ses euros avant le retour au Drachme.
C'est à mon avis complètement irréaliste comme solution et aboutirait à une situation de guerre civile.
 
Il existe de plus une ENORME différence entre conserver sa monnaie et REVENIR à sa monnaie, surtout quand ce retour signifie une indexation sur la valeur réelle de l'économie grecque qui est exangue. C'est pas quand tout va mal qu'on peut frapper monnaie, mais quand tout va bien.
 
Il n'y a pas d'issue satisfaisante pour la Grèce, mais revenir au Drachme sera probablement la pire des solutions.


---------------
Expert en expertises
n°28649184
roscocoltr​an
L'enfer c'est les utilisateurs
Posté le 13-12-2011 à 10:29:45  profilanswer
 

Hermes le Messager a écrit :

 

Il est vain de vouloir comparer La grèce qui ne possède aucune richesse naturelle à part le tourisme et quelques chèvres + poissons et l'Argentine qui est un immense pays gorgé de ressources naturelles. Revenir au Drachme pour la Grèce signifiera une perte totale de pouvoir d'achat pour sa population pendant des années et des années + un effondrement totale des banques vu que tout le monde voudra retirer ses euros avant le retour au Drachme.
C'est à mon avis complètement irréaliste comme solution et aboutirait à une situation de guerre civile.

 

Il existe de plus une ENORME différence entre conserver sa monnaie et REVENIR à sa monnaie, surtout quand ce retour signifie une indexation sur la valeur réelle de l'économie grecque qui est exangue. C'est pas quand tout va mal qu'on peut frapper monnaie, mais quand tout va bien.

 

Il n'y a pas d'issue satisfaisante pour la Grèce, mais revenir au Drachme sera probablement la pire des solutions.

 

ok, donc la france va financer l'existence de la grèce dans la zone euro pour l'éternité ? Parce qu'ils n'auront jamais rien d'autre que le tourisme et les poissons hein.
Et la grèce ne va pas frapper une monnaie si tout va bien, c'est ridicule comme raisonnement.

Message cité 4 fois
Message édité par roscocoltran le 13-12-2011 à 10:31:02

---------------
"Your god is too small", Giordano Bruno, 1548 - 1600
n°28649264
Hazumaki
Je crois Kathryn Mayorga.
Posté le 13-12-2011 à 10:37:21  profilanswer
 

docmaboul a écrit :


 
Tu as raison: j'oubliais qu'ils peuvent compter sur ton soutien ainsi que celui de millions d'autres souverainistes ou nationalistes dans ton genre pour retarder l'émergence d'une Europe politique :hello:


 
Mais bien sûr  [:glass]  
 
Tes suppôts de la finance, ils se trouvent à Bruxelles et à Francfort tout autant qu'à la City. Mario Draghi, ancien de Goldman Sachs, comme pas mal de dirigeants européens ou affiliés n'est pas là par hasard.
 
http://www.zerohedge.com/sites/default/files/images/user5/imageroot/2011/12/Pg-12-eurozone-graphic.jpg
 
Source: http://www.zerohedge.com/news/euro [...] aty-change
 
Alors, bon, je sais que vous n'êtes plus à un mensonge ou falsification près mais bon, poser les européistes comme défenseur des peuples européens contre la finance est trop gros pour être vrai.


---------------
«Attendons, Messieurs ; laissons passer le règne des transcendants ; sachons subir le dédain des forts. [...] Le moyen d'avoir raison dans l'avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé.» - Ernest Renan - はずまき
n°28649339
Profil sup​primé
Posté le 13-12-2011 à 10:44:01  answer
 

Hazumaki a écrit :


 
Mais bien sûr  [:glass]  
 
Tes suppôts de la finance, ils se trouvent à Bruxelles et à Francfort tout autant qu'à la City. Mario Draghi, ancien de Goldman Sachs, comme pas mal de dirigeants européens ou affiliés n'est pas là par hasard.
 
http://www.zerohedge.com/sites/def [...] raphic.jpg
 
Source: http://www.zerohedge.com/news/euro [...] aty-change
 
Alors, bon, je sais que vous n'êtes plus à un mensonge ou falsification près mais bon, poser les européistes comme défenseur des peuples européens contre la finance est trop gros pour être vrai.


 
http://www.youtube.com/watch?v=OGWQ8O6sGFQ
 
 :D

n°28649606
Hermes le ​Messager
Breton Quiétiste
Posté le 13-12-2011 à 11:03:25  profilanswer
 

roscocoltran a écrit :


 
ok, donc la france va financer l'existence de la grèce dans la zone euro pour l'éternité ? Parce qu'ils n'auront jamais rien d'autre que le tourisme et les poissons hein.
Et la grèce ne va pas frapper une monnaie si tout va bien, c'est ridicule comme raisonnement.


