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Auteur Sujet :

Ecrire un livre : vos romans amateurs (Màj du 1er post)

n°17909873
malkus
Posté le 24-03-2009 à 10:05:56  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Salut tous.
Pour une fois j'ai une question : elle concerne l'écriture d'un roman, menée jusqu'au bout. Première chose, il faut y parvenir, en tant qu'amateur ce n'est pas forcément gagné. Mais comment ? On parle beaucoup de synopsis, de plan détaillé...et je me demandais comment cela était possible. Pas de bâtir un plan, ça c'est à la portée de tout le monde, mais plutôt de le penser et de le coucher sur papier comme un scénario de film...
Je suis incapable de procéder de la sorte, j'écris au fur et à mesure ; mais du coup, il faut écrire régulièrement, pour ne pas perdre l'unité de ton, qui peut-être une caractéristique assez diffuse pour un roman. Chose que je ne fais pas bien sûr de façon systématique. J'aime bien l'idée, malgré la rigueur, de me laisser porter par l'histoire, plutôt que de tout planifier. Mais apparemment, il y a peu de personnes qui usent de cette méthode, arguant que de cette manière, ils ne finissent justement pas leurs romans.  
Qui sont ces "ils" ? Des amateurs comme moi, mais certainement plus expérimentés...leur conseil, je ne le snobe pas, j'y réfléchis, même si ce n'est qu'un peu.
Pensez -vous qu'écrire au fur et à mesure est possible, tout en étant "sérieux" dans son écriture, son "travail" ? Je connais mon début, j'ai une petite idée de la fin...et c'est tout.  
 
Bon, j'imagine que dans mon cas, la seule solution pour répondre à cette question est de mener mon projet à terme, et de constater l'échec ou la réussite relative de la chose...mais pour vous, qui en avez fait peut-être fait l'expérience...vous en pensez quoi ?

mood
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Posté le 24-03-2009 à 10:05:56  profilanswer
 

n°17910112
Profil sup​primé
Posté le 24-03-2009 à 10:32:43  answer
 

malkus a écrit :

Salut tous.
Pour une fois j'ai une question : elle concerne l'écriture d'un roman, menée jusqu'au bout. Première chose, il faut y parvenir, en tant qu'amateur ce n'est pas forcément gagné. Mais comment ? On parle beaucoup de synopsis, de plan détaillé...et je me demandais comment cela était possible. Pas de bâtir un plan, ça c'est à la portée de tout le monde, mais plutôt de le penser et de le coucher sur papier comme un scénario de film...
Je suis incapable de procéder de la sorte, j'écris au fur et à mesure ; mais du coup, il faut écrire régulièrement, pour ne pas perdre l'unité de ton, qui peut-être une caractéristique assez diffuse pour un roman. Chose que je ne fais pas bien sûr de façon systématique. J'aime bien l'idée, malgré la rigueur, de me laisser porter par l'histoire, plutôt que de tout planifier. Mais apparemment, il y a peu de personnes qui usent de cette méthode, arguant que de cette manière, ils ne finissent justement pas leurs romans.  
Qui sont ces "ils" ? Des amateurs comme moi, mais certainement plus expérimentés...leur conseil, je ne le snobe pas, j'y réfléchis, même si ce n'est qu'un peu.
Pensez -vous qu'écrire au fur et à mesure est possible, tout en étant "sérieux" dans son écriture, son "travail" ? Je connais mon début, j'ai une petite idée de la fin...et c'est tout.  
 
Bon, j'imagine que dans mon cas, la seule solution pour répondre à cette question est de mener mon projet à terme, et de constater l'échec ou la réussite relative de la chose...mais pour vous, qui en avez fait peut-être fait l'expérience...vous en pensez quoi ?


 
Perso, j'écris tout d'un bloc sans trop réfléchir au rythme, à la respiration, à l'équilibre, j'écris comme ça vient sans réfléchir, scène après scène comme elles viennent. Elles finissent par trouver une cohérence d'elle même les petites. Ce qui fait que je me retrouve avec une truc d'environ 100 pages, illisible mais plein de bonne idée et généralement un bon enchaînement. Tu laisses mijoter plusieurs semaines sans y penser. Tu relis, la plupart du temps, tu trouve ça naze donc tu jettes :o
 
Et sinon, tu retravailles, tu retravailles, tu relaisses reposer puis tu le retravailles. Et quand t'as a marre, tu le files à lire à ta copine qui trouve ça trop naze et tu le jettes au rebut des oeuvres inpubliables :o

n°17910314
malkus
Posté le 24-03-2009 à 10:54:17  profilanswer
 


n°17910412
Profil sup​primé
Posté le 24-03-2009 à 11:04:07  answer
 

Tout dépend dans quel optique tu te places et ta démarche face à l'écriture. Si tu souhaites faire une oeuvre scénaristique cohérente avec une vrai histoire à raconter, il est évident qu'il te faut une base solide avec un plan détaillé. SF, Fantasy, Policier. Remarque Moorcook a réussi alors qu'il écrivit tous ses bouquins à la volée sans jamais se relire. Bon, il écrit comme un chien :o
 
Par contre, si tu écris quelque chose de simple mais où le style et le fond sont important, le scénario, le plan comptent beaucoup moins. C'est davantage, l'atmosphère, l'idée défendue, la respiration, le propos du bouquin. Pour rester dans le SF, les bouquins de Jack Vance sont des horreurs scénaristiques mais ils dégagent quelque chose de fort. Pareil pour des romans d'Hemingway ou Fitzerald, qui raconte souvent des histoires très simples mais avec un putain de style.
 
Perso, j'écris davantage pour l'écriture et pour défendre une idée que pour écrire une super histoire. Le scénario, j'en ai souvent aucune idée. J'ai une idée que je souhaite amenée et l'histoire va se dérouler tranquillement pour m'amener à la démontrer.

n°17910469
malkus
Posté le 24-03-2009 à 11:08:37  profilanswer
 


 
 
Dans l'idée c'est ça aussi. Le roman scénaristique -tiens, ce mot n'existe pas ?- à tiroirs m'intéresse moins, même si je lis la Couronne des 7 royaumes en ce moment, pour me détendre.

n°17910558
Profil sup​primé
Posté le 24-03-2009 à 11:15:20  answer
 

malkus a écrit :


 
 
Dans l'idée c'est ça aussi. Le roman scénaristique -tiens, ce mot n'existe pas ?- à tiroirs m'intéresse moins, même si je lis la Couronne des 7 royaumes en ce moment, pour me détendre.


 
Ouep et puis, faut écrire d'abord pour son plaisir. Tu peux te prendre la tête à vouloir faire quelque chose de bien mais bon :
 
1) Je pense que tu dénatures ce qui te vient vraiment et c'est dommage :o
2) t'as peut être juste pas le talent pour faire quelque chose de bien et donc non seulement t'auras pas faire quelque chose de bien mais en plus, t'auras pris aucun plaisir :o

n°17910631
malkus
Posté le 24-03-2009 à 11:22:14  profilanswer
 

Oui, il y a un équilibre à trouver entre le boulot/contrainte, et le plaisir. Mais en ce moment j'hésite pas à me faire mal...
 
L'écriture plaisir, j'ai de plus en plus l'impression qu'elle mène pas bien loin...mais je manque encore de recul pour pouvoir en parler.  
 
Je dirais qu'un truc qui est très agréable, c'est de penser à tous les livres qu'on a pas écrits...ils sont là, quelque part dans la tête, donc encore beaux, idéalisés, pas dénaturés par le travail...  ^^
C'est peut-être ça quelque part, s'oxygéner...et en ce moment j'y arrive pas
 
 

n°17910734
Profil sup​primé
Posté le 24-03-2009 à 11:29:32  answer
 

malkus a écrit :

Oui, il y a un équilibre à trouver entre le boulot/contrainte, et le plaisir. Mais en ce moment j'hésite pas à me faire mal...

 

L'écriture plaisir, j'ai de plus en plus l'impression qu'elle mène pas bien loin...mais je manque encore de recul pour pouvoir en parler.

 

Je dirais qu'un truc qui est très agréable, c'est de penser à tous les livres qu'on a pas écrits...ils sont là, quelque part dans la tête, donc encore beaux, idéalisés, pas dénaturés par le travail...  ^^
C'est peut-être ça quelque part, s'oxygéner...et en ce moment j'y arrive pas

 



 

En fait, je parle du processus créatif, de la première ébauche, du premier jet :o

 

Aprés, c'est clair que c'est une putain de galère pour pondre quelque chose de potable. Mais à trop vouloir "bien faire", tu perds quelque chose et tu finis par faire quelque chose de formaté, froid et stérile :o

 

Mon rythme d'écriture, c'est une à deux pages par semaine. C'est super lent :o

 

Mais je pense à ça en semaine, dans les transports, dans mon lit, quand je promène mon chien. Et quand je tiens la scène d'après, qui s'inscrit dans la logique et qui me tient à coeur, je lâche le bousin. Et des fois, j'ai des images qui me viennent et pareil, je les écris.

 

En ce moment, j'ai écris le pavé du début et la fin. Je cherche le fil conducteur qui m'a amené dans mon cerveau malade à penser une telle fin. Ce fil existe puisque j'y ai pensé mais faut le trouver et ça vient petit à petit. Et c'est jubilatoire quand ça sort.

 

C'est ça l'éjaculation littéraire hahaha !


Message édité par Profil supprimé le 24-03-2009 à 11:32:45
n°17910811
malkus
Posté le 24-03-2009 à 11:36:22  profilanswer
 

Ouais, il faut attention à pas tout lisser... et à pas perdre l'esprit des premiers jets, tout en les rendant "lisibles". C'est bien le problème ouais ... :sweat: . Je suis sur mon premier "roman" et sans compter le temps de gestation, j'ai commencé à l'écrire depuis un an. Depuis seulement deux ou trois mois, j'ai pu poser des bases, m'arrêter sur un prologue, terminer un chapitre I, puis un II...sur 25 pages quasiment terminées, comme je les voulais. Mais c'est rien du tout... :lol:

 

tu vois, question rythme, je suis pas mal non plus...


Message édité par malkus le 24-03-2009 à 11:39:04
n°17910864
malkus
Posté le 24-03-2009 à 11:40:58  profilanswer
 

T'es sur quel "genre" d'écriture ?

mood
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Posté le 24-03-2009 à 11:40:58  profilanswer
 

n°17910899
Profil sup​primé
Posté le 24-03-2009 à 11:43:57  answer
 

malkus a écrit :

T'es sur quel "genre" d'écriture ?

 

J'ai écrit des romans de fantasy quand j'étais jeune comme tout le monde. J'ai honte quand je les relis :o

 

Là, je suis sur quelque chose de plus personnel, j'adore les romanciers américains (Auster, Hemmingway, Fitzgerald, Fante...) de l'après-guerre, entre deux guerres. Ce côté très romantique et mélancolique. Je suis plus là-dedans. Après, tu fais ce que tu peux avec ce que t'as :o

 

Et toi ?


Message édité par Profil supprimé le 24-03-2009 à 11:44:24
n°17910995
malkus
Posté le 24-03-2009 à 11:51:24  profilanswer
 

J'aime le même genre de littérature que toi. Mais j'essaye d'écrire de la fantasy "intimiste". C'est plus un support pour exprimer quelque chose, parce que l'univers est terre à terre, et je ne projette pas du tout d'introduire de l'heroic fantasy là dedans...voilà, c'est à peu près ça.
Sinon j'aime vraiment beaucoup Paul Auster, et je n'arrête pas d'en lire. J'ai commencé par la Trilogie New Yorkaise, puis l'invention de la solitude, puis la nuit de l'oracle...et d'autres.
La seule fois où il m'a un peu déçu,  c'est avec Brooklyn Follies, j'ai pas été vraiment convaincu...

 

Jeune...c'était très jeune ? :)

Message cité 1 fois
Message édité par malkus le 24-03-2009 à 11:53:17
n°17911076
Profil sup​primé
Posté le 24-03-2009 à 11:57:17  answer
 

malkus a écrit :

J'aime le même genre de littérature que toi. Mais j'essaye d'écrire de la fantasy "intimiste". C'est plus un support pour exprimer quelque chose, parce que l'univers est terre à terre, et je ne projette pas du tout d'introduire de l'heroic fantasy là dedans...voilà, c'est à peu près ça.
Sinon j'aime vraiment beaucoup Paul Auster, et je n'arrête pas d'en lire. J'ai commencé par la Trilogie New Yorkaise, puis l'invention de la solitude, puis la nuit de l'oracle...et d'autres.
La seule fois où il m'a un peu déçu,  c'est avec Brooklyn Follies, j'ai pas été vraiment convaincu...
 
Jeune...c'était très jeune ? :)


 
Ah ué putain Brooklyn Folies... Je suis coincé au milieu sans trop savoir comment m'en sortir depuis un an   :whistle:  
 
J'ai pas compris, de la fantasy sans héroic-fantasy ? ça marche comment ? :o
 
Sinon, jeune oui, entre 11 ans (où j'ai écris 3 pages) jusqu'à 19-20 piges à peu prés. Après, j'ai découvert le sexe ( et la drogue ) et disons que ça a bouleversé mes centres d'intérêts  :sweat:

n°17911514
malkus
Posté le 24-03-2009 à 12:40:11  profilanswer
 

il me reste quarante pages de ce bouquin, depuis des mois...j'ai acheté moon palace aussi, qui s'annonce pas mal du tout, mais que j'ai pas encore commencé...je sais pas, ce Brooklyn, j'aurais du m'en méfier, mais rien n'a tilté. C'était le prix du roman Elle, lors de son année de parution. Même avec ça j'ai foncé.
 
