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Auteur Sujet :

Cuba, de la révolution au 21 ème siècle

n°20926540
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 17-12-2009 à 19:52:33  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

240-185 a écrit :


 
Et question à 10.000 $, si Cuba c'est pas si terrible que ça, pourquoi des cubains tentent par tous les moyens de regagner la Floride avoisinante ?


C'est une question tout à fait con. Les USA, le pays le plus riche du monde, attire, que tu vives dans une dictature ou ailleur. Combien d'européens ont encore le rêve américain en eux? C'est non négligeable.


---------------
it is difficult to get a man to understand something when his salary depends on his not understanding it   -   La lecture est un stratagème qui dispense de réfléchir   -   Et les Shadocks pompaient, pompaient...
mood
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Posté le 17-12-2009 à 19:52:33  profilanswer
 

n°20927010
pompono
بسم الله الرحمن الرحيم
Posté le 17-12-2009 à 20:44:12  profilanswer
 

Artus_is_back a écrit :


Mépris de classe ? Mais c'est du caca que tu as entre les oreilles, rien à voir avec un quelconque système de classe ! L'ignorance n'est pas une excuse. Que tu n'aies pas un rond ou que tu sois richissime ne compte pas : si tu ne sais pas de quoi tu parles, évite de défendre des dictatures et de les ériger en exemples. Pauvre mec.


 
Déjà tu va te calmer sur les attaques personnels.  
Je connais le régime de Cuba, je connais l'histoire de Cuba, je connais l'impérialisme américain.  
Tu à besoin d'aller en Irak pour savoir que les Etats Unis ont pillé ce pays ? Tu à besoin d'avoir été sur place pour savoir que la France de Vichy, c'était l'horreur ?  
 
Quand tu voyage, dans tes bagages, tu prend : ton enfance, ton passé, ta classe sociale, ta religion, ta vision du monde, ton point de vue politique, ta lecture de l'histoire.  
Et tout ce que tu va voir va passer par le filtre déformant ou formant de ce que j'ai cité précédemment.  
 
Prétendre que parceque tu à traversé Cuba pendant 1 mois, tu peux parler de l'impérialisme américain, du capitalisme et du socialisme, juger un modèle économique et social sur ce qu'on à vu, et donner des leçons aux autres, c'est de la folie.  
 


---------------
"Un pauvre n’a faim qu’à cause du superflu qui fait la jouissance d’un riche » Imam Ali
n°20927026
pompono
بسم الله الرحمن الرحيم
Posté le 17-12-2009 à 20:45:42  profilanswer
 


 
Si je connais l'Amérique du Sud par contre et si mon voyage, limité par ma perceptions des choses, à été instructif sur d'autre plan, je n'ai rien vu de la globalité, j'ai bien plus appris sur elle en revenant et en lisant.
 
Dire que l'histoire et ce qu'on connait, c'est ce qu'on à vu et ressenti personnellement, c'est nié toute l'histoire de l'humanité.


Message édité par pompono le 17-12-2009 à 20:48:39

---------------
"Un pauvre n’a faim qu’à cause du superflu qui fait la jouissance d’un riche » Imam Ali
n°20927075
Artus_is_b​ack
Posté le 17-12-2009 à 20:51:43  profilanswer
 

pompono a écrit :

Déjà tu va te calmer sur les attaques personnels.  
Je connais le régime de Cuba, je connais l'histoire de Cuba, je connais l'impérialisme américain.  
Tu à besoin d'aller en Irak pour savoir que les Etats Unis ont pillé ce pays ? Tu à besoin d'avoir été sur place pour savoir que la France de Vichy, c'était l'horreur ?  
 
Quand tu voyage, dans tes bagages, tu prend : ton enfance, ton passé, ta classe sociale, ta religion, ta vision du monde, ton point de vue politique, ta lecture de l'histoire.  
Et tout ce que tu va voir va passer par le filtre déformant ou formant de ce que j'ai cité précédemment.  
 
Prétendre que parceque tu à traversé Cuba pendant 1 mois, tu peux parler de l'impérialisme américain, du capitalisme et du socialisme, juger un modèle économique et social sur ce qu'on à vu, et donner des leçons aux autres, c'est de la folie.


Du vent. Même avec le recul de l'Histoire, les témoignages sont essentiels. Alors quand les faits sont contemporains, on va voir et se rendre compte avant de défendre des dictatures. T'es un pauvre mec, je confirme. Et pour les attaques persos, t'as comme une charpente coincée sous les cils. Défendre Castro est aujourd'hui inacceptable et inexcusable. Nul ne peut dire qu'on ignore ce qui se passe là-bas. Si t'es pas capable d'aller voir, et pas même capable de lire ce qu'en racontent ceux qui connaissent, aie au moins la décence de te taire.

Message cité 1 fois
Message édité par Artus_is_back le 17-12-2009 à 20:55:05
n°20927095
pompono
بسم الله الرحمن الرحيم
Posté le 17-12-2009 à 20:53:56  profilanswer
 

Artus_is_back a écrit :


Du vent. Même avec le recul de l'Histoire, les témoignages sont essentiels. Alors quand les faits sont contemporains, on va voir et se rendre compte avant de défendre des dictatures. T'es un pauvre mec, je confirme. Et pour les attaques persos, t'as comme une charpente coincée entre sous les cils. Défendre Castro est aujourd'hui inacceptable et inexcusable. Nul ne peut dire qu'on ignore ce qui se passe là-bas. Si t'es pas capable d'aller voir, et pas même capable de lire ce qu'en racontent ceux qui connaissent, aie au moins la décence de te taire.


 
Après le débat d'idée, la tentation totalitaire.
 
On est censé avoir accès à la liberté d'expressions non ? Je soutient l'idée que je veux et je ne me cache derrière personne pour le faire, n'en déplaise au globe-trotter fortuné du monde entier...
 
Je peux te trouver pour absolument tous les régimes qui ont existé, et du monde, des témoignages qui disent tout et son contraire.  
 
La clef de l'histoire, c'est pas le témoignage, c'est l'analyse ! Tu peux absolument pas juger un fait dans l'instant sans sa trajectoire.
Quand je vois ce genre de raisonnement, je me dis que le totalitarisme et le maniement de l'histoire ont de beau jours devant eux.  :sweat:  
 
Tu à déjà ouvert un livre d'histoire ? Est-ce que les pages sont remplis d'interview ?
 
 
Edit : Tiens, va te faire quelque frayeurs : http://www.lesamisdecuba.com/ ;)

Message cité 1 fois
Message édité par pompono le 17-12-2009 à 20:58:13

---------------
"Un pauvre n’a faim qu’à cause du superflu qui fait la jouissance d’un riche » Imam Ali
n°20927129
Artus_is_b​ack
Posté le 17-12-2009 à 20:57:47  profilanswer
 

pompono a écrit :


 
Après le débat d'idée, la tentation totalitaire.
 
On est censé avoir accès à la liberté d'expressions non ? Je soutient l'idée que je veux et je ne me cache derrière personne pour le faire, n'en déplaise au globe-trotter fortuné du monde entier...
 
Je peux te trouver pour absolument tous les régimes qui ont existé, et du monde, des témoignages qui disent tout et son contraire.  
 
La clef de l'histoire, c'est pas le témoignage, c'est l'analyse ! Tu à déjà ouvert un livre d'histoire ? Est-ce que les pages sont remplis d'interview ?


Je suis diplômé d'Histoire contemporaine. [:itm]
 
Et je connais Cuba. Contrairement à toi, castriste idolâtre et idéologue de salon.

n°20927140
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 17-12-2009 à 20:59:04  profilanswer
 

240-185 a écrit :


Et question à 10.000 $, si Cuba c'est pas si terrible que ça, pourquoi des cubains tentent par tous les moyens de regagner la Floride avoisinante ?


 
enfin que ca soit une horreur à Cuba c'est une certitude que personne ne discute, mais que les choses ne soient pas brillantes pour une bonne partie de la population américaine c'est aussi le cas.


