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Auteur Sujet :

Ecrire un livre : vos romans amateurs (Màj du 1er post)

n°32885963
baclette
Posté le 07-01-2013 à 19:41:50  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Merci Blue frog !
Le minimalisme est sans doute très difficile à construire et ingrat, car on ne peut cacher les imperfections sous un fatras de détails, ornements etc. C'est valable dans tous les arts mais particulièrement en littérature et "Cartons" extrait des trois roses jaunes de Carver m'a beaucoup marqué. Comme "frigo" où un gars raconte sa dérive sur son canapé, immobilisé par son frigo qui tombe en panne.  
Mais Raymons Carver était un génie.  :jap: De ceux dont les parents disent à leurs gosses :
-Ne me dis pas que tu peux pas en faire autant !  :pt1cable:  
 
Merci pour les critiques, j'enregistre et j'essaierai d'en tenir compte.  
Entretemps, j'avais relevé le défi de Biezdomny et je cale toujours sur les descriptions et les concordances de temps.  
Un petit rappel sur l'emploi de l'imparfait et du passé simple serait bienvenu !  :)

mood
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Posté le 07-01-2013 à 19:41:50  profilanswer
 

n°32886012
baclette
Posté le 07-01-2013 à 19:46:54  profilanswer
 

Quand tu auras décrit le couvercle de l'urne de cendres du grand-père (on a perdu l'urne, y rest' que l'couverc'), posée sur la cheminée d'une auberge d'assassins, dans un style lapidaire et avec le champ lexical de la fonderie, tu seras vacciné contre n'importe quoi
 
Lorsqu'on quitte Longwy, par le sud, la rue de l'industrie et celle du moulin se rejoignent pour devenir la rue de l’abattoir, c'est là que se tient un bistrot dont personne n'oublie le nom :
« L'Assassino ».  
Avec Paulo-la-durite, on y avait nos habitudes et nous avions certainement financé une bonne partie de la bicoque en liquide avec nos salaires de l'aciérie.  
On buvait mécaniquement, comme des moules à fond perdu jusqu'à ce qu'on atteigne le niveau.  
Une fois franchie la limite basse de nos estomacs, le pinard commençait à faire son effet, comme sur les autres clients et quand les uns beuglaient :
-Moi , je lui ai dit au patron : On me parle pas comme ça à moi !  d'autres affirmaient :
-Ouais, ben il a pas intérêt à me rater, parce que moi ! Moi, je le raterai pas !  
Paroles magiques de la mythologie des trompettes de comptoir, la religion la plus répandue dans ce coin où naquirent les premières grandes entreprises sidérurgiques du bassin lorrain.  
 
 
Outre l'alcool, les soirs d'hiver, Nénesse le patron allumait le poêle à bois une antiquité à remplissage par le haut, mauvais ça, le remplissage par le haut , impardonnable dans cette région qui ne vivait que pour et par la chaleur d'engins de toutes tailles qui répondaient à la même demande, chauffer le plus possible en consommant le moins.  
Lorsque tu voulais le recharger ton poêle, primo, t'en prenait plein la gueule et toute la châleur se faisait la malle !  
Va savoir pourquoi il a fallu que j'aille le voir de près ce con d'appareil que je connaissais depuis trente ans...  
Capacité calorifique, puissance thermique, longueur des bûches, je pouvais même estimer son poids à environ 350 kg. Un détail m'accrocha l'oeil, la plaque de fermeture, circulaire que je savais estampillée « Dingau » avait été remplacée et je dû y regarder à deux fois pour croire ce que je voyais.  
On avait remplacé l'épaisse rondelle de fonte par un couvercle. Et pas n'importe lequel, un que j'aurais reconnu entre mille, le couvercle de l'urne qui était censé se trouver dans le caveau familial.
D'ailleurs, elle était signée dans le métal en pleins et déliés « Antonin Martaud 1915- 1994 »
 
De la stupeur j'en laissais tomber mon godet et je virais à coups d'épaules quelques poivrots du chemin qui me séparaient du comptoir qui bougonnèrent pour la forme.
Je fis signe au Nénesse de me rejoindre sur le côté du bar, vu que derrière son comptoir, je savais qu'il avait sous la main un « pacificateur » en bois qui avait envoyé au dodo des plus costauds que moi.  
Bien qu'inquiété par mes yeux dilatés  de fureur, le taulier se dirigea vers la porte basse de son comptoir, à peine fut-il à distance que je l'empoignais par le col en hurlant tellement fort que le silence s'abattît sur la salle :
-D'où c'est que tu sors ce couvercle qu'est sur ton poêle, gros fils de putain ??  
 Je savais que le protocole voulait qu'il répondît :
- A moi, on me parle pas comme ça !  
Mais je l’entraînai, sa phrase coincée dans le gosier, aidé par des forces décuplées jusqu'au poêle et lui collai quasiment la joue sur la plaque.  
-Vaudrait mieux que tu sortes une explication qui tienne la route, Nesse...  
 
Merci à tous pour les corrections !  :hello:

n°32891594
Merome
Chef des blorks
Posté le 08-01-2013 à 09:23:52  profilanswer
 

J'ai filé un de mes romans (et un essai) à une libraire indépendante pas loin de chez moi, son commentaire :
 

Citation :


J ai lu avec beaucoup d'intérêt votre roman (juste survolé l'essai). Le thème  
mérite qu on s'y penche et la fiction est toujours  un moyen effficace de  
faire passer un message. Il faut juste souhaiter que cette histoire reste  
dans le domaine de l'anticipation, ce qui n'est pas sûr!
Pour un premier roman, votre écriture est assez aboutie.Peut-être voulez  
vous encore un peu trop démontrer? Mais là, je fais la critique littéraire  
incapable d'écrire trois pages! J'admire les gens comme vous qui osent se  
lancer...J'ai lu votre livre avec beaucoup de plaisir, ce qui est le  
principal critère, à mon avis.Félicitations!
 
PS Voulez-vous laisser qqs exemplaires en dépôt à la librairie? Je pense qu  
il  a un public pour ce genre de romans...


 
 [:shay]  
 
Sinon, ça veut dire quoi pour vous : "Peut-être voulez vous encore un peu trop démontrer ?" ?


---------------
Ceci n'est pas une démocratie
n°32891851
baclette
Posté le 08-01-2013 à 09:48:45  profilanswer
 

Citation :

Merome a écrit :  
 
Sinon, ça veut dire quoi pour vous : "Peut-être voulez vous encore un peu trop démontrer ?" ?


 
Sans doute veut-elle dire que le travail que demande l'écriture, la suite va dans ce sens, bien qu'honorable lui semble laisser des "traces d'effort" qui nuisent à la facilité de lecture ?  
Ce n'est qu'une hypothèse...  
 
Le "J'admire les gens comme vous qui osent se lancer..." sent le compliment à double tranchant  :sweat:  
 
Pour avoir lu ce que tu produis, il manque un quelque chose dans la forme pour jouer dans la cour des grands, mais je serais ravi d'arriver à écrire comme toi.  :jap:  
 

n°32891862
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 08-01-2013 à 09:50:07  profilanswer
 

GG Merome !

 
Merome a écrit :

Sinon, ça veut dire quoi pour vous : "Peut-être voulez vous encore un peu trop démontrer ?" ?

 

Pour moi, ça veut dire qu'on sent le "jeune" auteur qui veut un peu trop prouver qu'il a l'étoffe d'un "vrai" auteur et qui donc surjoue certaines choses. Ca peut vouloir dire un style trop ampoulé ou travaillé par exemple, ou bien un effet exercices de style (genre "regardez, je sais faire du San Antonio !" ).

 

Un peu comme un comique qui monterait sur scène pour un premier ou deuxième spectacle et qui penserait que pour prouver qu'il est bon il faut automatiquement qu'il y ait une blague à chaque phrase (alors que quelqu'un de plus expérimenté prendra plus de temps pour mettre en place une atmosphère et placer une chute qui en sera d'autant meilleure), tu vois ce que je veux dire ?

 

Après, c'est comme ça que je comprends l'expression, il faut voir quel est ton ressenti de ton côté par rapport à ce que tu as pu avoir comme critiques et ce que tu vois de ton texte.


