Forum |  HardWare.fr | News | Articles | PC | S'identifier | S'inscrire | Shop Recherche
3951 connectés 

 

 

 Mot :   Pseudo :  
  Aller à la page :
 
 Page :   1  2  3  4  5  ..  154  155  156  ..  176  177  178  179  180  181
Auteur Sujet :

Ecrire un livre : vos romans amateurs (Màj du 1er post)

n°53818825
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 07-07-2018 à 00:12:21  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

ideenoire a écrit :

[:cerveau aurelie22]
Il y a des gens ici qui s'auto-éditent ? J'envisage de tenter ça et je me demandais s'il existait des forums à ce sujet, des communautés enfin des endroits où en parler. Peut-être sur Facebook ? Vous avez des bons liens ? Merci [:cerveau dawa]

 

Non, parce que comme dit BoraBora c'est un vrai travail l'édition (même s'il y a des éditeurs qui se foutent complètement de la gueule du monde, comme dans toutes les professions). Et puis ça impose de se poser des questions comme : « mais après tout, pourquoi ? »

 

Pourquoi qui que ce soit aurait-il envie de lire ce qu'on écrit / a écrit / va écrire ?

 

Il faut vraiment avoir une idée honnête de ce qu'on propose et de s'il y a des gens qui seraient prêts à le lire. Par exemple, si je vis dans le Berry et que je suis historien régional et que j'y ai donné quelques conférences où j'ai dit des trucs pas trop cons, j'ai des chances de vendre dans deux librairies et à l'accueil/boutique d'un petit château mon livre sur les légendes berrichonnes. Aux vieux, parce que ça va leur parler. Aux jeunes parce qu'ils y retrouvent des trucs que disait leur grand-mère. Par hasard, à deux touristes qui passaient par là. Bref, j'ai un public, l'est pas ben gros mais l'est lo. Et comme le sujet l'intéresse, il ne se formalisera pas trop de chapitres un peu mal fichus parce que je n'ai pas eu de conseils, de quelques coquilles dues à l'absence d'une relecture professionnelle et de ma mise en page sous Word (enfin sous LaTex faut pas déconner).

 

À l'opposé, si j'ai écrit une trilogie de fantasy lambda-qui-s'adresse-à-tous, un peu mal fichue, avec un elfe (mais pas pareil), un nain (mais pas tout à fait pareil) et un anti héros sympathique (mais j'ai dit que c'était pas pareil !) et des rebondissements vus mille fois, les seuls lecteurs que je pourrais avoir seraient des gens qui, comme moi (sinon je n'aurais pas écrit tout ça) ne lisent, donc n'achètent, pas assez de livres pour se rendre compte d'à quel point c'est sans intérêt. La concurrence est bien trop rude sur ce créneau.

 

Il y a aussi des gens qui écrivent parce qu'ils ont besoin d'écrire sur quelque chose en particulier. On en a vu passer ici je crois, avec une histoire de deuil par exemple. Mais est-ce que ça va intéresser quelqu'un d'autre ? Je juge pas, je l'ai fait aussi. Mais, évidemment, ce qu'on ressent est affreux et unique et ça mérite qu'on en parle, mais ce qui fait que c'est si affreux et si unique c'est justement que personne ne peut se mettre à notre place. Et on n'en a même pas envie, parce que ça ferait de notre ressenti quelque chose de commun. Et j'ai pas du tout envie non plus de lire les élucubrations de quelqu'un qui serait passé par la même chose, merci, c'était déjà assez dur comme ça.

 

Et puis, pourquoi a-t-on envie d'être édité ?

 

Est-ce que c'est pour avoir un joli objet livre qui matérialise le travail qu'on vient de faire ? C'est pas plus con qu'autre chose et ça peut sacrément se comprendre. Mais là une auto-impression suffit, est-ce que ça vaut vraiment le coup à se faire chier à faire la tournée des libraires pour essuyer des refus polis et vendre deux ex. sur le carton qu'on avait prévu ?

 

Si on veut être un « vrai » auteur labellisé avec étiquette en plastique jaune dans l'oreille, séances de signature et cocktails mondains, c'est un autre boulot, et c'est rarement l'autoédition qui y mène, quasiment jamais en fait, et je soupçonne que statistiquement ça n'arrive qu'aux autres :o

 

Bref je reste chez moi avec mes bouts de papier froissés.

Message cité 1 fois
Message édité par biezdomny le 07-07-2018 à 00:14:44

---------------
Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
mood
Publicité
Posté le 07-07-2018 à 00:12:21  profilanswer
 

n°53818830
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 07-07-2018 à 00:13:06  profilanswer
 

BoraBora a écrit :

Pas moi, hélas. :o


 
Je pensais que c'était plus, vu le nombre de tocards que je connais (je m'inclus) qui ont une caisse secrète honteuse pleine de vieilles feuilles noircies :o


---------------
Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°53819026
BoraBora
Dilettante
Posté le 07-07-2018 à 01:06:38  profilanswer
 

biezdomny a écrit :

Il y a aussi des gens qui écrivent parce qu'ils ont besoin d'écrire sur quelque chose en particulier. On en a vu passer ici je crois, avec une histoire de deuil par exemple. Mais est-ce que ça va intéresser quelqu'un d'autre ? Je juge pas, je l'ai fait aussi. Mais, évidemment, ce qu'on ressent est affreux et unique et ça mérite qu'on en parle, mais ce qui fait que c'est si affreux et si unique c'est justement que personne ne peut se mettre à notre place. Et on n'en a même pas envie, parce que ça ferait de notre ressenti quelque chose de commun. Et j'ai pas du tout envie non plus de lire les élucubrations de quelqu'un qui serait passé par la même chose, merci, c'était déjà assez dur comme ça.


Ca et les mémoires de vieux constituent je pense le plus gros des tapuscrits qui dorment dans les tiroirs des auteurs amateurs qui n'ont jamais essayé d'être publiés (soit les 3/4 de ces 17% de français qui ont écrit un livre, d'après les chiffres que j'ai trouvés plus haut). D'un côté le livre catharsis, surtout courant chez les femmes pour ce que j'ai pu en juger, de l'autre le besoin de laisser une trace de ce que l'on a vécu, surtout courant chez les vieux messieurs (ce qui est aussi, bien sûr, une forme de catharsis vis-à-vis du néant qui approche). Enfin, il y a la question du temps libre, d'où la proportion de retraités.
 
Je pense que la fiction représente une part minime de ces 3/4 de 17% de gens qui ont écrit un livre mais n'ont pas cherché à le publier. D'abord, un roman c'est un sacré boulot, autrement plus compliqué que raconter sa vie. Et puis inventer des histoires juste pour soi... pas besoin de les écrire, on peut se les passer et repasser dans sa tête (n'est-ce pas ce que l'on fait tous, sans risque de procès pour plagiat ? :p ) Par contre, dans les livres envoyés aux éditeurs et auto-édités, la proportion s'inverse. Et l'on compte beaucoup plus de polars que de fantasy, celle-ci étant finalement assez peu pratiquée par des gens assez matures et opiniâtres pour aller au bout d'un roman. Ca reste typiquement un passage d'adolescence dans sa forme bien connue sur les forums : "voisi le premié chapitre d une trilogie de fantasy faite pas atention au fautes dite moi ce que vous en pensé".