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°20927143
pompono
بسم الله الرحمن الرحيم
Posté le 17-12-2009 à 20:59:24  profilanswer
 

Artus_is_back a écrit :


Je suis diplômé d'Histoire contemporaine. [:itm]
 
Et je connais Cuba. Contrairement à toi, castriste idolâtre et idéologue de salon.


 
 
Comme quoi les diplômes ne valent rien et on peut passer X année de fac à entendre, digérer et répéter.  
 
Je vois pas comment on peut prétendre aimer ou connaitre l'histoire, avec un tel raisonnement.
 
Continue avec les insultes, ça va bien avec ton idéologie.


---------------
"Un pauvre n’a faim qu’à cause du superflu qui fait la jouissance d’un riche » Imam Ali
n°20927144
Artus_is_b​ack
Posté le 17-12-2009 à 20:59:25  profilanswer
 

Je le remets ici parce que je pense que tu as oublié de LIRE.
 

pompono a écrit :

Je veux le même post de Arthus_is_back sur son voyage.


Tu veux un extrait ? Trop paresseux d'aller là-bas pour te rendre compte ? GastonMachin a bu une bière avec des Cubains, et ensuite il leur a filé des t-shirts, donc Cuba c'est trop cool ? :sarcastic:  
 
Allez, redescends sur Terre. Cuba, c'est ça :
 

Citation :

15 décembre 2008, par Artus
 
Il y a 1000 choses à faire et à voir à La Havane, et je continue aujourd'hui ma visite de la ville. Je traverse d'abord la très touristique et animée rue Obispo, dans le vieux centre, qui offre à peu près tous les services qu’on chercherait longtemps en vain ailleurs : distributeur de billets, restaurants, office de télécommunications, quelques boutiques, et même un ou deux « cyber cafés ».
 
Quand on parle de cyber café à Cuba, il faut replacer la réalité : un cyber café est un grand mot pour désigner un ordinateur généralement installé dans un coin du hall d'un grand hôtel, et qui permet d'accéder à un internet bas débit pour la modique somme de six dollars de l'heure. Ce qui est évidemment prohibitif pour les Cubains.
 
On ne sera pas non plus surpris de constater qu'un certain nombre de sites internet sont inaccessibles à cause du « caractère subversif » de leur contenu. Y compris le site du Monde. Mais là je vous rassure : pas à cause du contenu du journal, mais seulement des fenêtres de publicité en pop-up que le journal persiste à imposer à ses lecteurs.
 
Je m'éloigne un peu du centre, et me dirige droit vers la place de la Révolution, où trône le mémorial Marti. Qui a droit à une sculpture géante à sa gloire. Juste en face, un portrait géant du Che s'étale sur la façade d'un immeuble. Seulement 20 mètres de haut.
 
Le régime cubain s'enorgueillit généralement que pas une rue, pas une école, pas un hôpital, ne porte le nom de Fidel Castro, mais la propagande n'en est pas moins présente à chaque coin de rue, notamment avec ces affichettes célébrant le 50e anniversaire de la Révolution, et qui ornent la devanture de chaque magasin. Ou encore sur les murs. Le triptyque du régime cubain ? « Etudes, travail, fusil. » Bonjour l'ambiance. Partout, des devises patriotiques rappellent l'importance d'être fidèle aux idées de la Révolution.
 
L'ascenseur du mémorial Marti est en panne, ce qui empêche d'accéder au point de vue sur La Havane qui s'offre depuis son sommet. Pas de réparation prévue avant la fin du mois (mais ils ne m'ont pas précisé lequel...).
 
Long chemin retour vers les rues du Centre. Ce qui est sidérant dans ce pays, c'est que j'ai beau chercher et chercher, je ne vois que des habitations, et très peu de magasins. La Havane compte plus de deux millions de personnes, il y a quelque chose qui cloche ! Où sont les magasins de vêtements, d'alimentation, de produits courants, de téléphones portables ? Ici comme en Afrique, tout le monde en a un. Mais en Afrique, les rues étaient remplies de vendeurs. Ici, rien. Où les Cubains s'approvisionnent-ils ? Ce n'est pas le petit espace pour « vendeurs à leur propre compte », ni les quelques marchés alimentaires, qui peuvent y suffire.
 
Arrivée dans le quartier du Centre, derrière le Capitole. Classiquement, un Cubain me demande du feu pour allumer sa cigarette, et engage la conversation. Le meilleur endroit pour apprendre à danser la salsa ? Pas de problème, il m'emmène sur le champ ! Nous nous arrêtons un instant chez lui, et cinq minutes plus tard il revient avec une fille, Keila, 18 ans, officiellement pour m'apprendre à danser. « Et tu peux même coucher avec elle », me dit-il avec un grand clin d'œil.
 
Merci Iguel, mais je cherche un cours de danse à la verticale, pas à l'horizontale. Nous ressortons. En 15 minutes, Iguel m'invite à boire un verre à mes frais, à acheter une boîte de cigares seulement 80 pesos convertibles, et enfin à lui payer un nouveau jean. A me demander de l'argent ou à vouloir que j'en dépense pour lui, Iguel m'a rappelé mon ami Weezy, au Malawi. Temps pour moi de reprendre ma balade en solitaire.
 
Je repasse à côté du Capitole, et trouve enfin au sein de la bibliothèque étudiante le cyber café dont m'avait parlé Pablo : une douzaine d'ordinateurs reliés à internet ! Pour y accéder, il faut de nouveau payer six pesos convertibles de l'heure, par tranches indivisibles d'une heure, et laisser nom, prénom, et numéro de passeport.
 
La nuit tombe tôt à Cuba. Je prends le temps de me changer, de manger un morceau, puis retourne dans le quartier du Vedado (à la cubaine, prononcer « Ve'a'o » , incompréhensible quand les Cubains se parlent entre eux et font subir le même sort à tous les mots). Je rejoins un des lieux repérés hier soir. En ce lundi soir, pas grand monde, et du coup je commence à discuter avec un des serveurs. Qui n'a pas sa langue dans la poche, et pour cause : son père est député du parlement cubain, ce qui procure au fils l'opportunité de s'exprimer sans être inquiété par la police.
 
Et justement, le fiston a des choses à dire. Autour de lui, d'autres Cubains se mêlent à notre conversation, rapportent une anecdote, complètent le tableau. Lequel n'est ni rose, ni gris : il est carrément noir.
 
La liberté d'embauche n'existe pas à Cuba. L'Etat est propriétaire de la plupart des entreprises. Pour avoir un emploi, il faut en passer par les cadres du Parti communiste (rappelons que les autres partis sont interdits). Le responsable a besoin d'un nouveau salarié ? Il fait une demande à son chef, qui transmet à son chef, qui transmet à son tour... puis la réponse redescend. Et on nomme quelqu‘un. Qui, en guise de salaire, recevra l'extraordinaire somme de 10 pesos convertibles, soit environ 240 pesos cubains (10 dollars US).
 
Vit-on à Cuba avec 10 dollars par mois, salaire officiel ? Bien sûr que non. Comment font les Cubains ? Ils volent. Ils volent le Gouvernement, beaucoup. Ils volent les touristes, aussi. Ils reçoivent de l'argent envoyé par les émigrés, encore. La quasi-totalité de l'économie courante est une économie parallèle. Il n'y a pas de magasins ? Parce que les Cubains se fournissent dans les casas, dans les habitations. Ils savent où aller pour trouver les derniers vêtements à la mode, contrefaçons probablement chinoises, qui atterrissent là par la débrouille, érigée en art par un peuple soumis aux restrictions les plus élémentaires en matière d'économie.
 
Revenons sur le vol : voler, ce n'est pas seulement dérober. Au quotidien, c'est surfacturer, c’est fournir un peu moins que ce qui est prévu, c'est récupérer ça et là tout ce qu'il sera possible de revendre ensuite pour son compte, histoire d'arranger un peu l'ordinaire. Facile à observer, pour les touristes, c'est la façon dont les choses se passent au restaurant : voler, c'est ne pas rendre toute la monnaie aux clients. C'est servir un mojito avec deux fois moins d’alcool que prévu, histoire de récupérer une bouteille sur deux. C'est servir des portions réduites, et mettre de côté tous les aliments économisés en les facturant quand même. Evidemment, ceux qui travaillent au contact des touristes dans le secteur des services ont beaucoup plus de chance de s'en sortir. Nul ne s'étonnera de ce qu'à Cuba, les chauffeurs de taxi gagnent beaucoup mieux leur vie que les médecins. Ni de ce qu'Iguel, mon arnaqueur à la petite semaine, avait en fait une formation d'avocat.
 
