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Auteur Sujet :

Grèce: Syriza toujours au pouvoir

n°42424354
Profil sup​primé
Posté le 29-06-2015 à 08:47:47  answer
 

Reprise du message précédent :

toxik4 a écrit :


C'est pas comme si tous les économistes un peu sérieux te disent que c'est plié et qu'il faut à tout prix sortir la Grèce du merdier dans lequel elle s'est enlisée since 2011.


Mais en quoi sortir va leur permettre d'aller mieux. Cette partie reste toujours tres flou pour moi.

mood
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Posté le 29-06-2015 à 08:47:47  profilanswer
 

n°42424357
toxik4
Maraîcher Apple
Posté le 29-06-2015 à 08:48:22  profilanswer
 

Betcour a écrit :


a) Tu en as pris 2 qui se trouvent avoir la même orientation politique et tu en fais une généralité... y'en as pas que 2 des Nobels d'économie
b) Il y a conscensus pour dire que la Grèce n'aurait pas du rentrer dans l'Euro, pas qu'elle doit en sortir, et certainement pas de la façon dont ça se passe maintenant. Krugman par ex. défendait des négociations qui réussissent, pas une éjection sauvage de la zone Euro.
 
Pour l'instant le super-compétent Varoufakis, il ferme les banques et l'économie en pleine saison touristique, il avait 3% de croissance prévue pour 2015 et il en fait une récession, et sa spécialité dans la théorie des jeux lui à vachement servi à mener les négociations avec succès...


a. Ben c'est sûr si t'attends l'avis de Tirole sur la question, tu peux attendre longtemps... Le Gus est spécialiste de l'économie industrielle, rien à voir avec la Macro.
 
Il n'y a pas que Krugman et Stiglitz qui ont prédit l'échec de l'euro parmi les prix nobel :
http://1.bp.blogspot.com/-F-k_2t59H00/UbXNlredX3I/AAAAAAAAAk4/1Zrmet6La38/s400/Diapositive1.jpg
Friedman, qui n'est pas le plus gauchiste des néolibéraux, avait déjà tout dit sur l'échec du projet monétaire européen en 1996 :
 

Citation :

Milton Friedman : Je n’ai aucun doute que M. Kohl croit sincèrement à l’opportunité de créer une monnaie unique en Europe. Mais cette aspiration ne fonde pas d’elle-même les institutions et les conditions économiques nécessaires à la réussite du projet. Or, ces conditions ne me paraissent pas réunies. Nous sommes nombreux sur cette terre à aspirer à des choses irréalisables. Le projet de monnaie unique suppose la suppression du rôle de toutes les banques centrales existantes, Banque d’Angleterre, Banque de France, Banque d’Italie, etc. Et même la Bundesbank. Toutes remplacées dans leurs fonctions essentielles par une Banque centrale unique, la Banque centrale européenne (BCE), dont les pays membres du système sont censés devoir accepter les décisions. À mon avis, pour que cette banque puisse imposer son autorité, il faut que la zone couverte soit politiquement unifiée ou dans une situation équivalente sur le plan monétaire.
 
On peut avoir une unification économique sans unification politique. À condition de combiner la liberté du commerce et des mouvements de capitaux avec des changes flottants, car ceux-ci préservent l’autonomie des politiques économiques des pays concernés. Si les changes sont fixes, cette autonomie disparaît. Il n’existe plus de politique économique spécifique à chaque pays et répondant aux conditions particulières existant dans le pays en question.
 
Considérez, par exemple, la situation des États-Unis au cours du demi-siècle écoulé. Il y a quelques années, la Nouvelle-Angleterre souffrait d’un ralentissement économique nettement plus marqué que celui sévissant dans le reste du pays. Les capitaux et les hommes fuyaient vers le sud des États-Unis. Si la Nouvelle-Angleterre avait été une entité nationale, elle aurait dévalué sa monnaie pour endiguer cette détérioration économique. Mais les liens politiques ancestraux empêchant de même songer à une pareille démarche. La situation en Europe est toute différente. Les pays de la zone n’ont pas la même homogénéité politique, sociale et culturelle que les cinquante États américains. La mobilité des hommes et même des biens et des capitaux reste limitée, les langues sont diverses, les autorités politiques des différentes entités nationales ne sont pas prêtes à sacrifier l’intérêt de leur pays, tel qu’ils le conçoivent, à l’intérêt supérieur de l’Union européenne et à ajuster leur politique économique à celle déterminée par la Banque centrale unifiée.