Message édité par biezdomny le 08-01-2013 à 09:51:25

---------------
Expos et musées — Égyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°32891911
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 08-01-2013 à 09:54:35  profilanswer
 

baclette a écrit :

Quand tu auras décrit le couvercle de l'urne de cendres du grand-père (on a perdu l'urne, y rest' que l'couverc'), posée sur la cheminée d'une auberge d'assassins, dans un style lapidaire et avec le champ lexical de la fonderie, tu seras vacciné contre n'importe quoi
 
Lorsqu'on quitte Longwy, par le sud, la rue de l'industrie et celle du moulin se rejoignent pour devenir la rue de l’abattoir, c'est là que se tient un bistrot dont personne n'oublie le nom :
« L'Assassino ».  
Avec Paulo-la-durite, on y avait nos habitudes et nous avions certainement financé une bonne partie de la bicoque en liquide avec nos salaires de l'aciérie.  
On buvait mécaniquement, comme des moules à fond perdu jusqu'à ce qu'on atteigne le niveau.  
Une fois franchie la limite basse de nos estomacs, le pinard commençait à faire son effet, comme sur les autres clients et quand les uns beuglaient :
-Moi , je lui ai dit au patron : On me parle pas comme ça à moi !  d'autres affirmaient :
-Ouais, ben il a pas intérêt à me rater, parce que moi ! Moi, je le raterai pas !  
Paroles magiques de la mythologie des trompettes de comptoir, la religion la plus répandue dans ce coin où naquirent les premières grandes entreprises sidérurgiques du bassin lorrain.  
 
 
Outre l'alcool, les soirs d'hiver, Nénesse le patron allumait le poêle à bois une antiquité à remplissage par le haut, mauvais ça, le remplissage par le haut , impardonnable dans cette région qui ne vivait que pour et par la chaleur d'engins de toutes tailles qui répondaient à la même demande, chauffer le plus possible en consommant le moins.  
Lorsque tu voulais le recharger ton poêle, primo, t'en prenait plein la gueule et toute la châleur se faisait la malle !  
Va savoir pourquoi il a fallu que j'aille le voir de près ce con d'appareil que je connaissais depuis trente ans...  
Capacité calorifique, puissance thermique, longueur des bûches, je pouvais même estimer son poids à environ 350 kg. Un détail m'accrocha l'oeil, la plaque de fermeture, circulaire que je savais estampillée « Dingau » avait été remplacée et je dû y regarder à deux fois pour croire ce que je voyais.  
On avait remplacé l'épaisse rondelle de fonte par un couvercle. Et pas n'importe lequel, un que j'aurais reconnu entre mille, le couvercle de l'urne qui était censé se trouver dans le caveau familial.
D'ailleurs, elle était signée dans le métal en pleins et déliés « Antonin Martaud 1915- 1994 »

 
De la stupeur j'en laissais tomber mon godet et je virais à coups d'épaules quelques poivrots du chemin qui me séparaient du comptoir qui bougonnèrent pour la forme.
Je fis signe au Nénesse de me rejoindre sur le côté du bar, vu que derrière son comptoir, je savais qu'il avait sous la main un « pacificateur » en bois qui avait envoyé au dodo des plus costauds que moi.  
Bien qu'inquiété par mes yeux dilatés  de fureur, le taulier se dirigea vers la porte basse de son comptoir, à peine fut-il à distance que je l'empoignais par le col en hurlant tellement fort que le silence s'abattît sur la salle :
-D'où c'est que tu sors ce couvercle qu'est sur ton poêle, gros fils de putain ??  
 Je savais que le protocole voulait qu'il répondît :
- A moi, on me parle pas comme ça !  
Mais je l’entraînai, sa phrase coincée dans le gosier, aidé par des forces décuplées jusqu'au poêle et lui collai quasiment la joue sur la plaque.  
-Vaudrait mieux que tu sortes une explication qui tienne la route, Nesse...  
 
Merci à tous pour les corrections !  :hello:


 
Longwy, terre de promesse  [:vapeur_cochonne]  
 
J'aime beaucoup "Antonin Martaud" mais tu as triché Baclette ! Tu disais que tu avais du mal à écrire des descriptions, et, de fait, tu as produit un exercice de style qui, pour remplir les critères proposés (et se lire très bien qui plus est) n'est pas une description  [:ddr555]  


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Expos et musées — Égyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°32891991
baclette
Posté le 08-01-2013 à 10:03:37  profilanswer
 

Merci Biez...  :)  
C'est vrai, c'est très difficile d'aller contre sa nature.  
Adieu les descriptions de façades ornées de symboles runiques des palais de porphyres par-dela les nuages...  :sweat:  
 
 
 

n°32892015
Chou Andy
Would you know my nem
Posté le 08-01-2013 à 10:05:49  profilanswer
 

Merome a écrit :

J'ai filé un de mes romans (et un essai) à une libraire indépendante pas loin de chez moi, son commentaire :
 

Citation :


J ai lu avec beaucoup d'intérêt votre roman (juste survolé l'essai). Le thème  
mérite qu on s'y penche et la fiction est toujours  un moyen effficace de  
faire passer un message. Il faut juste souhaiter que cette histoire reste  
dans le domaine de l'anticipation, ce qui n'est pas sûr!
Pour un premier roman, votre écriture est assez aboutie.Peut-être voulez  
vous encore un peu trop démontrer? Mais là, je fais la critique littéraire  
incapable d'écrire trois pages! J'admire les gens comme vous qui osent se  
lancer...J'ai lu votre livre avec beaucoup de plaisir, ce qui est le  
principal critère, à mon avis.Félicitations!
 
PS Voulez-vous laisser qqs exemplaires en dépôt à la librairie? Je pense qu  
il  a un public pour ce genre de romans...


 
 [:shay]  
 
Sinon, ça veut dire quoi pour vous : "Peut-être voulez vous encore un peu trop démontrer ?" ?


 
J'ai encore une interprétation différente. Apparemment ton roman fait passer un "message" fort. Du coup, en disant que tu veux trop démontrer, il veut dire que tu mets tous les effets narratifs et littéraires au service de ton message, et que du coup ton écriture ne coule pas de source, manque légèrement de spontanéité... Ta littérature se retrouve quelque peu effacée derrière ton message.
 
C'est juste une idée, difficile à dire sans avoir lu ton oeuvre.


---------------
J'aurais voulu être un businessman
n°32896028
Merome
Chef des blorks
Posté le 08-01-2013 à 15:02:34  profilanswer
 

Ben moi qui ai lu mon oeuvre (!), j'ai bien du mal à savoir ce qu'elle a voulu dire. J'ai à la fois tous les défauts que vous citez : trop dans le message (sur le bouquin qu'elle a lu en tout cas), trop surjoué, trop dans l'effort... Je sais donc pas ce qu'elle a voulu dire par là, et j'ai toujours un peu de mal à demander des précisions aux lecteurs qui formulent des critiques parce que j'ai l'impression de les gonfler ou eux ont l'impression que je le prends mal.
 
Comment vous gérez ça vous ? Quand quelqu'un qui vous a lu commence à balancer les défauts qu'il a trouvés, comment vous faites pour lui tirer les vers du nez pour tout savoir (et progresser), sans que ça le gonfle et sans avoir l'air de vous justifier ?
 
Pour ce qui est du compliment à double tranchant "j'admire ceux qui osent", je pense pas qu'elle me proposerait de mettre des exemplaires dans sa boutique si c'était si mauvais. D'autant que je n'ai pas du tout fait le forcing pour ça.
 


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Ceci n'est pas une démocratie
n°32896851
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 08-01-2013 à 15:47:27  profilanswer
 

baclette a écrit :


 
Merci à tous pour les corrections !  :hello:


 
 
il y a un réel problème de rythme, à cause des virgules posées où elles veulent bien se poser. Tu me donnes l'impression de ne pas te relire. [:alstyle:1]

mood
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Posté le 08-01-2013 à 15:47:27  profilanswer
 

n°32898844
Quelqu'un-
Posté le 08-01-2013 à 18:04:52  profilanswer
 

Salut! Je suis sur un texte en ce moment (je ne sais pas si je vais en faire quelque chose, il faut que je vois) et j'aimerais bien avoir votre avis dessus. J'ai déjà poster quelques texte de ma main sur d'autres forum, mais les réponses étaient souvent l'avis du lecteur sans la raison qui le porte à cet avis (genre "c de la merde" ). Si vous aussi vous trouvez que c'est de la merde, dites le moi quand même, c'est déjà mieux que rien.
Je suis un peu fascinée par la légende de la fontaine de jouvence, le pierre philosophale et les autres trucs comme ça, et c'est sur ce sujet que porte le début de mon texte. C'est surtout du dialogue, je sais, mais bon, je fais ce que je peux et j'aime le dialogue, alors...
 