Message édité par BoraBora le 07-07-2018 à 01:07:17

---------------
Qui peut le moins peut le moins.
n°53819033
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 07-07-2018 à 01:09:31  profilanswer
 

Ça fait longtemps qu'on n'en a pas vu, c'est peut-être passé de mode :o


---------------
Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°53819450
BoraBora
Dilettante
Posté le 07-07-2018 à 08:46:42  profilanswer
 

cé pa fo  :o


---------------
Qui peut le moins peut le moins.
n°53819525
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 07-07-2018 à 09:10:45  profilanswer
 

j'y pense, t'inkiète. Y'aura des dragons et des pouvoirs.

n°53820197
Merome
Chef des blorks
Posté le 07-07-2018 à 11:21:17  profilanswer
 

ideenoire a écrit :

[:cerveau aurelie22]  
Il y a des gens ici qui s'auto-éditent ? J'envisage de tenter ça et je me demandais s'il existait des forums à ce sujet, des communautés enfin des endroits où en parler. Peut-être sur Facebook ? Vous avez des bons liens ? Merci [:cerveau dawa]


 
Je m'auto-édite sur lulu. Même si "éditer" est un grand mot dans mon cas, c'est essentiellement pour faire imprimer et rendre dispo mes romans en ligne (y compris chez Amazon, même si avec le recul, ça sert à rien).
Mon style, c'est entre du mauvais thriller (Musso / Levy / Werber) et du mommy porn de supermarché avec des messages politiques subliminaux :)
 
Je pense qu'il faut être très lucide sur ce qu'on peut en tirer et ne pas en attendre des miracles. Personnellement, cela m'a permis de dépasser le premier cercle de la famille qui accepte de lire un truc que t'as imprimé sur des feuilles volantes A4. Mais c'est toujours quasi-exclusivement de la vente directe et donc, si tu n'as pas d'occasions (si possible nombreuses) pour rencontrer des gens qui sont susceptibles d'acheter tes bouquins, t'en vendras pas du tout, ni sur lulu, ni sur Amazon, ni à des gens qui viennent spontanément sonner à ta porte.
 
Ceci dit, pour ma part, je suis très content de l'expérience et des gens que ça m'a permis de toucher et chacun de mes romans a été vendu (à prix coutant, 10 euros le roman de 300/350 pages : zéro bénéfice) en une centaine d'exemplaires :
 
https://reho.st/self/4b55ca9b6a4e6789c09b4427dcbd4555ef45e8bc.png
 
(j'ai rien sorti depuis 2015)
 
Les retours sont plutôt bons, y compris des gens qui n'ont pas d'intérêt à me flatter (ne jamais se fier à l'avis de sa famille !). J'ai vendu la plus grosse part de mes bouquins à la fin des représentations de pièces de théâtre que j'ai écrites et mises en lignes (gratuitement) et qui sont jouées par des troupes amateurs un peu partout en France. J'y rencontre des inconnus qui ont lu et apprécié mes bouquins et m'en rachètent l'année suivante.
 
Mais cela ne dépasse jamais ou de façon très exceptionnelle le cercle des gens que je peux atteindre en direct. C'est-à-dire que je n'ai pas de lecteur assez enthousiasmé par ce que je fais pour dire à son copain, son collègue : achète ce bouquin il est sur Amazon. Au mieux, mon bouquin est prêté à droite à gauche, toute la famille de l'acheteur l'a lu, voire apprécié, mais ça ne suffit pas pour enclencher un processus de fidélisation et d'autres actes d'achats.
Bon, je suis sans doute pas très bon non plus pour encourager à ça vu que je m'empresse d'expliquer à tout acheteur que tout est accessible en Creative Commons gratuitement en ligne :)
 
Bref, si tu n'as pas d'ambition et que tu n'espères pas vivre de tes écrits, l'auto-édition est une excellente expérience. A mon sens, bien plus riche que celle de se prostituer pour avoir à tout prix un éditeur.  :sol:


---------------
Ceci n'est pas une démocratie
n°53821015
BoraBora
Dilettante
Posté le 07-07-2018 à 13:44:51  profilanswer
 

Merome a écrit :

A mon sens, bien plus moins riche que celle de se prostituer se dépasser pour avoir à tout prix un éditeur.  :sol:


 [:aloy]


---------------
Qui peut le moins peut le moins.
n°53821495
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 07-07-2018 à 14:54:50  profilanswer
 

ils s'achètent entre eux, simple.

n°53822775
Merome
Chef des blorks
Posté le 07-07-2018 à 17:18:58  profilanswer
 


 
Les auteurs eux-mêmes, pour revendre à des vrais lecteurs ensuite.


---------------
Ceci n'est pas une démocratie
mood
Publicité
Posté le 07-07-2018 à 17:18:58  profilanswer
 

n°53822871
Merome
Chef des blorks
Posté le 07-07-2018 à 17:27:44  profilanswer
 


 
Tu es le premier à dire que les éditeurs reçoivent beaucoup trop de merdes envoyées par des auteurs persuadés d'être les nouveaux Dan Brown.
 
L'auto-édition permet aux auteurs médiocres de trouver un public correspondant à leur talent réel. Ainsi tout le monde est content.
 
Au lieu d'essuyer 50 refus d'éditeurs sur mon premier manuscrit sans doute indigne d'être publié, être dégoûté de la vie, et perdre toute envie d'écrire, j'ai touché et ému des centaines de lecteurs de tous les âges.
 
Et j'ai pas emmerdé les maisons d'édition en ajoutant mes romans à leur pile, ça leur a fait gagner du temps :)


---------------
Ceci n'est pas une démocratie
n°53823138
true-wiwi
Posté le 07-07-2018 à 17:56:06  profilanswer
 

Dan Brown c'est pas formidable hein. Les ficelles sont trop grosses, les personnages nullissimes, ramassis de clichés.


---------------
It's a simple mistake to make, to create love and to fall.
n°53826816
BoraBora
Dilettante
Posté le 08-07-2018 à 00:08:48  profilanswer
 

Merome a écrit :

Tu es le premier à dire que les éditeurs reçoivent beaucoup trop de merdes envoyées par des auteurs persuadés d'être les nouveaux Dan Brown.


Ah non, je m'en fous puisque je ne suis pas éditeur. Ce qui me dérange, c'est le nombre de livres publiés dont le monde aurait pu se passer et qui encombre les catalogues. :D Mais si l'on peut râler sur le manque d'exigence de certains éditeurs, et je ne m'en prive pas, ceux-ci seront toujours plus exigeants que l'auteur lui-même. C'est ce travail de l'éditeur que tous les frustrés de l'édition traditionnelle refusent de voir alors qu'il est évident pour tout auteur publié dans une maison sérieuse : un éditeur est un lecteur plus avisé que ton collègue, ta belle-soeur ou ce pékin avec lequel tu vas discuter sur un forum. Déjà parce que c'est son métier (oui, c'est un métier), ensuite parce qu'il est motivé. Et le sérieux n'est pas qu'une question de taille, des dizaines de petits éditeurs font un boulot formidable. C'est la raison pour laquelle tant d'auteurs suivent leur éditeur/trice quand il ou elle change de maison d'édition. La "marque", ils s'en foutent, Actes Sud, l'Olivier, le Seuil ou Rivages, ils veulent rester avec la personne qui fait d'eux de meilleur(es) auteurs(trices), avec laquelle ils sont en confiance, qui sait pointer tout ce qui déconne dans leurs textes et leur expliquer pourquoi. L'auteur auto-éditeur est dans sa bulle de complaisance et n'en sort pas.
 

