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Ecrire un livre : vos romans amateurs (Màj du 1er post)| Auteur | Sujet : Ecrire un livre : vos romans amateurs (Màj du 1er post) |
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Publicité | Posté le 26-12-2012 à 12:02:57 ![]() ![]() |
baclette | Au fait, S. Aboudnerzian est en mauvaise posture dans "chapitre 4" topic dédié et ouvert également... Message édité par baclette le 26-12-2012 à 14:31:35 |
Hello Gromit | Merci. |
baclette | Des influences, on en a tous ! Sinon, c'est plus handicapant qu'autre chose.
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baclette | Je ne sais pas vous, mais cette anthologie HFR-Hyène de l'Absurde me plaît bien... |
talbazar morte la bête, mort le venin | hélas, pas la queue d'une intrigue valable, mais il faut que ça vienne. CHELSEA CHAPITRE 1 Je ne sais pas ce que remplir sa vie peut bien vouloir dire. La mienne fut agitée, sans aucun doute, comparée à d’autres. Par volonté de voyager, à peine sorti de l’enfance je fut embarqué sur un cargo, un peu par hasard, beaucoup par jeu. Outre le fait d’avoir tout de suite éprouvé la rude vie du bord, c’est là, par nécessité vitale, que j’ai dû apprendre à tirer. Au large de la Malaisie, dans le dédale des îlots innombrables régnaient à cette époque en toute impunité des bandes de pirates, contre lesquels nous eûmes à défendre chèrement non seulement notre cargaison, mais aussi notre peau. Je ne saurais jamais si j’ai tué mon homme, mais je sais l’avoir touché, juste avant de me faire traverser l’épaule par la balle d’un fusil automatique qui m’explosa littéralement la clavicule droite. On me répara à Singapour avec un bout de ferraille, et je quittai ainsi les mers du nord et du sud sans aucun regret. J’avais cependant noué quelques contacts à Manaus avec des chercheurs d’or Brésiliens qui pratiquaient leur art illégal en Guyane, bien avant que cela ne fut devenu la mode. Fusil en main, j’ai là encore risqué gros en détalant au milieu des ficus devant les militaires Français, passé cette fois dans le rang des hors la loi. Une balle m’a douloureusement frôlé le mollet, sans gravité, mais je fus deux jours plus tard le jouet d’une infection dangereuse de la plaie, qui me laissa à moitié mort au milieu de la jungle. Je fus sauvé grâce au chef d’une tribu compatissante, bien que les indiens aient déjà tant d’avanies à reprocher aux orpailleurs clandestins. Message édité par talbazar le 02-01-2013 à 10:58:59 |
talbazar morte la bête, mort le venin | CHELSEA Deux petites lucarnes d’un noir profond étonnamment et discrètement bridées. Si je n’avais pas été subjugué par ces dernières, je n’aurais pas manqué de mater d’un air salace ses beaux seins pointus, comme le font la plupart des hommes quand une paire de nichons se présente devant eux d’un peu trop près. L’ascenseur est monté silencieusement. J’appréciai sans gêne la proximité de ma pétillante voisine, laquelle, un peu embarrassée, me renvoya un sourire angélique. Il ne s’agissait pas d’une crispation conventionnelle destinée à donner le change, mais bien d’un plissement joyeux et sincère, la reconnaissance intuitive d’une sorte de mystérieuse connivence. Moi je portai un masque de fatigue sur la tronche, mais, comme dans l’obligation de répondre à cette touchante démonstration, je décrispai mes lèvres pour faire en retour briller quelques couronnes. Une vie d’aventures, un éloignement permanent des autres par la force des choses, car beaucoup voyager signifie souvent être bien seul, rajouté au lent et impitoyable naufrage de l’âge m’ont gravé une gueule, que beaucoup de femmes s‘efforcent souvent d‘éluder. Elle leur révèle, croient-elles et bien à tort sans