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Rishi Sunak est le nouveau PM britannique, combien de temps va-t'il tenir ?




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Auteur Sujet :

[UE/Europe] L'avenir par le renoncement moral, politique, stratégique

n°28575857
Profil sup​primé
Posté le 05-12-2011 à 14:28:33  answer
 

Reprise du message précédent :

zad38 a écrit :

Et si la crise de la dette n'était en fait qu'un simple retour à la normale ?
 
http://h16free.com/wp-content/uplo [...] -Rates.png
 
Les pays du sud ont-ils profité de cette décennie de taux miraculeusement bas pour assainir leurs finances ? Non, tout a été dilapidé sur-le-champ. Qu'on ose ensuite nous dire que c'est l'€ qui les a ruiné : il leur a donné au contraire l'occasion du siècle de se réformer, de moderniser leur économie et d'abandonner leurs mauvaises habitudes le tout à un coût ridicule, et ils l'ont lamentablement laissée passer.


 
 
Pour le retour normal, tout à fait, mais sinon deux choses :  
 
- les taux exerçait une pression sur la dette de l'état, empêchant sa croissance, cette pression à été levée et non remplacé par une autre pression, la est la faute de l'UE, l'analyse est très simple pourtant soit on à une monnaie commune et des règles contraignante soit on n'a pas de monnaie commune.
 
- L'endettement à permis de cacher une récession qui existe globalement depuis 1980.  
 
http://www.capital.fr/var/cap/stor [...] xagone.jpg  
 
Aux états unis on est arrivé à devoir dépensé 7$ d’argent public pour 1$ de pib, en France on est déjà autour de 4 euros pour 1 euros de PIB depuis un moment, maintenant, cela n'a plus de sens de le calculer puisque le pib va diminuer, le rendement devient négatif.
 
Alors si on classe les responsabilités ça donne :  
 
 
états : pour incompétence
UE : pour incompétence, ne pas avoir menacée sous peine de démission d'équilibrer les budgets
Euro : pour créer des distorsion dans l'économie de marché, en clair l'euro à crée une illusion
 
Finalement le crime est celui de la passivité des homme politiques, de ne pas oser dire, je ne peut pas, je ne sais pas comment faire.
 
Il n'y à jamais de vertu sans responsabilité, comme nos hommes politiques sont irresponsable (les banquiers aussi d'ailleurs désormais), la situation est tel qu'elle doit être.  
 
De Gaulle était finalement bien naïf en instaurant la Ve république, en pensant que les chefs d'états serait aussi responsable que lui même, la responsabilité politique aurait du être inscrit dans la constitution, ce qui aurait produit les effets suivant :  
 
- les incompétents n'aurais pas pris le risque d'endosser des responsabilité qu'il ne pouvait pas supporter.
- Chaque erreur aurait été accompagné de sanction automatique, ce qui permet de progresser de cette manière.  
- Les crises politiques aurait été plus fréquentes mais moins dangereuse
 
 
Bienvenu dans la société de l'irresponsabilité.
 
http://www.courrier-picard.fr/var/ [...] erence.jpg


Message édité par Profil supprimé le 05-12-2011 à 14:30:41
mood
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Posté le 05-12-2011 à 14:28:33  profilanswer
 

n°28576035
Profil sup​primé
Posté le 05-12-2011 à 14:44:16  answer
 

superdeug2 a écrit :

Disons que depuis le temps qu'on nous dit que les états sont endettés, que la France est endettées, que ce sont nos gosses qui paieront etc... ça fait des années! Et maintenant c'est bête, mais c'est le retour à la réalité.
Y a 3 ans on nous disait c'est pas grave, c'est la crise, plan de relance on claque à mort pour sauver la croissance.
Là c'est fini, plus de sous, caisses vides. Et boum la crise. Donc pas le choix, faut faire des économies.
Mais dans l'urgence.
 
Donc prévision: croissance qui s'éffondre, conso qui s'effondre, chômage qui va flamber etc... en espérant que ce ne soit qu'après le mois de mai...


 
Et c'est là la grosse différence (et la grosse connerie) entre l'ancien système de financement des États (avec des Banques Centrales nationales) et le nouveau (se financer auprès des marchés). Car le temps de la finance n'est pas le temps de la politique, on l'a vu sans arrêt cette année, avec des commentaires du style: "les marchés anxieux attendent une réponse des politiques, etc." Pendant ce temps là, les taux du marché grimpent, les pays sont pris à la gorge, et la seule solution restante et l'austérité, dont on sait qu'elle passe nettement mieux en période de croissance. Pour rappel: 1% de PIB de dépense publiques en moins se traduit en général par 1% de croissance en moins. Autant dire que l'austérité mène à peu près toujours à la récession...
 
Une récente note de Krugman vient confirmer cette idée: http://krugman.blogs.nytimes.com/2 [...] -history/.
 
Voilà à quoi ressemble l'historique de la dette (en % du PIB) pour le Royaume-Uni. Les US et la France ont un peu la même gueule.  
 
http://graphics8.nytimes.com/images/2011/12/04/opinion/120411krugman1/120411krugman1-blog480.jpg
Pour les autres pays du FMI: voir ce site http://www.imf.org/external/datama [...] hp?db=DEBT  
 
SI on regarde aussi la France et les US, qu'est-ce que ça nous apprend? D'abord, les pays occidentaux suivent à peu près les même tendances depuis l'après guerre(s) et ce malgré les différentes politiques sociales ou libérales. Ce qui peut s'expliquer assez facilement à mon avis par le constat suivant: "si mon copain de commerce va bien, je vais bien, si il va mal, je vais mal"
 
Ensuite, plus important: la "crise d'endettement des États" actuelles est à relativiser vu les niveaux d’endettement que ces pays ont connus par le passé (parfois triples de ceux actuels!!). Malgré des conditions souvent désastreuses, dans des pays à moitié détruits par la guerre, une économie en berne, etc., le moteur a toujours pu repartir. Qu'est-ce qui a changé, depuis 40 ans? Outre l'arrivée de pays émergents concurrents, bien entendu: le financement des États...

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 05-12-2011 à 14:51:32
n°28576212
Kronos66
¯\_(ツ)_/¯
Posté le 05-12-2011 à 14:58:51  profilanswer
 

zad38 a écrit :

Et si la crise de la dette n'était en fait qu'un simple retour à la normale ?

 

http://h16free.com/wp-content/uplo [...] -Rates.png

 

Les pays du sud ont-ils profité de cette décennie de taux miraculeusement bas pour assainir leurs finances ? Non, tout a été dilapidé sur-le-champ. Qu'on ose ensuite nous dire que c'est l'€ qui les a ruiné : il leur a donné au contraire l'occasion du siècle de se réformer, de moderniser leur économie et d'abandonner leurs mauvaises habitudes le tout à un coût ridicule, et ils l'ont lamentablement laissée passer.

 

Tu te rends compte quand même que ton graph démontre, selon ton mode de pensée, cette fois ci par la voie de la finance internationale, que l'euro ne marche pas, qu'il n'existe même pas du tout en tant que monnaie unique européenne ?
Mais t'es européiste pourtant non ? pirouette dialectique incoming, je crois...

