Forum |  HardWare.fr | News | Articles | PC | S'identifier | S'inscrire | Shop Recherche
4698 connectés 

 

 

 Mot :   Pseudo :  
  Aller à la page :
 
 Page :   1  2  3  4  5  ..  97  98  99  ..  176  177  178  179  180  181
Auteur Sujet :

Ecrire un livre : vos romans amateurs (Màj du 1er post)

n°32768017
baclette
Posté le 26-12-2012 à 12:02:57  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Hello Gromit... [:aqualung] :love: Très bonne short horror story qui, comme tu le dis et Talb confirme rappelle "l'indicible" de Lovecraft.
Perso, ça évoque pour moi une nouvelle de ???  :sweat: où des pêcheurs enferment dans un lagon le "Dieu-Requin". Je ne me souviens plus de tout, mais

Spoiler :

a la fin, ils sont bien contents de le voir se barrer et rejoindre la haute mer !


Peut-être était-ce en effet une des nouvelles qui composent Dagon, dont je n'ai pas vu d'adaptation ciné...
 
Le premier récit de Dagon est d'ailleurs "Herbert West le réanimateur" dont les adaptations ciné étaient très moyennes amha.
 
Qui prend la main ? On va sortir l'anthologie de l'horreur HFR-hyène !  :lol:

mood
Publicité
Posté le 26-12-2012 à 12:02:57  profilanswer
 

n°32768091
baclette
Posté le 26-12-2012 à 12:13:18  profilanswer
 

Au fait, S. Aboudnerzian est en mauvaise posture dans "chapitre 4" topic dédié et ouvert également...  :jap:  
 
 
Pour ce topic, "Ecrire un livre : vos romans amateurs (Màj du 1er post)"
 Proposer un ou des objets me semble sympa, on pourrait inclure : (par exemple) une vieille clé avec une étiquette [:matos666]
 
http://www.fixweb.free.fr/uploads/img_5c19eb310e425d691195dc3ea3ef2550.PNG


Message édité par baclette le 26-12-2012 à 14:31:35
n°32768444
Hello Grom​it
Posté le 26-12-2012 à 13:02:16  profilanswer
 

Merci. :)
J'ai récemment acheté un recueil de nouvelles de Lovecraft et ça m'a mis une petite claque, notamment Le cauchemar d'Innsmouth. Il y a des éléments qui se retrouvent dans ma petite histoire, je n'avais pas fais attention mais impossible de nier l'évidence !

n°32768971
baclette
Posté le 26-12-2012 à 14:21:04  profilanswer
 

Des influences, on en a tous ! Sinon, c'est plus handicapant qu'autre chose.
Quelqu'un qui n'a pas ouvert trois bouquins ni vu deux films dans sa vie et qui écrit un texte solide et original, j'y crois moyen...
Enfin, vaut mieux H.P Lovecraft que G. Musso  :jap:  
(Je note Le cauchemar d'Innsmouth, merci, HG !  :)    )

n°32773407
baclette
Posté le 27-12-2012 à 01:40:16  profilanswer
 

Je ne sais pas vous, mais cette anthologie HFR-Hyène de l'Absurde me plaît bien...  
Nous avons déjà la short story d'Hello Gromit. :bounce: (une autre serait la bienvenue ! )
 
Sans esprit de compétition, ajouter au moins une vingtaine de textes semble faisable.  
Grenouille Bleue, Talbazar, Cheroke j'en passe et des best (quoique... :lol: )  
Votre contribution sera précieuse ! un coup de lulu.com pour quatre € six sous, ce serait sympa !  
 
Cette idée mérite réflexion, votre avis ? http://www.fixweb.free.fr/uploads/img_b6cec466d71832be44fe96e92860e43e.gif
 
En tout cas je reviens le 3/01, le knout ou le chat nonacaudal en main pour les fainéants ! [:deiphine]

n°32817243
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 01-01-2013 à 13:07:13  profilanswer
 

hélas, pas la queue d'une intrigue valable, mais il faut que ça vienne.

 

CHELSEA

 

CHAPITRE 1

 

Je ne sais pas ce que remplir sa vie peut bien vouloir dire. La mienne fut agitée, sans aucun doute, comparée à d’autres. Par volonté de voyager, à peine sorti de l’enfance je fut embarqué sur un cargo, un peu par hasard, beaucoup par jeu. Outre le fait d’avoir tout de suite éprouvé la rude vie du bord, c’est là, par nécessité vitale, que j’ai dû apprendre à tirer. Au large de la Malaisie, dans le dédale des îlots innombrables régnaient à cette époque en toute impunité des bandes de pirates, contre lesquels nous eûmes à défendre chèrement non seulement notre cargaison, mais aussi notre peau. Je ne saurais jamais si j’ai tué mon homme, mais je sais l’avoir touché, juste avant de me faire traverser l’épaule par la balle d’un fusil automatique qui m’explosa littéralement la clavicule droite. On me répara à Singapour avec un bout de ferraille, et je quittai ainsi les mers du nord et du sud sans aucun regret. J’avais cependant noué quelques contacts à Manaus avec des chercheurs d’or Brésiliens qui pratiquaient leur art illégal en Guyane, bien avant que cela ne fut devenu la mode. Fusil en main, j’ai là encore risqué gros en détalant au milieu des ficus devant les militaires Français, passé cette fois dans le rang des hors la loi. Une balle m’a douloureusement frôlé le mollet, sans gravité, mais je fus deux jours plus tard le jouet d’une infection dangereuse de la plaie, qui me laissa à moitié mort au milieu de la jungle. Je fus sauvé grâce au chef d’une tribu compatissante, bien que les indiens aient déjà tant d’avanies à reprocher aux orpailleurs clandestins.
 
 A Rio, je fis la connaissance dans un hôtel d’une belle archéologue qui m’amena par chance à la suivre sur un de ses chantiers au bord de l’Euphrate, près de la frontière syro-turque. Comme j’étais doué pour le dessin, j’eu là ma part d’utilité, avec en plus sous la tente de ma douce amie, de huit ans mon aînée, des intermèdes sexuels aussi torrides qu’inoubliables. Je m’ennuyai finalement assez vite de ce chantier interminable et j’abandonnai la Syrie à ma jolie savante, pour me retrouver au fin fond du Liban dans les champs de hashiche, à faire le coup de feu à la Kalachnikov contre les hélicoptères de la police. Ces salauds savaient parfaitement nous le rendre. Je perdis d’ailleurs là dans des circonstances dramatiques deux amis vraiment très chers. Si je restais en vie, ce n’était guère de ma faute. Les rues pleines de pisse de Delhi me rendirent fou et l’opium m’accrocha vilainement aux environs de Kaboul. Bref, j’en passe et des pires.
 
J’avais cependant découvert aussi, bien que fortuitement, la photographie et ses plaisirs subtils. Cette activité nouvelle et passionnante me fit salutairement délaisser pour toujours la proximité des flingues. Une fois quitté le proche Orient, je parcouru longuement l’Europe pour me mettre à vendre mes clichés, visuels de voyage que je prenais parfois seul, mais également en compagnie de reporters plus ou moins doués, plus ou moins connus, pour des magazines divers. Financièrement, je n’avais pas à me plaindre. Je le fis de nombreuses années, je le pratique encore, à cinquante ans passé. Justement, c’est à Paris, dans l’ascenseur d’une agence spécialisée que sans m’y attendre le moins du monde, j’ai rencontré Chelsea. Entre le deuxième et le sixième étage, en rangeant quelque porte-folio, je glissai dans ma vie, comme par inadvertance, l’existence de la très jeune Chelsea. Compte tenu de sa vingtaine d'années à peine révolues, je m'attendait à des yeux enfantins, mais elle posa sur moi un vrai regard de femme et j'en fus complètement sidéré.

  


Message édité par talbazar le 02-01-2013 à 10:58:59
n°32823509
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 02-01-2013 à 10:41:48  profilanswer
 

CHELSEA
 
CHAPITRE 1 (suite)

 

Deux petites lucarnes d’un noir profond étonnamment et discrètement bridées. Si je n’avais pas été subjugué par ces dernières, je n’aurais pas manqué de mater d’un air salace ses beaux seins pointus, comme le font la plupart des hommes quand une paire de nichons se présente devant eux d’un peu trop près. L’ascenseur est monté silencieusement. J’appréciai sans gêne la proximité de ma pétillante voisine, laquelle, un peu embarrassée, me renvoya un sourire angélique. Il ne s’agissait pas d’une crispation conventionnelle destinée à donner le change, mais bien d’un plissement joyeux et sincère, la reconnaissance intuitive d’une sorte de mystérieuse connivence. Moi je portai un masque de fatigue sur la tronche, mais, comme dans l’obligation de répondre à cette touchante démonstration, je décrispai mes lèvres pour faire en retour briller quelques couronnes.

 

Une vie d’aventures, un éloignement permanent des autres par la force des choses, car beaucoup voyager signifie souvent être bien seul, rajouté au lent et impitoyable naufrage de l’âge m’ont gravé une gueule, que beaucoup de femmes s‘efforcent souvent d‘éluder. Elle leur révèle, croient-elles et bien à tort sans doute, un caractère trop entier peu susceptible d’être manipulé. Un trait inconcevable pour cette féminité moderne éprise de sa nouvelle liberté, qui n’est qu’une autre face de ce qu’elles ont toujours été. Les hommes et les femmes ne changeront jamais, ils n’agissent au mieux que dans l’œuvre de leurs rapports, et il faut bien entendu louer de nos jours le gommage d’un certain acharnement masculin à toujours vouloir les dominer socialement. Sans doute parce que nos dames portent mieux que les hommes, sur leurs gracieuses têtes, la couronne des empires émotionnels, ce qui les rend souvent franchement redoutables pour eux. Reste cette méfiance réciproque, cette incompréhension mutuelle plus ou moins évidente, dans lesquelles se sculpte avec tant de mal parfois la pâte des conventions. En m’adressant la parole la première, Chelsea fit sans forcément le savoir voler en éclat toutes ces belles certitudes.