doute, un caractère trop entier peu susceptible d’être manipulé. Un trait inconcevable pour cette féminité moderne éprise de sa nouvelle liberté, qui n’est qu’une autre face de ce qu’elles ont toujours été. Les hommes et les femmes ne changeront jamais, ils n’agissent au mieux que dans l’œuvre de leurs rapports, et il faut bien entendu louer de nos jours le gommage d’un certain acharnement masculin à toujours vouloir les dominer socialement. Sans doute parce que nos dames portent mieux que les hommes, sur leurs gracieuses têtes, la couronne des empires émotionnels, ce qui les rend souvent franchement redoutables pour eux. Reste cette méfiance réciproque, cette incompréhension mutuelle plus ou moins évidente, dans lesquelles se sculpte avec tant de mal parfois la pâte des conventions. En m’adressant la parole la première, Chelsea fit sans forcément le savoir voler en éclat toutes ces belles certitudes. – Alors c’est donc vous, le roi du baroud ? – Vous me connaissez-donc ? – Qui pourrait vous ignorer dans cette maison ? Vos photos sont très belles. – Merci. – Mr Gallois m’a beaucoup parlé de vous. – Vous connaissez le patron ? – Je suis l’une de ses secrétaires. Il va d’ailleurs m’engueuler, je suis un peu en retard. – Pas le temps de prendre un café, alors ? – Non, désolée. Une autre fois, peut-être. – Vous avez un prénom ? – Chelsea. – Comme le quartier de Londres ? C’était pour une française, à vrai dire, un prénom très original. – Non, en souvenir de l’hôtel New-Yorkais, 222, 23e Rue Ouest, entre la VI et la VII Avenue, vous le connaissez sans doute. C’est dans ce lieu mythique que selon mes parents j’aurais été conçue, alors qu’ils bourlinguaient par là-bas. – Quel âge avez-vous ? J’éprouvais la soudaine nécessité de le savoir. – Vingt deux ans. – Je lui en donnai moins, mais trente années nous séparaient toujours. Elle ramassa son sourire enjôleur et l’ascenseur s’arrêta avec un léger à-coup. Je la vis s’éclipser promptement d’un coup de hanche, portée par ses longues jambes qu’elle avait maquillé d’une paire de collants multicolores aux rayures extravagantes. Elle se retourna juste avant que la machine ne se referme, mit ses doigts en revolver et les pointa sur moi, en faisant de sa bouche le bruit d’un chien que l’on arme. Elle fit « Pan » et eut un rire nerveux. Jamais je ne fut atteint par un projectile plus efficace, fut-il imaginaire. Quand les portes coulissèrent je me retrouvais seul, avec le sentiment désagréable que l’on venait de clore sur moi le couvercle d’un cercueil. Message édité par talbazar le 02-01-2013 à 23:40:49 |
baclette | Message cité 1 fois Message édité par baclette le 02-01-2013 à 19:14:33 |
baclette | @Talbazar : |
talbazar morte la bête, mort le venin |
Pas dur, j'y étais peut-être ! bon, alors voir. Message édité par talbazar le 02-01-2013 à 22:06:14 |
Publicité | Posté le 02-01-2013 à 22:05:41 ![]() ![]() |
baclette |
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talbazar morte la bête, mort le venin | Chelsea chapitre 1 (suite) Au cinquième je retrouvais Philippe Sonjoin, le directeur artistique avec qui généralement je concrétisais mes petites affaires. Je posais devant lui le résultat de mon travail sur la côte Portugaise, où j’avais passé huit jours avec la constante impression d’y flâner en vacances. – Tu connais Chelsea ? – La petite nouvelle ? C’est le bonbon du boss, enfin je dis ça à cause de sa manière de se fringuer. Un feu d’artifice coloré, une habitude qu’elle a prise dans l’agence de pub d’où il l’a délogée. Pourquoi tu me poses cette question, cette gamine t’intéresse ? – Non, non, je viens juste de la rencontrer dans l’ascenseur, elle a l’air plutôt cool. Philippe m’a regardé en biais un