 

Sinon deux points :
- Déjà ton graph est faux : je connais pas le chiffre actuel exact, mais le bon grecque à 10 ans doit être aux alentours de 25-30% là. Donc je me méfie un peu beaucoup là.
- Regarder un seul graph, d'un truc relativement périphérique en plus, et tirer des conclusions de ce genre, c'est de l’économie d'amateur... non pardon, moi je fais de l’économie d'amateur, là c'est de l'économie de branleur.
Demande toi ce que c'est et ce qu'il signifie ce fameux pourcentage, à quoi il sert, et dans quel contexte (dans tous les sens du terme, y compris mondial) il doit être regardé.
Naturellement, en répondant à cette question tu vas tomber sur d'autres indices économiques. Puis tu vas comparer, et enfin comprendre. Par exemple, la dette, ça te dit rien ? et derrière la dette ? comment évalue-t-on la dette ? par exemple, est-ce que le Japon est mort ? oui, suffit de regarder la dette... le chiffre brut ? non, parce que si le pays avait inventé la supraconductivité à température ambiante le mois dernier, 200% ou même 400% de dette n'aurait absolument aucune importance.

 

Bon de toutes façons ton analyse aux relents de haine contre les pays de feignasses du sud est entièrement fausse car basée sur du fantasme européiste. Par exemple, je note que tu ne sais pas que l'entrée dans l'UE a eu un cout pour la Grèce. Un certain Goldman Sachs y est pour quelque chose, c'est maintenant publiquement admis et entendu sur France5 (il y a un an, c'était conspirationniste de le dire). Ou bien encore les consequence de l'euro sur l'économie grecque, genre le tourisme.

 

Je ne sais pas pourquoi tu t'exprime avec un ton aussi prétentieux à coups de "mauvaises habitudes" et autres "lamentable".
Je rappelle quand même que derrière les chiffres et les analyses stupides de Touati et consort, il ya un peuple grecque (qui se fait matraquer par les forces de police de plus en plus souvent maintenant) et une histoire (les inventeurs de la démocratie).

Message cité 2 fois
Message édité par Kronos66 le 05-12-2011 à 15:04:01

---------------
« Si un referendum avait été organisé pour l’introduction de l’euro, nous l’aurions perdu. C’était parfaitement clair. Je l’aurais perdu, et de 7 contre 3 - j’ai agi comme un dictateur » - Helmut Kohl, 2002
n°28576261
ema nymton
Posté le 05-12-2011 à 15:03:13  profilanswer
 

Sauf que il y a 20ans ou meme 30ans c'etait NOUS qui éxportiens de la haute techno, nous qui faisions avancer le monde !
 
Souvenez vous de 1980 la Chine était un gentil petit nain, personne ne s'interessait a elle, la France exportait ses Téleviseurs, ses magnétoscopes, ses machines SEB, laves linges, laves vaisselles etc... tout cela on ne le fait plus remplace par les Chinois !
 
Donc ou va t'on prendre ce pognon, comment on va trouver un emploi a toutes les personne qui sont peu qualifies, tout le monde ne peux pas travailler dans les services, devenir vendeur de Ifone ou de écran LCD Chinois :sarcastic:

n°28576741
zad38
Posté le 05-12-2011 à 15:42:51  profilanswer
 

Kronos66 a écrit :

Tu te rends compte quand même que ton graph démontre, selon ton mode de pensée, cette fois ci par la voie de la finance internationale, que l'euro ne marche pas, qu'il n'existe même pas du tout en tant que monnaie unique européenne ?
Mais t'es européiste pourtant non ? pirouette dialectique incoming, je crois...


No shit sherlock ! Y'en a qui affirment que l'euro n'a pas de problème vu la crise du moment ? Moi pas.

Kronos66 a écrit :

Sinon deux points :
- Déjà ton graph est faux : je connais pas le chiffre actuel exact, mais le bon grecque à 10 ans doit être aux alentours de 25-30% là. Donc je me méfie un peu beaucoup là.


Le graphique s'arrête autour du mois d'août, où le taux était effectivement autour de 15% contre probablement dans les 30% maintenant : http://www.tradingeconomics.com/gr [...] bond-yield
Donc t'affirmes que le graphique est faux sans faire attention à la période couverte pour ensuite avouer que tu connais même pas le chiffre : pour quelqu'un qui m'accusera dans la suite de faire de "l'économie de branleur", tu te poses là.

Kronos66 a écrit :

- Regarder un seul graph, d'un truc relativement périphérique en plus, et tirer des conclusions de ce genre, c'est de l’économie d'amateur... non pardon, moi je fais de l’économie d'amateur, là c'est de l'économie de branleur.
Demande toi ce que c'est et ce qu'il signifie ce fameux pourcentage, à quoi il sert, et dans quel contexte (dans tous les sens du terme, y compris mondial) il doit être regardé.
Naturellement, en répondant à cette question tu vas tomber sur d'autres indices économiques. Puis tu vas comparer, et enfin comprendre. Par exemple, la dette, ça te dit rien ? et derrière la dette ? comment évalue-t-on la dette ? par exemple, est-ce que le Japon est mort ? oui, suffit de regarder la dette... le chiffre brut ? non, parce que si le pays avait inventé la supraconductivité à température ambiante le mois dernier, 200% ou même 400% de dette n'aurait absolument aucune importance.


Ho la belle tartine d'eau tiède, c'est quoi ton argument au juste ? Si t'as d'autres indices éco contredisant mes propos, montrant par exemple que les gouvernements du sud ont admirablement géré leur budget ou que l'€ ne leur a pas diminué le coût du crédit, je suis preneur, montre-nous donc tes talents d'économiste amateur, que le branleur que je suis en prenne de la graine :hello:  

Kronos66 a écrit :

Bon de toutes façons ton analyse aux relents de haine contre les pays de feignasses du sud est entièrement fausse car basée sur du fantasme européiste. Par exemple, je note que tu ne sais pas que l'entrée dans l'UE a eu un cout pour la Grèce. Un certain Goldman Sachs y est pour quelque chose, c'est maintenant publiquement admis et entendu sur France5 (il y a un an, c'était conspirationniste de le dire). Ou bien encore les consequence de l'euro sur l'économie grecque, genre le tourisme.
 
Je ne sais pas pourquoi tu t'exprime avec un ton aussi prétentieux à coups de "mauvaises habitudes" et autres "lamentable".
Je rappelle quand même que derrière les chiffres et les analyses stupides de Touati et consort, il ya un peuple grecque (qui se fait matraquer par les forces de police de plus en plus souvent maintenant) et une histoire (les inventeurs de la démocratie).


Y'a pas de haine, juste un constat. J'ai posté un article y'a pas longtemps montrant le gaspillage de pognon dans des projets insensés de la part des autorités espagnoles, genre une ville de 70 000 habitants qui se met à construire une des plus grandes pistes d'attérissage en Europe, sur laquelle AUCUN avion ne se pose aujourd'hui : je les comprends les indignés, quand on lit ça alors qu'on est au chômage depuis deux ans y'a de quoi se flinguer ! Y'a un moment où faut arrêter de se mettre la tête dans le sable, l'€ a ouvert en grand les vannes du crédit, et ces pays en ont fait n'importe quoi. Ce sont pas les seuls responsables à mes yeux hein, les autres pays auraient du le voir venir avant.

n°28577024
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 05-12-2011 à 16:07:56  profilanswer
 


 
A moyen terme, c'est faux : la baisse des dépenses publiques est plutôt corrélée positivement avec la croissance, ce qui se comprend aisément.  http://www.eclaireco.org/files/common/Etat_-_2.jpg
 
En gros, 10 points de dépenses publiques en moins dans le PIb, c'est 1 point de croissance en plus.
 