 
Et bien oui, ou alors, il faudra accepter d'avoir à notre porte des pays sous-développés. C'est un choix hautement politique en effet.
Voulons-nous avoir une Europe forte avec des zones plus ou moins riche (Les plus pauvres étant soutenue par l'Europe) ou voulons nous simplement une union des pays les plus riches et avoir à nos portes des pays pauvres...  
 
Si on veut continuer avec une Europe telle qu'on la concoit aujourd'hui, (Europe à 27, bientôt plus...), il faudra payer pour les pays plus pauvres que les notres, c'est un fait.


---------------
Expert en expertises
n°28649621
Hazumaki
Je crois Kathryn Mayorga.
Posté le 13-12-2011 à 11:04:38  profilanswer
 


 [:glass] [:roi]


---------------
«Attendons, Messieurs ; laissons passer le règne des transcendants ; sachons subir le dédain des forts. [...] Le moyen d'avoir raison dans l'avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé.» - Ernest Renan - はずまき
n°28649642
gliterr
Posté le 13-12-2011 à 11:06:34  profilanswer
 

Kromsson a écrit :

Je pense que les allemands seraient extrêmement ennuyés de devoir vendre leur BMW et leur Mercedes plus chères.


Les allemandes vendent des voitures HDG dans des pays ayant des taux de TVA monstrueuses, 10% ca ne changeraient pas grand chose.

 
dje33 a écrit :

tu crois que les gens prendront des Renault a la place d'une BMW ?


S'ils ne peuvent plus rouler en BMW, il va bien falloir une solution.

 
ph75 a écrit :

Etude de l'Institut Montaigne, c'est un truc monté par Bébéar dont on connait les opinions libérales ...


Effectivement, trop gros pour passer.


Message édité par gliterr le 13-12-2011 à 11:15:50
n°28652527
tebidoor
fonctionnaire
Posté le 13-12-2011 à 15:12:51  profilanswer
 

ph75 a écrit :

Etude de l'Institut Montaigne, c'est un truc monté par Bébéar dont on connait les opinions libérales ...


 
Tu ne peux pas réfuter une étude comme ça.
Il faut voir la méthodologie. Les modèles utilisés sont ceux de Bercy qui ne sont pas pessimistes. Ta remarque aurait été vraie s'ils avaient utilisé un modèle maison.
Globalement, cela va dans le sens de d'autres études même par des think-tanks américains ou anglais qui sont pourtant eurosceptiques.
Un extrait intéressant là-dessus:

Citation :

Le chiffrage est évidemment sujet à caution (sa fiabilité est d'ailleurs estimée à 1 sur 5) : il a été produit à partir des modèles économétriques de Bercy, davantage conçus pour mesurer des variations de faible ampleur qu'un choc d'une telle envergure. Ils ne tiennent notamment pas compte des changements de comportement des investisseurs - qui seraient tentés de transférer leurs capitaux à l'étranger -des autres pays - qui imposeraient des quotas sur les produits français et augmenteraient les droits de douane -et des marchés financiers - qui couperaient les crédits. La zone euro, elle-même, ne survivrait certainement pas au retrait de la France, ce qui aurait des effets encore plus désastreux. L'agriculture française, notamment, serait alors malmenée par celle de l'Espagne et de l'Italie, plus compétitive. Si l'Institut Montaigne encourt un risque, c'est donc davantage celui de l'optimisme excessif que du catastrophisme, estime-t-il.


 
Le problème souligné est intéressant car c'est celui de la confiance des agents. Si l'euro s'effondre, la crédibilité dans les États européens risquent de s'affaiblir encore plus. Les investisseurs et les banques seraient encore moins confiants, ce qui entraînerait une nouvelle baisse du crédit et des investissements.
 