court instant. Est-ce que le timbre de ma voix ne venait pas de lui transmettre son message subliminal, lequel trahissait malgré moi ma précédente négation ? Son expression ne fut rien d’autre qu’une énigme passagère. On termina notre accord, je lui serrais la main et déjà je me préparais à reprendre l’ascenseur. Au lieu de retrouver le rez-de-chaussée, je cédais à une pulsion dont je préférais sans doute ne pas prendre réellement conscience, pour m’arrêter au quatrième, où se trouvaient perchés les bureaux des secrétaires et de la direction. Je déambulais dans le couloir lumineux, mon idée informulée toujours lovée quelque-part au creux de la tête. Elle mobilisait pourtant toute mon action. L’un des vastes bureaux jouxtait celui du patron. J’y aperçus Fanny, la trentaine, les lèvres barbouillées de rouges et les ongles bien de trop vernis pour être honnête. Je la connaissais bien, elle. Elle m’avait même sucé un soir de cuite mémorable. Elle avait coincé son portable sur sa joue et me fit un signe amical en griffant l’air de sa main gracile. Elle m’ignora trente secondes plus tard, pour reprendre le fil de sa conversation, d’apparence très privée : – Ah mais quelle tepu, ah mais cette tepu, celle-là ! Comme elle semblait-être seule, je tournai les talons et glissai trop lentement dans le dédale des murs pour me résoudre enfin à quitter le bâtiment. L’air du boulevard me fit grand bien. J’avais mes sous, je filais chez le toubib. Le docteur Albru était quasiment retraité, une sorte de philosophe placide, que j’avais élu mon propre médecin traitant pour cette raison. Il était propriétaire d’un bout de forêt de Guyanaise, et y passait chaque année un peu de son temps pour soigner une poignée d’indigènes, qu’il rejoignait après le périple d’un bon jour de pirogue. Il pilotait aussi d’une manière invraisemblable de vieux bi-moteurs au-dessus de l’Afrique. Il faisait preuve d’une humanité exceptionnelle et pour cette raison, je l’aimais bien. Il parcouru mon torse, stéthoscope en main, mais il avait déjà, au cours de consultations précédentes, ausculté en connaisseur le livre de ma peau, déchiffrant tour à tour les vieilles blessures de ma jambe et de mon épaule déchirée. – Des erreurs de jeunesse, avais-je répondu, il y a sans doute prescription. Aujourd’hui, il me tendit simplement son ordonnance : – Arrêtez de fumer, Monsieur, parce qu’à l’heure qu’il est, ça pourrait devenir pour vous vraiment urgent. Je m’en tirai donc avec une prescription destinée à contrer rapidement une bronchite tenace. Message édité par talbazar le 03-01-2013 à 14:31:20 |
talbazar morte la bête, mort le venin | Chelsea
chapitre 1 (et peut-être fin ? - je sais pas encore) Ce même soir, je fumais clope sur clope pour conjurer le judicieux conseil du médecin, je ne mangeais pas et laissais la pénombre s’installer dans mon salon, un verre de bon whisky à la main. Des blessures de guerre, avait autrefois conclu ce bon docteur Albru. Des conflits, oui, j’en avais autrefois traversé deux au cours de mes pérégrinations, l’un civil et l’autre pas, en spectateur obligé et sans dommage pour moi. Sans blessures physiques, certes, mais j’en hébergeais depuis pour toujours quelques sombres traumas. Cela m’avait par exemple éloigné des festifs feux d’artifices du quatorze juillet pendant plus de dix années. La seule chose dont j’étais aujourd’hui certain, c’est qu’un gamin de cinq ans déchiqueté au coin de sa rue par une roquette anonyme ne récitera jamais par cœur sa belle leçon de patriotisme, si tant est qu‘il ai eu le temps de l‘apprendre. Les lumières de la ville s’allumèrent peu à peu pour envelopper ma torpeur cérébrale, qui ne devait rien à l’alcool, car mon verre n’était que peu