Alesina, cité par le rapport Attali, avait aussi montré que les plans de redressement qui réussissait étaient à 70% des plans qui privilégiaient la baisse de la dépense publique. Dans une étude récente consacrée aux effets des politiques d’assainissement budgétaires, A. Alesina et S. Ardagna (« Large changes in fiscal policy : taxes versus spending ») définissent un ajustement budgétaire réussi comme étant celui qui permet à la fois une stabilisation durable de la dette tout en évitant un ralentissement de la croissance. Partant de cette définition, leurs résultats conduisent à une conclusion très claire : les épisodes réussis d’ajustement budgétaire sont ceux qui ont été fondés sur la réduction de la dépense.  http://www.scribd.com/doc/33737818 [...] -publiques
 
Quant à ce qui change aujourd'hui par rapport aux niveaux d'endettement de 1945, c'est que ces derniers étaient liés à un événement exceptionnel, la guerre : le retour à la paix a permis de dégonfler les ratios dette/pib grâce à une combinaison d'inflation et de croissance forte permise par le désengagement de l'Etat. Ce n'est pas le cas aujourd'hui où l'endettement est lié à un affranchissement de la discipline de l'étalon or depuis 1971 et à la progression forte des dépenses publiques d'Etat-providence, non financées par le prélèvement obligatoire. D'où un ralentissement structurel de la croissance en Europe...
 
 

n°28577143
Profil sup​primé
Posté le 05-12-2011 à 16:18:31  answer
 

limonaire a écrit :


A moyen terme, c'est faux : la baisse des dépenses publiques est plutôt corrélée positivement avec la croissance, ce qui se comprend aisément.  http://www.eclaireco.org/files/common/Etat_-_2.jpg
 
En gros, 10 points de dépenses publiques en moins dans le PIb, c'est 1 point de croissance en plus.


 
C'est tellement énorme que je ne peux pas ne pas le relever. Tu as vraiment l'impression que le plan d'austérité Grec a ramené de la croissance?
 
Le problème de ton premier graph, c'est qu'il donne une photo moyennée d'une période donnée (1980-2000), qui te permet de donner une conclusion qui serait erronée aujourd'hui. Tu nous fais le même graph pour la période 2000-2011? Pour l'année 2011? Les États-Unis, l'Espagne, le Japon dégringolent, la Suède, l'Autriche et le Danemark s'en tirent bien mieux! On inverse le graph? Pour autant je ne me permettrai pas d'en conclure que les pays avec une grosse dépense publique s'en tirent mieux, car ce n'était pas mon propos.  :o  
 
J'insistais sur la dimension temporelle des réformes. Et là je maintiens, le financement des États par les marchés impose des réactions dans l'urgence, et c'est une connerie. Pour reprendre ton exemple, 10 points de dépenses publiques en moins, c'est un gros coup de frein pour l'économie à court terme. A long terme, c'est peut-être une réforme bénéfique, mais il faut y aller mollo sur le freinage.  
 
En gros, toi tu préconises un coup de frein à main: c'est le suicide économique assuré.

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 05-12-2011 à 16:29:18
n°28577367
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 05-12-2011 à 16:40:44  profilanswer
 


 
1) L'étude d'Alesina montre que 70% des plans qui réussissent combinent baisse des dépenses publiques (2 points de Pib) et baisse des impôts (0,5 points) : cette étude est difficilement contestable. Il va de soi que le problème grec est d'une toute autre ampleur, vu le niveau du déficit. Mais pour les autres pays de l'OCDE dont les déficits sont inférieurs à 5-6%, c'est la voie à suivre.  
 
2) Pour la Grèce, la politique d'austérité menée comprend aussi des hausses d'impôts. On ne peut donc pas dire, en toute rigueur intellectuelle, que c'est le volet baisse des dépenses qui a entrainé la baisse du Pib de 2010 et 2011, d'autant que le laps de temps qui s'écoule entre le moment où une baisse des dépenses est décidé et sa baisse effective est assez long (plus long que la décision de hausser les impôts). Est-on certain que les dépenses publiques en Grèce sont plus faibles en 2011 qu'en 2010 ?
 
3) maintenir les dépenses et augmenter les impôts, cela a toujours un effet récessif, ce qui n'est pas le cas à moyen terme (pas à court terme) d'une baisse des dépenses publiques. La baisse des dépenses publiques (à partir du moment où cette dépense dépasse 20 points de Pib) conduit toujours à augmenter le rythme de croissance, avec corrélativement une hausse des inégalités. C'est le sentier inverse que celui que l'OCDE a connu depuis 1960.  
 
4) Le Japon en crise depuis 1990 a appliqué la thérapie keynésienne à la lettre : hausse des dépenses publiques, augmentation de la dette publique. 20 ans après, on a vu le résultat...  

n°28577409
Zeplusoif
Posté le 05-12-2011 à 16:44:06  profilanswer
 

Citation :

UK PM Cameron says if EU changes treaty the UK will get something back although Europe risks 'missing' what needs to be done


 
j'adore ce qu'il se passe en ce moment  :) . L'Eurozone qui dit aux autres : nous on bouge, à vous de voir si vous venez avec nous.
Cameron qui dit depuis des semaines qu'il ne signera pas un nouveau traité, le jour où ça devient concret, il a pas le choix. Il suit ou il s'isole. Alors pour sauver la face, y a bien le "UK will get something back", mais ça ne trompe personne. Le momentum est en train de changer spectaculairement.


Message édité par Zeplusoif le 05-12-2011 à 16:44:39
n°28577889
Profil sup​primé
Posté le 05-12-2011 à 17:28:17  answer
 

limonaire a écrit :


 
1) L'étude d'Alesina montre que 70% des plans qui réussissent combinent baisse des dépenses publiques (2 points de Pib) et baisse des impôts (0,5 points) : cette étude est difficilement contestable. Il va de soi que le problème grec est d'une toute autre ampleur, vu le niveau du déficit. Mais pour les autres pays de l'OCDE dont les déficits sont inférieurs à 5-6%, c'est la voie à suivre.


 
Il bosse au FMI Alesina ou quoi? D'après toi, la pilule "austérité" à prendre d'urgence marche dans 70% des cas, donc tu préconises de l'appliquer dans 100% des cas. J'espère que tu n'es pas médecin.
 
Et pourquoi baisser de 10% seulement les dépenses publiques si tu as raison, pour gagner un malheureux point de croissance. Qu'à cela ne tienne, baissons les immédiatement de 40%! Ou soyons fous, 100%!  
 
Allez hop 2012, plus d'allocations logement ou chômage, plus de bourses d'études, on baisse les salaires de tous les fonctionnaires, les montants des retraites, etc. On supprime toutes les niches fiscales, bordel. On va bien voir si ça n'impacte pas la croissance!
 
Sur les mauvais effets de la pilule austérité, médicament favori du FMI, je te conseille de lire "La Grande Désilusion" de Stiglitz, le bouquin porte bien son nom...
 

limonaire a écrit :


2) Pour la Grèce, la politique d'austérité menée comprend aussi des hausses d'impôts. On ne peut donc pas dire, en toute rigueur intellectuelle, que c'est le volet baisse des dépenses qui a entrainé la baisse du Pib de 2010 et 2011, d'autant que le laps de temps qui s'écoule entre le moment où une baisse des dépenses est décidé et sa baisse effective est assez long (plus long que la décision de hausser les impôts). Est-on certain que les dépenses publiques en Grèce sont plus faibles en 2011 qu'en 2010 ?
 
3) maintenir les dépenses et augmenter les impôts, cela a toujours un effet récessif, ce qui n'est pas le cas à moyen terme (pas à court terme) d'une baisse des dépenses publiques. La baisse des dépenses publiques (à partir du moment où cette dépense dépasse 20 points de Pib) conduit toujours à augmenter le rythme de croissance, avec corrélativement une hausse des inégalités. C'est le sentier inverse que celui que l'OCDE a connu depuis 1960.