Extrait de la discussion : « Mais concrètement, tu fais comment pour vivre, avec 10 pesos convertibles par mois ?
 
- Tu ne peux pas. Tu voles. Tu ne peux pas. J’ai 24 ans, je suis papa d’une petite fille de trois ans. Des souliers pour ma fille, des souliers qui font cette taille (il montre la taille avec le pouce et l’index), ça coûte 25 pesos (convertibles). 25 pesos ! Tu ne peux pas vivre. On se débrouille. »
 
La voix du jeune homme vibre de colère contenue. La colère d'un père qui travaille tous les jours pour l’Etat, et qui a du mal à acheter une paire de chaussures à sa petite fille. Deux mois et demi de salaire, en supposant qu'on n'a besoin de rien d’autre. Mais il faut bien payer pour tout. Le logement ? Un loyer est dû à l’Etat. A vie. Officiellement, il ne peut dépasser 10% des revenus. Mais l'Etat cubain encaisse sans vergogne des loyers mensuels de plusieurs dizaines de pesos convertibles. Plusieurs fois ce que le travailleur est payé par l'Etat. L’hypocrisie est une valeur essentielle du système cubain. « Todo es mentira », tout est mensonge.
 
A Cuba, l'homme n'est pas un citoyen. C'est un travailleur. Il est réduit à sa fonction collective, il n'est qu'un maillon. Critiquer, émettre une opinion personnelle, c'est trahir la Révolution. Trahir son pays. Se renier. Le Cubain doit être révolutionnaire, et doit être castriste. Mais dans les faits, tout s'est figé. La Révolution, c'est théoriquement la capacité de tout changer. A Cuba, rien ne change, jamais. Castro a fait la Révolution une fois dans sa vie, et s'est persuadé qu'un peuple pouvait se contenter de ça. Mais le régime cubain est de fait nombriliste et aveugle.
 
La supériorité des démocraties, c'est que la révolution peut s'y accomplir chaque jour, sur chaque sujet. Chacun peut s'exprimer, monter une opération de communication, mobiliser les foules, la presse. Sur chaque sujet, la révolution est possible. A Cuba, la Révolution est invoquée chaque jour pour tenter de faire oublier qu’elle n'est qu'un spectre, une pathétique commémoration. Cuba vit dans le passé, le peuple s'en rend compte, mais ne peut rien faire.
 
Le soutien des Cubains au régime et à Fidel Castro est un leurre. L'appartenance de millions de Cubains aux Comités de Défense de la Révolution, un mensonge. La plupart des Cubains y sont inscrits d'office, et celui qui refuse ou souhaite s'en désinscrire attire forcément l'attention. Et perdra à coup sûr son travail, puisque c'est le Parti communiste qui l'attribue et le retire. Du jour au lendemain, on lui explique qu'il ne travaille plus. Les droits sociaux du Cubain, c'est de travailler et de se taire ! Pour 10 dollars par mois.
 
Et comme l'argent manque partout, la corruption est partout présente. Un Cubain veut acheter une voiture ? Il faut d'abord qu'il achète les papiers de demande officielle. Lesquels coûtent 2000 pesos convertibles... Oui, 2000 dollars le formulaire ! Ensuite, il faut qu'il trouve la voiture, à savoir quelqu'un qui veut bien vendre la sienne. Enfin, il faut que la demande soit acceptée. Prévoir de quoi verser encore de quoi convaincre l'appareil de la dictature.
 
Par quoi continuer ? A chacune de mes questions, la réponse est édifiante. Que se passe-t-il si un Cubain ne travaille pas ? La police finit par venir le voir. Pour lui trouver un travail ? Que nenni. Pour lui tenir à peu près ce langage : « Ecoute, tu ne travailles pas, mais tu as un logement, des vêtements, tu ne meures pas de faim, c’est donc que tu as des activités illégales, contre les principes de la Révolution. On ne veut pas savoir ce que tu fais. Mais ça coûte tant. Sinon, c'est la prison. » Idem avec celui dont on se rend compte qu'il a beaucoup d'argent. Pas d'explication à donner, mais une sommation à contribuer davantage à la victoire de la Révolution.
 
Que se passe-t-il lorsqu'un Cubain se révolte, et se met à dénoncer publiquement ce système ? On le prévient. Une fois. Deux fois. Puis il disparaît. « Où est-il passé ? », demanderont en vain sa famille, ses amis. La réponse officielle, c'est qu'il a pris la fuite, sans doute aux Etats-Unis. La vérité, c'est qu'on ne le reverra jamais.
 
Il y a pire encore. Le sort des filles. Nous changeons de lieu, rejoignons un club dans les faubourgs. Bienvenue à Diablo Tun Tun. Où la musique est excellente, et les filles jeunes : « Mais non, j’ai 17 ans ! se défend celle que je repousse. Les autres, elles ont 15 ans ! »
 
A Cuba, pour une poignée de pesos, toutes les filles sont à vendre. Les frères vendent leurs sœurs, les maris leur femme, les femmes leurs filles. Castro a fait de Cuba une société de menteurs, de voleurs, d'hypocrites, et de prostituées. Mais rappelons-nous les paroles de Pedro l'ivrogne : « Il n'y a pas de problème ici, c'est un Etat socialiste. »
 
Ceux qui accusent l'embargo américain ne sont jamais venus ici. Et ignorent probablement que l'embargo ne concerne par exemple ni les produits alimentaires, ni les médicaments. De fait, les Etats-Unis sont même les premiers partenaires commerciaux de Cuba. Le capitalisme américain nourrit les Cubains, dont l'agriculture jadis florissante est en crise : 80% des terres agricoles sont abandonnées. Comment voulez-vous encourager les paysans à être productifs, quand ils n'ont retireront aucune amélioration de leur condition, et seront réduit encore à toujours au même sort : la misère ?
 
Je garde vibrante au fond de moi la colère du jeune papa croisé là bas. S'il se trouve en France des défenseurs du modèle castriste, je connais des dizaines de Cubains prêts à échanger dans la seconde leur situation. Là-bas, les voitures roulent, les jardins publics sont entretenus, la société cubaine semble fonctionner mieux qu'ailleurs, mieux que dans nombre des pays d'Afrique que j'ai traversés, par exemple. « Mais sans la liberté, ça sert à quoi ? Pourquoi nous interdire de penser ? Pourquoi faire de nous des esclaves ? »
 
Je laisse à Besancenot, à Mélenchon, et à tous ceux qui rêvent encore d'égalitarisme, de communisme, ou même de socialisme, le soin de répondre à la question. Nier les aspirations individuelles des citoyens, les réduire à l'intérêt décrété comme collectif, refuser le libéralisme politique et économique, c'est nier leur humanité.


 
Ca te va, comme témoignage ? Ou je rajoute les photos aussi ?

Message cité 2 fois
Message édité par Artus_is_back le 17-12-2009 à 21:02:09
n°20927157
pompono
بسم الله الرحمن الرحيم
Posté le 17-12-2009 à 21:01:07  profilanswer
 

Ta fais un doublon là.
 
Tu peux le faire six fois ça va pas me le faire lire plus vite.  
 
Et vu comment c'est ordonné tu peux attendre encore un petit peu avant que je me mette à l'analyse et donc à ma réponse.
 
A demain et bonne nuit  [:ginie]


---------------
"Un pauvre n’a faim qu’à cause du superflu qui fait la jouissance d’un riche » Imam Ali
mood
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Posté le 17-12-2009 à 21:01:07  profilanswer
 

n°20928264
Dantiste
Posté le 17-12-2009 à 22:24:48  profilanswer
 

Artus_is_back a écrit :

Je le remets ici parce que je pense que tu as oublié de LIRE.
 


