Forum |  HardWare.fr | News | Articles | PC | S'identifier | S'inscrire | Shop Recherche
2724 connectés 

 


 Mot :   Pseudo :  
  Aller à la page :
 
 Page :   1  2  3  4  5  ..  88  89  90  ..  108  109  110  111  112  113
Auteur Sujet :

[Topic Unique] Financement du système des retraites par répartition

n°24493930
patx3
Posté le 05-11-2010 à 17:13:16  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Camelot2 a écrit :


 
La spéculation est un pari sur l'évolution d'un actif. Pour que ce pari soit possible, il faut une contrepartie...soit quelqu'un qui, dans les grandes lignes, fait le pari inverse. D'où la notion de jeu à somme nulle.
 
EDIT: Désolé pour l'absence de détails, mais je manque de temps.


 
Et on ne tient pas compte de l'évolution du PIB mondial, donc, de la richesse mondiale ? :heink:
 
Pour moi, ce n'est pas un jeu à somme nulle, tout au moins sur les actifs réels. :o

mood
Publicité
Posté le 05-11-2010 à 17:13:16  profilanswer
 

n°24494007
patx3
Posté le 05-11-2010 à 17:18:58  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :


 
T'as donc rien compris à comment fonctionne l'économie. Si les riches s'enrichissent, c'est jutement grâce aux pauvres :)


 
On s'enrichit grâce aux riches ! :o
 
Peugeot gagne vachement plus de pognon en vendant une 607 qu'en vendant une 107 ! :jap: (L'exemple est mal choisi, mais c'est le sens du propos qui est à retenir ! :D)

n°24494123
_M@DCOW_
Posté le 05-11-2010 à 17:28:02  profilanswer
 

patx3 a écrit :


 
On s'enrichit grâce aux riches ! :o
 
Peugeot gagne vachement plus de pognon en vendant une 607 qu'en vendant une 107 ! :jap: (L'exemple est mal choisi, mais c'est le sens du propos qui est à retenir ! :D)


 
Oui mais ils vendent/fabriquent beaucoup plus de 107 que de 607.
 
Mais l'exemple est mal choisie, là ou un individu lambda va acheter une 607 cash ou avec un gros apport, l'autre individu achetant une 107 va tomber entre les mains "expertes" du financier Peugeot et son crédit auto au taux très intéressant. Pour finalement se retrouver avec un pack financement, comprenant l'assurance, les diverses garanties et la vaseline.
 
Résultat Peugeot justifiera une belle marge de 100% sur la partie service. (Je peux te pondre le même exemple avec le vendeur du rayon informatique de chez Carrouf)
 
Je retrouve plus la pub des nuls : La fellation chez renault... :D

n°24494293
patx3
Posté le 05-11-2010 à 17:42:41  profilanswer
 

_M@DCOW_ a écrit :


 
Oui mais ils vendent/fabriquent beaucoup plus de 107 que de 607.
 
Mais l'exemple est mal choisie, là ou un individu lambda va acheter une 607 cash ou avec un gros apport, l'autre individu achetant une 107 va tomber entre les mains "expertes" du financier Peugeot et son crédit auto au taux très intéressant. Pour finalement se retrouver avec un pack financement, comprenant l'assurance, les diverses garanties et la vaseline.
 
Résultat Peugeot justifiera une belle marge de 100% sur la partie service. (Je peux te pondre le même exemple avec le vendeur du rayon informatique de chez Carrouf)
 
Je retrouve plus la pub des nuls : La fellation chez renault... :D


 
La rentabilité d'une marque premium n'a strictement rien à voir avec la rentabilité d'un généraliste. Partir du principe que le prémium se paye comptant est faux ! :o :jap:

n°24494308
_M@DCOW_
Posté le 05-11-2010 à 17:44:20  profilanswer
 

patx3 a écrit :


 
La rentabilité d'une marque premium n'a strictement rien à voir avec la rentabilité d'un généraliste. Partir du principe que le prémium se paye comptant est faux ! :o :jap:


 
J'ai exagéré le truc volontairement, mais ça ne reste pas moins vrai.

n°24494909
Camelot2
Posté le 05-11-2010 à 18:40:20  profilanswer
 

patx3 a écrit :


 
Et on ne tient pas compte de l'évolution du PIB mondial, donc, de la richesse mondiale ? :heink:
 
Pour moi, ce n'est pas un jeu à somme nulle, tout au moins sur les actifs réels. :o


 
Tu confonds la valeur ajoutée qui peut-être tiré de manière indirecte du dit produit et les cash-flows générés par celui-ci. Ce que l'un perd, l'autre le gagne. C'est mathématique. On parle bien des produits où l'une des partie est considérée comme un spéculateur (forward, future, options,...)
 
Après, le transfert de risque permis par le dit produit possède une valeur ajoutée (tout comme ceux capables de les maîtriser, de les créer, de les contrôler,...).
 
Exemple: Je suis producteur de pull en coton et j'aurai besoin de 500 tonnes de coton dans 3 mois. Je veux me couvrir contre le risque de hausse des prix. Je me place en position longue (ou courte, sais plus, j'ai un trou  :o ) sur des forwards "coton". En cas de hausse, ce que je gagne/perd sur mon forward, je le perd/gagne sur l'évolution du coton.
 
Aussi, la valeur ajoutée ne provient pas de l'échange en soi (qui est à somme nul) mais du fait que ce mécanisme m'a permis de garder un résultat stable......et la stabilité du résultat, c'est bien. C'est rassurant. Une compagnie qui te fait du +100 -100 d'une année sur l'autre à cause d'un pet de lapin sur les champs de coton US, ça le fout mal en terme de prime de risque (et donc de mobilisation de capital).

n°24495204
patx3
Posté le 05-11-2010 à 19:12:22  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Tu confonds la valeur ajoutée qui peut-être tiré de manière indirecte du dit produit et les cash-flows générés par celui-ci. Ce que l'un perd, l'autre le gagne. C'est mathématique. On parle bien des produits où l'une des partie est considérée comme un spéculateur (forward, future, options,...)
 
Après, le transfert de risque permis par le dit produit possède une valeur ajoutée (tout comme ceux capables de les maîtriser, de les créer, de les contrôler,...).
 
Exemple: Je suis producteur de pull en coton et j'aurai besoin de 500 tonnes de coton dans 3 mois. Je veux me couvrir contre le risque de hausse des prix. Je me place en position longue (ou courte, sais plus, j'ai un trou  :o ) sur des forwards "coton". En cas de hausse, ce que je gagne/perd sur mon forward, je le perd/gagne sur l'évolution du coton.
 