 
 
Arthur sortit une fiole de la poche arrière de son jean. Il la déboucha d’un mouvement du pouce et la plongea dans la petite rivière qui serpentait devant lui. Il la souleva pour pouvoir l’observer au soleil, plissant les yeux,, légèrement éblouis.
Il n’aperçut pas ce qu’il recherchait. Il soupira de découragement, puis reboucha la fiole, la rangeant ensuite dans son sac à dos. Bon. Il fallait encore chercher.
 
 
Natacha relisait pour la vingtième fois le même article, sans pourtant chercher à le comprendre. Elle observait par-dessus ses lunettes cet étrange homme qui s’était assis à la  terrasse du café. Il avait la peau très blanche, presque transparente. Il paraissait très jeune, mais, dans ses yeux, brillait la lueur de l’homme qui a beaucoup vécu. Il avait la peau très pâle, presque transparente. Ses cheveux bruns  descendaient en cascade jusqu’à ses épaules, encadrant un visage qui formait un parfait ovale. La peau de son menton était bleutée par une barbe naissante. Quelques minutes plus tard, un serveur arriva.  
-Qu’est-ce que je peux vous servir ? demanda-t-il.
L’homme fit mine de réfléchir.
-Vous avez un poison extrêmement violent à disposition?
Le jeune homme parut surpris. Ce qui se comprenait.
-Heu… Non, je ne crois pas, répondit-il machinalement.
-Alors vous ne pouvez rien faire pour moi, lui lança-t-il en se levant.
Natacha ramassa son sac. Elle se leva, laissant le journal derrière elle.
Elle allongea le pas pour rattraper l’homme, tout en essayant de garder l’équilibre du haut de ses talons aiguille. Mais qu’est-ce qui lui avait pris de prendre ces chaussures ?
-Monsieur ! héla-t-elle l’homme avant qu’il ne tourne au coin d’une rue.
L’homme s’arrêta, se tournant vers la jeune femme, et voyant qu’elle s’approchait de lui, il lui répondit :
-Oui ? Que puis-je pour vous ?
-Bonjour, avez-vous un instant ? C’est pour un sondage, inventa-t-elle.
-Je n’ai pas le temps.
L’homme, après avoir dit ces paroles, éclata de rire.
Natacha fronça les sourcils. Avait-elle affaire à un fou ?  
L’homme remarqua son expression perplexe et lui lança :
-Bon, allez-y, posez-moi vos questions.
La jeune fille réfléchit à toute vitesse, cherchant une échappatoire qui lui permettrait de continuer à discuter avec cet homme sans devoir lui poser les questions d’un sondage qu’elle n’avait pas.
Elle décida de lui poser la question à laquelle elle passait ses nuits et ses jours à essayer de trouver une réponse :
-Pensez-vous que la fontaine de jouvence pourrait exister ? Ou croyez vous à la vie éternelle ?
Le visage de l’homme s’assombrit.
-C’est quoi ce sondage ? C’est une blague ?
-Non monsieur ! C’est très sérieux, s’empressa-t-elle de répondre. Elle allait continuer, mais l’homme la coupa.
-Pourquoi me demandez-vous ça à moi ? la questionna-t-il d’un ton soupçonneux.
-Parce que vous étiez juste devant moi, répondit elle du tac au tac.
L’homme la regarda d’un air méprisant puis tourna les talons.
-Nous n’avons plus rien à nous dire, dit-il sans se retourner.
-Monsieur !
-Vous êtes tr ès insistante pour quelqu’un qui fait un sondage. Vous devez pourtant avoir l’habitude que des gens ne veuillent pas vous répondre.
Natacha ne voulait pas lâcher le morceau. Cet homme lui paraissait savoir plus de choses qu’il ne voulait l’avouer sur ce sujet. Sinon, il n’aurait pas été aussi soupçonneux.
-Ce n’est pas pour un sondage, finit-elle par avouer, espérant que ça lui donnerait un motif de continuer la conversation.
L’homme se figea. Il se retourna marcha dans sa direction d’un pas étonnement rapide. Trop rapide, même. L’homme l’attrapa par le bras et l’entraîna dans une ruelle étroite puis la plaqua contre le mur. À cette heure-ci, les rues étaient désespéramment vides. Personne ne pourrait l’aider si l’homme avec qui elle avait affaire était réellement fou.  
-Pour qui tu travaille ? demanda-t-il d’un ton méprisant, passant à la trappe le vouvoiement et toutes traces de respects et de politesse.
-Mais, je… Je ne travaille pour personne, balbutia la jeune fille, effrayée, la poitrine comprimée par l’étreinte de l’homme.
-Ne me mens pas !
L’homme avait haussé le son et son visage avait été déformé par une grimace de fureur effrayante qui faisait ressortir ses veines sous sa peau pâle et tendue.  
-C’est la vérité ! lui dit Natacha, l’implorant de la croire. Elle commençait à avoir réellement peur.
-Je peux te faire mal, la prévint-il. Tu as plus a gagné à me dire la vérité.
-Je vous le jure, répondit Natacha, la voix secouée de sanglots.
L’homme devant cette marque évidente de détresse eut un doute. Il desserra son étreinte.  
-Comment est tu au courant alors ?
La jeune fille ne savait pas du tout de quoi il parlait.
-Je ne sais pas, répondit-elle.
-Tu ne sais pas comment tu as été mise au courant ? Me prends-tu pour un imbécile ? Qui t’as dit que j’étais immortel ?
La jeune fille ouvrit de grands yeux. Elle ne ressentait soudain plus aucune peur. Toutes ces années de recherches n’avaient donc pas été vaines ! Ces doutes sur cet homme avaient été confirmés. Son air d’avoir trop vécu sans avoir aucune ride, sa façon désinvolte de demander du poison à un serveur, sa peau si pâle, et tous ses tics étranges…
Elle était quelque peu  découragée au moment où elle avait remarqué ces détails qui auraient pu êtres totalement insignifiants. Elle aurait bien sauté au cou de l’inconnu, mais celui-ci l’empêchait de bouger.  
-C’est incroyable !
Elle en avait les larmes aux yeux. Il fallait absolument qu’elle appelle Arthur. Celui-ci avait consacré toute sa vie à cette fontaine de légende qui peuplait ses rêves depuis qu’il était petit.
-Où ? La fontaine de Jouvence ? Où est-ce que vous l’avez trouvé ?
-Comme si j’allais te le dire ! Maintenant, il va falloir que tu répondes à mes questions, gamine. Pour qui tu travailles ?

 
Ok, les noms des personnages ne sont pas géniaux, je sais, mais j'ai écrit tellement de début d'histoire qu'il ne m'en reste plus trop en réserve...

n°32898893
Chou Andy
Would you know my nem
Posté le 08-01-2013 à 18:09:09  profilanswer
 

Quelqu'un- a écrit :


[b]Arthur sortit une fiole de la poche arrière de son jean. Il la déboucha d’un mouvement du pouce et la plongea dans la petite rivière qui serpentait devant lui. Il la souleva pour pouvoir l’observer au soleil, plissant les yeux,, légèrement éblouis.
Il n’aperçut pas ce qu’il recherchait. Il soupira de découragement, puis reboucha la fiole, la rangeant ensuite dans son sac à dos. Bon. Il fallait encore chercher.


 
Sept phrases, une qui commence par "Arthur", cinq qui commencent par "Il" et la dernière c'est "Bon."... Il faut dynamiser un peu tout ça !
 
La petite rivière sort de nulle part ça fait un peu bizarre.  
 
Je lirai la suite plus tard.