Citation :

L'auto-édition permet aux auteurs médiocres de trouver un public correspondant à leur talent réel. Ainsi tout le monde est content.


L'auto-édition permet aux auteurs médiocres de ne jamais devenir bons puisqu'ils ne seront jamais lus en dehors d'un petit cercle de connaissances qui les lira (ou fera semblant de les avoir lus) par politesse.

Citation :

Au lieu d'essuyer 50 refus d'éditeurs sur mon premier manuscrit sans doute indigne d'être publié, être dégoûté de la vie, et perdre toute envie d'écrire, j'ai touché et ému des centaines de lecteurs de tous les âges.


Bah déjà la plupart des auteurs qui disent avoir été refusés partout n'ont en fait envoyé leur tapuscrit qu'à 2 ou 3 éditeurs, toujours les mêmes. D'une part parce que c'est le prestige de "l'Auteur" qui les motive, d'autre part parce qu'ils sont ignorants du monde de l'édition et ne mettent les pieds dans une librairie que la première semaine de rentrée littéraire et à Noël. Ensuite, être refusé est une motivation pour certains à ranger leur tapuscrit dans un tiroir et à se remettre à l'ouvrage. Avec l'expérience acquise du premier roman raté. Très très peu de premiers romans d'auteurs/trices ont été publié(e)s. Ou quand ils le sont, c'est 50 ans après la célébrité (voire la mort), assorti d'un bandeau rouge "LE PREMIER ROMAN INEDIT DE XXX).  

Citation :

Et j'ai pas emmerdé les maisons d'édition en ajoutant mes romans à leur pile, ça leur a fait gagner du temps :)


Oh le dégrossissage ne prend pas tant de temps que ça. ;) Les 2 premières pages, 2 pages du milieu et les deux dernières pages : ça suffit déjà à dégager la daube. Certes, si tu t'appelles Gallimard, le plus sollicité, c'est 5 000 tapuscrits par an. Mais le nombre dégringole très vite passé le top5 de prestige (du moins le prestige supposé par ceux qui ne lisent quasiment rien et qui sont incidemment les pires auteurs/trices). Et puis après tout ces lecteurs professionnels sont payés pour ça. Alors que si l'on devait chiffrer le temps perdu par les personnes de bonne composition (ou juste trop gênés/timides/etc.) à lire des livres auto-édités... Des dizaines de milliers de romans nullissimes, chacun étant lu par au moins 5 ou 6 personnes. :pt1cable:  Et non seulement ils ne sont pas payés mais un nombre conséquent se sent même obligé d'acheter le livre pour faire plaisir (puis de prétendre que "ah oui, j'ai beaucoup aimé" ). :D

Message cité 1 fois
Message édité par BoraBora le 08-07-2018 à 00:11:15

---------------
Qui peut le moins peut le moins.
n°53827716
Merome
Chef des blorks
Posté le 08-07-2018 à 10:49:23  profilanswer
 

true-wiwi a écrit :

Dan Brown c'est pas formidable hein. Les ficelles sont trop grosses, les personnages nullissimes, ramassis de clichés.


 
Je sais bien, mais pour un auteur médiocre, c'est le summum de la littérature.
 

BoraBora a écrit :


Mais si l'on peut râler sur le manque d'exigence de certains éditeurs, et je ne m'en prive pas, ceux-ci seront toujours plus exigeants que l'auteur lui-même.


 
Oui.  
 

BoraBora a écrit :


L'auteur auto-éditeur est dans sa bulle de complaisance et n'en sort pas.


 
Oui et non. C'est le cas un peu de tous les auteurs. Adulés par certains et considéré comme de la merde par d'autres (cf Dan Brown ci-dessus)
 

BoraBora a écrit :


Citation :

L'auto-édition permet aux auteurs médiocres de trouver un public correspondant à leur talent réel. Ainsi tout le monde est content.


L'auto-édition permet aux auteurs médiocres de ne jamais devenir bons puisqu'ils ne seront jamais lus en dehors d'un petit cercle de connaissances qui les lira (ou fera semblant de les avoir lus) par politesse.


 
Les auteurs médiocres resteront médiocres quels que soient leurs choix de mode d'édition. De la même manière, le guitariste d'un petit groupe de province qui fait la fête de la musique et 2 concerts par an ne deviendra pas Mark Knopfler. N'empêche qu'il s'éclate 2 fois par an auprès d'un public composé de familles, d'amis et de gens du village qui sont contents d'être là.
Je trouve que nier l'utilité "sociale" de ce genre de cas est idiot.  
 

BoraBora a écrit :


Alors que si l'on devait chiffrer le temps perdu par les personnes de bonne composition (ou juste trop gênés/timides/etc.) à lire des livres auto-édités... Des dizaines de milliers de romans nullissimes, chacun étant lu par au moins 5 ou 6 personnes. :pt1cable:  Et non seulement ils ne sont pas payés mais un nombre conséquent se sent même obligé d'acheter le livre pour faire plaisir (puis de prétendre que "ah oui, j'ai beaucoup aimé" ). :D


 
Si tu vas par là, des milliers de gens disputent des semi-marathons alors qu'ils deviendront jamais athlètes, et se font applaudir alors qu'ils font des performances médiocres. D'autres milliers de gens cuisinent, ne seront jamais Bocuse, et s'invitent les uns les autres, et tu te sens obligé de dire que c'est bon quand tu bouffes chez eux. Encore d'autres jardinent et te filent leurs tonnes de potirons dont ils savent plus quoi foutre et tu leur dit merci...
 
Je pense que ta vision est faussée par le fait que les auto-éditeurs que tu vois viennent t'expliquer que leur roman devrait être en tête de gondole dans ta boutique, et que c'est de ta faute et de celle du complot des éditeurs s'ils sont méconnus.
Tu ne vois pas les autres qui revendiquent leur amateurisme, n'ont pas l'ambition de devenir Victor Hugo, et pourtant trouvent une niche de gens qui apprécient sincèrement leur travail.
 
Il me semble aussi que le filtre de l'édition traditionnelle ne permet pas la publication de trucs inclassables dont l'intérêt ne peut être mesuré que par une poignée d'avertis. Comme la télé ne permet pas la diffusion de trucs qu'on trouve sur Youtube, fait par des amateurs éclairés. Comme les journaux ne permettent pas d'aborder les actualités comme certains blogs. Ça ne veut pas dire que c'est un complot des éditeurs, de la télé des journalistes pour étouffer des publications qui dérangent. Ça veut simplement dire qu'à côté du modèle "industriel", il y a une utilité sociale à la création "artisanale". L'auto-édition permet ça. Mais de la même manière que tu as des youtubers nuls, des blogueurs nuls, tu as des auteurs auto-éditeurs nuls. C'est juste con de ne pas voir les autres.