Moi j'ai découvert la fantasy y a pas si longtemps, à 22 ans, un truc comme ça...donc après le sexe et bien après la drogue... :lol:
Mais il y a aussi des trucs sympas en fantasy, même si tu n'y trouveras pas ce que tu sembles chercher...ça, c'est sûr. J'ai commencé par Moorcock, souvent à la plage, jusque dans l'hiver. Puis j'ai lu la Horde du Contrevent, je sais pas si tu en as entendu quelque chose, mais sans être la révolution (évidemment) qu'on te vend en quatrième de couverture, c'est une lecture originale et plutôt prenante...
 
La je suis aussi tenté par les auteurs sud américains contemporains, je cherche des trucs sympas de ce côté là : j'ai essayé Vilma Fuentes, Cesar Aira, mais pas grand chose d'eux dans les rayons ...
 
 

n°17912289
Profil sup​primé
Posté le 24-03-2009 à 13:53:07  answer
 

malkus a écrit :

il me reste quarante pages de ce bouquin, depuis des mois...j'ai acheté moon palace aussi, qui s'annonce pas mal du tout, mais que j'ai pas encore commencé...je sais pas, ce Brooklyn, j'aurais du m'en méfier, mais rien n'a tilté. C'était le prix du roman Elle, lors de son année de parution. Même avec ça j'ai foncé.
 
Moi j'ai découvert la fantasy y a pas si longtemps, à 22 ans, un truc comme ça...donc après le sexe et bien après la drogue... :lol:
Mais il y a aussi des trucs sympas en fantasy, même si tu n'y trouveras pas ce que tu sembles chercher...ça, c'est sûr. J'ai commencé par Moorcock, souvent à la plage, jusque dans l'hiver. Puis j'ai lu la Horde du Contrevent, je sais pas si tu en as entendu quelque chose, mais sans être la révolution (évidemment) qu'on te vend en quatrième de couverture, c'est une lecture originale et plutôt prenante...
 
La je suis aussi tenté par les auteurs sud américains contemporains, je cherche des trucs sympas de ce côté là : j'ai essayé Vilma Fuentes, Cesar Aira, mais pas grand chose d'eux dans les rayons ...
 
 


 
Oué mais la Horde du Contrevent fait figure d'OVNI, c'est clair. Lecture ardue quand même, j'ai eu du mal vers la fin et j'ai pas eu le courage d'une seconde lecture. Moi, la fantasy, j'ai laissé tomber avec souvent l'impression qu'on cherche parfois à faire du volume avant tout :o

n°17935741
malkus
Posté le 26-03-2009 à 11:56:30  profilanswer
 

Oui c'est sûr. Ca me sert de lecture vide tronche en fait. Sauf cas exceptionnels. Il paraît que Guy Gavriel Kay par exemple, ça vaut quelque chose. Je sais jamais trop à qui me fier pour la fantasy donc j'en achète peu, mais il y a des noms qui circulent et qui mettent plus ou moins les gens d'accord : Holdstock...par exemple. J'en connais vraiment pas beaucoup, mais je découvre. En général, j'évite les B******nne comme la peste, mais il y a surement quelques titres qui valent le détour...

n°17959955
yaezakura
Posté le 28-03-2009 à 21:58:56  profilanswer
 

Bonjour, ou bien bonsoir la compagnie ! Alors j'ai finis ma nouvelle...On pourrai surtout appelais ça un "compte philosophique " ... Je vous montre le premier chapitre en espérant avoir  des critiques construite : cordialement Youna !

 


Une lettre d’espoir
 
 
 
 
« Mon fils, aujourd’hui j’ai réussi ce  que personne n'a fait auparavant. J’ai pris un radeau et j’ai franchi les mers infranchissables, il y a eu une grosse tempête,  mon radeau s’est brisé, j’ai failli mourir mais un brave homme  m’a secourue.
Cet homme  se nomme « Soungila »,  c’est un habitant du peuple du Renard, il m’a gracieusement accueillie dans sa tribu. Il ne s’agit pas d’indigènes, mais de personnes ayant des cultures différentes des nôtres.
Soungila et son peuple sont des êtres mystérieux.
 
 
Kawa, mon tendre fils, tu diras  à ton père de ne pas perdre espoir,  que je suis heureuse là-bas .Je ne rentrai pas de sitôt car je me rends compte qu’il me reste encore beaucoup à apprendre : à côté d’eux,  nous ne sommes que des apprentis dans la vie. Rassure ton père, je compte sur toi car je sais qu’il est plus fragile que toi !
J’ignore  combien de temps je resterai dans une tribu comme celle-ci, peut-être dix ans,  peut-être quinze …Qui sait ? Tu as le droit d’être en colère. Moi aussi je le serais si ma mère avait fait ça !
Mais je t’en prie,  rassure ton père.
 
                                     Yumi, ta mère qui t’aime.
 
Post-scriptum : n’essaie pas de me rechercher, tu en périrais.
                           Empêche ton père de tomber dans la folie.
                          Reste en vie quoi qu’il arrive.
                         Pardonne- moi de t’avoir donné des nouvelles si tard.
                       Un jour je te reverrai !
                       Fais-moi confiance !
                      Je ne pourrai sans doute pas te réécrire  car le papier est rare.
                     Ne crois pas que je t’aie abandonné.
                    Et comme le dit un proverbe de là-bas :
                  Si le vent souffle c’est que je pense à toi. »
 
 
Kawa relut la lettre plusieurs fois. Sa mère se moquait donc de lui ? Elle paraissait s’inquiéter plus de son père que de lui-même.
Mais elle avait raison, depuis qu’elle avait  voulu jouer les aventurières, son père était tombé  dans une terrible dépression et avait un comportement étrange !
 
Kawa était un garçon âgé de quatorze ans, il avait des cheveux noirs aux reflets d’or. Le plus étonnant chez Kawa était sans doute la longueur de son visage : au   début, cela paraissait choquant, mais si on le regardait de plus près, on le trouvait normal, vue la taille de ses yeux couleur vert pâle, une fois et demie plus grande que la norme. Kawa habitait Shrana, la ville voisine de Sana.
On racontait que, jadis,  Shrana et Sana étaient en fait deux sœurs.  Elles avaient  fait un pacte sanglant qui avait entraîné la mort de Sana. Or, sans Sana, Shrana devait mourir, tel était le pacte.
La légende racontait même que ces  deux filles étaient les créatrices du monde.
 
Kawa était assis par terre sur le sable rouge et chaud de la plage. Il se releva pour rentrer chez lui. En chemin, il vit une foule de gens, chose inhabituelle, car à Shrana le monde se faisait rare. Il y avait environ cent personnes, en cercle et elles semblaient toutes amusées de la chose qu’elles entouraient.
Par simple curiosité, Kawa se faufila à travers les gens pour savoir ce qui était  si hilarant.
Il ne réussit pas à voir la personne mais il put entendre :
-         Je vous jure que dans mon sommeil, Sana et Shrana m’ont parlé.
-         Mais tu délires ! lança une voix parmi la foule. Ici tout le monde sait que les créatrices n’apparaissent à personne en rêve.
-         Elles m’ont même dit qu’elles vivaient dans un autre monde.
-         Arrête, cria une femme, arrête, Maito !
-         Et pour aller dans ce monde, reprit l’homme, il faut aller dans le désert de l’oubli.
 
Maito était le père de Kawa. L’ayant reconnu, celui-ci le saisit par le bras. La
 foule se mit à rire aux éclats en voyant le fils disputer le  père. Kawa subissait la

 

plus grande humiliation de toute sa vie !
-         Es-tu fou ? demanda Kawa, quand il fut loin du monde qui se moquait d’eux.
-         Alors même, toi, tu ne me crois pas ?
-         Enfin papa, tu sais bien que ce n’est pas vrai.
-         Je te jure, Kawa, je te jure ! Maito le regardait d’un air triste.
-         Ecoute papa, elle me manque aussi, mais ne sombre pas dans la folie je t’en prie.
-         Mais je ne mens pas !
   Kawa lui tendit la lettre écrite par sa mère. Maito la lut lui aussi plusieurs fois   puis il se mit à sangloter.
-         Papa je t’en supplie !
 
Kawa rentra chez lui, les yeux pleins de larmes. Il se mit au lit en espérant  oublier un peu dans une bonne nuit de sommeil. Il ne tarda pas à dormir profondément.
 
 
 
Au loin une ombre avançait, elle grossissait au fur et à mesure de ses pas… L’ombre était un homme au visage panthère, il portait un pendentif en forme d’étoile. Dessus,  était inscrit : Tsuka. Une légère note de musique planait au dessus de lui, un accord de  «  ré » et de «  do ». L’homme leva la main un peu en colère et cria :
-        hikiwake !
 
Le ciel se brouilla, un long brouhaha se fit entendre. Mais soudain le ciel s’ouvrit comme en colère. Et un homme sortit du ciel.
-         Bonjour Tsuka ! cria-t-il, toujours en l’air.
-         Bonjour Simka, j’aurais besoin d’un de tes conseils.
-         Que donneras- tu, en échange ? demanda Simka d’un air malicieux.
-         Que veux-tu ? Tsuka se gratta le menton d’un air perplexe, il savait que Simka était un être divin.
-         Je veux que tu m’offres un arbre !
 
Tsuka faillit s’étrangler à cette  réponse. Après tout un être divin pouvait avoir
ce qu’il voulait.
-         Mais pas n’importe quel arbre, insista Simka, tandis qu’un grand sourire apparaissait sur son visage …
-         Quel genre d’arbre ?
-         Un chêne !
 
Tsuka tremblait de rage. Ils se situaient tous deux dans un immense champ de chênes, et voilà que cet être divin lui demandait « un chêne ». Il  prit son sabre et  s’apprêta à couper l’arbre demandé.
-         Sans ton sabre ! imposa l’être divin.
-         Avec quoi alors ? Tout de même pas à la main, répondit-il d’un air féroce.
         
Simka fit apparaître  une sorte de pelle avec des pics au bout du manche.   Tsuka s’en empara en ravalant sa fierté. Et il creusa au pied d’un arbre pour essayer de le déraciner, mais le chêne avait pris racine bien loin. Finalement Tsuka laissa tomber la pelle à terre, réalisant qu’il saignait.
-         J’en peux  plus,  s’exclama-t-il.
-         En faisant ce geste, tu m’as prouvé  ta détermination, quelle est ta question ?
-         Où se trouvent les fondatrices de notre terre ?
-         Au ciel.
-         Simka, cria Tsuka,  tous les êtres divins vont quelque part ! Regarde mes mains, dans quel état elles sont,  à cause de toi !
-         Tu veux une réponse, qui te dit qu’elles seront à ton goût ?
-         Je suis prêt à affronter la vérité.
-         Sana et Shrana sont dans un autre monde.
-         Où trouver ce monde ?
-         Il est vers le désert de l’oubli.
 
Soudain, tout se troubla, Simka et Tsuka devinrent flous, les accords des notes
« ré » et « do » entrèrent en dissonance  avec l’atmosphère créée auparavant.
 
 
 
 
Kawa se réveilla en sursaut, son lit était mouillé de sueur. « Quel étrange rêve » se dit-il, en regardant la lune. Il sortit prendre l’air.  Dehors, tout était plongé dans un noir intense, seules les étoiles donnaient un peu de vie à cette obscurité pesante. Derrière lui, il entendait des bruits de pas, il se retourna mais ne vit rien. Pourtant ceux-ci n’avaient pas disparu. D’ailleurs, à ces bruits inquiétants vinrent se mêler des rires froids et sadiques. Il se retourna de nouveau… toujours personne. Alors, au bout d’un instant, il dit tout de même :
-         Qui est là ?
 
 Evidement personne ne répondit. Terrorisé,   il repartit en courant vers sa maison. Il pénétra dans la petite pièce qui était éclairée avec une bougie.
-        Papa ! cria-t-il… Personne ne répondit
-         Papa ! cria t-il de plus bel.

 


                   Kawa se précipita dans la chambre de son père. Personne ! Alors il chercha partout, celui-ci avait bel et bien disparu. Il finit sa nuit dans l’angoisse et la peur.
 
Au petit matin, il faisait doux, l'air était léger, Kawa fut poussé hors du sommeil par les chants joyeux des oiseaux, manifestement de bonne humeur, ce qui n’était pas son cas. Il sortit de chez lui, sachant que son père n’était pas revenu. Il marcha sans interruption, pendant quelques kilomètres et arriva dans une forêt qui se nommait « Palancar ». Il courut jusqu’au plus grand arbre, puis grimpa au sommet. De là, il pourrait voir jusqu'à l'horizon et peut-être repérer la petite silhouette de son père. Il s’assit sur  une grosse branche et cala son dos sur le tronc de l’arbre. Alors, dans un véritable état de transe, le regard lointain, le corps immobile,  pour échapper à son malheur, l’adolescent s’enfuit dans ses songes.
 
 
 
 
*
 
 


Message édité par yaezakura le 28-03-2009 à 21:59:35
n°17977096
d_niky
Posté le 30-03-2009 à 20:16:04  profilanswer
 

Bonjour à tous et toutes !
Je suis votre forum depuis quelques temps,les critiques littéraires ont l'air d'y être très constructives. Ça m'intéresse !
Serez vous happés par ce petit bout de roman que je suis en train d'écrire ? J'en sais trop rien.
Je suis en train de concevoir un blog afin d'en poster quelques morceaux de temps à autre.
N'hésitez pas à me dire ce qui ne vous plaît pas, (ce qui vous plaît aussi accessoirement ;D) on a toujours besoin de recul et d'un regard externe pour progresser.
 