Selon son analyse, la sortie de la Grèce est donc parfaitement logique et s'inscrit dans l'échec de l'eurozone.
 
b. Tu me parles de Krugman, qui serait défavorable à un Grexit mais le papier qu'il a publié sur son blog il y a quatre jour est assassin envers les institutions européennes, pas envers le gvt grec:
 

Citation :

Talk to IMF people and they will go on about the impossibility of dealing with Syriza, their annoyance at the grandstanding, and so on. But we’re not in high school here. And right now it’s the creditors, much more than the Greeks, who keep moving the goalposts. So what is happening? Is the goal to break Syriza? Is it to force Greece into a presumably disastrous default, to encourage the others?
 
At this point it’s time to stop talking about “Graccident”; if Grexit happens it will be because the creditors, or at least the IMF, wanted it to happen.


 
Quant aux prédictions de 3% sur le PIB, sérieusement il est très facile d'avoir un excès d'optimisme pour mettre en difficulté le gvt grec et leur dire "mauvais gestionnaires !"... C'est d'autant plus ridicule que l'essentiel du boulot de Syriza ces cinq derniers mois a été la négociation avec ses partenaires, et qu'une situation économique ne se transforme pas en cinq mois... La situation conjoncturelle est bien plus la conséquence de la politique du gouvernement précédent que de celle de Syriza. Crédibilité zéro.
 
Une fois de plus, il faut user de toute sa mauvaise foi pour ne pas se rendre compte de la supercherie.

Message cité 1 fois
Message édité par toxik4 le 29-06-2015 à 09:05:56

---------------
Le philosophe Empedocles aurait sauté dans l'Etna pour faire croire à tout le monde qu'il avait disparu de la terre pour devenir un dieu. Les spectateurs furent déçus quand le Volcan a recraché une de ses sandales en bronze. Glorieux.
n°42424386
spartak01
Posté le 29-06-2015 à 08:53:36  profilanswer
 

Ibo_Simon a écrit :


 
Tu dis  "c'est la première fois que la Grèce pouvait présenter un plan pour lequel son gouvernement a reçu un mandat populaire.".
Comment veux-tu qu'on te prenne au sérieux après?


 
Sacré argument... Rien, du vide, de l'air...
On y décèle cependant un soupçon d'autosatisfaction...  :sarcastic:

n°42424401
Gigathlon
Quad-neurones natif
Posté le 29-06-2015 à 08:57:11  profilanswer
 

xsirx a écrit :

N'est ce pas GS qui a aidé les grecs a camoufler leur dette et qui a ensuite spéculé dessus?
L’Europe ne peut pas  retourner contre cette banque et lui demander des comptes?
Ah ben non en fait on peut pas, je viens de voir que y a pas de preuves


Ils ont fait ce que tout le monde fait, mais ont rencontré le problème Kerviel et n'ont pas pu le gérer, notamment pressés par l'UE pour refinancer les banques privées déjà responsables de la merde, ça s'est un peu trop vu et maintenant on pointe le gouvernement Grec du doigt comme le vilain petit canard sans même se remettre en question.

n°42425301
Betcour
Building better worlds
Posté le 29-06-2015 à 10:32:27  profilanswer
 

toxik4 a écrit :

Il n'y a pas que Krugman et Stiglitz qui ont prédit l'échec de l'euro parmi les prix nobel :


Je répète ce que j'ai écrit dans le message auquel tu réponds : " Il y a consensus pour dire que la Grèce n'aurait pas du rentrer dans l'Euro, pas qu'elle doit en sortir, et certainement pas de la façon dont ça se passe maintenant."
 
Donc pas la peine d'insister sur l'échec de la Grèce dans l'Euro - encore une fois (plus) personne ne le conteste, mais ce n'est plus une question d'actualité depuis 15 ans. La question c'est de la sortir maintenant qu'elle est dedans, ou pas.
 

Citation :

b. Tu me parles de Krugman, qui serait défavorable à un Grexit mais le papier qu'il a publié sur son blog il y a quatre jour est assassin envers les institutions européennes, pas envers le gvt grec:


Tout à fait, mais être critique envers l'UE ça n'est pas du tout la même chose qu'appeler la Grèce à se barrer.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°42425386
MetalKing7​5
Deviens qui tu es !
Posté le 29-06-2015 à 10:40:16  profilanswer
 

Je m'amuse toujours autant de voir, chez les néolibéraux, la panique que génère le recours au peuple pour une décision politique qui l'implique au plus haut point.
 