rempli. Chelsea, Chelsea, pourquoi fallait-il que ce prénom si bien lié à ce fin visage vienne me dire bonsoir sans crier gare, avec son beau sourire ravageur et tellement contagieux ? Par manque de désir pour les femmes de mon âge, j’avais clos le chapitre de la séduction, et je n’avais pas fait l’amour depuis deux ans, si l’on veut bien excepter de jeunes beautés tarifées à la gentillesse souvent comprise au menu. Ma dernière histoire de cœur avait duré six mois, jusqu’à ce que je me lasse d’étreindre et de supporter péniblement une personnalité outrageusement névrosée, mais terriblement jolie. Je n’avais jamais eu le temps ni l’envie de faire des enfants. Etait-ce pour cette cause que Chelsea me caressait l’émotion plus que je ne l’aurais voulu ? Qu’elle entraînait chez moi une étonnante vibration ? Que je me mettais à reconnaître avoir pour ce bonbon acidulé un embryon de douce sympathie ? Etait-ce, sans que je ne n’ose me l’avouer franchement, quelque chose de purement sexuel ? Il fallait reconnaître à cette petite gazelle une incroyable beauté, c‘était une évidence que je ne pouvais nier sans masquer toute ma lucidité d‘homme encore salement agité par les troubles physiques. Elle m’avait bousculé joyeusement le sentiment. Cette brève rencontre me plongeait dans un étrange émoi, une sorte de qui-vive émotionnel, peu importait d’ailleurs l’âge où même le physique de cette charmante fille ; elle me rappelait soudainement qu’il existait toujours pour chacun, sur les routes du hasard, quelques êtres rares pour transcender l’instant de leur simple présence. Des personnes avec qui une communication muette était instantanée et tendue à de mystérieux fils magiques, impossible à dénouer par la raison, quelque soit leur génération. Je n’avais somme toute vécu d’elle que trois courtes minutes. Je restais perplexe, assis dans le noir, un casque sur les oreilles pour écouter un violent air de rock. Il m’aurait plus de la revoir, je ne savais finalement pour qu’elle étrange raison. Je voulais la revoir. J’allais dans ma chambre pour me masturber, mais c’est exclusivement au corps somptueux de Fanny que je pensais, lequel finalement m’emporta dans un plaisir aussi rapide que peu intense. Message édité par talbazar le 04-01-2013 à 18:47:05 |
baclette | Bien ! Mais comment Chelsea va t-elle perturber pour de bon le quotidien du héros ? |
talbazar morte la bête, mort le venin | chelsea a déjà perturbé le quotidien du héros, maudite niaiseuse de toué, maudite de christ de tabernacle de toué. |
Moi-ou-moi | Bonjour tout le monde (ou tout seul, si vous êtes seul); bon, j'ai commencer à écrire une fiction... j'ai besoin de l'avis de quelqu'un. Le sujet : C'est Aaron Hadley, fils d'un milliardaire, qui fugue: son père le harcèle: naturellement, il veut qu'il prenne sa suite, mais Aaron, un adolescent de 16 ans, se rends bien compte que son père s'est construit avec son argent son propre piège. Il ne veut pas finir comme lui. |
Moi-ou-moi | Ok. je vous donne le début? |
talbazar morte la bête, mort le venin | qu'est ce qu'on s'en branle des caractères, espaces compris ! |
biezdomny MONSTERS DO NOT EAT QUICHE! |
Wesh zyva. Sur le début du début donc (TL;DR
Ca commence pas trop mal, j'aurais interverti "le garçon" et "il" (pour pas commencer par "il" quand le personnage apparaît). Gaffe à ta ponctuation, tu en oublies des bouts.
C'est un peu maladroit (je trouve) de passer aux pensées du chauffeur aussi directement (après un "lui" qui désigne le garçon), l'histoire du sanglier arrive un peu comme un cheveu sur la soupe. En plus, tu as déjà dit juste au-dessus qu'on est en pleine campagne, ça vaudrait le coup de revoir le paragraphe pour essayer de le rendre plus fluide.