D.Niky
 
 
__________________________
 
Prologue
 
Tout le monde, je dis bien tout le monde. L’intégralité de mon entourage me croit totalement et absolument abrutie. J’ignore à quelle période remonte cette croyance. Je sais que je suis une jeune fille parfois sensible. Très souvent naïve. Mais une chose est certaine, je ne mens jamais. Et pourtant Charles, mon propre père.  -Ton ex mari, n’a jamais voulu me croire. Je demeure seule. Alors à toi ma très chère maman. J’envoie ce courrier depuis Nantes. J’espère que tu accepteras de croire ce que tu liras dans le contenu de cette clé USB.
Tu es si loin, tu me manques tellement. Je t’aime infiniment. Ta petite fille à qui tu manques énormément.  
 
Sophia Kirlian
 
 
 
 
Autant que je sache, depuis que tu es partie… Je ne me suis jamais réellement intégrée au sein de ma nouvelle famille. Papa a tout fait pour que je m’habitue à la nouvelle vie qu’il mène avec Sarah. La belle et mystérieuse Angevine. Tu te rappelle sans doute de cette jeune femme au teint frais et parfumé. Je t’avais envoyé quelques photos. Ses longues boucles dorées contrastent parfaitement avec ses iris d’un bleu proche du pastel. Quelques petits points de rouille viennent se perdre sur ses joues  charnues. Non vraiment, papa a du goût en matière de femmes. Je suis pourtant bel et bien certaine de ma sexualité mais je dois l’avouer. Sarah est une femme ravissante et très élégante.
 
Les premiers mois, Sarah et moi nous entendions à la perfection. Elle me déposait à la fac tous les matins, ce qui m’évitait accessoirement d’avoir à subir le chauffeur bavard de papa. Elle était aux petits soins avec moi. Peut-être trop. De par mon expérience personnelle avec certaines de mes amies, j’ai appris à me méfier de certaines attitudes et je sais désormais repérer lorsqu’une action est saine ou calculée. Je ne m’étais pas trompée. Avec le temps, Sarah s’éloigna de moi. Elle s’appropria totalement papa et au final, lui aussi se désintéressa progressivement de sa propre fille.
C’est ainsi que j’ai décidé de me débrouiller seule. Sortir du schéma protecteur dans lequel papa m’élevait depuis des années. Tu te rends compte ? Depuis que j’ai l’âge d’aller à l’école je n’ai jamais eu le plaisir de prendre le tramway ! Je ne connais ce plaisir que depuis mon entrée au lycée. Au pire je suis déjà montée dedans une fois ou deux avec quelques amies. Mais quand même. J’ai toujours trouvé papa trop protecteur. En agissant ainsi, il ne se rend pas compte qu’il m’a privée de beaucoup de choses.
 
Cette année scolaire est très difficile. Les professeurs ne cessent de se mettre en grève et l’économie globale dans le monde ne cesse de se dégrader. Je pense que tu l’auras certainement remarqué toi qui vis au cœur de Londres. Si tout cela continue, je me demande si je ne vais pas demander à papa de m’envoyer étudier au Japon. C’est vrai. Quitte à apprendre, autant le faire dans un pays que j’ai toujours apprécié. Non pas que je renie mes propres racines mais l’ambiance politique du pays se fait stagnante ici. Les choses trainent et s’enlisent. La colère des français monte de jours en jours et rien n’est fait concrètement afin de l’apaiser. Bref, j’arrête car la politique est un sujet que je n’apprécie pas spécialement.
 
Tu te souviens très certainement de John, mon ami d’enfance. Il habitait à Châteaubriant. Depuis quelques années il est revenu sur Nantes et je dois avouer qu’il me plaît plus que jamais. Sa petite tête blonde s’est changée en un magnifique brun ténébreux. Je ne sais qui te donner comme référence…  Prenons Johny Depp ou Keanu Reeves veux tu ? Quoi qu’après réflexion, Keanu se dégrade de jours en jours. Laisse tomber. Je ne comprendrais jamais comment des enfants aux cheveux si blonds peuvent obtenir une couleur si différente en grandissant. Je vais avoir mes dix-neuf ans cette année. Il doit en avoir à peine un de plus que moi. Je n’ai jamais compris pourquoi on s’était perdus de vue. La distance sans doute.
 
Je crois que je m’éloigne un petit peu du sujet de cette longue lettre. Je t’écris pour partager avec toi un vécu très étrange. Je ne peux pas être sure qu’il s’agisse bel et bien d’un rêve. C’est tellement réel lorsque ça se produit, et de plus ça m’arrive régulièrement ! Je ne peux pas vraiment savoir. J’ai peut-être cru savoir… Je ne sais plus. La dernière fois que j’ai vécu ça, c’était Samedi dernier. Voici l’un de ces rêves « éveillé ».  
Comme souvent à Nantes, le temps était mitigé cet après midi. Quelques faibles éclaircies peinaient à déchirer un voile opaque et massif. Je m’apprêtais à nourrir mon chat lorsque je l’ai aperçu perché sur la palissade à l’arrière de notre immense jardin. Je suis immédiatement sortie pour l’appeler mais j’ai eu comme une sensation étrange. Tout était réel mais certains éléments me semblaient irréels, totalement improbables. Les arbres avaient des couleurs flashantes et leurs branches semblaient bouger comme si ils étaient vivants. Je ne sais pas pourquoi mais le chat a été effrayé par quelque chose. Il a hérissé ses poils d’un coup et a sauté de l’autre côté de la palissade. J’ai tenté de le rattraper mais il était sans doute déjà loin. Je sais ce que tu va penser. Je me refais la petite Alice et son fameux lapin blanc. Mais non, tu verras bien. J’ai observé furtivement l’extérieur de la palissade avant de distinguer deux personnes en train de discuter dans la rue d’en face. Un vieil homme barbu d’une quarantaine d’année était en pleine discussion avec une femme à l’apparence disproportionnée. Comment dire, c’était comme si une drôle de créature avait été au magasin du coin et avait demandé au vendeur un costume « miss Hélène vingt-huit ans environ brune-châtain aux yeux verts ». Bref, tu me comprendras.  Cette femme n’avait pas la morphologie d’un être humain.
 
Je m’avançai vers les deux individus et leur demandai poliment s’ils n’avaient pas vu passer un petit chat blanc aux yeux verts saphir. La dame étrange possédait un léger embonpoint. Elle stoppa son dialogue et s’adressa à moi dans une langue que je peinais à comprendre. On aurait dit une sorte de créole, un patois mêlé de quelques mots français. Son teint pâle et transpirant me rappelait Blanche neige tant ses cheveux étaient lisses et sombres.
-Maki bou kara cha ? Me lança-t-elle en remuant des lèvres rouges et charnues.
Je dois avouer que je n’ai dans l’immédiat absolument rien compris.  
-Je vous demande pardon madame ? Ajoutai-je poliment.
Le vieil homme qui m’observait attentivement ne tarda pas à exprimer son envie du moment. Exploser de rire comme un abruti. La situation commençait à fortement me perturber. Je ne voyais aucun passant, l’ambiance me semblait pesante. Presque étouffante. L’homme âgé après avoir soulagé copieusement ses zygomatiques s’excusa auprès de moi.
-Je suis désolé mademoiselle. Je n’aurais pas du rire ainsi. Mais il est tellement rare d’observer des gens ne connaissant pas encore le créole Nantais. C’est très amusant. Cette femme vient de vous demander la taille de votre chat. Je vais lui répondre à votre place si vous voulez [...]


Message édité par d_niky le 30-03-2009 à 20:39:11
n°17984357
yadae365
Posté le 31-03-2009 à 12:10:45  profilanswer
 

 
pour YAEZAKURA
 
La lettre en premier je n'aime pas trop.
 
MERCI D'indiquer quand des passages sont sautés
En rouge ce qui fait amateur.
 
 
 
Mon fils, aujourd’hui j’ai réussi ce  que personne n'a fait auparavant. J’ai pris un radeau et j’ai franchi les mers infranchissables, il y a eu une grosse tempête,  mon radeau s’est brisé, j’ai failli mourir mais un brave homme  m’a secourue.
Cet homme  se nomme « Soungila »,  c’est un habitant du peuple du Renard, il m’a gracieusement accueillie dans sa tribu. Il ne s’agit pas d’indigènes, mais de personnes ayant des cultures différentes des nôtres.
Soungila et son peuple sont des êtres mystérieux.
 
 
Kawa, mon tendre fils, tu diras  à ton père de ne pas perdre espoir,  que je suis heureuse là-bas .Je ne rentrai pas de sitôt car je me rends compte qu’il me reste encore beaucoup à apprendre : à côté d’eux,  nous ne sommes que des apprentis dans la vie. Rassure ton père, je compte sur toi car je sais qu’il est plus fragile que toi !
J’ignore  combien de temps je resterai dans une tribu comme celle-ci, peut-être dix ans,  peut-être quinze …Qui sait ? Tu as le droit d’être en colère. Moi aussi je le serais si ma mère avait fait ça !
Mais je t’en prie,  rassure ton père.
 
                                     Yumi, ta mère qui t’aime.
 
Post-scriptum : n’essaie pas de me rechercher, tu en périrais.
                           Empêche ton père de tomber dans la folie.
                          Reste en vie quoi qu’il arrive.
                         Pardonne- moi de t’avoir donné des nouvelles si tard.
                       Un jour je te reverrai !
                       Fais-moi confiance !
                      Je ne pourrai sans doute pas te réécrire  car le papier est rare.
                     Ne crois pas que je t’aie abandonné.
                    Et comme le dit un proverbe de là-bas :
                  Si le vent souffle c’est que je pense à toi. »
 
 
Kawa relut la lettre plusieurs fois. Sa mère se moquait donc de lui ? Elle paraissait s’inquiéter plus de son père que de lui-même.  
Mais elle avait raison, depuis qu’elle avait  voulu jouer les aventurières, son père était tombé  dans une terrible dépression et avait un comportement étrange ! cette phrase est trop découpée  
Kawa était un garçon âgé de quatorze ans, il avait des cheveux noirs aux reflets d’or. Le plus étonnant chez Kawa était sans doute la longueur de son visage : au   début, cela paraissait choquant, mais si on le regardait de plus près, on le trouvait normal, vue la taille de ses yeux couleur vert pâle, une fois et demie plus grande que la norme. Kawa habitait Shrana, la ville voisine de Sana. on parle de ville puis de fille alors qu'on etait sur la disparition de la mere ??On racontait que, jadis,  Shrana et Sana étaient en fait deux sœurs.  Elles avaient  fait un pacte sanglant qui avait entraîné la mort de Sana. Or, sans Sana, Shrana devait mourir, tel était le pacte.  
La légende racontait même que ces  deux filles étaient les créatrices du monde.
 
Kawa était assis par terre sur le sable rouge et chaud de la plage. Il se releva pour rentrer chez lui. En chemin, il vit une foule de gens, chose inhabituelle, car à Shrana le monde se faisait rare. Il y avait environ cent personnes, en cercle et elles semblaient toutes amusées de la chose qu’elles entouraient.  
Par simple curiosité, Kawa se faufila à travers les gens pour savoir ce qui était  si hilarant.
Il ne réussit pas à voir la personne mais il put entendre :
-         Je vous jure que dans mon sommeil, Sana et Shrana m’ont parlé.
-         Mais tu délires ! lança une voix parmi la foule. Ici tout le monde sait que les créatrices n’apparaissent à personne en rêve.
-         Elles m’ont même dit qu’elles vivaient dans un autre monde.
-         Arrête, cria une femme, arrête, Maito !
-         Et pour aller dans ce monde, reprit l’homme, il faut aller dans le désert de l’oubli.  

n°17987376
yadae365
Posté le 31-03-2009 à 16:27:08  profilanswer
 

Pour D' Niky  
J'aime bien l'écriture. cela se lit facilement.
 
 
Par contre certains passage me plaise moins, on se demande ce que cela vient faire dans l'histoire, par exemple :
 
La belle et mystérieuse Angevine. Tu te rappelle sans doute de cette jeune femme au teint frais et parfumé. Je t’avais envoyé quelques photos. Ses longues boucles dorées contrastent parfaitement avec ses iris d’un bleu proche du pastel. Quelques petits points de rouille viennent se perdre sur ses joues  charnues. Non vraiment, papa a du goût en matière de femmes. Je suis pourtant bel et bien certaine de ma sexualité mais je dois l’avouer. Sarah est une femme ravissante et très élégante.  
 
Ce passage cité est plutot bizarre et on se demande si le livre va s'orienter sur un porno.
 
Pour le passage ci dessous c'est pareil un peu maladroit  :
Je ne sais qui te donner comme référence…  Prenons Johny Depp ou Keanu Reeves veux tu ? Quoi qu’après réflexion, Keanu se dégrade de jours en jours. Laisse tomber. Je ne comprendrais jamais comment des enfants aux cheveux si blonds peuvent obtenir une couleur si différente en grandissant. Je vais avoir mes dix-neuf ans cette année. Il doit en avoir à peine un de plus que moi. Je n’ai jamais compris pourquoi on s’était perdus de vue. La distance sans doute.  
 