Message édité par Chou Andy le 08-01-2013 à 18:09:55

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J'aurais voulu être un businessman
n°32899017
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 08-01-2013 à 18:23:39  profilanswer
 

Moi je boude  [:cosmoschtroumpf]  
 
Rien que sur la page précédente on a deux hfriens qui sortent de nulle part, postent un message et se barrent, hop, passez muscade. Vu que c'est pas les premiers, je m'interroge sur l'utilité d'un tel exercice, d'autant qu'on dit toujours la même chose : il y a des clichés et des trucs pas logiques, trop d'adjectifs et des tournures maladroites.  
 
Je reviendrai quand je serai de bonne humeur semer ma sagesse à tous les vents  [:bakk53]


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Expos et musées — Égyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°32899077
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 08-01-2013 à 18:29:41  profilanswer
 

surtout que c'est de la merde, son truc. :sol:

n°32899142
guigr
Posté le 08-01-2013 à 18:37:27  profilanswer
 

Cette violence! C'est le topic roman amateur et les petites textes qu'on sort pour le plaisir ont carrément leur place :o

 

Pas les miennes, il y a quand même des limites :o

Message cité 2 fois
Message édité par guigr le 08-01-2013 à 18:38:20
n°32899179
baclette
Posté le 08-01-2013 à 18:41:05  profilanswer
 

talbazar a écrit :


 
 
il y a un réel problème de rythme, à cause des virgules posées où elles veulent bien se poser. Tu me donnes l'impression de ne pas te relire. [:alstyle:1]


Talb, c'est exact.  
"L'exercice de style" du couvercle de l'urne proposé par Biezdomny a été écrit d'un jet, sans aucune retouche.  
(D'ailleurs, j'aurais dû relire et forcer sur la description de ce pu.... de couvercle à la c..   :lol:  
 
Je fonctionne différemment. Je m'arrête par exemple après "Les éclats manquants donnaient... je mets en forme une minute maxi la suite et hop ! je reprends... mais ne retouche jamais le texte.
 
Afin de l'ajuster, deux pattes en fonte soudées avaient profané la relique familiale déjà bien attaquée par le temps.  
Les éclats manquants donnaient par endroits à la lourde pièce une allure presque comique, un sourire aux chicots de métal qui laissait penser qu'elle n'avait pas longtemps rempli son office et qu'un salopard l'avait depuis longtemps détourné de son usage. Quant à l'urne proprement dite, je frémîs en songeant au sort qui lui avait été réservé.  :fou:  
 
C'est vraiment très constructif, vos remarques !  :jap:  
Que dire de plus sur ce couvercle ??  :sweat:

n°32899223
baclette
Posté le 08-01-2013 à 18:45:35  profilanswer
 

Quant à l'esprit "provoc' de Talb, sans ça, ce ne serait plus Talb, faut en prendre et en laisser ! :heink:  
 Reviens, Biezdo !!! tu dis qu'il n'y a pas grand-monde, si en plus tu te barres ! Qui va corriger mes virgules ?? (Talb ! pas d'allusions scatos !  :lol:  )

n°32899224
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 08-01-2013 à 18:46:18  profilanswer
 

guigr a écrit :

Cette violence! C'est le topic roman amateur et les petites textes qu'on sort pour le plaisir ont carrément leur place :o

 

Pas les miennes, il y a quand même des limites :o

 

Ha mais ça (le bout de gras) je suis complètement d'accord :D
Mais il y a des participants qui arrivent et qui postent en guise de premier message sur HFR leur texte ici, et souvent on prend du temps à les lires et à proposer des améliorations, et on n'a jamais ni retour ni discussion, ce qui est dommage.


Message édité par biezdomny le 08-01-2013 à 18:46:50

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Expos et musées — Égyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°32899376
baclette
Posté le 08-01-2013 à 19:01:00  profilanswer
 

Merome a écrit :


Pour ce qui est du compliment à double tranchant "j'admire ceux qui osent", je pense pas qu'elle me proposerait de mettre des exemplaires dans sa boutique si c'était si mauvais. D'autant que je n'ai pas du tout fait le forcing pour ça.
 


 
Exact, je disais ça car quand je suis "perplexe", je sors ce genre de remarques.  :) C'est vrai, elle t'aurais sorti un truc genre :
-Je vous proposerais bien d'en mettre en dépôt-vente, mais je me suis fait taper sur les doigts par Machin ou Truc...  :whistle:  
 
En attendant j'ai lu il y a un bon moment déjà "L'agrégateur" et je t'avais dit le bien que j'en pensais, je n'ai aucune compétence en matière de critique mais je l'avais lu volontiers, avec le sentiment qu'il y avait des choses à reprendre dans le schéma narratif, mais vraiment rien de rédhibitoire !  
Sinon, je tente d'écrire relativement plus "sérieusement" depuis 1 mois,  :sweat:  alors, les critiques... j'en redemande !  :love:  
Demande carrément de la franchise à ceux qui t'on lu, explique-leur que c'est le meilleur moyen de te rendre service !

n°32899416
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 08-01-2013 à 19:04:24  profilanswer
 

guigr a écrit :

Cette violence! C'est le topic roman amateur et les petites textes qu'on sort pour le plaisir ont carrément leur place :o  
 
Pas les miennes, il y a quand même des limites :o


 
ton topic amateur serait à la page 36 si je l'avais pas réveillé aussi souvent, et puis d'abord, le plaisir de qui ?

n°32899816
Cheroke
Chef de tribu
Posté le 08-01-2013 à 19:38:00  profilanswer
 

A mon tour de faire vivre ce topic à l'approche de la page 100 [:bidoo-one kenobi:2]  
 

Citation :