Tout est dit dans la fin de l'article:

Citation :

L'estimation se concentre en fait sur les événements majeurs qui ne manqueraient pas d'arriver en cas de retour volontaire au franc. Le FN l'évoque lui-même dans son programme : la sortie de l'euro s'accompagnerait d'une dévaluation de 20 % de la nouvelle monnaie. A court terme, les produits français bénéficieraient d'un important avantage en termes de compétitivité, la dépréciation de la monnaie les rendant beaucoup moins chers que les produits importés. Les exportations seraient plus dynamiques. Mais les ménages, qui consomment beaucoup de produits importés, perdraient en pouvoir d'achat : i-Phone, jouets et voitures étrangères deviendraient 20 % plus chers. Cette dévaluation serait, surtout, sévèrement sanctionnée par les marchés, qui exigeraient une forte hausse des taux d'intérêts. La dette - qui passerait mécaniquement de 82 à 103 points de PIB à cause de la dévaluation de la monnaie -deviendrait alors extrêmement lourde à financer.
La France se trouverait rapidement dans la situation de l'Italie aujourd'hui (118 % de dette), qui supporte des taux d'intérêt bien plus élevés (entre 6  % et 7 %). Encore est-il supposé que Paris parviendrait à refinancer l'ensemble de sa dette (400 milliards la première année), ce qui est loin d'être acquis. Pour supporter un tel fardeau, le pays serait contraint de réduire ses dépenses (prestations sociales, salaire des fonctionnaires, etc.) ou d'augmenter les impôts. Les Français seraient alors incités à moins dépenser, alimentant le cercle infernal entre récession, chômage et moindre consommation.


---------------
tada tada tada
n°28652601
gliterr
Posté le 13-12-2011 à 15:20:20  profilanswer
 

On ne pourras pas acheter autant d'iphone, le detail qui dechire sa race.

Message cité 1 fois
Message édité par gliterr le 13-12-2011 à 17:20:41
n°28653442
taliesin74
Templier mécréant
Posté le 13-12-2011 à 16:23:35  profilanswer
 

gliterr a écrit :

On ne pourras pas acheterautant d'iphone, le detail qui dechire sa race.


 :cry:


---------------
Inutile de se mettre la rate au court-bouillon
n°28654363
Profil sup​primé
Posté le 13-12-2011 à 17:40:44  answer
 

tebidoor a écrit :

 

Tu ne peux pas réfuter une étude comme ça.
Il faut voir la méthodologie. Les modèles utilisés sont ceux de Bercy qui ne sont pas pessimistes. Ta remarque aurait été vraie s'ils avaient utilisé un modèle maison.
Globalement, cela va dans le sens de d'autres études même par des think-tanks américains ou anglais qui sont pourtant eurosceptiques.
Un extrait intéressant là-dessus:

Citation :

Le chiffrage est évidemment sujet à caution (sa fiabilité est d'ailleurs estimée à 1 sur 5) : il a été produit à partir des modèles économétriques de Bercy, davantage conçus pour mesurer des variations de faible ampleur qu'un choc d'une telle envergure. Ils ne tiennent notamment pas compte des changements de comportement des investisseurs - qui seraient tentés de transférer leurs capitaux à l'étranger -des autres pays - qui imposeraient des quotas sur les produits français et augmenteraient les droits de douane -et des marchés financiers - qui couperaient les crédits. La zone euro, elle-même, ne survivrait certainement pas au retrait de la France, ce qui aurait des effets encore plus désastreux. L'agriculture française, notamment, serait alors malmenée par celle de l'Espagne et de l'Italie, plus compétitive. Si l'Institut Montaigne encourt un risque, c'est donc davantage celui de l'optimisme excessif que du catastrophisme, estime-t-il.

 

Le problème souligné est intéressant car c'est celui de la confiance des agents. Si l'euro s'effondre, la crédibilité dans les États européens risquent de s'affaiblir encore plus. Les investisseurs et les banques seraient encore moins confiants, ce qui entraînerait une nouvelle baisse du crédit et des investissements.

 

Tout est dit dans la fin de l'article:

Citation :

L'estimation se concentre en fait sur les événements majeurs qui ne manqueraient pas d'arriver en cas de retour volontaire au franc. Le FN l'évoque lui-même dans son programme : la sortie de l'euro s'accompagnerait d'une dévaluation de 20 % de la nouvelle monnaie. A court terme, les produits français bénéficieraient d'un important avantage en termes de compétitivité, la dépréciation de la monnaie les rendant beaucoup moins chers que les produits importés. Les exportations seraient plus dynamiques. Mais les ménages, qui consomment beaucoup de produits importés, perdraient en pouvoir d'achat : i-Phone, jouets et voitures étrangères deviendraient 20 % plus chers. Cette dévaluation serait, surtout, sévèrement sanctionnée par les marchés, qui exigeraient une forte hausse des taux d'intérêts. La dette - qui passerait mécaniquement de 82 à 103 points de PIB à cause de la dévaluation de la monnaie -deviendrait alors extrêmement lourde à financer.
La France se trouverait rapidement dans la situation de l'Italie aujourd'hui (118 % de dette), qui supporte des taux d'intérêt bien plus élevés (entre 6  % et 7 %). Encore est-il supposé que Paris parviendrait à refinancer l'ensemble de sa dette (400 milliards la première année), ce qui est loin d'être acquis. Pour supporter un tel fardeau, le pays serait contraint de réduire ses dépenses (prestations sociales, salaire des fonctionnaires, etc.) ou d'augmenter les impôts. Les Français seraient alors incités à moins dépenser, alimentant le cercle infernal entre récession, chômage et moindre consommation.