 
1) Tout dépend qui tu taxes. F. Baroin a dénommé l'impôt sur les société "l'impôt de chagrin" tant certaines entreprises contribuaient peu. La majorité des gros du CAC ont des combines comptables pour abaisser leur taux d'imposition effectif (sociétés écrans, paradis fiscaux, niches fiscales diverses, etc.), atteignant souvent 8% là où l'impôt pour une PME qui ne peut pas se permettre les même combines est en moyenne de 22%. ça ne les tuerait pas de payer quelques points de plus. Tout comme les très grosses fortunes, donc le taux d'imposition baisse par rapport aux moins grosses!
 
2) Tout dépend où tu dépenses. D'où l'intérêt d'évaluer réellement quelle est l'efficacité des centaines de niches fiscales Françaises, cf. le rapport de la cour des comptes. Mais quand tu baisses les aides sociales aux plus démunis, tu impactes l'économie directement. 100€ donné à un smicard finira au supermarché avant la fin du mois. 100€ de moins pour ce type, c'est 100€ de moins dans l'économie réelle.  
 
 

limonaire a écrit :


4) Le Japon en crise depuis 1990 a appliqué la thérapie keynésienne à la lettre : hausse des dépenses publiques, augmentation de la dette publique. 20 ans après, on a vu le résultat...  


 
Keynes n'a jamais dit qu'une économie devait fonctionner en déficit permanent. Il a démontré l'efficacité de certaines politiques de relance (donc déficitaire) en période de crise, mais en aucun cas comme on l'a appliqué en France par exemple en présentant des budgets déficitaire depuis 40 ans.  :fou:  
 
Au final, la situation de la Grèce est-elle vraiment si éloignée de nous? J'entends régulièrement la France rétrogradée au rang des cochons de PIGS.  :o  
 
Et c'est justement parce qu'en Europe nos social-démocraties ont d'assez fortes dépenses publiques que les modifier de 10 points d'un coup comme tu dis peut avoir des effets catastrophiques sur la croissance. Exemple: je baisse le salaire des fonctionnaires de 40%. Ils ont donc 40% de revenus en moins, revenus qui allaient dans l'économie auparavant, et contribuaient à la croissance. Encore une fois, je ne dis pas qu'avoir beaucoup de dépenses publiques est un meilleur système, je dis juste que si tu les coupes largement et rapidement, tu impactes la croissance. C'est mathématique.

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 05-12-2011 à 17:40:22
mood
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Posté le 05-12-2011 à 17:28:17  profilanswer
 

n°28577975
poilagratt​er
Posté le 05-12-2011 à 17:35:51  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
1) L'étude d'Alesina montre que 70% des plans qui réussissent combinent baisse des dépenses publiques (2 points de Pib) et baisse des impôts (0,5 points) : cette étude est difficilement contestable. Il va de soi que le problème grec est d'une toute autre ampleur, vu le niveau du déficit. Mais pour les autres pays de l'OCDE dont les déficits sont inférieurs à 5-6%, c'est la voie à suivre.  
 
2) Pour la Grèce, la politique d'austérité menée comprend aussi des hausses d'impôts. On ne peut donc pas dire, en toute rigueur intellectuelle, que c'est le volet baisse des dépenses qui a entrainé la baisse du Pib de 2010 et 2011, d'autant que le laps de temps qui s'écoule entre le moment où une baisse des dépenses est décidé et sa baisse effective est assez long (plus long que la décision de hausser les impôts). Est-on certain que les dépenses publiques en Grèce sont plus faibles en 2011 qu'en 2010 ?
 
3) maintenir les dépenses et augmenter les impôts, cela a toujours un effet récessif, ce qui n'est pas le cas à moyen terme (pas à court terme) d'une baisse des dépenses publiques. La baisse des dépenses publiques (à partir du moment où cette dépense dépasse 20 points de Pib) conduit toujours à augmenter le rythme de croissance, avec corrélativement une hausse des inégalités. C'est le sentier inverse que celui que l'OCDE a connu depuis 1960.  
 
4) Le Japon en crise depuis 1990 a appliqué la thérapie keynésienne à la lettre : hausse des dépenses publiques, augmentation de la dette publique. 20 ans après, on a vu le résultat...  


Il est simple ton monde:
baisse des impôts = hausse du PIB
=> Baisse des dépenses publiques = hausse du PIB
 
Sinon, la politique industrielle et de service public de l'état est sans incidence,  
mieux vaut d'ailleurs qu'il n'y en ait pas car l'état est inefficace.   (démontré durant les 30glorieuses :sarcastic: )


Message édité par poilagratter le 05-12-2011 à 17:36:18

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°28578026
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 05-12-2011 à 17:40:09  profilanswer
 


 
 
 
 
 
Mais pour payer les salaires des fonctionnaires qui "retournent à l'économie", il a bien fallu prélever des ressources sur d'autres agents qui eux du coup, dépensent moins, non ?  
 
C'est là qu'on voit que le keynésianisme n'est qu'une vaste supercherie.  

n°28578053
Profil sup​primé
Posté le 05-12-2011 à 17:42:58  answer
 

limonaire a écrit :


Mais pour payer les salaires des fonctionnaires qui "retournent à l'économie", il a bien fallu prélever des ressources sur d'autres agents qui eux du coup, dépensent moins, non ?  
 
C'est là qu'on voit que le keynésianisme n'est qu'une vaste supercherie.  


 
Sur ton premier point, je suis entièrement d’accord, l’État n'est qu'une grosse machine à redistribuer.  
 
Ce que tu critiques en fait c'est le socialisme, pas forcément Keynes non?
 
Par contre tu ne réponds à aucun des autres points que j'ai soulevé...  :kaola:

n°28578097
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 05-12-2011 à 17:48:10  profilanswer
 


 
Ce sont des arguments keynésiens déjà 100 fois démontés... A quoi bon ?  
 
Je remarque aussi que tu ne réponds pas sur la Grèce : a-t-on une stat prouvant que les dépenses publiques ont réellement été plus faibles en 2011 qu'en 2010 ?  

n°28578158
Profil sup​primé
Posté le 05-12-2011 à 17:55:07  answer
 

Pas la peine de quote le message entier si ta réponse suit.
 
Pour la Grèce: c'est une blague? Tu as besoin de stats, sans déconner? Alors qu'il suffit d'avoir un peu écouté les infos ces derniers mois:
 

Citation :

Ces mesures vont toucher les pensions des anciens fonctionnaires lorsqu’elles sont supérieures à 1 200 euros par mois. Ces pensions seront donc réduites de 20%. Les retraites de ceux qui ont cessé de travailler avant 55 ans seront, elles, abaissées de 40% une fois que le seuil des mille euros mensuels sera dépassé.
 
(...)
 
Quelque 30 000 employés de l'Etat vont par ailleurs être placés, dès cette année, dans le mécanisme dit de réserve. C'est-à-dire qu'il ne leur sera versé que 60% de leur salaire. Ils auront 12 mois pour trouver un nouvel emploi.


 
Youpi, vive l'austérité, mangez-en!

n°28578269
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 05-12-2011 à 18:07:38  profilanswer
 

Ca ne répond pas à la question. Les dépenses publiques globales ont elles diminué en 2011 par rapport à 2010 ? il ne suffit pas de se contenter de quelques effets d'annonce, il faut voir dans quelle mesure c'est traduit dans les faits. Alors seulement, on pourra dire que la baisse des dépenses publiques est responsable de la baisse du pib. Sous réserve bien sûr qu'entretemps, les prélèvements obligatoires n'aient pas augmenté.