Aussi, la valeur ajoutée ne provient pas de l'échange en soi (qui est à somme nul) mais du fait que ce mécanisme m'a permis de garder un résultat stable......et la stabilité du résultat, c'est bien. C'est rassurant. Une compagnie qui te fait du +100 -100 d'une année sur l'autre à cause d'un pet de lapin sur les champs de coton US, ça le fout mal en terme de prime de risque (et donc de mobilisation de capital).


 
Tu exclus de ce fait les obligations, les actions, matières premières et autres produits pour ne focaliser que les sur les contrats et là, je te rejoins assez.
 
Mais Autant, sur un contrat, je comprends, autant sur une multitude de contrats, je trouve que ça l'est moins car tu te retrouves corrélé grosso modo au marché qui n'est lui pas à somme nulle. :heink:
 
PS : Ceci étant, cette problématique est loin de m'empêcher de dormir ! :D  :sleep:  
 

n°24495775
Camelot2
Posté le 05-11-2010 à 20:32:11  profilanswer
 

patx3 a écrit :


 
Tu exclus de ce fait les obligations, les actions, matières premières et autres produits pour ne focaliser que les sur les contrats et là, je te rejoins assez.
 
Mais Autant, sur un contrat, je comprends, autant sur une multitude de contrats, je trouve que ça l'est moins car tu te retrouves corrélé grosso modo au marché qui n'est lui pas à somme nulle. :heink:
 
PS : Ceci étant, cette problématique est loin de m'empêcher de dormir ! :D  :sleep:  
 


 
J'ai interprété la spéculation (qui était l'objet de la remarque, stupide, de Kalimeyreau) comme les produits financiers "compliqués" utilisés à cet effet, soit le pari pur et dur.
 
D'ailleurs, j'ai fait une remarque sur un article qui considérait le marché des actions comme un jeu à somme nulle...ça me paraît faire fi de la manière dont une entreprise se valorise au cours du temps (en moyenne  :o ). Mais vu que la spéculation est, par définition, une action de court-terme...on se rapproche, même pour ces produits, d'un jeu à somme nulle.
 
C'est comme l'immobilier...y a eu des gagnants, et des perdants.  :o  
 

n°24496050
patx3
Posté le 05-11-2010 à 20:58:18  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
J'ai interprété la spéculation (qui était l'objet de la remarque, stupide, de Kalimeyreau) comme les produits financiers "compliqués" utilisés à cet effet, soit le pari pur et dur.
 
D'ailleurs, j'ai fait une remarque sur un article qui considérait le marché des actions comme un jeu à somme nulle...ça me paraît faire fi de la manière dont une entreprise se valorise au cours du temps (en moyenne  :o ). Mais vu que la spéculation est, par définition, une action de court-terme...on se rapproche, même pour ces produits, d'un jeu à somme nulle.
 
C'est comme l'immobilier...y a eu des gagnants, et des perdants.  :o  
 


 
Faut pas oublier les couts de frottement, qui font qu'il peut y avoir des gagnants à tous les coups ! :D

n°24519495
Kalymereau
This is not a method
Posté le 08-11-2010 à 11:50:05  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
J'ai interprété la spéculation (qui était l'objet de la remarque, stupide, de Kalimeyreau) comme les produits financiers "compliqués" utilisés à cet effet, soit le pari pur et dur.
 


 Toujours aussi agréable à ce que je vois.
 
C'est globalement à somme nulle, so what ? La spéculation permet de transférer de l'argent d'un travailleur lambda (soit de se poche même, soit de son travail) à la poche d'un spéculateur qui va l'utiliser pour mettre du marbre au plafond de sa salle de bains. Un gagnant, un perdant, OK. Le fait est qu'on transfère de plus en plus de l'argent "utile" à de l'argent "nuisible".


---------------
rm -rf internet/
mood
Publicité
Posté le 08-11-2010 à 11:50:05  profilanswer
 

n°24519528
Leg9
Fire walk with me
Posté le 08-11-2010 à 11:52:29  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :

Voici mon cas :
 
- Ingénieur informatique issu d'une faculté de province.
- Salaire d'embauche (2006) : 32 K€ (ie : 2000 € net / mois)
- Salaire actuel (toujours dans la même entreprise) : 40 K€ (ie : 2500 € net / mois).
 
Quand je compare mon cas avec ce que l'on me propose dans le public, je remarque que je gagne entre 500 et 800 € de plus pour un poste équivalent et à expérience équivalente.
 
L'informatique est peut-être une exception  :D  
 

Euh... ingé info cat A c'est un peu plus que ça (en comptant les primes) au bout de 4 ans, il me semble.


---------------
If I could start again, a million miles away, I would keep myself, I would find a way... "Loreleï's dead ; Heaven is about to fuzz."
n°24519591
Camelot2
Posté le 08-11-2010 à 11:56:49  profilanswer
 

Kalymereau a écrit :


 Toujours aussi agréable à ce que je vois.
 
C'est globalement à somme nulle, so what ? La spéculation permet de transférer de l'argent d'un travailleur lambda (soit de se poche même, soit de son travail) à la poche d'un spéculateur qui va l'utiliser pour mettre du marbre au plafond de sa salle de bains. Un gagnant, un perdant, OK. Le fait est qu'on transfère de plus en plus de l'argent "utile" à de l'argent "nuisible".


 
T'as toujours rien compris.

n°24519640
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 08-11-2010 à 12:00:14  profilanswer
 

Citation :


L’échec des démocrates aux élections intermédiaires des Etats-Unis est un désastre mondial. Non parce que la politique démocrate est mise en panne. C’était une petite bibine à peu près indétectable compte tenu des problèmes à régler. Mais parce que maintenant, il y a trop de monde dans la cabine de pilotage : les militaires les démocrates de gauche et de droite, les républicains. Si bien que c’est comme s’il n’y avait plus de pilote du tout dans l’avion. Au consensus politique avec les républicains voulu par Obama, cette illusion mortelle,  suit à présent un consensus subi. Rien ne peut plus se faire sans leur accord. C’est déjà grave. Mais comme eux-mêmes sont sous la pression de l’extrême droite, c’est pire. Ce sera donc la loi du plus petit commun dénominateur libéral. Dans le contexte,  le désastre est assuré.
 