---------------
Ceci n'est pas une démocratie
n°53827789
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 08-07-2018 à 11:06:55  profilanswer
 

allons, allons, l'auto-édition est tout de même une désespoir de cause, faut arrêter de se tripoter la nouille.

n°53828732
BoraBora
Dilettante
Posté le 08-07-2018 à 13:37:24  profilanswer
 

Merome a écrit :


 
Je sais bien, mais pour un auteur médiocre, c'est le summum de la littérature.
 


N'importe quoi. Ce n'est pas parce que tu es un écrivain médiocre que tu es un admirateur de daubes. :sarcastic:  
 

Merome a écrit :


Oui et non. C'est le cas un peu de tous les auteurs. Adulés par certains et considéré comme de la merde par d'autres (cf Dan Brown ci-dessus)


Je parle d'auto-complaisance. Et il ne faut pas confondre les goûts et le jugement. C'est typiquement ce que fait Finkielkraut quand il part dans ses sempiternels cacas nerveux sur la sous-culture. La femme qui aime lire son Musso/Lévy annuel a parfaitement conscience que ce n'est pas de "la grande littérature", hein. C'est juste une distraction, un peu d'évasion, elle "n'adule" pas Marc Lévy. En librairie, on te demande tous les jours des livres "prenants", "faciles à lire" "c'est-pour-les-vacances" etc. Et il faut aussi distinguer le buzz sur un bouquin de l'estime portée à l'auteur. Dan Brown, après le Code, ses ventes se sont effondrées. Et aujourd'hui, même vendre le Code en poche est devenu un exploit. Ca fait des années qu'on ne l'a plus en rayon et je vois sur Amazon qu'il est 6 363ème des ventes. Le trou, quoi.  

Merome a écrit :

Les auteurs médiocres resteront médiocres quels que soient leurs choix de mode d'édition.


Voilà pourquoi je parlais d'auto-complaisance. Penser que les qualités d'écriture sont une sorte de nature immuable : "je suis médiocre, je resterai médiocre et ça vaut pour tout le monde donc je me sens moins seul". C'est nier le travail, l'expérience, l'âge, c'est absurde et c'est niveler par le bas tous les impétrants auteurs pour sa propre satisfaction d'auteur auto-proclamé médiocre à vie.

Merome a écrit :

Si tu vas par là, des milliers de gens disputent des semi-marathons alors qu'ils deviendront jamais athlètes, et se font applaudir alors qu'ils font des performances médiocres. D'autres milliers de gens cuisinent, ne seront jamais Bocuse, et s'invitent les uns les autres, et tu te sens obligé de dire que c'est bon quand tu bouffes chez eux. Encore d'autres jardinent et te filent leurs tonnes de potirons dont ils savent plus quoi foutre et tu leur dit merci...


Tu parlais de temps perdu pour les éditeurs à lire des tapuscrits sans intérêt, je te renvoie aux dizaines de milliers de livres auto-édités et lus contraints et forcés pour ne pas vexer, c'est tout. [:spamafoote]

Citation :

Je pense que ta vision est faussée par le fait que les auto-éditeurs que tu vois viennent t'expliquer que leur roman devrait être en tête de gondole dans ta boutique, et que c'est de ta faute et de celle du complot des éditeurs s'ils sont méconnus.
Tu ne vois pas les autres qui revendiquent leur amateurisme, n'ont pas l'ambition de devenir Victor Hugo, et pourtant trouvent une niche de gens qui apprécient sincèrement leur travail.


Si si, j'ai internet et je connais le marché du livre, hein. ;) Ce que toi tu ne vois pas en zélote de l'auto-édition, c'est tout ce que peut apporter un éditeur, même sans considérations pécuniaires, même sans vouloir en vivre ou faire carrière. Ce que tu ne vois pas, c'est qu'un éditeur et un auto-éditeur sont tous les deux... des éditeurs. Mais dans 99% des cas, seul le premier fait son boulot. Et c'est ce boulot qui fait toute la différence et qui pour toi se résume juste à capitalisme-commerce-caca.
 

Citation :

Il me semble aussi que le filtre de l'édition traditionnelle ne permet pas la publication de trucs inclassables dont l'intérêt ne peut être mesuré que par une poignée d'avertis.


Il te semble mal, ce qui est normal puisque tu ne t'intéresses pas à ce qui se publie et ne lit que des best-sellers tête de gondole, mais si tu as un exemple... [:spamafoote]

Message cité 1 fois
Message édité par BoraBora le 08-07-2018 à 13:40:27

---------------
Qui peut le moins peut le moins.
n°53836038
Merome
Chef des blorks
Posté le 09-07-2018 à 12:17:28  profilanswer
 

BoraBora a écrit :


N'importe quoi. Ce n'est pas parce que tu es un écrivain médiocre que tu es un admirateur de daubes. :sarcastic:  


 
T'as pas compris ce que je voulais dire. C'est pas grave.
 

BoraBora a écrit :


Voilà pourquoi je parlais d'auto-complaisance. Penser que les qualités d'écriture sont une sorte de nature immuable : "je suis médiocre, je resterai médiocre et ça vaut pour tout le monde donc je me sens moins seul". C'est nier le travail, l'expérience, l'âge, c'est absurde et c'est niveler par le bas tous les impétrants auteurs pour sa propre satisfaction d'auteur auto-proclamé médiocre à vie.


 
Ce n'est pas ce que je dis non plus. Je dis que l'éditeur ne peut rien faire à un mec qui n'a pas de talent. Il peut sans doute tirer le meilleur parti d'un auteur qui a un vrai potentiel qu'il exploite mal, mais pas davantage. Tu as des contre exemples ?
 
 

BoraBora a écrit :


Tu parlais de temps perdu pour les éditeurs à lire des tapuscrits sans intérêt, je te renvoie aux dizaines de milliers de livres auto-édités et lus contraints et forcés pour ne pas vexer, c'est tout. [:spamafoote]

Citation :

Je pense que ta vision est faussée par le fait que les auto-éditeurs que tu vois viennent t'expliquer que leur roman devrait être en tête de gondole dans ta boutique, et que c'est de ta faute et de celle du complot des éditeurs s'ils sont méconnus.
Tu ne vois pas les autres qui revendiquent leur amateurisme, n'ont pas l'ambition de devenir Victor Hugo, et pourtant trouvent une niche de gens qui apprécient sincèrement leur travail.


Si si, j'ai internet et je connais le marché du livre, hein. ;) Ce que toi tu ne vois pas en zélote de l'auto-édition, c'est tout ce que peut apporter un éditeur, même sans considérations pécuniaires, même sans vouloir en vivre ou faire carrière. Ce que tu ne vois pas, c'est qu'un éditeur et un auto-éditeur sont tous les deux... des éditeurs. Mais dans 99% des cas, seul le premier fait son boulot. Et c'est ce boulot qui fait toute la différence et qui pour toi se résume juste à capitalisme-commerce-caca.


 
Je ne nie pas l'intérêt ni le rôle de l'éditeur pour un certain nombre d'auteurs qui exploitent mal leur réel talent. Un peu comme un coach qui va permettre à un athlète de se dépasser. Mais le coach (comme l'éditeur), ne peut pas faire des miracles avec un mec qui n'a pas de physique (de talent) au départ.
 

BoraBora a écrit :


Citation :

Il me semble aussi que le filtre de l'édition traditionnelle ne permet pas la publication de trucs inclassables dont l'intérêt ne peut être mesuré que par une poignée d'avertis.