   Foutue L.A.
   On a pas le temps de décuver qu’on se retrouve déjà à trainer son crâne en compote dans un rade climatisé par la Mort. Les fusillades sont les acouphènes de tous nos anges. C’est un concerto sans entracte qu’on écoute gratuitement la plupart du temps et que l’on paye de notre vie si le guichetier vous refile la mauvaise place. L’orchestre n’espère pas votre ovation ; il exécute sa partition et disparaît sans rappel dans le brouillard du désert. Parfois, jouant à notre tour quelques notes, nos quartets tambourinent aux portes et giflent les musiciens dissonants. Nous archivons alors leurs instruments dans nos armoires, Colt, Savage, Itaca, Remington, à côté de larges disques de jazz scellés par la poussière. Mais leurs troupes de bandits, même amputées du premier violon, n’annulent jamais leurs tournées. Un nouveau virtuose se noue à elle pour parfaire la partition ligamenteuse. Et leur concert recommence sans bémol jusqu’à la prochaine arrestation.  
   Cette viande noirâtre parsemée d’annotations gris d’os me donne envie de gerber. Tassé par l’ombre de la devanture et le poids de mon borsalino on aurait dit un Humphrey Bogart sans fripe. L’imper était dans la voiture et Lauren élaguait le jardin quelque part à l’abri. Et dire que j’avais le même nom que lui. Pourtant c’était plutôt l’alcool refluant que cette image de cinéma qui m’assommait. Je lâchai un rictus typique de mon homonyme à l’adresse de mes fanatiques imaginaires et m’engouffrai dans le bastringue.    
   D’accord. Trois cadavres jouaient aux poupées russes dans des débris de verre et de faïence, enchâssés aux chaises et tables renversées dans l’expectative. Un cigare aurait pu fumer encore s’il n’avait pas coagulé dans un étang de sang alimenté par de multiples ruisseaux plus clairs et bientôt taris. L’homme et les deux femmes étaient désarmés. Le tavernier, pile en face de l’entrée, avait bien tenté quelque chose mais les balles l’avaient crucifié à ses étagères parsemées de tessons et de flaques d’alcool. Si le malheureux n’étaient pas mort sur le coup, les flots de brandy et de tequila qui lui avaient coulé dessus l’avait fait souffrir le martyre. Ses deux mains étaient retombées entre ses jambes, si bien que l’on pouvait croire qu’il se grattait simplement les couilles. De l’autre côté de l’unique salle deux autres dépouilles s’allongeaient à l’abri des regards. Ca devait être des victimes collatérales car leur posture signifiait sans doute qu’elles avaient essayé de se cacher ; et puis ça ressemblait à un rendez-vous galants entre deux ados pleins de panache.
   L’enseigne du bar aurait pu annoncer ‘’au régal des mouches’’ ce jour-là. Il faisait au moins cinquante degrés là-dedans, ça puait comme nulle part ailleurs. Et la chaleur finirait immanquablement par m’énerver. En ôtant mon feutre j’ai pensé à ma femme. Elle me l’avait présenté comme « le plus beau d’Hollywood » et elle avait minaudé comme une actrice vulgaire. C’était son cadeau pour mes vingt-cinq ans. Ce souvenir me donnait envie de tout rendre. Je me retins pour ne pas salir la scène. Et pour pas avoir l’air d’un con. J’étais insensible aux morts parce qu’eux étaient insensibles à mes efforts de justicier. Par contre les grosses mouches dégueulasses me travaillaient le bide. La phobie des mouches : poilues, des yeux incompréhensibles, fainéantes, sans pitié... Un cocktail démoniaque. Gavées, elles se donnaient même pas la peine de se tirer ou de bourdonner. Moches comme les rues je me disais, moches comme tout le monde dans ce bled bordélique. Pire que les six sacs à merde multicolores qui avaient finissaient de se vider autour de moi. Mon rot résonnant puait le scotch.
   « Et, lieutenant ?
   — Quoi encore Buck ?
   — Y’a un autre macchabé dans la cour ».
   J’ai remué ma grosse migraine jusque là-bas. Petite réception chez les flics, pot de départ. Mon cul. Et moi j’avais qu’à me barrer au lieu de gémir comme un clebs plein d’hémorroïdes.  
   Le cadavre avait été parfaitement sapé. Costume anthracite cintré, mocassins neufs, cravate discrète et gants de cuir ; il devait avoir le charme de ces hommes d’affaire de mon enfance, souriant comme des serpents. Maintenant, les élégantes alluvions écarlates s’écoulant lentement aux égouts gâtait ses efforts vestimentaires. Cinq ou six impacts perforaient son buffet, quelques éclaboussures rouges raturaient son bronzage parfait. Les yeux éteints étaient encore stupéfaits, comme s’il avait reçu un oscar, celui de la meilleure interprétation masculine du trépas. Agrafé au grillage qui ceignait la cour privative du bar, il commençait à cuir. Les meurtriers l’avaient abattu alors qu’il essayait d’escalader la clôture. Avec quinze kilos de moins il serait peut-être en train de se taper une putain dans le style de Rita Hayworth. Désormais il songerait à la chair depuis son cercueil silencieux tandis qu’il se décomposerait.  
   Je lui ai encore roté dessus ; ça sortirait bientôt à ce rythme. J’en avais ma claque de venger des gros lards au nom de la justice. En plus son bide était un festin pour des centaines de mouches bourrées.  
   « Une balle a touché le cœur », a dit le coroner. Il avait une sacrée tronche d’alcoolique lui aussi. Je pouvais pas le saquer. Et on bossait au moins une fois par semaine ensemble depuis cinq piges de sable, de sel et d’océan. Tu pourrais pas y passer aussi du gland. A chaque jour suffit sa prière ; c’est bon pour la santé.
   « Ouais… Et ?
   — Ce n’est pas un vol. Ils lui ont laissé ses papiers.
   — Ouais ?
   — Douilles différentes, meurtriers différents.  
   — Que dit l’état-civil ?
   — Donald Kahn. Ils ont descendus le baron de la drogue ».
   Première nouvelle. Ca ne m’avait pas sauté aux yeux. Je me rapprochai un peu, prudent. Des mouches n’hésiteraient pas à m’attaquer si je m’approchais trop de leur territoire en friche. Et franchement, même à deux mètres, pas d’illumination. Il était sûrement trop amoché pour que j’amorce un sourire. Donald Kahn. Le sommet de la pyramide, le foi de l’oie, le 1916 du Latour, le cent pour cent pur chocolat, tout ça sur la même table. Même si je ne le reconnaissais pas les papiers mentaient rarement. Kahn était le dernier échelon du trafic de drogue californien, le propriétaire de tous les corps poinçonnés de la région et l’instigateur de tous les trip angéliques. Personne ne savait où il vivait ; il était le gibier préféré de chaque flic de l’état. Tout le monde le connaissait car on l’avait tous vu dans les journaux ou cloué sur les murs du central. Kahn avait aussi une milice à son service, un véritable réseau de vétérans accrocs à la came et aux armes.  
   Et dire qu’il était dessoudé à mes pieds… Et dire qu’il se faisait bouffer par des mouches… Ca me faisait presque drôle.  
   « Tu disais qu’il y’avait plusieurs assassins ? j’ai lancé au coroner en observant toujours le mort.
   — Douilles différentes, meurtriers différents.
   — Assassins, assassins… C’est forcément ciblé ».
   Le spécialiste de la dépouille a du hocher les épaules derrière moi. Lui tournant le dos je me disais que ça pouvait être Kahn finalement. Il me semblait reconnaître une expression, une similitude avec les photographies qui défilaient depuis des années. Un bout de papier plein de sang débordait d’une poche. J’ai voulu l’attraper mais des mouches m’ont sauté à la gorge. J’ai vivement reculé.  
   « Eh, tu veux pas regarder dans sa poche droite, ces saloperies de mouches me donnent envie de gerber ».
   Le coroner s’est exécuté à contrecœur. Il avait dans les cinquante balais et n’avait plus de cheveux. Lisse comme son charisme. C’était bien un morceau de papier. Il avait viré à la couleur du vin de bordeaux mais ça ne faisait pas de doute qu’on y avait gribouillé un petit mot. Je l’ai mit dans ma poche pour l’utiliser plus tard.
   « Pièce à conviction. Je la garde pour l’instant.
   — Jack t’attend dehors, a dit le crâne suant ».
   Le verre a grogné aigu sous ma grosse semelle de flic tandis que je retournais dans le rade. Ainsi, le gros macaque et les deux salopes pouvaient être un homme de main et deux réceptacles à foutre. Ca collait assez même si je me demandais ce que pouvait foutre Kahn dans un zinc aussi merdique. Et pourtant il fallait que je trouve une explication à ça. J’ai regardé encore une fois les six cadavres, mémorisant la scène et les quelques détails qui, vus du ciel pouvaient représenter un tableau mort d’art moderne. Les légistes, les médecins et les officiers qui s’activeraient entre les taches de sang ne tarderaient pas à déglinguer tous les indices. En attendant ils observaient les tas de viandes comme si leur regard aurait pu les nettoyer et les annoter.  
   Salut tavernier, salut jeune couple d’ange. On se retrouvera dans quelques temps chez le seigneur et vous m’expliquerez le fin mot de cette affaire.  
   Je remarquai justement un détail. Des pâtés vermeils s’éloignaient de la scène. Je me penchai et, plié comme un alcoolique en toute fin de soirée, suivi les traces que je n’avais pas vu en arrivant. Elles quittaient le bar et je le quittais à mon tour sur leur talon. Elles étaient irrégulières, parfois absentes sur cinquante centimètres, parfois abondantes dans un rayon gros comme un ballon de football. Ca faisait immanquablement penser à un agresseur blessé qui maintenait ses intestins en place tandis qu’il fuyait. Après deux ou trois mètres, toujours prostrés de la sorte, des chaussures de flics me barrèrent la route.  
   « Des rhumatismes lieutenant ? »
   Je me relevai. C’était ces connes de lunettes de soleil sur le nez tordu de la tronche de pervers de Jack qui m’avaient parlé. Il avait plus l’allure d’un maniaco-dépressif en quête de normalité qu’un sergent intègre de la police de Los Angeles. Tout chez lui puait le vice, de son eau de toilette à ses traits d’esprit vaseux. En plus c’était un mélange d’européen et d’indien. Sa mère avait du tomber sur un bélier apache qu’il lui avait offert un petit aux cheveux noirs et lisse d’indiens, aux minuscules yeux d’aigle et à la peau tannée. Jusqu’à là tout allait bien. Le problème est qu’il avait l’allure typique du vieux continent : forme du visage, regard, expression, tenue. On aurait dit que deux personnes se battaient à mort pour habiter ce corps paradoxal.  
   « Que penses-tu de ces traces, je lui ai demandé.  
   — Il est clair qu’un blessé a prit la fuite, m’a-t-il répondu avec son accent arrondi.  
   — Et alors ?
   — D’après mes témoins c’était un des meurtriers.
   — Raconte. »
   Pendant qu’il me bassinait avec ses intuitions je palpai le petit message trouvé sur le corps du prétendu Kahn ce qui me faisais penser à un enculé qui s’était foutu de ma gueule du côté d’Hollywood il y’a deux semaines. C’était un producteur de mes deux. J’étais rancunier. Ma mère me le disais quand j’avais dix ans, ma femme a prit le relai aujourd’hui. Dès que j’aurai dit merci à l’insigne je le tabasserai à mort ce cochon. Il sera la vedette défiguré de son prochain film. Les consonnes revisitées de Jack me firent quitter mes phantasmes alors que je commençais à m’imaginer dans ma piscine avec bobonne et une de ses amies en maillot deux pièces. Qu’est-ce que c’est bon ça ! Merci les couturiers débauchés.
   « Cette femme confirme la présence de Donald Kahn sur les lieux », et il me montra un espèce d’ectoplasme sous un chapeau.
   « Alors toi non plus tu n’en doutes pas ?
   — Pourquoi j’en douterais lieutenant ? On a les papiers et un témoin ?
   — Je sais pas. Conscience professionnelle ? Enquête minutieuse ? Méfiance ?
   — Arrêtez lieutenant ! C’est notre jour de chance. L’enquête de notre carrière !
   — A part ça ?
   — On me dit des dizaines de coup de feux. Automatiques, fusils, une vraie fanfare. Trois ou quatre hommes habillés façon gangster qui fuient dans deux Bel Air marron, noir, bleu, ça dépend des témoins. On a pas de plaque. Apparemment l’un des fuyards boitaient mais personne ne dit la même chose.
   —  Mouais, pas terrible. Préviens le central que tu boucles tous les gens qui ont vu, entendu, senti, touché quelque chose dans ce bar entre ce matin et maintenant. Et surtout tu fais faire tous les hôpitaux du secteur à la recherche des blessés par balle pour voir si y’a le proprio du sang sur lequel tu marches ».
   Jack a hoché sa tête toute foncée. Il était à peine plus vieux que moi. Nous aurions pu être amis si il avait fait un effort d’élocution. Seulement, il était sioux et parvenu. Une légende vivante pour ses congénères.  
   Je m’avançai vers la poulette et son témoignage. Y’a pas à dire, de prêt elle était encore plus pâle que mon cul quand je suis sorti de ma mère.  
   « Bonjour Mademoiselle. Voulez-vous que je gifle mon subalterne ?  
   — Madame. Non il a été charmant lieutenant.  
   — Vous auriez vu Donald Kahn ici il y’a quelques heures ?
   — J’étais à la table voisine, murmura-t-elle, sensuelle et mystérieuse.
   — Jusqu’à quelle heure ?  
   — Onze heure trente », elle baissait les yeux et s’humectaient des lèvres rouges cerise, « presque midi ».
   — Comment une honnête dame comme vous sait qui est Donal Kahn ?
   — Les journaux, lieutenant.
   — Hum. Bien sûr. Qui l’accompagnait ?
   — Deux hommes et deux femmes… Ils sont morts ? »
   Ah, la curiosité californienne ! Quiconque y est flic en a fait un adage.  
   — Ca reste à voir. Pouvez-vous me décrire les deux hommes s’il vous plait ?  
   — L’un était trapu, on aurait dit un militaire. Et l’autre me tournait le dos. Je n’ai pas vu son visage une seule fois. Il était face au mur.  
   — Une allure générale à défaut ?
   — Un peu plus grand que la moyenne, très bien habillé, voix grave et une façon étrange de parler. Un peu comme un politicien. Mais je n’ai pas écouté leur conversation.
   — Très bien, madame… ?
   — Jena Lopez.
   — Merci madame Lopez. Nous aurons sûrement encore besoin de vous, peut-être même tout de suite pour prendre une déposition détaillée.
   — Je reste à votre disposition lieutenant.
   — Dans ce cas, êtes-vous libre ce soir madame Lopez ? »
   Elle me tourna le dos et fit claquer ses talons. Sa robe me révélait des mollets à point et des fesses aussi moelleuses qu’un pain chaud. J’ai craché une glaire à point, bien verte. Et dire qu’elle était rousse avec ce nom. Ca sentait les faux papiers et les retouches à plein nez. Fallait que je me mouche et lui demande certaines choses quand je la reverrai. Mon mal de tête revenait au galop mais mon ventre se calmait.
   « Et les cadavres ? j’ai demandé à Jack en revenant.
   — Des putes sûrement et un homme de mains.
   — Et les trois autres ?
   — Le gérant du bar et un couple innocent à mon avis.
   — Ouais, ouais », j’ai relu mon petit papier plein de sang juif. Très intéressant et belle plume. « En attendant Jack, tu me vires ces lunettes et tu te les fout dans le cul si tu veux pas que je te vire de l’enquête !  
   — Du calme lieutenant. Mettez-vous à l’ombre, le soleil ça vous réussi pas quand vous avez bu ».
   J’avais envie de lui sortir un truc raciste sur les calumets et les plumes mais je me suis retenu au dernier moment. A la place j’ai roté un p’tit coup. Et j’ai gueulé : « Buck ! Ramène ta poire ! ».
   Il est arrivé au petit trot, celui qui faisait remuer son bide dans tous les sens.
   « Lieutenant ?  
   — Viens avec moi. On a une visite à rendre.
   — A qui ?
   — Tu verras. Pas mal aux poignets ?
   — Jamais lieutenant. Pourquoi ?
   — Parce qu’on va mettre des gifles ».