Les USA vont être engloutis par la masse de capitaux fictifs qu’ils ont engendrés et sur laquelle flotte de plus en plus en plus mal le vaisseau amiral du capitalisme mondial. Car la ligne du moins d’état, et moins d’impôts, moins de solidarité, pour relancer la production qui, parait-il, épongera les dettes a déjà prouvé mille fois son inanité. Le déclenchement de guerres régionales type Afghanistan ou Irak, pour faire tourner artificiellement la production à partir de l’économie d’armement a aussi atteint sa limite. Que reste-t-il ?  Pour colmater la brèche qui s’est déjà ouverte à plusieurs reprises depuis vingt ans la seule parade utilisée avait  consisté à injecter des milliards de dollars de crédit pour empêcher l’activité réelle de s’effondrer. Après la dernière crise c’est ce qui a été fait, encore une fois. Au niveau mondial, on se souvient de ce G20 ou avaient été annoncés mille milliards de dollars fabriqués dans la joie et la bonne humeur sous la houlette du FMI. Aux Etats-Unis, des centaines de milliards de dollars avaient déjà été injectés par l'administration Obama, après celle de Bush, Georges, l’idiot. D'abord pour sauver les banques américaines, ensuite pour relancer la croissance. En vain. L'économie des Etats-Unis tourne à vide. Alimentée depuis des décennies en dettes et capitaux fictifs, elle a franchi le cap où plus aucune dose supplémentaire de drogue ne suffit à la maintenir hors d’état de manque. Il en est ainsi parce que c’est une « loi » de l’économie réelle : vient toujours le moment ou la masse des signes monétaires doit s’accorder avec la réalité qu’elle est sensée représenter. Mais cette « loi » se vérifie dans des conditions d’exceptionnelle gravité.  
 
Pedro Paez, ancien ministre de l’économie de l’Equateur m’avait montré des graphiques économiques très alarmants sur ce thème, au début du mois, a l’occasion d’une rencontre a Bruxelles. Il publie bientôt un article sur ce thème. Que voit-on sur ses graphiques ? D’abord que les USA ont essayé une politique de décroissance lente de la masse monétaire. Ils épongeaient en douceur. Lentement. La masse du crédit disponible accompagnait le mouvement. On peut dire qu’ils jouaient l’assainissement, dans la durée. Mais la courbe de la production suivait aussi le mouvement. Là était le risque : que le moteur s’éteigne. On voit alors, sur  ces graphiques, soudainement, s’envoler le crédit. On comprend que le niveau de ralentissement de l’activité a été jugé inquiétant et qu’il s’agissait de le stimuler de nouveau. Trop fort. Le coup d’accélérateur a emmené le véhicule dans une direction aberrante : les logements construit sous « subprime » en sont l’emblème. Des gens insolvables ont pris en charge la relance de l’économie. A première vue c’était tout bénéfice. Un pauvre croit qu’il va devenir riche en achetant à crédit. Puis il tombe à terre. Son bien est revendu avec une belle marge du fait de l’envolée de l’immobilier. Le préteur est remboursé. Le pauvre est mort. Le riche est plus riche encore. Pas belle la vie ? Ajoutez à ça la guerre d’Irak et celle d’Afghanistan. Elles permettent de collecter et dépenser un maximum qui revient a domicile à quatre vingt pour cent comme le montre le rapport dont je vous ai déjà parlé ici. Tout allait comme d’habitude. Mais cette maudite courbe du crédit, comme les arbres, ne pouvait pas monter jusqu’au ciel comme le dit l’adage. L’accident a eu lieu. Celui de subprime. Tout le système s’est bloqué par la contagion de « papier pourri » dans les caisses et les bilans d’entreprise.
 
On voit alors sur les courbes de Pedro Paez le crédit et la production s’écrouler. Une courbe alors s’élève aussitôt brutalement : celle de la masse monétaire ! Ce sont les milliards d’argent fictifs créés par la réserve fédérale. Et là: stupeur ! Le crédit aurait du repartir aussi violemment et la production suivre. Tout cela aurait du se voir sur les graphique avec juste un effet de décalage dans le temps lié à la circulation de l’eau dans les tuyaux. C’est cela qu’on avait observé dans les précédentes crises. Comme dans un feu qui s’éteint, faute de buches, la banque jetait du papier et cela faisait une belle flambée qui faisait assez illusion pour que tout ronronne à nouveau. Mais cette fois ci le rebond a été timide. Une deuxième injection a suivi. Pschitt ! Effet quasi nul. Le moteur n’est pas  reparti. On n’en est pas sorti. On en est toujours là. La production des USA a reculé. Que faire à présent ?  
 
Naturellement aucun dirigeant n’a l’intention de proposer une relance par la consommation populaire aux USA. Cela voudrait dire de la relance salariale ou sociale avec des systèmes de sécurité sociale dont les américains, chauffés à blanc par leur presse éthique et indépendante, considèrent que c’est le début du communisme.  Mais ce n’est pas tout. Relancer pour acheter quoi ? Tant de choses sont produites ailleurs. L’économie productive réelle, c’est presque rien aux USA. L’agriculture c’est 1% du PIB. L’industrie ? 10 %.  Les USA sont un fantôme dans l’ordre de la production. L’essentiel du chiffre ce sont des « services » comme le disent les ravis de la modernité ! Du papier, des bureaux qui brassent des papiers à propos d’autres papiers : de l’assurance, de la banque et ainsi de suite. Il y a donc deux lignes d’action chez les belles personnes nord américaines. Les unes veulent un dollar faible pour relancer la production en la faisant remorquer par le reste du monde et ralentissant l’import par une élévation de son cout. Le modèle grotesque du libre échange mondial. Celui qui oblige à admirer l’économie allemande qui vend des machines à la terre entière mais laisse dans la pauvreté le quart de sa population. Ou le modèle français des champions internationaux et du déménagement général de tout le reste. Ceux là vont finir par avoir le dernier mot on dirait. Mais pas volontairement. Le dollar baisse parce que le monde sait que c’est une bulle ! Malheur !
 
C’est ce que veulent à tout prix éviter les amis du dollar fort. Ces gens savent que leur économie repose sur la valeur reconnue à cette monnaie ! Ceux là savent que plus le dollar baisse plus ceux qui en possèdent les vendent car c’est le gros des actifs de leur bilan. A quoi bon stocker un papier qui fond à vue d’œil ? Il n’y a qu’une raison de le faire : c’est qu’il n’y ait rien d’autre à la place. Mais justement il y a. L’euro par exemple. Les USA sont donc dans une tenaille. D’un côté les chinois, avec leur monnaie pas chère, étouffent la production yankee avec leurs produits. De l’autre les européens cocoonent les rentiers avec une monnaie chère et stable que protègent des politiques d’austérité sadiques. Les nord américains jettent donc des millions de dollars supplémentaires dans les tuyaux. En vain. Normalement le moteur va s’éteindre. Si vous avez des dollars, vendez ! Achetez des valeurs matérielles réelles. D’ailleurs, les gros bonnets, qui n’ont pas lu Marx, font pourtant ce qu’il a prévu il y a longtemps. Acheter d’abord quelque chose qui tiennent en peu d’espace beaucoup de valeur. De l’or. Le cours a augmenté de 20% depuis le début de l’année. C’est un indice de la course au réel qui va prendre la finance à la gorge.
 
