Pistouillette Ouh là ! | Hop, quelques news. J'ai passé 2 heures avec ma nouvelle avocate à revoir le dossier, mes options, ce qui a été fait, aurait dû être fait, etc...
Bref, il en ressort ces éléments :
- J'avais proposé à madame il y a un peu plus d'un an de passer par un médiateur pour un divorce à l'amiable. Madame avait refusé, mais ma nouvelle avocate m'appuie dans cette démarche et me demande de proposer à nouveau de passer par un médiateur avant le divorce en lui-même.
- Parallèlement, elle va prendre contact avec l'avocat de madame pour essayer de négocier un accord, porté essentiellement sur la garde des enfants. Chose que ne m'a jamais proposé mon précédent avocat, qui se focalisait sur la procédure.
- Elle est étonnée que mon précédent avocat ne m'ait pas conseillé de prendre un logement avant l'audience sur mesures provisoires. En effet, elle pense que cela aurait permis au JAF de considérer que j'étais immédiatement en mesure d'héberger convenablement les enfants, maison ou pas maison, augmentant mes chances pour la garde alternée. Mais cela aurait diminué mes chances d'obtenir la maison, alors que la stratégie de mon précédent avocat était justement d'obtenir la maison coûte que coûte (en prouvant que je peux la racheter contrairement à madame) pour montrer que je garderais les enfants dans leur environnement. Bref, stratégies opposées.
- Elle est étonnée que mon précédent avocat n'ait pas spécifié dans ses conclusions qu'en cas de non obtention de la garde alternée, je n'étais pas opposé à un droit de visite et hébergement étendu. A ses yeux, ça aurait montré au JAF que j'étais plus souple que madame et aurait permis de limiter la casse.
- La où mon précédent avocat me conseillait de tout échanger par écrit avec madame, pour montrer que je ne suis pas agressif et essaie de trouver des arrangements, cette nouvelle avocate me conseille l'inverse. En effet, elle considère que ces échanges écrits servent la partie adverse, qui pourrait les utiliser pour montrer des désaccords entre madame et moi, donc justifier l'impossibilité de mise en oeuvre de la garde alternée. Et ce, même si c'est madame qui refuse toute concession lors de ces échanges. Là encore, stratégies opposées.
- Là où les deux avocats s'accordent, c'est que le témoignage de mon ainé lors de son audition est l'élément qui m'est le plus préjudiciable. Madame avait bien joué en misant tout sur la manipulation de notre ainé : répéter à l'envie des insanités/mise en garde contre moi ("papa est méchant", "papa ne pense pas à votre bien", "papa veut vous emmener à l'école uniquement pour se montrer", "papa vous fait perdre du temps", "papa est une mauvaise personne", "papa nous a abandonné", "papa vous fait mal", "on ne peut pas faire confiance à papa", etc...) puis lui demander de témoigner, tout en faisant peur au cadet (qui est pour la garde alternée) afin qu'il ne veuille pas témoigner. Par contre, différence entre les deux avocats : là où mon ancien considérait notre cadet (bientôt 8 ans) trop jeune pour témoigner (et j'étais mal à l'aise à l'idée de l'inciter alors qu'il n'en a pas envie), la nouvelle avocate considère qu'il faudrait tenter le coup. Dans tout les cas, il va falloir entamer un travail avec mon ainé pour lui faire comprendre que ce refus de garde alternée de sa part est basé sur du vent, ce qui va être extrêmement difficile.
Bref, une stratégie moins frontale qui me convient mieux. Je suis même étonné que mon précédent avocat ne m'ai pas proposé d'échanger avec l'avocat de la partie adverse pour essayer de trouver un accord à l'amiable ou n'ait envisagé de solution de repli dans ses conclusions. Même si je crains que madame ne soit absolument pas réceptive et continue à camper sur ses positions, mais on va essayer.
Cette nouvelle avocate craint que madame ne continue à essayer d'obtenir le maximum de fric de ma part, notamment via une prestation compensatoire. L'idée de négocier entre avocats (et/ou avec médiateur) est de faire des concessions sur l'aspect financier (offrir un accord certain à madame sur la PC, la pension et la répartition des biens, alors qu'un JAF pourrait ne pas statuer en sa faveur) contre un accord sur la garde des enfants. Vu que ce dernier élément est mon objectif premier, je suis prêt à laisser filer un peu de fric (de toute façon se défendre bec et ongles sur ce sujet face à un JAF c'est jouer à pile ou face : ça peut être pire que ce que j'espérais comme correspondre à mes attentes, donc autant savoir où je vais) si ça permet de rééquilibrer les choses pour les enfants. Et tant pis si je galère pour les prochaines années.
Parallèlement à ça, j'ai eu un retournement de situation inattendu sur la réorganisation de ma vie. En prévision du risque de devoir quitter ma maison, je regardais le marché de l'immobilier locatif depuis de nombreux mois. Je ne voyais d'accessible que des grands F2 ou petits F3, ce qui m'aurait obligé à dormir dans le salon afin de laisser une chambre à chacun de mes enfants. J'ai même vu un F3 directement dans ma ville actuelle, ce qui est extrêmement rare puisque c'est surtout une commune de propriétaires de maisons, mais il m'a filé entre les doigts (quelqu'un l'a visité la veille du jour où je devais le voir et l'a réservé).
Et là, miracle : je vois un F5 (enfin, un F4 avec salon/séjour double) qui apparait à la limite de mon budget. Renseignements pris, il est à moins de 20 minutes à pied/5 en voiture de l'école primaire de mes enfants, ainsi qu'à 10 minutes à pied/3 en voiture du futur collège où ils iront (dans 1 an pour mon ainé, il entre en CM2 cette année). Cela me permet d'avoir une chambre pour chacun moi inclus, un séjour/salon pas trop dégueu pour une famille, une cave pour des vélos/stockage, dans une résidence fermée avec petit parc (plus sécurisé pour les enfants)... Cerise sur le gâteau, les charges incluent le chauffage, il est en centre ville (commerces accessibles à pied) et déjà équipé en gros électroménager, ce qui me permet de ne pas devoir tout racheter immédiatement.
Par contre, à ce tarif, il y a des concessions à faire : ce logement n'est pas de toute fraicheur (pas très agréable dans sa disposition typée années 60 et je crains une isolation phonique des plus limitée), ne dispose pas de stationnement dédié, adieu le jardin et je perdrais chaque jour 5 à 10 minutes de trajet domicile/travail. C'est à la limite haute de mon budget (50% de ce qui me restera de revenus une fois la pension alimentaire passée et payé ma part du crédit immo/prêt familial/taxe foncière comme jugé), ce qui va m'obliger à me serrer la ceinture pendant quelques mois. Mais le financier devrait s'améliorer après le divorce avec la vente de la maison (donc plus de 50% du crédit/prêt familial/taxe foncière à payer) et si j'obtiens la garde alternée j'espère faire baisser la pension alimentaire.
Je craignais qu'avec la pension et mon "devoir de secours" sur le prêt immo ça ne passerais pas, mais l'agence ne s'est basée que sur ma fiche de paie et mes précédents impôts (ne faisant pas apparaitre la pension à venir), ce qui a permis de valider le dossier. Je récupère les clefs dans une semaine, ce qui me permettra de commencer à aménager les lieux avant de devoir m'y installer.
Bon, entre les nouveaux honoraires d'avocat, les frais d'agence/état des lieux/caution du logement et la nécessité de racheter beaucoup de choses (le JAF a jugé que je ne pouvais partir qu'avec mes effets personnels pour les mesures provisoires), les comptes bancaires en prennent un sacré coup. Mais c'est transitoire. |