 

–  Alors c’est donc vous, le roi du baroud ?

 

–  Vous me connaissez-donc ?

 

– Qui pourrait vous ignorer dans cette maison ? Vos photos sont très belles.

 

– Merci.

 

– Mr Gallois m’a beaucoup parlé de vous.

 

– Vous connaissez le patron ?

 

– Je suis l’une de ses secrétaires. Il va d’ailleurs m’engueuler, je suis un peu en retard.

 

– Pas le temps de prendre un café, alors ?

 

– Non, désolée. Une autre fois, peut-être.

 

– Vous avez un prénom ?

 

– Chelsea.

 

– Comme le quartier de Londres ? C’était pour une française, à vrai dire, un prénom très original.

 

– Non, en souvenir de l’hôtel New-Yorkais, 222, 23e Rue Ouest, entre la VI et la VII Avenue, vous le connaissez sans doute. C’est dans ce lieu mythique que selon mes parents j’aurais été conçue, alors qu’ils bourlinguaient par là-bas.

 

– Quel âge avez-vous ? J’éprouvais la soudaine nécessité de le savoir.

 

– Vingt deux ans.

 

– Je lui en donnai moins, mais trente années nous séparaient toujours.

 

Elle ramassa son sourire enjôleur et l’ascenseur s’arrêta avec un léger à-coup. Je la vis s’éclipser promptement d’un coup de hanche, portée par ses longues jambes qu’elle avait maquillé d’une paire de collants multicolores aux rayures extravagantes. Elle se retourna juste avant que la machine ne se referme, mit ses doigts en revolver et les pointa sur moi, en faisant de sa bouche le bruit d’un chien que l’on arme. Elle fit « Pan » et eut un rire nerveux. Jamais je ne fut atteint par un projectile plus efficace, fut-il imaginaire. Quand les portes coulissèrent je me retrouvais seul, avec le sentiment désagréable que l’on venait de clore sur moi le couvercle d’un cercueil.

 



Message édité par talbazar le 02-01-2013 à 23:40:49
n°32829876
baclette
Posté le 02-01-2013 à 19:11:48  profilanswer
 

:jap: Talbazar ! Ton écriture est fluide et on embarque sans effort dans les aventures que tu racontes.
Le simple échange de sourires dans l'ascenseur est traité de belle manière et bien développé.  
Voilà qui s'annonce bien ! [:prab]
 
P.S ! (en plus, bonne recherche ! l'Euphrate coule bien entre la Turquie et la syrie :)   )
 
 

Message cité 1 fois
Message édité par baclette le 02-01-2013 à 19:14:33
n°32829966
baclette
Posté le 02-01-2013 à 19:20:29  profilanswer
 

@Talbazar :  
Ton début me donne l'idée d'une nouvelle sur la notion de relativité...
Dans une entreprise où tout est ultra millimétré, un gars fait figure d'aventurier car c'est un "rebelle" Par exemple, un jour, parait qu'il a fait des photocops en dehors des heures autorisées ou il a piqué une rame de papier... il sera châtié terriblement, balancé pour une futilité par un collègue jaloux.  :)

n°32831607
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 02-01-2013 à 22:05:41  profilanswer
 

baclette a écrit :

 


P.S ! (en plus, bonne recherche ! l'Euphrate coule bien entre la Turquie et la syrie :)   )

 


 

Pas dur, j'y étais peut-être !

 

bon, alors voir.
Un simple love un peu zarbi, ok, ennuyeux sans doute et je vais nulle part.
Voyons, mon photographe part peinard pour Cuba, Chelsea dans ses valises. Il tombe par hasard sur Pedro, qui se rappelle d'un kilo d'or carotté voilà vingt ans, histoire de semer l'embrouille, c'est déjà mieux.
je sais pas où je vais, mais je veux y aller, je me donne l'année.
Tiens ouais, bonne année !
et gaffe de jeter les huitres, s'il en reste ! [:klm]


Message édité par talbazar le 02-01-2013 à 22:06:14
mood
Publicité
Posté le 02-01-2013 à 22:05:41  profilanswer
 

n°32833787
baclette
Posté le 03-01-2013 à 09:12:13  profilanswer
 

Citation :

talbazar a écrit :
 
et gaffe de jeter les huitres, s'il en reste ! [:klm]


 
Oui, mais ne pas jeter les mégots avec les coquilles d'huîtres ! [:rom21s]

n°32837193
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 03-01-2013 à 14:01:36  profilanswer
 

Chelsea

 

chapitre 1 (suite)

 

Au cinquième je retrouvais Philippe Sonjoin, le directeur artistique avec qui généralement je concrétisais mes petites affaires. Je posais devant lui le résultat de mon travail sur la côte Portugaise, où j’avais passé huit jours avec la constante impression d’y flâner en vacances.

 

– Tu connais Chelsea ?

 

– La petite nouvelle ? C’est le bonbon du boss, enfin je dis ça à cause de sa manière de se fringuer. Un feu d’artifice coloré, une habitude qu’elle a prise dans l’agence de pub d’où il l’a délogée. Pourquoi tu me poses cette question, cette gamine t’intéresse ?

 

– Non, non, je viens juste de la rencontrer dans l’ascenseur, elle a l’air plutôt cool.

 

Philippe m’a regardé en biais un court instant. Est-ce que le timbre de ma voix ne venait pas de lui transmettre son message subliminal, lequel trahissait malgré moi ma précédente négation ? Son expression ne fut rien d’autre qu’une énigme passagère. On termina notre accord, je lui serrais la main et déjà je me préparais à reprendre l’ascenseur. Au lieu de retrouver le rez-de-chaussée, je cédais à une pulsion dont je préférais sans doute ne pas prendre réellement conscience, pour m’arrêter au quatrième, où se trouvaient perchés les bureaux des secrétaires et de la direction. Je déambulais dans le couloir lumineux, mon idée informulée toujours lovée quelque-part au creux de la tête. Elle mobilisait pourtant toute mon action. L’un des vastes bureaux jouxtait celui du patron. J’y aperçus Fanny, la trentaine, les lèvres barbouillées de  rouges et les ongles bien de trop vernis pour être honnête. Je la connaissais bien, elle. Elle m’avait même sucé un soir de cuite mémorable. Elle avait coincé son portable sur sa joue et me fit un signe amical en griffant l’air de sa main gracile. Elle m’ignora trente secondes plus tard, pour reprendre le fil de sa conversation, d’apparence très privée :

 

– Ah mais quelle tepu, ah mais cette tepu, celle-là !

 

Comme elle semblait-être seule, je tournai les talons et glissai trop lentement dans le dédale des murs pour me résoudre enfin à quitter le bâtiment. L’air du boulevard me fit grand bien. J’avais mes sous, je filais chez le toubib. Le docteur Albru était quasiment retraité, une sorte de philosophe placide, que j’avais élu mon propre médecin traitant pour cette raison. Il était propriétaire d’un bout de forêt de Guyanaise, et y passait chaque année un peu de son temps pour soigner une poignée d’indigènes, qu’il rejoignait après le périple d’un bon jour de pirogue. Il pilotait aussi d’une manière invraisemblable de vieux bi-moteurs au-dessus de l’Afrique. Il faisait preuve d’une humanité exceptionnelle et pour cette raison, je l’aimais bien. Il parcouru mon torse, stéthoscope en main, mais il avait déjà, au cours de consultations précédentes, ausculté en connaisseur le livre de ma peau, déchiffrant tour à tour les vieilles blessures de ma jambe et de mon épaule déchirée.
– Des blessures de guerre, mon ami, voilà ce qu’on peut en dire et ça, cette estafilade mal recousue au flanc, arme blanche, je parie. J’allais raconter, il m’avait arrêté.
– Vous vous croyez construit en béton, je suppose ? Mon petit monsieur, les hommes sont fait de plâtre, et cassent comme lui. Vous avez eu beaucoup de chance, voilà tout. De plâtre et d’eau, essayez donc de vous en souvenir.

 

– Des erreurs de jeunesse, avais-je répondu, il y a sans doute prescription.

 

Aujourd’hui, il me tendit simplement son ordonnance :

 

– Arrêtez de fumer, Monsieur, parce qu’à l’heure qu’il est, ça pourrait devenir pour vous vraiment urgent.

 

Je m’en tirai donc avec une prescription destinée à contrer rapidement une bronchite tenace.


Message édité par talbazar le 03-01-2013 à 14:31:20
n°32852553
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 04-01-2013 à 16:37:21  profilanswer
 

Chelsea

 

 

chapitre 1 (et peut-être fin ? - je sais pas encore)

 

Ce même soir, je fumais clope sur clope pour conjurer le judicieux conseil du médecin, je ne mangeais pas et laissais la pénombre s’installer dans mon salon, un verre de bon whisky à la main. Des blessures de guerre, avait autrefois conclu ce bon docteur Albru. Des conflits, oui, j’en avais autrefois traversé deux au cours de mes pérégrinations, l’un civil et l’autre pas, en spectateur obligé et sans dommage pour moi. Sans blessures physiques, certes, mais j’en hébergeais depuis pour toujours quelques sombres traumas. Cela m’avait par exemple éloigné des festifs feux d’artifices du quatorze juillet pendant plus de dix années. La seule chose dont j’étais aujourd’hui certain, c’est qu’un gamin de cinq ans déchiqueté au coin de sa rue par une roquette anonyme ne récitera jamais par cœur sa belle leçon de patriotisme, si tant est qu‘il ai eu le temps de l‘apprendre. Les lumières de la ville s’allumèrent peu à peu pour envelopper ma torpeur cérébrale, qui ne devait rien à l’alcool, car mon verre n’était que peu rempli. Chelsea, Chelsea, pourquoi fallait-il que ce prénom si bien lié à ce fin visage vienne me dire bonsoir sans crier gare, avec son beau sourire ravageur et tellement contagieux ? Par manque de désir pour les femmes de mon âge, j’avais clos le chapitre  de la séduction, et je n’avais pas fait l’amour depuis deux ans, si l’on veut bien excepter de jeunes beautés tarifées à la gentillesse souvent comprise au menu. Ma dernière histoire de cœur avait duré six mois, jusqu’à ce que je me lasse d’étreindre et de supporter péniblement une personnalité outrageusement névrosée, mais terriblement jolie.