Quand Pedro Páez m’a montré ses graphiques il a souligné que depuis 2006, les USA ne publient plus d’informations sur leur masse monétaire. Pour autant tous les gens sérieux se réfèrent aux chiffres disponibles par les agences économiques qui continuent à savoir que ce genre d’information est essentiel. Ceux là ont vu ce qui vient de se décider. C’est une nouvelle injection massive de dollars qui a été choisie banalement comme solution. La banque centrale, la FED, a décidé de racheter elle-même la dette du pays. Une opération de passe passe. Les bons du trésor ainsi achetés n’ont pas davantage de valeur que les dollars émis en contre partie. C’est la deuxième fois en très peu de temps. La fin s’approche qui verra le système couler dans l’océan de papier qu’il a engendré.  La bête s’asphyxie, étouffée dans son venin. Mais soyons honnêtes : de toute façon les USA ne peuvent rien faire d’autre. Le peuple américain est incapable de se désintoxiquer par une méthode maitrisée et collective. Il y sera contraint par la force des évènements. La forme politique que prendra alors cette contrainte sera horrible, faute de parti de gauche en état de relever le gant du désastre. Tel est mon pronostic. Celui sur lequel se base une bonne partie de mon analyse de la réalité internationale. Les USA ne sont pas la solution mais le problème. Qu’il s’agisse d’économie ou de paix qui sont les deux faces de la pièce mondiale qui se joue.  
 
L'emballement de la planche à billets est un phénomène qui finit toujours mal en économie. La dernière fois que les dirigeants de la FED avaient ouvert les vannes à dollars, ils avaient juré que c'était exceptionnel et qu'ils ne le feraient plus à moins d'un risque extrême de déflation, comme en attestent encore des déclarations de son gouverneur cet été 2010. En 2008 la FED avait injecté 1 750 milliards de liquidités au profit des institutions financières et immobilières et des banques américaines, soit presque l'équivalent de la richesse produite par la France en un an ! Et pour soutenir les plans publics de sauvetage bancaire et de relance, elle avait directement acheté des bons du trésor et autre titres de dette d'agences fédérales. En à peine deux ans, le total des actifs détenus par la FED est ainsi passé de 800 milliards à 2340 milliards de dollars. Soit une hausse de 195 %. Cela donne un aperçu de l'ampleur de la création monétaire à laquelle la FED a recours pour acheter ces actifs. On comprend beaucoup mieux pourquoi dans ce contexte les autorités américaines ne publient plus depuis 2006 les chiffres de la masse monétaire en dollars. La FED détient aujourd'hui pour 968 milliards d'euros de titres de dette publique états-unienne … soit plus de 40 % de ses actifs ! 40 % bidon ! C'est dire quelle est déjà la fragilité de la première banque centrale du monde.
Ils ont pourtant décidé maintenant d'aller encore plus loin. Voila un nouveau plan de 600 milliards de dollars supplémentaires de rachats de titres de dette publique d'ici 2011 ! Cela représente 75 milliards par mois de rachats supplémentaires de dette publique. Attention : ils s'ajoutent aux 35 milliards que la FED rachète déjà chaque mois en vertu du précédent programme qu'elle avait annoncé. Résultat, ce sera pour 900 milliards de dollars supplémentaires de dette publique que la FED va acheter d'ici fin 2011. Cela implique un quasi doublement de son exposition sur la dette publique états-unienne. Si la part des autres actifs de la FED reste constante, cela signifie que fin 2011, les titres de dette publique pourraient représenter jusqu'à 60 % des actifs de la FED ! 60 % d’argent bidon comme garantie de la valeur de la monnaie numéro un du monde ! Imaginez la même chose chez les grecs !  
 
Si la FED se mobilise autant c'est que la masse de dette publique des Etats-Unis s'emballe. Début 2010, elle représentait 10 124 milliards d'euros, soit 92 % du PIB américain. C’était « seulement » à peine 62 % en 2007 ! Cela veut dire que cette dette a fait un bond sans précédent de 30 points de PIB en 3 ans ! En Europe on est livré au FMI pour moins que ça ! D’ailleurs la situation des USA est beaucoup plus préoccupante que celle de l'Union européenne du point de vue habituellement rabâché par les pères la rigueur du vieux continent. Là, la dette publique représentait à la même période 73 % du PIB, ou même de la France qui était à 82 % du PIB. Et pourtant ce sont les dettes publiques européennes qui sont attaquées sur les marchés et pas la dette américaine ! On voit ce que valent les soi disant fondamentaux objectifs de l’économie dont on nous rebat les oreilles. Ca ne va pas s’arranger. En atteste le programme de rachat de la FED. A horizon 2020, les prévisions officielles situent la dette publique états-unienne à 21 500 milliards de dollars ! Sans compter avec les 56 000 milliards de dollars de dette sociale non provisionnée. Il s’agit des engagements de retraites non finançables à ce jour par les différentes caisses de retraites américaines. Ca vous dit quelque chose ces caisses de retraite par capitalisation ? Les vieux américains sont ruinés et ils ne le savent pas encore ! Sauf si les européens ou les chinois rachètent des titres des sociétés de retraites par capitalisation d’une façon ou d’une autre….  
 
Une question se pose. Mais où va tout cet argent ? Qu’il soit fictif on l’a compris. Mais pourquoi, alors qu’il est réellement mis en circulation, on n’en retrouve pas la trace dans la production ? En fait, tout part dans la bulle financière, dans la spéculation. Censée prévenir les difficultés de financement de l'Etat et toute déflation de l'économie, cette politique de création de liquidités fictives aggrave en fait le mal qui explique la crise. En effet ce nouvel afflux de liquidités ne profite pas  à l'économie réelle. 1 000 milliards de dollars de liquidités sont déjà en réserve dans les banques états-uniennes. En réserve, oui. Ils ne sont pas prêtés ! Pourquoi ?? Faute de projets d'investissements d’une part. Faute d'intérêt des banques pour l'économie productive. Ces masses de liquidités servent donc à alimenter les marchés financiers. Comme la FED rachète elle-même des obligations de l’état elle ne les rémunère guère. Normal : pourquoi le ferait-elle vu que le client c’est elle ? Il y a donc un afflux de capitaux sur  les marchés boursiers et les marchés dérivés notamment de matière première. Après l'annonce du nouveau programme de rachat de la FED, les principales bourses étaient ainsi euphoriques (prés de 2 % de hausse à New-York, Paris, Londres et Francfort), alors que la même journée tombaient des indicateurs économiques réels très négatifs notamment sur le taux de chômage aux Etats-Unis. Et le comble c'est que Ben Bernanke, le patron de la FED, s'est réjoui de cette remontée des marchés boursiers, censée redonner du pouvoir d'achat aux ménages américains !
Cette embellie boursière montre à quel point les bourses européennes sont d'ailleurs déconnectées de la santé de l'économie européenne elle-même ! Car les achats de la FED sont une mauvaise nouvelle pour les entreprises européennes. Elles vont subir de plein fouet  la baisse du dollar et la hausse de l'euro qui vont en résulter. Et comme par hasard, en tête de ces profiteurs et spéculateurs boursiers, on trouve bien sûr les banques ! Au sein du CAC 40, les cours de BNP, Société générale et Crédit agricole ont ainsi grimpé de près de 5 % en une journée. Et alors que l'économie est atone, BNP Paribas a annoncé un nouveau chiffre de profits mirobolants : un bénéfice net de 1,9 milliards d'euros au 3ème trimestre 2010, en hausse de 46 % !  
 