Je crois que je m’éloigne un petit peu du sujet de cette longue lettre.
 
 
 
 
bof bof et repetitif ci dessous :
Je ne peux pas être sure qu’il s’agisse bel et bien d’un rêve. C’est tellement réel lorsque ça se produit, et de plus ça m’arrive régulièrement ! Je ne peux pas vraiment savoir. J’ai peut-être cru savoir… Je ne sais plus. La dernière fois que j’ai vécu ça,  
 
reel ou pas reel ????????? maladroit un peu
 
Tout était réel mais certains éléments me semblaient irréels, totalement improbables
 
 
 
 

n°17988970
d_niky
Posté le 31-03-2009 à 18:09:43  profilanswer
 

Bonjour Yadae365
 
Merci de m'avoir lue !  :jap:  
Je parle d'une mystérieuse Angevine car elle tient une place plus ou moins importante dans le roman. C'est la belle maman de l'héroïne. Elle apparaitra progressivement, il fallait que je trouve un moment pour l'introduire, donc autant le faire dès le départ ! ^^ La description est un peu osée mais c'est que l'héroïne avait autrefois une sorte de fascination pour sa belle mère. Elle lui portait un respect démesuré. D'où ces adjectifs quelque peu mielleux à la limite de la flatterie.
L'héroïne l'appréciait beaucoup par le passé mais la relation s'est dégradée. Cette période est antérieure a celle narrée dans le roman.
 
Pour son ami c'est vrai que je passe un peu du coq à l'âne avec la référence des acteurs et l'âge du jeune homme. Je vais remanier ça correctement merci beaucoup.
 
C'est vrai qu'à vouloir trop entretenir la limite entre le réel et le non-réel j'en fais un peu trop. C'est confus. Je retravaillerais ça également.
 
Merci bien pour tes conseils, j'en posterais un peu plus si ça intéresse des gens ! =)

n°17991675
yadae365
Posté le 31-03-2009 à 21:44:09  profilanswer
 

Je suis preneuse pour en lire un peu plus.
 
Je suis moi en pleine écriture mais je suis dans mon intrigue, mes rebondissements, et je ne travaillerais le style qu'après. je ne peux rien faire lire encore.
Mon souci c'est que si j'ai de nombreuses scenes et intrigues,si j'ai la fin de l'histoire,  il me manque encore des actions des rebondissements. Je ne suis qu'a  100 pages; Il me faut aussi apprendre a delayer l'histoire, a la rendre réelle avec des moments ordinaires entre les passages deja écrit .
Après il y aura la relecture.  et c'est seulement a ce moment la que je pense travailler mon style.
Mon souci aussi c'est que j'ai plus de 80 idées de roman differentes, et que j'ai 10 histoires en cours d'ecriture.
 
je fonctionne ainsi ; j'ecris sur mon histoire numero 1 mettons un mois, puis j'en ai assez, l'histoire ne m'inspire plus ou plutot une autre histoire m'appelle alors je change.
Je suis donc encore loin de terminer quoi que ce soit.
 

n°17996977
Profil sup​primé
Posté le 01-04-2009 à 10:26:28  answer
 

yadae365 a écrit :


 
Je suis moi en pleine écriture mais je suis dans mon intrigue, mes rebondissements, et je ne travaillerais le style qu'après. je ne peux rien faire lire encore.
Mon souci c'est que si j'ai de nombreuses scenes et intrigues,si j'ai la fin de l'histoire,  il me manque encore des actions des rebondissements. Je ne suis qu'a  100 pages;  


 
Juste en passant, il y a des prix Nobel pour des histoires de 80 pages :)
Le plus important, c'est que l'histoire se suffise à elle-même. Ni trop ni trop peu :o
 

yadae365 a écrit :


Mon souci aussi c'est que j'ai plus de 80 idées de roman differentes, et que j'ai 10 histoires en cours d'ecriture.
 
je fonctionne ainsi ; j'ecris sur mon histoire numero 1 mettons un mois, puis j'en ai assez, l'histoire ne m'inspire plus ou plutot une autre histoire m'appelle alors je change.
Je suis donc encore loin de terminer quoi que ce soit.


 
Pourquoi ne t'essaie-tu pas aux nouvelles ? C'est excellent pour travailler la synthèse, la narration et le style, surtout le style :o
Une fois terminée, s'il y en a une qui se rappelle à toi malgré le fait qu'elle soit terminée, tu pourras alors envisager d'en faire quelque chose de plus conséquent :)
Par contre, un point que je ne comprends, c'est comment tu arrives à travailler le style à posteriori ?


Message édité par Profil supprimé le 01-04-2009 à 10:28:52
n°18002429
yadae365
Posté le 01-04-2009 à 18:05:36  profilanswer
 

Pour répondre à ta question sur l'écriture du style à posteriori :  
Cela équivaut surement a plus de 50 relectures, au moins.
J'écris d'abord des passages de mon roman, des scènes que j'ai en tête. j'étoffe encore et encore.  
Seulement plus tard, je verrais les tournures de phrase et tout ce que j'appelle style.
Je me sers d'ailleurs énormément de ce que je lis dans ce forum pour reperer mes erreurs qui sont les même que celle des autres.
 
Je n'aime pas tellement les nouvelles, ce que j'aime c'est le dépaysement d'un livre ou on part loin.
Enfin  et surtout entre ce que j'ai en tête et ce que j'écris il y a un monde, et encore des pages a écrire.

n°18004757
yaezakura
Posté le 01-04-2009 à 21:08:50  profilanswer
 

yadae365 a écrit :


pour YAEZAKURA

 

La lettre en premier je n'aime pas trop.

 

MERCI D'indiquer quand des passages sont sautés
En rouge ce qui fait amateur.

  

Mon fils, aujourd’hui j’ai réussi ce  que personne n'a fait auparavant. J’ai pris un radeau et j’ai franchi les mers infranchissables, il y a eu une grosse tempête,  mon radeau s’est brisé, j’ai failli mourir mais un brave homme  m’a secourue.
Cet homme  se nomme « Soungila »,  c’est un habitant du peuple du Renard, il m’a gracieusement accueillie dans sa tribu. Il ne s’agit pas d’indigènes, mais de personnes ayant des cultures différentes des nôtres.
Soungila et son peuple sont des êtres mystérieux.
 
 
Kawa, mon tendre fils, tu diras  à ton père de ne pas perdre espoir,  que je suis heureuse là-bas .Je ne rentrai pas de sitôt car je me rends compte qu’il me reste encore beaucoup à apprendre : à côté d’eux,  nous ne sommes que des apprentis dans la vie. Rassure ton père, je compte sur toi car je sais qu’il est plus fragile que toi !
J’ignore  combien de temps je resterai dans une tribu comme celle-ci, peut-être dix ans,  peut-être quinze …Qui sait ? Tu as le droit d’être en colère. Moi aussi je le serais si ma mère avait fait ça !
Mais je t’en prie,  rassure ton père.
 
                                     Yumi, ta mère qui t’aime.
 
Post-scriptum : n’essaie pas de me rechercher, tu en périrais.
                           Empêche ton père de tomber dans la folie.
                          Reste en vie quoi qu’il arrive.
                         Pardonne- moi de t’avoir donné des nouvelles si tard.
                       Un jour je te reverrai !
                       Fais-moi confiance !
                      Je ne pourrai sans doute pas te réécrire  car le papier est rare.
                     Ne crois pas que je t’aie abandonné.
                    Et comme le dit un proverbe de là-bas :
                  Si le vent souffle c’est que je pense à toi. »
 
 
Kawa relut la lettre plusieurs fois. Sa mère se moquait donc de lui ? Elle paraissait s’inquiéter plus de son père que de lui-même.
Mais elle avait raison, depuis qu’elle avait  voulu jouer les aventurières, son père était tombé  dans une terrible dépression et avait un comportement étrange ! cette phrase est trop découpée
Kawa était un garçon âgé de quatorze ans, il avait des cheveux noirs aux reflets d’or. Le plus étonnant chez Kawa était sans doute la longueur de son visage : au   début, cela paraissait choquant, mais si on le regardait de plus près, on le trouvait normal, vue la taille de ses yeux couleur vert pâle, une fois et demie plus grande que la norme. Kawa habitait Shrana, la ville voisine de Sana. on parle de ville puis de fille alors qu'on etait sur la disparition de la mere ??On racontait que, jadis,  Shrana et Sana étaient en fait deux sœurs.  Elles avaient  fait un pacte sanglant qui avait entraîné la mort de Sana. Or, sans Sana, Shrana devait mourir, tel était le pacte.
La légende racontait même que ces  deux filles étaient les créatrices du monde.
 
Kawa était assis par terre sur le sable rouge et chaud de la plage. Il se releva pour rentrer chez lui. En chemin, il vit une foule de gens, chose inhabituelle, car à Shrana le monde se faisait rare. Il y avait environ cent personnes, en cercle et elles semblaient toutes amusées de la chose qu’elles entouraient.
Par simple curiosité, Kawa se faufila à travers les gens pour savoir ce qui était  si hilarant.
Il ne réussit pas à voir la personne mais il put entendre :
-         Je vous jure que dans mon sommeil, Sana et Shrana m’ont parlé.
-         Mais tu délires ! lança une voix parmi la foule. Ici tout le monde sait que les créatrices n’apparaissent à personne en rêve.
-         Elles m’ont même dit qu’elles vivaient dans un autre monde.
-         Arrête, cria une femme, arrête, Maito !
-         Et pour aller dans ce monde, reprit l’homme, il faut aller dans le désert de l’oubli.

 


Oi ! Merci d'avoir pris le temps de répondre ^^ , pour la lettre en premier se son tes gouts donc ...Cela ne m'inquiète guère ... Et pour le peut que tu as souligné en rouge je suis très contente car je suis encore jeune et je peut progresser( j'ai que 15 ans )  ...Et surtout , surtout :

 

Personne ne m'a reprocher mon orthographe  =D merci encore ( je suis anciennement Youna And Jinnas  =D )


Message édité par yaezakura le 01-04-2009 à 21:12:35
n°18064011
dreamer57
Posté le 07-04-2009 à 14:51:19  profilanswer
 

Bonjour à tous !  
Dans la catégorie essai de premier texte de premier roman d'un premier jet, voilà ma contribution. Je précise certaines choses :  
1) Les noms choisis étaient parmis les plus courants à cet époque là
2) Le genre : tout au long de l'histoire, on va tendre vers le genre Steampunk ( plus d'info sur : http://fr.wikipedia.org/wiki/Steampunk ), en résumé: des technologies de nos jours ou futuristes transposées au XIXème siècle. Globalement, pour mon récit, l' Histoire est respectée jusqu'à la date du début du roman (Septembre 1899), puis c'est la divergence ( séparation avec l'Histoire réelle ).
 
C'était tout pour l'introduction, et maintenant, le texte :  
 
