-arnadul- a écrit :
Et je trouve bien que tu soulignes que les hommes, sans un bon film de cul ou une pute régulierement, serait incapable de se retenir de violer et tabasser ce qui les entoure.
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LES hommes, non. DES hommes, oui. Le tout étant de savoir si DES représente beaucoup d'hommes. Si c'est le cas, on peut légitimement penser qu'interdire les films X et les prostituées risque d'augmenter le nombre de viols. C'est pas pour ça que TOUS les hommes sont des violeurs en puissance.
-arnadul- a écrit :
Sinon sur le secteur du bizness du cul t'as pas un peu l'impression, sans vouloir l'interdire, que la proportion que ça prend est assez demesurée ? ou t'es completement hermétique ?
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Entre interdire le business du cul et prendre les mesures qui s'imposent pour y éviter l'exploitation de la femme, y a de la marge.
-arnadul- a écrit :
Non je ne pretends pas le contraire, tu as du beaucoup rire.
Moi j'ai moisn ri, ayant déjà entendu maintes fois un employeur ou collegue dénigrer une salariée sous le pretexte qu'elle a ses régles ou qu'elle ets con parce que c'est une femme.
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Deux hommes discutent d'une de leur collègue femme, et l'un dit à l'autre : "bah, on peut pas lui en vouloir hein, c'est qu'une femme".
La femme en question discute avec une de ses copines et lui dit : "mon Jules laisse toujours traîner ses chaussettes, c'est toujours moi qui doit les ramasser. Bah, on peut pas lui en vouloir hein, c'est qu'un homme". L'autre répond : "le mien aime regarder le foot avec ses potes... aaaaaalala, les hommes !".
Quelqu'un ici peut m'affirmer que l'un arrive REELLEMENT beaucoup plus souvent que l'autre ?
Bien sûr, la conséquence n'est pas la même dans les deux cas. Il n'empêche que le mécanisme est le même...
-arnadul- a écrit :
A l'extrême j'ai entendu un employeur dire plusieurs fois qu'il fallait steriliser les femmes enceintes, elles apportaient trop d'emmerdes dans le boulot.
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Là, il faut _peut-être_ différencier deux choses : ce qu'on montre et ce qu'on pense (en tout cas, il faut parfois le faire). Moi aussi ça m'arrive de dire des énormités dans le genre. Comme un des messages lu plus haut qui m'a bien fait marrer "t'as pas une vaisselle à faire, là ?" (j'ai aussi adoré la réponse "j'ai un lave-vaisselle, minable
" ). je le _dis_. Je ne le pense pas. Je ne favoriserai donc jamais la moindre chose qui viserait à les remettre "à leur place, la cuisine". Parce que je ne trouve pas que c'est plus la place d'une femme que celle d'un homme. Donc, entre ce que je dis (que j'assimile à de l'humour pince-sans-rire) et ce que je pense, il y a un angle de 180°. Et ça ne vaut pas que pour moi.
En ce qui concerne l'allaitement, j'ai une position qui peut paraître aussi sectaire que celle de l'hôpital dont tu as parlé.
SI il est vrai (j'en sais rien, je fais juste une supposition) que l'allaitement ne pose aucun risque pour le nourrisson, et qu'à côté de ça l'allaitement artificiel comporte des risques potentiels (QI légèrement moindre, problèmes imunitaires, ou quoi que ce soit d'autre), bien qu'il me paraît normal de laisser le CHOIX, je comprends qu'on pointe du doigt ceux qui choisissent la deuxième solution. J'ai bien dit SI c'est vrai, je ne me pronconce pas là dessus par manque de compétence dans ce domaine. Sous-entendu que si c'est faux, alors ce n'est plus du tout normal.
Parce que finalement, SI c'est vrai, on a quoi ? On a un désir d'enfant d'un côté, et le désir d'un "certain mode de vie" de l'autre. Mode de vie qu'on ne peut pas assurer quand on allaite naturellement. Et donc, on préfère sacrifier potentiellement un petit peu son enfant (et le "petit peu" est important, ça veut donc dire "même si c'est pas énorme" ) en faveur de ce mode de vie. Ben je trouve ça complètement anormal. Parce qu'il me paraît être la moindre des choses de faire passer le bien-être maximum potentiel de son enfant avant TOUTE autre chose. Et ce n'est pas le problème QUE de la femme, qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit. L'homme est tout aussi concerné. Quand on veut avoir un enfant, il faut le faire en connaissant les conséquence s que ça aura. Et pas essayer de chipoter pour supprimer ces conséquences. C'est contraignant d'allaiter ? Ben ouais, avoir un enfant est une chose qui comporte des contraintes. Mais si c'est mieux, y a pas de raison de vouloir y échapper. Sinon, c'est vouloir le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la crémière.
Y a un truc qui me choque dans l'expression "égalité hommes-femmes" qu'on entend souvent. Ce qui me choque, c'est que c'est faux. Une femme n'est pas pareille qu'un homme. Une femme est différente d'un homme, un homme est différent d'une femme. Une femme n'est pas mieux ni moins bien qu'un homme. Une femme est différente d'un homme, une femme est une femme, point. Alors si pour vous, la nuance vous paraît évidente comme ça a été dit plus haut "ah bah oui, on milite pour l'égalité des droits, c'est évident", il ne faut pas oublier que ce n'est pas forcément le cas de tout le monde. Je pense qu'en cela, il est plus important d'amener une prise de conscience de la chose, plutôt que laisser croire à une partie non négligeable de la population qui n'a pas, au choix, le temps/l'envie/le "niveau intellectuel" (eurk, mais fallait bien que j'y mette un nom, c'est pas péjoratif dans ma bouche) d'y réfléchir qu'une femme est l'égale d'un homme en toutes choses. Ca vous paraît évident, mais c'est pas le cas pour tout le monde.
(Je ne devrais pas avoir à dire que je suis pour l'égalité des DROITS, à 100%, et je suis contre toute forme de jugement appliqué à la comparaison homme/femme. Je ne devrais pas, mais je prends la précaution malgré tout
).
EDIT : saleté de balises 
Message édité par BigJoke le 17-06-2004 à 10:55:04