 

Mais c'est basé sur un francs convertible en or ou un franc étalonné sur rien ?, ça change tout.

 

Une monnaie échangeable en or serait vu par les investisseurs comme plus fiable que toutes les monnaies existante, le risque c'est même plutôt que la monnaie s'envole.

 

mais le mieux serait un euror  :D  

  

Message cité 2 fois
Message édité par Profil supprimé le 13-12-2011 à 17:41:03
n°28654374
[Toine]
A la demande générale...
Posté le 13-12-2011 à 17:41:29  profilanswer
 


Un Franc-or. Ca a eu existé :D .

 

Ceci étant, je ne vois pas comment c'est possible aujourd'hui de se dépatouiller d'une monnaie indexée sur le cours de l'or, si il n'y a pas l'or sous-jacent associé. Et puis face à des monnaies qui elles ne le sont pas, je te raconte pas le yoyo :D .

Message cité 1 fois
Message édité par [Toine] le 13-12-2011 à 17:43:38

---------------
mes ventes : http://forum.hardware.fr/hfr/Achat [...] 0413_1.htm .
n°28654503
Profil sup​primé
Posté le 13-12-2011 à 17:54:21  answer
 

[Toine] a écrit :


Un Franc-or. Ca a eu existé :D .
 
Ceci étant, je ne vois pas comment c'est possible aujourd'hui de se dépatouiller d'une monnaie indexée sur le cours de l'or, si il n'y a pas l'or sous-jacent associé. Et puis face à des monnaies qui elles ne le sont pas, je te raconte pas le yoyo :D .


 
C'est pour ça qu'il faut un nouveau Bretton wood.

n°28654931
Kromsson
Low Frequency Version
Posté le 13-12-2011 à 18:45:39  profilanswer
 

roscocoltran a écrit :


ok, donc la france va financer l'existence de la grèce dans la zone euro pour l'éternité ? Parce qu'ils n'auront jamais rien d'autre que le tourisme et les poissons hein.
Et la grèce ne va pas frapper une monnaie si tout va bien, c'est ridicule comme raisonnement.


 
C'est normal, dans un pays pas trop petit, d'avoir des régions riches et des régions plus pauvres. Faut réfléchir à ce qui fait qu'au final, un pays avec des gros écarts peut tenir avec une seule monnaie.
 
On va pas maintenir pour toujours un pipeline d'aide vers la Grèce. Le but est qu'elle retrouve un équilibre.

n°28654994
Profil sup​primé
Posté le 13-12-2011 à 18:51:56  answer
 

Kromsson a écrit :


 
C'est normal, dans un pays pas trop petit, d'avoir des régions riches et des régions plus pauvres. Faut réfléchir à ce qui fait qu'au final, un pays avec des gros écarts peut tenir avec une seule monnaie.
 
On va pas maintenir pour toujours un pipeline d'aide vers la Grèce. Le but est qu'elle retrouve un équilibre.


 
L'Europe c'est pas un pays, la mobilité y est très faible par rapport aux USA, on à pas de langue commune, il n'y à pas vraiment de solidarité entre les pays, le problème il est la et une Europe plus politique n'y changera rien du tout à court terme.
 

n°28655287
roscocoltr​an
L'enfer c'est les utilisateurs
Posté le 13-12-2011 à 19:24:46  profilanswer
 

Kromsson a écrit :


 
C'est normal, dans un pays pas trop petit, d'avoir des régions riches et des régions plus pauvres. Faut réfléchir à ce qui fait qu'au final, un pays avec des gros écarts peut tenir avec une seule monnaie.
 
On va pas maintenir pour toujours un pipeline d'aide vers la Grèce. Le but est qu'elle retrouve un équilibre.