Il te semble mal, ce qui est normal puisque tu ne t'intéresses pas à ce qui se publie et ne lit que des best-sellers tête de gondole, mais si tu as un exemple... [:spamafoote]


 
 
Tu ne sais pas ce que je lis ou pas. Mais ce que je veux dire par là, c'est que l'investissement personnel nécessaire à l'édition classique va avoir tendance à filtrer, par exemple, la profession des auteurs qui parviennent à publier. Et donc filtrer les points de vue sur la société. Je ne sais pas s'il existe des stats, et je peux me tromper bien sûr, mais je pense que les profs et les journalistes, par exemple, sont surreprésentés dans les écrivains "non professionnels" qui sont édités. Et les ouvriers de la métallurgie, par exemple, doivent être sous-représentés.
Je suis bien certain qu'il y a des contre exemples et que cette différence de représentation s'explique de différentes manières, mais je pense que c'est un problème. Problème qui n'est d'ailleurs pas complètement résolu par l'auto-édition, je crains, mais un peu quand même.


---------------
Ceci n'est pas une démocratie
n°53836516
Deouss
SOLA GRATIA
Posté le 09-07-2018 à 13:15:40  profilanswer
 

Merome a écrit :


Ce n'est pas ce que je dis non plus. Je dis que l'éditeur ne peut rien faire à un mec qui n'a pas de talent. Il peut sans doute tirer le meilleur parti d'un auteur qui a un vrai potentiel qu'il exploite mal, mais pas davantage. Tu as des contre exemples ?


Merome a écrit :


Je ne nie pas l'intérêt ni le rôle de l'éditeur pour un certain nombre d'auteurs qui exploitent mal leur réel talent. Un peu comme un coach qui va permettre à un athlète de se dépasser. Mais le coach (comme l'éditeur), ne peut pas faire des miracles avec un mec qui n'a pas de physique (de talent) au départ.


Deux choses :
- tu m'as l'air de sous-estimer grandement la part du travail et de l’entraînement que ce soit dans la littérature ou le sport ou n'importe quoi d'ailleurs.
- le talent c'est un concept très vague, et si on le définit comme la capacité innée d'un individu à exceller dans un domaine, en réalité c'est un facteur assez mineur et ce quel que ce soit le domaine. Si certaines personnes ont des facilités par rapport à d'autres ce n'est pas parce qu'une fée s'est penchée sur leur berceau, c'est surtout le résultat d'une somme de nombreux paramètres complexes étalés tout au long d'une vie, et on peut tout à fait jouer sur ces paramètres ils ne sont pas figés. Le "vrai potentiel" ou le "réel talent" dont tu parles c'est pas un truc magique et caché au fond de certains élus, c'est quelque chose qui se travaille aussi et doit être constamment sollicité, mais d'une façon qui peut paraître éloignée du domaine concerné. Pour l'écriture par exemple si on considère qu'écrire et lire c'est le travail et l’entraînement si tu prends deux gus qui y passent le même temps, numéro 1 est besogneux mais pas très curieux, alors que numéro 2 est également animé d'une grande passion pour la photo animalière qui l'a amené à passer 2 années en immersion chez les indiens Machintrucs du Pérou pour y photographier les sauterelles locales, voyage qui a profondément influencé sa vision du monde et la sonorité de son écriture à cause de la langue indigène. Si t'enfermes les deux pendant 6 mois avec la même documentation et qu'ils passent le même temps sur un roman policier se déroulant à Byzance, numéro 2 va pouvoir puiser dans un répertoire d'expériences plus riche que numéro 1 et pondre quelque chose de mieux (ou pas, je caricature beaucoup pour le raisonnement :o ) sans que ce soit une question de talent, c'est aussi du travail mais à une échelle plus vaste.


---------------
The relations of the soul to the divine spirit are so pure, that it is profane to seek to interpose helps.
n°53836530
true-wiwi
Posté le 09-07-2018 à 13:17:11  profilanswer
 

Amen.


---------------
It's a simple mistake to make, to create love and to fall.
n°53836893
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 09-07-2018 à 13:50:17  profilanswer
 

le talent se mesure sur une échelle allant de 0,1 à deux millions de lecteurs qui savent lire sans trop d'entrainement, c'est pas dur.

n°53836939
Merome
Chef des blorks
Posté le 09-07-2018 à 13:54:14  profilanswer
 

Deouss a écrit :


Deux choses :
- tu m'as l'air de sous-estimer grandement la part du travail et de l’entraînement que ce soit dans la littérature ou le sport ou n'importe quoi d'ailleurs.


 
Non mais je distingue l'entrainement personnel, régulier, sur un temps long, de l'apport d'un éditeur, extérieur et ponctuel.
 

Deouss a écrit :


- le talent c'est un concept très vague, et si on le définit comme la capacité innée d'un individu à exceller dans un domaine, en réalité c'est un facteur assez mineur et ce quel que ce soit le domaine. Si certaines personnes ont des facilités par rapport à d'autres ce n'est pas parce qu'une fée s'est penchée sur leur berceau, c'est surtout le résultat d'une somme de nombreux paramètres complexes étalés tout au long d'une vie, et on peut tout à fait jouer sur ces paramètres ils ne sont pas figés. Le "vrai potentiel" ou le "réel talent" dont tu parles c'est pas un truc magique et caché au fond de certains élus, c'est quelque chose qui se travaille aussi et doit être constamment sollicité, mais d'une façon qui peut paraître éloignée du domaine concerné. Pour l'écriture par exemple si on considère qu'écrire et lire c'est le travail et l’entraînement si tu prends deux gus qui y passent le même temps, numéro 1 est besogneux mais pas très curieux, alors que numéro 2 est également animé d'une grande passion pour la photo animalière qui l'a amené à passer 2 années en immersion chez les indiens Machintrucs du Pérou pour y photographier les sauterelles locales, voyage qui a profondément influencé sa vision du monde et la sonorité de son écriture à cause de la langue indigène. Si t'enfermes les deux pendant 6 mois avec la même documentation et qu'ils passent le même temps sur un roman policier se déroulant à Byzance, numéro 2 va pouvoir puiser dans un répertoire d'expériences plus riche que numéro 1 et pondre quelque chose de mieux (ou pas, je caricature beaucoup pour le raisonnement :o ) sans que ce soit une question de talent, c'est aussi du travail mais à une échelle plus vaste.


 
Non, je ne crois pas au talent inné et magique. C'est une simplification pour distinguer les gens qui ont un "potentiel" (qui savent conjuguer et accorder, ont un peu de vocabulaire, des choses originales et/ou intéressantes à raconter...) de ceux qui n'auront manifestement jamais le matériel intellectuel nécessaire pour y arriver.