 

Artus_is_back a écrit :


Tu veux un extrait ? Trop paresseux d'aller là-bas pour te rendre compte ? GastonMachin a bu une bière avec des Cubains, et ensuite il leur a filé des t-shirts, donc Cuba c'est trop cool ? :sarcastic:  
 
Allez, redescends sur Terre. Cuba, c'est ça :
 

Citation :

15 décembre 2008, par Artus
 
Il y a 1000 choses à faire et à voir à La Havane, et je continue aujourd'hui ma visite de la ville. Je traverse d'abord la très touristique et animée rue Obispo, dans le vieux centre, qui offre à peu près tous les services qu’on chercherait longtemps en vain ailleurs : distributeur de billets, restaurants, office de télécommunications, quelques boutiques, et même un ou deux « cyber cafés ».
 
Quand on parle de cyber café à Cuba, il faut replacer la réalité : un cyber café est un grand mot pour désigner un ordinateur généralement installé dans un coin du hall d'un grand hôtel, et qui permet d'accéder à un internet bas débit pour la modique somme de six dollars de l'heure. Ce qui est évidemment prohibitif pour les Cubains.
 
On ne sera pas non plus surpris de constater qu'un certain nombre de sites internet sont inaccessibles à cause du « caractère subversif » de leur contenu. Y compris le site du Monde. Mais là je vous rassure : pas à cause du contenu du journal, mais seulement des fenêtres de publicité en pop-up que le journal persiste à imposer à ses lecteurs.
 
Je m'éloigne un peu du centre, et me dirige droit vers la place de la Révolution, où trône le mémorial Marti. Qui a droit à une sculpture géante à sa gloire. Juste en face, un portrait géant du Che s'étale sur la façade d'un immeuble. Seulement 20 mètres de haut.
 
Le régime cubain s'enorgueillit généralement que pas une rue, pas une école, pas un hôpital, ne porte le nom de Fidel Castro, mais la propagande n'en est pas moins présente à chaque coin de rue, notamment avec ces affichettes célébrant le 50e anniversaire de la Révolution, et qui ornent la devanture de chaque magasin. Ou encore sur les murs. Le triptyque du régime cubain ? « Etudes, travail, fusil. » Bonjour l'ambiance. Partout, des devises patriotiques rappellent l'importance d'être fidèle aux idées de la Révolution.
 
L'ascenseur du mémorial Marti est en panne, ce qui empêche d'accéder au point de vue sur La Havane qui s'offre depuis son sommet. Pas de réparation prévue avant la fin du mois (mais ils ne m'ont pas précisé lequel...).
 
Long chemin retour vers les rues du Centre. Ce qui est sidérant dans ce pays, c'est que j'ai beau chercher et chercher, je ne vois que des habitations, et très peu de magasins. La Havane compte plus de deux millions de personnes, il y a quelque chose qui cloche ! Où sont les magasins de vêtements, d'alimentation, de produits courants, de téléphones portables ? Ici comme en Afrique, tout le monde en a un. Mais en Afrique, les rues étaient remplies de vendeurs. Ici, rien. Où les Cubains s'approvisionnent-ils ? Ce n'est pas le petit espace pour « vendeurs à leur propre compte », ni les quelques marchés alimentaires, qui peuvent y suffire.
 
Arrivée dans le quartier du Centre, derrière le Capitole. Classiquement, un Cubain me demande du feu pour allumer sa cigarette, et engage la conversation. Le meilleur endroit pour apprendre à danser la salsa ? Pas de problème, il m'emmène sur le champ ! Nous nous arrêtons un instant chez lui, et cinq minutes plus tard il revient avec une fille, Keila, 18 ans, officiellement pour m'apprendre à danser. « Et tu peux même coucher avec elle », me dit-il avec un grand clin d'œil.
 
Merci Iguel, mais je cherche un cours de danse à la verticale, pas à l'horizontale. Nous ressortons. En 15 minutes, Iguel m'invite à boire un verre à mes frais, à acheter une boîte de cigares seulement 80 pesos convertibles, et enfin à lui payer un nouveau jean. A me demander de l'argent ou à vouloir que j'en dépense pour lui, Iguel m'a rappelé mon ami Weezy, au Malawi. Temps pour moi de reprendre ma balade en solitaire.
 
Je repasse à côté du Capitole, et trouve enfin au sein de la bibliothèque étudiante le cyber café dont m'avait parlé Pablo : une douzaine d'ordinateurs reliés à internet ! Pour y accéder, il faut de nouveau payer six pesos convertibles de l'heure, par tranches indivisibles d'une heure, et laisser nom, prénom, et numéro de passeport.
 
La nuit tombe tôt à Cuba. Je prends le temps de me changer, de manger un morceau, puis retourne dans le quartier du Vedado (à la cubaine, prononcer « Ve'a'o » , incompréhensible quand les Cubains se parlent entre eux et font subir le même sort à tous les mots). Je rejoins un des lieux repérés hier soir. En ce lundi soir, pas grand monde, et du coup je commence à discuter avec un des serveurs. Qui n'a pas sa langue dans la poche, et pour cause : son père est député du parlement cubain, ce qui procure au fils l'opportunité de s'exprimer sans être inquiété par la police.
 
Et justement, le fiston a des choses à dire. Autour de lui, d'autres Cubains se mêlent à notre conversation, rapportent une anecdote, complètent le tableau. Lequel n'est ni rose, ni gris : il est carrément noir.
 
La liberté d'embauche n'existe pas à Cuba. L'Etat est propriétaire de la plupart des entreprises. Pour avoir un emploi, il faut en passer par les cadres du Parti communiste (rappelons que les autres partis sont interdits). Le responsable a besoin d'un nouveau salarié ? Il fait une demande à son chef, qui transmet à son chef, qui transmet à son tour... puis la réponse redescend. Et on nomme quelqu‘un. Qui, en guise de salaire, recevra l'extraordinaire somme de 10 pesos convertibles, soit environ 240 pesos cubains (10 dollars US).
 
Vit-on à Cuba avec 10 dollars par mois, salaire officiel ? Bien sûr que non. Comment font les Cubains ? Ils volent. Ils volent le Gouvernement, beaucoup. Ils volent les touristes, aussi. Ils reçoivent de l'argent envoyé par les émigrés, encore. La quasi-totalité de l'économie courante est une économie parallèle. Il n'y a pas de magasins ? Parce que les Cubains se fournissent dans les casas, dans les habitations. Ils savent où aller pour trouver les derniers vêtements à la mode, contrefaçons probablement chinoises, qui atterrissent là par la débrouille, érigée en art par un peuple soumis aux restrictions les plus élémentaires en matière d'économie.
 
Revenons sur le vol : voler, ce n'est pas seulement dérober. Au quotidien, c'est surfacturer, c’est fournir un peu moins que ce qui est prévu, c'est récupérer ça et là tout ce qu'il sera possible de revendre ensuite pour son compte, histoire d'arranger un peu l'ordinaire. Facile à observer, pour les touristes, c'est la façon dont les choses se passent au restaurant : voler, c'est ne pas rendre toute la monnaie aux clients. C'est servir un mojito avec deux fois moins d’alcool que prévu, histoire de récupérer une bouteille sur deux. C'est servir des portions réduites, et mettre de côté tous les aliments économisés en les facturant quand même. Evidemment, ceux qui travaillent au contact des touristes dans le secteur des services ont beaucoup plus de chance de s'en sortir. Nul ne s'étonnera de ce qu'à Cuba, les chauffeurs de taxi gagnent beaucoup mieux leur vie que les médecins. Ni de ce qu'Iguel, mon arnaqueur à la petite semaine, avait en fait une formation d'avocat.
 
Extrait de la discussion : « Mais concrètement, tu fais comment pour vivre, avec 10 pesos convertibles par mois ?
 
