p47alto1 a écrit :
J'en pense qu'en tenir mordicus pour un cover-up sans même oser penser aux implications est une démarche complotiste: on affirme sans pruve, on insinue et on joue sur le doute. Manque de bol pour toi, c'est exactement ce que tu fais. Tu es donc complotiste. Tant pis si ça t'empêche de dormir.
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Quant à dire que je n'avance pas d'éléments permettant de conclure que l'enquête a été encadrée et bridée, outre tous les éléments qui ont été soulevés ces dernières 50 pages qui vous ont obligé à écarter des témoignages et élements objectifs avec une argumentation qui prêtait très souvent à rire et que l'on aurait pu retrouver dans un OK magazine, je te suggère de lire attentivement le long texte suivant qui se trouve à l'adresse suivante, pour le cas peu probable où tu voudrais t"informer à propos de choses qui ne vont pas nécessairement dans ton sens.
http://aristippe.over-blog.com/categorie-900904.html
1. L'art de la (non-) conversation
Un mois après la commémoration des attentats du 11 septembre, un mois après avoir moi-même déploré sur AgoraVox le silence des grands média concernant les remises en question citoyennes d'une histoire officielle pleine de trous et d'ombres, je crois bon d'administrer cette "piqûre de rappel". Internet se prête à merveille au traitement de l'actualité la plus chaude, mais aussi, grâce à son espace immense, incomparable à celui des autres média, à un traitement intempestif de l'actualité ; loin de l'impératif quotidien du nouveau et du chaud, l'exigence du ruminé, du retour sur le refroidi, surtout lorsqu'il concerne des sujets aussi importants que le 11 septembre.
Je vous propose donc un retour en quatre temps (à travers quatre articles) sur ce sujet définitivement brûlant, malgré cinq années d'étouffement. Pour commencer, une petite réflexion sur la "conversation" qui s'est établie (ou non) autour du 11 septembre, et qui s'achève sur une sorte d'éthique de la conversation que je me propose à moi-même. Ensuite, je reviens sur l'essentiel des points qui, malgré toute ma prudence, ne cessent de soulever ma suspicion ; je les ai distingués selon trois catégories : faits, coïncidences, et mensonges.
Le cinquième anniversaire des attentats du 11 septembre a mis en évidence - plus que jamais - l'existence de deux mondes médiatiques : le monde des média traditionnels et celui d'Internet. Dans le premier monde, nul débat sur le 11 septembre ; la thèse officielle est admise. Dans le second, les débats brûlants pullulent ; et les thèses "conspirationnistes" triomphent globalement.
L'occasion pour d'aucuns de pointer du doigt les dangers d'Internet, et notamment du "journalisme citoyen", où chacun peut informer tous les autres, mais aussi les désinformer avec la plus grande facilité. Cette liberté nouvellement acquise est investie par une masse considérable d'individus, le plus souvent de bonne volonté et bien intentionnés, mais qui, à leur corps défendant, de par leur ignorance, peuvent propager le faux. Alors que le journalisme s'était construit contre la rumeur, Internet lui redonne vie et force, il en est comme le royaume. L'idée n'est pas neuve. Toute innovation est à double tranchant ; l'information sur Internet a son côté noir, la rumeur galopante, mais aussi son côté lumineux : la libre conversation, la correction permanente (de tous par tous), et, au final, l'auto-régulation. Cette ouverture potentielle à tous, ce bannissement de la censure, ces échanges généralisés, aussi risqués soient-ils, n'ont pas de prix. Ils sont beaux et dangereux, comme l'est la liberté.
Revenons au cas emblématique du 11 septembre. Pourquoi alimente-t-il autant d'échanges et de controverses sur le Net ? D'abord, parce que l'événement fut énorme (la première puissance du monde attaquée en plein coeur, sur son sol, aux points stratégiques et symboliques les plus forts), impensable même pour le commun des mortels jusqu'à ce qu'il survint, et, de surcroît, incroyablement spectaculaire (avec cette apocalypse au milieu des sublimes gratte-ciel de Manhattan). Face à un tel choc, chacun voulut comprendre, à la fois le comment et le pourquoi, il voulut, pour maîtriser sa peur, saisir dans le détail ce qui s'était passé, et il exigea (dans la mesure du possible) des réponses précises et sérieuses de la part de ceux qui étaient chargés de l'informer. Le désir de compréhension fut hypertrophié - "jusqu'au déraisonnable", diront ceux que ce désir ulcère - par l'ampleur du désastre, par cet impensable qui se réalise et impose à la réalité de nouveaux contours, nous rappelant, si nous l'avions oublié, que le pire n'a aucune limite et que nous sommes à tout moment sous sa menace. Or, précisément, le travail d'information incombant aux grands média ne fut jamais à la hauteur de ce que cet événement hors norme réclamait.
Une fois le traumatisme des premiers mois quelque peu digéré, certains citoyens retrouvèrent leur capacité à réfléchir sur ce jour maudit et commencèrent à se heurter à des bizarreries, des incohérences, des invraisemblances dans la version qui leur était donnée des événements... des choses "troublantes". On leur rétorqua parfois que leur bon sens avait beau être troublé par ceci ou cela, ils n'étaient pas aptes à juger par eux-mêmes de choses aussi complexes (ce qui n'est pas forcément faux) et que des experts le feraient plus opportunément à leur place.
Aux Etats-Unis, une commission nationale rendit son rapport le 22 juillet 2004, qui aurait dû clore le débat, mais qui, au final, le raviva. En effet, le rapport ne faisait pas - loin de là - l'unanimité. Des éléments majeurs comme l'effondrement de la tour 7 du World Trade Center, ainsi que les "wargames" qui apportèrent la confusion le matin du 11 septembre y étaient, notamment, complètement occultés. La commission était, en outre, critiquée pour son manque d'impartialité. Pour exemple, Philip D. Zelikow, son directeur exécutif, avait des liens étroits avec Condoleezza Rice, avec laquelle il avait oeuvré à la réorganisation du Conseil de sécurité nationale, et aussi co-écrit un livre. Il avait aussi été le président d'un "think tank" qui comptait parmi ses membres, outre Rice, Dick Cheney et Paul Wolfowitz. Une frange de l'opinion ne fut donc pas apaisée par les conclusions de cette commission et se mit à démonter avec acharnement la "théorie officielle", se risquant même parfois à élaborer de véritables théories alternatives.
Certaines d'entre elles étaient si farfelues qu'elles discréditèrent tout le mouvement de questionnement "citoyen" touchant au 11 septembre. Les média traditionnels ne se firent pratiquement pas l'écho de ces remises en question (en France encore moins qu'ailleurs). Leur seule réaction fut d'assimiler, sans réserve et sans nuances, tous les "sceptiques" à des "révisionnistes" ou des "négationnistes" (avec le parfum nauséeux qui accompagne ces termes infâmants), réunis sous l'effigie "diabolique" de Thierry Meyssan. Avec un tel traitement expéditif (et justement expéditif : on n'a pas à discuter avec le Diable), le débat sur le 11 septembre pouvait ainsi se clore, sans avoir été ouvert, avec, en prime, la bonne conscience de ceux qui savent qu'ils sont dans le bon camp (comme ici, où le journaliste semble traiter tous les "sceptiques" d'insensés et stigmatise leur irrationalité ou, au contraire, leur excès de rationalité. Pour ma part, je crois que l'on peut mal utiliser sa raison - comme Thierry Meyssan quand il croit pouvoir prouver qu'aucun avion ne s'est crashé sur le Pentagone -, mais jamais trop.).