C'est un peu maladroit, toujours cette alternance assez brutale entre le camionneur et le garçon. Il suffirait de mettre "l'homme descendit de son camion" puis "il était grand" pour qu'on sache qui est qui sans que le cerveau ait à s'arrêter pour se poser la question ("ah oui il descend du camion donc c'est le camionneur" "c'était un homme -> ah oui c'est un homme donc c'est pas le garçon dont on parle, c'est le camionneur" ). J'aime pas "tellement" comme mot, je trouve ça moche (mais c'est un avis personnel
Je pense pas qu'il y ait besoin de "quelques secondes", et ça m'étonne que le camionneur ne le foute pas à la porte direct.
A moins que le gamin ait des super pouvoirs, je vois pas comment le camionneur pourrait être mis mal à l'aise (il fait probablement deux fois son poids et il est sur son propre territoire). Et s'il a vraiment des super pouvoirs, c'est peut-être le moment d'insister sur le fait qu'il a une présence particulière.
Tu devrais peut-être utiliser la lumière de l'habitacle ou un réverbère, on a du mal à imaginer le coup de l'eau sur le visage, il faudrait qu'il continue à pleuvoir (et à torrents) dans l'habitacle du camion.
C'est un peu rapide comme phrase et ça fait un peu "houla, j'ai besoin d'une forêt, on n'a qu'a dire qu'il y en a une là". Bref, ça manque de contexte et du coup on s'arrête pour essayer de boucher les trous et ça nuit à la fluidité de la lecture. Je pense que tu devrais développer un tout petit peu. Par exemple :
En résumé, pour ce que j'ai lu (j'ai rapidement parcouru le reste) je vois une histoire qui se tient dans l'ensemble mais des détails pas assez travaillés, et donc pas forcément réalistes (le coup de l'eau qui nettoie le visage), et quelques tournures maladroites ou un peu lourdes. Ton personnage a l'air d'avoir une présence ou des pouvoirs particuliers, c'est bien d'en parler vite pour essayer de donner une originalité au truc, parce que l'histoire de l'ado qui s'enfuit parce que çaÿ tro dur d'être comme papa est un peu galvaudée et risque donc de rebuter. La principale maladresse que je vois, c'est le passage du camionneur au garçon et vice-versa tout le temps, il faudrait soit que tu te fixes un point de vue (écrire du point de vue du gamin ou de celui de l'homme) soit que tu essaies d'être plus souple dans tes transitions parce que ça fait un peu désordre. Message édité par biezdomny le 04-01-2013 à 19:51:01 --------------- Expos et musées — Égyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo |
baclette |
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baclette | Quant au début de Moi-ou-moi, rien de bien original,
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baclette | Corrigez-moi ce début, je vous en saurai gré... |
biezdomny MONSTERS DO NOT EAT QUICHE! | Sois plus spécifique, tu veux l'orthographe, le style, la mise en forme ? --------------- Expos et musées — Égyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo |
baclette | biezdomny a écrit : Sois plus spécifique, tu veux l'orthographe, le style, la mise en forme ? |
talbazar morte la bête, mort le venin |
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baclette | |
Une-fille | Bonjour. J'ai commencé à écrire un roman. Donnez-oi votre avis. |
baclette | Salut, |
baclette | grrrr ! Message édité par baclette le 06-01-2013 à 18:50:43 |
baclette | j'ai multi-édité !!! Message édité par baclette le 06-01-2013 à 18:51:17 |