 

 Je n’avais jamais eu le temps ni l’envie de faire des enfants. Etait-ce pour cette cause que Chelsea me caressait l’émotion plus que je ne l’aurais voulu ? Qu’elle entraînait chez moi une étonnante vibration ? Que je me mettais à reconnaître avoir pour ce bonbon acidulé un embryon de douce sympathie ? Etait-ce, sans que je ne n’ose me l’avouer franchement, quelque chose de purement sexuel ? Il fallait reconnaître à cette petite gazelle une incroyable beauté, c‘était une évidence que je ne pouvais nier sans masquer toute ma lucidité d‘homme encore salement agité par les troubles physiques. Elle m’avait bousculé joyeusement le sentiment. Cette brève rencontre me plongeait dans un étrange émoi, une sorte de qui-vive émotionnel, peu importait d’ailleurs l’âge où même le physique de cette charmante fille ; elle me rappelait soudainement qu’il existait toujours pour chacun, sur les routes du hasard, quelques êtres rares pour transcender l’instant de leur simple présence. Des personnes avec qui une communication muette était instantanée et tendue à de mystérieux fils magiques, impossible à dénouer par la raison, quelque soit leur génération. Je n’avais somme toute vécu d’elle que trois courtes minutes. Je restais perplexe, assis dans le noir, un casque sur les oreilles pour écouter un violent air de rock. Il m’aurait plus de la revoir, je ne savais finalement pour qu’elle étrange raison. Je voulais la revoir. J’allais dans ma chambre pour me masturber, mais c’est exclusivement au corps somptueux de Fanny que je pensais, lequel finalement m’emporta dans un plaisir aussi rapide que peu intense.


Message édité par talbazar le 04-01-2013 à 18:47:05
n°32853253
baclette
Posté le 04-01-2013 à 17:19:02  profilanswer
 

Bien ! Mais comment Chelsea va t-elle perturber pour de bon le quotidien du héros ?  
Lui demander de l'accompagner visiter une baraque reçue en héritage il y a peu ou mettre à contribution sa connaissance du lao pour traduire une lettre étrange qu'un inconnu lui a envoyé de Savanakhet ?    
A moins que son frangin se soit collé dans une sale histoire de trafic d'oeuvres d'art ? :sweat:
 
La suite !!!  :bounce:

n°32854107
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 04-01-2013 à 18:39:44  profilanswer
 

chelsea a déjà perturbé le quotidien du héros, maudite niaiseuse de toué, maudite de christ de tabernacle de toué. [:salade man]

n°32854388
Moi-ou-moi
Posté le 04-01-2013 à 19:13:29  profilanswer
 

Bonjour tout le monde (ou tout seul, si vous êtes seul); bon, j'ai commencer à écrire une fiction... j'ai besoin de l'avis de quelqu'un. Le sujet : C'est Aaron Hadley, fils d'un milliardaire, qui fugue: son père le harcèle: naturellement, il veut qu'il prenne sa suite, mais Aaron, un adolescent de 16 ans, se rends bien compte que son père s'est construit avec son argent son propre piège. Il ne veut pas finir comme lui.  
Si vous voulez le lire, faites moi signe. Il contient pour l'instant 88 904 caractères, espaces non compris.  
Merci d'avance!
 
 

n°32854403
Moi-ou-moi
Posté le 04-01-2013 à 19:15:12  profilanswer
 

Ok. je vous donne le début?  
 
 
Deux lumières se mirent à briller au loin. Elles se rapprochaient, et il constata que c’était les phares d’un camion. Il avait de la chance, et il le savait. Personne ne passait sur cette route de campagne à une heure aussi tardive. Il pleuvait. Le garçon se mit au milieu de la route. Il ne réfléchissait pas, il était trempé, couvert de boue et d’égratignures, et n’avait qu’une envie : trouver un lit bien chaud le plus rapidement possible et il était de très, très mauvaise humeur  
Heureusement pour lui, le chauffeur était bien réveillé et en alerte, car il avait failli renverser un sanglier qui traversait la route quelques kilomètres auparavant. C’était vraiment en pleine campagne.  
Quand il vit ce garçon déguenillé en plein milieu de la route, il n’en crut pas ses yeux. Mais il pensa quand même à s’arrêter avant de le percuter.  
Il descendit de son camion et appela le garçon :  
-Hé ! Mon gars ! qu’est-ce que tu fous ici ?  
C’était un homme très grand et aux larges épaules carrées, à la peau mate et aux bras musculeux. Il avait les cheveux mi-longs retenus par un bandana, et il portait  un débardeur et un jean large, malgré la pluie.  
Le garçon ne répondit pas, mais s’avança tout de même vers le camionneur.  
-Comment as-tu fait pour te retrouver dans un état pareil ? lui demanda celui-ci une fois à l’abri dans le camion.  
Le garçon le regardait sans rien dire, mais ses yeux exprimaient une haine profonde.  
Heureusement le camionneur ne le remarqua pas, sinon, il l’aurait redéposé sur le bord de la route tellement son regard était malveillant.  
-Hé bien, tu as avalé ta langue ? dit l’homme en éclatant de rire.  
Un autre coup de chance, nota le garçon, il était tombé sur un abruti.  
Il ne répondit toujours pas.  
-Écoute, petit, si tu veux la paix, faudra que tu commences par me répondre, grommela l’homme, rembrunit par ce silence.  
-Je ne parle qu’aux personnes d’intelligence égale à la mienne, répliqua le garçon d’une voix glaciale.  
Le camionneur prit quelques secondes pour comprendre qu’il s’était fait insulter.  
Il ralentit et se gara sur le bord de la route, puis se retourna vers le garçon.  
-Écoute, petit con, je me suis arrêté et je t’ai pris dans mon camion, alors que je ne sais même pas si t’es un fugueur ou d’où tu viens, je ne sais même pas où tu vas, et j’ai pas fait ça pour me faire insulter, alors soit tu réponds à mes questions et tu te calme, soit je te fous dehors !  
Le garçon lui lança un regard où un tel concentré de fureur régnait, que le chauffeur commença à se sentir mal à l’aise dans son propre camion.  
-Hé bien, fini par répondre le garçon, commencez déjà à me poser des questions correctes, et peut être que je vous répondrai !  
L’homme devint tout rouge, et il allait se mettre à hurler quand l’eau qui perlait des cheveux du garçon finit de nettoyer entièrement son visage, et là, il resta muet de stupeur.  
Le front du garçon se plissa d’inquiétude à l’idée d’avoir été reconnu.  
-Mais… Je t’ai déjà vu… Que… Tu es le fils de… bafouilla l’homme.  
Le garçon ouvrit la portière et s’enfuie  vers une forêt toute proche, la pluie battante lui cinglant le visage.  
Il entendit une portière claquer derrière lui, et se retourna tout en courant. Mauvaise idée. Il trébucha sur une racine et s’étala de tout son long. Il avait eu le temps de voir l’énorme masse de l’homme foncer sur lui. Il sentit des bras fermes se refermer sur sa taille et le soulever dans les airs.  
-Lâchez-moi ! s’énerva le garçon en battant l’air des pieds.  
Mais l’homme était fort, et il n’arriva pas à se défaire de l’étau de ses bras.  
L’homme revint vers le camion, le garçon se débattant dans ses bras.  
Il le lâcha finalement, sans ménagement, sur le siège passager et retourna à sa place, derrière le volant.  
Il démarra, et au bout d’un moment, il dit au garçon sans se lâcher la route des yeux :  
-Tu sais que tu vaux une petite fortune toi ?  
Le garçon avait cessé de se débattre, et des larmes de rage et d’impuissance lui montèrent aux yeux.  
-Oh oui ! avec l’argent que ton père à promis de donner à celui qui retrouverait son fils chéri, je pourrais prendre ma retraite.  
Le garçon était au courant. Il avait traversé bien assez de villes où il y avait sa photo dans les journaux et il avait vu bien assez d’avis de recherche à la télé, comme s’il était un dangereux criminel. Oh oui, son père était riche. Extrêmement riche et puissant.  
Son père, c’était John Hadley, milliardaire après avoir hérité d’un oncle richissime, propriétaire de plusieurs chaînes d’usines. Et lui, Aaron Hadley, était son seul héritier. Mais il ne voulait pas devenir comme lui. Non. Il ne voulait pas être prisonnier par sa propre fortune, par sa propre vie. Il voulait être libre. Son père n’avait qu’à se remarier et refaire un enfant. Mais jamais, il se l’était juré, il ne prendrait sa place. Plutôt mourir.  
Il jeta un regard de haine pure au camionneur. C’était son geôlier. Et ce vieux tas de ferraille sa prison.  
Cette fois, l’homme capta le regard, et il n’en crut pas ses yeux. Des flammes brûlaient dans le regard de ce garçon. Ce n’étais pas une métaphore. Mais il cligna des yeux et cette vision disparut, et il reporta cela à la fatigue d’avoir trop roulé. Et d’avoir couru après le sale môme.  
Il regarda un peu plus attentivement le garçon. Il pouvait se le permettre, roulant sur une route de campagne, mais en assez bon état, qui continuait tout droit à perte de vue.  
Il n’avait jamais vu un gosse comme ça. Il avait les trait fins, les yeux clairs, les cheveux probablement châtains, même si c’était difficile d’en juger, vu la couche de boue qui commençait à sécher sur ses cheveux.  
Il portait ce qui ressembler à un uniforme, mais cela pouvait bien être tout autre chose, tellement ses habits étaient déchirés.  
Jusque-là, il ressemblait à un adolescent assez commun. Mais il avait une expression hautaine sur le visage et ses yeux étaient froids et vides.  
Par instinct, ce garçon lui faisait un peu peur. Mais il n’était pas très intelligent, il ne chercha pas plus loin comment un enfant de seize ans tout au plus pouvait le rendre aussi mal à l’aise.  
 