Insuffisances de la version officielle et silence des grands média : telles furent donc les deux sources qui nourrirent les "dissidents" (terme neutre qui désigne ceux qui ne se contentent pas de la version officielle actuelle). Leur incrédulité put être renforcée par le souvenir des affaires qui entachèrent et discréditèrent encore récemment le journalisme professionnel ; aux Etats-Unis : affaires Jayson Blair, Jack Kelley, Dan Rather, propagande mensongère de la plupart des média américains au moment de la dernière guerre en Irak ; en France : affaires Patrice Alègre, du bagagiste d'Orly, des "pédophiles" d'Outreau, de Marie L. et de sa soi-disant agression à caractère antisémite dans le RER D, etc. Les "dissidents" se souvinrent aussi peut-être des manipulations (supposées ou avérées) dont avait déjà fait preuve par le passé le gouvernement américain pour rentrer en guerre : Pearl Harbor, Golfe du Tonkin, "Opération Northwoods" (lire le document original ou ceci), témoignage mensonger de la fille de l'ambassadeur du Koweit aux USA et mensonges de Colin Powell avant la première guerre d'Irak, armes de destruction massive imaginaires pour la deuxième guerre d'Irak, etc. La suspicion se développa ainsi naturellement à l'occasion des attentats inouïs du 11 septembre.
Sur Internet, se mirent en place deux camps, l'un défendant la version officielle, l'autre la critiquant. Combat rude, souvent poli, mais néanmoins violent. Guerre de tranchées, menée à coups d'arguments le plus souvent, mais aussi à coups de sarcasmes et d'injures. Radicalisation. Intolérance. Haine parfois. On put dire avec raison que les affrontements autour du 11 septembre ressemblaient à ceux qui auraient pu opposer des croyants fervents à des athées militants. Nouvelle guerre de religion par souris et claviers interposés. Communication de plus en plus impossible. Dialogue de sourds. Chacun campé sur ses positions, comme un bigorneau sur son rocher, ne voulant pas faire le plaisir à son adversaire de lui laisser récupérer le moindre bout de terrain. Et la passion la plus virulente qui agite le sang de toutes parts. Bientôt, ce n'est plus la vérité qu'on défend ; c'est son honneur, c'est son orgueil. Il ne s'agit plus de penser ensemble ; il s'agit de triompher de l'autre, de l'écraser, de lui faire sentir sa défaite. Aveuglement de celui qui a ses convictions bien ancrées, et qui ne peut plus s'en détacher.
Sur ce champ de bataille stérile, je me place sous le patronnage d'un sage, d'un amoureux de la conversation, Montaigne : "Quand on me contrarie [contredit], on esveille mon attention, non pas ma cholere ; je mavance vers celuy qui me contredit, qui minstruit. La cause de la verité devroit estre la cause commune à lun et à lautre. [
] Je festoye et caresse la verité en quelque main que je la trouve, et my rends alaigrement, et luy tends mes armes vaincues, de loing que je la vois approcher." (Essais, III, 8 "De l'art de conferer" ) Qui est capable d'un tel état d'esprit ? Qui est capable de débattre, non pas pour imposer son idée, mais pour approcher de celle qui est vraie ? Qui est capable d'apprécier la contradiction qu'on lui apporte, de la considérer en mettant son amour-propre de côté, et, le cas échéant, de reconnaître sans honte et même avec bonheur son erreur, car cette reconnaissance aura été profitable au vrai, qui doit être "la cause commune" ? A chacun d'y répondre pour soi-même.
J'essaie, quant à moi, de me placer sur une ligne de crête difficile à suivre, entre ceux qui savent que la théorie officielle est vraie et ceux qui savent qu'elle est fausse et que telle autre théorie alternative est vraie. Cette position, qui consiste finalement à suspendre son jugement devant l'absence de certitude, est inconfortable. Chacun préfère se reposer dans la certitude. Chacun veut affirmer ses convictions. Chacun veut pouvoir conclure. Cadenasser une bonne fois pour toutes le discours. En prétendant chercher le vrai, nous recherchons bien souvent, en vérité, la paix de l'âme, et aussi un moyen d'affirmer notre puissance. Le vrai chercheur du vrai (si j'ose dire) accepte de ne pas avoir l'esprit tranquille sur tel ou tel sujet complexe, et ne pense jamais la vérité comme sa possession.
Cette posture idéale n'est, certes, dans la pratique, pas tenable très longtemps, chacun se laissant entraîner par des mouvements passionnels et obéissant au besoin irrépressible d'avoir une "conviction intime" (ou croyance), en guise d'oreiller douillet à ses états d'âme. Chacun ne peut s'empêcher de croire quelque chose, une version des faits plutôt qu'une autre, alors même qu'il doit reconnaître, s'il est honnête, qu'il n'a pas suffisamment d'éléments pour savoir. Chacun a donc son intime conviction, qui ne doit cependant pas l'empêcher de garder intact son pouvoir de penser contre lui-même, contre la croyance confortable qu'il s'est, presque malgré lui, forgée.
Je vais tenter de m'appliquer cette noble règle à moi-même dès maintenant, en rectifiant un argument que j'avais avancé dans mon précédent article, et qui s'est avéré fallacieux. Je faisais mention du témoignage de Mike Walter au sujet du crash du vol 77 sur le Pentagone. Ce journaliste déclarait avoir bel et bien vu un Boeing, mais en précisant que c'était "comme un missile de croisière avec des ailes". Ce témoignage m'apparut, dans un premier temps, susceptible de remettre en question la version officielle. Et puis, en réécoutant la confession de Mike Walter sur CNN, je me rendis bien compte que je n'avais pas affaire à quelqu'un qui remettait en question la version officielle. Quelque chose ne collait pas. J'émettais l'hypothèse que Walter avait parlé de missile pour décrire de manière imagée la trajectoire de l'avion et la très basse altitude à laquelle il volait. Je repris alors ma recherche et ne tardai pas à trouver ma réponse. Sur un site conspirationniste pur jus, celui consacré au livre de Thierry Meyssan, le Pentagate ! Voici ce que j'y lis (ici) : Mike Walter "s'explique sur le premier témoignage qu'il avait accordé à CNN dans lequel il déclarait «c'était comme un missile de croisière avec des ailes». Il a, en réalité, eu recours à une métaphore car pour lui, ce jour-là, ce jet commercial «était comme un missile ou une bombe puisqu'il était utilisé pour tuer des gens». Mike Walter s'emporte légèrement lorsqu'on essaie de mettre à l'épreuve ce qu'il a vu. Il est catégorique. «Ce n'était pas un missile, ce n'était pas une bombe, c'était un avion de ligne American Airlines et je l'ai vu foncer dans le Pentagone»." Il est dès lors étonnant de voir le témoignage tronqué de Mike Walter figurer encore sur un autre site conspirationniste, Asile.org (ici), qui n'est autre que celui de Raphaël Meyssan, le fils de Thierry Meyssan... Problème de mise à jour ou de malhonnêteté incurable ?