---------------
Ceci n'est pas une démocratie
n°53836991
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 09-07-2018 à 13:57:49  profilanswer
 

Deouss a écrit :


Deux choses :
- tu m'as l'air de sous-estimer grandement la part du travail et de l’entraînement que ce soit dans la littérature ou le sport ou n'importe quoi d'ailleurs.
- le talent c'est un concept très vague, et si on le définit comme la capacité innée d'un individu à exceller dans un domaine, en réalité c'est un facteur assez mineur et ce quel que ce soit le domaine. Si certaines personnes ont des facilités par rapport à d'autres ce n'est pas parce qu'une fée s'est penchée sur leur berceau, c'est surtout le résultat d'une somme de nombreux paramètres complexes étalés tout au long d'une vie, et on peut tout à fait jouer sur ces paramètres ils ne sont pas figés. Le "vrai potentiel" ou le "réel talent" dont tu parles c'est pas un truc magique et caché au fond de certains élus, c'est quelque chose qui se travaille aussi et doit être constamment sollicité, mais d'une façon qui peut paraître éloignée du domaine concerné. Pour l'écriture par exemple si on considère qu'écrire et lire c'est le travail et l’entraînement si tu prends deux gus qui y passent le même temps, numéro 1 est besogneux mais pas très curieux, alors que numéro 2 est également animé d'une grande passion pour la photo animalière qui l'a amené à passer 2 années en immersion chez les indiens Machintrucs du Pérou pour y photographier les sauterelles locales, voyage qui a profondément influencé sa vision du monde et la sonorité de son écriture à cause de la langue indigène. Si t'enfermes les deux pendant 6 mois avec la même documentation et qu'ils passent le même temps sur un roman policier se déroulant à Byzance, numéro 2 va pouvoir puiser dans un répertoire d'expériences plus riche que numéro 1 et pondre quelque chose de mieux (ou pas, je caricature beaucoup pour le raisonnement :o ) sans que ce soit une question de talent, c'est aussi du travail mais à une échelle plus vaste.


 
 [:discord-mlp]  
 
Et le talent c'est aussi une excuse de plein de gens pour pas se bouger le cul, parce que « Quel talent tu as, je ne pourrais jamais faire la même chose » on l'entend souvent pour des trucs qui ne demandent qu'un peu (ou beaucoup) de temps et de boulot. C'est un peu vexant d'ailleurs quand tu t'es fait chier à apprendre un truc et qu'on vient te sortir que c'est normal c'est le talent :o


---------------
Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°53837083
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 09-07-2018 à 14:05:01  profilanswer
 

les boîtes aux lettres sont pleines des manuscrits de gens qui ont du potentiel sans talent. Je ne crois pas au potentiel inné et magique.

n°53839444
k_raf
Totally nuts!
Posté le 09-07-2018 à 16:43:02  profilanswer
 

Deouss a écrit :


Deux choses :
- tu m'as l'air de sous-estimer grandement la part du travail et de l’entraînement que ce soit dans la littérature ou le sport ou n'importe quoi d'ailleurs.
- le talent c'est un concept très vague, et si on le définit comme la capacité innée d'un individu à exceller dans un domaine, en réalité c'est un facteur assez mineur et ce quel que ce soit le domaine. Si certaines personnes ont des facilités par rapport à d'autres ce n'est pas parce qu'une fée s'est penchée sur leur berceau, c'est surtout le résultat d'une somme de nombreux paramètres complexes étalés tout au long d'une vie, et on peut tout à fait jouer sur ces paramètres ils ne sont pas figés. Le "vrai potentiel" ou le "réel talent" dont tu parles c'est pas un truc magique et caché au fond de certains élus, c'est quelque chose qui se travaille aussi et doit être constamment sollicité, mais d'une façon qui peut paraître éloignée du domaine concerné. Pour l'écriture par exemple si on considère qu'écrire et lire c'est le travail et l’entraînement si tu prends deux gus qui y passent le même temps, numéro 1 est besogneux mais pas très curieux, alors que numéro 2 est également animé d'une grande passion pour la photo animalière qui l'a amené à passer 2 années en immersion chez les indiens Machintrucs du Pérou pour y photographier les sauterelles locales, voyage qui a profondément influencé sa vision du monde et la sonorité de son écriture à cause de la langue indigène. Si t'enfermes les deux pendant 6 mois avec la même documentation et qu'ils passent le même temps sur un roman policier se déroulant à Byzance, numéro 2 va pouvoir puiser dans un répertoire d'expériences plus riche que numéro 1 et pondre quelque chose de mieux (ou pas, je caricature beaucoup pour le raisonnement :o ) sans que ce soit une question de talent, c'est aussi du travail mais à une échelle plus vaste.


 [:clooney44]

n°53841208
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 09-07-2018 à 19:15:47  profilanswer
 

Ceci dit, les sauterelles du Pérou, faut aimer le genre. Elles sautent pas le premier soir.

n°53842925
ideenoire
the dark side
Posté le 09-07-2018 à 22:23:19  profilanswer
 

[:cerveau cupra]  
Je venais plutôt pour trouver des liens mais la discussion est intéressante [:cerveau d]  
 
Notre embryon de projet c'est une collection de livres pour enfant en gros. J'ai déjà été édité deux fois, ça s'est pas vraiment bien passé et ça rapporte rien du coup je me disais que je tenterais bien autre chose. Un pote dessine, il a un petit réseau, du coup on s'est dit que ça coutait rien d'essayer.  
 
Vous parlez pas mal de livre, nous pour l'instant on vise surtout le support numérique sur iTunes et Amazon, les livres on verra plus tard.
 
Trouver des lecteurs c'est le plus compliqué... on compte un peu sur son réseau, un peu sur le prix bas, un peu sur la qualité pourrie de ce que font les autres [:cerveau d] mais pour l'instant je connais pas grand chose. Genre y a beaucoup de monde qui achete des ebooks auto édités ? Pour la jeunesse en particulier ? C'est pas facile de trouver des chiffre.s

n°53843051
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 09-07-2018 à 22:41:42  profilanswer
 

ideenoire a écrit :

[:cerveau cupra]  
Je venais plutôt pour trouver des liens mais la discussion est intéressante [:cerveau d]  
 
Notre embryon de projet c'est une collection de livres pour enfant en gros. J'ai déjà été édité deux fois, ça s'est pas vraiment bien passé et ça rapporte rien du coup je me disais que je tenterais bien autre chose. Un pote dessine, il a un petit réseau, du coup on s'est dit que ça coutait rien d'essayer.  
 
Vous parlez pas mal de livre, nous pour l'instant on vise surtout le support numérique sur iTunes et Amazon, les livres on verra plus tard.
 
Trouver des lecteurs c'est le plus compliqué... on compte un peu sur son réseau, un peu sur le prix bas, un peu sur la qualité pourrie de ce que font les autres [:cerveau d] mais pour l'instant je connais pas grand chose. Genre y a beaucoup de monde qui achete des ebooks auto édités ? Pour la jeunesse en particulier ? C'est pas facile de trouver des chiffre.s


 
Il faudra faire quelque chose pour ça :o  
 
Je n'ai pas de chiffres mais ça me paraît ultra minoritaire comme marché : il faut des gens qui aient intégré une habitude de l'ebook et qui aient des enfants qu'ils laissent lire sur un écran ? Je ne sais pas quel âge vous visez mais ça paraît compliqué. De plus, mais là ce n'est que ce que j'ai vu en librairie, l'achat du livre a un côté rituel pour plein de parents, je ne sais pas si ceux-là retrouveraient la même impression. Mais ce sont ceux qui achètent déjà des livres papiers, je n'ai jamais croisé les autres (normal dans une librairie me diras-tu).
 