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"- Je vais lire Bataille devant Sept à la maison ! - C'est quoi ? - C'est le bouquin où ils se branlent dans des oeufs. - Quoi ?? - Bah y cassent des oeufs, y mettent leur cul dedans et ils se branlent. - C'est dégeu... Mais avec les coquilles ou sans ?"
n°32899868
baclette
Posté le 08-01-2013 à 19:43:30  profilanswer
 

Ooops !  :)


Message édité par baclette le 08-01-2013 à 19:45:01
n°32900009
baclette
Posté le 08-01-2013 à 19:58:39  profilanswer
 

Le début on dirait D. Hammett relooké par Burroughs !  :pt1cable:  
Après, l'exercice de style est réussi même si je n'en lirais pas 300 pages, c'est pas mal et il y a de l'humour !  :jap:

n°32900169
Quelqu'un-
Posté le 08-01-2013 à 20:16:43  profilanswer
 

Salut les gens. Je voulais juste partager avec vous une hypothèse sur trois des gens qui foutent leur histoire dans la discussion et qui apparaissent plus jamais; j'en fais parti, malheureusement. Mon hypothèse: Moi-ou-moi, Une-fille et Quelqu'un- ne sont en fait qu'une seule personne: une fille coincée qui a décidé de poster trois débuts d'histoires différents, sous des noms différents. Elle s'imagine trop d'histoires dans sa tête, et ça la stress. elle essaie d'en coucher quelques unes sur le papier (pas les meilleures, je vous l'accorde) et les poste su ce forum, pour voir si quelqu'un peu en faire quelque chose de correct. les commentaires habituels: tu pourrais faire ça pour l'améliorer, ou alors ça, ou...
et quelques commentaire marrants de temps en temps : merci à biezdomny, surtout. (et a baclette).
La fille coincée vous a bien emmerdée, et maintenant elle va se retirer de ce forum sous ses trois noms (moi-ou-moi, Une-fille et Quelqu'un-). vous pouvez dire que ça servait à rien de faire ça, que je suis une (censuré) , tout ce que vous voulez; la vie est ainsi faite, il y a des gens bien et des cons (comme moi).
Merci, vos conseils m'ont sans doute aidés plus que je ne le crois, merci du temps (même court) que vous avez perdu à me répondre, merci de votre patience.
 