Message cité 1 fois
Message édité par limonaire le 05-12-2011 à 18:07:58
n°28578362
poilagratt​er
Posté le 05-12-2011 à 18:16:39  profilanswer
 

limonaire a écrit :

Ca ne répond pas à la question. Les dépenses publiques globales ont elles diminué en 2011 par rapport à 2010 ? il ne suffit pas de se contenter de quelques effets d'annonce, il faut voir dans quelle mesure c'est traduit dans les faits. Alors seulement, on pourra dire que la baisse des dépenses publiques est responsable de la baisse du pib. Sous réserve bien sûr qu'entretemps, les prélèvements obligatoires n'aient pas augmenté.


Sinon, la nature de la dépense publique est sans incidence sans doute.
 
Que l'on paye des fonctionnaires à glandouiller dans un ministère,  
c'est identique a investir dans un système cohérent de production d'énergies renouvelables par ex.  ...
(ou a une autre époque (re)construire les infrastructures du pays...)


Message édité par poilagratter le 05-12-2011 à 18:17:43

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°28578741
poilagratt​er
Posté le 05-12-2011 à 19:06:31  profilanswer
 

Tu devrais savoir qu'un fonctionnaire qui dépense sa paye dans l'économie plombe l'économie.
Alors qu'avec la même somme économisée sur son impôt, un riche aura une efficacité bien supérieure. [:airforceone]  
 
 


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°28579254
Starman333
Posté le 05-12-2011 à 20:03:05  profilanswer
 

zad38 a écrit :


Qu'est-ce que ça peut bien faire ?? Quel que soit le pays y'a une colonne recettes et une colonne dépenses à équilibrer, point barre. Faut arrêter de chercher des excuses, les gouvernements ont fait preuve de laxisme budgétaire et le problème est là.


Comment ça "Quest ce que ça peut bien faire ?", en fait tu crois avoir tout dit mais walou justement (quid des recettes surtout quand on regarde le calamiteux déficit commercial français là où l'Allemagne par exemple, ne cesse chaque année d'afficher un excédent en dizaine de Milliards d'€ car c'est pas le tout de vouloir économiser encore faut il assurer derrière sinon ça sert strictement à rien) et je parlais du traité en lui même et sa perversité...

 


Je te renvoie à ce lien qui explique l'avant et l'après Maastricht http://comprendrelenouvelordremond [...] maastricht

 
Citation :

En résumé,

 

L’Etat français a abandonné sa capacité à financer lui même son propre déficit au profit d’établissements financiers privés qui peuvent créer de la monnaie ex nihilo.

 

Les administrations publiques sont obligées de se tourner vers le marché des titres pour financer leurs déficits budgétaires. Pour cela le Trésor Public émet différentes sortes de titres de créances négociables (bons et obligations du Trésor) à échéances, montants et taux d’intérêt variables : BTAN, BTF, OAT … Ces obligations sont très recherchées par les professionnels du secteur financier puisque l’Etat français est notée AAA (« 20/20 ») par les agences de notations pour sa capacité à rembourser… Sécurité maximum, remboursement garanti par l’impôt des contribuables !


Message édité par Starman333 le 05-12-2011 à 20:07:12
n°28581831
tebidoor
fonctionnaire
Posté le 06-12-2011 à 00:54:47  profilanswer
 

Ta source envoie du steak  :o

 

Déjà, ton article confond la création de monnaie scripturale par les banques de second rang et la création de monnaie fiduciaire qui est du ressort seul des banques centrales.
La loi de 1973 interdit la monétisation de la dette, c'est à dire le rachat de bons du trésor par la banque de France. L'endettement public était financé par la création monétaire, ce qui générait de l'inflation. Pour la même quantité de biens, on a plus de monnaie, cette dernière a moins de valeur et les prix augmentent.
Ce qui fait la valeur de la monnaie, c'est sa rareté.

 

Le fait que l'État français a une charge de la dette importante n'a rien d'anormal vu qu'il est endetté depuis longtemps.
Les intérêts sont composés, c'est la même chose que lorsque tu empruntes pour un crédit à la consommation ou l'immobilier, les intérêts sont sur ce qui restent à rembourser donc ça devient explosif puisque la progression est géométrique.

 

En ce qui concerne l'État, prenons l'équation de la dette publique:
Bt= Dt + (1+i)Bt-1

 

Bt: dette publique de l'année t
Dt: déficit primaire de l'année t (solde budgétaire sans la charge de la dette)
i: taux d'intérêt annuel
La dette publique est égal au déficit primaire plus la dette publique accumulée avec les intérêts.

 

Prenons un exemple totalement fictif:
Imagine qu'un État s'endette de B en t=0 et ne rembourse pas mais maintient un déficit primaire nul Dt=0.
On a Bt=(1+i)Bt-1=(1+i)(1+i)Bt-2=(1+i)³Bt-3 etc...
On a une suite géométrique.
Au final Bt=(1+i)^t * B0
BO: endettement initial

 

Application numérique de notre exemple:
Prenons B=100, i=0,05 et t=30
On a la dette publique à l'année t=30: B30=432,19 environ.
Pour 100 unités monétaires d'endettement initial, on a 332,19 unités monétaires d'intérêts.

 

Ce n'est pas un complot mais juste le fonctionnement normal du prêt à intérêts.

Message cité 2 fois
Message édité par tebidoor le 06-12-2011 à 02:10:50

---------------
tada tada tada
n°28581852
VictorVVV
Citation personnelle
Posté le 06-12-2011 à 01:00:45  profilanswer
 

tebidoor a écrit :

Au final Bt=(1+i)^t * B0
BO: endettement initial
 
Application numérique de notre exemple:
Prenons B=100, i=0,5 et t=30


C'est un peu élevé pour i, non ?
edit :En fait tu as pris i=0.05, soit un taux d'intérêt de 5%/an.

Message cité 1 fois
Message édité par VictorVVV le 06-12-2011 à 01:02:27

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Signature des messages
n°28582114
tebidoor
fonctionnaire
Posté le 06-12-2011 à 02:07:51  profilanswer
 

VictorVVV a écrit :


C'est un peu élevé pour i, non ?
edit :En fait tu as pris i=0.05, soit un taux d'intérêt de 5%/an.


 
Oui, exactement. Tu peux voir les taux à 30 ans ici.
3,91% pour la France et 6,59% pour l'Italie aujourd'hui.
L'hypothèse de 5% est réaliste.
 
Merci d'avoir signalé mon erreur  :D


Message édité par tebidoor le 06-12-2011 à 02:08:42

---------------
tada tada tada
n°28582346
poilagratt​er
Posté le 06-12-2011 à 06:09:38  profilanswer
 

tebidoor a écrit :

Ta source envoie du steak  :o

 

Déjà, ton article confond la création de monnaie scripturale par les banques de second rang et la création de monnaie fiduciaire qui est du ressort seul des banques centrales.
La loi de 1973 interdit la monétisation de la dette, c'est à dire le rachat de bons du trésor par la banque de France. L'endettement public était financé par la création monétaire, ce qui générait de l'inflation. Pour la même quantité de biens, on a plus de monnaie, cette dernière a moins de valeur et les prix augmentent.
Ce qui fait la valeur de la monnaie, c'est sa rareté...

Pouquoi l'endettement auprès de la Banque centrale génèrerait t'il plus d'inflation que l'endettement auprès des banques privées?  (qui elles aussi créent la monnaie, sur le plan rareté ça ne change donc rien) :??:  

 

De plus, comme il n'a pas la charge d'intérêts dans le cas de l'endettement auprès de la banque centrale, son déficit est moindre !

 


Par ailleurs l'inflation (immobilière en particulier) était bien moindre avant 1973 que après, en particulier les années 2000.