La chute du dollar provoque une envolée toxique de l'euro. Résultat direct de l'emballement de la planche à billets états-unienne, le dollar a reculé face à la plupart des devises du monde. C’est pas bon signe. L'euro a accéléré sa remontée en dépassant les 1,4 dollars. Cela représente une hausse de 20 % par rapport à son niveau de 1,19 dollars en juin dernier. Cela réjouit le rentier. Mais cela renchérit d'autant et de manière catastrophique les prix des entreprises européennes et françaises exportatrices. A notre tour d’ajouter le refrain habituel …. « et donc à terme pour l'emploi ». Cette situation n'a que des inconvénients. Elle ne protège même pas les Etats européens contre les attaques dont font l'objet les dettes publiques. Depuis la semaine dernière, les marchés poursuivent en effet leurs attaques contre le Portugal et l'Irlande dont les taux d'intérêt de la dette continuent de grimper. On va dans le mur en klaxonnant gaiement !  
 
La complaisance lamentable de la BCE est en passe de devenir un argument de notre côté… Complètement alignée sur les USA, la BCE a déployé par l'intermédiaire de son président Jean-Claude Trichet des trésors d'hypocrisie et de langue de bois pour soutenir une politique monétaire dont elle combat pourtant les principes au niveau européen. Trichet a ainsi déclaré jeudi 4 novembre : "je ne dispose d'aucune indication me faisant douter de ma conviction que ni le président de la Réserve fédérale ni le secrétaire d'Etat au Trésor – sans parler du président des Etats-Unis – n'ont adopté de stratégie ou de tactique d'affaiblissement du dollar." "Je n'ai aucune raison de ne pas leur faire confiance. Une fois de plus, j'ai confiance en leur affirmation et dans le fait qu'il est dans l'intérêt des Etats-Unis d'avoir un dollar fort."  
 
Donc, la BCE pense que le dollar fort est possible avec un surendettement de l’Etat américain représentant des milliers de fois la production réelle du pays. Mais elle pense le contraire à propos de l’Union européenne et de sa monnaie quand un Etat comme la Grèce a une dette représentant le 1% du PIB européen !!! Complaisance invraisemblable vis à vis des Etats-Unis et de leur laxisme budgétaire et monétaire, rigueur en Europe ! Car on pourrait dire a monsieur Trichet pourquoi ne faites vous pas au moins la même politique de rachat des dettes publiques des états que celle des Etats-Unis si vous pensez que cela ne s’oppose pas a une monnaie forte ? Voyons de plus près. On constate alors que le programme de rachat de titres de dette publique de pays européens, commencée en juin, est resté marginal. 63,5 milliards de titres de dette publique détenus fin octobre 2010, soit à peine 3 % des actifs détenus par la BCE. C’est sans effet pour donner de l’air aux Etats européens.  
La BCE continue donc au niveau européen de faire de la surenchère dans l'austérité. C’est elle qui pousse pour la mise en place de mécanismes de contrôle et de sanction automatique des politiques budgétaires des Etats. C’est elle qui refuse de tout rééchelonnement des dettes publiques permettant de desserrer la contrainte de court terme qui étouffe certains Etats. Au demeurant, le président de la BCE Jean-Claude Trichet a aussi fait jeudi 4 novembre, deux aveux troublants et inquiétants sur la persistance, voire l'aggravation des facteurs qui ont conduit à la crise financière de 2008 : "Que des établissements financiers soient, mettez les guillemets, accros, aux fonds de la BCE ne correspond pas à une situation normale. Nous réfléchissons en permanence aux moyen de régler ce problème de manière progressive." Et d'ajouter qu'"il y a toujours des inquiétudes persistantes au sujet d'un éventuel retour des tensions sur les marchés financiers". Un mélange de prophéties et de menaces, en quelque sorte.  
La guerre des monnaies est ainsi relancée par les Etats-Unis. On va voir qu’il y a sur le sujet deux poids, deux mesures. Quelques jours après la polémique sur la fameuse "guerre des monnaies", cet épisode montre la lourde responsabilité des Etats-Unis dans le creusement des déséquilibres monétaires mondiaux. Mais, bizarrement, c’est la Chine qui est systématiquement montrée du doigt pour sa politique de change jugée trop "nationaliste". La politique monétaire américaine jouit au contraire d'une quasi impunité, à l'échelle internationale.  Gageons que c’est en raison de la qualité du respect des droits de l’homme aux USA. Personne ne trouve rien à redire quand les USA pratiquent de manière aussi bestiale qu'aujourd'hui la dévaluation compétitive. Mais la Chine est jugée irresponsable quand elle pilote prudemment le taux de change du yuan. Pourtant c’est elle qui éponge déjà l'essentiel de la dette américaine. Sans la Chine les USA s’effondreraient. Rappelons que la Chine détient à elle seule plus de 2 000 milliards de titres de dette publique états-unienne, soit le quart de celle-ci.
 
