zyx NCC - 1701 | patrice778 a écrit :
Tu as raison sur les catégories. SAUF que tu dois aussi inclure les investisseurs et les vendeurs de "confort" dans la catégorie vendeurs "net", j'y reviendrais plus loin.
Et ce qui fait le prix (entre autre), c'est le nombre relatif dans chacune de ces catégories. Ce qui a limité la baisse, c'est justement, à mon avis, le fait que même si le nombre d'acheteurs nets a fortement diminué (désolvabilisés), en parallèle, le nombre de vendeurs nets a lui aussi diminué. Car la sous-catégorie investisseurs/vendeurs de confort dans la catégorie vendeurs "net" a quasiment totalement disparu: il ne reste que les vendeurs contraints! D'ailleurs toi même dans ton message tu avais négligé cette sous-catégorie investisseurs dans les vendeurs nets.
Après, comme je disais, la question est de savoir s'il peut vraiment y avoir une baisse franche avec d'un côté peu d'acheteurs nets (peu de primo accédants, peu d'investisseurs) mais de l'autre côté peu de vendeurs aussi.
On entendait il y a quelques années, y compris pour l'IDF, que les vendeurs de Besson, Robien, Scellier allaient un jour massivement vendre... force est de constater que ce jour n'est pas arrivé, loin de là, en tout cas pas en IDF. Cela peut paraitre surprenant, mais ces investisseurs ont investi en rendement et pas en value. Ou alors s'ils ont investi en value, ils considèrent que malgré la hausse, leur plus-value n'est toujours pas assez élevée selon eux, et qu'elle sera plus forte plus tard.
J'essaye de réfléchir sur la raison de la diminution de l'offre, en disant autre chose que l'argument de facilité "les vendeurs ne comprennent rien, ils devraient vendre". Car force est de constater qu'ils ne le font pas. En france bon nombre de nos compatriotes achètent un bien immobilier quand ils le peuvent, quand ils ont fini ils en achètent un autre, puis un 3ème, etc.... et JAMAIS ils ne vendent, à part s'ils y sont contraints. C'est surprenant, certes, mais c'est la réalité. Dans ces conditions, le volume de l'offre ne dépend plus que de nouvelles constructions et des ventes contraintes. Pas évident que cela soit suffisant pour un bon krach.
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Il faudrait que tu précises la notion de vendeur de confort. Tous les cas approchant que j'ai vu passé sont des "secundo accédant" et certainement pas des "vendeurs nets", en gros, des personnes qui ont un projet basé sur de l'immobilier (genre chambre d'hôte, auberge, maison dans le sud) et qui veulent profiter de la hausse des prix pour vendre et financer ce projet. Ces personnes appartiennent pour moi à la catégorie des "secundo accédant". De fait, je ne connais personne qui vendent un bien immobilier pour devenir locataire, campeur ou globe trotter (ça existe, mais c'est infinitésimal pour des stats). De fait, un vendeur de confort, c'est dans 99% des cas, un acheteur. Du coup, la baisse du nombre de vendeur de confort entraine une baisse du nombre d'acheteurs : il s'agit d'eux même . Celà n’entraîne pas de changement d'équilibre.
Maintenant, les investisseur, je les compte comme principalement acheteur net. Il y a des ventes massives de certains des investissements, mais ça se passe dans les zones peu tendues et il s'agit des cas d'investisseurs qui ont du mal à louer. C'est pour celà que je ne les fait apparaître que dans la catégorie des acheteurs nets : ils achètent et perçoivent les revenus de leur bien, la vente se faisant rarement lorsque l'affaire fonctionne bien (logique)
Par contre, pour les investisseurs, il ne faut pas oublier qu'il ne s'agit pas d'une clientèle aussi massive que les particulier désirant acheter pour se loger. Si ces dernières années, les investisseurs ont été particulièrement nombreux c'est due à plusieurs facteurs :
- de grosses aides fiscales - et, surtout, la fuite de la bourse.
Je me souviens que dans les années 97-2002, il se disait que la bourse, sur le long terme, est forcément gagnante et que lorsqu'il y a un crash, il suffit d'attendre quelques années pour redevenir bénéficiaire. Depuis, la bourse n'a jamais retrouver ses niveaux de 1999-2000. Surtout, le nombre de petits porteurs s'est effondré dans les années 2000, encore plus depuis 2008. C'est simple : il y a eu un très important flux d'investisseurs qui ont quitté la bourse pour aller dans l'immobilier. Là encore, la même promesse "l'immobilier, ça ne baisse jamais, en achetant, on finit toujours gagnant". Avec la stabilisation et la remonté de la bourse ces dernier temps et simplement le fait qu'il ne reste plus beaucoup de petit porteur capable d'investir dans l'immobilier avec les avoirs encore en bourse, je ne serait pas vraiment surpris que les investisseurs particulier soient moins nombreux dans l'immobilier (et il me semble qu'ils le sont).
Du coup, on en revient au même problème : si les vendeur de confort sont des acheteurs de confort, ils ne jouent pas sur l'équilibre. Le nombre d'acheteurs d'investissement n'augmente plus et, surtout, diminue. Par contre, le nombre de primo-accédant et d'investisseur en moins n’entraîne aucun changement du côté des vendeur.
patrice778 a écrit :
Oui, le taux ne fait pas tout. C'est un des éléments parmi plusieurs de la solvabilité des ménages. Mais il joue aussi un peu. Et un taux bas permet d'emprunter plus de capital en allongeant la durée - qui en effet est grosso-modo au bon vouloir des banques. Or, je doute que les banques ne veuillent provoquer un krach immobilier. Se couvrir en faisant porter le risque sur les acheteurs via l'apport, oui; provoquer un krach, non. Et comme certains acheteurs continuent à détester la location et adorer l'achat dès qu'ils le peuvent, au final ce sont les banques qui contrôlent le jeu. Tout l'enjeu est de savoir si ce nombre d'acheteurs "nets" est suffisant ou pas face à une pénurie d'offre (cf. mon pavé du dessus), pénurie d'offre non pas du au manque de logements en france dans l'absolu, mais du à la mentalité spéciale des vendeurs qui ne veulent jamais vendre.
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Les banques ne pensent pas à suffisamment long terme pour se dire "est ce que c'est bon pour moi s'il y a un krash immobilier". De plus, dans le cas où elle prévoirait un krack immobilier serait de couper tout d'un coup le robinet et de se désengager le plus possible de l'immobilier afin d'être le moins impacté et laisser aux autres la patate chaude. Mais, à mon sens, aucune banque n'en est là.
En fait, le vrai problème au niveau des banques, c'est la capacité d'octroie de crédit. Les normes se sont renforcées et la plupart d'entre elles ont baisser leurs objectifs de pret immobilier afin de se conformer aux normes Bâle III. Le résultat est une grosse diminution des crédits, en particulier ceux sans apports ou sans garanties. Le résultat est connu : une grosse diminution du nombre de crédit.
Là encore, ceux qui sont en première ligne sont les primo accédant : ce sotn eux qui ont le moins d'apport et donc eux qui se voit couper l'accès au crédit en premier. Et là, le raisonnement n'est pas "bon, il faut que je prête à ce jeune couple composé de monsieur en interrim et madame en CDD car sinon je risque de provoquer un crash immobilier", mais plutôt "ben ces deux là, je préfère qu'ils aillent voir ailleurs, c'est trop risqué pour moi".
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