- Tu ne peux pas. Tu voles. Tu ne peux pas. J’ai 24 ans, je suis papa d’une petite fille de trois ans. Des souliers pour ma fille, des souliers qui font cette taille (il montre la taille avec le pouce et l’index), ça coûte 25 pesos (convertibles). 25 pesos ! Tu ne peux pas vivre. On se débrouille. »
 
La voix du jeune homme vibre de colère contenue. La colère d'un père qui travaille tous les jours pour l’Etat, et qui a du mal à acheter une paire de chaussures à sa petite fille. Deux mois et demi de salaire, en supposant qu'on n'a besoin de rien d’autre. Mais il faut bien payer pour tout. Le logement ? Un loyer est dû à l’Etat. A vie. Officiellement, il ne peut dépasser 10% des revenus. Mais l'Etat cubain encaisse sans vergogne des loyers mensuels de plusieurs dizaines de pesos convertibles. Plusieurs fois ce que le travailleur est payé par l'Etat. L’hypocrisie est une valeur essentielle du système cubain. « Todo es mentira », tout est mensonge.
 
A Cuba, l'homme n'est pas un citoyen. C'est un travailleur. Il est réduit à sa fonction collective, il n'est qu'un maillon. Critiquer, émettre une opinion personnelle, c'est trahir la Révolution. Trahir son pays. Se renier. Le Cubain doit être révolutionnaire, et doit être castriste. Mais dans les faits, tout s'est figé. La Révolution, c'est théoriquement la capacité de tout changer. A Cuba, rien ne change, jamais. Castro a fait la Révolution une fois dans sa vie, et s'est persuadé qu'un peuple pouvait se contenter de ça. Mais le régime cubain est de fait nombriliste et aveugle.
 
La supériorité des démocraties, c'est que la révolution peut s'y accomplir chaque jour, sur chaque sujet. Chacun peut s'exprimer, monter une opération de communication, mobiliser les foules, la presse. Sur chaque sujet, la révolution est possible. A Cuba, la Révolution est invoquée chaque jour pour tenter de faire oublier qu’elle n'est qu'un spectre, une pathétique commémoration. Cuba vit dans le passé, le peuple s'en rend compte, mais ne peut rien faire.
 
Le soutien des Cubains au régime et à Fidel Castro est un leurre. L'appartenance de millions de Cubains aux Comités de Défense de la Révolution, un mensonge. La plupart des Cubains y sont inscrits d'office, et celui qui refuse ou souhaite s'en désinscrire attire forcément l'attention. Et perdra à coup sûr son travail, puisque c'est le Parti communiste qui l'attribue et le retire. Du jour au lendemain, on lui explique qu'il ne travaille plus. Les droits sociaux du Cubain, c'est de travailler et de se taire ! Pour 10 dollars par mois.
 
Et comme l'argent manque partout, la corruption est partout présente. Un Cubain veut acheter une voiture ? Il faut d'abord qu'il achète les papiers de demande officielle. Lesquels coûtent 2000 pesos convertibles... Oui, 2000 dollars le formulaire ! Ensuite, il faut qu'il trouve la voiture, à savoir quelqu'un qui veut bien vendre la sienne. Enfin, il faut que la demande soit acceptée. Prévoir de quoi verser encore de quoi convaincre l'appareil de la dictature.
 
Par quoi continuer ? A chacune de mes questions, la réponse est édifiante. Que se passe-t-il si un Cubain ne travaille pas ? La police finit par venir le voir. Pour lui trouver un travail ? Que nenni. Pour lui tenir à peu près ce langage : « Ecoute, tu ne travailles pas, mais tu as un logement, des vêtements, tu ne meures pas de faim, c’est donc que tu as des activités illégales, contre les principes de la Révolution. On ne veut pas savoir ce que tu fais. Mais ça coûte tant. Sinon, c'est la prison. » Idem avec celui dont on se rend compte qu'il a beaucoup d'argent. Pas d'explication à donner, mais une sommation à contribuer davantage à la victoire de la Révolution.
 
Que se passe-t-il lorsqu'un Cubain se révolte, et se met à dénoncer publiquement ce système ? On le prévient. Une fois. Deux fois. Puis il disparaît. « Où est-il passé ? », demanderont en vain sa famille, ses amis. La réponse officielle, c'est qu'il a pris la fuite, sans doute aux Etats-Unis. La vérité, c'est qu'on ne le reverra jamais.
 
Il y a pire encore. Le sort des filles. Nous changeons de lieu, rejoignons un club dans les faubourgs. Bienvenue à Diablo Tun Tun. Où la musique est excellente, et les filles jeunes : « Mais non, j’ai 17 ans ! se défend celle que je repousse. Les autres, elles ont 15 ans ! »
 
A Cuba, pour une poignée de pesos, toutes les filles sont à vendre. Les frères vendent leurs sœurs, les maris leur femme, les femmes leurs filles. Castro a fait de Cuba une société de menteurs, de voleurs, d'hypocrites, et de prostituées. Mais rappelons-nous les paroles de Pedro l'ivrogne : « Il n'y a pas de problème ici, c'est un Etat socialiste. »
 
Ceux qui accusent l'embargo américain ne sont jamais venus ici. Et ignorent probablement que l'embargo ne concerne par exemple ni les produits alimentaires, ni les médicaments. De fait, les Etats-Unis sont même les premiers partenaires commerciaux de Cuba. Le capitalisme américain nourrit les Cubains, dont l'agriculture jadis florissante est en crise : 80% des terres agricoles sont abandonnées. Comment voulez-vous encourager les paysans à être productifs, quand ils n'ont retireront aucune amélioration de leur condition, et seront réduit encore à toujours au même sort : la misère ?
 
Je garde vibrante au fond de moi la colère du jeune papa croisé là bas. S'il se trouve en France des défenseurs du modèle castriste, je connais des dizaines de Cubains prêts à échanger dans la seconde leur situation. Là-bas, les voitures roulent, les jardins publics sont entretenus, la société cubaine semble fonctionner mieux qu'ailleurs, mieux que dans nombre des pays d'Afrique que j'ai traversés, par exemple. « Mais sans la liberté, ça sert à quoi ? Pourquoi nous interdire de penser ? Pourquoi faire de nous des esclaves ? »
 
Je laisse à Besancenot, à Mélenchon, et à tous ceux qui rêvent encore d'égalitarisme, de communisme, ou même de socialisme, le soin de répondre à la question. Nier les aspirations individuelles des citoyens, les réduire à l'intérêt décrété comme collectif, refuser le libéralisme politique et économique, c'est nier leur humanité.


 
Ca te va, comme témoignage ? Ou je rajoute les photos aussi ?

Je t'ai trouvé un titre  
 
Cuba vue par un consumériste qui se sent bien accueilli partout parce qu'il sait étaler son fric. [:cybermamie]  
 
Un grand classique du genre, digne d'un dépliant pour l'agence Cook de la rue de la Pompe : les putes, les mobiles, les grandes marques, les nightclubs...
 
Pourquoi tu n'es pas allé couper les cannes à sucre avec les campesinos ? T'avais peur de ramasser des ampoules et qu'ils se foutent de toi ?
 


Message édité par Dantiste le 17-12-2009 à 22:26:16

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Mariupol, heroes forever. - Zelensky, Dudaev. - Boum !
n°20928326
240-185
Yoshi anthropophage ò('')ó
Posté le 17-12-2009 à 22:29:13  profilanswer
 

OK, en fait, c'est comme pour les autres sujets à troll : si ça va dans pas dans le sens des pro-Castro, c'est qu'on est de petits bourgeois capitalistes consuméristes teintés de mauvaise foi (car si on est pas d'accord avec des personnes engagées, c'est forcément de la malhonnêteté intellectuelle) [:ycar:1]
 
Conclusion, essayer de nuancer leur point de vue est une pure perte de temps


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Tel un automate, le Yoshi noir s'avance vers le chef des Chain Chomps et lui dit : « L'heure est grave. »
n°20928351
Dantiste
Posté le 17-12-2009 à 22:31:08  profilanswer
 

240-185 a écrit :

OK, en fait, c'est comme pour les autres sujets à troll : si ça va dans pas dans le sens des pro-Castro, c'est qu'on est de petits bourgeois capitalistes consuméristes teintés de mauvaise foi (car si on est pas d'accord avec des personnes engagées, c'est forcément de la malhonnêteté intellectuelle) [:ycar:1]
 
Conclusion, essayer de nuancer leur point de vue est une pure perte de temps

Amateur de clichés ambulants ? Ta place est sur les terrasses de Passy, pas à Cuba.