Cette rectification est pour moi déterminante. Le témoignage de Mike Walter était le seul, à ma connaissance, qui semblait suggérer qu'un missile avait été vu. Des témoins simplement auditifs ont, certes, dit avoir entendu un bruit strident, comme celui d'un missile ou d'un avion de chasse. Un seul autre témoin (Steve Patterson) a dit avoir vu un avion ayant "une contenance de 8 à 12 personnes" ; mais ce témoin était positionné à plusieurs kilomètres de la scène du crime, ce qui réduit la portée de son observation. Cela pèse finalement bien peu face aux nombreux témoignages visuels qui décrivent un gros avion de ligne. Je n'ai pris connaissance de ces témoignages que récemment, sur le site d'Eric Bart (plus précisément ici). L'idée qu'aucun Boeing n'a frappé le Pentagone me paraît aujourd'hui dépassée et quasiment insoutenable. D'aucuns continueront à arguer que le trou fait dans le bâtiment était trop petit... D'après Jean-Pierre Desmoulins, un ingénieur de formation qui a largement étudié la question (ici), les dégâts ne sont pas anormalement faibles. Le trou (un carré d'environ 6 mètres de côté) correspond à la dimension de la carlingue d'un Boeing 757 ; quant aux ailes, elles se seraient en partie repliées.
Signalons que Jean-Pierre Desmoulins conteste tout de même la version officielle. Selon lui, l'avion a été commandé à distance (l'hypothèse de la prouesse technique réalisée par Hani Hanjour, le pilote présumé, ne lui paraît pas crédible) ; il avance aussi l'idée qu'une charge explosive était disposée à l'avant de l'appareil. Pour mieux découvrir ses travaux, vous pouvez écouter une excellente émission de radio à laquelle il a participé le 11 septembre 2006 en compagnie de deux membres du site REOPEN911.info. Ça dure 5 heures, mais c'est passionnant.
Cette rectification faite, et ma posture anti-dogmatique affichée et revendiquée, je peux en venir aux faits, coïncidences et mensonges qui suscitent mon trouble (et celui de millions d'observateurs à travers le monde). Prochain article : des faits têtus...
2. Des faits têtus
En préambule, voici un bref rappel de l'histoire officielle : l'organisation terroriste Al-Qaida, dirigée par Oussama Ben Laden, a envoyé 19 pirates de l'air détourner quatre avions de ligne pour les projeter sur les Twin Towers de Manhattan, le Pentagone et, probablement, pour le dernier attentat raté, la Maison Blanche ou le Capitole. Les passagers du Vol 93, dans un élan d'héroïsme admirable, s'étant soulevés, ont provoqué le crash anticipé de l'avion et ont ainsi déjoué les plans de leurs bourreaux. Les services de renseignement et le gouvernement américains ont, de leur côté, fait preuve de graves défaillances, puisqu'ils n'ont su ni prévenir, ni interrompre les attaques (en envoyant à temps les chasseurs).
Je ne vais pas énumérer ici les centaines de points qui font question quant à cette version. Ceux qui sont familiers du sujet les connaissent (presque) par coeur ; les autres les trouveront aisément sur d'innombrables sites, plus ou moins exhaustifs et plus ou moins honnêtes (par exemple, ici, là, ou là). Sans oublier de consulter les réponses, souvent intéressantes, apportées par les "anti-sceptiques" (comme ici). Je vais me borner à l'essentiel, aux faits (puis aux coïncidences et mensonges) qui me semblent les plus saillants.
Premier fait : l'effondrement de la tour 7 du WTC. C'est, s'il faut en isoler un, le maillon faible de la théorie officielle. Le grand public, en général, ignore jusqu'à son existence. Les journaux télévisés n'en ont jamais parlé, et même le rapport de la Commission d'enquête n'en fait guère mention... Le 11 septembre 2001, à 17h20, ce building de 47 étages tombe sur lui-même, tout droit, à la vitesse approximative de la chute libre. Seuls des experts peuvent nous aider à comprendre la cause de cette chute. En 2002, un rapport gouvernemental de la FEMA [Federal Emergency Management Agency] concluait à ce sujet : The specifics of the fires in WTC 7 and how they caused the building to collapse remain unknown at this time. Although the total diesel fuel on the premises contained massive potential energy, the best hypothesis has only a low probability of occurrence. Pas de réponse officielle donc.
Voici, en vidéo, l'avis d'un autre expert (version courte sous-titrée en français, ou version longue sous-titrée en anglais). Il s'agit de Danny Jowenko, et son jugement est sans appel ; c'est une démolition contrôlée. Jowenko fut fort surpris d'apprendre que cet immeuble était tombé, lui aussi, le 11 septembre ; en effet, une opération de démolition contrôlée demande normalement une longue préparation. Notons son trouble et l'insistance avec laquelle il demande qu'on lui confirme la date de cette démolition. On comprend, en effet, que, si l'opération a été préparée avant le 11 septembre, ses instigateurs connaissaient nécessairement le scénario des attentats, incluant la chute des Twin Towers... Ce qui avaliserait l'idée d'un complot interne aux USA. Jowenko croit néanmoins possible la réalisation d'une telle opération en un laps de temps très court, durant la journée du 11 septembre, même s'il a du mal à envisager qu'elle ait pu se dérouler dans un immeuble en flammes. D'après lui, la décision de démolition aurait été prise par Larry Silverstein, le propriétaire du building, pour des raisons financières. Bref, on peut épiloguer sur les motifs de la décision, ou encore sur la possibilité de réaliser une telle opération en quelques heures... mais il semble difficile de nier le fait de la démolition contrôlée du building 7 du WTC.
Deuxième fait : les grandes quantités de métal fondu retrouvées plusieurs semaines après le 11 septembre sous les décombres des Tours Jumelles et du WTC7, et que ne peuvent avoir produit (semble-t-il) les seuls incendies. Sans oublier les observations qui ont été faites le 11 septembre même : celles d'une matière jaune-blanche, incandescente, qui s'échappait ou coulait de la Tour Sud peu avant qu'elle ne s'effondre, et qui pouvait faire penser à du métal en fusion, lors d'une réaction "thermite" (la thermite est un mélange d'oxydes métalliques et de poudre d'aluminium, dont la combustion dégage une chaleur intense).
