Forum |  HardWare.fr | News | Articles | PC | S'identifier | S'inscrire | Shop Recherche
3438 connectés 

 

 

 Mot :   Pseudo :  
  Aller à la page :
 
 Page :   1  2  3  4  5  ..  120  121  122  ..  176  177  178  179  180  181
Auteur Sujet :

Ecrire un livre : vos romans amateurs (Màj du 1er post)

n°37097845
louisdou
Posté le 10-02-2014 à 23:31:23  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
salut ,j’écris actuellement un livre d'history fantasy (encore un ) .Pouvez vous me dire ce que vous en pensez? Soyez impitoyable, c'est pour mon bien !

 

Chapitre 1 : La chasse de Jörl

 

Dans la forêt de Drumos dans le royaume de Peridrim, Jörl de Taron était sur les pistes de trois cavaliers. Jörl à genoux sur la terre humide de la forêt, étudiait une empreinte avec attention, comme le lui avait appris son défunt père  durant son enfance. L’empreinte qu’il étudiait était très récente, car la pluie qui était tombée il y a une demi-heure   ne l’avait point touchée. Effectivement à quelques centaines de mètres, la fumée d’un campement traversait l’épaisse couche de feuillage des arbres centenaires. Trois poneys  étaient attachés aux branches d’un vieux chênes. La lumière du jour faiblissait et déjà les premières lucioles sortirent et volèrent autour des racines tortueuses de la forêt de Drumos .Jörl profita donc de l’obscurité naissante pour se  rapprocher à pat de loup du campement, sans déranger les trois montures qui pourraient trahir sa présence. A quelques mètre du campement Jörl  se mit a ramper sur le tapis de feuilles mortes pour atteindre un grand buisson ,ou il se cacha . Il était assez proche pour voir et entendre distinctement les rires et les voix stridentes de trois Gobelins des montagnes. Assis sur des rondins de bois autour d’un feu crépitant.  Ils parlaient dans l’horrible langage de Gobaldurim, langage que Bagul , le seigneur des ténèbres, Dieu de la corruption , avait enseigné aux gobelins il y a bien longtemps.D’après ce qu’avais entendu Jörl ,leurs noms étaient skrill, Rizik et Virgue. Ces êtres hideux avaient une peau grâce et huileuse,d’une couleur olivâtre, leurs yeux jaunes adaptés à l’obscurité ambiante de Gobaldu-rin,  ressortaient de leurs orbites , quelques longs cheveux tombaient sur leurs grandes oreilles pointues et trouée, leurs nez aplatis émettaient un sifflement à chaque expi-ration et bien que petit(pas moins de 1 mètre 40) et voutés, ils inspiraient la peur et la haine. Skrill et Rizik étaient vraisemblablement des soldat car ils possédaient tous deux à leur ceinture de cuir une hachette rouillée et oxydée par le temps, ils étaient  aussi protégé par une cote de mailles et par un heaume portant l’écusson de la tour de Goldul.Cependant Virgue semblait appartenir a un échelon social plus élevé,  il était vétue d’une tunique noire et d’une chemise doublée de fourrure de bonne qualité, il ne semblait pas être armé. Un mystérieux coffre de bois sceller par une serrure en acier était posé sur le sol  à ses pieds.
ps:J'ecris uniquement pour me détendre aprés les révisions :D

Message cité 2 fois
Message édité par louisdou le 10-02-2014 à 23:41:10
mood
Publicité
Posté le 10-02-2014 à 23:31:23  profilanswer
 

n°37098828
guigr
Posté le 11-02-2014 à 04:01:18  profilanswer
 

louisdou a écrit :

salut ,j’écris actuellement un livre d'history fantasy (encore un ) .Pouvez vous me dire ce que vous en pensez? Soyez impitoyable, c'est pour mon bien !
 
