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Ecrire un livre : vos romans amateurs (Màj du 1er post)| Auteur | Sujet : Ecrire un livre : vos romans amateurs (Màj du 1er post) |
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louisdou | Reprise du message précédent : Chapitre 1 : La chasse de Jörl Dans la forêt de Drumos dans le royaume de Peridrim, Jörl de Taron était sur les pistes de trois cavaliers. Jörl à genoux sur la terre humide de la forêt, étudiait une empreinte avec attention, comme le lui avait appris son défunt père durant son enfance. L’empreinte qu’il étudiait était très récente, car la pluie qui était tombée il y a une demi-heure ne l’avait point touchée. Effectivement à quelques centaines de mètres, la fumée d’un campement traversait l’épaisse couche de feuillage des arbres centenaires. Trois poneys étaient attachés aux branches d’un vieux chênes. La lumière du jour faiblissait et déjà les premières lucioles sortirent et volèrent autour des racines tortueuses de la forêt de Drumos .Jörl profita donc de l’obscurité naissante pour se rapprocher à pat de loup du campement, sans déranger les trois montures qui pourraient trahir sa présence. A quelques mètre du campement Jörl se mit a ramper sur le tapis de feuilles mortes pour atteindre un grand buisson ,ou il se cacha . Il était assez proche pour voir et entendre distinctement les rires et les voix stridentes de trois Gobelins des montagnes. Assis sur des rondins de bois autour d’un feu crépitant. Ils parlaient dans l’horrible langage de Gobaldurim, langage que Bagul , le seigneur des ténèbres, Dieu de la corruption , avait enseigné aux gobelins il y a bien longtemps.D’après ce qu’avais entendu Jörl ,leurs noms étaient skrill, Rizik et Virgue. Ces êtres hideux avaient une peau grâce et huileuse,d’une couleur olivâtre, leurs yeux jaunes adaptés à l’obscurité ambiante de Gobaldu-rin, ressortaient de leurs orbites , quelques longs cheveux tombaient sur leurs grandes oreilles pointues et trouée, leurs nez aplatis émettaient un sifflement à chaque expi-ration et bien que petit(pas moins de 1 mètre 40) et voutés, ils inspiraient la peur et la haine. Skrill et Rizik étaient vraisemblablement des soldat car ils possédaient tous deux à leur ceinture de cuir une hachette rouillée et oxydée par le temps, ils étaient aussi protégé par une cote de mailles et par un heaume portant l’écusson de la tour de Goldul.Cependant Virgue semblait appartenir a un échelon social plus élevé, il était vétue d’une tunique noire et d’une chemise doublée de fourrure de bonne qualité, il ne semblait pas être armé. Un mystérieux coffre de bois sceller par une serrure en acier était posé sur le sol à ses pieds. Message cité 2 fois Message édité par louisdou le 10-02-2014 à 23:41:10 |
Publicité | Posté le 10-02-2014 à 23:31:23 ![]() ![]() |
guigr |
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louisdou | Merci pour ta réponse |
BoraBora Dilettante |
--------------- Qui peut le moins peut le moins. |
guigr |
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aaron spencer |
unepageplusloin | Bonsoir tout le monde,
Message cité 2 fois Message édité par unepageplusloin le 23-02-2014 à 11:30:03 |
BoraBora Dilettante |
Message cité 1 fois Message édité par BoraBora le 17-02-2014 à 01:02:40 --------------- Qui peut le moins peut le moins. |
talbazar morte la bête, mort le venin |
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Publicité | Posté le 17-02-2014 à 09:15:06 ![]() ![]() |
BoraBora Dilettante |
Message édité par BoraBora le 17-02-2014 à 12:10:20 --------------- Qui peut le moins peut le moins. |
Grenouille Bleue Batracien Azuré | [quotemsg=37164063,4819,1031713]Le "problème" c'est que je n'ai pas envie de bacler ça, d'en faire de la fantasy vue et revue avec un dragon, trois nains et deux elfes qui se courent après.[/spoiler]
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biezdomny MONSTERS DO NOT EAT QUICHE! |
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Grenouille Bleue Batracien Azuré |
Message cité 2 fois Message édité par Grenouille Bleue le 18-02-2014 à 14:51:09 --------------- Ma chaîne YouTube d'écrivain qui déchire son père en pointillés - Ma page d'écrivain qui déchire sa mère en diagonale |
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A propos de ce que tu disais des "modèles" d'intrigue, La Forme des Histoires de Vonnegut mise en image (thèse refusée il paraît). Message cité 1 fois Message édité par biezdomny le 18-02-2014 à 23:49:42 --------------- Expos et musées — Égyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo |
BoraBora Dilettante |
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talbazar morte la bête, mort le venin | Ben clair que depuis que le monde est monde l'inconscient collectif se nourrit des mêmes ressorts, toute la magie de l'art est l'interprétation individuelle de jouer avec, de transmettre l'émotion. C'est finalement chiant cette posture analytique et ça sert à que dalle. Encore une espèce de pollution de matheux anglo-saxons.
