CR trialong. C'est une épreuve ou je viens pour la troisième fois. Une fois j'avais fait la natation sur relais, il y a 2 ans sur le court (habilement nommé triacourt). C'est pas trop loin de la maison.
Réveil pour une fois pas trop matinal, 6H. Petit déjeuner. Petit
à la maison, on est toujours mieux à faire ça dans un environnement maitrisé. La route pour m'y rendre me fait passer par mes routes d'entrainements. J'avais un peu peur du froid. Le thermomètre de la voiture descend, jusqu'à m'afficher 3.5°C. C'est bas
Arrivée sur place, ramassage du dossard. Ambiance assez relax, c'est frais
Installation dans le parc à vélo. Chargement des gels/barres dans la pochette de cadre. La brume au dessus du plan d'eau fait un magnifique effet. Des petits cônes paris 2024 pour signaler le parcours
Au moins le matos est réutilisé. Plusieurs bénévoles arborent fièrement la tenue des bénévoles des JO. Bravo à vous et merci d'avoir fait les JO et ça maintenant. Je ne pense pas vraiment courir à cause d'une douleur a un genou en courant. Mais bon, ca coute rien de laisser une paire de chaussures et la flasque pour boire à pied, sait-on jamais. Oui cette épreuve se veut un peu écolo, et l'orga insiste lourdement pour que chacun vienne avec un gobelet/flasque pour boire aux ravitos histoire de pas utiliser des millions de gobelets. La chaleur commence enfin à doucement venir avec le soleil. Les conditions sont parfaites
Un second
avant la course. Je suis léger
Petit tour dans la flotte pour se chauffer, il fait bon. Briefing comme d'habitude toujours trop long, ou ca insiste sur la difficulté d'organiser une course en région parisienne à cause des réticences de beaucoup de maires à accepter les courses. On sent que l'orga se lâche sur des élus du coin qui font chier
Natation.
Juste à la fin du briefing, le speaker annonce qu'il y aura un décompte pour le départ, et il commence. Ah mais bordel, c'est pas un décompte à blanc pour le principe, tout le monde se prépare, bon ben feu pour le départ mass start. De façon toujours très intelligente
je cours à fond depuis la plage pour arriver à la fin du décompte le plus en avant possible, et je m'emploie direct à nager. Quelques mouvements de crawl avant de relever la tête pour m'orienter. Bordel personne devant
Je tourne un peu la tête, tout le monde est à gauche. Je visais pas la bonne bouée
, le gros du paquet est à un bon paquet de mètres à gauche, je suis seul dans mon coin. Ca part bien. Bon ben je retrouve le gros des nageurs, mais impossible de me trouver un groupe. Il y a un gros paquet devant, mais j'arrive absolument pas à les rattraper. Je décide de pas trop regarder la montre, bof c'est pas une course objectif. Fin de la première boucle, sortie à l'australienne et on repart pour un tour. Cette fois je vise bien la bonne bouée
Idem, natation en mode solitude
. Je ne me fatigue absolument pas, ca avance tranquillement. Le but étant aussi (à long terme on va dire) de se préparer à une natation sur ironman. Pas de douleur dans les bras, pas de lassitude, ca devrait bien le faire pour l'IM.
T1.
La sortie de l'eau monte un peu, rien de bien méchant. Impossible de sortir la combinaison avec la puce, je dois retirer et remettre le bordel
Faudrait que je mette les manchons de compression comme le conseil kaillou38
Vu la température, pas besoin des manchettes ni coupe vent, il fait relativement bon au soleil
Vélo.
Allez en route Simone, on part à l'aventure. C'est le moment de profiter de la sortie du site pour boire un coup, on peut pas trop rouler, autant optimiser. Le parcours commence par un faux plat montant. Petite pause contre un arbre
. Aucun risque de pissage à vélo, pas envie de me tremper les chaussettes
J'ai choisi évidemment de faire ça sur une portion avec des concurrents qui passent dans les 2 sens, et pas mal de voitures. Histoire de bien se montrer à la terre entière
Ce faux plat est interminable, je remonte du monde, ca passe aussi, des voitures, le bordel quoi. Et mon genou qui tire
Bon ben la, j'ai juste peur d'avoir du mal à terminer le vélo même
Demi tour et on fait le même segment mais en descente. Cette fois ca avance bien mieux
Premier gel. Rythme habituel 1 gel/heure, et entre temps 1 truc solide. Mon dérailleur avant m'emmerde, impossible de passer simplement le grand plateau. Faut que je redescende sur le plus petit pignon, sinon ca veut pas passer.
J'ai tenté de régler avant l'épreuve plein de fois, mais rien à foutre, impossible, jamais réussi à régler ce truc
Vers le 12km ca grimpe. D'après strava, 670m pour 40 de D+. Pas de quoi fouetter un chat. Au fil de 2/3 parties montantes/descendantes, on arrête pas de se passer/repasser avec quelques concurrents. J'ai tendance à ne pas pousser quand ca monte et abandonner la position aéro, les 3 autres passent devant, et sur le plat/descendant je repasse. Il y a un papi triathlète. Son vélo sort des années 90/00, sans lunette de soleil, il roule. Un jeune grand gaillard qui doit taper pas loin de 2m, le machin il te double ca te fait de l'ombre. Une nana
surement mieux équipée (je parle du matériel de vélo) que la plupart du topik. Le jeune en a marre et fait sa route devant. Papi triathlète se laisse un poil distancer au fil des bornes. On continue de se passer/repasser avec
. Ca déroule sans trop de souci. Sauf un moment ou l'on est au milieu des champs, vent pleine face, t'es sur les prolongateurs bloqué à 22/23 km/h.