Chapitre 1 : La chasse de Jörl


 
On ne sait pas qui est Jörl qui n'est jamais décrit. Son prénom est répété d'ailleurs un peu trop souvent, tu pourrais utiliser d'autres termes tel que le cavalier, l'homme... pour lui donner un petit peu plus vie.
On n'a également pas besoin de savoir que l'on est dans la forêt de Drumos dans le royaume de Peridrim. En tout cas pas tout de suite. Commence plutôt par poser le décors (la forêt).
 

aaron spencer a écrit :

Salut à tous.
Je retente ma chance sur le topic dédié avec un début de roman que j'ai un peu remanié, le roman en est pour l'instant au chapitre 8. Il parle d'un policier qui est chargé d'enquêter sur un tueur en série qui s'attaque aux prêtres.
Je posterai le prologue, le chapitre 1 et le chapitre 2 ci-dessous pour commencer !
Si vous avez des remarques, des impressions ou que sais-je, n'hésitez pas à me les faire parvenir, c'est le but de ma démarche !  
 
Bonne lecture à tous.


Je trouve ça pas mal :)  
 
 

n°37099423
louisdou
Posté le 11-02-2014 à 09:10:21  profilanswer
 

Merci pour ta réponse :)

n°37100260
BoraBora
Dilettante
Posté le 11-02-2014 à 10:25:11  profilanswer
 

guigr a écrit :

Son prénom est répété d'ailleurs un peu trop souvent, tu pourrais utiliser d'autres termes tel que le cavalier, l'homme... pour lui donner un petit peu plus vie.


Surtout pas, non. ;) Une fois un personnage nommé, il ne sert plus à rien d'utiliser des périphrases qui ne font que répéter ce que l'on sait déjà et alourdissent les phrases. Pour éviter les répétitions, il suffit d'employer "il" ou "elle". [:spamafoote]
 
C'est l'une des erreurs les plus courantes dans les textes amateurs. Ca et les verbes redondants dans les dialogues ("Ce n'est pas faux", admit-il)


---------------
Qui peut le moins peut le moins.
n°37100501
guigr
Posté le 11-02-2014 à 10:40:37  profilanswer
 

BoraBora a écrit :


Surtout pas, non. ;) Une fois un personnage nommé, il ne sert plus à rien d'utiliser des périphrases qui ne font que répéter ce que l'on sait déjà et alourdissent les phrases. Pour éviter les répétitions, il suffit d'employer "il" ou "elle". [:spamafoote]
 
C'est l'une des erreurs les plus courantes dans les textes amateurs. Ca et les verbes redondants dans les dialogues ("Ce n'est pas faux", admit-il)


J'avais effectivement un doute au milieu de la nuit. Tu m'apprends quelque chose [:mr couleur]

n°37107734
aaron spen​cer
Posté le 11-02-2014 à 19:03:17  profilanswer
 


 

guigr a écrit :


Je trouve ça pas mal :)  
 
 


 
Merci  :)

n°37164063
unepageplu​sloin
Posté le 16-02-2014 à 21:43:57  profilanswer
 

Bonsoir tout le monde,
 
Premier message sur ce forum, alors si vous pouviez être indulgents (si je ne suis pas du tout dans le bon topic, je veux bien qu'on me redirige!).
Je suis passée par tous les forums d'écriture possibles et imaginables avant d'arriver ici, en cherchant des petits conseils, mais je n'ai pas trouvé grand chose qui cassait la barque... D'ailleurs si vous avez des suggestions, des très bons sites d'écritures, je suis partante !
 
Mais commençons par le commencement... J'ai 17 ans et un goût très prononcé pour la lecture, depuis toujours je dévore les bouquins. Ca fait quelques années déjà que l'idée de passer à l'écriture me tente beaucoup, mais je n'ai jamais trop eu le temps (en ce moment non plus, mais j'ai décidé de trouver du temps). Alors voilà, j'y suis : je VEUX écrire, et de la fantaisie (pas très mature comme genre, je sais, mais c'est ce qui me tente vraiment). Le but n'étant pas forcément d'être éditée, parce que j'ai conscience qu'il faut du talent, beaucoup de chance et encore du talent, mais je serais vraiment déçue si ce projet s'évaporait comme ça...
Depuis plus d'un an je note tout ce qui me passe par la tête, personnages, bribes d'histoire, aventures... et je n'ai jamais trop eu le courage de donner vie à tout ça, jusqu'à aujourd'hui en tout cas.
 
