Serpico7 Net______________________worK | Ernestor a écrit :
Et oui, Serpico, on a a pas encore inventé de brouillage pour empêcher les ondes de traverser les océans. Nan mais là Et tu veux des preuves de quoi ? Le classement de RSF ? Tu vas le foutre à la poubelle direct. Quand bien même Cuba est au fond du fond du classement pour eux, tu le jetteras par principe.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cuba
Citation :
En 2007, le pays est classé 165e sur 169 par Reporters sans frontières pour le peu de liberté qu'il y est laissé à la presse[39], mais l'objectivité de cette organisation est contestée par certains comme Rony Brauman[40]. Cependant, d'autres organisations font le même constat que RSF : en 2008, Cuba est ainsi le second pays au monde avec le plus de journalistes emprisonnés selon le Comité pour la protection des journalistes (basé à New York, États-Unis), qui fait du pays le 4e pire pays pour le traitement des blogueurs[41]. Guillermo Fariñas a fait une grève de la faim de sept mois contre la censure de l'Internet. Amnesty International écrit pour sa part que tous les médias sont aux mains du pouvoir et que cela rend impossible toute expression d'une voix dissidente[42].
|
Et viens pas me balancer que Wikipedia c'est pas fiable vu que tu te permets de citer Wikipedia pour critiquer Menard.
Mais bon, tant que les ondes radios de Miami passent ...
|
Menard a admis lui meme etre financé CIA....Cuba est en guerre, tu as lu ce que les USA leur préparent et ce qu'il leur faut traverser pour etre considérés comme démocratie ?
http://2005-2009.cafc.gov/rpt/2006/68097.htm
http://viktor.dedaj.perso.neuf.fr/spip.php?article483
http://viktor.dedaj.perso.neuf.fr/spip.php?article850
Allez tiens, une source, deux sources, trente sources dont le courrier et les sources américaines elle meme (à trouver dans les articles) sauf premier lien pour vérifier les textes de la commission :
Citation :
RSF qualifie les accusations des autorités d’« absurde[s] » et prétend faire croire à l’opinion publique que les « vingt-quatre journalistes cubains emprisonnés » ne doivent leur situation qu’au caractère hétérodoxe de leur pensée et en aucun cas au fait qu’ils aient violé la loi en acceptant d’être stipendiés par les Etats-Unis. C’est ce qu’affirme la justice cubaine. Les sceptiques pourraient remettre en cause l’impartialité du système judiciaire cubain. Soit. Il existe cependant une source qui corrobore cette réalité et qui est au-dessus de tout soupçon. En effet, les documents officiels du gouvernement de Washington confirment que les Etats-Unis recrutent, orientent et financent des individus à Cuba pour promouvoir leur politique étrangère à l’égard du régime révolutionnaire.
Tout d’abord, dès le triomphe de la Révolution cubaine en 1959, les Etats-Unis ont mis en place une politique destinée à la fabrication d’une opposition à Cuba. Par exemple, lors d’une réunion du Conseil de sécurité nationale tenue le 14 janvier 1960, le sous-secrétaire Livingston Merchant déclara : « Notre objectif est d’ajuster toutes nos actions de manière à accélérer le développement d’une opposition à Cuba […] ». De son côté, le secrétaire adjoint pour les Affaires interaméricaines, Roy Rubottom, a affirmé que « le programme approuvé [destiné à renverser le gouvernement cubain] nous a autorisé à apporter notre aide à des éléments qui s’opposaient au gouvernement de Castro à Cuba, pour faire croire que sa chute était le résultat de ses propres erreurs (4) ».
De la même manière, le 19 juin 1963, Kennedy a approuvé le « Plan intégré d’action couverte » qui prétendait « maintenir toutes les pressions possibles sur Cuba, et créer et exploiter des situations à Cuba, calculées pour stimuler des éléments dissidents du régime […] afin de réaliser un coup d’Etat (5) ».
Cette politique est actuellement toujours en vigueur, à une différence près : ce qui constituait une politique clandestine et secrète dans les années soixante est devenue une politique publique à partir de 1992.