L'autre conséquence de l'emballement de la création monétaire américaine est l'envahissement – et le pourrissement – des économies émergentes par des masses de liquidités dont les banques ne veulent rien faire d’autres que des outils de spéculation pour faire vite des profits de court terme. Pour en maîtriser les risques et même la freiner, les économies émergentes remontent donc leurs taux. Elles renforcent les dispositifs de contrôle de l'entrée des capitaux. Le Brésil vient ainsi de relever à 6 % la taxe appliquée à tout achat depuis l'étranger de titre de dette brésilienne. C'est une manière de se prémunir contre la volatilité de ces liquidités et aussi une forme de défiance face au dollar. C'est aussi un bon exemple des armes dont disposent les Etats pour frapper au portefeuille les banques et autres établissements qui spéculent sur les dettes publiques. Pour avoir d’autres idées de répliques sur ce sujet je renvoie au document du Parti de Gauche « gouverner face aux banques »


 
Source : http://www.jean-luc-melenchon.com/ [...] eac/print/


---------------
Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
n°24524405
Wunderlich
Posté le 08-11-2010 à 17:54:17  profilanswer
 

http://i44.tinypic.com/2hxx6pk.gif
 

Spoiler :

Un petit résumé serait le bienvenu :D


---------------
The bell will ring tomorrow and everything will be fine.
n°24527238
rd350
Posté le 08-11-2010 à 22:19:13  profilanswer
 

Suffisait de regarder "Vivement Dimanche" hier !

n°24527592
o_BlastaaM​oof_o
Posté le 08-11-2010 à 22:46:44  profilanswer
 

Je drapalise et j'en profite pour débarquer avec une question :o
 
Il y a une méthode de calcul des pensions de retraite qui me paraît parfaitemant naturelle et juste mais dont je n'ai je crois jamais entendu parler. L'idée serait d'introduire une dégressivité sur le rapport qui calcule la pension en fonction du salaire, à l'image de l'IR. Ce qui permettrait d'augmenter notablement les petites retraites et de diminuer les grosses.
 
Tout cela me paraît relativement simple, du coup quelqu'un y a sans doute pensé avant moi, mais comment se fait-il que je n'aie jamais entendu un responsable politique soulever cette idée ?

n°24529347
_M@DCOW_
Posté le 09-11-2010 à 07:32:21  profilanswer
 

o_BlastaaMoof_o a écrit :

Je drapalise et j'en profite pour débarquer avec une question :o
 
Il y a une méthode de calcul des pensions de retraite qui me paraît parfaitemant naturelle et juste mais dont je n'ai je crois jamais entendu parler. L'idée serait d'introduire une dégressivité sur le rapport qui calcule la pension en fonction du salaire, à l'image de l'IR. Ce qui permettrait d'augmenter notablement les petites retraites et de diminuer les grosses.
 
Tout cela me paraît relativement simple, du coup quelqu'un y a sans doute pensé avant moi, mais comment se fait-il que je n'aie jamais entendu un responsable politique soulever cette idée ?


 
Pour ne pas réduire la sienne sans doute. ;)

n°24529357
zad38
Posté le 09-11-2010 à 07:38:15  profilanswer
 

Parce qu'on est un pays de vieux qui préfère foutre sa jeunesse dans la misère plutôt que de demander à ses retraités présents et imminents de faire des efforts.

n°24529378
crisssud
Posté le 09-11-2010 à 07:48:32  profilanswer
 

zad38 a écrit :

Parce qu'on est un pays de vieux qui préfère foutre sa jeunesse dans la misère plutôt que de demander à ses retraités présents et imminents de faire des efforts.


 
 
on peut rajouter, cette même génération de personnes qui vont prendre leur retraite prochainement, qui refuse de faire des efforts et réclame la priorité sur les jeunes !
 
Ce sont eux, qui ont été élevés par avec des parents se sacrifiant pour les élever.
Ce sont eux, qui ont vécu au dessus de leur moyen en contractant 1000 milliard de dettes sur le dos de leur enfants
Ce sont eux, qui refusent de faire le moindre effort et que ce soit à leur enfants de se priver, de santé, d'éducation, de route, de train, de service public, de vivre etc... pourvu que eux aient une belle retraite.

n°24530091
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 09-11-2010 à 09:58:45  profilanswer
 

rd350 a écrit :

Suffisait de regarder "Vivement Dimanche" hier !


 
Rien à voir.


---------------
Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
n°24530094
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 09-11-2010 à 09:59:15  profilanswer
 

o_BlastaaMoof_o a écrit :

Je drapalise et j'en profite pour débarquer avec une question :o
 
Il y a une méthode de calcul des pensions de retraite qui me paraît parfaitemant naturelle et juste mais dont je n'ai je crois jamais entendu parler. L'idée serait d'introduire une dégressivité sur le rapport qui calcule la pension en fonction du salaire, à l'image de l'IR. Ce qui permettrait d'augmenter notablement les petites retraites et de diminuer les grosses.
 
Tout cela me paraît relativement simple, du coup quelqu'un y a sans doute pensé avant moi, mais comment se fait-il que je n'aie jamais entendu un responsable politique soulever cette idée ?


 
En fait, c'est le système actuel ?


---------------
Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
n°24530107
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 09-11-2010 à 10:00:13  profilanswer
 

zad38 a écrit :

Parce qu'on est un pays de vieux qui préfère foutre sa jeunesse dans la misère plutôt que de demander à ses retraités présents et imminents de faire des efforts.


 
Ah tu y tiens à ta division du peuple. Privé VS Public et Jeunes VS Vieux.
 
Diviser pour mieux régner, c'est une assez bonne stratégie pour gouverner contre le peuple.


---------------
Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
n°24530175
o_BlastaaM​oof_o
Posté le 09-11-2010 à 10:07:46  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :


 
En fait, c'est le système actuel ?


Je ne suis pas au courant dans ce cas. Ou alors on s'est mal compris ? Actuellement, le rapport pension / salaire calculé pour les droits à la retraite est le même pour tous et de l'ordre de 75% non ?

n°24530197
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 09-11-2010 à 10:09:35  profilanswer
 

o_BlastaaMoof_o a écrit :


Je ne suis pas au courant dans ce cas. Ou alors on s'est mal compris ? Actuellement, le rapport pension / salaire calculé pour les droits à la retraite est le même pour tous et de l'ordre de 75% non ?


 
Bah non, c'est pas aussi automatique que ça. Ca dépend de ta carrière, de ta caisse de retraite, du montant de ton salaire. Il y a un plafond au niveau de la caisse général aussi. 75% doit être une moyenne et non une règle.


---------------
Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
n°24530233
markesz
Destination danger
Posté le 09-11-2010 à 10:13:28  profilanswer
 

crisssud a écrit :


 
 
on peut rajouter, cette même génération de personnes qui vont prendre leur retraite prochainement, qui refuse de faire des efforts et réclame la priorité sur les jeunes !
 
Ce sont eux, qui ont été élevés par avec des parents se sacrifiant pour les élever.
Ce sont eux, qui ont vécu au dessus de leur moyen en contractant 1000 milliard de dettes sur le dos de leur enfants
Ce sont eux, qui refusent de faire le moindre effort et que ce soit à leur enfants de se priver, de santé, d'éducation, de route, de train, de service public, de vivre etc... pourvu que eux aient une belle retraite.