Quelques heures plus tard, le garçon ne s’était pas encore vraiment endormi, alors qu’il avait passé une nuit blanche. Il était six heure du matin quand ils arrivèrent à dans une petite ville.  
Aaron somnolait, et  c’est seulement quand la porte du chauffeur claqua qu’il se rendit compte qu’ils s’étaient arrêté. Il se redressa pour pouvoir regarder à travers le par brise. Il vit tout d’abord le camionneur entrer dans ce qu’il lui rappela la devanture d’une boutique de vêtements qu’il fréquentait quand il était avec ses amis, en sortant du collège.  
Puis, il se frotta les yeux, et regarda l’inscription marquée sue ce qu’il croyait être un magasin. Mais il lut quelque chose qui l’abattu. Gendarmerie. Il se prit le visage entre les mains. Quand il releva la tête, il aperçut que la portière n’était pas verrouillée. Il se frappa le front du plat de sa main. « Je suis un crétin ! » pensa-t-il.  
Il ouvrit la portière et sortit sans faire de bruit. Il s’éloigna à pas de loup, puis, se sachant hors de vue, il se mit à courir de toutes ses forces.

n°32854467
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 04-01-2013 à 19:22:14  profilanswer
 

qu'est ce qu'on s'en branle des caractères, espaces compris !

n°32854688
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 04-01-2013 à 19:49:18  profilanswer
 

Moi-ou-moi a écrit :

Ok. je vous donne le début?

 

Wesh zyva.

 

Sur le début du début donc (TL;DR ;) ) :

 
Moi-ou-moi a écrit :

Deux lumières se mirent à briller au loin. Elles se rapprochaient, et il constata que c’était les phares d’un camion. Il avait de la chance, et il le savait. Personne ne passait sur cette route de campagne à une heure aussi tardive. Il pleuvait. Le garçon se mit au milieu de la route. Il ne réfléchissait pas, il était trempé, couvert de boue et d’égratignures, et n’avait qu’une envie : trouver un lit bien chaud le plus rapidement possible et il était de très, très mauvaise humeur

 

Ca commence pas trop mal, j'aurais interverti "le garçon" et "il" (pour pas commencer par "il" quand le personnage apparaît). Gaffe à ta ponctuation, tu en oublies des bouts.

 
Moi-ou-moi a écrit :

Heureusement pour lui, le chauffeur était bien réveillé et en alerte, car il avait failli renverser un sanglier qui traversait la route quelques kilomètres auparavant. C’était vraiment en pleine campagne.
Quand il vit ce garçon déguenillé en plein milieu de la route, il n’en crut pas ses yeux. Mais il pensa quand même à s’arrêter avant de le percuter.  

 

C'est un peu maladroit (je trouve) de passer aux pensées du chauffeur aussi directement (après un "lui" qui désigne le garçon), l'histoire du sanglier arrive un peu comme un cheveu sur la soupe. En plus, tu as déjà dit juste au-dessus qu'on est en pleine campagne, ça vaudrait le coup de revoir le paragraphe pour essayer de le rendre plus fluide.

 
Moi-ou-moi a écrit :

Il descendit de son camion et appela le garçon :
-Hé ! Mon gars ! qu’est-ce que tu fous ici ?
C’était un homme très grand et aux larges épaules carrées, à la peau mate et aux bras musculeux. Il avait les cheveux mi-longs retenus par un bandana, et il portait  un débardeur et un jean large, malgré la pluie.
Le garçon ne répondit pas, mais s’avança tout de même vers le camionneur.  
-Comment as-tu fait pour te retrouver dans un état pareil ? lui demanda celui-ci une fois à l’abri dans le camion.
Le garçon le regardait sans rien dire, mais ses yeux exprimaient une haine profonde.
Heureusement le camionneur ne le remarqua pas, sinon, il l’aurait redéposé sur le bord de la route tellement son regard était malveillant.  

 

C'est un peu maladroit, toujours cette alternance assez brutale entre le camionneur et le garçon. Il suffirait de mettre "l'homme descendit de son camion" puis "il était grand" pour qu'on sache qui est qui sans que le cerveau ait à s'arrêter pour se poser la question ("ah oui il descend du camion donc c'est le camionneur" "c'était un homme -> ah oui c'est un homme donc c'est pas le garçon dont on parle, c'est le camionneur" ).

 

J'aime pas "tellement" comme mot, je trouve ça moche (mais c'est un avis personnel :o ).

 
Moi-ou-moi a écrit :

-Hé bien, tu as avalé ta langue ? dit l’homme en éclatant de rire.
Un autre coup de chance, nota le garçon, il était tombé sur un abruti.
Il ne répondit toujours pas.
-Écoute, petit, si tu veux la paix, faudra que tu commences par me répondre, grommela l’homme, rembrunit par ce silence.
-Je ne parle qu’aux personnes d’intelligence égale à la mienne, répliqua le garçon d’une voix glaciale.
Le camionneur prit quelques secondes pour comprendre qu’il s’était fait insulter.

 

Je pense pas qu'il y ait besoin de "quelques secondes", et ça m'étonne que le camionneur ne le foute pas à la porte direct.

 
Moi-ou-moi a écrit :

Il ralentit et se gara sur le bord de la route, puis se retourna vers le garçon.
-Écoute, petit con, je me suis arrêté et je t’ai pris dans mon camion, alors que je ne sais même pas si t’es un fugueur ou d’où tu viens, je ne sais même pas où tu vas, et j’ai pas fait ça pour me faire insulter, alors soit tu réponds à mes questions et tu te calme, soit je te fous dehors !
Le garçon lui lança un regard où un tel concentré de fureur régnait, que le chauffeur commença à se sentir mal à l’aise dans son propre camion.

 

A moins que le gamin ait des super pouvoirs, je vois pas comment le camionneur pourrait être mis mal à l'aise (il fait probablement deux fois son poids et il est sur son propre territoire). Et s'il a vraiment des super pouvoirs, c'est peut-être le moment d'insister sur le fait qu'il a une présence particulière.

 
Moi-ou-moi a écrit :

-Hé bien, fini par répondre le garçon, commencez déjà à me poser des questions correctes, et peut être que je vous répondrai !
L’homme devint tout rouge, et il allait se mettre à hurler quand l’eau qui perlait des cheveux du garçon finit de nettoyer entièrement son visage, et là, il resta muet de stupeur.

 

Tu devrais peut-être utiliser la lumière de l'habitacle ou un réverbère, on a du mal à imaginer le coup de l'eau sur le visage, il faudrait qu'il continue à pleuvoir (et à torrents) dans l'habitacle du camion.

 
Moi-ou-moi a écrit :

Le front du garçon se plissa d’inquiétude à l’idée d’avoir été reconnu.
-Mais… Je t’ai déjà vu… Que… Tu es le fils de… bafouilla l’homme.
Le garçon ouvrit la portière et s’enfuie  vers une forêt toute proche, la pluie battante lui cinglant le visage.

 

C'est un peu rapide comme phrase et ça fait un peu "houla, j'ai besoin d'une forêt, on n'a qu'a dire qu'il y en a une là". Bref, ça manque de contexte et du coup on s'arrête pour essayer de boucher les trous et ça nuit à la fluidité de la lecture. Je pense que tu devrais développer un tout petit peu. Par exemple :

 
Citation :

L'homme avait à peine commencé sa phrase que le garçon regardait déjà tout autour de lui, cherchant une issue. Au bord de la route, des arbres noirs découpaient leur silhouette, un bois ou une forêt peut-être. Il faudrait que ça fasse l'affaire. Avant que l'autre puisse réagir, il avait déjà ouvert la portière et sauté sur le bitume, se tordant la cheville. La pluie cinglante lui battait le visage, il se mit à courir le plus vite qu'il pouvait vers le couvert des branches.

 

En résumé, pour ce que j'ai lu (j'ai rapidement parcouru le reste) je vois une histoire qui se tient dans l'ensemble mais des détails pas assez travaillés, et donc pas forcément réalistes (le coup de l'eau qui nettoie le visage), et quelques tournures maladroites ou un peu lourdes. Ton personnage a l'air d'avoir une présence ou des pouvoirs particuliers, c'est bien d'en parler vite pour essayer de donner une originalité au truc, parce que l'histoire de l'ado qui s'enfuit parce que çaÿ tro dur d'être comme papa est un peu galvaudée et risque donc de rebuter.

 

La principale maladresse que je vois, c'est le passage du camionneur au garçon et vice-versa tout le temps, il faudrait soit que tu te fixes un point de vue (écrire du point de vue du gamin ou de celui de l'homme) soit que tu essaies d'être plus souple dans tes transitions parce que ça fait un peu désordre.


Message édité par biezdomny le 04-01-2013 à 19:51:01

---------------
Expos et musées — Égyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°32854959
baclette
Posté le 04-01-2013 à 20:20:57  profilanswer
 

talbazar a écrit :

chelsea a déjà perturbé le quotidien du héros, maudite niaiseuse de toué, maudite de christ de tabernacle de toué. [:salade man]


 
 :lol: il lui en faut pas beaucoup pour être "perturbé" le "Héros" ! trois mots et un geste dans un ascenseur et il file se taper sur la colonne ! Ah ! le Héros !!!  :pt1cable:  
 
Non, non ! Faut qu'elle le sorte du quotidien de manière violente !  :fou:

n°32855081
baclette
Posté le 04-01-2013 à 20:35:32  profilanswer
 

Quant au début de Moi-ou-moi, rien de bien original,
Biezdomny a dit l'essentiel sur la forme,  je te suggère que le malaise que ressent le camionneur costaud face à un môme de 16 ans soit un des éléments qui fassent que le garçon se soit tiré de chez lui.  
Il ne veux pas suivre le chemin de Pôpa mais aussi il ne peut pas. A cause de l'emprise psychologique qu'il exerce sur les autres; [:dominique webb]
Fais lire encore un chapitre !  :)

n°32855210
baclette
Posté le 04-01-2013 à 20:48:39  profilanswer
 

Corrigez-moi ce début, je vous en saurai gré...  
 