1899, Septembre, au sud de Belfort à l‘approche du Jura.  Un dirigeable volait droit vers la montagne. Dans la cabine : 2 passagers. Un vieil homme, tiré à épingles dans un costume gris pour cette journée particulière, regardait debout le paysage par le grand hublot en s‘appuyant sur sa canne, son profil droit restant caché à la vue du deuxième passager. À sa gauche, une femme en robe longue et noire était assise sur une banquette confortable, toute bleu nuit assortit de décorations fleuries et dorées.  La jeune demoiselle semblait impatiente: « Puis-je enfin savoir précisément quelle sera ma mission au près de ces enfants? Demanda-t-elle
 - Les rendre humains! Répondit le directeur.
 - Pardon? S’étonna-t-elle.
 - Ce ne sont pas des enfants…ordinaires. Nous avons la chances, et parfois la malchance, de regrouper les plus brillants enfants du pays. L’école des Monts rassemble l’élite intellectuelle de la jeunesse…
 - Mais le problème est que…?  Insista la jeune femme.
 - À force de les garder entre l’élite, ils se déshumanisent, ils n’ont plus aucune relation sociale normale. Ils n’ont quasiment pas de sentiments vis-à-vis des personnes qui ne sont pas … de leur niveau. Par ailleurs certains deviennent complètement fou à lier et extrêmement dangereux. Il y a quelques mois, l’un de nos lauréats est partis en Allemagne, car l’armée allemande avait lancé un concours pour de nouvelles armes. Il est donc parti fabriquer des armes!
 - Qu’est-il devenu? Interrogea la jeune femme.
 - Pff… souffla-t-il désespéré. Je n‘ai reçu aucunes nouvelles. Mais les autres, en voyant que l’industrie des armes intéresse beaucoup de monde, ils ont tous décidé de fabriquer des machines toutes plus meurtrières les une que les autres. Depuis ce changement, je ne peux plus me permettre de former des génies totalement asociaux voulant  détruire ceux qui ne font pas parti de leur élite. C’est pour ça que je vous ai engagé mademoiselle Durand. C’est d’ailleurs la première fois depuis la création de cette école qu’on engage quelqu’un pour surveiller et socialiser les enfants.  
 - Mais pourquoi ne faites-vous pas  ça vous-même monsieur Muller? S’indigna Durand.
 - Vous me donnez quel âge? »
Surpris, elle l’observa un bon moment, car il regardait toujours par le hublot, ne laissant que son profile gauche de visible: depuis le départ elle n’avait pas encore eu l’occasion d’être face à lui. Elle le regarda alors dans son ensemble: vieux, se reposant sur sa canne, des cheveux gris comme son costume et des mains squelettiques aux veines bleues saillantes. Puis, elle annonça: « Je dirais au moins 60 ans en toute honnêteté. »  Il eut un petit rire amer: « Je n’ai que 26 ans et ça fait seulement 3 ans que je dirige cette école. En tant qu’ancien élève, j’ai repris la direction après la mort du directeur. Il y a 2 ans, j’ai essayé  de faire votre boulot. J’ai donc été un sujet d’expérience pour l’un d’eux, Louis, un très bon biologiste et bon médecin en plus, mais qui a voulu jouer avec le feu. Il pensait avoir trouvé un élixir de jouvence, qu’il m’a fait boire… Et voilà donc le résultat avec seulement deux gouttes de son élixir: au lieu de rajeunir, j’ai vieilli. Il a quasiment triplé mon âge…Mais depuis il travaille jour et nuit pour trouvé un remède et me redonner ma jeunesse. En attendant, il m’a concocté une potion pour ralentir les effets du poison. Mais les effets persistent et je n’ai plus la force ni l’autorité nécessaire pour me faire obéir. Et vous pouvez me croire, j’ai suffisamment payé de ma personne… » Fini-t-il en s’asseyant sur la banquette en face de sa jeune employée, laissant enfin voir son profil droit: une plaque métallique couvrait un quart de son visage du front jusqu‘à la joue, un monocle doré faisant office d‘œil. La nouvelle gouvernante était stupéfaite, elle n’en croyait pas ses oreilles: « Vous plaisantez? Vous pensez que je vais croire une telle histoire? Et puis, ce ne sont que des enfants, à 12 ans créer un élixir de vieillesse et puis quoi encore? Et enfin, si vous êtes ici, qui surveille les enfants? Et comment … cela vous est arrivé? Demanda-t-elle surprise.
 - Oh! Ne les sous-estimez pas ! Ce serait là une énorme erreur de ne les voir qu’en tant qu’enfants. Vous verrez que certains et certaines sont bien plus adulte que les adultes eux-mêmes. Et puis, le jeune Louis n’a que 11 ans et il est très susceptible. Pour ce qui est de la surveillance en mon absence, j’ai mes petits espions, dit-il en touchant son monocle et un sourire en coin, mais ils ne suffiront pas. Quant à ce qui est arrivé à mon oeil… Un conseil: faites toujours attention à ce qu’ils font et à ce qu’ils vous disent.
 - Génial! Une bande de petits monstres à moi toute seule! Vous pourriez m’en dire un peu plus sur eux? Demanda Melle  Durand.
 - Le plus jeune a 10 ans et travaille à l’élaboration d’un gyrocoptère. Le plus vieux a 16 ans et travaille sur un pistolet à éclair. Au total, ils sont 12 à travailler dans des domaines très différents comme vous aurez l’occasion de la voir » déclara-t-il avec un grand sourire qui s’acheva sur une quinte de toux.  
La nouvelle gouvernante s’approcha du hublot: en cette journée de septembre, les montagnes du  Jura offrait sa roche grisâtre sous le soleil de ce début d‘après-midi. Les forêts de sapins s’étendaient sur des kilomètres à la ronde. Ici où là, quelques villages où seul le clocher d’une église dépassait les arbres. Le directeur alla vers l’avant de la cabine regarder à travers un autre hublot. « Voilà votre prochain lieu de résidence Melle Durand, s’exclama-t-il ». Elle s’approcha et vit une grande bâtisse accrocher à la montagne, mais avec le reflet du soleil, elle ne put voir que les contours de ce qu’il semblait être une ancienne forteresse.
 
  Le dirigeable s’amarra au pylône dressé sur la tour Nord de la bâtisse. Les passagers descendirent de l’appareil, la jeune femme aidant M. Muller. En se retournant, elle vit que les élèves s’étaient rassemblés en rang dans un coin de la tour hexagonale. Ils s’étaient alignés du plus petit au plus grand. « On dirait qu’il en manque un » remarqua Melle Durand en désignant un trou dans le rang. « Ne vous inquiétez pas, il arrive » affirma-t-il en jetant un coup d’œil derrière lui. La gouvernante suivi le regard du directeur et vit stupéfaite un petit bonhomme en habit de pilote descendre prudemment du dirigeable. « J’arrive, j’arrive ! » cria-t-il et se précipita pour aller combler le trou dans le rang des élèves. Les 12 élèves étaient donc alignés, bien en rang, dans leurs plus beaux habits. Mais une chose marqua Marie : aucun ne souriait, on aurait dit des poupées de cire sans expressions. Le directeur s’avança : « Les enfants! Voici Mademoiselle Marie Durand, elle sera votre gouvernante, elle s’occupera donc de vous et vous aidera dans vos différents projets. Faites lui bon accueil car elle va être avec nous pour un bon moment! Et maintenant, conduisez la à sa  chambre! » . Le rang se divisa en deux, et le premier garçon à la droite de Marie déclara sur un ton plus que formel, à la limite d’une caricature de major d’homme : « Si vous voulez bien me suivre mademoiselle Durand. Laissez donc vos valises ici, nous nous en occupons ». Et il descendit dans les escaliers juste derrière lui. Elle lui emboîta le pas dans le dédale de marches et de couloirs de cette immense demeure. Elle compris assez vite que ce qu’elle avait pris pour une forteresse, était en fait un gigantesque manoir. Des grandes fenêtres laissaient pénétrer une lumière brillante, éclairant de longs couloirs ocre orangés. La lumière devenait ainsi chaleureuse et les murs semblaient flamboyés d’une vie intérieure. Quelques minutes plus tard: « Voilà votre chambre » déclara le jeune garçon sur un ton totalement neutre en ouvrant la porte. Elle entra et découvrit sa chambre: tout de suite à sa gauche un petit bureau de secrétaire, contre le mur de gauche une grande armoire de chêne massif et joliment ouvragée donnait l’impression d’être à l’étroit, à gauche de celle-ci côté couloir, un grand tableau représentant un directeur dans son bureau en train d‘écrire. Face à elle, une fenêtre donnait sur l’une des cours intérieures et sur les autres parties du Manoir. À côté de la fenêtre, contre le mur de droite, un lit d’une place avec des grosses couvertures. Juste devant le lit une autre porte donnait sur une petite salle de bain: une grande baignoire, un lavabo et des toilettes. « Vous avez l’eau courante? S’étonna-t-elle.
 - Oui, et on a même l’eau chaude directement au robinet, répondit l’élève.
 - C’est génial!
 - Oui mademoiselle, comme tout ce que vous verrez ici, dit-il.»
En sortant de la salle de bain, elle fut surprise en voyant que ses valises étaient rangées en-dessous  du tableau, car elle n’avait rien entendu. Elle ouvrit sa première grosse valise: vide. Elle ouvrit ses autres valises: toutes vides. Elle se tourna vers l’élève: « Dis moi, petit bonhomme, où sont mes affaires? ». Il s’approcha d’elle, et comme il lui arrivé à peine au-dessus du nombril, il leva bien haut la tête pour la regarder dans les yeux: « Primo, le petit bonhomme s’appelle Jean. Secundo, vos affaires sont bien ici. » Répondit-il, sarcastique. La gouvernante réfléchit un instant puis ouvrit l’une des portes de l’armoire: toutes ses affaires y étaient déjà rangées. « Excuses moi Jean, je ne voulais pas… »En se retournant, elle ne vit personne. Une feuille était posée sur le bureau. En s’approchant, elle vit qu’il y avait un petit mot et une carte du manoir. Le mot disait: « Le directeur vous attend dans le Petit Salon ». Elle étudia la carte un moment puis s’en alla en refermant la porte. En se dirigeant vers le Petit Salon, elle remarqua que des ombres bougeaient derrière les autres fenêtres. Elle s’arrêta pour regarder plus attentivement: les petites silhouettes disparurent rapidement. Les élèves l’observaient, sans doute pour voir si elle se perdrait dans les couloirs, pensa-t-elle. Elle arriva enfin devant une double porte, un petit écriteau indiquait « Petit Salon ». Elle entra refermant la porte derrière elle. En se tournant, elle vit le directeur assis dans un fauteuil, il tendait le bras droit sur l‘accoudoir : une grosse araignée monta sur le bras et se dirigea vers le visage de M. Muller. Elle s’arrêta sur l’œil de verre et ses huit pattes s’enfoncèrent autour du monocle. Le vieil homme eut un sursaut et grimaça de douleur. Puis, en voyant que Marie était là, il dit: «  je suis en train de voir mes deux jours d’absence ». Il grimaça à nouveau: « voilà le deuxième jour ». Marie s’était rapprochée, inquiète, elle le regardait se tordre de douleur sur sa chaise. Elle avait déjà vu des personne avec ce type d’œil mécanique qui remplaçait celui perdu lors d’un accident ou à a guerre, mais jamais elle n‘aurait pensé qu‘une araignée visiblement artificielle puisse transmettre des informations via l‘œil de verre. « Les salles mômes, ils vous ont préparé des tas de farces pour que vous partiez… Mais ne vous inquiétez pas, je vais vous dire ce que vous devez évitez de faire et….oh! De manger aussi » dit-il cette fois-ci avec une grimace de dégoût.
 