Steven Jones (co-fondateur du mouvement Scholars for 9/11 Truth) est le physicien qui a avancé l'hypothèse de lemploi dune sorte de thermite sur les colonnes en acier des Tours Jumelles pour les affaiblir, avant que des explosifs ne finissent le travail de démolition. Retrouvez ici son étude complète "Why Indeed Did the WTC Buildings Completely Collapse ?". Elle a été traduite en français sur le site ReOpen911. Cette lecture, un peu longue, me semble indispensable. A la fin de l'article, Jones met en évidence la "légèreté" avec laquelle a été menée l'enquête officielle du NIST [National Institute of Standards and Technology] ; par exemple, il est dit, dans le rapport même du NIST, que "l'enquête sest focalisée sur lordre des événements depuis linstant où lavion sest écrasé jusquà lamorce de leffondrement de chaque tour", sans prendre en compte "le comportement structurel de la tour après que les conditions de déclenchement de leffondrement ont été atteintes
". Autrement dit, le NIST n'a pas étudié l'effondrement des tours lui-même (rapide et symétrique), ni ce qui a pu être observé après (les flaques de métal fondu). Accablant.
Vous pouvez aussi visionner la conférence que Steven Jones donna à l'Université Brigham Young le 1er février 2006. Un bon article lui a été, par ailleurs, consacré ici. De nombreux documentaires (comme celui-ci, sans doute le plus complet) récapitulent enfin l'ensemble des points litigieux touchant les chutes des trois tours.
Remarques sur un troisième fait : des explosions ont été entendues par de très nombreux témoins dans les Twin Towers avant leur chute ; elles ont été enregistrées par Rick Siegel. Il semble même que l'explosion qui a été fatale à la Tour Nord ait été "filmée" par Etienne Sauret, dans son film WTC The First 24 Hours. Sa caméra, plantée sur un trépied, a en effet tremblé 12 secondes avant que la tour ne s'effondre. C'est visible sur Loose Change 2 Recut, à la minute 54'16. Mais j'aimerais surtout ici m'attarder sur l'explosion que William Rodriguez (entouré de plusieurs autres témoins) dit avoir entendue dans les sous-sols de la Tour Nord quelques secondes avant le premier crash (voir par exemple ici). On comprend aisément que, si cette explosion-là a eu lieu, à ce moment-là, elle n'a pas été causée par le crash et l'écoulement massif de kérosène jusqu'aux sous-sols de la tour via les cages d'ascenseurs (théorie officielle de la "boule de feu" ).
Il est entendu que les sous-sols ont été "dégradés" (ou "dévastés", selon les appréciations) ; des témoins en attestent, comme Mike Pecoraro, qui travaillait au 6e sous-sol de la Tour Nord ce matin-là. Lui et son collègue furent d'abord alertés par de la fumée blanche qui s'introduisait dans la pièce où ils travaillaient, ainsi que par une odeur de "kérosène", que Mike Pecoraro interpréta comme un possible incendie de voitures dans le parking qui se situait à un niveau supérieur dans les sous-sols. Les deux hommes décidèrent alors de monter au niveau C, dans un petit atelier de machines, où deux de leurs collègues étaient censés travailler. Ils ne les trouvèrent guère, dans cette pièce enfumée, dont Mike Pecoraro décrivit ainsi l'état : "There was nothing there but rubble" (des décombres). Et d'ajouter : "Were talking about a 50 ton hydraulic press gone !" (une presse hydraulique de 50 tonnes détruite). Les deux compères continuèrent leur périple vers le parking, et que découvrirent-ils ? Ecoutons Pecoraro : "There were no walls, there was rubble on the floor, and you cant see anything". Dévastation est le mot qui convient. En montant encore d'un étage, au niveau B, les deux hommes furent surpris de voir une porte coupe-feu en acier et béton, pesant environ 150 kg, plissée "comme une feuille d'aluminium" et couchée par terre. Mike Pecoraro dit spontanément : "They got us again" (Ils nous ont encore eus), faisant référence à l'attentat de 1993 au WTC. Pecoraro avait alors été témoin de dommages similaires dans les structures du bâtiment. Sa conviction, sur le moment, fut qu'une bombe avait explosé. Il ne savait, certes, pas encore, à ce moment-là, ce qui se passait au-dessus de sa tête... (sources : ici ou là pour l'original).
La question est simple : les gros dégâts constatés dans les sous-sols de la Tour Nord du WTC peuvent-ils avoir été causés par le kérosène de l'avion, qui aurait dégouliné jusque-là ? Le témoignage de William Rodriguez, s'il était juste, pourrait suffire à invalider cette idée. Rodriguez, qui se situait au premier sous-sol, assure, en effet, avoir d'abord senti sous ses pieds une énorme "explosion", avant d'en entendre une autre en hauteur quelques secondes plus tard (celle du crash). Bien sûr, William Rodriguez peut être un menteur, ou il peut tout simplement s'être embrouillé dans ses souvenirs... Comment savoir ? Y a-t-il eu des enregistrements, qui auraient pu capter les deux explosions ? Pour ma part, j'en connais deux.
Première source : le film des frères Naudet. Le premier crash se situe à la minute 19'35. On entend bien le bruit qu'il produit ; mais on n'entend rien, ni dans les secondes qui précèdent, ni dans les secondes qui suivent. Rodriguez aurait rêvé ? Deuxième source : l'enregistrement audio réalisé par Jenny Carr, lors d'une réunion d'affaires qui se tenait au 36e étage du One Liberty Plaza. Vous le retrouvez dans Loose Change 2 Recut, à la minute 42'42 ; Dylan Avery s'en sert justement pour introduire le témoignage de William Rodriguez. Car là, on entend bien deux explosions. Séparées de 9 secondes. Rodriguez aurait dit juste ? Pas sûr, et même peu probable. Car en écoutant bien, on se rend compte que la première explosion correspond très vraisemblablement... au crash de l'avion. Un site qui tente de démonter Loose Change présente, en effet, le même enregistrement, mais avec une qualité d'écoute bien meilleure, et l'on entend assez distinctement le premier "boum" précédé du bruit caractéristique d'un avion qui arrive. Il est, en revanche, difficile d'identifier la cause de la seconde explosion. L'enregistrement de Jenny Carr invalide-t-il définitivement le témoignage de Rodriguez, qui veut que la première explosion dans les sous-sols ait précédé le crash de l'avion ? Nous avons vu que l'enregistrement des frères Naudet avait laissé échapper la deuxième explosion ; il n'est pas exclu que celui de Carr en ait laissé échapper une troisième, qui plus est souterraine. Prudence.
Mais faisons comme si Rodriguez s'était trompé, et que la deuxième explosion, neuf secondes après le crash, était celle qui avait dévasté les sous-sols. L'hypothèse (officielle) de la "boule de feu" est-elle satisfaisante pour en rendre compte ? Cette hypothèse consiste à dire que du kérosène enflammé a descendu près de 300 mètres par les cages d'ascenseurs pour venir, au rez-de-chaussée, "souffler" les portes des ascenseurs et les vitres, détacher des marbres des murs, puis, au premier sous-sol, brûler Felipe David (l'homme "sauvé" par William Rodriguez), avant de détruire, encore plus bas, des murs, une porte de 150 kg, ou encore une presse hydraulique de 50 tonnes... Une "boule de feu" peut-elle faire tout cela ? Comme on a coutume de le dire : c'est aux experts d'en juger.