Votée en 1992 par le Congrès étasunien, la loi Torricelli dispose également d’un volet interventionniste et subversif. Par exemple, la section 1705 stipule que « les Etats-Unis fourniront une assistance, à des organisations non gouvernementales appropriées, pour soutenir des individus et des organisations qui promeuvent un changement démocratique non violent à Cuba (6) ».
Adoptée par l’administration Clinton en 1996, la loi Helms-Burton prévoit également de fédérer, renforcer et financer une opposition interne à Cuba. La section 109 est très claire : « Le Président [des Etats-Unis] est autorisé à fournir une assistance et offrir tout type de soutien à des individus et des organisations non gouvernementales indépendantes pour soutenir des efforts en vue de construire la démocratie à Cuba (7) ».
Le 6 mai 2004, le Président Bush a rendu public un impressionnant rapport de 454 pages intitulé « Commission for Assistance to a Free Cuba » (Commission de soutien à une Cuba libre). Ce rapport prévoit la mise en place d’un « solide programme de soutien favorisant la société civile cubaine ». Parmi les mesures préconisées, un financement à hauteur de 36 millions de dollars est destiné au « soutien de l’opposition démocratique et au renforcement de la société civile émergeante (8) ».
Le 3 mars 2005, Roger Noriega, alors secrétaire assistant pour les Affaires de l’hémisphère occidental de l’administration Bush, a signalé que 14,4 millions de dollars avaient été ajoutés au budget de 36 millions de dollars prévu dans le rapport de 2004. Noriega a même poussé la sincérité jusqu’à dévoiler l’identité de certaines personnes travaillant à l’élaboration de la politique étrangère étasunienne contre Cuba. Il a évoqué les noms de Martha Beatriz Roque, des Dames en blanc et d’Oswaldo Payá (9).
Le 10 juillet 2006, le président Bush a approuvé le nouveau rapport de 93 pages. Le but affiché est clair : rompre l’actuel ordre constitutionnel en vigueur à Cuba. La première mesure adoptée préconise un financement accru des groupes de « dissidents ». Aux 36 millions de dollars prévus dans le premier rapport de 2004 et aux 14,4 millions de dollars additionnels de mars 2005 s’ajoute une nouvelle somme de 31 millions de dollars. Le plan de Bush cite également les personnes chargées de fédérer les forces subversives : Martha Beatriz Roque, Oswaldo Payá, Guillermo Fariñas et les Dames en blanc, entre autres (10).
L’administration Bush a également alloué 24 millions de dollars additionnels à Radio et TV Martí, deux médias propagandistes étasuniens uniquement destinés à promouvoir un « changement de régime », afin d’amplifier les transmissions de programmes subversifs vers Cuba, en violation de la législation internationale qui interdit de violer l’espace hertzien national. Les membres de la « dissidence » cubaine recevront une partie de cette somme pour acquérir et distribuer des équipements radiophoniques et télévisuels permettant de capter les programmes émis depuis les Etats-Unis. Le plan prévoit également « d’entraîner et d’équiper des journalistes indépendants de la presse écrite, radiophonique et télévisuelle à Cuba (11) ».
Ainsi, les documents officiels étasuniens confirment l’existence d’une politique de subversion et contredisent de manière indiscutable les affirmations de RSF. Par ailleurs, l’organisation parisienne n’hésite aucunement à transformer des délinquants en journalistes pourvu que ces derniers – qui n’avaient jamais eu d’activité journalistique avant d’intégrer le juteux commerce de la dissidence, à deux exceptions près – écrivent quelques lignes acerbes contre le gouvernement de La Havane.
Mais RSF, dont l’agenda est clairement politique, n’en est pas à une contrevérité près. Dans son communiqué, elle déclare que « la population s’apprête à désigner, à défaut d’élire, le 20 janvier 2008, ses représentants à l’Assemblée nationale et au sein des assemblées provinciales », et ajoute que « le scrutin […] ne saurait, à cet égard, faire illusion. Le pluralisme politique n’est pas à l’ordre du jour et les Cubains n’ont d’autres candidats à ‘élire’ que les 614 représentants, déjà désignés, du Parti communiste cubain, le seul autorisé (12) ».