 
Toute sa jeunesse Jules Bitoq s'était interrogé sur l'apparent acharnement que Dieu, le hasard ou le mauvais sort s'étaient appliqué à lui prodiguer généreusement.  
Une taille nettement inférieure à la moyenne ne l'avait pas mis à l'abri des désagréments osseux qui, en principe indisposent plutôt les personnes de haute stature.
De plus sa laideur put être piquante, elle n'était que banale. Ses yeux clairs, lesquels généralement sont assez courus, présentaient une teinte « ventre de poisson mort » vraiment peu ragoûtante.  
A vingt-sept ans, il ignorait encore son orientation sexuelle, n'ayant jamais eu l'occasion de comparer ses préférences.
Après avoir été successivement le souffre-douleur de différents établissements scolaires, c'est naturellement qu'il avait endossé l'habit de celui de son entreprise, sans vraiment se rebeller, l'habitude ayant caparaçonné son caractère et son cuir de la même épaisseur d’indifférence efficace.  
Or, en ce jour de septembre, sa journée finie, après les heures habituelles de brimades et de vexation, Jules, fit une rencontre qui allait changer profondément la donne.
Dans l'escalier étroit qui menait à son appartement miteux, il heurta une femme qui descendait. Le choc fut assez violemment pour faire voler son porte-documents et éparpiller des liasses de feuillets.
Jules se confondit en excuses et s'employa de son mieux à ramasser les papiers épars dont l'en-tête d'un cabinet de notaires accrocha son regard.
-Je suis confus... parvint-il à couiner d'un ton désolé.  
-Ce n'est rien, répondit la femme brune dont l'ovale harmonieux du visage était entouré d'une superbe chevelure bouclée.
-Je cherche M. Bitoq, Jules Bitoq, entendit-il comme après une déflagration, l’ouïe encore incapable de remplir correctement sa fonction-« mais aucune porte ne présente de numéro ni de nom, le connaissez-vous ? Si non, je vais laisser un courrier dans sa boîte »
La prudence recommanda à Bitoq de se taire afin d'étudier le document tranquillement. Il été tellement habitué aux coups du sort qu'il n'envisagea pas une seconde qu'il pu s'agir d'autre chose que d'une tracasserie supplémentaire.  
La fille, les bras encore chargés de documents en désordre descendit rapidement les marches.  
Il regarda le haut de son crâne  par la cage d'escalier et tendit l'oreille jusqu'à ce que lui parvienne le bruit de la lourde porte claquant sur la rue.  
Alors, doucement, il redescendit les marches et alla récupérer l'enveloppe dans sa boite.

n°32855293
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 04-01-2013 à 20:56:33  profilanswer
 

Sois plus spécifique, tu veux l'orthographe, le style, la mise en forme ? [:gordon shumway]


---------------
Expos et musées — Égyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°32859734
baclette
Posté le 05-01-2013 à 08:48:42  profilanswer
 

biezdomny a écrit : Sois plus spécifique, tu veux l'orthographe, le style, la mise en forme ? [:gordon shumway]
 
Plutôt sur la forme et le style, sachant que je me cantonnerais dans l'idéal, à la nouvelle.
Autre chose :  
J'en suis à la page 140 de "Les talons hauts..." j'aime beaucoup, il y a du rythme, pas un instant d'ennui, Gibi pourrait écrire une version "scénario", et proposer une adaptation pour la télé...  :jap:

n°32859936
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 05-01-2013 à 10:28:43  profilanswer
 

baclette a écrit :


 
 :lol: il lui en faut pas beaucoup pour être "perturbé" le "Héros" ! trois mots et un geste dans un ascenseur et il file se taper sur la colonne ! Ah ! le Héros !!!  :pt1cable:  
 
Non, non ! Faut qu'elle le sorte du quotidien de manière violente !  :fou:


 
oui, mais c'est pas Terminator non plus, j'ai dû mal m'y prendre.  :sweat:

n°32860329
baclette
Posté le 05-01-2013 à 11:53:05  profilanswer
 

:) mes commentaires "méditerranéens" font souvent dans l'outrance.
une proposition à laquelle il ne s'attend pas et qu'il ne peut refuser... ;)

n°32870415
Une-fille
Posté le 06-01-2013 à 16:32:22  profilanswer
 

Bonjour. J'ai commencé à écrire un roman. Donnez-oi votre avis.  
 
 
Un fantôme. Le brouillard avait laissé apparaître une silhouette, puis, le temps pour Ola de cligner des yeux, cette vision avait disparu. Elle s’approcha. C’était impossible, ça ne pouvait être…
La silhouette réapparue, à seulement quelques mètres d’elle. Elle sursauta. Cet endroit lui faisait peur. Il n’y avait aucun bruit. La silhouette s’approcha d’elle. Son sang se glaça, son cœur sembla arrêter de battre. Un froid intense lui figea le moindre de ses muscles. Elle respirait à peine. Ce n’était plus une silhouette. C’était un homme qui s’approchait d’elle. Ses muscles se détendirent, une chaleur réconfortante l’envahit petit à petit.  
-Père, laissèrent échapper ses lèvres en un murmure à peine audible.
L’homme eut un sourire triste. Il tendit la main, comme pour lui caresser la joue, mais il recula, disparaissant dans le brouillard. Il redevint une silhouette aux contours vagues, puis disparut.  
-Non ! cria la jeune fille avec désespoir.  
L’homme ne revint pas. De grosses larmes coulèrent sur sa joue.  
-Père ! cria-t-elle avec toute la force que ses poumons lui permirent.
Elle fut réveillée en sursaut par son propre cri. Elle était en nage, son cœur battait trop vite, son visage était couvert de larmes. Elle finit par reprendre ses esprits. Elle regarda autour d’elle. Elle était dans une tente. Les parois en tissu laissaient passé la lumière du jour, mais aussi un froid mordant. Elle était allongée sur un lit. Une épaisse couverture de laine la recouvrait et un oreiller était posé sous sa nuque.
Il n’y avait aucun bruit, malgré la vingtaine de personnes présentes. Tous la regardaient avec des yeux ronds. D’autres personne étaient allongées sur des lits pareils au sien. Des jeunes filles et garçon posaient des compresses, épongeaient le sang des blessures ou rafraîchissaient des fronts brûlants de fièvre. Dans une infirmerie. Elle était dans une infirmerie. Elle ne se rappelait rien. Elle essaya de se lever, mais une douleur lancinante lui traversa la jambe gauche quand elle la bougea. Comme les autres ne bougeaient toujours pas, elle demanda :
-Qu’est-ce qui s’est passé ?
La pièce sembla se réanimait, comme si les malades se rappelaient soudain de leur douleur et les infirmiers de leur patient.
Une jeune femme lui répondit lentement, comme si elle s’adressait à un petit enfant :
-Vous avez été blessée à la jambe lors du premier assaut et vous avez perdu connaissance.  
Elle se rappela. La bataille. Elle tuait hommes sur hommes de la lame de son épée quand elle avait été touchée à la jambe. La douleur avait été immédiate et insupportable. Tout était devenu noir à partir de ce moment-là.  
Elle souleva la couverture pour voir la plaie. Sa jambe avait été bandée, mais le sang qui imprégnait le pansement lui apprit que ce n’était pas une simple égratignure.
Elle se souvint soudainement de la promesse qu’elle avait faite à Anna. La vieille femme était resté à la ville, trop âgée pour combattre, mais elle l’avait suppliée de  veiller sur sa petite fille de seize, partie à la guerre pour la première fois. Elle se leva soudainement, prise d’une peur incontrôlable qui lui faisait oublier la douleur qui engourdissait sa jambe.
-Les morts ! ordonna-t-elle à la jeune femme qui s’occupait d’elle.
-Mademoiselle, vous ne pouvez pas vous lever. Vous n’êtes pas en état de…
-Les morts ! cria-t-elle, enflammant du regard la femme.
Celle-ci se raidit, puis son visage s’assombrit.  
-La bataille fait encore rage. Nous n’avons aucune information ; il faudra attendre la fin de…
- Y a-t-il des visiteurs ?
-Oui.  
-Pars quel moyen sont-ils venu?
-Des ailes.
-Parfait.
Elle se regarda et découvrit qu’elle n’était vêtue que d’une tunique longue.
-Mes effets ? demanda-t-elle.
-Dehors, dans l’autre tente.
Ola se précipita en dehors de la tente. La tente était située sur le bord d’une falaise, ce qui facilitait le décollage des ailes. Les montagnes s’étalaient à perte de vue. Elle aurait trouvé ce paysage magnifique si elle n’entendait pas les cris de rage et d’agonie qui provenaient de la bataille. Elle regarda autour d’elle et repéra la montagne derrière laquelle se trouvait la grande vallée. C’est là qu’avait lieu la bataille contre les Ogleurs, peuple féroce de la montagne. Trois ailes étaient en effets posés plus bas. C’était de vieilles ailes en mauvais état, mais la distance n’était pas grande.
Elle se dirigea vers une plus petite tente que celle de l’infirmerie, plantée à quelques mètres des ailes.
C’était une petite tente, mais elle pouvait quand même contenir cinq hommes debout.  
Un amoncellement de pièces d’armures en  et en cuir, d’épées et autres armes, de bottes et de vêtements occupait la plus grande partie de la tente. Ola leva les yeux au ciel. Ces infirmiers étaient stupides. Retrouver ses armes dans un bazar comme celui-ci allait lui prendre un temps fou. Et elle n’avait pas ce temps. La petite fille d’Anna pouvait être blessée, ou pire, mourir à tout moment ou les visiteurs pouvaient partir avec leurs ailes, la privant de moyen de transport, rendant ainsi impossible le voyage jusqu’au champ de bataille.
Elle se mit à chercher, balançant des pièces d’armures aux quatre coins de la tente.
Elle trouva ses bottes, qu’elle mit de côté, puis les pièces les plus importantes de son armure, et enfin son pantalon en cuir souple, déchiré sur presque toute la longueur. Elle en déduisit qu’elle avait été blessée par un coup d’épée plutôt que par une flèche.
Elle soupira. Il lui fallait de l’aide pour mettre son armure. Elle courut vers la tente-infirmerie, boitant à cause de sa blessure.
Elle attrapa pars la manche un jeune garçon qui portait une bassine d’eau teintée de sang.
-Toi, viens avec moi.
-Mais, je…
-C’est un ordre.
Une jeune fille lui prit la bassine des mains et lui fit signe de suivre Ola.
Ola sortit avec le jeune homme, prenant appuie sur le jeune homme pour remplacer sa jambe blessée.
Une fois dans la tente, elle lui expliqua comment placer les différentes pièces de l’armure. Le garçon rougit quand il réalisa qu’elle lui demandait de l’habiller.
Ola soupira quand elle s’en rendit compte.
 