Le "problème" c'est que je n'ai pas envie de bacler ça, d'en faire de la fantasy vue et revue avec un dragon, trois nains et deux elfes qui se courent après. C'est pour ça que je suis venue ici ; je sais bien que ce n'est pas en postant sur un forum que l'inspiration ou le talent me tomberont dessus, mais je viens chercher des petits conseils et des réponses, histoire de commencer doucement.  
Par exemple : Avant de rédiger à proprement parler, il vaut mieux tout planifier dans l'écriture (plan très détaillé) ou donner les grands axes et laisser place à l'inspiration pendant l'écriture ?  
Vous conseillez d'écrire des petites nouvelles avant de voir en grand ?  
Pour introduire les "notions" fantastiques de l'histoire, mieux vaut tout balancer au début (sachant que je ne veux pas inonder les pages de sorts en tout genre, ce serait assez léger au niveau de la magie) au risque de noyer le lecteur, ou d'amener ça doucement en prenant le risque de casser le rythme de l'histoire ?  
Je suppose que la documentation est importante si on ne veux pas se retrouver avec des histoires loufoques (coutumes au MA, vêtements, transports, durée des voyages,...), vous avez des petits liens intéressants ?
Je sais bien que cela dépend de l'histoire, mais j'hésite à mettre 120 personnages sur le devant de la scène (je ne suis pas sûre de savoir gérer autant de personnages que George R. R. Martin), des suggestions ?
 
Voili voilou... Si jamais vous avez le courage et la gentillesse de me répondre, et qu'en plus vous me prodiguez de bons conseils, j'me change en p'tit pois !  :bounce:
 
[Edit] : Tout plein de questions...
 
Voilà, je ne sais pas ce que ça vaut, mais c'est pour vous donner une petite idée de ce que j'ai dans les doigts. Introduction d'un personnage, incipit peut-être, je ne sais pas. Dites moi jiste ce que vous en pensez.
 
Les injures se noyaient dans le tumulte de la foule, quand l'enfant apparut au coin de la rue, se frayant un chemin entre les étals pliant sous les marchandises. Courant aussi vite qu'il le pouvait, il se retournait en riant sur l'homme bedonnant qui le suivait avec de plus en plus de peine. Il serrait contre lui l'objet du délit, la pomme qui lui attirait les foudres du marchand. Le jeune voleur se faufila sous une table pour s'accorder un instant de répit. Avec un peu de chance l'homme qui le poursuivait arriverait bientôt à sa hauteur et dépasserait l'étal sans même remarquer sa présence. Il sentait qu'il approchait. Le gamin ferma les yeux un instant. Les odeurs remuées par le flux continu des passants réveillèrent son odorat jusque là endormi par l'excitation de la course. L'enfant inspira profondément. Les senteurs épicées d'un étal voisin se mélangèrent à des relents âcres qui lui étaient inconnus, sortant l'enfant de ses pensées. Il se promit de découvrir ce qui était à l'origine des effluves désagréables émanant d'au dessus de sa tête. Il eut juste le temps de rouvrir les yeux pour apercevoir les bottes de son poursuivant passer à vive allure devant l'étal. Les cris se perdaient au loin mais l'enfant attendit encore un instant avant de sortir de sa cachette.
 
[Edit 2] : "émanants" --> "émanant" et "inconnues" --> "inconnus"

Message cité 2 fois
Message édité par unepageplusloin le 23-02-2014 à 11:30:03
n°37165652
BoraBora
Dilettante
Posté le 17-02-2014 à 00:59:32  profilanswer
 

unepageplusloin a écrit :

Bonsoir tout le monde,
 
Premier message sur ce forum, alors si vous pouviez être indulgents (si je ne suis pas du tout dans le bon topic, je veux bien qu'on me redirige!).


Tu es pile-poil dans le bon topic, et surtout tu n'as pas commis l'erreur habituelle et révélatrice de créer un nouveau topic dédié entièrement à tes oeuvres. :jap:

Citation :

Alors voilà, j'y suis : je VEUX écrire, et de la fantaisie (pas très mature comme genre, je sais, mais c'est ce qui me tente vraiment). Le but n'étant pas forcément d'être éditée, parce que j'ai conscience qu'il faut du talent, beaucoup de chance et encore du talent, mais je serais vraiment déçue si ce projet s'évaporait comme ça...