Certains font étalage de leur problème d'ordre sexuel : "manque de couilles criant" ou "se dédouaner auprès de sa femme qui le tient par les couilles et le menace de le quitter si il baisse son pantalon face aux créanciers". Je pense qu'il est inutile de tenter d'employer la discussion raisonnable avec eux.
 
D'autres nous expliquent que rien n'est vraiment démocratique dans la démarche de référendum. Tous les arguments semblent bons. Inévitablement, on se demande quelle autre forme que celle-ci serait plus démocratique, vu que la question les taraude tant. D'autant plus que les dirigeants de l'UE ont toujours préféré contourner l'implication populaire, comme le rappelle si bien marianne :

Citation :

- Dans les années 2005, lorsqu’un peuple disait « non » par référendum, on le faisait soit revoter, ou on le faisait représenter par des élus censément plus « responsables ».
- En 2011, à l’annonce d’un référendum, on débarque le gouvernement du pays. [Papandréou remplacé par l'ex-vice président de la BCE, Loukas Papademos]
- En 2015, à l’annonce d’un référendum, on exclut le pays tout entier !


 
Bref, tout est invoqué pour tenir à distance le peuple. L'exercice de sa souveraineté leur est insupportable.


---------------
"Il faut imaginer Sisyphe heureux", Camus
n°42425443
Rasthor
Posté le 29-06-2015 à 10:44:03  profilanswer
 

http://www.lemonde.fr/economie/art [...] _3234.html
 

Citation :

Les banques grecques et la Bourse d’Athènes fermées pour une semaine
 
Le gouvernement Tsipras a annoncé vendredi soir son intention d’organiser un référendum, le 5 juillet, sur le plan d’aide à la Grèce.
Cette annonce a déclenché la rupture des négociations entre Athènes et ses créanciers, lors d’un Eurogroupe houleux samedi.
Alexis Tsipras a annoncé dimanche soir la fermeture des banques et l’instauration d’un contrôle des capitaux pour enrayer la fuite des dépôts, pour éviter tout « bank run », fuite massive des capitaux et panique bancaire.


 
Ouch.  [:arkin]

n°42425494
spartak01
Posté le 29-06-2015 à 10:47:22  profilanswer
 

MetalKing75 a écrit :

Je m'amuse toujours autant de voir, chez les néolibéraux, la panique que génère le recours au peuple pour une décision politique qui l'implique au plus haut point.
 
Certains font étalage de leur problème d'ordre sexuel : "manque de couilles criant" ou "se dédouaner auprès de sa femme qui le tient par les couilles et le menace de le quitter si il baisse son pantalon face aux créanciers". Je pense qu'il est inutile de tenter d'employer la discussion raisonnable avec eux.
 
D'autres nous expliquent que rien n'est vraiment démocratique dans la démarche de référendum. Tous les arguments semblent bons. Inévitablement, on se demande quelle autre forme que celle-ci serait plus démocratique, vu que la question les taraude tant. D'autant plus que les dirigeants de l'UE ont toujours préféré contourner l'implication populaire, comme le rappelle si bien marianne :

Citation :

- Dans les années 2005, lorsqu’un peuple disait « non » par référendum, on le faisait soit revoter, ou on le faisait représenter par des élus censément plus « responsables ».
- En 2011, à l’annonce d’un référendum, on débarque le gouvernement du pays. [Papandréou remplacé par l'ex-vice président de la BCE, Loukas Papademos]
- En 2015, à l’annonce d’un référendum, on exclut le pays tout entier !


 
Bref, tout est invoqué pour tenir à distance le peuple. L'exercice de sa souveraineté leur est insupportable.


 
+1  :jap:  
le pire, c'est que cette rhétorique sur le fait que le peuple est trop con pour être consulté  est repris par certains qui, eux à n'en pas douter, comprennent les questions complexes...  :D

n°42425603
markesz
Destination danger
Posté le 29-06-2015 à 10:54:23  profilanswer
 


 
La dignité et la fierté de tenir tête aux créanciers.  [:pikitfleur:3]  
L'austérité venant d'eux-même sera moins humiliante à vivre.


---------------
Le mur est bien là! Il y aura de la casse partout.
n°42425637
Gigathlon
Quad-neurones natif
Posté le 29-06-2015 à 10:56:46  profilanswer
 

spartak01 a écrit :

le pire, c'est que cette rhétorique sur le fait que le peuple est trop con pour être consulté  est repris par certains qui, eux à n'en pas douter, comprennent les questions complexes...  :D


Il faut quand même reconnaître que le peuple est prompt à réagir épidermiquement... d'ailleurs, c'est ignoré voire montré avec une certaine fierté quand ils sont "opposés" entre eux, ce qui rend la position pour le moins scabreuse.


