LooKooM | alkibiades a écrit :
Je me classe clairement dans la catégorie 3. Le regard d'autrui et la reconnaissance sont des vecteurs qui me sont totalement indifférents.
Depuis mon retour en France et notamment suite à mon dernier contrat ou j'ai côtoyé d'avantage qu'à l'habitude des High Profils provenant de cabinet ministériel, consultat/ambassade, je songe de plus en plus à une reconversion dans un secteur bien moins rémunérateur mais qui me permettra de côtoyer des gens plus intéressants et avec qui je pourrais m'élever intellectuellement. J'ai des collègues qui gagnent bien leurs vies (au moins 150K), mais qui n'ont aucune culture, et un niveau social et une éducation un peu trop faible à mon gout, malgré les diplômes qui vont bien. Ce ne sont clairement pas des CSP++, et les revenus ne font pas tout. Difficile avec eux de parler d'autres choses que de voitures/sports, de pognon ou de réflexions politiques de bas étages.
J'ai le meme sentiment avec mes nouveaux voisins, j'étais à l'AG de mon immeuble hier, et j'ai trouvé rafraichissant de se retrouver avec des CSP++ et échanger sur divers sujets.
Je me laisse donc mes quelques mois de repos pour faire le point.
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M'etonne pas que tu sois pilote par la stimulation intellectuelle de ton boulot mais tu prends peut etre plaisir dans le relationnel davantage que tu le soupconnes si tu souffres autant d'etre mal entoure.
Clairement, et je sais que je vais passer pour un monstre, mais quand je suis passe du cote pur IT/Dev en debut de carriere a des fonctions produits/consulting interne reorg, le changement de calibre culturel de mes collegues m'avait vraiment surpris; brutalement je pouvais parler de trucs qui m'interessaient. Deuxieme gros saut quand je suis arrive cote banque d'affaire/gestion d'actif avec un saut qui cette fait m'a fait sentir comme le vilain petit canard mais cela a des bons cotes aussi.
Si tu es vraiment pilote par la stimulation intellectuelle, la qualite culturelle de tes collegues est tres importante et je pense que ton idee de t'orienter vers des fonctions de conseil ou des roles transverses avec forte visibilite strategique est clef.
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Une question idiote mais pour faire reflechir un peu ex-nihilo: si tu as un coup de blues, qu'est-ce qui te donne le plus de reconfort:
- que quelqu'un que tu estimes valide les raisons de ton spleen passager, qu'il juge que tu as raison de reagir ainsi et qu'il te donne des conseils de resolution ?
- que tu puisses en parler longuement avec des amis/connaissances pour partager ton probleme, que ces personnes valident les emotions que tu ressens et partagent eux aussi leurs emotions et soucis actuels ?
- que quelqu'un prenne le temps avec toi de faire des recherches factuelles sur les raisons de ton probleme et cherche a etablir un plan concret de resolution, illustre de faits/exemples pour guider les differentes etapes ?
Ca va probablement etre un mix et etre different selon les sources de l'inconfort mais as-tu une pattern que tu arrives a identifier ? Sinon il faudra d'etre questions dignes d'un article psycho de Cosmo pour y arriver
SeldonH a écrit :
Post intéressant mais cela dépend aussi de la « balance d’importance » boulot/maison que l’on accorde.
Je ne vois pas le boulot comme un accomplissement en soit, je privilégie les postes « intéressants » d’un point de vue intellectuel, s’il y a une bonne ambiance d’équipe et que certains deviennent des amis, c’est un bonus sinon RAF.
Par contre, j’accorde beaucoup d’importance a ma vie « a coté », ma famille, mes potes… et je suis prêt sans hésiter à prendre un boulot un peu moins bien si je gagne sur ce point
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Cela peut surprendre mais c'est souvent a l'envers: la balance boulot/maison s'etablit graduellement selon tes sources de satisfaction profondes, pas vraiment dans l'autre sens. Si on te contraint fortement a l'envers, la soupape finit par sauter rapidement.
glandoll a écrit :
Je vais développer un peu alors
ce qui motive globalement en tant que salarié c'est ne pas m'ennuyer càd pas de tâches routinières et qu'on me demande de réflechir, d'analyser et donc qu'on utilise plus ma capacité à penser, que ma capacité à produire. Je suis plus heureux d'être vu comme quelqu'un a qui on peut demander de challenger telle analyse/proposition, de donner mon point de vue sur tel sujet que d’être vu comme une grande force de travail, qui peut produire beaucoup et rester tard. Après, je suis plus motivé sur faire l’analyse, arriver aux conclusions mais ensuite je suis moins motivé sur la mise en forme, l’explication de la dite analyse. J’ai aussi besoin d’avoir de l’autonomie et du temps libre soit pour glander, soit pour refléchir. Pour les tâches «intellectuelles», c’est souvent dur de savoir combien de temps ca prend donc ca laisse de la liberté.