De la chance, pas tant que ça, et le talent c'est essentiellement des années de boulot. Mais bravo pour la lucidité qui nous change un peu de la fausse humilité habituelle.  :jap:

Citation :

Depuis plus d'un an je note tout ce qui me passe par la tête, personnages, bribes d'histoire, aventures... et je n'ai jamais trop eu le courage de donner vie à tout ça, jusqu'à aujourd'hui en tout cas.
 
Le "problème" c'est que je n'ai pas envie de bacler ça, d'en faire de la fantasy vue et revue avec un dragon, trois nains et deux elfes qui se courent après. C'est pour ça que je suis venue ici ; je sais bien que ce n'est pas en postant sur un forum que l'inspiration ou le talent me tomberont dessus, mais je viens chercher des petits conseils et des réponses, histoire de commencer doucement.


Rien à redire à ça, et tu postes en outre sans faire 3 fautes par phrase, avec la ponctuation qui va bien. Tu en deviendrais presque agaçante, ma parole. :o  :D

Citation :

Par exemple : Avant de rédiger à proprement parler, il vaut mieux tout planifier dans l'écriture (plan très détaillé) ou donner les grands axes et laisser place à l'inspiration pendant l'écriture ?


Les grandes lignes sont suffisantes mais il faut à mon avis commencer par la charpente sur laquelle le plan s'ajustera. Pense à ton histoire comme à un graphe, avec des hauts, des plats, des bas. La charpente "standard" (si l'on peut dire) de la fiction populaire occidentale, c'est :
 
Bas/plat (exposé de la situation) --> montée (due à la situation conflictuelle qui est au coeur de toutes les fictions narratives) --> descente sévère (plus bas que la situation de départ) --> remontée --> acmé (avec bien sûr des descentes/remontées de moindre ampleur à intercaler selon la longueur du livre). C'était déjà la charpente de l'Iliade, celle de la quête du Graal (à travers Lancelot), celle du Comte de Monte-Christo, celle de Blueberry et c'est toujours la charpente en vigueur dans 99% des fictions américaines, littéraires, TV ou cinématographiques.
 
Puisque tu sembles avoir lu George Martin, observe la manière particulièrement rare dont il détourne cette charpente standard. Il fait à plusieurs reprises suivre ce qui semble être la montée finale vers l'acmé d'un long plat ou d'une redescente brutale, voire finale. Il ne s'agit évidemment pas de s'en inspirer (pour cela, il faut une putain de maîtrise  :D ) mais la manière dont il s'écarte du standard, tout en gardant ces hauts/plats/bas fait bien apparaître, en creux, le schéma habituel.
 
Ton plan viendra se greffer sur la charpente en fonction du nombre approximatif de pages/chapitres que tu attribues aux différents mouvements ascendants/descendants du livre.

Citation :

Vous conseillez d'écrire des petites nouvelles avant de voir en grand ?


Pas nécessairement, mais un journal ou des petits textes constituent un exercice d'écriture régulier, ce qui aide énormément. Pense à cela comme à un musicien qui chaque jour fait ses gammes avant de passer au choses sérieuses. Ecrire sans enjeu, cela décomplexe, donne une discipline de travail, apprivoise le geste d'écrire.

Citation :

Pour introduire les "notions" fantastiques de l'histoire, mieux vaut tout balancer au début (sachant que je ne veux pas inonder les pages de sorts en tout genre, ce serait assez léger au niveau de la magie) au risque de noyer le lecteur, ou d'amener ça doucement en prenant le risque de casser le rythme de l'histoire ?


Pars du principe que tout ce qui entoure tes personnages leur est familier (c'est leur monde, après tout  :p ). Donc non, ne surtout pas tout balancer au début, ce qui donnerait un côté didactique (genre "pour que vous suiviez l'histoire, il faut d'abord que je vous explique..." ). Il faut que les éléments fantasy soient naturellement intégrés dans l'histoire. ce qui est évidemment plus facile à dire qu'à faire. :D

Citation :

Je suppose que la documentation est importante si on ne veux pas se retrouver avec des histoires loufoques (coutumes au MA, vêtements, transports, durée des voyages,...), vous avez des petits liens intéressants ?