Pour éviter les bêtises des enfants, le directeur Muller préféra présenter lui-même le manoir à sa nouvelle gouvernante. Ainsi, elle découvrit les différentes salles du manoir : une cuisine avec un équipement étrange selon Marie, une salle à manger spacieuse, une salle de classe, un petit gymnase, un grand laboratoire de chimie, puis un immense atelier où elle fut impressionnée les inventions des petits génies. A l’extérieur, elle put admirer l’architecture du manoir en pierre grise du Jura ainsi que les immenses fenêtres laissant apparaître quelques élèves qui les épiés. Ils allèrent ensuite aux écuries : « Voici votre cheval » annonça le directeur en désignant une belle jument à la robe brune. « Elle s’appelle  Brunie et elle est très obéissante », Marie s’était approchée pour caresser le canasson. Brunie tourna la tête et donna un petit coup de museau contre sa nouvelle propriétaire, celle-ci pris une poigné d’avoine et en donna à Brunie qui apprécia le geste: « ça commence bien » se réjouis Marie. « Ah! Si seulement les enfants pouvaient obéir aussi facilement » s’exclama le directeur en s’appuyant contre la rambarde, fatigué de cette longue promenade. Il sortit un flacon de sa poche et bu une gorgé. Puis, ils firent le tour de la propriété par un petit chemin qui passait à travers le bois. Quelque panneaux indiquaient des villages, M. Muller conseilla Marie : « Là-bas, il faudra acheter le lait… Ici achetez la viande… ». Enfin, ils rentrèrent au manoir, mais juste devant la porte d’entrée il lui dit: « Une dernière chose: n’emmenez jamais les élèves dans l’un de ces villages, jamais. Ils n’aiment pas trop nos enfants. » et ils entrèrent.
Le dîner fut préparer par le plus vieux des élèves, David qui se révéla être un très bon cuisinier. Tous apprécièrent sa cuisine, ou du moins en eu l’air: tout le monde mangeait en silence, on entendait à peine le bruit des couverts dans les assiettes. Marie osa briser le silence en félicitant David qui hocha la tête comme si c’était une évidence. Elle fut gênée car le silence retomba immédiatement. Même le directeur restait silencieux, sans doute une habitude d‘ancien élève. En détournant le regard, elle vit un tableau au fond de la salle à manger représentant une coupe de fruits débordante. Maintenant qu’elle y repensait, dans chaque pièce qu’elle avait visité il n’y avait qu’un seul tableau positionné assez bas. Elle verra ça plus tard, se dit-elle. Soudain une lumière jaunâtre illumina le ciel, tout le monde se précipita à la fenêtre pour voir ce qui se passait. La lumière persista un moment, on entendit enfin un bruit de tonnerre ou un son assez proche. Marie regarda les enfants: ils étaient tous calmes et impassibles, mais en se tournant vers le directeur elle remarqua qu’il était très inquiet, sa main tremblait en s’appuyant sur sa canne. « Allez dans vos chambres les enfants » dit-il, à peine eut-il fini sa phrase qu’un deuxième éclaire jaunâtre zébra le ciel, suivit une minute plus tard par un bruit de tonnerre. « Tout de suite! » s’emporta M. Muller. Une fois les enfants partis, il emmena Marie dans le petit salon. « Ça  fait un mois maintenant: tous les samedi à 23h50, il y a cette…lumière. Je ne sais pas ce que c’est et ça m’inquiète. J’ai d’abord cru que c’était un feu d’artifice ou même l‘orage, mais le bruit ne correspond pas du tout.
 - C’était la première fois que les enfants voyaient cette lumière?
 - Oui, et je me demande ce que je vais bien pouvoir leur dire, dit-il en s’écroulant dans son fauteuil.
 - Vous n’avez pas la moindre idée de ce que ça peut être? »
Il regarda par la fenêtre où une nouvelle lumière éclaira le ciel un très court instant. Puis il prit un cadre photo qui datait d’il y a 3 ans quand il avait repris le rôle de directeur. Il n’avait pas encore la plaque métallique qui lui couvrait un quart du visage ni cet oeil de verre, ni toutes ces rides affreuses. Il se tenait au côté des 13 élèves tous sans sourire ni aucune autre expression sur leur visage. Son regard s‘arrêta sur un élève. « Si, j’ai bien une idée, mais elle m’effraie: Joseph, celui qui est parti fabriquer des armes en Allemagne. »  le bruit étouffé caractéristique de cette lumière acheva sa phrase.
Les jours suivant, Marie endossa le rôle de gouvernante comme prévu. Elle se rendait tôt aux villages avec son cheval et en profitait également pour visiter la région. Les villageois étaient contents de voir une nouvelle tête, surtout les hommes, charmés par un si joli minois. Au manoir, Marie découvrit quelques inventions des petits génies qui lui simplifièrent énormes les taches ménagères. Ainsi, elle pouvait acheter la nourriture pour la semaine grâce à la froidière : une imposante machine à froid permettait de refroidir une petite pièce placé sous la cuisine jusqu’à une température de -5°. Pour le ménage, ils avaient inventé une sorte de balai à succion mécanique qui aspirait efficacement la poussière, toutefois l’utilisateur devait avoir de bons bras car il fallait tourner très vite une manivelle tout en poussant la petite machine. Mais pour lui donner plus de travail, les enfants n’hésitaient pas à laisser tomber des déchets qui ne pouvaient être aspiré. Par ailleurs, Marie fut soulagée de voir que la corvée de linge ne se faisait pas au lavoir du village le plus proche, mais dans plusieurs machines à laver le linge : il y avait deux machines pour laver les habits, une autre plus grande pour le linge de maison. Elles étaient alimentées en électricité et eau par un moulin à eau situé en amont du manoir, sur le colline: un ruisseau en sortait sous pression, passait dans le moulin en produisant de l’énergie, puis l’eau était purifiée et stockée dans un réservoir sur le toit du manoir. Évidemment, les sales mômes n’hésitaient pas à bloquer la roue du moulin ou même à couper l’arrivée d’eau du réservoir. Quand Marie étendait le linge pour le faire sécher, les marmots préparait un feu dont la fumée dégager une odeur à réveiller un cimetière. Grâce à un ventilateur géant, ils dirigeaient la fumée vers le linge qui s’imprégnait de cette odeur. Marie devait alors tout recommencer. Elle trouva la parade en ne lavant que ses habits et ceux de M. Muller. Les enfants se retrouvèrent vite sans vêtements propres et quand ils tentèrent de faire leur propre lessive, Marie avait elle-même saboté les machines, si bien qu’ils ne trouvèrent jamais comment elle avait fait. Quand à la cuisine, elle ne cuisinait plus que pour elle et le directeur tout en cachant la nourriture. Ils les regardaient manger d‘un air suppliant, les assiettes étant désespérément vide. « Elle est censée vous faciliter les choses, déclara le directeur devant le regard envieux des enfants, et vous avez décidez de lui nuire. À vous d’en assumer les conséquences. » Ils se retirèrent dans le Grand Salon pour discuter. Ils s’assirent dans trois canapés placés autour d’une table basse en verre, une cheminée aussi grande qu‘un homme complété le quatrième côté. « On devrait peut être arrêter? Commença David le plus vieux des élèves.
 - Complètement ? Demanda Sébastien, 13 ans.
 - NON! Répondirent-ils tous en chœur.
 - Nous allons arrêter pendant un moment pour regagner leur confiance, continua David, et après, on pourrait recommencer mais avec des petites bêtises. Et puis, personnellement, ne plus avoir à faire de corvées ça me donne plus de temps pour m’occuper de mes recherches. » Des hochements de têtes signifiant leur accord termina la conversation. « Je vais enlever le seau de vipères de son armoire avant d’avoir d’autres problèmes… » se rappela Jean. « Attendez! Intervint Annabelle, 14 ans. Lorsque nous avons rangé ses affaires lors de son arrivée, j’ai eu sa boîte à maquillage entre mes mains.
 - Et alors? Demanda David.
 - Alors, trouves-tu normales, qu’une boîte à maquillage pèse environ 10kg ? » et un silence d’incompréhension se répandis sur le visage des enfants. « Effectivement, c’est étrange: soit elle est vraiment moche et elle a besoins d’une grosse quantité de maquillage pour cacher la misère, soit elle nous cache quelque chose de plus lourd, si j’ose dire… » David plongea alors dans ses pensées. « Jouons les enfants modèles et tachons de gagner sa confiance, nous pourrions peut-être en apprendre d’avantage, déclara David, nous verrons le moment venu ce qu’elle nous cache. »  
 Tous revinrent dans la salle à manger où Marie et M. Muller venaient d’entamer le dessert. Ils s’alignèrent et David joua le porte-parole: « Après mûre réflexion, nous tenons à présenter nos plus plates excuses à mademoiselle Durand. Nous nous sommes fait prendre à notre propre jeu, et à vrai dire, nous n’en sommes pas fière. Et je crois parler au nom de tous en vous demandant ceci: est-ce qu’on pourrait avoir un morceau de votre merveilleux rôti de vœu s’il vous plaît? ». Marie les jaugea, elle les regarda tous un par un les yeux dans les yeux de la manière la plus dure qu’elle put. Après quoi, elle sourit et dit sur un ton rassurant : « Mettez vous à table, je vais faire réchauffer le repas ». Un soupir de soulagement parcoura le rang, et ils s’installèrent à table. Le directeur se leva : « Attendez, je vais vous aider ». Dans la cuisine, Marie rallumait le feu sous la casserole. « Je trouve qu’ils ont abandonné bien vite, ça ne me dit rien de bon. En plus, il manquait Jean: c’est un spécialiste des poisons et tout ce qui s’y rattache. Il élève des serpents dans ses vivariums et d’autres bêtes de ce genre. Fouillez bien votre chambre, il serait capable de vous mettre l’une de ces bestioles pour vous faire peur. »  
 
Au beau milieu de la nuit, une faible lueur filtrait à travers les volets de la chambre de la gouvernante. À l’intérieur, une petite bougie diffusé une lumière vacillante mais suffisante pour éclairer le bureau. « Premier rapport: malgré une tentative des enfants pour me renvoyer, ils ont fini par m’accepter. Mais j’ai encore des doutes sur leur sincérité: ce sont de véritables génies et apparemment de bons acteurs selon le directeur M. Cédric Muller. Les enfants me gardent à l’écart de leur atelier et je n’ai pas pu voir en détail leurs inventions, toutefois, maintenant qu’ils ont changé d’attitude envers moi, je pense que je pourrais y parvenir. Le soir même de mon arrivée, j’ai pu apercevoir les éclairs jaunâtres que nous avaient rapportés nos informateurs. D’après le directeur, il s’agirait d’un des enfants surdoués, Joseph Laiglon, qui a quitté l’école il y a 5 mois pour se rendre en Allemagne, où l’armée avait organisé un concours. Il semblerait qu’il ait remporté le premier prix. Il faudrait envoyé quelqu’un pour confirmer. D'autant plus que la frontière n'est pas très loin, et que s'il s'agit d'essai d'armes, il est urgent d'aller voir ce qu'il se trame.
« Je ferai mon prochain rapport le mois prochain à la même heure. Fin de transmission ». Elle rangea le microphone dans la boîte qui cachait une radio. Elle mit une plaque en bois pour cacher la radio dans le double fond, puis remis en place son nécessaire à maquillage par-dessus et referma la boîte en bois vernis. Elle alla se coucher en emportant la bougie qu’elle déposa sur sa table de chevet. Elle éteignit la flamme et l’obscurité envahie la chambre.

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Message édité par dreamer57 le 07-04-2009 à 15:05:45
n°18083295
Ecriturede​l
Posté le 08-04-2009 à 22:15:28  profilanswer
 

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n°18092337
dreamer57
Posté le 09-04-2009 à 16:50:12  profilanswer
 

MERCI beaucoup Ecriture, j'avais un peu peur des réactions ( en parcourant le topic j'ai pu lire quelque remarques assez dures pour d'autre textes ). Bon, visiblement, l'histoire a l'air de plaire et tant mieux ça m'encourage à la développer.
 
C'est vrai que j'étale assez vite l'histoire: en fait, je me représente ça un peu comme un film, du coup je zape quelque éléments de descriptions et donc j'avance vite dans l'histoire. Mais comme, en plus, j'ai déjà des idées pour la suite, j'ai hâte d'être à la suite ^^ Et puis, il faut savoir, avec tout les vieux bouquins qu'on nous fait lire en cours de français, on voit les auteurs mettre un peu (trop) de temps à mettre en place l'intrigue et l'action: c'est ennuyeux à mort :sleep:  
Le coup des enfant qui veulent virer la gouvernante, ça c'est juste le début comme tu as pu t'en rendre à la fin. Ce n'est qu'un petit épisode de la vie de l'école qui était justement censé introduire les différent personnages,les lieux et l'ambiance ( je m'y suis mal pris apparamment^^ :whistle:  )Après ça, ils n'auront plus cette attitude là.
 
Pour le côté Steampunk, voilà quelques références intéresantes:
                 - sur Wikipédia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Steampunk  
                 - côté livres: La Machine à différernce  de William Gibson et Bruce Sterling; en BD: Hauteville House; Le Régulateur;
                 - en film: Wild Wild West ( film et série TV); Steamboy ( anime japonais);La Ligue des gentlemen extraordinaires;Capitaine Sky et le monde de demain;Le Château ambulant ; À la croisée des mondes : la boussole d'or ( également en livre)
 
Je me rends bien compte que le Steampunk est un genre très visuel, et donc pour retranscire ça à l'écrit, va falloir mettre le paquet sur les descriptions. J'espère juste que ça ne va pas trop allourdir le texte. :sweat:

n°18095063
andyy
Posté le 09-04-2009 à 20:13:44  profilanswer
 

dreamer57 a écrit :

C'est vrai que j'étale assez vite l'histoire: en fait, je me représente ça un peu comme un film, du coup je zape quelque éléments de descriptions et donc j'avance vite dans l'histoire. Mais comme, en plus, j'ai déjà des idées pour la suite, j'ai hâte d'être à la suite ^^ Et puis, il faut savoir, avec tout les vieux bouquins qu'on nous fait lire en cours de français, on voit les auteurs mettre un peu (trop) de temps à mettre en place l'intrigue et l'action: c'est ennuyeux à mort :sleep:


Ce n'est pas plus mal, car comme tu dis ça te permet d'avancer vite dans l'histoire. Mais par la suite je pense qu'il te faudrait reprendre du début pour y mettre de la description, pour qu'on se sente un peu plus dans l'univers.
 
Pour ma part ça fait des mois que je planche sur mon histoire (ou plutôt que j'y réfléchis de temps en temps, j'écris rarement :D), et j'ai écrit mon premier chapitre où je trouve que les choses s'enchainent dans un univers sans vie. Je préfère laisser ça de côté pour m'attarder en premier lieu sur ce que je veux raconter (les événements à venir, les décisions que vont prendre mes personnages, etc) puis plus tard (une fois terminé c'est-à-dire dans longtemps :D), quand j'aurais bien l'histoire en tête et l'ensemble de l'univers tel que je l'aurais utilisé et inventé, ça devrait me permettre de mieux décrire les environnements et de pouvoir mettre le lecteur à la place des personnages.
 
 
Au fait, l'Amibe passe toujours par là ?

n°18096473
Ecriturede​l
Posté le 09-04-2009 à 22:10:33  profilanswer
 

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n°18102767
yadae365
Posté le 10-04-2009 à 14:21:07  profilanswer
 

Pour dreamer57 j'aime beaucoup et j'ai tout lu. Je ne connaissais pas le steampunk j'ai été voir le lien c'est interessant.
Andyy je suis comme toi j'écris bien peu alors que je suis a la maison en ce moment et cela me frustre.  
j'ai remarqué que nous n'avons plus de nouvelles de l'amibe depuis un moment. Peut etre termine t'il un de ses romans?

n°18103065
Ecriturede​l
Posté le 10-04-2009 à 14:41:47  profilanswer
 

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n°18103228
dreamer57
Posté le 10-04-2009 à 14:54:18  profilanswer
 

Merci beaucoup à tous pour vos commentaires  :)  
 
Je vais revoir les points qui ne vont pas et j'écrirai la suite assez vite je l'espère, car pour le moment je rentre dans une phase de concours et autres exams importants :sweat: Donc je ne sais pas quand je pourrais faire tout ça.
 
Bref, autre chose :  
 

Citation :

Et oui, tu risques de devoir plancher pour parvenir à bout de ton univers, puisqu'il est d'un genre très visuel! Mais ne dit-on pas qu'une image vaut mille mots?


 
oui et je me demande si ça ne serait pas mieux en BD... mais comme je suis très mauvais dessinateur :pfff:  
En tout cas, si un dessinateur est en manque d'inspiration, j'ai quelque idées pour lui ^^  :D

n°18103406
Ecriturede​l
Posté le 10-04-2009 à 15:12:30  profilanswer
 

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n°18107435
Ecriturede​l
Posté le 10-04-2009 à 21:35:19  profilanswer
 

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n°18135291
d_niky
Posté le 14-04-2009 à 07:57:23  profilanswer
 

Bijour tout le monde  :jap:  
Voici la suite des aventures de Sophia.
J'ai reposté le début car quelques modifs y ont été ajoutées.
N'hésitez pas à donner votre avis ! Si vous êtes nantais c'est encoreplus interressant car l'histoire se passe là bas...  :lol:  
tchuss.
 