 
Ça résume assez bien. Nous avons pu assister à l'hypocrisie ambiante autour du thème "on ne cèdera rien pour montrer à nos enfants qu'on doit défendre nos acquis dans ce pays bordel de merde!" alors que la réalité auquel personne n'échappera, ni Melenchon, Thibault, ni Aubry, c'est : tant pis pour l'avenir notre pouvoir c'est maintenant!

n°24530255
o_BlastaaM​oof_o
Posté le 09-11-2010 à 10:15:39  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :


 
Bah non, c'est pas aussi automatique que ça. Ca dépend de ta carrière, de ta caisse de retraite, du montant de ton salaire. Il y a un plafond au niveau de la caisse général aussi. 75% doit être une moyenne et non une règle.


Je ne contredis pas le fait qu'il y ait des exceptions mais le rapport "classique" est bien de 75%, non ? Ou bien ce rapport dépend-il du revenu ?

n°24530276
Betcour
Building better worlds
Posté le 09-11-2010 à 10:17:26  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :

Diviser pour mieux régner, c'est une assez bonne stratégie pour gouverner contre le peuple.


C'est bien pour ça que ton parti favoris passe son temps à faire peuple vs banquiers, riches vs pauvres, élites vs travailleurs, etc.  :jap:


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°24530392
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 09-11-2010 à 10:26:43  profilanswer
 

crisssud a écrit :

Ce sont eux, qui ont vécu au dessus de leur moyen en contractant 1000 milliard de dettes sur le dos de leur enfants


 
Mes parents n'ont jamais contracté autant de dette sur mon dos. Tu confonds le gouvernement et nos parents. Nos parents n'ont rien à voir là-dedans.
 
En France, on préfère baisser les impôts et emprunter sur les marchés financiers. C'est pas logique mais c'est ce que fait Sarkozy pour faire passer une destruction de nos systèmes sociaux en force. Et ça marche assez bien vu vos réactions.
 
On a baissé les tranches d'Impôts sur le revenu, on a quasiment supprimé les droits de succession, on a mis en place le bouclier fiscal (qui ne fait revenir personne !), on a créé des tas de niches fiscales permettant de payer encore moins d'impôts, on n'a pas augmenter les cotisations patronales depuis 15 ans, on vend des concessions à prix sacrifié à des gestionnaire d'autoroute alors que ces même autoroutes ont été payé avec nos impôts, le gouvernement soutient une bulle immobilière et lèse donc les non-propriétaire au profit de ceux qui le sont déjà etc.
 
Alors, forcément, les recettes diminuent. Et de manière illogique, on pointe du doigts les dépenses alors que le problème est au niveau des recettes.
 
Mais ce n'est pas les dépenses de santé ou de retraites qui doivent baisser mais les recettes qui ne doivent pas baisser.
 
Et la lutte ne doit pas se faire entre jeune ou vieux. Car il n'y a pas de différence entre un vieux avec une retraite à 800 € et un jeune au SMIC. Ils sont dans le même panier.


---------------
Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
n°24530403
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 09-11-2010 à 10:27:28  profilanswer
 

markesz a écrit :


 
Ça résume assez bien. Nous avons pu assister à l'hypocrisie ambiante autour du thème "on ne cèdera rien pour montrer à nos enfants qu'on doit défendre nos acquis dans ce pays bordel de merde!" alors que la réalité auquel personne n'échappera, ni Melenchon, Thibault, ni Aubry, c'est : tant pis pour l'avenir notre pouvoir c'est maintenant!


 
T'as rien compris au message alors.


---------------
Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
n°24530426
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 09-11-2010 à 10:30:12  profilanswer
 

o_BlastaaMoof_o a écrit :


Je ne contredis pas le fait qu'il y ait des exceptions mais le rapport "classique" est bien de 75%, non ? Ou bien ce rapport dépend-il du revenu ?


 
Il dépend du revenu mais pas uniquement. Il n'y a pas de rapport classique, c'est ce que j'essaye de te dire. Certains vont partir avec 30% ou 10% (typiquement le cas de mon père) : Revenu de 5000 €. Retraite de 600 €. Et d'autres avec 92%. Ca dépend des caisses de retraites, des revenus, du temps de cotisaiton, du temps de chômage...


---------------
Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
n°24530465
Camelot2
Posté le 09-11-2010 à 10:34:58  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :


 
Mes parents n'ont jamais contracté autant de dette sur mon dos. Tu confonds le gouvernement et nos parents. Nos parents n'ont rien à voir là-dedans.
 
En France, on préfère baisser les impôts et emprunter sur les marchés financiers. C'est pas logique mais c'est ce que fait Sarkozy pour faire passer une destruction de nos systèmes sociaux en force. Et ça marche assez bien vu vos réactions.
 
On a baissé les tranches d'Impôts sur le revenu, on a quasiment supprimé les droits de succession, on a mis en place le bouclier fiscal (qui ne fait revenir personne !), on a créé des tas de niches fiscales permettant de payer encore moins d'impôts, on n'a pas augmenter les cotisations patronales depuis 15 ans, on vend des concessions à prix sacrifié à des gestionnaire d'autoroute alors que ces même autoroutes ont été payé avec nos impôts, le gouvernement soutient une bulle immobilière et lèse donc les non-propriétaire au profit de ceux qui le sont déjà etc.
 
Alors, forcément, les recettes diminuent. Et de manière illogique, on pointe du doigts les dépenses alors que le problème est au niveau des recettes.
 
Mais ce n'est pas les dépenses de santé ou de retraites qui doivent baisser mais les recettes qui ne doivent pas baisser.
 
Et la lutte ne doit pas se faire entre jeune ou vieux. Car il n'y a pas de différence entre un vieux avec une retraite à 800 € et un jeune au SMIC. Ils sont dans le même panier.


 
Le déficit en solde primaire date de la fin des années 70...Il y a donc une sorte de complot depuis 30 ans pour livrer le système par répartition aux affres des marchés financiers. Oui, oui...on y croit très fort.
 
C'est une gestion publique calamiteuse depuis 30 ans couplé à une crise économique sans précédent qui nous place là où on est. Sarkozy n'est qu'un bon petit soldat du refrain "la dette, c'est pour les autres".

n°24530490
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 09-11-2010 à 10:37:11  profilanswer
 

Betcour a écrit :


C'est bien pour ça que ton parti favoris passe son temps à faire peuple vs banquiers, riches vs pauvres, élites vs travailleurs, etc.  :jap:


 
Elites VS Travailleurs : jamais.
Riche Vs Pauvre : Bah la lutte des classes existent. C'est pas le Parti de Gauche qui la créé. Il l'observe, tout simplement.
 