Je me permets tout de même de mettre en lumière deux objections qui ont été avancées contre cette hypothèse (pages 4 et 5 de ce document écrit par deux membres de "Scholars for 9/11 Truth" ) ; l'une à partir du témoignage de William Rodriguez, l'autre à partir de celui du Lieutenant Walsh. Walsh nous apprend d'abord que, dans le hall d'entrée du WTC1, on distingue les ascenseurs de l'aile gauche (ou nord) et ceux de l'aile droite (ou sud). Ils relient les plus hauts étages. Ces ascenseurs sont, à la connaissance de Walsh, restés intacts. Au milieu, on trouve des ascenseurs qui couvrent uniquement les étages inférieurs, précisément du 34e étage jusqu'aux sous-sols. Or, ce sont ces seuls ascenseurs qui, d'après Walsh, ont été endommagés. On a, dès lors, du mal à retracer le chemin de la "boule de feu" qui provenait du 94e étage (localisation de l'impact) - qui plus est, en 9 secondes... Quant à Rodriguez, il nous apprend qu'il n'existe qu'un seul ascenseur qui parcourt toute la hauteur de la tour jusqu'au plus bas niveau, et qu'au moment des explosions, l'opérateur M. Griffith était à l'intérieur de cet ascenseur, et qu'il a survécu sans subir la moindre brûlure. La "boule de feu" ne serait donc pas passée par là... Ces témoignages seraient, bien sûr, à confirmer.
Quatrième fait : les débris du Vol 93, minuscules pour la plupart, ont été retrouvés jusqu'à 12 kilomètres du lieu du crash (ici). Plusieurs témoins ont vu et/ou entendu l'avion peu avant qu'il ne s'écrase. Ils le décrivent volant à très basse altitude, de manière irrégulière, chancelant de droite à gauche, et ils parlent aussi d'une très puissante détonation. L'un de ces témoignages pourrait s'avérer particulièrement éclairant ; je le cite, tel qu'il est décrit sur l'excellent site collaboratif de journalisme civique "Center for Cooperative Research" (dont la partie consacrée au 11 septembre a été créée par Paul Thompson) : "Linda Shepley : She hears a loud bang and sees the plane bank to the side. She sees the plane wobbling right and left, at a low altitude of roughly 2,500 feet, when suddenly the right wing dips straight down, and the plane plunges into the earth. She says she has an unobstructed view of Flight 93s final two minutes." Et le rédacteur de poursuivre par ce commentaire : "some passenger planes hit by missiles continued to fly erratically for several minutes before crashing. For instance, a Korean Airline 747 was hit by two Russian missiles in 1983, yet continued to fly for two more minutes." L'hyothèse du missile s'impose lorsque l'on sait que plusieurs témoins (dont un vétéran de l'US Navy) disent avoir entendu un bruit de missile précédant immédiatement une violente explosion. De nombreux autres témoins disent, par ailleurs, avoir vu, peu avant ou après le crash, un petit avion blanc volant à basse altitude aux abords du lieu du crash (ici ou là ; voir aussi le témoignage vidéo de Susan McIlwain).
Ces éléments concourent à nous faire penser que le Vol 93 a été abattu. D'autant que le Vice-Président Cheney semble bien avoir donné lordre aux intercepteurs dabattre cet avion (ainsi que tout autre avion manifestement détourné), même si l'heure à laquelle il donna cet ordre demeure incertaine. Une déclaration du pilote de chasse Daniel Nash, passée un peu inaperçue, va d'ailleurs dans ce sens : de retour à sa base, le 11 septembre, "he was told that a military F-16 had shot down a fourth airliner in Pennsylvania" (la citation se poursuivant, certes, de la manière suivante : "a report that turned out to be incorrect." C'est, en effet, à ce jour, la ligne officielle.).
Récapitulons : l'effondrement sur lui-même, et ultra-rapide, du WTC7 ; le métal fondu retrouvé dans les décombres des Twin Towers et du WTC7 ; les explosions entendues, en particulier dans les sous-sols de la Tour Nord, quelques secondes avant ou après le premier crash ; les minuscules débris du Vol 93 retrouvés jusqu'à une douzaine de kilomètres du point d'impact : tels sont donc les quatre faits que j'ai retenus, parmi tous ceux qui posent question. Car ces faits sont ceux qui peuvent apporter le plus clairement, s'il y a des anomalies à trouver, des preuves de ces anomalies. Des scientifiques devraient être capables de répondre de concert aux questions que ces éléments nous posent :
1° Compte tenu de la structure du WTC7, et des dégâts qui lui ont été causés le 11 septembre, ce building pouvait-il tomber naturellement (sans explosifs), et surtout, tomber de la manière dont il est tombé ?
2° Est-il possible que du métal fonde sous le seul effet d'incendies, sans le recours à une sorte de thermite ?
3° Une "boule de feu" a-t-elle pu descendre en une poignée de secondes toute la hauteur de la Tour Nord du WTC pour dévaster ses sous-sols ?
4° Un avion de ligne qui s'écrase encore entier (sans avoir été abattu en plein vol), peut-il s'éparpiller en une multitude de "confettis" sur près de 12 kilomètres ?
Concernant les deux premières questions, un scientifique comme Steven Jones répond catégoriquement "non". On aimerait que d'autres scientifiques s'invitent dans la conversation et discutent les arguments de Jones. Idem pour les deux autres questions.
Etape suivante et prochain article : les nombreuses coïncidences qui jalonnent l'histoire du 11 septembre...
3. Une accumulation de coïncidences
Après avoir évoqué, dans l'article précédent, les principaux faits que je juge troublants au sujet du 11 septembre, passons aux coïncidences, dont l'accumulation a de quoi... titiller nos méninges.
La première coïncidence est sans doute la plus forte, car elle offre un cadre explicatif fort commode aux attentats du 11 septembre. En septembre 2000, le PNAC [Project for the New American Century], un "think thank" néo-conservateur, publie un document intitulé "Reconstruire les défenses américaines" ; il s'agit d'un plan vers une domination américaine planétaire, qui préconise notamment une prise de contrôle militaire de la région du Golfe et une hausse significative des dépenses militaires ; il précise que le processus de transformation des Etats-Unis en "une future force dominante" pourrait savérer long sans un "quelconque événement catastrophique qui, tel un nouveau Pearl Harbor, servirait de catalyseur". Un an plus tard, l'Amérique connaissait son "nouveau Pearl Harbor", envahissait dès octobre 2001 (en guise de représailles) l'Afghanistan, puis l'Irak (supposé allié d'Al-Qaida) en mars 2003, et l'on assista, entre 2001 et 2006, à une explosion des dépenses de sécurité, passant de 16,8 milliards à 55 milliards de dollars.