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n°20928682
Dantiste
Posté le 17-12-2009 à 22:56:19  profilanswer
 


J'en rajoute un peu, vu qu'il y a tellement à dire  sur cet amas de dérision :D
 
Tu n'as pas vu les files de couples qui attendent à la porte des hôtels où on loue les chambres à l'heure, à la demi-heure... Que des cubains. Pas parfumés, par de veste Chevignon, pas de gel, pas de "Haaa... je reviens de La Baule, l'éclaaaate....". Rien que des gens comme tout le monde qu'on croise dans toute l'île, qui vivent leurs envies, sexe compris.
 
Tu n'as pas vu les charrettes sur les routes qui prennent autant de monde qu'elles peuvent, comme le nabab d'Auteuil qui stoppe à tous les arrêts de bus pour faire profiter de sa voiture à ses concitoyens...
 
Tu n'as pas vu... que ton miroir aux alouettes de nanti intéresse que les gens tentés par les mirages, il y en a aussi à Cuba.
 
Tu n'as pas vu ces cubains dans les bars du côté de l'avenue Parmentier qui te décrivent ta pauvre vie pendant laquelle tu vas satisfaire ta psychose de rétention, qui finit par faire disparaître en toi la joie de vivre. Mais ils préfèrent danser, faudra t'y faire.
 
Tu es allé voir ce que tu voulais connaître, mais juste le temps d'un aller-retour en classe affaire.
 
Un petit effort, et tu devrais bientôt suivre les traces de Frédéric Mitterrand à Bangkok, parce que tu as sans doute peur de vivre ton inhibition chez toi, c'est tellement plus cocon comme c'est....  
 
Ce que tu aurais du voir : les cubains rient. Ils rient franchement, ils rient de toutes leurs dents qui mordent la vie sans lui faire mal.
Rien n'est impossible à Cuba, parce que la diversité de l'homme, c'est sa somptueuse richesse, la richesse d'être un Homm capable du meilleur pour les autrese. Pas un portefeuille ni un distributeur de billets de banque. Pas un homme qui ne vit qu'au travers de ce qui s'achète et se vend, un homme qui serait capable de monnayer jusqu'à son âme.
 


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n°20929069
pompono
بسم الله الرحمن الرحيم
Posté le 17-12-2009 à 23:25:47  profilanswer
 

240-185 a écrit :

OK, en fait, c'est comme pour les autres sujets à troll : si ça va dans pas dans le sens des pro-Castro, c'est qu'on est de petits bourgeois capitalistes consuméristes teintés de mauvaise foi (car si on est pas d'accord avec des personnes engagées, c'est forcément de la malhonnêteté intellectuelle) [:ycar:1]
 
Conclusion, essayer de nuancer leur point de vue est une pure perte de temps


 
Non tu peux dire :  
 
"Je veux que Cuba soit comme tous les endroits où je vais en vacance, que ca devienne un paradis pour touriste où on ne voit pas l'arrière cuisine, et où surtout, surtout, on ne m'arnaque pas sur les mojito ! :fou:"
 
Parceque si c'est le sort des Cubains qui te préoccupe, c'est pas le capitalisme qui va les sauver. Et un tel régime ne tiendrais jamais sans le soutient de la plus grosse majeur partie de la population. (on est loin de la Corée du Nord...)
 
J'espère vraiment que le socialisme va s'étendre à l'amérique latine pour montrer un peu la force du socialisme quand il n'est pas cantonné à une île sous blocus économique !

Message cité 1 fois
Message édité par pompono le 17-12-2009 à 23:29:55

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"Un pauvre n’a faim qu’à cause du superflu qui fait la jouissance d’un riche » Imam Ali
n°20929275
LooSHA
D'abord !
Posté le 17-12-2009 à 23:41:26  profilanswer
 

Dantiste a écrit :


Rien n'est impossible à Cuba


Sauf de voter et de choisir ses dirigeants ?
 
Ah pardon, ce sont des valeurs occidentales décadentes très surfaites [:gaga cry]  


---------------
Mangeons de la viande (et nos amis pour la vie) ! Prenons l'avion ! Partons en vacances très loin ! Achetons des trucs venus du bout du monde ! Chauffons-nous à fond ! Utilisons plein d'électricité ! Changeons de malinphone le plus souvent possible !
n°20929389
pompono
بسم الله الرحمن الرحيم
Posté le 17-12-2009 à 23:48:43  profilanswer
 

LooSHA a écrit :


Sauf de voter et de choisir ses dirigeants ?
 
Ah pardon, ce sont des valeurs occidentales décadentes très surfaites [:gaga cry]  


 
C'est vrai qu'on à trop de chance de pouvoir voter pour celui qui va nous exploiter.
Personnelement pour moi la démocratie, c'est le pouvoir au peuple :
Ca s'appelle la démocratie directe.  
 
La démocratie indirecte à l'occidentale c'est un simulacre de démocratie, où,  au final, on noie sans arrêt le poisson avec des problèmes fictifs toujours plus inventifs pour toujours éviter qu'on parle des vrais questions.  
Je pense que si demain un référendum qui limiterait la propriété immobilière à deux par foyer, tout le monde voterais pour. Pourtant ca ne passera jamais puisque la classe politique devant ses alliés et bienfaiteurs : la bourgeoisie.
 
Si la démocratie occidentale était vraiment dans les mains du peuple, il n'y aurait pas de gouvernements défendant les intêrets de 5 % de la population.

Message cité 1 fois
Message édité par pompono le 17-12-2009 à 23:50:05

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"Un pauvre n’a faim qu’à cause du superflu qui fait la jouissance d’un riche » Imam Ali
n°20929409
LooSHA
D'abord !
Posté le 17-12-2009 à 23:50:42  profilanswer
 

Mais va à Cuba, va, va !


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Mangeons de la viande (et nos amis pour la vie) ! Prenons l'avion ! Partons en vacances très loin ! Achetons des trucs venus du bout du monde ! Chauffons-nous à fond ! Utilisons plein d'électricité ! Changeons de malinphone le plus souvent possible !
n°20929414
Profil sup​primé
Posté le 17-12-2009 à 23:51:13  answer
 

pompono a écrit :

 

Et un tel régime ne tiendrais jamais sans le soutient de la plus grosse majeur partie de la population. (on est loin de la Corée du Nord...)

 


 

Sans élections ton affirmation n'est que pure spéculation.

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 17-12-2009 à 23:51:33
n°20929434
240-185
Yoshi anthropophage ò('')ó
Posté le 17-12-2009 à 23:52:46  profilanswer
 

pompono a écrit :

Si la démocratie occidentale était vraiment dans les mains du peuple, il n'y aurait pas de gouvernements défendant les intêrets de 5 % de la population.


C'est pour ça qu'on est en république, et pas en démocratie, qui de toutes façons est inapplicable en l'état, surtout que les 40 millions de votants français n'ont pas les connaissances universelles.

Message cité 1 fois
Message édité par 240-185 le 17-12-2009 à 23:54:22

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Tel un automate, le Yoshi noir s'avance vers le chef des Chain Chomps et lui dit : « L'heure est grave. »
n°20929462
Jean920
Posté le 17-12-2009 à 23:55:16  profilanswer
 

Artus_is_back a écrit :


Nier les aspirations individuelles des citoyens, les réduire à l'intérêt décrété comme collectif, refuser le libéralisme politique et économique, c'est nier leur humanité.


 
La conclusion est à l'image de tout le texte, biaisée et complétement partiale. Tu peux copier coller ton texte une dizaine de fois, ça ne changera rien.
 
Déjà, il faudra m'expliquer en quoi un cubain aurait moins d'humanité qu'un Bolloré ou un cadre dirigeant de Firestone qui n'ont aucun scrupule pour traiter en esclave les travailleurs des plantations d'hévéa.
En quoi un Cubain a moins d'humanité qu'un dirigeant de Dassault, d'Areva.
Le manque d'humanité, on le trouve souvent chez les supporters du néo-libéralisme. Ceux qui réussissent le mieux dans le système néo-libéral sont les gens qui surfent sur la misère des autres. C'est la sélection naturelle du système qui le veut, ceux qui accumulent la richesse et le pouvoir sont ceux qui ont le moins d'humanité, et à leur tour ils profitent de leur pouvoir pour influencer le système dans leur propre intérêt. Ce pouvoir néfaste ne peut être contrebalancé que par la seule démocratie et les gens qui aspirent à plus d'égalité, plus de projets collectifs.
 