Message édité par Gigathlon le 29-06-2015 à 10:57:42
mood
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Posté le 29-06-2015 à 10:56:46  profilanswer
 

n°42425762
Profil sup​primé
Posté le 29-06-2015 à 11:03:23  answer
 

MetalKing75 a écrit :

Je m'amuse toujours autant de voir, chez les néolibéraux, la panique que génère le recours au peuple pour une décision politique qui l'implique au plus haut point.
 
Certains font étalage de leur problème d'ordre sexuel : "manque de couilles criant" ou "se dédouaner auprès de sa femme qui le tient par les couilles et le menace de le quitter si il baisse son pantalon face aux créanciers". Je pense qu'il est inutile de tenter d'employer la discussion raisonnable avec eux.
 
D'autres nous expliquent que rien n'est vraiment démocratique dans la démarche de référendum. Tous les arguments semblent bons. Inévitablement, on se demande quelle autre forme que celle-ci serait plus démocratique, vu que la question les taraude tant. D'autant plus que les dirigeants de l'UE ont toujours préféré contourner l'implication populaire, comme le rappelle si bien marianne :

Citation :

- Dans les années 2005, lorsqu’un peuple disait « non » par référendum, on le faisait soit revoter, ou on le faisait représenter par des élus censément plus « responsables ».
- En 2011, à l’annonce d’un référendum, on débarque le gouvernement du pays. [Papandréou remplacé par l'ex-vice président de la BCE, Loukas Papademos]
- En 2015, à l’annonce d’un référendum, on exclut le pays tout entier !


 
Bref, tout est invoqué pour tenir à distance le peuple. L'exercice de sa souveraineté leur est insupportable.


Si tu me consideres comme un neo liberal, je suis pour le referendum. En revanche, je ne comprends pas pourquoi il a pas été fait plus tot : Sachant que les conditions ont toujours ete les memes (dixit le document de la BCE publié recemment par Zad), pourquoi tsipras a til commencé a negocier s'il souhaitait trancher par la voix du peuple ? Pour ma part, on a une nouvelle demontration de l'ingérance grecque : le premier ministre a pensé qu'il pourrait agir en solitaire mais au vue de sa majorité opposée au projet, il botte en touche en se donnant une semaine pour preparer un referendum national. En faisant cela, il chercher a conserver le seul poste interessant qui reste en grece. A savoir, le sien. Mais évidement tout est de la faute de l'eurogroupe...

Message cité 2 fois
Message édité par Profil supprimé le 29-06-2015 à 11:04:28
n°42425785
Gigathlon
Quad-neurones natif
Posté le 29-06-2015 à 11:05:25  profilanswer
 


Il n'a jamais cherché à "négocier", lubie des technocrates.

 

Son gouvernement a bel et bien présenté un projet chiffré répondant à la demande, mais l'UE veut imposer une politique contre laquelle son peuple s'est déjà prononcé lors des élections qui l'ont amené là. Il demande donc au peuple de confirmer ses intentions lors des législatives : sanction ou forme politique.

Message cité 1 fois
Message édité par Gigathlon le 29-06-2015 à 11:09:49
n°42425895
Profil sup​primé
Posté le 29-06-2015 à 11:12:11  answer
 

Gigathlon a écrit :


Il n'a jamais cherché à "négocier", lubie des technocrates.
 
Son gouvernement a bel et bien présenté un projet chiffré répondant à la demande, mais l'UE veut imposer une politique contre laquelle son peuple s'est déjà prononcé lors des élections qui l'ont amené là. Il demande donc au peuple de confirmer ses intentions lors des législatives : sanction ou forme politique.


Tu peux appeler ca comme tu veux : il a quand meme rencontré les partis adversaires pour negocier, les insulter, les bouder etc, pour aucune finalité.

n°42425950
Gigathlon
Quad-neurones natif
Posté le 29-06-2015 à 11:16:25  profilanswer
 


Un projet devait être présenté, pas négocié.

n°42426019
Ibo_Simon
Posté le 29-06-2015 à 11:20:18  profilanswer
 

Gigathlon a écrit :


Un projet devait être présenté, pas négocié.