Un excellent article "coup de poing" de Michael Meacher, ancien ministre britannique de l'Environnement, paru dans le Guardian le 6 septembre 2003, est à lire impérativement (ici en anglais, là en français). Les attentats du 11 septembre ont constitué, nous rappelle-t-il, une aubaine pour l'administration Bush, un prétexte parfait "pour mettre en branle le plan du PNAC", pour mettre en oeuvre une politique guerrière planifiée de longue date. Selon l'ancien ministre, "il est clair que les autorités américaines ont fait peu ou rien pour empêcher les événements du 11 septembre. Au moins 11 pays ont averti à lavance les Etats-Unis des attaques du 11 septembre." Meacher met aussi en cause la réaction américaine suite aux attentats ; selon lui, "aucune opération sérieuse ne fut tentée pour capturer Oussama Ben Laden." Il ne croit pas à "une guerre réelle et déterminée au terrorisme", qui porte, selon lui, "lestampille dun mythe politique propagé aux fins dun tout autre agenda - le plan des Etats-Unis vers lhégémonie mondiale, nécessitant la prise par la force du contrôle des approvisionnements de pétrole".
Deuxième coïncidence, qui vient préciser la première : le 30 septembre 2001, soit à peine 19 jours après les attentats, Donald Rumsfeld, le Secrétaire à la Défense, dépose son "Quadrennial Defense Review Report", qui expose la stratégie militaire du Pentagone, les réformes fondamentales et les dépenses du Ministère de la Défense. Le 11 septembre y est utilisé constamment pour justifier la stratégie proposée, les réformes de l'armée, et surtout les grandes dépenses demandées. Si bien qu'on se demande comment Rumsfeld aurait défendu son plan, si les attentats n'avaient pas eu lieu (source : ici). D'ailleurs, dès les premières heures qui suivirent la catastrophe, le 11 septembre, Rumsfeld fit preuve d'un formidable opportunisme, en interpellant, au cours d'une conférence de presse, le sénateur démocrate Carl Levin ; il était 18h42 : "Vous, ainsi que dautres représentants démocrates au Congrès, avez exprimé la crainte de ne pas avoir les moyens de financer limportante augmentation des budgets de défense sollicitée par le Pentagone, notamment la défense anti-missiles. Vous craignez davoir à puiser dans les fonds de la Sécurité sociale pour financer cet effort. Est-ce que le genre dévénements qui vient de se produire suffit à vous convaincre quil est urgent pour ce pays daugmenter les dépenses consacrées à sa défense et que, sil le faut, il faudra puiser dans les fonds de la Sécurité sociale pour payer les dépenses militaires ? - laugmentation des dépenses militaires ?" (source : ici).
On peut aussi s'étonner des prémonitions saisissantes de Donald Rumsfeld, plusieurs mois avant les attentats, puis le matin même du 11 septembre. Ainsi, alors qu'il regarde à la télévision, dans son bureau du Pentagone, les événements qui se déroulent à New York, il annonce à Christopher Cox (le président de la commission de la Défense de la Chambre des représentants), qui se trouve à ses côtés et qui nous rapporte ses propos : "Croyez-moi, ce nest pas encore fini. Il va y avoir une autre attaque et elle sera pour nous." Fort de cette préscience (ou de cette simple crainte), pourquoi Rumsfeld n'a-t-il pas ordonné aux chasseurs de la base militaire Andrews (située à faible distance du Pentagone) de décoller pour protéger le bâtiment ? Car il faut savoir que toute intervention militaire dans le cas d'un détournement d'avion doit recevoir, au préalable, l'approbation du Secrétaire à la Défense... Ceci est spécifié dans un document intitulé "CHAIRMAN OF THE JOINT CHIEFS OF STAFF INSTRUCTION" (ce document, daté du 1er juin 2001, modifiait les procédures à suivre en cas de détournement d'avion, en soumettant toute intervention militaire à l'approbation du Secrétaire à la Défense). La préscience rumsfeldienne qui nous est rapportée par le témoignage de Christopher Cox n'est bizarrement pas assumée par Rumsfeld lui-même, comme le montre cet extrait d'une interview qu'il accorda à ABC le 16 septembre 2001 :
Donaldson : On Tuesday I am told the FAA [Federal Aviation Administration] notified someone in the Pentagon that there was a rogue plane apparently headed toward Washington. But you didn't know it, am I correct ? -- until it hit ?
Rumsfeld : I was in the Pentagon and felt the shock of the attack, and --
Donaldson : What did you think it was ?
Rumsfeld : A bomb ? I had no idea.
Alors que quelques minutes plus tôt, il prévoit le crash d'un avion sur le Pentagone, au moment où cela survient effectivement, il n'a plus aucune idée de ce que cela peut être... Voyez, d'ailleurs, comment il élude complètement la première question : savait-il, lui aussi, comme le "someone" dont il est fait mention, qu'un avion détourné se dirigeait vers Washington, c'est-à-dire, grosso modo, dans la direction du Pentagone ? Difficile d'en douter.
Ce qui nous amène à une troisième coïncidence : le matin du 11 septembre, de nombreux exercices de simulation d'attentats (ou "war games" ) avaient lieu aux Etats-Unis. Des exercices finalement assez proches des attentats réels. Ainsi, les responsables de Chantilly en Virginie, la base du National Reconnaissance Office, avaient programmé un exercice au cours duquel un petit jet privé sécrasait contre lune des quatre tours du siège de lagence. Une agence située à 40 km du Pentagone et à 6,5 km de laéroport international Dulles de Washington, d'où avait justement décollé, 50 minutes avant le début de l'exercice, le Boeing qui s'écrasa... sur le Pentagone. D'autres exercices faisaient intervenir des avions militaires jouant le rôle davions civils détournés au-dessus des USA. D'autres encore consistaient à placer des "faux blips" (signaux radar indiquant des avions qui sont en réalité virtuels) sur les écrans de contrôle aérien de la FAA. Dans ces conditions, nombre de hauts-gradés de l'armée américaine reconnurent qu'ils ne surent pas distinguer immédiatement les exercices de simulation des attentats réels. Bref, la confusion était totale. Durant cette matinée, on signala jusqu'à 29 appareils détournés. Impossible de savoir où il fallait envoyer des patrouilles, et quels bâtiments il fallait protéger en priorité.