-Bon, accroche cette sangle ici.
Petit à petit, le garçon reprit de l’assurance, et dix minutes plus tard, elle était habillée de son armure couverte du sang de ses ennemis. Elle n’avait pas le temps de la nettoyé.
-Merci. Aller, file.
Le garçon ne se le fit pas dire deux fois et, s’il sortit dignement, il courut une fois hors de  la vue de la jeune femme, de peur qu ‘elle le rappelle, et heureux d’avoir quelque chose à raconter à ses amis.
Ola enfila ses bottes, mis sa ceinture où elle accrocha son épée et sa dague, puis sortit. Les ailes n’avaient pas bougé. Elle en enfila une paire. Les ailes étaient comme des sacs à dos avec deux grande tiges de bois où étaient accrochés de grands voiles de tissu. Deux poignées de cuir était située sur les ailes, à portée de main pour le pilote. Elles permettaient de diriger les ailes. Le tout était extrêmement solide, mais très léger. Elle boucla la sangle de  sécurité et pris une grande inspiration. Elle ferma les yeux, puis se mit à courir ses forces. Elle ouvrit les yeux au dernier moment, juste avant de sauter dans le vide. Elle cria. Un puissant courant ascendant la souleva haut dans le ciel, puis il disparut aussi soudainement qu’il était apparu et elle piqua vers le sol à une vitesse vertigineuse. Dans sa peur, elle ramenait ses bras contre son corps, ce qui refermait les ailes, empêchant le vent de pénétrer à l’intérieur.
Elle hurla de terreur, puis, au dernier moment, se reprit et écarta les bras. Violemment, le vent s’engouffra dans les ailes et elle reprit de l’altitude. Euphorique, elle plana quelque temps, oubliant la bataille qui faisait rage quelque part sous ses pieds. Un cri de rage la sortit de son rêve et elle piqua vers un petit plateau, non loin du champ de bataille. Elle se posa, défit ses sangles et regarda le combat. Les siens étaient en mauvaise posture. Ils étaient en infériorité numérique. Il y avait beaucoup plus de morts dans leur camp que dans celui des Ogleurs. Il fallait faire quelque chose. Elle était trop loin pour distinguer les visages des combattants. Elle chercha dans le sac à dos de l’aile. Rien de tr ès utile. Une corde, un briquet, un couteau, une couverture et de la nourriture. Elle empocha le briquet. Les Ogleurs détestaient le feu. Peut-être que ça lui serait utile plus tard. Elle s’approcha de l’endroit où se dérouler le plus gros du combat, espérant trouver une faille quelque part qui lui permettrait de semer la discorde dans les rangs ennemis. La vallée était parsemée d’arbres, de bosquets et de buissons qui la cachaient aux yeux des combattants. Elle trébucha. Se relevant en pestant, elle entendit un gémissement. Un homme était couché face contre-terre. Elle se précipita sur lui pour le retourner et l’aider à se lever. L’homme avait une flèche plantée dans la poitrine et il avait le crâne ouvert. Il avait perdu trop de sang. Elle ne pouvait plus rien pour lui. Elle observa le visage de l’homme. Il lui était inconnu. C’était un jeune homme qui avait encore plus de la moitié de sa vie devant lui. Mais il ne lui restait maintenant plus que quelques minutes, une heure au plus. Il respirait difficilement, son souffle était rauque. Elle avait vu beaucoup de gens mourir dans sa vie, malgré sa jeunesse.  
Le pays était en guerre. Les attaques venaient de partout. Des montagnes, du monde d’en dessous, de la mer, du ciel, de la terre. La bataille qui avait vu le plus de mort depuis le début avait été celle d’Underworld, contre les trolls de terre, ces géants qui ressemblaient à des taupes. Ils dévoraient leurs ennemis une fois morts. Ils avaient un avantage immense, car leurs dents et leurs griffes étaient plus aiguisées que la meilleure des épées. Pour gagner ils avaient incendié leurs galeries et jeter des explosifs. Son père était mort lors de cette guerre, déchiqueté par un troll particulièrement féroce. Son cadavre avait été incinéré par le feu des explosifs.
Des larmes coulèrent sur les joues d’Ola. Elle les essuya rageusement du revers de la main puis se pencha vers l’homme.  
-Les morts ? demanda-t-elle.
Elle ne connaissait pas l’homme, mais l’homme la connaissait sûrement.  
-Soldats Kevin… Grave… Lara… Je les ai vus tomber. Je ne sais pas pour las autres…
Les larmes coulèrent à nouveau sur les joues d’Ola. Grave. Lara. Kevin. C’étaient des amis à elle. Personne n’avait le droit de les lui prendre. PERSONNE !
Elle se leva d’un bond. L’homme cracha du sang, poussa un râle et rendit don dernier soupir. Ola lui ferma les yeux et le recommanda aux dieux du ciel. Dans ses yeux brillait une lueur. Une lueur que les gens apprendraient à craindre. La lueur d’une soif avide de sang. La soif de la vengeance.

n°32871659
baclette
Posté le 06-01-2013 à 18:36:13  profilanswer
 

Salut,  
 
Je ne suis pas du tout attiré par l'HF, donc, il m'est difficile de juger ton début qui me parait néanmoins trés... classique.  
Attention aux fautes d'accord et à quelques tournures maladroites comme :
 
 
"Ola sortit avec le jeune homme, prenant appuie sur le jeune homme pour remplacer sa jambe blessée. "
-La répétition "jeune homme".
-La faute "prenant appui"  
-Le verbe "remplacer" ne convient pas, "pour soulager" est mieux.
Sinon, Grenouille Bleue a déjà critiqué, je crois, le fait de constituer un texte de courtes phrases juxtaposées, ce qui hache l'ensemble et essaie d'aérer ton texte, ce sera plus facile à lire.  
On se retrouve illico plongé au coeur de l'action, ce qui peut présenter des avantages et des inconvénients, il va te falloir expliquer au fur et à mesure qui sont les Ogleurs etc.  
Tu es partie sur l'idée d'un roman, mais sais-tu où tu vas ? As-tu une idée même imprécise de l'intrigue ?  
On attend la suite !  :jap:  

n°32871676
baclette
Posté le 06-01-2013 à 18:38:35  profilanswer
 

grrrr !


Message édité par baclette le 06-01-2013 à 18:50:43
n°32871686
baclette
Posté le 06-01-2013 à 18:40:01  profilanswer
 

j'ai multi-édité !!!


Message édité par baclette le 06-01-2013 à 18:51:17
n°32871799
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 06-01-2013 à 18:51:41  profilanswer
 

Baclette, arrête les joints, ça joue sur ta souris ! :D

 

c'est dimanche, j'ai pas foutu grand chose.

 

Chelsea, chapitre 1 (suite encore)

 

Le lendemain, j’oubliais cette journée et je ne pensais plus du tout à Chelsea. Six mois passèrent, que j’occupai en dilettante pour dépenser mon fric à diverses tâches triviales, comme changer de voiture, de cafetière et de micro-ondes, dans un bienheureux repos de l’esprit. Et puis un matin je reçu un coup de fil de l’agence où travaillait Chelsea, avec la surprise de l’avoir elle-même comme interlocutrice. Elle me stupéfia en m’appelant d’emblée par mon prénom, non sans un certain culot. Bien qu’elle me téléphona pour une raison professionnelle, et même sans doute pour cette raison, je fut, sur l’instant, un brin interloqué par cette familiarité, même si à vrai dire cette camaraderie soudaine ne me choqua guère longtemps :

 

– Allo Mitch ? C’est Chelsea. Comme si je devais forcément me rappeler d’elle.

 

– Bonjour Chelsea, je suis vraiment ravi de réentendre votre voix. D’instinct, la mienne s’était faite  étrangement doucereuse, ce qui ne me ressemblait guère. Cette sucrerie vocale me donna sur le champ le sentiment de jouer l’abominable dragueur, c’était plus fort que moi et je m’en voulu un peu.

 

– Mr Gallois s’intéresse à Cuba, pour un gros client. Il aurait besoin d’un bon stock de clichés.

 

– Et naturellement, il a pensé à moi.

 

– Tout à fait, vous avez tout compris. Je suis chargée d’organiser votre rendez-vous avec Philippe Sonjoin.

 

Je ne mentais pas en révélant que j’appréciai tout autant la mélodie susurrée par la voix de Chelsea que la brillance de ses yeux, dont le souvenir m‘enchanta en revenant à ma mémoire. Un court instant, l’image de ses impayables collants de fête foraine dansa plaisamment dans le décor spartiate de mon salon.

 

– Bien, que me proposez-vous ?

 

– Fin de semaine, vendredi 16 heures, ça vous ira ? Je l’entendis se moucher discrètement en disant ces mots, l’idée m’amusa.