Me passe définitivement au gré d'un gel. Et la, je vois que j'ai radiné sur mon alimentation, plus de solide. Mais
A partir du 50/60km, ca commence à être un peu chargé sur la route, pas mal de voiture. Vers le 70eme km une bonne descente en ville. Forcément, des voitures. Un concurrent un peu suicidaire (ou con) se cale dans l'angle mort d'une camionnette et tente à plusieurs reprises de le passer. Avec du monde en face. Et un putain de terre plein centrale. Le mec est totalement cramé. Si il est à côté de moi à ce stade du vélo, il peut absolument pas viser le moindre classement. Mec, tu veux juste te foutre sous une camionnette pour la 200eme place d'une course? Ensuite la seconde bosse du parcours. Comme la première, ca se fait bien, ca se gène un peu avec les voitures. Et la grand moment
Un bon kéké tuning en BMW accélère comme un gros enfant de catin avec son mazout
, tout fier d'enfumer les cyclistes. Et cet enfant de catin ralentira et recommencera son petit manège 2/3 fois. Toi je te trouve, je te fais bouffer tes couilles par les chiens
les derniers km sont un peu chargées en voiture. J'arrive à T2.
T2.
Bon ben comme mon genou à été un peu douloureux par moment, je ne veux pas courir et marchotte tranquillement jusqu'à mon emplacement. Et la comme un con, je sais même pas comment on fait pour abandonner, puis les bénévoles sont sympas et encouragent. Bon ben allez, on va tenter un tour et on verra. J'embarque la flasque contre la porte dossard, et go. Oui, ce n'est pas bien intelligent.
CAP.
Bon comme dit précemment, j'avais prévu trop léger en ravitaillement solide et pensant pas vraiment courir, j'ai rien bouffé depuis le 60eme km du vélo. Tout est sous contrôle
Petit truc à bouffer au départ que j'avais laissé dans le parc, et on se lance. Je n'arrête pas de me faire doubler. Je négocie avec moi même "si le genou fait mal, de suite marche, et on voit". Petite pause pipi, ca parait pas mais t'as des promeneurs, des spectateurs, des bénévoles, concurrents, je galère à trouver un endroit paisible. Un gars me passe et commence à discuter "Ah merci, tu me fais du bien au moral". Je le regarde
et lui demande de m'expliquer
Il me dit tout sourire "J'arrête pas de me faire doubler, et la ENFIN je double quelqu'un, ca me fait vraiment plaisir". Ah ben si je peux aider comme ça, pas de souci
Je marche beaucoup, de plus en plus. A la fin du premier tour, les bénévoles veulent m'envoyer vers l'arrivée. Je leur indique que non, encore un tour
Ah, désolé monsieur, bon courage pour la fin. Merci
N'ayant rien pris à bouffer avec moi, je vais tourner avec ce que l'organisation met à disposition, bananes/raisins secs/tuc, les classiques. Et j'ai le malheur de tenter un gel fourni par l'organisation. IGNOBLE le gout du bordel. J'ai cru que j'allais le gerber aussi sec. Le second tour est un long, très long chemin de croix. Bon à ce rythme, je vais pas achever mon genou. Sur les ravitaillements et pour signaler les changements de direction aux intersections, les bénévoles commencent à ranger mais sont toujours à donner un petit mot gentil. Merci à vous. Enfin l'arrivée. Je passe dans l'anonymat le plus total la ligne, le gars avant a eu droit à un mot du speaker, ceux d'après aussi.
Après course. Je défonce le ravitaillement d'arrivée qui malgré mon arrivée tardive reste fort bien garni. Devait y avoir des bières pour ceux d'avant vu le paquet de bouteilles vides, mais les bénévoles en file plus, ca doit être fin de stock
Je veux ma bière bordel
Récupération du matos, je rembarque l'ensemble. Tout est chargé. Et voila, saison triathlon terminée. Malgré des temps qui me déçoivent, je note des points positifs. A la sortie de l'eau je n'étais pas fatigué, j'aurai eu aucun souci à continuer à nager. Le vélo moins rapide qu'aux sables d'olonne. Je gombran pas
Mais à côté de ça, aucun souci à tenir la position sur les prolongateurs. Contrairement aux sables ou j'ai eu un peu de douleur au dos sur la partie à pied, la nickel. Comme la natation, j'étais pas spécialement usé à la fin du parcours vélo. J'aurai bien prolongé le parcours, aucun souci (enfin en prenant du ravito en conséquence
) La partie à pied, bon comme d'habitude c'est à oublier et à jeter.
Les jeunes faites du tri, c'est cool comme sport.