Le problème est que la législation cubaine interdit formellement au Parti communiste de désigner des candidats. « Aucun parti n’a le droit de présenter des candidats. La postulation des candidats est directement effectuée par les électeurs eux-mêmes lors d’assemblées publiques. Le Parti communiste n’est pas une organisation électorale, et par conséquent, il ne peut ni se présenter aux élections ni désigner des candidats (13) ». D’ailleurs, plus de la moitié des parlementaires qui ont été élus ne sont pas membres du Parti communiste (14). Dans quel but alors RSF occulte-t-elle cette réalité si ce n’est que pour induire l’opinion publique en erreur et poursuivre sa campagne de diabolisation de Cuba ?
L’organisation de Robert Ménard évoque également « l’état de santé […] des représentants de la presse dissidente emprisonnés à Cuba » dont certains seraient « très gravement malades ». RSF affirme qu’« aucune nourriture ni aucun soin adaptés ne [leur] sont prodigués en cellule (15) ». L’entité de « défense de la liberté de la presse » n’a point peur du ridicule. En effet, comment un détenu privé d’une alimentation adéquate et d’une attention médicale peut-il survivre en prison ? RSF peut-elle citer le nom d’un seul individu décédé en prison à Cuba pour manque de soins ou défaut d’alimentation ?
Pour quelles raisons RSF souffre-t-elle d’une obsession singulière à l’égard de Cuba ? Est-ce réellement à cause de la situation de la presse ? A l’évidence non car le cas échéant ses priorités seraient l’Irak où 47 journalistes ont été assassinés en 2007, la Somalie où 8 journalistes ont perdu la vie, le Pakistan où 6 journalistes ont péri, le Sri Lanka où trois journalistes ont été exécutés, l’Afghanistan, l’Erythrée, les Philippines, le Népal ou le Mexique où plusieurs journalistes ont également été assassinés, mais en aucun cas Cuba (16).
La réponse se trouve dans le financement de RSF. En effet, l’organisation est stipendiée par l’organisation d’extrême droite Center for a Free Cuba (17) dont le directeur Franck Calzón est l’ancien dirigeant de la Fondation nationale cubano-américane (FNCA), une organisation terroriste responsable de nombreux attentats contre Cuba (18). RSF est également financée par l’officine écran de la CIA qu’est la National Endowment for Democracy, dont le but est de promouvoir l’agenda politique de la Maison-Blanche (19).
L’écrivain et journaliste français Maxime Vivas vient de publier un ouvrage révélateur sur « la face cachée de Reporters sans frontières » dans lequel il dénonce « les fréquentations douteuses, les financements honteux, les hargnes sélectives […], les mensonges réitérés de Reporters sans frontières, le tout au service d’une cause sans rapport avec les objectifs affichés ». Ce livre, d’une rigueur factuelle remarquable, dévoile au grand jour le double jeu de Robert Ménard et révèle enfin le vrai visage de l’organisation parisienne au service des puissants de ce monde (20).
|
Citation :
PAR RICARDO ALARCON DE QUESADA
LE 20 mai 2004, George W. Bush annonçait à grands renforts de tambours et de trompettes son Plan pour l’annexion de Cuba. L’interminable pamphlet (plus de 450 pages) soulevait une vague de critiques de toutes origines.
Et avant tout du peuple cubain, menacé d’extermination et de liquidation de la nation. Comme le signalent les auteurs du Plan sans mâcher leurs mots, Cuba disparaîtrait simplement de la carte, cesserait d’exister. Voyons rapidement ce qui se passerait en cas d’application du plan approuvé par Bush :
- Restitution à tous les anciens propriétaires de tous les biens, y compris les immeubles d’habitation dont des millions de familles seraient délogées, en moins d’un an, sous le contrôle du gouvernement nord-américain représenté par une Commission du gouvernement des Etats-Unis pour la restitution des propriétés.