talbazar morte la bête, mort le venin | Baclette, arrête les joints, ça joue sur ta souris ! c'est dimanche, j'ai pas foutu grand chose. Chelsea, chapitre 1 (suite encore) Le lendemain, j’oubliais cette journée et je ne pensais plus du tout à Chelsea. Six mois passèrent, que j’occupai en dilettante pour dépenser mon fric à diverses tâches triviales, comme changer de voiture, de cafetière et de micro-ondes, dans un bienheureux repos de l’esprit. Et puis un matin je reçu un coup de fil de l’agence où travaillait Chelsea, avec la surprise de l’avoir elle-même comme interlocutrice. Elle me stupéfia en m’appelant d’emblée par mon prénom, non sans un certain culot. Bien qu’elle me téléphona pour une raison professionnelle, et même sans doute pour cette raison, je fut, sur l’instant, un brin interloqué par cette familiarité, même si à vrai dire cette camaraderie soudaine ne me choqua guère longtemps : – Allo Mitch ? C’est Chelsea. Comme si je devais forcément me rappeler d’elle. – Bonjour Chelsea, je suis vraiment ravi de réentendre votre voix. D’instinct, la mienne s’était faite étrangement doucereuse, ce qui ne me ressemblait guère. Cette sucrerie vocale me donna sur le champ le sentiment de jouer l’abominable dragueur, c’était plus fort que moi et je m’en voulu un peu. – Mr Gallois s’intéresse à Cuba, pour un gros client. Il aurait besoin d’un bon stock de clichés. – Et naturellement, il a pensé à moi. – Tout à fait, vous avez tout compris. Je suis chargée d’organiser votre rendez-vous avec Philippe Sonjoin. Je ne mentais pas en révélant que j’appréciai tout autant la mélodie susurrée par la voix de Chelsea que la brillance de ses yeux, dont le souvenir m‘enchanta en revenant à ma mémoire. Un court instant, l’image de ses impayables collants de fête foraine dansa plaisamment dans le décor spartiate de mon salon. – Bien, que me proposez-vous ? – Fin de semaine, vendredi 16 heures, ça vous ira ? Je l’entendis se moucher discrètement en disant ces mots, l’idée m’amusa. – Parfait, c’est entendu. – Mitch ? – Oui ? – Je suis d’accord pour un café, après. J’ai envie de mieux vous connaître, votre vie m’a tout l’air d’avoir été franchement passionnante. – En ville ? J’avais tout à coup détesté le passé qu’elle venait d’employer. Je jouais nerveusement du ressort de mon stylo. – Encore mieux, ouais. – L’idée me plait vraiment, portez-vous bien en attendant. Dubitatif, je rompis la conversion en éteignant mon portable. Je n’avais jamais été à Cuba, ce voyage m’enchantait vraiment, et je savais d’emblée accepter toutes les conditions désirées par Gallois. Message édité par talbazar le 07-01-2013 à 08:14:56 |
biezdomny MONSTERS DO NOT EAT QUICHE! |
--------------- Expos et musées — Égyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo |
baclette | – Mitch ? Je l’entendit se moucher |
baclette | Merci, Biezd, je vais méditer cette critique contructive. |
biezdomny MONSTERS DO NOT EAT QUICHE! |
Bonjour, Pour le moment, c'est un début hyper classique (en tout cas on n'est pas surpris par le fond) et je vois des erreurs de débutant qui, si elles disparaissaient, donneraient plus une impression de texte "sérieux" (dans le sens travaillé, je veux dire). En gros, un des défauts qu'on rencontre souvent chez les gens qui s'essaient à l'historique ou à la fantasy, c'est une négligence de tas de petits détails qui font que le récit cesse d'être réaliste. Je sais qu'on n'est pas tous d'accord là-dessus et qu'il ne faut pas tomber dans l'excès inverse et enculer vingt mouches par paragraphe. Cependant, il faut faire attention à certains écueils qui font "amateur", soit parce qu'on donne des détails superflus et qu'ils sont faux, soit parce qu'au contraire on passe trop vite sur certains trucs et que le résultat n'est pas réaliste (par exemple les gens qui voyagent à cheval et font 700km en deux heures, ou ceux qui sont blessés hyper gravement et se battent une demi-heure plus tard). Comme le texte est un peu long pour être repris intégralement, je prends la liberté d'éditer.