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 06-12-2011 à 06:17:01

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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°28585874
Modération
Posté le 06-12-2011 à 14:45:46  answer
 

 

Tu pouvais avancer ces arguments sans l'agressivité frisant l'insulte que présente ton post.
Merci d'adopter un ton plus posé à l'avenir.


Message édité par Elmoricq le 06-12-2011 à 14:45:55
n°28586743
tebidoor
fonctionnaire
Posté le 06-12-2011 à 16:07:34  profilanswer
 

poilagratter a écrit :

Pouquoi l'endettement auprès de la Banque centrale génèrerait t'il plus d'inflation que l'endettement auprès des banques privées?  (qui elles aussi créent la monnaie, sur le plan rareté ça ne change donc rien) :??:  
 
De plus, comme il n'a pas la charge d'intérêts dans le cas de l'endettement auprès de la banque centrale, son déficit est moindre !
 
 
Par ailleurs l'inflation (immobilière en particulier) était bien moindre avant 1973 que après, en particulier les années 2000.


 
Parce que pour la banque centrale, il s'agit de monnaie fiduciaire (billets et pièces) alors que pour les banques commerciales, il s'agit de monnaie scripturale (des chiffres sur ordinateurs en gros).
Les transferts de monnaie entre banques commerciales sont en monnaie fiduciaire et non scripturale.
Dans un cas la base monétaire augmente et dans l'autre cas d'où le fait qu'il n'y ait pas d'inflation.
Prenons un exemple simple:
Une banque fait un prêt de 1000 euros à un client. Elle crée 1000 euros de monnaie scripturale mais celui-ci va rembourser en monnaie fiduciaire. Le remboursement détruit la monnaie créée.
Si tu veux aller plus loin, renseigne-toi sur le multiplicateur de crédit.
 
En 1973, tu oublies qu'il y a le choc pétrolier. C'est un choc d'offre négatif, c'est à dire que l'offre a diminué du fait de la hausse des coûts (dans ce cas des matières premières) d'où une hausse des prix et une récession.
Ce que l'on peut représenter graphiquement:
http://img194.imageshack.us/img194/7969/chocoffrenegatif.png
 
Si tu veux un exemple concret de rachat de dettes publiques par création monétaire, tu as la première guerre mondiale et l'hyper-inflation allemande.
La création monétaire par les autorités a été telle que la monnaie ne valait plus rien d'où une inflation absolument gigantesque.


---------------
tada tada tada
n°28586944
Profil sup​primé
Posté le 06-12-2011 à 16:26:25  answer
 

tebidoor a écrit :


 
Parce que pour la banque centrale, il s'agit de monnaie fiduciaire (billets et pièces) alors que pour les banques commerciales, il s'agit de monnaie scripturale (des chiffres sur ordinateurs en gros).
Les transferts de monnaie entre banques commerciales sont en monnaie fiduciaire et non scripturale.
Dans un cas la base monétaire augmente et dans l'autre cas d'où le fait qu'il n'y ait pas d'inflation.
Prenons un exemple simple:
Une banque fait un prêt de 1000 euros à un client. Elle crée 1000 euros de monnaie scripturale mais celui-ci va rembourser en monnaie fiduciaire. Le remboursement détruit la monnaie créée.
Si tu veux aller plus loin, renseigne-toi sur le multiplicateur de crédit.
 
En 1973, tu oublies qu'il y a le choc pétrolier. C'est un choc d'offre négatif, c'est à dire que l'offre a diminué du fait de la hausse des coûts (dans ce cas des matières premières) d'où une hausse des prix et une récession.
Ce que l'on peut représenter graphiquement:
http://img194.imageshack.us/img194 [...] egatif.png
 
Si tu veux un exemple concret de rachat de dettes publiques par création monétaire, tu as la première guerre mondiale et l'hyper-inflation allemande.
La création monétaire par les autorités a été telle que la monnaie ne valait plus rien d'où une inflation absolument gigantesque.


 
Très bien ce système sauf que :  
 
quand une grande partie crédit est virtuel et ne sera jamais remboursé, on à bien fait de la création monétaire comme la planche à billet, l'argent est détruit non pas par le remboursement mais par la disparition d'argent dans le système entrainant une déflation, c'est pour ça que les pays n'ont que deux solutions :  
 
- laisser les acteurs subir les pertes (déflation)
- ventiler les pertes par création monétaire (inflation)
 
sinon au passage je sais plus qui vantais les pays bas avec leur faible dette public :  
 
http://www.express.be/pictures/lowres/bank/dutchdebt.jpg
 
 

n°28587855
tebidoor
fonctionnaire
Posté le 06-12-2011 à 17:35:13  profilanswer
 


 
Dans mon exemple de prêt au particulier, c'est bien le remboursement par monnaie fiduciaire qui détruit la création de monnaie scripturale.
La dette n'est pas virtuelle, il s'agit d'agents qui achètent des obligations publiques et l'argent sert à financer le budget de l'État, c'est tout sauf virtuel.
Tu mélanges plusieurs choses.
 
L'inflation déprécie la valeur de la monnaie du coup. Une inflation élevée permet de rembourser ses emprunts en "monnaie de singe".
Si le taux d'inflation devient supérieur au taux d'intérêt nominal, le taux d'intérêt réel devient négatif. L'inflation diminue la valeur de mon remboursement, ce qui est intéressant pour le débiteur. C'est notamment ce qui s'est passé dans les années 70.
 
Quand un pays joue à l'inverse sur la déflation, le but est que la baisse des prix permette à l'économie d'être plus compétitive notamment par une baisse des salaires.
Mais pour un emprunter, c'est pire que tout car ça fait augmenter les taux d'intérêt réels.
 
Il y a eu une politique d'assouplissement quantitatif par la BCE qui du coup laisse l'inflation à 3% au lieu de 2, son objectif.


---------------
tada tada tada
n°28588161
poilagratt​er
Posté le 06-12-2011 à 18:07:20  profilanswer
 

tebidoor a écrit :


 
Parce que pour la banque centrale, il s'agit de monnaie fiduciaire (billets et pièces) alors que pour les banques commerciales, il s'agit de monnaie scripturale (des chiffres sur ordinateurs en gros).
Les transferts de monnaie entre banques commerciales sont en monnaie fiduciaire et non scripturale.
Dans un cas la base monétaire augmente et dans l'autre cas d'où le fait qu'il n'y ait pas d'inflation.
Prenons un exemple simple:
Une banque fait un prêt de 1000 euros à un client. Elle crée 1000 euros de monnaie scripturale mais celui-ci va rembourser en monnaie fiduciaire. Le remboursement détruit la monnaie créée.
Si tu veux aller plus loin, renseigne-toi sur le multiplicateur de crédit.
 
En 1973, tu oublies qu'il y a le choc pétrolier. C'est un choc d'offre négatif, c'est à dire que l'offre a diminué du fait de la hausse des coûts (dans ce cas des matières premières) d'où une hausse des prix et une récession.
Ce que l'on peut représenter graphiquement:
http://img194.imageshack.us/img194 [...] egatif.png
 
Si tu veux un exemple concret de rachat de dettes publiques par création monétaire, tu as la première guerre mondiale et l'hyper-inflation allemande.
La création monétaire par les autorités a été telle que la monnaie ne valait plus rien d'où une inflation absolument gigantesque.


C'est de l'intox tout ça.
 
Pour éviter de se chamailler sur la monnaie fiduciaire ou scripturale, on peut aussi imaginer que l'état possède sa propre banque commerciale, (il serait le seul actionnaire, et encaisserait tous ses bénéfices).
 
L'état pourrait se financer auprès de cette banque, peu importe le taux d'intérêts puisque c'est lui qui encaisse les bénefs.
 