- Privatisation complète de tous les secteurs économiques, y compris l’éducation et la santé publique ; toutes les coopératives seraient dissoutes et les latifundia restaurés ; la sécurité sociale serait éliminée et avec elle toutes les pensions et les retraites ; un programme spécial d’ouvrages publics serait ouvert à l’intention des vieux qui y travailleraient jusqu’à épuisement. Les règles du néolibéralisme le plus crû seraient appliquées dans toute leur rigueur et tout cela serait confié à un autre appareil gouvernemental yankee : le Comité permanent du gouvernement des Etats-Unis pour la reconstruction économique.
- Comme la mise en oeuvre de ce qui précède se heurterait à la résistance tenace et invincible du peuple (« ce ne sera pas facile », a reconnu Bush dans le document en question), la répression massive et généralisée serait prioritaire : contre tous les militants du Parti, contre tous les membres des organisations sociales et de masse, et aussi contre « d’autres sympathisants du gouvernement », selon le texte qui avertit (était-ce bien nécessaire ?) que « la liste (des victimes de la répression) sera longue ». Le gouvernement des Etats-Unis s’en chargerait lui-même, avec un appareil répressif « organisé et dirigé par le Département d’Etat ».
- La direction de ce programme est aux mains d’un bureaucrate désigné par Bush sous le titre pompeux de « Coordinateur pour la transition et la reconstruction de Cuba », une sorte de Gouverneur général nouvelle version, un peu à la manière du général Leonard Wood au début du siècle dernier. Il aurait les mêmes fonctions, et d’ailleurs le même titre, que celles de Brenner dans l’Irak envahi et ravagé. Dans le cas de Cuba le coordinateur est déjà désigné : il s’agit d’un certain Caleb McCarry, qui est allé faire une tournée en Europe en quête de honteuses complicités. Sa désignation anticipée a été présentée par Bush comme la preuve que son plan contre Cuba et les Cubains n’est pas une plaisanterie et ne sera pas rangé aux oubliettes.
- Le Plan Bush inclut aussi des mesures spécifiques contre les Cubano-Américains, dont les liens avec leurs familles à Cuba ont été sévèrement malmenés : le permis régulier de visite a été éliminé, ils ne pourront se rendre à Cuba qu’une fois tous les trois ans à condition d’obtenir un permis spécial concédé en vertu de la redéfinition cruelle et arbitraire du concept de famille, dont ne font plus partie les oncles, tantes, cousins et autres parents.
Pour atteindre son objectif, le gouvernement nord-américain intensifierait ses actions tendant à mettre fin à la Révolution cubaine selon trois lignes fondamentales : un blocus économique de plus en plus rigoureux, l’augmentation du financement et du soutien matériel aux groupuscules mercenaires internes et une campagne de propagande et de désinformation de plus en plus effrénée.
Chacun sait que cet entêtement à renverser le gouvernement d’un autre pays, à en modifier le régime politique, économique et social et à le soumettre à sa domination constitue une violation scandaleuse de la légalité internationale et ne peut naître que d’une mentalité fasciste.
Le caractère illégal et agressif du Plan Bush et sa démesure qui frise le délire sont si évidents qu’ils ont suscité les critiques ouvertes d’entités et d’individus qui sont des adversaires de la Révolution cubaine et des défenseurs des politiques et des intérêts impérialistes. Ainsi, certains membres dudit Dialogue interaméricain, dont des ennemis déclarés de Cuba, ont publié une lettre ouverte pour condamner ce plan dans lequel ils voient un appel à la guerre et à la violence. Le document a été qualifié de « terrifiant » ; c’est, a-t-on dit, « ce qui s’est fait de plus explosif dans les relations entre les Etats-Unis et l’Amérique latine au cours des cinquante dernières années ».
Bush a atteint le rêve de tout politique nord-américain : constituer un front très large regroupant la gauche et la droite. Sauf que ce front est ligué contre lui et son plan démoniaque.