"Elle tuait hommes sur hommes de la lame de son épée" fait très raccourci justement. Ca m'étonnerait qu'une vraie bataille ressemble à ça et qu'aucun de ces hommes ne lui ait opposé aucune résistance. Il vaudrait peut-être mieux dire qu'elle se battait, que c'était dur, qu'elle avait tué ou blessé tant d'hommes, elle ne savait plus combien. Le côté "je me balade au milieu du champ de bataille en moissonnant" ne fait pas très réaliste. De plus, si elle se battait si bien, elle est probablement aguerrie, et entre l'entraînement et l'adrénaline on a du mal à imaginer qu'elle tombe dans les pommes à moins que sa blessure soit bien moche, et si c'est le cas (et que ça pisse encore le sang, visiblement) on l'imagine mal aller gambader comme elle va le faire dans l'instant.
Vwoosh
Les femmes combattantes ne semblent pas être rares dans ton monde. Si c'est le cas, ce n'est sûrement pas la première fois qu'il arme une femme (et puis il travaille à l'ambulance, il a dû en voir plus d'une nue et pissant le sang de partout).
Alors, brotip : toujours mettre ses bottes en premier. Porter une armure ne restreint pas énormément le mouvement (ce qui serait idiot) mais c'est suffisamment contraignant et/ou lourd pour que tu trouves plus simple de te plier en deux pour lacer tes bottes avant de porter une cotte de mailles ou une pansière. J'ai un souci avec les ailes aussi. Si tu portes une amure, tu dois planer comme un fer à repasser, non ? Ah et puis maintenant, l'héroïne peut courir jusqu'au bord de la falaise, ce qui donne l'impression que sa blessure n'était qu'une égratignure.
Kevin
Alors, pour résumer : Attention à l'orthographe, à certaines tournures maladroites ou enfantines ("un froid intense lui figea le moindre de ses muscles" par exemple, ou "c’était une petite tente, mais elle pouvait quand même contenir cinq hommes debout" ) et aux répétitions. Attention aux clichés (la soif de vengeance). Attention aux petites incohérences (blessée / plus blessée, pressée / plus pressée) : si ton héroïne change tout le temps de ressenti ou de ligne de conduite, on n'aura pas envie de la suivre. Attention aux détails : tu peux prendre des raccourcis et faire des ellipses, mais si tu en fais trop on verra que tu ne sais pas de quoi tu parles. A l'opposé, si tu choisis de donner des détails, assure-toi qu'ils sont réalistes. Je pense que c'est ce dernier point qui est le plus difficile à doser, et c'est l'erreur la plus fréquente qu'on voit dans les textes qui arrivent ici. En gros, s'il y a un ou deux détails bizarres, le lecteur ne se posera pas de questions, mais s'il y en a tout le temps ça devient un peu comme un jeu des sept erreurs et le lecteur se détourne de l'histoire. Sinon, pour le moment, cela ressemble à pas mal de fantasy qu'on a pu lire ici et chez certains auteurs, donc ce n'est pas évident de se prononcer sur le fond (surtout qu'on en sait assez peu pour le moment). Ton écriture est fluide et ça mérite que tu t'entraînes, tu peux sûrement arriver à quelque chose de dynamique à lire. Je rejoins baclette : est-ce que tu sais où va ton histoire, as-tu planifié ? Et, cela mis à part, est-ce que tu t'es essayé(e) à la nouvelle ? Message édité par biezdomny le 06-01-2013 à 19:21:53 --------------- Expos et musées — Égyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo |
talbazar morte la bête, mort le venin |
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baclette | Merci, Talb ! |
biezdomny MONSTERS DO NOT EAT QUICHE! |
On pourrait proposer un exercice de style sur la description (d'objet) pour essayer de te faire passer ce piège Par exemple : Quand tu auras décrit le couvercle de l'urne de cendres du grand-père (on a perdu l'urne, y rest' que l'couverc'), posée sur la cheminée d'une auberge d'assassins, dans un style lapidaire et avec le champ lexical de la fonderie, tu seras vacciné contre n'importe quoi Edit : c'est pas vraiment une proposition sérieuse, la description c'est un truc que les gens aiment souvent pas faire donc ça serait ballot de leur imposer une purge Message édité par biezdomny le 07-01-2013 à 12:44:21 --------------- Expos et musées — Égyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo |
baclette | |
Grenouille Bleue Batracien Azuré |
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baclette | Merci Blue frog !
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