Je sais même pas s'il y a un marché pour ça [:transparency]


---------------
Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°53843286
BoraBora
Dilettante
Posté le 09-07-2018 à 23:19:38  profilanswer
 

ideenoire a écrit :

[:cerveau cupra]  
Je venais plutôt pour trouver des liens mais la discussion est intéressante [:cerveau d]  
 
Notre embryon de projet c'est une collection de livres pour enfant en gros. J'ai déjà été édité deux fois, ça s'est pas vraiment bien passé et ça rapporte rien du coup je me disais que je tenterais bien autre chose. Un pote dessine, il a un petit réseau, du coup on s'est dit que ça coutait rien d'essayer.  
 
Vous parlez pas mal de livre, nous pour l'instant on vise surtout le support numérique sur iTunes et Amazon, les livres on verra plus tard.
 
Trouver des lecteurs c'est le plus compliqué... on compte un peu sur son réseau, un peu sur le prix bas, un peu sur la qualité pourrie de ce que font les autres [:cerveau d] mais pour l'instant je connais pas grand chose. Genre y a beaucoup de monde qui achete des ebooks auto édités ? Pour la jeunesse en particulier ? C'est pas facile de trouver des chiffre.s


La médiane, c'est moins de 100 ex. Le chiffre précis, je n'en sais rien, sans doute moins de 10 si l'on retire les exemplaires achetés par l'auteur lui-même et ses proches. Les plate-formes n'auraient aucun intérêt à communiquer là-dessus, elles gagnent des millions grâce aux auto-éditeurs sans quasiment rien faire, s'agirait pas de décourager ses clients. ;) Elles préfèrent parler de leurs best-sellers qui le plus souvent sont des auteurs qui ont casqué quelques milliers, voire dizaines de milliers de dollars en marketing (viral, social, traditionnel, ils ont toute la gamme, voir par exemple et puisqu'on parlait de lulu : http://www.lulu.com/sell/marketing-services ). En l'occurrence, puisque vous allez rechercher la visibilité, il faut oublier lulu :
 

Citation :

Pour 2016,  les parts de marché pour les plateforme de vente d’eBook se répartissent ( selon les données disponibles) de la façon suivante :  Amazon  43,8% des ventes, Kobo/ Fnac 21,9% (Kobo 17,4% et Fnac 4,5%), Apple et Google (Apple iBookstore, Google Play) suivent à 15,9% et 11,5%. Ces 5 acteurs représentent 93,1% des ventes en France.


 
Quand tu dis "le prix bas", tu penses à quelle somme ? La majorité des albums jeunesse qui se vendent en librairie, c'est 5 € ou à peine plus. Les Lutin poche, par exemple. Et en ebook, tu te prives de la majorité de la clientèle, surtout si vous visez un âge bas. [:spamafoote] Je n'ai pas cherché loin pour des chiffres plus récents mais l'année dernière les ventes d'ebooks représentaient entre 5 et 7% du CA de l'édition. Ramenées aux livres pour enfants, qui sont pour l'essentiel des cadeaux, ça doit être peanuts.
 
Après, si ce que tu écris est vraiment mauvais, tu peux aussi suivre l'avis de Merome et trouver une niche de lecteurs qui n'aiment que les mauvais livres et que l'édition traditionnelle frustre en mettant la barre trop haut. :D

Spoiler :

Je plaisante, hein. :o

Message cité 2 fois
Message édité par BoraBora le 09-07-2018 à 23:20:59

---------------
Qui peut le moins peut le moins.
n°53844758
Merome
Chef des blorks
Posté le 10-07-2018 à 09:34:14  profilanswer
 

BoraBora a écrit :


Après, si ce que tu écris est vraiment mauvais, tu peux aussi suivre l'avis de Merome et trouver une niche de lecteurs qui n'aiment que les mauvais livres et que l'édition traditionnelle frustre en mettant la barre trop haut. :D

Spoiler :

Je plaisante, hein. :o



 
 [:henri gaud l'eau:5]


---------------
Ceci n'est pas une démocratie
n°53847907
Grenouille​ Bleue
Batracien Azuré
Posté le 10-07-2018 à 14:26:26  profilanswer
 

Alors pour cette histoire de talent vs transpiration, c'est clair qu'on progresse énormément en écrivant, en obtenant des retours (des retours pertinents, hein, pas juste notre femme, notre meilleur ami ou notre cochon d'inde) et en rebossant sur ce qu'on a fait.
 
Quand je retombe sur des trucs écrits quand j'avais 15-16 ans - ou même 25 - je me dis que mes héritiers rigoleront bien dans quelques années en vidant la maison.
 
Et même en l'espace de six ans, ça a beaucoup évolué (j'espère dans le bon sens). Quand je relis mes premiers romans, je me dis que j'aurais pu étoffer tel passage, enlever certaines phrases, en raccourcir d'autres, afin d'obtenir un truc bien plus satisfaisant [:moouh]


---------------
Ma chaîne YouTube d'écrivain qui déchire son père en pointillés - Ma page d'écrivain qui déchire sa mère en diagonale
n°53850843
ideenoire
the dark side
Posté le 10-07-2018 à 18:28:30  profilanswer
 

biezdomny a écrit :

Je sais même pas s'il y a un marché pour ça [:transparency]


Moi non plus [:cerveau d]  
 

BoraBora a écrit :


La médiane, c'est moins de 100 ex. Le chiffre précis, je n'en sais rien, sans doute moins de 10 si l'on retire les exemplaires achetés par l'auteur lui-même et ses proches. Les plate-formes n'auraient aucun intérêt à communiquer là-dessus, elles gagnent des millions grâce aux auto-éditeurs sans quasiment rien faire, s'agirait pas de décourager ses clients. ;) Elles préfèrent parler de leurs best-sellers qui le plus souvent sont des auteurs qui ont casqué quelques milliers, voire dizaines de milliers de dollars en marketing (viral, social, traditionnel, ils ont toute la gamme, voir par exemple et puisqu'on parlait de lulu : http://www.lulu.com/sell/marketing-services ). En l'occurrence, puisque vous allez rechercher la visibilité, il faut oublier lulu :
 

Citation :

Pour 2016,  les parts de marché pour les plateforme de vente d’eBook se répartissent ( selon les données disponibles) de la façon suivante :  Amazon  43,8% des ventes, Kobo/ Fnac 21,9% (Kobo 17,4% et Fnac 4,5%), Apple et Google (Apple iBookstore, Google Play) suivent à 15,9% et 11,5%. Ces 5 acteurs représentent 93,1% des ventes en France.


 
Quand tu dis "le prix bas", tu penses à quelle somme ? La majorité des albums jeunesse qui se vendent en librairie, c'est 5 € ou à peine plus. Les Lutin poche, par exemple. Et en ebook, tu te prives de la majorité de la clientèle, surtout si vous visez un âge bas. [:spamafoote] Je n'ai pas cherché loin pour des chiffres plus récents mais l'année dernière les ventes d'ebooks représentaient entre 5 et 7% du CA de l'édition. Ramenées aux livres pour enfants, qui sont pour l'essentiel des cadeaux, ça doit être peanuts.
 