Et ce point d'équilibre se situe où ? A partir de quel moment, Euro ou pas, un Grec pourra-t-il se payer une xbox sans s'endetter ? Si la creuse a un "PIB" moindre que la région parisienne, le différentiel ne gène pas car c'est dans un même pays, mais entre pays je le sens déjà beaucoup moins bien. Les pays ont des intérêts divergents et ne se font pas de cadeaux.


---------------
"Your god is too small", Giordano Bruno, 1548 - 1600
n°28655343
tebidoor
fonctionnaire
Posté le 13-12-2011 à 19:30:53  profilanswer
 


 
Lexique:
étalon-or: les échanges extérieurs sont couverts par l'or où il y a une conversion systématique des devises en or
étalon de change or: Les échanges se font en or et avec les devises convertibles en or. Les pays qui ont leur devise en or, eux sont dans un régime d'étalon-or.
Remarque: Au XIXe siècle, les pays ont aussi utilisé la livre sterling pour leurs échanges. L'étalon-or au XIXe était en réalité un étalon de change livre-or.
Après la première guerre mondiale, on a eu trois centre-ors (États-Unis, Royaume-Uni en 1925 et France en 1928).
 
L'étalon-or était franchement déflationniste, vu le déficit courant qu'on a, on aurait une déflation digne des années 30.
Quand un pays a un déficit de la balance courante dans un système d'étalon-or, les réserves d'or diminuent car l'or part à l'étranger pour couvrir le déficit.
La banque centrale dans ce cas doit relever les taux d'intérêt pour attirer les capitaux et faire baisser les prix des biens nationaux pour qu'ils soient plus compétitifs par rapport aux biens extérieurs.
Ce phénomène a beaucoup contribué à la déflation au début des années 30, ce qui a poussé les pays à abandonner l'étalon de change or.
Dans les années 20, l'Angleterre qui était devenu un centre-or avait une monnaie très forte qui certes favorisait l'activité financière à la city qui attirait beaucoup de capitaux mais pénalisait la compétitivité de ses entreprises qui était obligé de baisser les coûts et souvent les salaires pour rester compétitives. Le taux de chômage était très fort.
C'est pour cette raison que la grève générale de 1926 a éclaté au Royaume-Uni.
Enfin, les réserves d'or sont limitées. Ce qui avait déjà posé problème dans les années 20 quand la France est devenu un centre-or, ses réserves ont augmenté au détriment de celles du Royaume-Uni qui s'est retrouvé fragilisé.
Pour assurer l'équilibre de la balance courante, il fallait une place financière attractive pour attirer les capitaux et les emprunts de l'Allemagne pour rembourser ses dettes de guerre ont favorisé cette financiarisation. Les trois grandes places financières de l'époque à la fin des années 20 (New-York, Londres et Paris) s'affaiblissaient mutuellement en se faisant concurrence, surtout Londres et Paris car New-York était loin devant.
 Quand les capitaux américains ont été rapatriés de la city, la balance-courante de Londres s'est effondrée (sa balance commerciale était déjà déficitaire). La situation n'était plus tenable et l'étalon de change or a été abandonné par les Anglais en 1931 qui ont lancé le coup d'envoi. C'est à partir de ce moment là que la crise s'est vraiment généralisée en Europe car la dévaluation de la livre rendait les produits français moins compétitifs du niveau des prix et l'Allemagne faisait face aux retraits des capitaux anglais.
 
La période de l'étalon-or a quand même été le témoin d'une financiarisation extrême qui sur certains points rappelle ce qui se passe aujourd'hui même si on est en régime de change flottant.
 
 
 
 
Donc le renflouement de la Grèce pour lui éviter de faire faillite, ça change rien à court terme?

Message cité 2 fois
Message édité par tebidoor le 13-12-2011 à 19:31:54

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tada tada tada
n°28655644
Profil sup​primé
Posté le 13-12-2011 à 20:01:21  answer
 

tebidoor a écrit :

 

Lexique:
étalon-or: les échanges extérieurs sont couverts par l'or où il y a une conversion systématique des devises en or
étalon de change or: Les échanges se font en or et avec les devises convertibles en or. Les pays qui ont leur devise en or, eux sont dans un régime d'étalon-or.
Remarque: Au XIXe siècle, les pays ont aussi utilisé la livre sterling pour leurs échanges. L'étalon-or au XIXe était en réalité un étalon de change livre-or.
Après la première guerre mondiale, on a eu trois centre-ors (États-Unis, Royaume-Uni en 1925 et France en 1928).