Deuxièmement, il faudra m'expliquer en quoi la situation de Cuba est différente de celle des autres pays pauvres touristiques. C'est exactement la même chose sauf qu'à Cuba tu as la possibilité de vivre en bonne santé et être éduqué. Dans beaucoup d'autres pays pauvres, l'État est inexistant et c'est le néo-libéralisme qui est l'oppresseur.
 
 
 
 
 
 

Artus_is_back a écrit :


Je laisse à Besancenot, à Mélenchon, et à tous ceux qui rêvent encore d'égalitarisme, de communisme, ou même de socialisme, le soin de répondre à la question.


 
Toujours la veille méthode moisie.  
Des pays qui se réclament du socialisme démocratique, il y en a une flopée maintenant en Amérique du Sud. Ces pays avancent vers plus d'égalitarisme et sont en rupture avec le modèle néo-libéral et jusqu'à preuve du contraire ce ne sont pas des dictatures totalitaires.
Au contraire d'une flopée de libéraux qui vomissent sur la démocratie et qui sont près à soutenir n'importe quel coup d'Etat militaire dès qu'un président élu a le malheur d'augmenter le SMIC, instaurer un impôt sur le revenu progressif ou nationaliser une entreprise stratégique pour le développement du pays.

Message cité 1 fois
Message édité par Jean920 le 18-12-2009 à 00:09:46
n°20929465
pompono
بسم الله الرحمن الرحيم
Posté le 17-12-2009 à 23:55:33  profilanswer
 

LooSHA a écrit :

Mais va à Cuba, va, va !


 
Je ne dis pas ça en opposition au modèle Cuba, qui n'est pas une démocratie, personne peut le nier.
 
Mais je ne considère pas la France non plus comme une démocratie, il ne faut pas confondre démocratie et liberté d'expressions.  
La démocratie, c'est le peuple qui décide pour lui même, alors que là c'est le peuple qui décide qui va décider à sa place...
 
Juste une question quel est le pourcentage réel de la population ayant choisi Nicolas Sarkozy comme président de la république ? (Le second tour ne compte évidemment pas)
 
Tu prend le score de Sarkozy au 1er tour en prennant compte du taux d'abstentionnisme et du vote blanc et tu dépasse pas les 20%.


Message édité par pompono le 17-12-2009 à 23:58:21

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"Un pauvre n’a faim qu’à cause du superflu qui fait la jouissance d’un riche » Imam Ali
n°20929484
LooSHA
D'abord !
Posté le 17-12-2009 à 23:57:10  profilanswer
 

Jean920 a écrit :

Des pays qui se réclament du socialisme démocratique, il y en a une flopée maintenant en Amérique du Sud.


Ce mot est autorisé à Cuba, mais bien trop cher :/


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n°20929524
pompono
بسم الله الرحمن الرحيم
Posté le 18-12-2009 à 00:00:06  profilanswer
 

240-185 a écrit :


C'est pour ça qu'on est en république, et pas en démocratie, qui de toutes façons est inapplicable en l'état, surtout que les 40 millions de votants français n'ont pas les connaissances universelles.


 
On est censé être dans une démocratie participative. Et ton argument, c'est qu'en gros les gens sont trop cons pour choisir par eux même ?
 


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"Un pauvre n’a faim qu’à cause du superflu qui fait la jouissance d’un riche » Imam Ali
n°20929547
pompono
بسم الله الرحمن الرحيم
Posté le 18-12-2009 à 00:02:18  profilanswer
 


 
La meilleur preuve de ce que j'avance, c'est que les Etats Unis n'ont pas réussi à trouver un écho suffisamment fort dans la population pour tenter un renversement. Ils ont tout tenté mais de l'extérieur et avec les expatriés.
 
Si le régime était conspué par plus de 50 % de la population, les Etats Unis n'auraient aucune difficulté à armé et organiser une faction rebelle.


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"Un pauvre n’a faim qu’à cause du superflu qui fait la jouissance d’un riche » Imam Ali
n°20929585
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 18-12-2009 à 00:06:09  profilanswer
 

un peu de rationalité : les IDH en 2008 :

 

Croatie 0.871
Cuba 0.863
France 0.961
USA 0.956
Egypte 0.703
Ethiopie 0.414
Ukraine 0.796
Chine 0.772
Chili 0.878

 

l'IDH est un calcul synthétique avec : la longévité, le taux d'alphabétisation, le taux de scolarisation, le pib/habitant en parité de pouvoir d'achat.
Ce n'est absolument pas un indicateur de bien être ni de liberté politique (presse, réunion, parti, syndicat, vote)
a titre d'exemple l'IDH du costa rica est très similaire à celui de Cuba mais le pays est bcp bcp plus libre

Message cité 1 fois
Message édité par Magicpanda le 18-12-2009 à 00:07:54

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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°20929710
pompono
بسم الله الرحمن الرحيم
Posté le 18-12-2009 à 00:16:54  profilanswer
 

Le Costa Rica étant un pays ayant un sol extrêmement riche, et étant un pays controlé économiquement par les Etats Unis, je n'ose pas imaginer à quel taux grimperais l'IDH si le pays était socialiste.
 
La liberté de presse, réunion, parti, syndicat ne vaut pas grand chose si au final, les Etats Unis sont prêt à déstituer le premier régime récalcitrant.
 
Sinon merci pour les chiffre de l'IDH.
 
On peut constater que Cuba, à atteint le même IDH que l'Uruguay, un des pays les plus riches d'Amérique du sud.


Message édité par pompono le 18-12-2009 à 00:28:35

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"Un pauvre n’a faim qu’à cause du superflu qui fait la jouissance d’un riche » Imam Ali
n°20929761
pompono
بسم الله الرحمن الرحيم
Posté le 18-12-2009 à 00:20:56  profilanswer
 

Une autre information à prendre en compte :
 

Citation :

La Commission for Assistance to a Free Cuba, créée en 2003 par le président Bush, a proposé de dégager tous les deux ans une somme de 80 millions de dollars destinée à financer activement "l'opposition démocratique cubaine" avec pour but "d'aider la société civile cubaine à réaliser la transition démocratique",[14]  et la mise en place d'un "gouvernement de transition" reconnu par les États-Unis. En 2008, l'agence gouvernementale USAID s'est engagée à rendre effectives les propositions de la commission afin de lutter contre "la tyrannie à Cuba"[15].


 
Pourquoi les Etats Unis injecteraient (officiellement) 80 millions de $ pour financer la démocratie à Cuba ?
 
Pour l'intérêt des Cubains ?  :hello:


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"Un pauvre n’a faim qu’à cause du superflu qui fait la jouissance d’un riche » Imam Ali
n°20929819
Jean920
Posté le 18-12-2009 à 00:27:09  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :

un peu de rationalité : les IDH en 2008 :
 
Croatie 0.871
Cuba 0.863
France 0.961
USA 0.956
Egypte 0.703
Ethiopie 0.414
Ukraine 0.796
Chine 0.772
Chili 0.878
 
l'IDH est un calcul synthétique avec : la longévité, le taux d'alphabétisation, le taux de scolarisation, le pib/habitant en parité de pouvoir d'achat.
Ce n'est absolument pas un indicateur de bien être ni de liberté politique (presse, réunion, parti, syndicat, vote)
a titre d'exemple l'IDH du costa rica est très similaire à celui de Cuba mais le pays est bcp bcp plus libre


 
D'ailleurs si je ne montre pas, les 2 pays qui ont connu la plus forte progression de leur IDH entre 2005 et 2007 sont le Venezuela et Cuba.
+0,024 pour Cuba et +0,022 pour le Venezuela
http://fr.wikipedia.org/wiki/Varia [...] epuis_1975
 
 
 
+1
Ce qu'on peut espérer c'est que l'exemple démocratique des autres pays d'Amérique du Sud fasse naitre une lutte de la population cubaine en faveur de la démocratie.
Je pense par exemple que l'introduction d'un Telesur en 24h/24 à Cuba pourrait être l'événement déclencheur.