Après, si ce que tu écris est vraiment mauvais, tu peux aussi suivre l'avis de Merome et trouver une niche de lecteurs qui n'aiment que les mauvais livres et que l'édition traditionnelle frustre en mettant la barre trop haut. :D

Spoiler :

Je plaisante, hein. :o



C'est quoi la médiane exactement ?
Lulu ne fait pas d'ebooks si ? Pour faire de vrais livres Amazon createspace est peut-être plus intéressant, il faut qu'on regarde. De toute façon à quoi ça sert d'avoir des livres si on a personne pour les acheter [:cerveau o]  
 
Pour le prix on pense à 3€. On se dit aussi qu'on pourrait publier en anglais pour élargir la cible mais pour la diffusion je sèche [:cerveau o]  

n°53851325
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 10-07-2018 à 19:21:23  profilanswer
 

Ah les livres pour enfants ! j'ai fait le tour de Paris dans ma jeunesse pour vendre mes bouses à mioches, rencardé au passage la très jolie secrétaire de chez hachette, snobé la vraiment jeune directrice artistique Nathan en entrant chez eux, alors que je la prenais pour une stagiaire (faites bien attention les gars !!!) et qui m'a reçue sèchement avant de me virer, sniffé plein pot la fumée du cigare d'un gros con de l'Ecole des loisirs et rattrapé dans la rue (absolument véridique) par le patron de chez Casterman, où j'allais au pif, alors que deux secrétaires m'avaient opposé un barrage digne d'un check-point palestinien. Toute ma jeunesse et j'adore raconter ma vie.

n°53855786
ideenoire
the dark side
Posté le 10-07-2018 à 22:30:32  profilanswer
 

T'as pas des contacts plutôt ? [:cerveau ddr555]

n°53855987
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 10-07-2018 à 22:41:41  profilanswer
 

Je comprendrai jamais cette envie qu'ont plein d'auteurs d'écrire des livres pour enfants (j'ai l'impression d'en croiser plein !). C'est un medium qui m'a toujours laissée perplexe. Comme les enfants, en fait :o

 

Je pense qu'il y a un problème dans ton modèle économique ideenoire. Mais je crois que tu n'as pas précisé quelle tranche d'âge tu vises ?

Message cité 3 fois
Message édité par biezdomny le 10-07-2018 à 22:41:56

---------------
Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°53859165
Merome
Chef des blorks
Posté le 11-07-2018 à 10:13:16  profilanswer
 

biezdomny a écrit :

Je comprendrai jamais cette envie qu'ont plein d'auteurs d'écrire des livres pour enfants (j'ai l'impression d'en croiser plein !).


 
C'est pour les séances de dédicaces  [:nowa]


---------------
Ceci n'est pas une démocratie
n°53860359
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 11-07-2018 à 11:32:05  profilanswer
 

quand tu dessines, tout est bon dans le cochon.

n°53862656
Grenouille​ Bleue
Batracien Azuré
Posté le 11-07-2018 à 14:54:39  profilanswer
 

biezdomny a écrit :

Je comprendrai jamais cette envie qu'ont plein d'auteurs d'écrire des livres pour enfants (j'ai l'impression d'en croiser plein !). C'est un medium qui m'a toujours laissée perplexe. Comme les enfants, en fait :o


 
Parce que c'est beaucoup plus facile à écrire - pas à cause de la complexité (un bon roman jeunesse est tout aussi compliqué qu'un roman adulte) mais de la taille du roman.
 
Beaucoup d'histoires de la bibliothèque verte ou rose font 35 000 signes, ça correspond à deux-trois chapitres d'un roman classique. Pour certains albums, ça descend à 6000.
 
Comme l'écueil principal des écrivains débutants est le découragement (et le fameux ventre mou de leur livre), plus l'histoire est courte, plus elle est réalisable. C'est aussi la raison pour laquelle on conseille souvent sur ce topic les concours de nouvelles.
 


---------------
Ma chaîne YouTube d'écrivain qui déchire son père en pointillés - Ma page d'écrivain qui déchire sa mère en diagonale
n°53862816
Chou Andy
Would you know my nem
Posté le 11-07-2018 à 15:05:37  profilanswer
 

Ah moi livre pour enfant je m'imagine les livres de 15 pages en carton avec une phrase par page (lue par les parents) et des jolis dessins [:tinostar]


---------------
J'aurais voulu être un businessman
n°53865833
BoraBora
Dilettante
Posté le 11-07-2018 à 19:27:09  profilanswer
 

Les livres pour enfants, ça va de 0 à 11 ans, 12 ans étant la charnière avec l'adolescence. On a demandé 2 fois à ideenoire la cible d'âge de son projet de "collection" mais il n'a pas l'air de vouloir répondre.  [:spamafoote]


---------------
Qui peut le moins peut le moins.
n°53865853
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 11-07-2018 à 19:29:43  profilanswer
 

Grenouille Bleue a écrit :

Parce que c'est beaucoup plus facile à écrire - pas à cause de la complexité (un bon roman jeunesse est tout aussi compliqué qu'un roman adulte) mais de la taille du roman.
 
Beaucoup d'histoires de la bibliothèque verte ou rose font 35 000 signes, ça correspond à deux-trois chapitres d'un roman classique. Pour certains albums, ça descend à 6000.
 
Comme l'écueil principal des écrivains débutants est le découragement (et le fameux ventre mou de leur livre), plus l'histoire est courte, plus elle est réalisable. C'est aussi la raison pour laquelle on conseille souvent sur ce topic les concours de nouvelles.


 
Ça me paraît une explication qui se tient et qui est diplomatique (je pense aussi qu'il doit y avoir des gens qui se disent « woah je vais écrire pour les gosses trop facile » et qu'ils doivent être déçus parfois :o).


---------------
Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°53870358
Uchinaa
Posté le 11-07-2018 à 23:49:37  profilanswer
 

Je suis en différé sur l'autopublication : y a un certain Proust qui s'y est essayé, mais pas lu, et vous ?
 
 
(En vrai, globalement ok avec ce qui est dit : si t'as pas déjà un public (comme Nabe) c'est risqué mais après ..... si tu vises petit parmi les petits, est-ce un tort ? J'ai acheté des trucs de niche tirés à 20 exemplaires  .... Cherchez Mundzik dans google et vous comprendrez  :) Il faut une 2e vie à ces ""vieilleries"" du début XXe.)

Message cité 1 fois
Message édité par Uchinaa le 11-07-2018 à 23:50:53
mood
Publicité
Posté le   profilanswer
 

 Page :   1  2  3  4  5  ..  154  155  156  ..  176  177  178  179  180  181

Aller à :
Ajouter une réponse
 

Sujets relatifs
qui à lu le livre globalia de j.c rufin ?Ecriture d'un roman d'heroic fantasy
un livre écrit par sms --- votre avis ?Amélie Nothomb Mercure (édition livre de poche)
Amélie Nothomb Mercure (édition livre de poche)J'aime lire==> le petit livre rouge non communiste
Par quel livre commencer pour decouvrir Ernest Hemingway ?recherche livre, vos avis
Où trouver un livre bilingue russe/polonais?[LIVRE] "Ne le dis à personne ..." Quelqu'un l'a lu ?
Plus de sujets relatifs à : Ecrire un livre : vos romans amateurs (Màj du 1er post)


Copyright © 1997-2025 Groupe LDLC (Signaler un contenu illicite / Données personnelles)