La fille conne se retire, elle vous laisse à vos histoire (il y en a des vraiment bien (baclette)).  

n°32900411
Hello Grom​it
Posté le 08-01-2013 à 20:39:57  profilanswer
 

Ah OK une dramaqueen [:tim_coucou]


Message édité par Hello Gromit le 08-01-2013 à 20:42:41
n°32900555
Cheroke
Chef de tribu
Posté le 08-01-2013 à 20:53:48  profilanswer
 

Quelques avis (je m'excuse je n'ai pas la patience de corriger phrase par phrase  :o ) :

 

Baclette : je m'associe à Tal pour dire que tu as un problème assez simple à résoudre selon moi qui est le placement des virgules. Pense peut-être au souffle, à la respiration et à l'organisation de tes phrases. Avec les virgules tu minimises ou accentues l'importance d'une partie bien précise de ta phrase. De fait, selon le contenu tu peux rapidement savoir comment organiser les incises etc. De plus, je pense que tu gagnerais en efficacité si tu simplifiais tes phrases. L'exemple présenté par Grenouille l'illustre très bien.

 

Tal : dans l'ensemble j'aime bien te lire. Bien sûr, il y'a toujours une ou deux phrases que je modifierais mais ça reste très subjectif. Ton style est très poétique, prose poétique, mais je ne connais pas vraiment ta démarche donc difficile de pouvoir en dire plus. Edit : je n'ai pas lu l'histoire du regard dans l’ascenseur encore.

 

La triplette désabusée : Tu as l'air d'être plutôt jeune et ça se sent dans l'écriture. Il n'y a pas vraiment de "patte" pour l'instant mais le travail peut probablement te la faire acquérir. Les conseils à ce stade là sont toujours les mêmes, à savoir ceux évoqués par Grenouille plus tôt : simplicité, adverbe à éviter etc. Après, quant à ton foisonnement d'idée je ne vois pas où le mal se trouve. J'aurais tendance à penser que c'est une chance et que la multiplication de ces idées conjuguée au travail pourra peut-être accoucher de bons textes.


Message édité par Cheroke le 08-01-2013 à 20:58:17

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"- Je vais lire Bataille devant Sept à la maison ! - C'est quoi ? - C'est le bouquin où ils se branlent dans des oeufs. - Quoi ?? - Bah y cassent des oeufs, y mettent leur cul dedans et ils se branlent. - C'est dégeu... Mais avec les coquilles ou sans ?"
n°32900805
baclette
Posté le 08-01-2013 à 21:11:46  profilanswer
 

:??:  Moi qui peut être d'une virulence et d'une violence verbale vraiment vicieuse quand on me cherche des poux, je reste tout déconfit...  :sweat:  
J'ai horreur de blesser gratuitement et si quelques-un sur le forum peuvent témoigner de ma hargne, je comprends que certaines personnes soient désarçonnées par l'humour style "Buffet froid" que manient un ou deux forumeurs.  
Chien qui aboie ne mord pas et un Talbazar, j'en suis certain n'a pas le dixième du caractère de merde qu'il s'est construit.  
Je reconnais qu'il faut avoir du répondant pour évoluer dans certains topics.
Lorsque c'est celui des amateurs de bichons maltais, (perso) ce n'est pas grave.
Mais un topic censé donner conseils et avis à des personnes désireuses de connaître leurs points faibles en écriture...  
C'est vraiment très embêtant car 90 % des personnes sont découragées, voire blessées.  
Pourtant, sur un forum comme HFR, ce topic est incontournable !  
Faisons-en sorte de ménager ceux et celles qui ne désirent pas passer par un combat initiatique pour recevoir des conseils aussi précieux que Grenouille Bleue, Talbazar, Cheroke ou Biezdomny peuvent prodiguer.  
Désolé donc pour Moi-ou-moi, Une-fille et Quelqu'un mais je comprends son découragement  :??:  
 
En attendant, je le répète, ce topic est précieux, faisons en sorte qu'il survive.  :jap:

n°32900923
baclette
Posté le 08-01-2013 à 21:21:14  profilanswer
 

@Cheroke merci, je vais essayer de retrouver le post de Gibi...  

n°32901087
Hello Grom​it
Posté le 08-01-2013 à 21:34:04  profilanswer
 

baclette a écrit :


Faisons-en sorte de ménager ceux et celles qui ne désirent pas passer par un combat initiatique pour recevoir des conseils aussi précieux que Grenouille Bleue, Talbazar, Cheroke ou Biezdomny peuvent prodiguer.  
Désolé donc pour Moi-ou-moi, Une-fille et Quelqu'un mais je comprends son découragement  :??:


Oui enfin faut pas exagérer. À moins d'avoir raté des messages et dans ce cas là je réviserai mon jugement [:cosmoschtroumpf] la seule remarque a été faite par tialbézo qui, à juste titre, a fait remarquer que c'était particulièrement impoli de venir demander des conseils et de disparaître sans même remercier ceux qui prenaient le temps de répondre.
Là-dessus elle nous fait un caca nerveux en mode "personne ne me comprend je suis trop dark et piskecékomçajmenvé" ; alors je sais pas si elle a 16 ans et en pleine crise d'adolescence (en tout cas on dirait) mais elle "over-react". (je suis preneur d'un équivalent français)
 
Donc je vois pas du tout en quoi on peut comprendre son "découragement" puisqu'elle a posté trois textes sous trois noms différents sans donner signe de vie par la suite et je ne vois vraiment, mais alors vraiment pas en quoi elle n'a pas été ménagée.
 

n°32901432
Cheroke
Chef de tribu
Posté le 08-01-2013 à 22:03:15  profilanswer
 

baclette a écrit :

Le début on dirait D. Hammett relooké par Burroughs !  :pt1cable:  
Après, l'exercice de style est réussi même si je n'en lirais pas 300 pages, c'est pas mal et il y a de l'humour !  :jap:


 
Jamais lu Hammet et seulement une trentaine de pages de Burroughs qui m'a passablement gavé. Trop décousu, trop drogué quoi. Mais du coup je vais rouvrir ça pour voir si je me fais penser à lui.  
 
Bon, les noms ne sont pas ceux de trop grands inconnus donc je prends ça pour un compliment  :o


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"- Je vais lire Bataille devant Sept à la maison ! - C'est quoi ? - C'est le bouquin où ils se branlent dans des oeufs. - Quoi ?? - Bah y cassent des oeufs, y mettent leur cul dedans et ils se branlent. - C'est dégeu... Mais avec les coquilles ou sans ?"
n°32901515
baclette
Posté le 08-01-2013 à 22:11:03  profilanswer
 

Tu peux !  
Hammett est le "père fondateur" du polar et Burroughs dans sa période "cut-up" coupait ses textes en 4 et intervertissait les morceaux, ensuite, il suturait le tout.  
Une démarche surréaliste.  
Burroughs a donc commis (en plus traduits de l'américain !) des bouquins illisibles (la machine molle, le ticket qui explosa, Nova-Express) mais aussi de la SF de très bon niveau avec "Les cités de la nuit écarlate" et ses trois niveaux de lecture. Même P.K Dick semble linéaire à côté !  :)

n°32901571
baclette
Posté le 08-01-2013 à 22:15:58  profilanswer
 

Hello Gromit a écrit :


Oui enfin faut pas exagérer. À moins d'avoir raté des messages et dans ce cas là je réviserai mon jugement [:cosmoschtroumpf] la seule remarque a été faite par tialbézo qui, à juste titre, a fait remarquer que c'était particulièrement impoli de venir demander des conseils et de disparaître sans même remercier ceux qui prenaient le temps de répondre.
Là-dessus elle nous fait un caca nerveux en mode "personne ne me comprend je suis trop dark et piskecékomçajmenvé" ; alors je sais pas si elle a 16 ans et en pleine crise d'adolescence (en tout cas on dirait) mais elle "over-react". (je suis preneur d'un équivalent français)
 
Donc je vois pas du tout en quoi on peut comprendre son "découragement" puisqu'elle a posté trois textes sous trois noms différents sans donner signe de vie par la suite et je ne vois vraiment, mais alors vraiment pas en quoi elle n'a pas été ménagée.
 