 
Tout le monde, je dis bien tout le monde. L’intégralité de mon entourage me croit totalement et absolument abrutie. Folle peut être. J’ignore à quelle période remonte cette croyance. Je sais que je suis une jeune fille parfois sensible. Très souvent naïve. Mais une chose est certaine, je ne mens jamais. Ou presque. Et pourtant Charles, mon propre père.  -Ton ex mari, n’a jamais voulu me croire. Je demeure seule aujourd’hui. Prisonnière de ma propre histoire. Alors à toi ma très chère maman. J’envoie ce courrier depuis Nantes. J’espère que tu accepteras de croire l’intégralité de ce que tu liras dans le contenu de cette clé USB. Cette histoire est longue et incroyable mais par pitié, pour ta propre fille. Accepte de la lire intégralement.
Tu es si loin, tu me manques tellement. Je t’aime infiniment. Ta petite fille à qui tu manques énormément.  
 
Sophia Kirlian
 
 
Autant que je sache, depuis que tu es partie… Je ne me suis jamais réellement intégrée au sein de ma nouvelle famille. Papa a tout fait pour que je m’habitue à la nouvelle vie qu’il mène avec Sarah La belle et mystérieuse Angevine. Je l’ai vraiment aimée en tant que mère, presque autant que toi ! Je sais que tu comprendras ce que je veux dire. J’ai toujours eu une grande facilité à aimer les gens. Je suis comme ça. Tu m’as faite ainsi. Tu te rappelle sans doute de cette jeune femme au teint frais et parfumé. Je t’avais envoyé quelques photos. Ses longues boucles dorées contrastent parfaitement avec ses iris d’un bleu proche du pastel. Quelques petits points de rouille viennent se perdre sur ses joues  charnues. Non vraiment, papa a du goût en matière de femmes. Je suis pourtant bel et bien certaine de ma sexualité mais je dois l’avouer. Sarah est une femme ravissante et très élégante. Malgré nos différends récents, je la respecte toujours autant.
 
Les premiers mois, Sarah et moi nous entendions à la perfection. Elle me déposait à la fac tous les matins, ce qui m’évitait accessoirement d’avoir à subir le chauffeur bavard de papa. Elle était aux petits soins avec moi. Peut-être trop. De par mon expérience personnelle avec certaines de mes amies, j’ai appris à me méfier de certaines attitudes et je sais désormais repérer lorsqu’une action est saine ou calculée. Je ne m’étais pas trompée. Avec le temps, Sarah s’éloigna de moi. Elle s’appropria totalement papa et au final, lui aussi se désintéressa progressivement de sa propre fille.
C’est ainsi que j’ai décidé de me débrouiller seule. Sortir du schéma protecteur dans lequel papa m’élevait depuis des années. Tu te rends compte ? Depuis que j’ai l’âge d’aller à l’école je n’avais jamais eu le plaisir de prendre le tramway avant mes douze ans ! Ma tante Sonia de Clisson m’avait faite monter dedans une fois ou deux à l l’époque. Mais quand même. J’ai toujours trouvé papa trop protecteur. En agissant ainsi, il ne se rend pas compte qu’il m’a privée de beaucoup de choses.  
 
Cette année scolaire est très difficile. Les professeurs ne cessent de se mettre en grève et l’économie globale dans le monde ne cesse de se dégrader. Je pense que tu l’auras certainement remarqué toi qui vis au cœur de Londres. Si tout cela continue, je me demande si je ne vais pas demander à papa de m’envoyer étudier au Japon. C’est vrai. Quitte à apprendre, autant le faire dans un pays que j’ai toujours apprécié. Non pas que je renie mes propres racines mais l’ambiance politique du pays se fait stagnante ici. Les choses trainent et s’enlisent. La colère des français monte de jours en jours et rien n’est fait concrètement afin de l’apaiser. Je ne sais pas si travailler plus nous fera forcément gagner plus à nous, la jeunesse française. Peut-être perdre encore et toujours plus. Infiniment plus. ça au moins c’est réaliste. Bref, j’arrête car la politique est un sujet que je n’apprécie pas spécialement.
 
Tu te souviens très certainement de John, mon ami d’enfance. Il a démenagé à Châteaubriant lorsque j’avais sept ou huit ans. Depuis quelques années il est revenu sur Nantes et je dois avouer qu’il me plaît plus que jamais. Sa petite tête blonde s’est changée en un magnifique brun ténébreux. Je ne sais qui te donner comme référence…  Prenons Johny Depp ou Keanu Reeves veux-tu ? Quoi qu’après réflexion, Keanu se dégrade de jours en jours. Laisse tomber.  J’ai toujours préféré les bruns aux blonds. « Cela tombe bien » me diras-tu. « Tu es rousse. »
 
« Quel rapport ? » te répondrais-je. Oui je suis rousse. Plutôt blonde vénitienne. Et j’aime les bruns. De préférence aux yeux verts mais ce sont des objets rares. Et très prisés. Ils ne sont jamais en soldes très longtemps. Les acheteuses compulsives se ruent dessus et ne laissent aucune chance à la timide jeune femme que je suis. Bref, je m’égare. Revenons sur le sujet capillaire.  Parlons de John. Je ne comprendrais jamais comment des enfants aux cheveux si blonds peuvent obtenir une couleur si différente en grandissant. « Et la coloration capillaire ?» me diras-tu alors. Je t’ai vu venir coquine. Et bien vois-tu, il m’a garanti qu’il était naturel à 100% comme certains de mes meilleurs pulls en coton. Y compris son corps d’Apollon magnifiquement tressé. Je n’aime pas trop vanter les attributs des hommes qui me plaisent mais c’est plus fort que moi. Cela fait ressortir mes pires faiblesses. Dis-moi maman, j’espère que tu n’as pas oublié la date de mon anniversaire ? Je vais avoir mes dix-neuf ans cette année. John doit en avoir à peine un de plus que moi. Je n’ai jamais compris pourquoi on s’était perdus de vue. La distance sans doute. Bon je vais arrêter de parler de lui. Il reste un ami et rien de plus.  
 
Je crois que je m’éloigne un petit peu du sujet de cette longue lettre. Je t’écris pour partager avec toi un vécu très étrange. Je ne peux pas être sure qu’il s’agisse bel et bien d’un rêve. C’est tellement réel lorsque ça se produit, et de plus ça m’arrive régulièrement ! Je ne peux pas vraiment savoir. J’ai peut-être cru savoir… Je ne sais plus. La dernière fois que j’ai vécu ça, c’était Samedi dernier. Voici l’un de ces rêves « éveillé ».  
 
Comme souvent à Nantes, le temps était mitigé cet après midi. Quelques faibles éclaircies peinaient à déchirer un voile opaque et massif. Sarah était partie travailler à l’Hôtel Dieu comme tous les jours. Quant à moi je déambulais dans la maison à jongler entre le peu de cours à potasser et MSN. Je m’apprêtais à nourrir mon chat lorsque je l’ai aperçu perché sur la palissade à l’arrière de notre immense jardin. Je suis immédiatement sortie pour l’appeler mais j’ai eu comme une sensation étrange. Tout était réel mais certains éléments me semblaient irréels, totalement improbables. Les arbres avaient des couleurs flashantes et leurs branches semblaient bouger comme si ils étaient vivants. Je ne sais pas pourquoi mais le chat a été effrayé par quelque chose. Il a hérissé ses poils d’un coup et a sauté de l’autre côté de la palissade. J’ai tenté de le rattraper mais il était sans doute déjà loin. Je sais ce que tu va penser. Je me refais la petite Alice et son fameux lapin blanc. Mais non, tu verras bien. J’ai observé furtivement l’extérieur de la palissade avant de distinguer deux personnes en train de discuter dans la rue d’en face. Un vieil homme barbu d’une quarantaine d’année était en pleine discussion avec une femme à l’apparence disproportionnée. Comment dire, c’était comme si une drôle de créature avait été au magasin du coin et avait demandé au vendeur un costume « miss Hélène vingt-huit ans environ brune-châtain aux yeux verts ». Bref, tu me comprendras.  Cette femme n’avait pas la morphologie d’un être humain.
 
Je m’avançai vers les deux individus et leur demandai poliment s’ils n’avaient pas vu passer un petit chat blanc aux yeux verts saphir. La dame étrange possédait un léger embonpoint. Elle stoppa son dialogue et s’adressa à moi dans une langue absolument incompréhensible. On aurait dit une sorte de créole, un patois mêlé de quelques rares mots français. Le teint pâle et transpirant de cette dame me rappelait Blanche neige tant ses cheveux étaient lisses et sombres.
 
-Maki bou kara cha ? Me lança-t-elle en remuant des lèvres rouges et charnues.
 
Je dois avouer que je n’ai dans l’immédiat absolument rien compris.  
 
-Je vous demande pardon madame ? Ajoutai-je poliment.
 
Le vieil homme qui m’observait attentivement ne tarda pas à exprimer son envie du moment. Exploser de rire comme un abruti. La situation commençait à fortement me perturber. Je ne voyais aucun passant, l’ambiance me semblait pesante. Presqu’étouffante. L’homme âgé après avoir copieusement soulagé ses zygomatiques s’excusa auprès de moi.
 
-Je suis désolé mademoiselle. Je n’aurais pas du rire ainsi. Mais il est tellement rare d’observer des gens ne connaissant pas encore le créole Nantais. C’est très amusant. Cette femme vient de vous demander la taille de votre chat. Je vais lui répondre à votre place si vous voulez.
 
Le créole Nantais ? Oui tu as bien lu. Je ne pensais pas qu’un patois avait pu être développé par les habitants de la région Nantaise ou du moins jusqu’ici je ne l’avais encore jamais entendu. Etrangement, j’ai retenu avec facilité les mots que ces deux individus s’échangeaient. Le vieil homme répondait à ma place car son interlocutrice semblait comprendre le français mais ne le parlait pas.
 
-Cha la kara nigo. Pola si ni kawo.
 
L’homme venait de dire que mon chat avait une taille standard, adulte. La dame acquiesça d’un mouvement de tête et pointa le doigt en direction de la ligne 3 du tramway. Apparemment, mon Nuage (oui c’est le nom de mon chat) s’était dirigé vers le quartier du Sillon de Bretagne. A ce moment précis j’avais des tonnes de choses à faire et je ne pouvais pas courir après Nuage. Je suis donc rentrée à la maison.
 
Comme tu le sais, nous habitons toujours à proximité de la commune d’Orvault. Depuis que Papa est à la tête de son propre cabinet d’architecte, il mène tout un bureau d’étude et doit constamment être disponible. Je ne le voie que très rarement, sauf lorsque Sarah rentre de ses permanences à l’Hôtel Dieu. Il trouve toujours du temps pour elle. Mais pour moi, c’est une autre histoire. Peut-être ne s’en rend il pas compte. Je ne sais pas. De toutes manières le temps n’est jamais perdu avec mes amies de la fac. Elles sont toujours là pour me remonter le moral lorsque quelque chose ne va pas.
 
Je pense que tu te souviens d’Elodie, une de mes meilleures amies dont j’ai fait la connaissance en primaire. Je lui ai déjà parlé de cette histoire étrange. De ces deux individus qui parlaient un langage inconnu dans un coin de ma rue. Un trip trop bizarre. Mais elle m’assura que j’avais sans doute fait un mauvais rêve. Elodie a beaucoup changé depuis la dernière fois où tu lui as parlé. Elle est devenue assez mature, pulpeuse. Elle a troqué son éternelle queue de cheval contre une coupe dégradée qui lui va d’ailleurs drôlement bien. Papa lui donnerait facilement un âge proche du quart de siècle alors qu’elle n’a même pas vingt printemps. La plupart des garçons lui tournent autour lorsque je traîne avec elle à Commerce ou Atlantis. C’est à la fois plaisant car environ 80% d’entre eux sont de gros lourds qui ne retiendront absolument pas son attention. La suite se gâte. Il reste également 10% de garçons ayant le compliment facile et aimable sans aller plus loin. Ensuite viennent les 7% qui osent aborder et demander un numéro tout en étant raisonnablement mignons. Les 3% restant sont les plus rares. Ce sont les garçons parfaits qui ont osé l’inviter à boire un verre ou au cinéma le soir même. J’avoue que fréquenter une amie trop jolie peut parfois éveiller un soupçon d’envie. Je n’ai pas dis jalousie attention. (Même si j’y ai légèrement pensé) Il faut avouer qu’en même temps elle est très sure d’elle et entreprenante. Une qualité qui me fait cruellement défaut.
 
Pour te dire, une fois nous étions en train de manger un kebab sur la fontaine de la Place Royale dans le centre ville. Un moment simple entre amies tu vois. C’était la fin du mois d’Avril. La grève était terminée depuis un bon mois environ. Il était tard, nous avions passé l’après midi à glander près de l’espace du Royal Deluxe. Tu sais, cet endroit au nord-ouest de l’île de Nantes qui est en réaménagement depuis quelques années. Alors que nous discutions tranquillement sur la Place Royale, un type d’environ vingt-cinq ans s’est approché de nous et nous a demandé notre âge directement sans chichis ni fioritures. J’ai pris peur car il était déjà vingt-trois heures passé et les passants se faisaient de plus en plus rares. Elodie ne se démonta pas et rendit réponse immédiatement. Quand je te disais qu’elle était entreprenante…
 
-On a dix-huit et dix-neuf ans, pourquoi ?
 
L’homme habillé d’un jean délavé et d’un petit blouson de cuir noir esquissa un drôle de sourire qui me glaça le sang. J’avais soudainement le plus grand mal à continuer mon kebab dont le goût me plaisait immensément pour une fois.
 
-On devrait y aller chuchotai-je discrètement à l’oreille de mon amie qui pleine de curiosité continua la discussion avec l’inconnu.
 