 

– Parfait, c’est entendu.

 

– Mitch ?

 

– Oui ?

 

– Je suis d’accord pour un café, après. J’ai envie de mieux vous connaître, votre vie m’a tout l’air d’avoir été franchement passionnante.

 

– En ville ? J’avais tout à coup détesté le passé qu’elle venait d’employer. Je jouais nerveusement du ressort de mon stylo.

 

– Encore mieux, ouais.

 

– L’idée me plait vraiment, portez-vous bien en attendant.

 

Dubitatif, je rompis la conversion en éteignant mon portable. Je n’avais jamais été à Cuba, ce voyage m’enchantait vraiment, et je savais d’emblée accepter toutes les conditions désirées par Gallois.


Message édité par talbazar le 07-01-2013 à 08:14:56
n°32871853
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 06-01-2013 à 18:57:38  profilanswer
 

baclette a écrit :

Corrigez-moi ce début, je vous en saurai gré...  
(...)


 
Sur la forme :
C'est mal de mettre une phrase par paragraphe.
Attention, tu essaies d'utiliser un langage artificiellement soutenu, il faut que tu soies capable d'assurer derrière ! Par exemple, "sa laideur put eût pu être piquante" ou "il n'envisagea pas une seconde qu'il pu pût s'agir". A part ça il y a une ou deux fautes mais pas tant que ça.
 
Sur la fluidité de lecture :
Je pense qu'il faut que tu travailles sur le style justement, on sent un côté artificiel dans le début avec ce ton très emprunté. Ca nuit un peu à la lecture parce qu'on a l'impression que tu te forces, il faudrait que tu voies si tu peux le rendre plus fluide. La suite du texte, avec un style beaucoup plus passe-partout, se lit de manière plus fluide, mais ça ne colle pas avec le style du début, du coup.
 


---------------
Expos et musées — Égyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°32871865
baclette
Posté le 06-01-2013 à 18:58:24  profilanswer
 

– Mitch ? Je l’entendit se moucher   :fou:  
 
Sympa à lire, on attend la suite !  :)

n°32871879
baclette
Posté le 06-01-2013 à 19:00:14  profilanswer
 

Merci, Biezd, je vais méditer cette critique contructive.  :jap:

n°32872035
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 06-01-2013 à 19:19:20  profilanswer
 

Une-fille a écrit :

Bonjour. J'ai commencé à écrire un roman. Donnez-oi votre avis.  

 

Bonjour,

 

Pour le moment, c'est un début hyper classique (en tout cas on n'est pas surpris par le fond) et je vois des erreurs de débutant qui, si elles disparaissaient, donneraient plus une impression de texte "sérieux" (dans le sens travaillé, je veux dire).

 

En gros, un des défauts qu'on rencontre souvent chez les gens qui s'essaient à l'historique ou à la fantasy, c'est une négligence de tas de petits détails qui font que le récit cesse d'être réaliste. Je sais qu'on n'est pas tous d'accord là-dessus et qu'il ne faut pas tomber dans l'excès inverse et enculer vingt mouches par paragraphe. Cependant, il faut faire attention à certains écueils qui font "amateur", soit parce qu'on donne des détails superflus et qu'ils sont faux, soit parce qu'au contraire on passe trop vite sur certains trucs et que le résultat n'est pas réaliste (par exemple les gens qui voyagent à cheval et font 700km en deux heures, ou ceux qui sont blessés hyper gravement et se battent une demi-heure plus tard).

 

Comme le texte est un peu long pour être repris intégralement, je prends la liberté d'éditer.

 
Une-fille a écrit :

Elle se rappela. La bataille. Elle tuait hommes sur hommes de la lame de son épée quand elle avait été touchée à la jambe. La douleur avait été immédiate et insupportable. Tout était devenu noir à partir de ce moment-là.
Elle souleva la couverture pour voir la plaie. Sa jambe avait été bandée, mais le sang qui imprégnait le pansement lui apprit que ce n’était pas une simple égratignure.

 

"Elle tuait hommes sur hommes de la lame de son épée" fait très raccourci justement. Ca m'étonnerait qu'une vraie bataille ressemble à ça et qu'aucun de ces hommes ne lui ait opposé aucune résistance. Il vaudrait peut-être mieux dire qu'elle se battait, que c'était dur, qu'elle avait tué ou blessé tant d'hommes, elle ne savait plus combien. Le côté "je me balade au milieu du champ de bataille en moissonnant" ne fait pas très réaliste.

 

De plus, si elle se battait si bien, elle est probablement aguerrie, et entre l'entraînement et l'adrénaline on a du mal à imaginer qu'elle tombe dans les pommes à moins que sa blessure soit bien moche, et si c'est le cas (et que ça pisse encore le sang, visiblement) on l'imagine mal aller gambader comme elle va le faire dans l'instant.

 
Une-fille a écrit :

-Les morts ! cria-t-elle, enflammant du regard la femme.

 

Vwoosh  [:neernitt:1]

 
Une-fille a écrit :

Une fois dans la tente, elle lui expliqua comment placer les différentes pièces de l’armure. Le garçon rougit quand il réalisa qu’elle lui demandait de l’habiller.
Ola soupira quand elle s’en rendit compte.

 

Les femmes combattantes ne semblent pas être rares dans ton monde. Si c'est le cas, ce n'est sûrement pas la première fois qu'il arme une femme (et puis il travaille à l'ambulance, il a dû en voir plus d'une nue et pissant le sang de partout).

 
Une-fille a écrit :

Ola enfila ses bottes, mis sa ceinture où elle accrocha son épée et sa dague, puis sortit. Les ailes n’avaient pas bougé.

 

Alors, brotip : toujours mettre ses bottes en premier. Porter une armure ne restreint pas énormément le mouvement (ce qui serait idiot) mais c'est suffisamment contraignant et/ou lourd pour que tu trouves plus simple de te plier en deux pour lacer tes bottes avant de porter une cotte de mailles ou une pansière.

 

J'ai un souci avec les ailes aussi. Si tu portes une amure, tu dois planer comme un fer à repasser, non ?

 

Ah et puis maintenant, l'héroïne peut courir jusqu'au bord de la falaise, ce qui donne l'impression que sa blessure n'était qu'une égratignure.

 
Une-fille a écrit :

-Soldats Kevin… Grave… Lara… Je les ai vus tomber. Je ne sais pas pour las autres…

 

Kevin  [:ddr555]

 
Une-fille a écrit :

Elle se leva d’un bond. L’homme cracha du sang, poussa un râle et rendit don dernier soupir. Ola lui ferma les yeux et le recommanda aux dieux du ciel. Dans ses yeux brillait une lueur. Une lueur que les gens apprendraient à craindre. La lueur d’une soif avide de sang. La soif de la vengeance.

 

Alors, pour résumer :

 

Attention à l'orthographe, à certaines tournures maladroites ou enfantines ("un froid intense lui figea le moindre de ses muscles" par exemple, ou "c’était une petite tente, mais elle pouvait quand même contenir cinq hommes debout" ) et aux répétitions.

 

Attention aux clichés (la soif de vengeance).

 

Attention aux petites incohérences (blessée / plus blessée, pressée / plus pressée) : si ton héroïne change tout le temps de ressenti ou de ligne de conduite, on n'aura pas envie de la suivre.

 

Attention aux détails : tu peux prendre des raccourcis et faire des ellipses, mais si tu en fais trop on verra que tu ne sais pas de quoi tu parles. A l'opposé, si tu choisis de donner des détails, assure-toi qu'ils sont réalistes.

 

Je pense que c'est ce dernier point qui est le plus difficile à doser, et c'est l'erreur la plus fréquente qu'on voit dans les textes qui arrivent ici. En gros, s'il y a un ou deux détails bizarres, le lecteur ne se posera pas de questions, mais s'il y en a tout le temps ça devient un peu comme un jeu des sept erreurs et le lecteur se détourne de l'histoire.

 

Sinon, pour le moment, cela ressemble à pas mal de fantasy qu'on a pu lire ici et chez certains auteurs, donc ce n'est pas évident de se prononcer sur le fond (surtout qu'on en sait assez peu pour le moment). Ton écriture est fluide et ça mérite que tu t'entraînes, tu peux sûrement arriver à quelque chose de dynamique à lire.

 

Je rejoins baclette : est-ce que tu sais où va ton histoire, as-tu planifié ? Et, cela mis à part, est-ce que tu t'es essayé(e) à la nouvelle ?


Message édité par biezdomny le 06-01-2013 à 19:21:53

---------------
Expos et musées — Égyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°32877502
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 07-01-2013 à 08:35:16  profilanswer
 

baclette a écrit :

Corrigez-moi ce début, je vous en saurai gré...  
 
 
 
Or, en ce jour de septembre, sa journée finie, après les heures habituelles de brimades et de vexation, Jules, fit une rencontre qui allait changer profondément la donne.
Or en ce jour de septembre, sa journée finie, après les heures de brimades et de vexation Jules fit une rencontre qui allait changer profondément la donne.
 
je trouve que ça respire mieux
 
Dans l'escalier étroit qui menait à son appartement miteux, il heurta une femme qui descendait. Le choc fut assez violemment pour faire voler son porte-documents et éparpiller des liasses de feuillets.
 
violent
 
Jules se confondit en excuses et s'employa de son mieux à ramasser les papiers épars dont l'en-tête d'un cabinet de notaires accrocha son regard.
-Je suis confus... parvint-il à couiner d'un ton désolé.  
-Ce n'est rien, répondit la femme brune dont l'ovale harmonieux du visage était entouré d'une superbe chevelure bouclée.
 
je la décrirais après
 
-Je cherche M. Bitoq, Jules Bitoq, entendit-il comme après une déflagration, l’ouïe encore incapable de remplir correctement sa fonction-« mais aucune porte ne présente de numéro ni de nom, le connaissez-vous ? Si non, je vais laisser un courrier dans sa boîte »
 
l'image est un peu osée, c'est pas Kaboul, quand même ! pourquoi des guillemets ici ?
 