 
Si il a fait comme tu le présentes, il ne faut pas qu'il s'étonne d'abord qu'on ne le prenne pas au sérieux et surtout que son "projet" soit refusé.
 

n°42426026
helicon2
Posté le 29-06-2015 à 11:20:43  profilanswer
 
n°42426049
Ibo_Simon
Posté le 29-06-2015 à 11:22:07  profilanswer
 

Vu que c'est un hoaxkiller, je le mets ici aussi:
 
https://pbs.twimg.com/media/CIpro7WUsAEwCs9.jpg:large

n°42426105
MetalKing7​5
Deviens qui tu es !
Posté le 29-06-2015 à 11:24:52  profilanswer
 


Tsipras agit en fonction du mandat politique qu'il a reçu.  
 
Son peuple souhaite rester dans l'euro... puisqu'il a donné une majorité politique à Syriza, favorable à un maintien dans l'euro. Certains le déploraient d'ailleurs dans l'autre gauche. La conséquence de cette position politique est la nécessité de négocier avec les créanciers.
Le gouvernement de Tsipras, comme l'écrit très bien Gigathlon, a présenté un budget répondant aux exigences d'équilibre tout en satisfaisant les priorités décidés par son peuple, via son programme de campagne.
Le FMI n'a pas accepté les hausses d'impôts sur les riches pour préférer les hausses de TVA. L'objectif de cette institution, dominée par les Etats-Unis d'Amérique, était d'imposer une autre politique économique que celle choisie le peuple grec. Les dirigeants européens, à commencer le gouvernement allemand venu chercher le FMI, ont appuyé les exigences néolibérales.
 
Tsipras sait que son mandat lui interdit, politiquement, d'accepter les exigences des créanciers. Toutefois, il sait que les conséquences d'un refus impliqueraient très fortement la vie quotidienne de son peuple. En grand démocrate, il se tourne vers le seul souverain, le peuple, pour savoir s'il a bien le mandat de s'opposer aux créanciers comme il le souhaite.


---------------
"Il faut imaginer Sisyphe heureux", Camus
n°42426113
Gigathlon
Quad-neurones natif
Posté le 29-06-2015 à 11:25:23  profilanswer
 

Ibo_Simon a écrit :

Si il a fait comme tu le présentes, il ne faut pas qu'il s'étonne d'abord qu'on ne le prenne pas au sérieux et surtout que son "projet" soit refusé.


Le problème n'est pas de son côté.

 

On te fixe des objectifs financiers, tu présentes un projet y répondant, tout ce qu'on peut critiquer c'est les chiffres (sur la base d'une argumentation). L'UE n'a pas critiqué les chiffres mais tenté d'imposer ses propres mesures, malgré son illégitimité dans ce domaine (la même pour le FMI d'ailleurs...).

 

J'en viens même à me demander si il a réellement eu à un moment pour objectif d'appliquer le projet présenté, qui faisait déjà d'énormes concessions à une UE inconsciente.

 

Edit : ça reste un peu hypocrite de ne pas clairement accuser l'UE et la BCE de ce dont ils sont responsables, ceci dit, le résultat étant couru d'avance.

Message cité 1 fois
Message édité par Gigathlon le 29-06-2015 à 11:30:23
n°42426138
Ibo_Simon
Posté le 29-06-2015 à 11:27:00  profilanswer
 

Gigathlon a écrit :


Le problème n'est pas de son côté.
 
On te fixe des objectifs financiers, tu présentes un projet y répondant, tout ce qu'on peut critiquer c'est les chiffres (sur la base d'une argumentation). L'UE n'a pas critiqué les chiffres mais tenté d'imposer ses propres mesures, malgré son illégitimité dans ce domaine.
 
J'en viens même à me demander si il a réellement eu à un moment pour objectif d'appliquer le projet présenté, qui faisait déjà d'énormes concessions à une UE inconsciente.


 
Effectivement, ce n'est pas en Grèce où on a du fermer les banques et limiter les retraits aux distributeurs.
Et ce n'est pas la Grèce qui risque de sortir de l'€.

n°42426184
helicon2
Posté le 29-06-2015 à 11:29:41  profilanswer
 

Ibo_Simon a écrit :

Vu que c'est un hoaxkiller, je le mets ici aussi:
 
https://pbs.twimg.com/media/CIpro7WUsAEwCs9.jpg:large


 
Dans cet article, la parole est uniquement donnée à des dirigeants politiques. Ils ont une position similaires à nos dirigeants politiques (France, Allemagne, etc.). L'article est en revanche mensonger quand il dit "L'Europe Centrale". Il aurait dû écrire "Les dirigeants politiques de droite des pays de l'Europe Centrale", cela aurait été plus juste.
 
Car en France, on peut voir qu'il y a des rassemblements citoyens de soutient aux grecs (qui ne sont pas vraiment médiatisés) alors que les dirigeants politiques (Moscovici, Valls, Hollande) ne soutiennent pas du tout les grecs. Il en est certainement de même pour les partis situés en Europe Centrale.
 