 

L'étalon-or était franchement déflationniste, vu le déficit courant qu'on a, on aurait une déflation digne des années 30.
Quand un pays a un déficit de la balance courante dans un système d'étalon-or, les réserves d'or diminuent car l'or part à l'étranger pour couvrir le déficit.
La banque centrale dans ce cas doit relever les taux d'intérêt pour attirer les capitaux et faire baisser les prix des biens nationaux pour qu'ils soient plus compétitifs par rapport aux biens extérieurs.
Ce phénomène a beaucoup contribué à la déflation au début des années 30, ce qui a poussé les pays à abandonner l'étalon de change or.
Dans les années 20, l'Angleterre qui était devenu un centre-or avait une monnaie très forte qui certes favorisait l'activité financière à la city qui attirait beaucoup de capitaux mais pénalisait la compétitivité de ses entreprises qui était obligé de baisser les coûts et souvent les salaires pour rester compétitives. Le taux de chômage était très fort.
C'est pour cette raison que la grève générale de 1926 a éclaté au Royaume-Uni.
Enfin, les réserves d'or sont limitées. Ce qui avait déjà posé problème dans les années 20 quand la France est devenu un centre-or, ses réserves ont augmenté au détriment de celles du Royaume-Uni qui s'est retrouvé fragilisé.
Pour assurer l'équilibre de la balance courante, il fallait une place financière attractive pour attirer les capitaux et les emprunts de l'Allemagne pour rembourser ses dettes de guerre ont favorisé cette financiarisation. Les trois grandes places financières de l'époque à la fin des années 20 (New-York, Londres et Paris) s'affaiblissaient mutuellement en se faisant concurrence, surtout Londres et Paris car New-York était loin devant.
 Quand les capitaux américains ont été rapatriés de la city, la balance-courante de Londres s'est effondrée (sa balance commerciale était déjà déficitaire). La situation n'était plus tenable et l'étalon de change or a été abandonné par les Anglais en 1931 qui ont lancé le coup d'envoi. C'est à partir de ce moment là que la crise s'est vraiment généralisée en Europe car la dévaluation de la livre rendait les produits français moins compétitifs du niveau des prix et l'Allemagne faisait face aux retraits des capitaux anglais.

 

La période de l'étalon-or a quand même été le témoin d'une financiarisation extrême qui sur certains points rappelle ce qui se passe aujourd'hui même si on est en régime de change flottant.

 

Enfin bon la FED faisait déjà n'importe quoi en 1929 :

 

http://www.cqcabusinessresearch.com/wp-content/uploads/2011/11/Federal-Reserve-Interest-Rates-1929-2000.jpg

 

Après on s’étonne de l'explosion des bulles quand on ouvre à fonds les vannes du crédit, si il y à pas de création de valeurs associé c'est quand même extrêmement dangereux.

 

L'étalon or fait apparaitre instantanément les problèmes, charge à l'état de les résoudre.

 

Si la balance est déficitaire, de l'or va sortir du pays, donc la masse monétaire va décroitre, entrainant donc une déflation, ça tombe bien on en à besoin pour augmenter la compétitivité.

 

Si la balance est excédentaire, l'or rentre, augmentation de masse monétaire, inflation (ou pas suivant la croissance), pas de problème.

 

C'est un mécanisme auto-correcteur qui est complètement bloqué ou masqué actuellement.

 

Du coup l'économie à une inertie énorme, au lieu de se corriger par cycle de quelques années, le problème est reporté jusqu'à ce que ce soit intenable, ce qui peut prendre un certains temps.

 

Une monnaie dès qu'elle est décoléré de la création de valeurs est dangereuse pour l'économie.

 

L'idéal ce serait de faire une banque mondial (un peu comme ce que fait le FMI avec les DTS) indépendante qui gère une monnaie or de réserve (avec les réserves de toutes les participants), tout les échanges entre BC se faisant dans cette monnaie.

 

ça permet d'avoir un contrôle plus cohérent entre balance commerciale, croissance et création monétaire.

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 13-12-2011 à 20:01:46
n°28655749
Kromsson
Low Frequency Version
Posté le 13-12-2011 à 20:10:14  profilanswer
 


 

roscocoltran a écrit :


Et ce point d'équilibre se situe où ? A partir de quel moment, Euro ou pas, un Grec pourra-t-il se payer une xbox sans s'endetter ? Si la creuse a un "PIB" moindre que la région parisienne, le différentiel ne gène pas car c'est dans un même pays, mais entre pays je le sens déjà beaucoup moins bien. Les pays ont des intérêts divergents et ne se font pas de cadeaux.