La concomitance des exercices et des attentats facilita grandement la tâche des terroristes. Sans elle, leurs opérations auraient sans doute pu être interrompues. Le code de procédures pour les cas de détournement davion de la FAA aurait pu s'appliquer, comme ce fut le cas entre septembre 2000 et juin 2001, où des chasseurs furent dépêchés à 67 reprises à la suite de signalements de vols suspects (AP, le 13 août 2002). Il est légalement prescrit aux Etats-Unis, dès quun avion sest sensiblement éloigné de son plan de vol, que des chasseurs soient envoyés afin dévaluer la situation. Dans la confusion du 11 septembre, alors que le premier détournement, celui du Vol 11, avait été suspecté par la FAA dès 8h13, les deux premiers chasseurs ne décollèrent, dans le but de rattraper ce vol, qu'à 8h52... soit 6 minutes après son crash... (également 6 minutes après que l'ordre de décoller leur ait été donné, 26 minutes après que les contrôleurs aériens aient été sûrs que le Vol 11 avait été détourné, ou encore 39 minutes après qu'ils aient perdu le contact avec lui). Signalons encore qu'alors que les Twin Towers avaient été percutées respectivement à 8h46 et 9h03, et que de multiples détournements d'avions étaient suspectés, aucun chasseur ne fut envoyé de la base militaire Andrews (située à seulement 16 km de Washington), pour protéger la capitale américaine et aussi le Pentagone, avant le crash du troisième avion à 9h38... précisément sur le Pentagone (pour une information plus détaillée sur l'extrême et anormale lenteur de la réaction des chasseurs américains, et aussi sur le flou des différentes versions officielles, on peut se reporter à cet article de David Ray Griffin).
A en croire le commandant en chef de la Russian Air Force, le Général Anatoly Kornukov, un tel scénario est normalement impossible : "Generally it is impossible to carry out an act of terror on the scenario which was used in the USA yesterday. As soon as something like that happens here, I am reported about that right away and in a minute we are all up." (voir ici). Bref, on peut légitimement penser que les commanditaires des attentats du 11 septembre étaient informés des exercices qui se préparaient à lintérieur des appareils dEtat américains ; est-ce là cependant suffisant pour conjecturer qu'ils appartenaient, au moins pour une partie dentre eux, à ces appareils dEtat ?
Quatrième coïncidence : le Vol 77 s'écrase sur le Pentagone contre la seule aile du bâtiment qui était en cours de rénovation, et qui avait été renforcée pour pouvoir résister à une attaque. Cette zone était aussi, à ce moment-là, la moins peuplée. Pour l'atteindre, l'avion effectua une manoeuvre assez compliquée, une longue boucle de 270 degrés à grande vitesse, pour finalement s'approcher du bâtiment, dans les derniers hectomètres, en rasant littéralement le sol (comme le suggère la seule petite vidéo ridicule que les autorités américaines ont daigné transmettre au public). Ou comment un terroriste se complique la vie pour faire le moins de dégâts possible...
Cette manoeuvre réclamait incontestablement une très grande dextérité, "extraordinaire" même, comme ce fut notamment confirmé dans cet article du Washington Post : "Aviation sources said the plane was flown with extraordinary skill, making it highly likely that a trained pilot was at the helm..." Or, Hani Hanjour, le pilote présumé, fut décrit par ses propres instructeurs, dans les écoles de pilotage où il passa, comme un bien piètre pilote ("a very bad pilot" ). "He could not fly at all", assure l'un d'eux, qui le connut sept mois avant le 11 septembre. D'autres instructeurs purent apprécier ses talents seulement un mois avant les attentats : "They found he had trouble controlling and landing the single-engine Cessna 172. Even though Hanjour showed a federal pilot's license and a log book cataloging 600 hours of flying experience, chief flight instructor Marcel Bernard declined to rent him a plane without more lessons." L'instructeur Bernard ajouta néanmoins : "He did have some ability as a pilot. There's no doubt in my mind that once that [hijacked jet] got going, he could have pointed that plane at a building and hit it" ; mais précisément, la manoeuvre réalisée le 11 septembre sur le Pentagone n'a pas consisté à "viser" simplement un bâtiment (pour le frapper en ligne droite) ; elle fut, au contraire, tellement compliquée et ardue que les contrôleurs aériens crurent spontanément qu'elle était réalisée par un avion de chasse ! (voir ici pour retrouver les sources, ou encore là ou là).
Cinquième coïncidence : on retrouve dans les ruines du World Trade Center, sur Vesey Street (devant le Building 7), le passeport de l'un des pirates de l'air, Satam Al Suqami (et non pas Mohamed Atta, comme c'est souvent dit), autrement dit, un bout de papier qui a réussi la prouesse de s'extraire de l'avion avant que celui-ci ne soit pulvérisé dans une gigantesque boule de feu... alors qu'on ne retrouve pas, dans ces mêmes ruines, les boîtes noires des Vols 11 et 175, construites pourtant dans des matériaux quasi indestructibles.
Sixième coïncidence : le 12 juillet 2001, un agent de la CIA, Larry Mitchell, va rendre visite à Oussama Ben Laden, l'ennemi numéro 1 des Etats-Unis depuis 1998, alors que ce dernier est soigné pour de graves insuffisances rénales à l'hôpital américain de Dubaï. C'est Le Figaro et RFI qui sortent l'information le 31 octobre 2001, reprise par le Guardian le 1er novembre. Selon Le Figaro, l'agent de la CIA "aurait même été informé sur d'éventuels attentats." (sources : ici ou là). Aux yeux d'un profane, ce sont là des pratiques qui surprennent...
Septième coïncidence : du 4 au 13 septembre 2001, Mahmoud Ahmad, président de l'ISI, les services secrets pakistanais, est en visite officielle aux Etats-Unis. Le matin du 11 septembre, il prend son petit-déjeuner au Capitole en compagnie du sénateur Bob Graham (président du Comité du renseignement du Sénat) et du représentant Porter Goss (président du Comité du renseignement de la Chambre) ; les trois hommes s'entretiennent alors de terrorisme, et spécialement du terrorisme venant d'Afghanistan. Quelques jours avant le début de la guerre en Afghanistan le 7 octobre 2001, Ahmad est poussé à la démission, sous la pression des Américains. Officiellement, parce qu'il est trop proche des Talibans. La vraie raison ? Mahmoud Ahmad a tout simplement transféré, en juillet 2001, 100 000 dollars au chef présumé des pirates de l'air du 11 septembre, Mohamed Atta, par l'intermédiaire de Omar Saeed Sheikh (qui deviendra plus tard tristement célèbre pour le meurtre du journaliste américain Daniel Pearl). Ce sont les services secrets indiens qui sont à l'origine de cette révélation stupéfiante. L'information sera donnée dès le 8 octobre 2001 par Press Trust of India et le journal pakistanais The Dawn, avant d'être approfondie le 9 octobre par le très respecté Times of India, puis par de nombreux média occidentaux (AFP, Wall Street Journal, London Times...).
Depuis, Mahmoud Ahmad n'a fait l'objet d'aucune enquête, ni d'aucune poursuite, que ce soit de la part du Pakistan ou des Etats-Unis (sources). Quant au rapport de la Commission sur le 11 Septembre, il reste muet sur ces faits (voir ici). Lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche le 16 mai 2002, un journaliste indien interrogea Condoleezza Rice sur toute cette histoire ; la Secrétaire d'Etat écarta la question d'un revers de main, prétendant qu'elle n'en avait jamais entendu parler (voir le film 9/11 Press For Truth à 1 h 08 min 05 sec, ou encore ici). Dans l'édition du 10 août 2004 du Times of India, on pouvait apprendre que cette piste n'avait toujours pas été creusée ("A money transfer from Karachi to the hijackers in Florida has never been fully explored or explained. Ahmad was never called to account for this..." ). L'Asia Times, dans un article du 8 avril 2004, nous donne peut-être la raison de ce mutisme : "If Mahmoud was really involved in September 11, this means the Pakistani ISI - "the state within the state" - knew all about it. And if the intelligence elite in Pakistan knew it, an intelligence elite in Saudi Arabia knew it, as well as an intelligence elite in the US."