Avec une telle banque, il économiserait donc tout ce que lui coute le financement chez le privé. (40milliards d'euros/an)
 
 
Ensuite pour ce qui est de l'inflation, elle n'est pas due a ce que l'état créé sa propre monnaie (via sa propre banque centrale ou de second rang), mais de ce qu'il n'y a rien à acheter en face, si l'économie est par terre (cas de l'Allemagne des années 30 ou du Zimbabwe)
 
En fait il faut que l'état puisse se financer gratos, et investisse dans une politique industrielle, de sorte que la production suive la création monétaire.
 
C'est cette équation qui est importante: la production de richesse doit suivre la production monétaire et inversement.
 
S'il n'y a pas assez de monnaie pour permettre à ceux qui ont des besoins d'acheter ce qui est produit, il y a baisse des prix jusqu'a la fermeture des entreprises qui ne peuvent plus vendre sauf à perte. (ce qui se passerait  chez nous, si la spéculation sur les biens rares (dont le pétrole) ne provoquait une inflation qui compense la déflation, depuis 30ans)
 
S'il y a trop de monnaie en rapport avec ce qui est produit, il y a inflation/hyperinflation.
 
C'est pas du tout la création de monnaie seule qui pose problème, c'est création de monnaie ET production de richesse. :o
 
 
L'HénÔrme connerie actuelle est que l'on ne se préoccupe que de la monnaie, sans du tout se soucier de l'outil de production qui part en ruine. Du coup, c'est sur que si on produit plus rien, y aura trop de monnaie. Mais on va aussi tous crever.

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 06-12-2011 à 18:20:40

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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°28588488
Profil sup​primé
Posté le 06-12-2011 à 18:51:21  answer
 


 
T'es sûr de bien comprendre la signification de ce graphique ?

n°28588547
Profil sup​primé
Posté le 06-12-2011 à 19:01:10  answer
 

tebidoor a écrit :


 
Dans mon exemple de prêt au particulier, c'est bien le remboursement par monnaie fiduciaire qui détruit la création de monnaie scripturale.
La dette n'est pas virtuelle, il s'agit d'agents qui achètent des obligations publiques et l'argent sert à financer le budget de l'État, c'est tout sauf virtuel.
Tu mélanges plusieurs choses.
 
L'inflation déprécie la valeur de la monnaie du coup. Une inflation élevée permet de rembourser ses emprunts en "monnaie de singe".
Si le taux d'inflation devient supérieur au taux d'intérêt nominal, le taux d'intérêt réel devient négatif. L'inflation diminue la valeur de mon remboursement, ce qui est intéressant pour le débiteur. C'est notamment ce qui s'est passé dans les années 70.
 
Quand un pays joue à l'inverse sur la déflation, le but est que la baisse des prix permette à l'économie d'être plus compétitive notamment par une baisse des salaires.
Mais pour un emprunter, c'est pire que tout car ça fait augmenter les taux d'intérêt réels.
 
Il y a eu une politique d'assouplissement quantitatif par la BCE qui du coup laisse l'inflation à 3% au lieu de 2, son objectif.


 
Je sais   :jap:    
 
Mais mon hypothèse n'est pas une hypothèse de remboursement
 
puisque c'est la situation actuel qui nous intéresse
 
Alors je te demande ce qui se passe si ce remboursement n'a pas lieu.Il faut bien inscrire une perte quelque part, non ?
 
On est bien d'accords que si l'état doit aider un acteur insolvable et que lui même n'a pas d'argent il n'a que deux solutions :  
 
- le laisser encaisser la perte
- l'aider par la planche à billet (inflation donc)
 
Comment tu détruit l'argent s'il n'est pas remboursé ?

n°28588554
Profil sup​primé
Posté le 06-12-2011 à 19:02:22  answer
 

 

C'est la dette des ménage (prêt immobilier),c'est ce que je dis super on à une dette public faible mais en contrepartie une énorme dette privé  :o

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 06-12-2011 à 19:03:30
n°28588674
Profil sup​primé
Posté le 06-12-2011 à 19:22:03  answer
 


 
Mouais...

n°28588892
Profil sup​primé
Posté le 06-12-2011 à 19:50:20  answer
 

C'est vraiment la grande guigolerie :

 

http://www.challenges.fr/economie/ [...] tapis.html

 
Citation :

Van Rompuy remet les eurobonds sur le tapis

 

Je résume :

 

Sarko : qu'on me file la planche à billet
Merkel : touche pas à ma planche
Monti : on va bouffer des pâtes en attendant que ça passe
Juncker : FESF rule the world
Barroso : les eurobonds ?
Rompuy : je dirais même plus les eurobonds
Grèce : au secours on coule (on bouffe des pâtes aussi)
Les autres : et nous ?

 

[:wark0]

 

Bordel il aurait fallu les enfermer pendant 15 dans un bureau avec interdiction d'en sortir avant d'avoir une décision clair et unanime.


Message édité par Profil supprimé le 06-12-2011 à 19:50:56
n°28589030
tebidoor
fonctionnaire
Posté le 06-12-2011 à 20:10:17  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


C'est de l'intox tout ça.
 
Pour éviter de se chamailler sur la monnaie fiduciaire ou scripturale, on peut aussi imaginer que l'état possède sa propre banque commerciale, (il serait le seul actionnaire, et encaisserait tous ses bénéfices).


 
Nationalisation du système bancaire, ce que Mitterrand avait voulu faire en 1981 sans succès.
 

poilagratter a écrit :


 
L'état pourrait se financer auprès de cette banque, peu importe le taux d'intérêts puisque c'est lui qui encaisse les bénefs.
 
Avec une telle banque, il économiserait donc tout ce que lui coute le financement chez le privé. (40milliards d'euros/an)[/quote]
 
Et l'épargne, elle vient d'où? T'es disponible à prêter de l'argent sans intérêt? Un épargnant prête de l'argent s'il perçoit un taux d'intérêt, il ne le fait pas gratuitement.
 
[quotemsg=28588161,73868,130812]
Ensuite pour ce qui est de l'inflation, elle n'est pas due a ce que l'état créé sa propre monnaie (via sa propre banque centrale ou de second rang), mais de ce qu'il n'y a rien à acheter en face, si l'économie est par terre (cas de l'Allemagne des années 30 ou du Zimbabwe)[/quote]
 
La création monétaire excessive dans les deux pays a quand même généré de l'inflation. Si tu n'as pas assez bien et que tu crées de la monnaie en abondance, il y aura bien un excès de monnaie d'où l'inflation.
 
 
[quotemsg=28588161,73868,130812]
 
En fait il faut que l'état puisse se financer gratos, et investisse dans une politique industrielle, de sorte que la production suive la création monétaire.


 
Et tu le trouves où ce financement gratuit?
 

poilagratter a écrit :


C'est cette équation qui est importante: la production de richesse doit suivre la production monétaire et inversement.


Déjà on dit création monétaire et non production, car la dernière créée de la valeur ajoutée, ce qui n'est pas le cas de la première opération.
La monnaie est une avance à l'économie mais si personne ne l'utilise, ça ne sert à rien de la créer.
 

poilagratter a écrit :


 
S'il n'y a pas assez de monnaie pour permettre à ceux qui ont des besoins d'acheter ce qui est produit, il y a baisse des prix jusqu'a la fermeture des entreprises qui ne peuvent plus vendre sauf à perte. (ce qui se passerait  chez nous, si la spéculation sur les biens rares (dont le pétrole) ne provoquait une inflation qui compense la déflation, depuis 30ans)
 
S'il y a trop de monnaie en rapport avec ce qui est produit, il y a inflation/hyperinflation.