 
Ben ça pose la question de savoir ce qu'est l'UE, et ce qu'on veut qu'elle soit. (Dans tous les cas, le but n'est pas que les grecs puissent s'acheter des Xbox à crédit ...)

n°28655899
Profil sup​primé
Posté le 13-12-2011 à 20:23:57  answer
 


 

tebidoor a écrit :


 
Donc le renflouement de la Grèce pour lui éviter de faire faillite, ça change rien à court terme?


 
Si on lui ramène sa dette à 60% par un vrai haircut (et pas le semi haircut de qq% au final), que le déficit public est ramené à 0% pour décembre 2012.
 
Et que seulement l'argent investie par l'UE serve à :  
 
- améliorer le système fiscale
- démanteler l'oligarchie grec
 
Et que les salaires corresponde à la productivité, la il y aura peut être un espoir en effet.
 
Si c'est pour injecter du fric dans l'état, que l'économie souterraine progresse encore (c'est toujours le cas en temps de crise), que les réforme avance pas, c'est inutile, le chaos résorbera probablement mieux le problème en faisant un défaut et en changeant de monnaie, alors on peut trouvez ça triste mais c'est comme ça quand on fait des erreurs quelqu'un doit bien payer quelques part.
 
 
Mais c'est pareil en France et ailleurs si à un moment on traite pas des causes profondes, qui sont un système social intenable, un état beaucoup trop gros et pas assez libéral, des règlementations bancaires ubuesques, la déresponsabilisation générale des créanciers et des préteurs (allez on transforme la BCE en bad bank), l'acharnement thérapeutique ça va un moment, alors oui ça fait mal de laisser tout s'écrouler mais entre faire une destruction controllé pour reconstruire un superbe immeuble derrière et continuer dans un système défaillant, je préfère la première option.
 
Je sais pas mais à un moment j'aimerais bien que les chefs d'état se rende compte que la croissance ça se décrète pas, on à de la croissance dans un cadre qui tient la route, c'est à dire on arrête de fixer partout les prix et les salaires, on arrête de laisser les banques n'importe quoi, on repénalise le droit des affaires, on élimine la bureaucratie et la corruption, on démantèle les trusts en entreprise concurrente.
 
Alors certes c'est autre chose que de dire on va faire une taxe de 2% ou que l'on va respecter une règle d'or qu'on respectait déjà pas, ou que l'on va confier la gestion de notre pays à d'autre bureaucrates incompétents.

n°28656064
Profil sup​primé
Posté le 13-12-2011 à 20:39:22  answer
 

Kromsson a écrit :


 
Ben ça pose la question de savoir ce qu'est l'UE, et ce qu'on veut qu'elle soit. (Dans tous les cas, le but n'est pas que les grecs puissent s'acheter des Xbox à crédit ...)


 
Et bien le problème n'a jamais été posé en ces termes, moi ce que je vois c'est que l'UE à été essentiellement poussé dans le sens d'une "Europe des marchands" (et c'est pas forcément péjoratif, loin de la) on à voulu la transformer par l'opération du St esprit en Fédération en se disant qu'une institution de bureaucrate et une monnaie unique serait la solution, évidemment le résultat est effectivement la, ça ne fonctionne pas, déjà le fait que les anglais n'y soit pas entrée ça à foutu la merde, la monnaie commune ça nécessite obligatoirement des mécanisme de compensation, s'ils n’existent pas autant garder les monnaies nationales.
 
 
En 1993, on aurait commencé par une langue officiel en plus des langues nationales, une harmonisation fiscal et social, une limitation de l'UE aux pays similaire (France, Allemagne, UK, nordiques, Italie, Espagne, ...), faire en plus une union de rattrapage avec les autres pays mais plus souples, la monnaie unique aurait été solide avec un nombre limité de pays et on aurait pas coupé à un peu de solidarité économique.
 
On aurait été fin prêt vers 2020, avec une constitution, une véritable démocratie européenne et une véritable mobilité (au début pour les jeunes).
 

n°28658638
Kromsson
Low Frequency Version
Posté le 13-12-2011 à 23:26:01  profilanswer
 


 
Probablement impossible, et certainement pas nécessaire.
 