Mais il avait un atout dans sa manche. La presse, les fameux médias qui l’accompagnèrent en mai 2004 et se firent l’écho de son show publicitaire, surent observer un silence hermétique et discipliné pendant le reste de l’année et au-delà. Ce qu’il y avait de « plus explosif » en cinquante ans échappa tout bonnement à l’attention des « professionnels de l’information ». Le sujet cessa d’exister. Et ce, pendant un an et demi. Jusqu’en décembre 2005.
Tout à coup, sans raison d’être apparente, quand tout le monde avait rangé l’affaire aux oubliettes, on annonçait à Washington qu’un nouveau Rapport sur Cuba allait sortir en mai 2006.
Les spéculations se multiplièrent. Il y en eut même, parmi les politiques et académiciens de droite qui avaient critiqué les horreurs simplistes de Bush, pour s’imaginer qu’il allait rectifier le tir.
Arrive le 20 mai 2006. Dans les médias, on s’agite, on se pose des questions, mais rien¼ Rien n’arrive, ni ce jour-là ni dans les semaines suivantes. Les porte-parole répondent de manière évasive aux questions des journalistes. Et encore une fois, l’affaire sombre dans l’oubli.
Troisième semaine de juin. Curieusement, presque incognito, le Rapport fait irruption sur le site Internet du Département d’Etat avec la date du 06/20/2006.
Pourtant, à cette date personne ne l’avait vu. Une semaine s’écoule encore pendant laquelle porte-parole et journalistes observent un silence total. Jusqu’à ce que des quotidiens de Miami et certaines agences de presse « découvrent » ce qu’ils décident d’appeler le « brouillon ». Curieusement, tout le monde l’a trouvé au même moment.
Mais pas n’importe quand : au début du « pont » férié le plus long des Etats-Unis, qui s’étend jusqu’au 4 Juillet. Sans doute avec l’espoir que l’information disparaîtra sous les feux d’artifices, la rhétorique des grands discours patriotards et les ventes spéciales des grandes surfaces qui accompagnent aux Etats-Unis la célébration du Jour de l’Indépendance.
Le texte aujourd’hui publié ne s’écarte pas d’un millimètre du Plan Bush. Tout au contraire. Il commence par préciser qu’il confirme, ratifie, se félicite des prétendus succès de son application et, sur cette « base solide », annonce des « mesures complémentaires » pour « accélérer » la chute de la Révolution cubaine.
Ces mesures méritent d’ailleurs d’être analysées et je me propose de le faire ultérieurement.
Mais il y a quelque chose d’absolument insolite qui doit être dénoncé avec force et de toute urgence.
Avant d’exposer les « mesures complémentaires », ainsi rendues publiques, le Rapport signale qu’il en existe d’autres, figurant dans un Annexe qui demeure secret pour « des raisons de sécurité nationale » et pour assurer « leur mise en oeuvre effective ».
Après avoir révélé tout ce qui a été révélé -des dizaines de millions de dollars de plus pour les mercenaires, de nouvelles restrictions économiques et des actions illégales contre le commerce international et la souveraineté de Cuba et d’autres nations, des mesures supplémentaires de répression à l’encontre de Cubains et de citoyens d’autres pays—, après avoir rendu public il y a deux ans un Plan qui décrit minutieusement la recolonisation de Cuba, après tout cela, que reste-t-il à cacher ? Que peut-il y avoir de « top-secret » ? Que faut-il encore dissimuler au nom de « la sécurité nationale et la mise en oeuvre effective » ?
Davantage d’attaques terroristes ? De nouvelles tentatives d’assassinat contre la personne de Fidel ? Une agression militaire ? De la part de Bush et de ses acolytes, tout est possible
http://www.granma.cu/frances/2006/ [...] 8plan.html
en complément :
COURRIER INTERNATIONAL
CUBA : Bush a un plan pour l’après-Castro
Une commission chargée de la politique américaine à Cuba recommande au président Bush un plan d’action dont l’objectif est de soutenir un éventuel gouvernement transitoire sur l’île. A Washington, les faucons se font peur en évoquant un "axe Venezuela-Cuba".