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Merome Chef des blorks |
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Merome Chef des blorks | Un générateur de Guillaume Musso : http://www.slate.fr/culture/83393/ [...] 8xLzIvNi8y --------------- Ceci n'est pas une démocratie |
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quiet now |
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talbazar morte la bête, mort le venin | prononce seulement mon nom et tu seras sauvé ! |
quiet now |
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talbazar morte la bête, mort le venin |
quiet now |
Message édité par quiet now le 21-02-2014 à 20:58:40 |
talbazar morte la bête, mort le venin | autant en apporte l'Evian. |
quiet now | merde alors je suis tellement crevé que je ne sais pas quoi te répondre , Talbazar |
Profil supprimé | Posté le 22-02-2014 à 22:32:40 ![]()
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Profil supprimé | Posté le 22-02-2014 à 22:41:30 ![]()
J'ai commencé à écrire un petite chose et j'aimerais trouver un lecteur, qui me lise en entier ! Je ne demande pas qu'on relève les fautes ou autres. Juste qu'on me lise tranquillement afin de me donner un avis global et général : est-ce trop lourd ou agréable ? C'est important, il faut que je sache si je dois remanier ce début (qui sera celui d'une nouvelle
‘’Qu’un dégoûtant, immonde, exécrable, infect et épouvantable capharnaüm !’’ : telle avait été l’impression partagée par les derniers terriens à avoir foulé le sol de la chambre 306 de la tour Mirabeau, qu’occupait Jean-Michel. Et à dire vrai, malgré tous les efforts mis dans la recherche de qualificatifs visant à caractériser le lieu, l’exhaustivité même aurait eu du mal à le décrire exactement, tant l’état d’insalubrité était sans commune mesure, inconcevable. Quinquagénaire dégarni fraîchement veuf, Jean-Michel aimait à passer ses journées coupé de ses semblables et de la lumière du jour. Souvent, dans le froid de l’hiver, il lui arrivait d’uriner dans ses propres vêtements : il se demandait alors très justement s’il était possible que ses diverses semences, par une sorte d’infiltration, puissent à l’usure s’écouler dans l’appartement du dessous. Enfin, il va sans dire que tout cela était sans importance. L’essentiel, quand Jean-Michel effectuait la miction sur sa propre personne au cœur de Janvier : le temps d’un court et délicieux instant, il avait chaud. De fait, il aurait carrément pu se passer d’être un porc, misanthrope qui plus est, mais, force était de constater une consternante vérité, que le quotidien eût du mal à contredire : il était devenu un gros dégueulasse et n’en éprouvait plus la moindre gêne. Sa femme, une prénommée Miranda, l’avait quitté quatre mois plus tôt alors qu’elle rendait visite à sœur. Bref séjour : elle attrapa un rhume. S’ensuivirent de lourds maux de tête, des migraines à répétition… Et un beau matin, alors qu’elle devait a priori se soigner, Miranda la malheureuse s’étouffa étourdiment avec la capsule d’un tube d’aspirine. Jean-Michel avait été triste dans un premier temps. Les jours furent longs et vides. Seule son aigreur restait constante et inchangée. Puis elle crût démesurément, jusqu’à un point de non-retour : Jean-Michel était devenu un ermite, ne supportant plus le contact humain (ni la lumière du jour). Les trois dernières semaines, pas un être vivant, animal comme végétal, ne s’était trouvé en sa présence. L’ermite se nourrissait principalement à partir d’innombrables boites de conserve, accumulées en une faramineuse quantité, de sorte qu’il n’avait plus à se rendre dans ‘’l’autre monde’’ (l’extérieur). Pour l’heure, ainsi qu’il se le ressassait : ‘’tout allait bien’’. ‘’Ici, seul avec moi-même, mes chers organes qui eux ne m’ont jamais quitté. Fidélité jusqu’à la mort. Ils marchent. Hi hi. Dommage qu’ils ne me parlent pas autrement que pour me signifier qu’ils ont faim. Les bougres ! Hou hou !’’ Certes, souvent notre homme divaguait. Et il était en effet un point qui le chagrinait profondément: pourtant à l’écoute de lui-même, il n’avait pas grand-chose à leur dire. Réciproquement, ses organes non plus. Voilà qui était préjudiciable dans le cadre de l’appréciation de sa vie présente. La conversation pouvait quelquefois, pour ne pas dire en permanence, lui faire défaut. Au fond, à en juger par la situation actuelle de notre quinquagénaire vivant dans un crasseux et total isolement, un psychanalyste aurait sans doute avancé que ‘’le sujet désire peut-être inconsciemment mourir. Du moins, il se laisse mourir’’. Sur ce point, c’était indiscutable. Il est manifeste que si telle avait été sa volonté, Jean-Michel ne s’y serait pas mieux pris. Une question pertinente avait le mérite d’être soulevée, à juste titre : mais que diable pouvait faire le charmant Jean-Michel pour occuper ses journées ? Ainsi, et l’action donnait peine à voir, le gros tas de graisse glabre en caleçon se dirigea, contraint (de vivre encore…), vers les W.C. C’est avec un exquis plaisir qu’il effectua la vidange, laquelle lui rappela combien, chaque jour, les mictions matinales étaient immanquablement divines. Après un long grattage des parties génitales - activité grossière et primaire inhérente à son genre et éminemment décriée par sa femme - le très bedonnant quinquagénaire s’immobilisa au centre de la pièce principale. Il restait debout, fixe, encerclé par la myriade de détritus qui jonchaient le sol. Non pas qu’il en fût dérangé, d’autant plus que l’obscurité jetait un voile favorable de mystère sur le lieu. Tout portait à croire, aussi paradoxal que cela pût paraître, que l’homme réfléchissait. Or justement, à quoi pouvait-on songer, lorsque étaient quotidiennement et systématiquement exclues, depuis plusieurs semaines, l’ensemble des activités humaines sociales et traditionnelles hormis l’ordinateur ? Car telle était imperturbablement et machinalement réglée la vie de Jean-Michel : il se réveillait tout en sachant pertinemment que sa journée serait identique à la précédente. Pourtant, en cette matinée, l’inattendue hésitation qu’il manifestait donnait à croire qu’il essayait de résister à l’appel que lui lançait sa machine, seule chose avec laquelle il entretenait des relations. Enfin, après avoir mûrement réfléchi, l’homme s’abaissa et commença à fouiller les déchets. Que cherchait-il ?... Mais oui ! Il se souvint de la boîte bleue en question, puis finit par mettre la main sur les restes d’une quiche à la saucisse entamée la veille. Cette dernière présentait étrangement ce qui semblait être des traces de matières fécales, pour lesquelles Jean-Michel s’était fait l’expert de reconnaître. Et l’odeur ne l’en détrompait point. ‘’Ah ! Ah ! Ah !’’, ricanait-il. Comme cela était amusant ! ‘’Hou ! hou ! hou ! Biguidibou !’’ Amusant et savoureux. C’est avec la bouche pleine et les doigts graisseux que l’ectoplasme regagna sa place favorite : face à l’ordinateur. Le clavier était dans un bien piteux état – comme le reste de la pièce cela dit. Et il est vrai que chaque centimètre carré s’équivalait tristement en termes de malpropreté… Néanmoins depuis peu, Jean-Michel - dans un excès d’humanité et de dignité qu’il ne se connaissait plus - avait eu l’idée de revêtir sa machine de film plastique. De sorte qu’il pouvait abuser du clavier les mains sales, boire et manger par-dessus, pisser, chier, suer, sans aucun risque d’endommager l’électronique. De : louislebg@outloock.com C’était le mail affligeant qui avait réveillé notre souillon. Alors certes, Jean-Michel n’appréciait pas le contact humain, direct ou indirect, mais ce ‘’louislebg’’ était tout aussi pommé que lui. Dans ce cas, il eût relevé du miracle que de reconnaître l’appartenance de ces deux sinistres personnages à l’espèce humaine, alors qu’un simple coup d’œil dans l’appartement de l’un ou de l’autre suffisait à les en disqualifier : même un cochon sauvage saurait faire montre de plus de tenue. Quoi qu’il en soit, ‘’JEAN MIMI’’ s’était surpris à éprouver autre chose que du