La prudence recommanda à Bitoq de se taire afin d'étudier le document tranquillement. Il été tellement habitué aux coups du sort qu'il n'envisagea pas une seconde qu'il pu s'agir d'autre chose que d'une tracasserie supplémentaire.  
La fille,
 
allons-y pour l'ovale harmonieux et les bouclettes !
 
 les bras encore chargés de documents en désordre descendit rapidement les marches.  
Il regarda le haut de son crâne par la cage d'escalier et tendit l'oreille jusqu'à ce que lui parvienne le bruit de la lourde porte claquant sur la rue.  

J'aime pas, c'est moche

Alors, doucement, il redescendit les marches et alla récupérer l'enveloppe dans sa boite.


n°32880136
baclette
Posté le 07-01-2013 à 12:32:36  profilanswer
 

Merci, Talb !  
Oui, le fait qu'on le cherche, provoque une réaction démesurée chez Bitoq, j'aurais dû préciser d'un adjectif son regard qui "z'yeute" le haut du crâne de la nana...
C'est clair, Bitoq n'est pas clair... cela se confirmera plus tard.  
Les guillemets sont en trop c'est exact !  
La description... pfff, faut que je me force, j'aime pas trop décrire les personnages.  :sweat:  
 
En tout cas merci à toi et Biez qui me donnez des pistes de travail.  :)  
P.S ce texte a été écrit sans modification aucune, comme d'hab.  
Chapitre 4, je relisais à la va-vite et corrigeais les fautes et les tournures qui me semblaient vraiment trop lourdes.  
Je tape assez vite et je me laisse vite griser par le rythme de la frappe, jusqu'à ce que je me trouve dans une impasse scénaristique ou... une description !  :o

n°32880212
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 07-01-2013 à 12:43:31  profilanswer
 

baclette a écrit :

Merci, Talb !
Oui, le fait qu'on le cherche, provoque une réaction démesurée chez Bitoq, j'aurais dû préciser d'un adjectif son regard qui "z'yeute" le haut du crâne de la nana...
C'est clair, Bitoq n'est pas clair... cela se confirmera plus tard.
Les guillemets sont en trop c'est exact !
La description... pfff, faut que je me force, j'aime pas trop décrire les personnages.  :sweat:

 

En tout cas merci à toi et Biez qui me donnez des pistes de travail.  :)
P.S ce texte a été écrit sans modification aucune, comme d'hab.
Chapitre 4, je relisais à la va-vite et corrigeais les fautes et les tournures qui me semblaient vraiment trop lourdes.
Je tape assez vite et je me laisse vite griser par le rythme de la frappe, jusqu'à ce que je me trouve dans une impasse scénaristique ou... une description !  :o

 

On pourrait proposer un exercice de style sur la description (d'objet) pour essayer de te faire passer ce piège :)

 

Par exemple :
 - un participant donne le sujet (quel objet on décrit) ;
 - un participant donne le lieu (où cet objet se trouve-t-il) ;
 - un participant impose un style (est-ce qu'on doit faire une description ampoulée, amoureuse, dépressive...) ;
 - un participant impose un champ lexical.

 

Quand tu auras décrit le couvercle de l'urne de cendres du grand-père (on a perdu l'urne, y rest' que l'couverc'), posée sur la cheminée d'une auberge d'assassins, dans un style lapidaire et avec le champ lexical de la fonderie, tu seras vacciné contre n'importe quoi [:prodigy]

 

Edit : c'est pas vraiment une proposition sérieuse, la description c'est un truc que les gens aiment souvent pas faire donc ça serait ballot de leur imposer une purge :D


Message édité par biezdomny le 07-01-2013 à 12:44:21

---------------
Expos et musées — Égyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°32884673
baclette
Posté le 07-01-2013 à 17:53:06  profilanswer
 

:) Je trouve l'idée excellente, d'aucuns vont râler parce que ce sont de gros fainéants  :o  
Mais c'est évident que la progression passe par des exercices, sinon, nous avons tendance à éluder les difficultés.  :jap:

n°32884857
Grenouille​ Bleue
Batracien Azuré
Posté le 07-01-2013 à 18:08:21  profilanswer
 

baclette a écrit :

Corrigez-moi ce début, je vous en saurai gré...  
 
 
Toute sa jeunesse Jules Bitoq s'était interrogé sur l'apparent acharnement que Dieu, le hasard ou le mauvais sort s'étaient appliqué à lui prodiguer généreusement.  
Une taille nettement inférieure à la moyenne ne l'avait pas mis à l'abri des désagréments osseux qui, en principe indisposent plutôt les personnes de haute stature.
De plus sa laideur put être piquante, elle n'était que banale. Ses yeux clairs, lesquels généralement sont assez courus, présentaient une teinte « ventre de poisson mort » vraiment peu ragoûtante.  
A vingt-sept ans, il ignorait encore son orientation sexuelle, n'ayant jamais eu l'occasion de comparer ses préférences.
Après avoir été successivement le souffre-douleur de différents établissements scolaires, c'est naturellement qu'il avait endossé l'habit de celui de son entreprise, sans vraiment se rebeller, l'habitude ayant caparaçonné son caractère et son cuir de la même épaisseur d’indifférence efficace.  
Or, en ce jour de septembre, sa journée finie, après les heures habituelles de brimades et de vexation, Jules, fit une rencontre qui allait changer profondément la donne.
Dans l'escalier étroit qui menait à son appartement miteux, il heurta une femme qui descendait. Le choc fut assez violemment pour faire voler son porte-documents et éparpiller des liasses de feuillets.
Jules se confondit en excuses et s'employa de son mieux à ramasser les papiers épars dont l'en-tête d'un cabinet de notaires accrocha son regard.
-Je suis confus... parvint-il à couiner d'un ton désolé.  
-Ce n'est rien, répondit la femme brune dont l'ovale harmonieux du visage était entouré d'une superbe chevelure bouclée.
-Je cherche M. Bitoq, Jules Bitoq, entendit-il comme après une déflagration, l’ouïe encore incapable de remplir correctement sa fonction-« mais aucune porte ne présente de numéro ni de nom, le connaissez-vous ? Si non, je vais laisser un courrier dans sa boîte »
La prudence recommanda à Bitoq de se taire afin d'étudier le document tranquillement. Il été tellement habitué aux coups du sort qu'il n'envisagea pas une seconde qu'il pu s'agir d'autre chose que d'une tracasserie supplémentaire.  
La fille, les bras encore chargés de documents en désordre descendit rapidement les marches.  
Il regarda le haut de son crâne  par la cage d'escalier et tendit l'oreille jusqu'à ce que lui parvienne le bruit de la lourde porte claquant sur la rue.  
Alors, doucement, il redescendit les marches et alla récupérer l'enveloppe dans sa boite.


 
Mes conseils s'orientent toujours dans le même sens, donc à prendre avec des pincettes car tout le monde n'apprécie pas un style minimaliste. Mais en gros, coupe les adverbes, et ne garde les circonlocutions que si tu as l'impression qu'elles apportent quelque chose à ton histoire.
 
 

Citation :

Toute sa jeunesse Jules Bitoq s'était interrogé sur l'apparent acharnement que Dieu, le hasard ou le mauvais sort s'étaient appliqué à lui prodiguer généreusement.  
Une taille nettement inférieure à la moyenne ne l'avait pas mis à l'abri....


 
Pour donner un truc du genre:
 

Citation :

Jules Bitoq s'était toujours demandé qui de Dieu, du hasard ou du mauvais sort lui en voulait si personnellement. Chez certains, la laideur pouvait être piquante - elle ne se montrait chez lui que banale. Il était petit et mal formé, le dos voûté, les oreilles décollées. Ses yeux clairs auraient pu le sauver s'il ne s'était pas découvert un violent strabisme au moment de l'adolescence.


 
 
 
 
 


---------------
Ma chaîne YouTube d'écrivain qui déchire son père en pointillés - Ma page d'écrivain qui déchire sa mère en diagonale
n°32885963
baclette
Posté le 07-01-2013 à 19:41:50  profilanswer
 

Merci Blue frog !
Le minimalisme est sans doute très difficile à construire et ingrat, car on ne peut cacher les imperfections sous un fatras de détails, ornements etc. C'est valable dans tous les arts mais particulièrement en littérature et "Cartons" extrait des trois roses jaunes de Carver m'a beaucoup marqué. Comme "frigo" où un gars raconte sa dérive sur son canapé, immobilisé par son frigo qui tombe en panne.  
Mais Raymons Carver était un génie.  :jap: De ceux dont les parents disent à leurs gosses :
-Ne me dis pas que tu peux pas en faire autant !  :pt1cable:  
 
Merci pour les critiques, j'enregistre et j'essaierai d'en tenir compte.  
Entretemps, j'avais relevé le défi de Biezdomny et je cale toujours sur les descriptions et les concordances de temps.  
Un petit rappel sur l'emploi de l'imparfait et du passé simple serait bienvenu !  :)

mood
Publicité
Posté le   profilanswer
 

 Page :   1  2  3  4  5  ..  97  98  99  ..  176  177  178  179  180  181

Aller à :
Ajouter une réponse
 

Sujets relatifs
qui à lu le livre globalia de j.c rufin ?Ecriture d'un roman d'heroic fantasy
un livre écrit par sms --- votre avis ?Amélie Nothomb Mercure (édition livre de poche)
Amélie Nothomb Mercure (édition livre de poche)J'aime lire==> le petit livre rouge non communiste
Par quel livre commencer pour decouvrir Ernest Hemingway ?recherche livre, vos avis
Où trouver un livre bilingue russe/polonais?[LIVRE] "Ne le dis à personne ..." Quelqu'un l'a lu ?
Plus de sujets relatifs à : Ecrire un livre : vos romans amateurs (Màj du 1er post)


Copyright © 1997-2025 Groupe LDLC (Signaler un contenu illicite / Données personnelles)