Par exemple, hier, il y avait un rassemblement à Paris, à 17h, Place de la République à Paris.


---------------
Si vous voulez qu'ils s'en aillent tous, si vous voulez dégager tous les professionnels de la politique, soutenez Charlotte !
n°42426313
Profil sup​primé
Posté le 29-06-2015 à 11:37:31  answer
 

helicon2 a écrit :


 
Dans cet article, la parole est uniquement donnée à des dirigeants politiques. Ils ont une position similaires à nos dirigeants politiques (France, Allemagne, etc.). L'article est en revanche mensonger quand il dit "L'Europe Centrale". Il aurait dû écrire "Les dirigeants politiques de droite des pays de l'Europe Centrale", cela aurait été plus juste.
 
Car en France, on peut voir qu'il y a des rassemblements citoyens de soutient aux grecs (qui ne sont pas vraiment médiatisés) alors que les dirigeants politiques (Moscovici, Valls, Hollande) ne soutiennent pas du tout les grecs. Il en est certainement de même pour les partis situés en Europe Centrale.
 
Par exemple, hier, il y avait un rassemblement à Paris, à 17h, Place de la République à Paris.


Le nombre de personnes qui ont défile en soutien a la grece se compte en centaines... Il y a aussi une manifestation des supporters de foot contre les violences policieres qui n'a pas été médiatisé avec un nombre similaire de manifestants pour info. Ceci étant, pourquoi tu accordes du crédit à un ministre comme Tsipras alors que les politiques de l'Europe Centrale eux n'ont pas le droit de representer l'opinion de leurs populations ?

n°42426383
Ibo_Simon
Posté le 29-06-2015 à 11:40:38  profilanswer
 

helicon2 a écrit :


 
Dans cet article, la parole est uniquement donnée à des dirigeants politiques. Ils ont une position similaires à nos dirigeants politiques (France, Allemagne, etc.). L'article est en revanche mensonger quand il dit "L'Europe Centrale". Il aurait dû écrire "Les dirigeants politiques de droite des pays de l'Europe Centrale", cela aurait été plus juste.
 
Car en France, on peut voir qu'il y a des rassemblements citoyens de soutient aux grecs (qui ne sont pas vraiment médiatisés) alors que les dirigeants politiques (Moscovici, Valls, Hollande) ne soutiennent pas du tout les grecs. Il en est certainement de même pour les partis situés en Europe Centrale.
 
Par exemple, hier, il y avait un rassemblement à Paris, à 17h, Place de la République à Paris.


 
Oui, évidemment, les dirigeants politiques même ceux fraichement élus, sont par définition à contre-pied de l'opinion publique.
Les habitants ont surement voté pour des gens aux idées contraires aux leurs. :jap:

n°42426392
helicon2
Posté le 29-06-2015 à 11:41:14  profilanswer
 
n°42426430
Ibo_Simon
Posté le 29-06-2015 à 11:43:00  profilanswer
 


 
D'ailleurs, en Grèce, à Athènes, Syriza avait organisé une manif de soutien du gvt devant le Parthénon, il me semble.
Qui s'est trouvé face à face avec une manif beaucoup plus grande, pour que la Grèce reste dans l'€. :D

n°42426460
Profil sup​primé
Posté le 29-06-2015 à 11:44:35  answer
 

helicon2 a écrit :


 
Je ne pense pas.
 


Bataille de chiffres, c'est pénible mais la seule source que j'ai trouvé c'est ca : http://www.citizenside.com/fr/phot [...] =0/1263105

n°42426475
helicon2
Posté le 29-06-2015 à 11:45:35  profilanswer
 
n°42426544
MetalKing7​5
Deviens qui tu es !
Posté le 29-06-2015 à 11:50:54  profilanswer
 

Ibo_Simon a écrit :

D'ailleurs, en Grèce, à Athènes, Syriza avait organisé une manif de soutien du gvt devant le Parthénon, il me semble.
Qui s'est trouvé face à face avec une manif beaucoup plus grande, pour que la Grèce reste dans l'€. :D


Si ses manifestations racontent bien le rapport de force réel politique, alors le oui l'emportera.  
Moi, je suis convaincu que les dynamiques de mobilisation entre pro-euro pro-austérité et anti-austérité pro-euro (Syriza n'a pas jamais fait campagne pour sortir de l'euro) ne sont pas les mêmes mais cela ne traduit les rapports de force politique.
Le résultat du référendum nous permettra de trancher entre nous. C'est une des vertus de la démocratie !!!