 
 
Oui, on a rushé sur la monnaie et après on s'est laissé aller sur le reste, et dans les années 2000 plus personne voulait faire d'effort (cf. les débats sur le traité de Lisbonne, où certains pays résistaient à la charte des droits de l'homme ou aux très anecdotiques régulations fiscales.) Là je suis d'accord.
 
 
 
Ouaip. D'un côté, on a essayé, mais ça a pas marché partout. Il reste qu'effectivement, si l'UE a produit beaucoup de norme, elle en a produit peu là où ça aurait vraiment compter. Il faut dire qu'elle s'est bien faite descendre en flamme quand elle a touché, par exemple, au temps de travail : elle a fixé un maximum à 60h (ce qui a créé une norme à certains endroits!) mais ça a été critiqué à la fois comme trop faible et trop fort (par les anglais, qui ont enfin été mis de côté sérieusement.)
 
 
 
On saura jamais. C'est toujours pas trop tard à mon sens (trop tard pour que tout fonctionne en 2020, c'est sur, et on a toujours pas dépassé les théories du complot qui veut que tout ce qui est mal fait vient de l'UE et tout ce qui est courageux vient des nations.)

n°28658813
Hazumaki
Je crois Kathryn Mayorga.
Posté le 13-12-2011 à 23:50:11  profilanswer
 


Kromsson a écrit :


 
On saura jamais. C'est toujours pas trop tard à mon sens (trop tard pour que tout fonctionne en 2020, c'est sur, et on a toujours pas dépassé les théories du complot qui veut que tout ce qui est mal fait vient de l'UE et tout ce qui est courageux vient des nations.)


 
Qui a dit ça ?


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«Attendons, Messieurs ; laissons passer le règne des transcendants ; sachons subir le dédain des forts. [...] Le moyen d'avoir raison dans l'avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé.» - Ernest Renan - はずまき
n°28658815
VictorVVV
Citation personnelle
Posté le 13-12-2011 à 23:50:29  profilanswer
 


Source.
Attention, l'unité n'est pas la même pour les deux courbes.


---------------
Signature des messages
n°28658855
Profil sup​primé
Posté le 13-12-2011 à 23:56:25  answer
 

Kromsson a écrit :


 
Probablement impossible, et certainement pas nécessaire.
 


 

Kromsson a écrit :


 
Oui, on a rushé sur la monnaie et après on s'est laissé aller sur le reste, et dans les années 2000 plus personne voulait faire d'effort (cf. les débats sur le traité de Lisbonne, où certains pays résistaient à la charte des droits de l'homme ou aux très anecdotiques régulations fiscales.) Là je suis d'accord.
 


 

Kromsson a écrit :


 
Ouaip. D'un côté, on a essayé, mais ça a pas marché partout. Il reste qu'effectivement, si l'UE a produit beaucoup de norme, elle en a produit peu là où ça aurait vraiment compter. Il faut dire qu'elle s'est bien faite descendre en flamme quand elle a touché, par exemple, au temps de travail : elle a fixé un maximum à 60h (ce qui a créé une norme à certains endroits!) mais ça a été critiqué à la fois comme trop faible et trop fort (par les anglais, qui ont enfin été mis de côté sérieusement.)
 


 

Kromsson a écrit :


 
On saura jamais. C'est toujours pas trop tard à mon sens (trop tard pour que tout fonctionne en 2020, c'est sur, et on a toujours pas dépassé les théories du complot qui veut que tout ce qui est mal fait vient de l'UE et tout ce qui est courageux vient des nations.)


 
Personnellement sans langue unique je suis opposé à toute Europe politique,dans ce cas être elle doit rester économique, fiscal et être consolidé avec un nombre restreint de pays pour la zone euro.
 
L'autre problème avec les états qu'il soit nationaux ou supranationaux, il ne cherche qu'à s'étendre et à accroitre leur pouvoir, alors un super état européen deviendrait rapidement trop imposant, si on donne une fiscalité propre à l'UE il faut enserrer à la fois l'UE et les états dans un corset dont il ne pourront pas sortir, par exemple 3% du PIB pour l'UE et 30% du pib pour les états, et il ne faut absolument pas donner à l'UE le droit de s'endetter. de manière importante.
 
Soyons quand même très vigilant sur certaines tendance de l'UE, sa position est souvent très ambiguë, d'un coté elle n'hésite pas à condamner des monopoles (microsoft, lessive, ...) et à surveiller la concurrences, de l'autre coté elle ne s'attelle pas à démanteler les banques systémiques qui sont autrement plus dangereuse que les monopoles.
 
 
 
 
 

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