Message cité 2 fois
Message édité par Jean920 le 18-12-2009 à 00:47:36
n°20929846
pompono
بسم الله الرحمن الرحيم
Posté le 18-12-2009 à 00:29:31  profilanswer
 

Jean920 a écrit :


 
D'ailleurs si je ne montre pas, les 2 pays qui ont connu la plus forte progression de leur IDH entre 2005 et 2007 sont le Venezuela et Cuba.
+0,024 pour Cuba et +0,022 pour le Venezuela
http://fr.wikipedia.org/wiki/Varia [...] epuis_1975


 
Comme par hasard, les deux pays les plus socialistes du continent.  :sol:


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"Un pauvre n’a faim qu’à cause du superflu qui fait la jouissance d’un riche » Imam Ali
n°20929851
Dantiste
Posté le 18-12-2009 à 00:30:07  profilanswer
 

LooSHA a écrit :


Sauf de voter et de choisir ses dirigeants ?
 
Ah pardon, ce sont des valeurs occidentales décadentes très surfaites [:gaga cry]  

Le propre d'un système démocratique, c'est d'éviter au citoyen de tomber sous le charme des masques qui se prétendent démocrates.  
 
Vote Sarkozy, et reviens nous expliquer ton bonheur, ta presse libre, ta part du gâteau, ta santé gratuite, ton éducation gratuite...
 
Etc...  
 
Ou paie pour de la merde.
 
 


---------------
Mariupol, heroes forever. - Zelensky, Dudaev. - Boum !
n°20929925
pompono
بسم الله الرحمن الرحيم
Posté le 18-12-2009 à 00:41:12  profilanswer
 

Jean920 a écrit :


 
Je pense par exemple que l'introduction de Telesur à Cuba pourrait être l'événement déclencheur.


 
Ca serait une excellente nouvelle !!!
 
C'est prévu ?


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"Un pauvre n’a faim qu’à cause du superflu qui fait la jouissance d’un riche » Imam Ali
n°20929937
LooSHA
D'abord !
Posté le 18-12-2009 à 00:43:13  profilanswer
 


 [:lechewal]  
 
Non mais lol [:ach_lette]


---------------
Mangeons de la viande (et nos amis pour la vie) ! Prenons l'avion ! Partons en vacances très loin ! Achetons des trucs venus du bout du monde ! Chauffons-nous à fond ! Utilisons plein d'électricité ! Changeons de malinphone le plus souvent possible !
n°20929975
Jean920
Posté le 18-12-2009 à 00:50:31  profilanswer
 

pompono a écrit :


 
Ca serait une excellente nouvelle !!!
 
C'est prévu ?


 
En fait, Telesur est déjà diffusé en fin de soirée et la nuit sur une chaine Cubaine.
Ce qui serait intéressant c'est la diffusion de Telesur 24H/24 sur un canal spécifique

n°20929985
pompono
بسم الله الرحمن الرحيم
Posté le 18-12-2009 à 00:52:27  profilanswer
 

Jean920 a écrit :


 
En fait, Telesur est déjà diffusé en fin de soirée et la nuit sur une chaine Cubaine.
Ce qui serait intéressant c'est la diffusion de Telesur 24H/24 sur un canal spécifique


 
Mais c'est un Telesur censuré non ? J'ai lu ça quelque part.


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"Un pauvre n’a faim qu’à cause du superflu qui fait la jouissance d’un riche » Imam Ali
n°20930001
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 18-12-2009 à 00:56:29  profilanswer
 

ya cuba vision pour ceux qui ont le sat (et c'est infame)


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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°20930012
240-185
Yoshi anthropophage ò('')ó
Posté le 18-12-2009 à 00:59:19  profilanswer
 

pompono a écrit :

On est censé être dans une démocratie participative. Et ton argument, c'est qu'en gros les gens sont trop cons pour choisir par eux même ?


 
Strawman de 1ère classe...
Ce que je dis, c'est que les français n'ont pas tous suivi la même éducation et n'ont pas tous le même domaine de compétences. Difficile de concevoir des gens type famille Groseille qui se mettraient à voter le budget 2011 du pays. Pas plus que je ne verrais des philosophes comme BHL voter ce même budget. Hors compétences. Et de toutes façons, comment vous mettriez en place un tel système où les gens n'ont pas tous le même intérêt pour la politique ? Vous avez une conception bien uniformément dogmatique de la société française [:dawa]

Message cité 1 fois
Message édité par 240-185 le 18-12-2009 à 00:59:49

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Tel un automate, le Yoshi noir s'avance vers le chef des Chain Chomps et lui dit : « L'heure est grave. »
n°20930017
Jean920
Posté le 18-12-2009 à 00:59:59  profilanswer
 

pompono a écrit :


 
Mais c'est un Telesur censuré non ? J'ai lu ça quelque part.


 
Ouais, le montage est réalisé par l'institut de Radio et Télévision cubain.

n°20930480
pompono
بسم الله الرحمن الرحيم
Posté le 18-12-2009 à 03:51:37  profilanswer
 

240-185 a écrit :


 
Strawman de 1ère classe...
Ce que je dis, c'est que les français n'ont pas tous suivi la même éducation et n'ont pas tous le même domaine de compétences. Difficile de concevoir des gens type famille Groseille qui se mettraient à voter le budget 2011 du pays. Pas plus que je ne verrais des philosophes comme BHL voter ce même budget. Hors compétences. Et de toutes façons, comment vous mettriez en place un tel système où les gens n'ont pas tous le même intérêt pour la politique ? Vous avez une conception bien uniformément dogmatique de la société française [:dawa]


 
Si les gens dans nos "démocraties" ne sont plus intéressé à la politique, c'est justement à cause de ce système de représentativité.  
A force se de faire berner, mentir, trahir, les gens n'y croient plus. Même les gens qui votent le font souvent sans grande convictions.  
Le discours ambiant, c'est "ca sert à rien".
 
Si la politique, c'était fixer le prix du RMI et du SMIC, statuer sur l'interdiction du logement privé ou ouvrir des centres pour les SDF, je pense que les gens seraient autrement plus intéressé.  
 
Ou encore statuer sur la limitation de salaire, les cadeau d'Etat offert au patronat....
 
Il faut une politique horizontale. Que ca soit la base qui décide.


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"Un pauvre n’a faim qu’à cause du superflu qui fait la jouissance d’un riche » Imam Ali
n°20930559
Profil sup​primé
Posté le 18-12-2009 à 06:41:32  answer
 

LooSHA a écrit :


Sauf de voter et de choisir ses dirigeants ?
 
Ah pardon, ce sont des valeurs occidentales décadentes très surfaites [:gaga cry]  


 
 
Quant on voit à quel point le vote est utile en France, on se dit qu'on pourrait tout aussi bien supprimer le droit de vote, ça ne changerait guère la manière dont le pays serait gouverné.
 
En France, on ne choisit plus nos dirigeants depuis quelques temps déjà, on a l'impression de les choisir, ce qui est très différent. Notre choix se limite entre le libéralisme hard de l'UMP et le libéralisme à vaseline du PS, les deux étant in fine à la botte du système mondialiste.  
Par ailleurs, le coup d'Etat de Lisbonne n'a fait que révéler la grande mascarade démocratique au grand jour.  
 
Bref, nous sommes très mal placer pour donner des leçons de démocratie à Cuba. Ce n'est pas parceque nous glissons régulièrement un bout de papier dans une boite en plastique que nous sommes en démocratie.
 
 
 
 
 
Je n'aurais pu mieux dire  :jap:  
 
Malgré ses très nombreux défauts, la révolution cubaine a eu le mérite de faire triompher l'indépendance nationale cubaine, et c'est au fond le plus important.
 
Si on y rajoute l'alphabétisation, un système de santé performant pour un pays pauvre (et ouvert à tous), le bilan castriste est relativement positif.

Message cité 4 fois
Message édité par Profil supprimé le 18-12-2009 à 06:46:02
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