---------------
"Il faut imaginer Sisyphe heureux", Camus
n°42426571
Ibo_Simon
Posté le 29-06-2015 à 11:52:18  profilanswer
 

MetalKing75 a écrit :


Si ses manifestations racontent bien le rapport de force réel politique, alors le oui l'emportera.  
Moi, je suis convaincu que les dynamiques de mobilisation entre pro-euro pro-austérité et anti-austérité pro-euro (Syriza n'a pas jamais fait campagne pour sortir de l'euro) ne sont pas les mêmes mais cela ne traduit les rapports de force politique.
Le résultat du référendum nous permettra de trancher entre nous. C'est une des vertus de la démocratie !!!


 
Le oui à quoi?
On ne sait pas et surtout les Grecs ne savent toujours pas sur quoi ils vont devoir voter.

n°42426745
markesz
Destination danger
Posté le 29-06-2015 à 12:03:40  profilanswer
 

Ibo_Simon a écrit :


 
Le oui à quoi?
On ne sait pas et surtout les Grecs ne savent toujours pas sur quoi ils vont devoir voter.


 
 
La question sera très simple, voire simpliste comme le parti Zyriza :
 
VOULEZ-VOUS CONTINUER UNE POLITIQUE D'AUSTÉRITÉ ?  
 
Oui........
 
 
Non.......  


---------------
Le mur est bien là! Il y aura de la casse partout.
n°42426805
Rasthor
Posté le 29-06-2015 à 12:10:11  profilanswer
 

Ibo_Simon a écrit :


 
Oui, évidemment, les dirigeants politiques même ceux fraichement élus, sont par définition à contre-pied de l'opinion publique.
Les habitants ont surement voté pour des gens aux idées contraires aux leurs. :jap:


50-50. :O

n°42426815
helicon2
Posté le 29-06-2015 à 12:10:45  profilanswer
 

markesz a écrit :


 
 
La question sera très simple, voire simpliste comme le parti Zyriza :
 
VOULEZ-VOUS CONTINUER UNE POLITIQUE D'AUSTÉRITÉ ?  
 
Oui........
 
 
Non.......  


 
A mon avis, le référendum va simplement porter sur le package de réformes que propose la Troïka (baisse des retraites, déréglementation accrue du marché du travail, hausse de la TVA).  
 
Au lieu que ce soit le gouvernement qui l'accepte ou qui le refuse, le peuple est appelé à se prononcer.
 
C'était plutôt une bonne idée quand on est démocrate, je trouve.


---------------
Si vous voulez qu'ils s'en aillent tous, si vous voulez dégager tous les professionnels de la politique, soutenez Charlotte !
n°42426835
Rasthor
Posté le 29-06-2015 à 12:12:26  profilanswer
 

markesz a écrit :


 
 
La question sera très simple, voire simpliste comme le parti Zyriza :
 
VOULEZ-VOUS CONTINUER UNE POLITIQUE D'AUSTÉRITÉ ?  
 
Oui........
 
 
Non.......  

Y'a rien de simpliste.
 
OUI => On reste dans l'Euro. Et dans l'Union.
 
NON => On sort de l'Euro (et de l'Union?). Et on imprime sa propre monnaie et on fait tourner la planche a billet pour dévaluer et booster les exportations et le tourisme.

n°42426849
Rasthor
Posté le 29-06-2015 à 12:13:24  profilanswer
 

helicon2 a écrit :


 
A mon avis, le référendum va simplement porter sur le package de réformes que propose la Troïka (baisse des retraites, déréglementation accrue du marché du travail, hausse de la TVA).  
 
Au lieu que ce soit le gouvernement qui l'accepte ou qui le refuse, le peuple est appelé à se prononcer.

C'était plutôt une bonne idée quand on est démocrate, je trouve.


C'est ce qu'on fait en Suisse pour les questions importantes. :jap:
 
(les questions moins importantes aussi. [:anathema] )

n°42426853
Ibo_Simon
Posté le 29-06-2015 à 12:13:51  profilanswer
 

helicon2 a écrit :


 
A mon avis, le référendum va simplement porter sur le package de réformes que propose la Troïka (baisse des retraites, déréglementation accrue du marché du travail, hausse de la TVA).  
 
Au lieu que ce soit le gouvernement qui l'accepte ou qui le refuse, le peuple est appelé à se prononcer.
 
C'était plutôt une bonne idée quand on est démocrate, je trouve.