mépris ou du dégoût pour l’un de ses ‘’semblables’’, lequel avait été rencontré sur un forum sous le pseudonyme mensonger de ‘’le-bg-intello’’. Evidemment, comme l’on pouvait s’en douter, le dernier qualificatif du mot composé ne tint point longtemps. Puis, Jean-Michel et Louis s’échangèrent leurs photos… et conclurent raisonnablement qu’ils auraient eu peine à concurrencer un borgne atteint de neurofibromatose. Leur chance de survie avait été jugée bien trop maigre en ce monde ‘’tellement’’ superficiel’’, bien qu’ils en eussent été les premiers à en abuser si leur plastique le leur avait permis. Le confinement absolu : voilà une bonne initiative pour qui se sentait, plus ou moins justement, exclu. Ainsi tapis anonymement dans l’ombre, nos reclus pouvaient sévir en toute impunité, donnant libre cours à leur perversion. Dernier fait notable en date, et qui avait d’ailleurs valu à Jean-Michel le bannissement du forum qu’il fréquentait assidûment et où s’épanchaient les âmes perdues et tourmentées : un malheureux avait été poussé au suicide. Ce dernier demandait notamment de ‘’l’aide aux internautes’’, ‘’ses collègues étaient chiants et imbuvables’’, ‘’son travail ne lui plaisait plus’’, sa ‘’vie était insupportable’’ et il désirait ‘’en finir‘’ et ‘’blablabla’’… En somme, tout ce qu’il y avait de plus commun sur internet. Jean-Michel, exaspéré par cette routine des suicidaires, mais toujours prompt à aider son prochain, ne manqua point de lui adresser une réponse pleine de bon sens, ainsi qu’il savait les formuler en pareille circonstance : Tes congénères de collègues t’insupportent, soit. Il va de soi que l’ironie et le sarcasme étaient flagrants… Mais manifestement, le principal intéressé était aussi dépressif que susceptible. Plus tard, on découvrirait et confirmerait en effet avec effroi, le changement de statut de suicidaire à celui de suicidé. Bien plus que le bannissement pour cause de ‘’comportement inacceptable’’, la façon dont l’individu en question avait mis fin à ses jours préoccupait Jean-Michel et son dévoué Louis. Toutefois, l’histoire se garda jalousement de préciser si les recommandations livrées par le quinquagénaire avec tant de bonté, avaient été suivies à la lettre… Et puis du reste, qu’importe ! Une personne ‘’incapable d’apprécier un humour délicat et raffiné n’avait pas sa place parmi les vivants’’. Jean-Michel n’était nullement affecté par la mort qu’on aurait pu lui mettre sur la conscience. D’après lui, cette dernière participait justement d’une certaine manière à la sélection naturelle, et il devrait en être remercié. En outre, il poussait son extravaguant raisonnement au point de juger bon, par exemple, ‘’de donner le temps d’une journée, à tout gamin fêtant ses trois ans, un couteau de boucher ; de sorte qu’il en résulterait une sélection entre les idiots qui se seraient entaillés plus ou moins fatalement, méritant leur sort, et les autres, dignes de goûter aux joies d’être habités par la vie’’. Midi approchait. L’homme se hâtait de répondre longuement au mail de son seul et unique proche. Il n’avait que cela à faire. Après, une longue séance d’abrutissement informatique l’attendrait, durant laquelle, comme d’habitude, il errerait çà et là, d’un site à un autre, au gré de ses sempiternelles réflexions et rêveries. C’est effectivement de cette façon qu’il était triomphalement parvenu à trouver réponse probante à l’une de ses questions existentielles : ‘’comment s’y prennent les aveugles pour savoir quand cesser de s’essuyer le derrière après la défécation ?’’ ; le tout devenant infiniment plus complexe si l’on ajoutait à l’aveuglement, la perte de l’odorat… Fort satisfait de ses tergiversations, au demeurant très ‘’pipi-caca’’, Jean-Michel n’en oubliait pas pour autant le côté misérable de son existence. A ce propos, l’atmosphère fétide de la pièce devenant irrespirable, et comme il le faisait une à deux fois par semaine, notre homme se risqua d’ouvrir l’unique fenêtre située sur son côté. Puis souleva le store de quelques centimètres. Par chance, c’était un jour de grand vent. L’ouverture ainsi pratiquée, quoique très mince interstice, suffit amplement à assurer sa fonction d’aération : les effluves corporels malodorants ainsi que les divers relents organiques se diluèrent soudain, pour la plus grande joie de notre malpropre. Ce dernier profita de ce lien direct avec le monde extérieur pour tendre l’oreille : il se rappela alors combien, le passage répété des voitures, les cris juvéniles, les mouvements de foules ; bref, en définitive, la vie qui se manifestait autrement que par des flatulences ou des excréments, lui était insupportable. ‘’Ici, dans mon cocon, que d’aucuns trouveraient sans doute peu ragoûtant : plus de femme, pas d’enfant, pas de papa ni de maman. Seul. Je suis seul. Et dans la mesure où nous ne sommes jamais rien d’autre que désespérément seuls, ma condition est la plus épurée, propre et sobre qui soit. Autrui n’étant qu’artifice ou accessoire, dont la principale fonction consiste à soulager et à rendre l’existence moins creuse. Or je ne tiens plus à faire de cadeau. A qui que ce soit.’’ C’était la position qu’affichait fièrement le crasseux ermite du haut de la tour Mirabeau. Il fallait néanmoins reconnaître - bien qu’il s’en fût rigoureusement défendu - que notre homme n’était qu’une énième espèce de dépressif, qui plus est, à tendance nihiliste exacerbée. De surcroît, en réductionniste convaincu, il considérait la vie et les différents états qui la gratifient, tels la joie, le désespoir, l’amour ou l’ennui, comme n’étant que le résultat de réactions chimiques entre molécules et atomes à l’intérieur du cerveau. En ce sens, il était tout à fait en son bon droit de mépriser le monde et ses civilisations, fruits incongrus, vains et hasardeux de la perversion, des égarements et des expérimentations propres à la matière. Ce ‘’recul’’ dont il aimait tant à se prévaloir, lui conférait selon lui le privilège d’approcher de la vérité ultime des choses, de se défaire du superflu. Mais en fait, plus justement et pragmatiquement, Jean-Michel s’employait à piocher les arguments prompts à justifier son comportement. Il devait avoir raison coûte que coûte à défaut de ne plus vivre. Raison qui, au fond, ne punissait rien d’autre que lui-même. Message cité 1 fois Message édité par Profil supprimé le 22-02-2014 à 22:41:48 |
unepageplusloin | Merci d'avoir pris le temps de lire les p'tites productions Kentuk et d'avoir apporté tes corrections ! Mais juste parce que j'aime avoir le dernier mot : j'avais corrigé le "inconnues" dans un post suivant |
BoraBora Dilettante |
--------------- Qui peut le moins peut le moins. |
BoraBora Dilettante |
--------------- Qui peut le moins peut le moins. |
Profil supprimé | Posté le 23-02-2014 à 11:15:53 ![]() J'ai pas compris vos remarques. Sur l'incontinence ? cad? c'est pas léger c'est cela ? et c'est quoi vous préférez je pense :S dsl Message édité par Profil supprimé le 23-02-2014 à 11:23:24 |
Grenouille Bleue Batracien Azuré | Certaines trouvailles sont intéressantes, mais tu souffres en effet de la maladie habituelle du débutant, à savoir ampouler son style jusqu'à l'overdose.
--------------- Ma chaîne YouTube d'écrivain qui déchire son père en pointillés - Ma page d'écrivain qui déchire sa mère en diagonale |
Profil supprimé | Posté le 23-02-2014 à 15:44:51 ![]() OUI. Bon en gros, faudrait que je réduise le tout de sorte à me retrouver avec 2/3 - 1/2 du texte original. J'entends bien. De la simplicité. Pourtant je n'écris pas du tout dans l'optique de faire de l'étalage ni ne m'efforce à ''ampouler'' les phrases. Disons que (et de manière tout à fait naturelle) je les ''construis tellement'' qu'on ne voit plus que ça. bref Message édité par Profil supprimé le 23-02-2014 à 15:47:00 |
Grenouille Bleue Batracien Azuré | C'est bien ce que je dis, ce n'est pas volontaire, c'est juste une maladie de débutant, et ça finit par passer en s'entraînant et en lisant.
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