Mon chef m’avait fait la réflexion que j’arrivais à avoir un bon équilibre vie pro et vie privée ce qui était très bien, ce que lui n’arrivait pas toujours à mettre en place.
A la réflexion, je suis 3 je dirais vu qu’il me faut du défi intellectuel et je suis pas carriériste, le pouvoir ou le statut ne m’intéresse pas du tout.
Concernant mon projet parallèle, je m’étais déjà posé la question et la réponse n’est pas si évidente car il y a plusieurs éléments.
Les 2 plus importants sont quand même: 1) ca m’intéresse énormément et je suis prêt à y passer du temps et j’en aurais envie (ce qui ne veut pas dire d’avoir des moments de doute ou de moindre intérêt mais au niveau général) 2) je pense être très bon dans le domaine et donc apporter suffisamment pour pouvoir réussir dedans.
Le reste dont l’argent c’est «du bonus». Sans les 2 premiers, je ne me lancerais jamais car je n’arrive pas à me motiver dans quelque chose qui ne m’intéresse pas. Le fait de pouvoir l’exercer depuis n’importe ou est important, on pourrait choisir ou vivre et donc aller vers un endroit avec un meilleur climat si on le souhaite, avoir plus de liberté. Ca pourrait aussi permettre à ma compagne de trouver un boulot qui l’intéresse plus ou de ne pas bosser quelques temps.
A la base je pensais que c'était pour pouvoir arrêter de bosser rapidement et l'argent mais en fait, pas vraiment vu que je me vois bien si ca fonctionne, j’aurais sans doute envie d’un nouveau challenge donc étendre l’activité/créer une structure plus complète mais pas avant 5/10 ans à mon avis.
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Ecoute c'est interessant ; concretement le mot clef de ces quelques lignes c'est la liberte, la flexibilite et en second plan la stimulation intellectuelle. Typiquement selon moi la liberte/flexibilite n'est qu'une etape d'identification de ses leviers de satisfaction, pas une fin. Est-ce une liberte voulue car peur de changements adverses potentiels, est-ce une liberte voulue car tu n'as pas l'impression de bosser dans un domaine/role qui te plait vraiment, est-ce une flexibilite qui en fait t'a ete imposee et dont tu t'es approprie les aspects positifs pour la justifier ? C'est assez complexe a analyser selon moi.
Colonelle a écrit :
Je suis d'accord avec ton constat, bien que je le déplore surtout qu'à titre personnel j'ai fait le choix de l'efficacité vs le présentéisme, de la priorité donnée à ma vie de famille plutôt qu'à mon boulot.
Non seulement il y a des boîtes qui jugent les horaires de présence - si tu es efficace, bosse plus pour être efficace plus longtemps- , mais j'ai remarqué que les décisions se prennent ou sont remises en cause souvent le soir quand l'entreprise est plus calme, c'est un moment également propice aux discussions off, au réseautage interne en gros. J'ai fait le choix de m'en éloigner, ça pourra(it) nuire à ma carrière mais je ne suis pas certaine de faire le choix inverse un jour, d'autant que même lorsque mes enfants seront plus grands j'aurais envie de passer du temps avec eux, et avec mon mec qui n'est pas du tout carriériste. Même s'il a toujours respecté mes choix, au niveau du couple notre équilibre est aussi dans le fait que je sois davantage présente à la maison.
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Tu as tout a fait raison sur le fait que beaucoup de decisions/relationnel se fait le soir tard, un peu en mode 'club des gens qui peuvent etre au bureau a 20h' qui est tout a fait le miroir des ambiances des fin de soirees en prepa que ce soit en salle de classe ou en internat. Clairement c'est profondement ancre chez beaucoup de gens et le fait de ne pas voir ses enfants en soiree la semaine est admis. Le matin oui, le soir non.
Je pense qu'a ton niveau de carriere/age, il est effectivement sain de faire des choix marques et accepter une courbe de progression raisonnable mais moins extreme qu'auparavant. Je suis objectivement dans la meme demarche je pense, cf. la question de Filob, et si je rentre a Paris ou en Europe, instaurer un rythme plus souple si je le peux.
J'ai pris hier la decision de mener un gros deal 'signature' pour le fonds, staffe 5 personnes dessus et ce sera 1.5 mois de sprint requis dans le contexte de la fin de grossesse de mon epouse et je regrette deja, signe que je manque de maturite a ce niveau meme si je suis en coordonation/negociation plus qu'en execution pure a present.
Youmoussa a écrit :
Recherche est un bien grand mot. On me contacte, j’écoute. Ça ne va pas beaucoup plus loin jusqu’à présent.
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Et encore, tu n'ecoutes pas bien
Interessant - je savais que c'etait un bon deal a l'epoque mais pas a ce point. Perso c'etait fait depuis l'aeroport Cornavin, les distances etaient courtes car transfert vers Avoriaz et la Clusaz. Pas vraiment avec des gens blingbling qui veulent faire la fete; c'etait pour du ski avant tout
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