 
 
Package du 26, qui est déjà caduque et qui est incomplet (une bonne partie des propositions n'était pas finalisée ce jour-là).
Est-ce pertinent de faire voter des gens sur un projet périmé?

n°42426977
Gigathlon
Quad-neurones natif
Posté le 29-06-2015 à 12:31:22  profilanswer
 

Rasthor a écrit :

Y'a rien de simpliste.
 
OUI => On reste dans l'Euro. Et dans l'Union.
 
NON => On sort de l'Euro (et de l'Union?). Et on imprime sa propre monnaie et on fait tourner la planche a billet pour dévaluer et booster les exportations et le tourisme.


C'est une conséquence hautement probable, la seule autre étant une réforme de l'UE qui a très, très peu de chances d'arriver.
 
Il devrait avoir les voix des anti-austérité et des anti-€uro, les anti-austérité n'étant pas foncièrement "pour l'€uro" mais n'en ayant rien à foutre.
 
Le fait est que l'UE a déclaré la guerre à la Grèce, un de ses Etats membres, en lui faisant un chantage financier qui n'a été possible que par une série de défauts politiques de part et d'autre dont l'origine remonte à bien avant la crise.

n°42426989
Profil sup​primé
Posté le 29-06-2015 à 12:33:10  answer
 

Qu'est ce qui vous inquiète, puisqu'une sortie de la Grèce devrait être sans conséquence sur la zone euro ?

n°42427079
Rasthor
Posté le 29-06-2015 à 12:45:17  profilanswer
 

Gigathlon a écrit :


C'est une conséquence hautement probable, la seule autre étant une réforme de l'UE qui a très, très peu de chances d'arriver.
 
Il devrait avoir les voix des anti-austérité et des anti-€uro, les anti-austérité n'étant pas foncièrement "pour l'€uro" mais n'en ayant rien à foutre.

Le fait est que l'UE a déclaré la guerre à la Grèce, un de ses Etats membres, en lui faisant un chantage financier qui n'a été possible que par une série de défauts politiques de part et d'autre dont l'origine remonte à bien avant la crise.


La Grèce s'est mise toute seule dans la mouise. Quand je dis la Grèce, c'est Le Gouvernement + Les gens. Quand la mentalité est que chacun va d'abord s'arranger pour que ce qu'il fait profite d'abord a lui, sa famille et les gens de son village, au détriment du reste de la population, il arrive ce qu'il arrive. On appelle du népotisme et/ou de la corruption.
 
Par exemple, le gouvernement Grec a vendu des biens immobiliers et des terrains a très bas prix. Ma main a couper que ceux qui ont acheté ça sont des copains de membres du gouvernement (oui, comme a Levallois  [:ilovemomo] ).
 
Un autre paramètre dont personne ne parle, c'est que la Grèce a connu une période de dictature ("Dictature des colonels", 1967-1974). Ca laisse toujours des traces, dont justement une méfiance vis-a-vis du gouvernement, et un refus de payer des impôts/taxes.
 
Bref, c'est clairement une mentalité classique des pays du pourtour méditerranéen. [:spamafote]

n°42427087
helicon2
Posté le 29-06-2015 à 12:46:08  profilanswer
 

Rasthor a écrit :

Y'a rien de simpliste.
 
OUI => On reste dans l'Euro. Et dans l'Union.
 
NON => On sort de l'Euro (et de l'Union?). Et on imprime sa propre monnaie et on fait tourner la planche a billet pour dévaluer et booster les exportations et le tourisme.


 
J'ai lu nulle part que le référendum portait sur la sortie de l'euro...


---------------
Si vous voulez qu'ils s'en aillent tous, si vous voulez dégager tous les professionnels de la politique, soutenez Charlotte !
n°42427098
Gigathlon
Quad-neurones natif
Posté le 29-06-2015 à 12:47:13  profilanswer
 

Rasthor a écrit :

La Grèce s'est mise toute seule dans la mouise. Quand je dis la Grèce, c'est Le Gouvernement + Les gens. Quand la mentalité est que chacun va d'abord s'arranger pour que ce qu'il fait profite d'abord a lui, sa famille et les gens de son village, au détriment du reste de la population, il arrive ce qu'il arrive. On appelle du népotisme et/ou de la corruption.


Tu oses prétendre que c'est pas justement ton cas dans cette posture?

n°42427132
Rasthor
Posté le 29-06-2015 à 12:51:02  profilanswer
 

Gigathlon a écrit :

Tu oses prétendre que c'est pas justement ton cas dans cette posture?


Oui. Par exemple j'ai toujours payé mes impôts.

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