 
On est d'accord mais tu te contredis puisque tu as nié le rôle de la création monétaire excessive dans l'hyperinflation comme en Allemagne et au Zimbabwe.
 

poilagratter a écrit :


 
C'est pas du tout la création de monnaie seule qui pose problème, c'est création de monnaie ET production de richesse. :o
 
L'HénÔrme connerie actuelle est que l'on ne se préoccupe que de la monnaie, sans du tout se soucier de l'outil de production qui part en ruine. Du coup, c'est sur que si on produit plus rien, y aura trop de monnaie. Mais on va aussi tous crever.


 
Les plans de relance, ils ne visaient pas à relancer la production peut être?

Message cité 1 fois
Message édité par tebidoor le 06-12-2011 à 20:10:46

---------------
tada tada tada
n°28589133
moustique2​1
Posté le 06-12-2011 à 20:22:12  profilanswer
 
n°28589188
Profil sup​primé
Posté le 06-12-2011 à 20:29:18  answer
 
n°28590655
poilagratt​er
Posté le 06-12-2011 à 22:41:45  profilanswer
 

tebidoor a écrit :


 
Nationalisation du système bancaire, ce que Mitterrand avait voulu faire en 1981 sans succès.
 

Je ne parle pas de nationaliser le secteur bancaire, c'est un autre pb, mais seulement d'avoir une banque réservée à l'état.
 
Par ailleurs obliger l'état à se financer sur le marché encourage les gouvernants  à endetter l'état pour engraisser leurs amis.  Soit exactement le contraire de ce qui est rabaché.
 
 

tebidoor a écrit :


 
Et tu le trouves où ce financement gratuit?
 

Création monétaire de la banque d'état, au lieu de la même création monétaire de banque privée.
ça change quoi?   (sinon le coût pour l'état...)
 
 
 

tebidoor a écrit :


Déjà on dit création monétaire et non production, car la dernière créée de la valeur ajoutée, ce qui n'est pas le cas de la première opération.
La monnaie est une avance à l'économie mais si personne ne l'utilise, ça ne sert à rien de la créer.
 

C'est à l'état d'utiliser cette création monétaire pour financer de la production de richesse  
dans le cadre d'une politique de développement (ce qui a été fait pour reconstruire le pays, durant les 30glorieuses avec le succès que l'on sait)
 

tebidoor a écrit :


 
On est d'accord mais tu te contredis puisque tu as nié le rôle de la création monétaire excessive dans l'hyperinflation comme en Allemagne et au Zimbabwe.
 

Non.   L'hyperinflation n'est pas due a la création monéatire en elle même,
mais à la création monétaire sans production de richesse correspondante.
 
 
 
 

tebidoor a écrit :


 
Les plans de relance, ils ne visaient pas à relancer la production peut être?


ça ne relance rien du tout, puisque ça consiste à balancer du fric sans aucune politique de développement cohérente sur le long terme.  [:airforceone]

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 06-12-2011 à 22:52:13

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°28590912
jarjarbl
Posté le 06-12-2011 à 23:01:56  profilanswer
 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dividende_monétaire
 
Je ne savais pas que les économistes avaient proposé autre chose que la débile économie ex-nihilo....

n°28590926
dreamer18
CDLM
Posté le 06-12-2011 à 23:03:28  profilanswer
 

Y avait un truc qui s'appelait étalon-or à une époque aussi.


---------------
"Parceque toi tu fracasses du migrant à la batte de baseball, c'est ça ?" - Backbone-
n°28591560
tebidoor
fonctionnaire
Posté le 07-12-2011 à 00:22:04  profilanswer
 

poilagratter a écrit :

Je ne parle pas de nationaliser le secteur bancaire, c'est un autre pb, mais seulement d'avoir une banque réservée à l'état.
 
Par ailleurs obliger l'état à se financer sur le marché encourage les gouvernants  à endetter l'état pour engraisser leurs amis.  Soit exactement le contraire de ce qui est rabaché.


Tu n'as toujours pas résolu le problème du financement. Qui voudra placer une épargne non rémunérée dans ta banque d'État? Si l'État va sur les marchés, c'est parce que là-bas, il peut mobiliser des fonds en quantité assez importante pour subvenir à ses besoins de financement.
 

poilagratter a écrit :

Création monétaire de la banque d'état, au lieu de la même création monétaire de banque privée.
ça change quoi?   (sinon le coût pour l'état...)


 
S'il n'y a pas d'épargne dans ta banque d'État, ça ne change rien.
 

poilagratter a écrit :

C'est à l'état d'utiliser cette création monétaire pour financer de la production de richesse  
dans le cadre d'une politique de développement (ce qui a été fait pour reconstruire le pays, durant les 30glorieuses avec le succès que l'on sait)


 
La reconstruction du pays n'a pas été fait avec la création monétaire mais plutôt avec le plan marshall qui justement a apporté les capacités de financement nécessaires. Tu fais une relecture biaisée de l'histoire.
 

poilagratter a écrit :

Non.   L'hyperinflation n'est pas due a la création monéatire en elle même,
mais à la création monétaire sans production de richesse correspondante.


 
Ben si puisque tu crées de la monnaie pour autant de biens produits. La création monétaire alimente la demande et si la demande augmente, mécaniquement cela augmente les prix.
 
 
 

poilagratter a écrit :


ça ne relance rien du tout, puisque ça consiste à balancer du fric sans aucune politique de développement cohérente sur le long terme.  [:airforceone]


 
La relance n'est pas sur le long terme mais sur le court terme. L'intérêt du plan de relance, c'est que les dépenses publiques se substituent à l'investissement privé pour avoir le même effet multiplicateur.
 
 


 
La vieille propagande des médias conservateurs à la solde de Murdoch  :sarcastic:  
Le Royaume-Uni est encore plus mal en point que la zone euro dans son ensemble et c'est bien le seul pays qui a a du affronter des émeutes de masses pour le moment.
Poilagratter, tu voulais un exemple de planche à billets, tu as le Royaume-Uni qui non seulement a les mêmes problèmes que nous en pire (chômage, ralentissement de la croissance, déficit public et déficit commercial) plus une inflation à 5%.
Le Royaume-Uni est-il en train de couler?, Atlantico.

Message cité 4 fois
Message édité par tebidoor le 07-12-2011 à 00:25:49

---------------
tada tada tada
n°28592206
moustique2​1
Posté le 07-12-2011 à 05:47:01  profilanswer
 

tebidoor a écrit :


Tu n'as toujours pas résolu le problème du financement. Qui voudra placer une épargne non rémunérée dans ta banque d'État? Si l'État va sur les marchés, c'est parce que là-bas, il peut mobiliser des fonds en quantité assez importante pour subvenir à ses besoins de financement.

 

:??:  :heink:

 

Parce que les banques privées ont des coffres remplis de milliers de milliards d'euros :lol:

 

Environ 90% de la masse monétaire M3 est de l'argent dette créée ex nihilo, ce qui veut dire que les banques n'ont même pas le dixième l'argent qu'elles prêtent.

 

Apprend déjà comment fonctionne le système monétaire. Ce sont les crédits qui font les dépôts et non l'inverse.  [:spamafote]

 

L’état n'a qu'a demandé a la banque de France de créée la monnaie qu'elle a besoin, exactement comme elle le fait actuellement avec les banques privées, sauf qu'il y a une énorme différence les intérêts qu'elle n'aura plus à débourser. Depuis 1973 la France a déboursée plus de 1300 milliards  d’intérêts en pur perte. Elle est là notre dette.

 


Message cité 2 fois
Message édité par moustique21 le 07-12-2011 à 06:02:04
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