"Le gouvernement américain devra être prêt bien à l’avance pour fournir une assistance à un éventuel gouvernement transitoire cubain." Dans un rapport qui devrait être rendu public cette semaine, la Commission pour l’assistance à une Cuba libre, instaurée par George W. Bush en 2003, énonce un ensemble de recommandations à l’administration américaine pour préparer l’après-Castro à Cuba. L’un des principaux points de ce programme est l’octroi de 80 millions de dollars d’aides en faveur d’un gouvernement transitoire après la mort du leader communiste cubain. Il s’agit du deuxième rapport de cette commission, coprésidée par la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice et le secrétaire au Commerce Carlos Gutierrez.
Dans un article de synthèse, Adelante Digital [ http://www.adelante.cu/noticias/26 [...] a.Cuba.php ] revient sur "le plan de Bush" pour Cuba. Il est en fait question du premier rapport, daté du 6 mai 2004, de la même commission. L’hebdomadaire castriste dénonce avant tout l’embargo imposé à Cuba par les Etats-Unis, une politique qualifiée d’"indigne". Adelante Digital s’attache à démontrer que "la Maison-Blanche veut diriger la reconquête de l’île" en visant "l’élimination de la nation cubaine et une nouvelle prise du pouvoir sur l’île".
Le Miami Herald [ http://www.miami.com/mld/elnuevo/14934060.htm ] souligne qu’"à la différence du rapport de 2004, l’actuelle série de recommandations comprend une annexe classifiée ’pour raisons de sécurité nationale et par souci d’efficacité’". Et le président du Parlement cubain, Ricardo Alarcón, de réagir : "Le plus important est qu’il existe un plan secret pour renverser un gouvernement étranger", rapporte The Independent de Londres [ http://news.independent.co.uk/worl [...] 155228.ece ].
De son côté, le grand journal de Floride détaille la ventilation des 80 millions de dollars d’aides. "Le projet recommande d’utiliser 31 millions de dollars pour soutenir ’la société civile sur l’île’ ; 10 millions pour financer les échanges académiques et un nouveau programme de bourses pour que les Cubains puissent étudier à l’étranger ; 24 millions pour mettre fin ’au blocus de l’information’ du gouvernement castriste, en finançant la diffusion de programmes anticastristes par satellite et en installant des équipements permettant la réception d’émissions internationales ; et 15 millions de dollars pour soutenir les efforts internationaux en faveur de l’opposition cubaine et préparer une transition démocratique après Castro." Outre ces 80 millions de dollars étalés sur deux ans, le plan prévoit ensuite une aide annuelle de 20 millions de dollars pour des programmes en faveur de la démocratie.
"Dans quelle mesure les Etats-Unis pourront-ils espérer influencer les événements ? La question reste ouverte étant donné les efforts déployés pendant les quatre dernières décennies pour isoler et punir les dirigeants cubains", commente The Independent. Pour sa part, Fidel Castro a déjà démontré son intention de choisir son frère Raúl comme successeur.
D’après Larry Birns, directeur du Conseil des affaires interaméricaines à Washington, "les recommandations de la commission arrivent au moment où la puissance des Etats-Unis s’affaiblit dans la région. L’arrivée au pouvoir de Hugo Chávez au Venezuela et d’Evo Morales en Bolivie aurait apporté deux alliés importants à Castro", rapporte le quotidien britannique The Guardian [ http://www.guardian.co.uk/cuba/sto [...] 97,00.html ]. "Les Etats-Unis sont isolés en Amérique latine aujourd’hui. Cuba n’est plus marginalisée."
Selon le Miami Herald, la Commission "recommande un grand effort diplomatique pour contrer "l’axe Venezuela-Cuba" et identifie le président vénézuélien Hugo Chávez comme le personnage central dont la richesse pétrolière pourrait rendre possible la prolongation d’un régime communiste après la mort de Castro.
http://www.courrierinternational.c [...] j_id=64291
|
|