Huitième coïncidence (probablement insignifiante, mais dont beaucoup ont souligné l'ironie) : l'agent John O'Neill devient en 1995 le chef de la section anti-terroriste du FBI. Il travaille sur le premier attentat contre le WTC de 1993, et contribue à l'arrestation de son instigateur, Ramzi Youssef. Plus tard, il enquête sur Oussama Ben Laden et son organisation, Al-Qaida ; il devient même l'autorité la plus compétente du FBI en la matière. Durant six ans, il traque Ben Laden et ne cesse de mettre en garde l'Amérique contre sa menace grandissante. Mais le 22 août 2001, O'Neill démissionne de son poste, en raison d'obstructions répétées contre ses investigations, et parce qu'il ne se sent pas soutenu par son propre gouvernement. Il décide alors de changer d'horizon, et le 10 septembre, il investit son nouveau poste : celui de Chef de la Sécurité du WTC. Le lendemain, il est tué lors des attaques. Tué par son ennemi juré... L'ironie est d'autant plus grande que, quelques jours auparavant, O'Neill avait prophétisé son destin ; annonçant à l'un de ses amis son intention de travailler au WTC, celui-ci lui avait dit en plaisantant : "At least they're not going to bomb it again." O'Neill avait alors répondu : "They'll probably try to finish the job." (voir le portrait de John O'Neill tracé par The New Yorker).
Neuvième coïncidence : le week-end précédant le 11 septembre, la partie supérieure de la Tour Sud du WTC a connu une coupure de courant très inhabituelle d'au moins 26 heures. C'est Scott Forbes, administrateur de base de données pour Fiduciary Trust, qui en témoigne. Cette coupure de courant, qui devait servir à faire du re-câblage, était, selon lui, "sans précédent". Pendant toute sa durée, différents dispositifs ordinaires du bâtiment, comme le verrouillage des portes ou les caméras de surveillance, ne fonctionnaient plus. L'accès à la tour était alors libre. Scott Forbes raconte qu'il vit plusieurs techniciens en combinaison, portant des appareils de construction et des boîtes à outils, à lintérieur du building. Voir tellement détrangers qui ne travaillaient pas ordinairement au WTC était, pour lui, très surprenant. Evidemment, Forbes a dû entendre parler de la théorie des démolitions contrôlées, et c'est pour cette raison que ces travaux dont il fut témoin, à l'abri des caméras de sécurité, lui paraissent louches... Forbes dit avoir contacté trois fois la Commission sur le 11 septembre pour lui raconter son histoire, et réclamer qu'une enquête soit menée sur cette mystérieuse coupure de courant ; il n'a jamais reçu de réponse, et la coupure de courant, à sa connaissance, n'a jamais été reconnue (son interview est à lire ici en français).
Dixième coïncidence : dans les six jours précédant le 11 septembre, un nombre particulièrement important d'options de vente furent placées sur des sociétés qui allaient être touchées par les attentats. Une option de vente est un pari sur la chute prochaine d'une action. Deux compagnies aériennes furent concernées par ces mouvements boursiers : United Airlines et American Airlines, les deux seules compagnies auxquelles appartenaient les avions détournés. Selon Michael C. Ruppert (ancien enquêteur de la police de Los Angeles, aujourd'hui rédacteur en chef de From the Wilderness), "les achats doptions à la baisse sur ces deux compagnies furent de 600 % au dessus de la normale". Un nombre également anormal doptions de vente furent achetées aux banques Merrill Lynch et Morgan Stanley (deux des principaux locataires du WTC), ainsi qu'à Axa Re et Munich Re (qui assuraient le complexe du WTC). Ces mouvements très inhabituels sont, selon certains, le signe évident de délits d'initiés (et donc la preuve de la connaissance préalable des attentats par ces initiés).
C'est bien sûr l'avis du Réseau Voltaire ("pro-conspirationniste" ), qui, dans un article du 16 octobre 2001, nous proposait la réflexion suivante : "Les autorités de contrôle de chaque grande place boursière recensent les plus-values réalisées par les initiés. Les investigations sont coordonnées par lOrganisation internationale des commissions de valeurs (IOSCO). Le 15 octobre, elle a tenu une vidéo-conférence où les autorités nationales ont présenté leurs rapports détape. Il apparaît que les plus-values illicites porteraient sur des centaines de millions de dollars, constituant le "plus important délit dinitié jamais commis"." A l'autre bout de l'échiquier, si je puis dire, chez les "pro-Américains", on partage le même point de vue, comme sur le site Les 4 Vérités, un webzine de droite libérale, où, dans un article du 22 septembre 2001, l'on pouvait lire ceci : "Les terroristes responsables du massacre, non pas ceux qui ont sacrifié leur vie, mais ceux qui les avaient incités et aidés à le faire, semblent avoir réalisé la plus vilaine des spéculations que le monde ait jamais connues. En effet, dans les jours qui ont précédé le 11 septembre, des ordres de vente massifs ont été donnés sur les valeurs qui allaient nécessairement chuter brutalement après l'attentat... Ils ont gagné des millions de dollars. Mais l'enquête cherche maintenant à identifier les donneurs d'ordre, et ils seront identifiés dans les jours qui viennent." Les jours sont longs... Force est de constater que, cinq ans après, on attend toujours... Voici un troisième avis : le 20 septembre 2001, sur ABC News, Dylan Ratigan, journaliste à Bloomberg Business News (l'une des principales agences dinformations financières américaines), déclarait au sujet de toutes ces spéculations boursières douteuses : "This could very well be insider trading at the worst, most horrific, most evil use you've ever seen in your entire life... This would be one of the most extraordinary coincidences in the history of mankind if it was a coincidence." Il faut pourtant croire que ce fut une coïncidence ; c'est en tout cas le jugement que rendit la Commission sur le 11 septembre, dans une note de bas de page expéditive de son rapport, qui rejeta définitivement les allégations de délits d'initiés.
A cette incroyable "coïncidence", ajoutons cet incroyable dysfonctionnement : l'on sait que la CIA, comme beaucoup dautres agences de renseignement, surveille les transactions financières en temps réel. Le but de cette pratique, c'est justement dalerter les services de renseignement nationaux lorsqu'une anomalie se produit, car elle peut préfigurer des attaques telles que celles du 11 septembre. Or, la CIA n'a rien signalé du tout. (Pour plus d'information sur de possibles délits d'initiés, voir ici : la chronologie exhaustive de Paul Thompson.)
(...)
Le point 4 a déjà été diffusé en réponse à carambar.