 
Tu n'as pas tort, HG, je parlais plutôt en général. L'accès au topic est parfois difficile par temps de délire mais c'est pour ça aussi qu'on se marre bien.  
Au fait, j'ai oublié de te citer parmi les personnes suceptibles de donner d'excellents conseils, tu as toute ta place.  :jap:

n°32901619
baclette
Posté le 08-01-2013 à 22:19:17  profilanswer
 

Overreact= dramaqueen,  tu l'as dit !  :)

n°32902564
Cheroke
Chef de tribu
Posté le 08-01-2013 à 23:39:15  profilanswer
 

baclette a écrit :

@Cheroke merci, je vais essayer de retrouver le post de Gibi...  


 
Juste en haut de page  :jap:


---------------
"- Je vais lire Bataille devant Sept à la maison ! - C'est quoi ? - C'est le bouquin où ils se branlent dans des oeufs. - Quoi ?? - Bah y cassent des oeufs, y mettent leur cul dedans et ils se branlent. - C'est dégeu... Mais avec les coquilles ou sans ?"
n°32908103
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 09-01-2013 à 14:53:55  profilanswer
 

Quelqu'un- a écrit :

Si vous aussi vous trouvez que c'est de la merde, dites le moi quand même, c'est déjà mieux que rien.


 
 
Elle demande clairement qu'on lui dise si c'est de la merde, je dit que c'est de la merde, et si elle me donne son numéro de portable je lui redis en sms. Mais rien, finalement c'était mieux.

n°32909313
baclette
Posté le 09-01-2013 à 16:05:02  profilanswer
 

Yep ! c'est vrai qu'il vaut mieux être franc... c'est comme la "Nouvelle Star" si tu encourages quelqu'un qui chante faux et qui ne sait pas bouger, c'est finalement plutôt salaud.  :jap:  
 
J'ai du mal à penser que les personnes qui proposent des textes genre :
Joe tira. L'indien tomba.  
Ne se rendent pas compte que tout ce qu'ils peuvent en tirer c'est, s'ils aiment écrire, la joie que procure un texte que l'on a écrit.  
Ceux là, ce serait dommage qu'ils se privent de ce plaisir gratuit.  
 
J'aimerais m'améliorer et les critiques qui m'ont été faites me filent du boulot pour un moment !  
Il est évident que je n'espère pas plus qu'un peintre du dimanche qui cherche à acquérir un peu de technique.  
Donc, faut que je bosse, entr'autres, la ponctuation et les descriptions. Il y a du taf !  :sweat:    :lol:

n°32909350
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 09-01-2013 à 16:08:02  profilanswer
 

et si on saute d'un pont à cause de ça, c'est que le problème est à chercher ailleurs.

n°32910451
baclette
Posté le 09-01-2013 à 17:22:27  profilanswer
 

Lorsque vous lirez ces lignes, mon corps flottera entre deux eaux, celles, glaciales de la Bléone, qui présente l'avantage de passer à côté de chez moi.  
Les critiques qui ne visent qu'à me démolir auront gagné le combat et la Pléïade ne s'enrichira pas de mes oeuvres complètes sur papier bible à 75 € le volume.  
Bien que surpassant nettement dans le roman Hemingway, je n'ai pas de fusil de chasse.  
Mes poésies affadisent l'oeuvre de de Nerval mais je n'ai ni corde ni échelle pour grimper à un réverbère.  
"La conjuration de imbéciles" va faire une nouvelle victime et une perte terrible pour la littérature. Tant pis, les coupables se reconnaîtront.  
Quel gâchis ! Je travaillais sur un western, voulant relancer ce genre passé de mode ou manquant de représentants de ma trempe.  
Afin de faire comprendre l'étendue de la perte qu'entraînera ma disparition, je laisse ces quelques lignes comme testament.  
 
Le shérif à l'étoile d'or.
 
Ma monture harassée par les jours de voyage, je traversai Crick City à pied, une main tenant la bride et l'autre prudemment posée sur la crosse de mon gros revolver, prêt à toute éventualité.  
Je devais rejoindre Sam Crow et John Duff, deux salopards notoires au Saloon et il était prévu que nous attendrions ensemble Bob Harth afin de peaufiner les derniers détails de l'attaque de la diligence. (description de la diligence)  
Soudain, au-dessus de l'atelier du blacksmith, le soleil fit briller une fraction de seconde le canon d'un fusil.
Vif comme un crotale, je dégainai et tirai. L'indien tomba, son corps soulevant dans sa chute un nuage de poussière.  
De toute évidence, un comité d'accueil avait été prévu et j'aurais bien aimé savoir ce que le commanditaire du Comanche avait à me reprocher.

 
 
Je crois que je vais me rabattre sur l'alcool pour mettre fin à mes jours. L'inconvénient est le peu de précision que l'on peut attendre quant au moment où l'effet létal du produit frappera tel un agent d'assurances dans une copropriété... [:macatack]


Message édité par baclette le 09-01-2013 à 17:28:42
n°32914655
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 09-01-2013 à 23:44:06  profilanswer
 


 
Cheroke, samaÿr  [:implosion du tibia]
Bonne ambiance, bien écrit, super bonne utilisation des champs lexicaux. Et même si on a une impression de texte travaillé, ça sent pas la sueur et l'effort à la lecture. Et les bascules entre ce que le personnage voit (le macchab') et ce qu'il ressent (l'homme d'affaires de son enfance) sont sans douleur. Vu l'intensité de l'exercice, ça serait probablement intenable sur la durée (et peut-être pour le lecteur aussi) mais pour une photo comme ça, ça rend très très bien.
 
En plus de ça, (quasi :o) rien à dire sur typo ou ortho, moi qui lis des mails qui me font saigner les yeux tous les jours j'ai envie de pleurer là [:mayonaise]


---------------
Expos et musées — Égyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°32914937
Cheroke
Chef de tribu
Posté le 10-01-2013 à 00:27:07  profilanswer
 

biezdomny a écrit :


 
Cheroke, samaÿr  [:implosion du tibia]
Bonne ambiance, bien écrit, super bonne utilisation des champs lexicaux. Et même si on a une impression de texte travaillé, ça sent pas la sueur et l'effort à la lecture. Et les bascules entre ce que le personnage voit (le macchab') et ce qu'il ressent (l'homme d'affaires de son enfance) sont sans douleur. Vu l'intensité de l'exercice, ça serait probablement intenable sur la durée (et peut-être pour le lecteur aussi) mais pour une photo comme ça, ça rend très très bien.
 
En plus de ça, (quasi :o) rien à dire sur typo ou ortho, moi qui lis des mails qui me font saigner les yeux tous les jours j'ai envie de pleurer là [:mayonaise]


 [:gordon shumway:2]  
 
En effet, comme disait Baclette aussi, ça sera intenable pour moi sur une trop longue durée. A la base ça devait être une novella qui au pire deviendra petit roman. J'ai les quelques espèce de chapitres suivants en stock mais pour l'instant je suis pas sur ça. Mais en tout cas c'était vraiment cool à écrire  [:cerveau discobeck]  
 
J'ai vu quelques fautes, désolé  :o


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"- Je vais lire Bataille devant Sept à la maison ! - C'est quoi ? - C'est le bouquin où ils se branlent dans des oeufs. - Quoi ?? - Bah y cassent des oeufs, y mettent leur cul dedans et ils se branlent. - C'est dégeu... Mais avec les coquilles ou sans ?"
n°32933984
baclette
Posté le 11-01-2013 à 20:00:29  profilanswer
 

Le problème est qu'il n'existe pas de topic "atelier d'écriture" Nous sommes ici dans ce qui y ressemble le plus.  :sweat:  
Faut dire que peu de personnes sont capables de corriger un texte et de donner des conseils judicieux et constructifs.  
Un sûr ( Blue Frog), plus deux ou trois maxi.  
Ce qui leur ferait du boulot si ça venait à fonctionner.
Donc, écrivez, écrivez... il y a toujours des personnes qui vous diront ce qu'ils en pensent, mais ne soyez pas pressés !!  
Sinon, il existe des sites plus spécifiques, et dédiés sur le web.  :jap:  
 
Pub !  :bounce:  
 
Si vous aimez écrire n'importe quoi, parodie de parodie, n'oubliez pas "Chapitre 4" !  :lol:  
 
http://forum.hardware.fr/hfr/Discu [...] 4675_1.htm

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