Elodie possède ce trait de personnalité qui s’avère fantastiquement délicieux dans certaines situations mais particulièrement bancal dans d’autres comme celle-ci par exemple. Je ne savais plus où me mettre et j’aurais voulu avoir la force de m’enfuir à toutes jambes. Mais mon sens de l’étique surdéveloppé m’interdisait d’abandonner lâchement mon amie à son triste (peut-être pas qui sait ?) sort.
 
-Ne vous inquiétez pas, je ne vous embêterais pas ajouta l’homme dont l’apparence n’était pas si désagréable que ça en y resongeant. Je veux simplement discuter un petit peu. Si je vous ai demandé votre âge aussi directement, c’est parce que je n’aime pas vraiment les mauvaises surprises. On risque tellement gros en voulant simplement discuter avec des gens de nos jours… Voilà quoi. Pour tout vous dire, il est tôt et je n’ai pas pu entrer en boîte avec mes amis ce soir. Le vigile m’a refoulé du VIP. Donc je traîne un petit peu dans le centre. Je vadrouille avant de rentrer à la maison.
 
Ce mec était un Rémi ! Comme c’est mignon n’est-ce pas ? Il cherchait simplement un peu de réconfort dans ce monde d’individualistes. Comment refuser une simple discussion ? Rassurée sur de nombreux points, j’envisageai donc un partage de mon espace vital avec ce nouvel arrivant. Un homme. L’Homme plutôt. Car aussi étrange que cela puisse paraître, ce garçon du nom de Benjamin Dernan est devenu notre confident personnel. Nous avons appris à le connaître en une seule soirée. C’est certainement le genre de rareté que l’on rencontre une unique fois dans sa vie. L’homme qui te comprend, te fait rire, t’appuie, te supporte, t’aime à tout instant même quand ça ne va pas du tout et que tu veux le défigurer… Un homme bien quoi. Un « chic type ».
 
Ainsi « Ben » sortait-il régulièrement avec Elodie et moi en ville. C’était très agréable. Il pouvait nous donner son avis lorsque nous écumions magasins de prêt à porter et autres boutiques dont nous la race féminine sommes totalement friandes. Et le pire c’est qu’il ne s’en lassait pas ! Un jour arriva où Elodie et moi furent dans l’obligation de nous poser des questions obligatoires et inavouables. Ben était il… gay ? Bien sûr que non. Son charme indescriptible et sa masculinité évidente nous montrait qu’il était bel et bien un hétéro pur sang. Il était juste différent des autres hommes. Différent. Et c’est ceci qui me persuada dans l’idée que je n’étais pas folle. Je vais t’expliquer la suite.
 
Ce rêve éveillé, il me poursuit partout. Le problème c’est que je ne sais jamais à quel moment il commence, et à quel instant il se termine. Les premières fois où j’ai commencé à découvrir les éléments incrédules de cet univers étrange, j’étais toute seule. Je rencontrais dès lors des individus ou des objets  totalement anormaux, pourtant mélangés à une réalité bien tangible. Un jour j’avais invité Ben à manger à la maison. Elodie devait arriver une heure plus tard. En général nous évitions de nous voir trop séparément afin d’éviter de ternir la belle amitié qui s’était instillée entre nous trois. Tu sais… Je pense que tu comprendras de quoi je veux parler. Olivier arriva au terminus de la ligne 3 du tram à l’heure convenue. Je l’attendais patiemment sur un des bancs de l’arrêt Marcel Paul.
 
Il avait toujours cette odeur particulière qui me faisait littéralement fondre. Un mélange d’odeur masculine et de parfum personnel qui me rendait absolument hors de contrôle. J’avais beaucoup de mal à former des phrases cohérentes après avoir inspiré une bonne bouffé d’air imbibée de ce nectar somptueux. Mes neurones demeuraient temporairement hors d’usage tant le plaisir était intense. J’étais souvent tentée de lui demander le nom de son parfum mais je me retenais de peur qu’il ne se fasse de fausses idées à mon sujet. (Peut-être pas si fausses que ça)
 
En prenant le chemin du retour, l’attitude de Ben fut l’évènement qui me confirma que je n’étais pas folle. Les deux individus que j’avais aperçus auparavant étaient sur le trottoir d’en face et nous saluaient par de grands signes de la main. Ils mangeaient quelque chose d’assez appétissant. De drôles de fruits juteux à la peau bleutée. Je n’avais encore jamais vu cela. J’élevai timidement la mimine et tentai de rendre poliment réponse lorsque mon ami leva brusquement la sienne et cria « Bimki nayo ! » A mon plus grand étonnement, Ben connaissait le créole Nantais ! Et le pire, c’est qu’il semblait parfaitement connaître ces étranges individus qu’il venait de saluer. Bimki nayo signifie le bonjour de milieu de journée. « Bimki nana » signifie le bonjour matinal et « Bimki doko » le bonsoir. Voilà. Désormais j’en avais la certitude. Mes drôles de visions n’étaient pas de la folie. D’autres voyaient également ce que je vois. J’allais pouvoir assommer mon hôte de questions sur ces étrangetés parsemant le paysage Nantais.
 
Cette lettre est longue, j’aurais préféré te l’écrire sur un livre afin de t’en faciliter la lecture mais je pense que tu connais bien ta petite fille chérie. Flemmarde jusqu’au bout ! Donc je vais continuer à te raconter cette incroyable histoire qui pourtant devra te paraître crédible au final car elle a bel et bien été vécue. Je n’invente absolument rien.
 
Ben m’expliqua ainsi qu’à certains moments de la journée, des évènements particuliers devenaient perceptibles par les habitants d’une ville. Certains tels que nous avaient la capacité de les voir alors que d’autres ne le pouvaient pas. Il en était ainsi. Beaucoup de mes principes volèrent en éclats. Mon esprit  très rationnel et cartésien refusait de digérer ce qu’il entendait. Je n’acceptais pas le fait qu’une chose ou un évènement ne puisse être correctement répertorié, catalogué, consigné. Hors de question. Ben m’expliqua alors que c’était dommage de réagir ainsi car observer des choses aussi merveilleuses n’était en général permis qu’aux enfants en bas âge et à certains adultes ayant conservé en quelque sorte un esprit « juvénile ». Il acceptait entièrement cet univers et savait jongler entre notre réel et celui de la population « exotique » de Nantes.
 
-Si tu refuses la vérité de cette ville, tu ne la verras plus ajouta-t-il. Et tu perdras un grand trésor. Accepte-le, et tu verras combien tu t’amuseras !
 
Ben me révéla que ces personnes étaient une population antérieure à celle vivant au sein de notre dimension et qu’ils avaient la capacité de se montrer à certains individus. Ils vivaient au sein d’une ville apparemment superposée à la notre. Certains monuments étaient identiques en tous points alors que d’autres demeuraient sensiblement différents. Les habitants de cette ville possédaient une histoire unique ainsi qu’un système de lois propres à leur société. Le plus grand choc fut celui d’apprendre que ces habitants vivaient selon leurs désirs. Ils créaient uniquement par la pensée. Ils ne connaissaient pas l’argent. C’est pour cela que certains éléments semblaient si  irréels.
 
Une des créations les plus originales du « Nantes Créole » était très certainement la Tour Marmelade ! Cette tour prenait ; à certaines heures de la journée et pour les personnes capables de percevoir ; la place de la tour de Bretagne dans le centre ville de Nantes. La première fois que j’ai aperçu la Tour Marmelade, celle-ci était toute recouverte d’un épais coulis rouge. Selon les journées, les couleurs peuvent varier et la matière recouvrant la tour peut même changer d’aspect. Des paillettes brillantes viennent parfois agrémenter l’œuvre. Avec le temps, j’ai appris à accepter ces évènements et le fait de ne pas être seule à les percevoir me rassurait dans ma façon de penser.
 
C’était très drôle. C’était comme si je m’amusais à redécouvrir Nantes sous un tout autre angle. Ainsi le théâtre Graslin devenait il l’Opéra Pointu. C’était l’endroit où beaucoup de « créoles Nantais » appréciaient l’art tout comme nous au sein de notre dimension. Dans le Nantes créole, le moindre petit banc public devenait à lui seul une grande œuvre d’art. C’est fou maman. L’Opéra Pointu était très populaire et il nous est arrivé d’y croiser beaucoup de créoles Nantais mais aussi quelques vrais nantais. Des gens comme nous, de passage. Nous avons parfois discuté avec eux mais nous ne nous attardions jamais trop longtemps. Le temps passé dans le Nantes créole était bien trop précieux, surtout pour moi qui ne maîtrisais aucunement le processus permettant de s’y rendre.
 
Parfois Elodie en avait même marre de nous entendre parler le créole Nantais et commençait à devenir légèrement paranoïaque. Elle pensait même que nous avions fait un séjour aux Antilles à son insu. Les choses devenaient compliquées à expliquer. Très compliquées. [...]

n°18141155
lord frica​delle
Sa Sainteté
Posté le 14-04-2009 à 17:41:26  profilanswer
 

dreamer57 a écrit :

Bonjour à tous !  
Dans la catégorie essai de premier texte de premier roman d'un premier jet, voilà ma contribution. Je précise certaines choses :  
1) Les noms choisis étaient parmis les plus courants à cet époque là
2) Le genre : tout au long de l'histoire, on va tendre vers le genre Steampunk ( plus d'info sur : http://fr.wikipedia.org/wiki/Steampunk ), en résumé: des technologies de nos jours ou futuristes transposées au XIXème siècle. Globalement, pour mon récit, l' Histoire est respectée jusqu'à la date du début du roman (Septembre 1899), puis c'est la divergence ( séparation avec l'Histoire réelle ).
[/i]


 
Hum bien sympa ce petit texte. C'est rafraichissant de sortir un peu des sentiers battus.  
J'aime assez l'idée porteuse du texte avec les petit génies :)
 
J'ai juste quelques réserves sur des formulations ou des tournures de phrase que je trouve un peu lourdes. ;)
 
le début me fait penser à un script de cinéma : extérieur, jour, 1899 etc...

Message cité 1 fois
Message édité par lord fricadelle le 14-04-2009 à 17:43:48
n°18144650
dreamer57
Posté le 14-04-2009 à 21:52:07  profilanswer
 

lord fricadelle a écrit :


 
Hum bien sympa ce petit texte. C'est rafraichissant de sortir un peu des sentiers battus.  
J'aime assez l'idée porteuse du texte avec les petit génies :)
 
J'ai juste quelques réserves sur des formulations ou des tournures de phrase que je trouve un peu lourdes. ;)
 
le début me fait penser à un script de cinéma : extérieur, jour, 1899 etc...


 
 
Pour les fomulations et tournures de phrase un peu lourdes, si tu veux bien me les indiquer que je puisse corrigé ça^^
 
Quand au début un peu script de cinéma: c'est la meilleur façon que j'ai trouvé pour planter le décor de l"histoire, surtout quand il s'agit de notre monde réel. Si c'était un monde style héroïc-fantasy, j'aurais evidemment décris beaucoup plus. Personnellement, tu me donnes une date et un lieu de notre monde réel et je m'imagine assez bien le décor et l'ambiance.
Maintenant, si tu as d'autres moyens pour commencer l'histoire je suis preneur! :)  
Par ailleurs, quand j'écris, je me fais mon petit film dans ma tête, d'où l'aspect un peu script je pense ^^ ;)

n°18146904
Ecriturede​l
Posté le 14-04-2009 à 23:21:26  profilanswer
 

Le contenu de ce message a été effacé par son auteur

n°18147204
dreamer57
Posté le 14-04-2009 à 23:51:48  profilanswer
 

Ecrituredel a écrit :

Ahh, scusez moi de ce double post.
 
Une question, une page normale word écrite times new roman taille 12 ça fait environ gros comment pour une page d'un livre format poche taille 10 ou 11 times new roman???


 
 
ça représente 2 pages et demi environ en format poche

n°18148628
lord frica​delle
Sa Sainteté
Posté le 15-04-2009 à 09:32:25  profilanswer
 

dreamer57 a écrit :


 
 
Pour les fomulations et tournures de phrase un peu lourdes, si tu veux bien me les indiquer que je puisse corrigé ça^^
 
Quand au début un peu script de cinéma: c'est la meilleur façon que j'ai trouvé pour planter le décor de l"histoire, surtout quand il s'agit de notre monde réel. Si c'était un monde style héroïc-fantasy, j'aurais evidemment décris beaucoup plus. Personnellement, tu me donnes une date et un lieu de notre monde réel et je m'imagine assez bien le décor et l'ambiance.
Maintenant, si tu as d'autres moyens pour commencer l'histoire je suis preneur! :)  
Par ailleurs, quand j'écris, je me fais mon petit film dans ma tête, d'où l'aspect un peu script je pense ^^ ;)


 
ça par exemple : "Des hochements de têtes signifiant leur accord termina la conversation"
 
Sinon je suis d'accord avec toi sur le fait qu'il faut bien planter de décor dès le début, et d'autant plus dans le style que tu as choisi. Toutefois les deux premières phrases d'un roman son HYPER importantes.  
C'est un des facteurs qui vont contribuer a faire qu'un lecteur lambda va poursuive ou non sa lecture.
Hors, je ne suis pas certain qu'une description aussi stricte soit la meilleure solution pour commencer un récit.
Il faut a mon sens trouver une accroche, puis une fois que tu as attiré l'attention, fondre la description dans le texture.
 
Je suis curieux de lire la suite en tout cas, n'hésite pas a poster  :hello:  

Message cité 1 fois
Message édité par lord fricadelle le 15-04-2009 à 11:39:14
mood
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