Et les banquiers sont un peu responsable de la crise que nous subissons....


---------------
Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
n°24530503
zad38
Posté le 09-11-2010 à 10:37:54  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :

Ah tu y tiens à ta division du peuple. Privé VS Public et Jeunes VS Vieux.
 
Diviser pour mieux régner, c'est une assez bonne stratégie pour gouverner contre le peuple.


"le peuple", en politique, ça n'existe pas. Il n'y a que gens défendant leurs intérêts (aux détriments de ceux des autres souvent).

n°24530861
_M@DCOW_
Posté le 09-11-2010 à 11:05:22  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :


 
Elites VS Travailleurs : jamais.
Riche Vs Pauvre : Bah la lutte des classes existent. C'est pas le Parti de Gauche qui la créé. Il l'observe, tout simplement.
 
Et les banquiers sont un peu responsable de la crise que nous subissons....


 
Juste un peu alors... ;)
 
http://www.agoravox.fr/actualites/ [...] gate-83164
 
A confondre virtuel et billets vert voilà ce qui arrive.

n°24531001
divak
Posté le 09-11-2010 à 11:14:26  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :


 
Elites VS Travailleurs : jamais.
Riche Vs Pauvre : Bah la lutte des classes existent. C'est pas le Parti de Gauche qui la créé. Il l'observe, tout simplement.
 
Et les banquiers sont un peu responsable de la crise que nous subissons....


 
Pourquoi ca serait une lutte? les classes peuvent bien cohabiter sans necessairement lutter. C est l ideologie de gauche qui suppose qu'elles doivent s'opposer entre elles.
 
Pour les banquiers, relis le deroulement de la crise depuis Juin 2007 au lieu de dire n'importe quoi. Je vois que les journalistes et politiques t'ont bien manipule... :pt1cable:


---------------
"Si vous devez cent dollars à la banque, c'est votre problème. Si vous devez cent millions de dollars à la banque, c'est le problème de la banque."
n°24531109
_M@DCOW_
Posté le 09-11-2010 à 11:22:29  profilanswer
 

divak a écrit :


 
Pourquoi ca serait une lutte? les classes peuvent bien cohabiter sans necessairement lutter. C est l ideologie de gauche qui suppose qu'elles doivent s'opposer entre elles.
 
Pour les banquiers, relis le deroulement de la crise depuis Juin 2007 au lieu de dire n'importe quoi. Je vois que les journalistes et politiques t'ont bien manipule... :pt1cable:


 
Parce que l'être humain à un problème avec les différences peut être ?
 
Moi je dis ça je dis rien....

n°24531368
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 09-11-2010 à 11:41:46  profilanswer
 

divak a écrit :

Pourquoi ca serait une lutte? les classes peuvent bien cohabiter sans necessairement lutter.


 
Comme l'a dit Zad, il y a des groupes de personnes qui défendent leurs intérêts. Les riches, les rentiers et ceux qui possèdent des outils de production défendent leurs intérêts (MEDEF, lobbying auprès de nos députés etc.)
 
Les travailleurs doivent donc eux aussi se regrouper pour défendre leurs intérêts.
 

Citation :

C est l ideologie de gauche qui suppose qu'elles doivent s'opposer entre elles.


 
Pas vraiment non. L'idéologie de droite aussi.

Citation :


Pour les banquiers, relis le deroulement de la crise depuis Juin 2007 au lieu de dire n'importe quoi. Je vois que les journalistes et politiques t'ont bien manipule... :pt1cable:


 
Les banquiers n'y sont pour rien avec la spéculation à outrance, les subprimes et compagnie ? C'est quand même eux qui inventent tous ces trucs...


---------------
Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
n°24531440
_M@DCOW_
Posté le 09-11-2010 à 11:47:11  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :


 
Comme l'a dit Zad, il y a des groupes de personnes qui défendent leurs intérêts. Les riches, les rentiers et ceux qui possèdent des outils de production défendent leurs intérêts (MEDEF, lobbying auprès de nos députés etc.)
 
Les travailleurs doivent donc eux aussi se regrouper pour défendre leurs intérêts.
 

Citation :

C est l ideologie de gauche qui suppose qu'elles doivent s'opposer entre elles.


 
Pas vraiment non. L'idéologie de droite aussi.

Citation :


Pour les banquiers, relis le deroulement de la crise depuis Juin 2007 au lieu de dire n'importe quoi. Je vois que les journalistes et politiques t'ont bien manipule... :pt1cable:


 
Les banquiers n'y sont pour rien avec la spéculation à outrance, les subprimes et compagnie ? C'est quand même eux qui inventent tous ces trucs...


 
D'où mon lien.

n°24531632
titides
┼ DΣA┼H ┼
Posté le 09-11-2010 à 12:02:19  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :

Les banquiers n'y sont pour rien avec la spéculation à outrance, les subprimes et compagnie ?  
C'est quand même eux qui inventent tous ces trucs...


Et surtout que c'est le monde de la finance qui est à l'origine de cette crise ...

n°24531734
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 09-11-2010 à 12:11:13  profilanswer
 

titides a écrit :

Et surtout que c'est le monde de la finance qui est à l'origine de cette crise ...


 
Ah non non, divak dit que non. Cela doit venir des plombiers et des boulangers  :lol:  


---------------
Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
n°24531778
Betcour
Building better worlds
Posté le 09-11-2010 à 12:16:06  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :

Elites VS Travailleurs : jamais.


Mais si souviens toi : les journalistes qui osent demander aux types qui saccagent des préfectures si vraiment c'était bien justifié
Les élites qui se réunissent dans des clubs privés.
Faut que je te ressorte les vidéos de ton Leader Maximo ?
 

Citation :

Riche Vs Pauvre : Bah la lutte des classes existent. C'est pas le Parti de Gauche qui la créé. Il l'observe, tout simplement.


Ouais voilà, comme fonctionnaires vs privés, salariés vs retraités : ces luttes existent, on se contente de les observer, tout simplement.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
mood
Publicité
Posté le   profilanswer
 

 Page :   1  2  3  4  5  ..  88  89  90  ..  108  109  110  111  112  113

Aller à :
Ajouter une réponse
 

Sujets relatifs
[TOPIC UNIQUE] World War Zreforme des retraites et départ a 60 ans
• Sécurité sociale & Complémentaires/Mutuelles • Besoin d'vos retours![Topic Unique] FLY - Le topic des pauvres du design
[Topic unique] La polygamie[sujet unique] bon vivant
[Topic unique] Les Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec 
Plus de sujets relatifs à : [Topic Unique] Financement du système des retraites par répartition


Copyright © 1997-2025 Groupe LDLC (Signaler un contenu illicite / Données personnelles)