radioactif Mighty mighty man | lokilefourbe a écrit :
Réponse IA ça vaut ce que ça vaut :
Citation :
Centrale avec tours aéroréfrigérantes
Les tours évacuent typiquement 95 % à 99 % de la chaleur vers l'atmosphère.
Seule une faible fraction de la chaleur résiduelle est rejetée au fleuve.
Conséquence :
les contraintes liées à la température du fleuve sont beaucoup moins fortes ;
la centrale peut souvent continuer à fonctionner proche de sa puissance nominale alors qu'une centrale à circuit ouvert devrait déjà réduire sa production.
Mais les tours ne sont pas magiques
Une canicule affecte aussi les tours :
l'air chaud refroidit moins bien ;
si l'air est chaud et humide, leur efficacité baisse davantage ;
la température du condenseur augmente, ce qui réduit légèrement le rendement thermodynamique.
On observe alors généralement une perte de production de quelques pourcents, mais pas les réductions massives imposées par les limites de rejet thermique dans les fleuves.
Ordre de grandeur
Dans une situation où une centrale à circuit ouvert devrait réduire sa puissance de 20 à 50 % pour respecter les limites environnementales, une centrale équipée de tours pourrait souvent conserver 90 à 100 % de sa puissance nominale, avec parfois seulement quelques points de pourcentage de perte de rendement.
C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles une grande partie du parc nucléaire français construit sur des cours d'eau relativement modestes (comme Centrale nucléaire de Civaux, Centrale nucléaire de Chooz ou Centrale nucléaire de Cattenom) a été équipée de tours aéroréfrigérantes.
Le principal inconvénient est ailleurs : ces tours consomment davantage d'eau par évaporation. Elles rejettent beaucoup moins de chaleur dans le fleuve, mais elles "perdent" davantage d'eau dans l'atmosphère qu'un circuit ouvert.
|
Donc c'est utile, mais in fine on remplace un problème par un autre, au lieu de rejeter de l'eau trop chaude on va massivement l'évaporer et donc faire baisser le niveau du fleuve.
Mais vu les valeurs données par l'IA les TAR restent quand même un moyen intéressant qu'il faudrait envisager de généraliser.
|
Ça consomme de l'eau, mais c'est pas comprable aux flux d'eau utilisés par un refroidissement par conducto-convection classique. D'un côté, tu as un transfert "linéaire", en gros flux d'eau*delta T*surface de contact, de l'autre c'est l'enthalpie d'évaporation de l'eau. Je n'ai plus en tête le rapport entre les deux en termes d'eau prélevée (je parle juste de l'amont, indépendamment de la restitution) Message édité par radioactif le 25-06-2026 à 15:19:45 ---------------
"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
|