Il y a beaucoup de ressources sur le MA, bien sûr, mais puisque c'est un roman de fantasy, l'essentiel découle du bon sens et de questions que tu te poseras au coup par coup selon les situations. D'une part, le MA n'est pas une période monolithique (entre le Vème et le XIVème, le monde a beaucoup changé) et d'autre part rien ne te retient d'utiliser des modes vestimentaires, technologies ou mentalités plus tardives. La poudre à canon, par exemple, n'arrive qu'à la fin du MA en occident, mais est inventée dès le VIIème siècle en Chine. Et si tu veux mettre des arquebuses typiques de la Renaissance dans ton roman, ma foi... tu es libre. [:spamafoote]
 
Tu n'as pas à craindre les anachronismes tant que le tout paraît cohérent. Méfie-toi des inventions éponymes, par exemple : une poubelle, une guillotine. Et surtout employés en adjectif : un type sadique, dans un monde où le Marquis de Sade n'est jamais né, ça ne fonctionne pas.  :D

Citation :

Je sais bien que cela dépend de l'histoire, mais j'hésite à mettre 120 personnages sur le devant de la scène (je ne suis pas sûre de savoir gérer autant de personnages que George R. R. Martin), des suggestions ?


Le premier tome de ASoIaF dépeint 8 personnages principaux et c'est déjà énorme. N'oublie pas que quand il l'a commencé en 1991, Martin avait déjà 21 ans d'écriture professionnelle derrière lui. ;) L'important est de définir les actes de tes personnages par des motivations humaines réalistes (sexe, pouvoir, gloire, argent, besoin d'amour, parano et névroses diverses etc.) puis d'élaborer leur background en fonction de ces motivations. Mais au-delà de 3 ou 4 personnages principaux, ça devient dur à gérer, sachant que tu auras inévitablement le triple ou plus de personnages secondaires.

Citation :

Les injures se noyaient dans le tumulte de la foule, quand l'enfant apparut au coin de la rue, se frayant un chemin entre les étals pliant sous les marchandises. Courant aussi vite qu'il le pouvait, il se retournait en riant sur l'homme bedonnant qui le suivait avec de plus en plus de peine. Il serrait contre lui l'objet du délit, la pomme qui lui attirait les foudres du marchand. Le jeune voleur se faufila sous une table pour s'accorder un instant de répit. Avec un peu de chance l'homme qui le poursuivait arriverait bientôt à sa hauteur et dépasserait l'étal sans même remarquer sa présence. Il sentait qu'il approchait. Le gamin ferma les yeux un instant. Les odeurs remuées par le flux continu des passants réveillèrent son odorat jusque là endormi par l'excitation de la course. L'enfant inspira profondément. Les senteurs épicées d'un étal voisin se mélangèrent à des relents âcres qui lui étaient inconnues, sortant l'enfant de ses pensées. Il se promit de découvrir ce qui était à l'origine des effluves désagréables émanants d'au dessus de sa tête. Il eut juste le temps de rouvrir les yeux pour apercevoir les bottes de son poursuivant passer à vive allure devant l'étal. Les cris se perdaient au loin mais l'enfant attendit encore un instant avant de sortir de sa cachette.


 
C'est très bon. :jap: Il y a du mouvement (au sens "mouvement de caméra" ), des odeurs, des sons et tu décris juste ce qu'il faut pour permettre d'imaginer ce que tu ne décris pas. Franchement, très bon début.
 
Pour chipoter, j'aurais juste vu "il se retournait en riant "vers" l'homme bedonnant" plutôt que "sur". On se retourne "sur le passage" de quelqu'un, mais un personnage qui se retourne sur un autre, ça sonne un peu bizarre. Et j'aurais peut-être vu quelque chose d'autre qu'une pomme. "Voler une pomme à l'étalage" fait un peu cliché. Un fruit un peu exotique, peut-être ? Ou une brochette de quelque chose ? Mais comme je disais, c'est vraiment pour chipoter.  :p

Message cité 1 fois
Message édité par BoraBora le 17-02-2014 à 01:02:40

---------------
Qui peut le moins peut le moins.
n°37166017
Merome
Chef des blorks
Posté le 17-02-2014 à 08:08:59  profilanswer
 

J'ai bien aimé "Les odeurs remuées par le flux continu des passants", je trouve ça très simple et pourtant très évocateur.
Bon, je peux pas blairer la fantasy, donc moi mon conseil, ce serait de faire un vrai roman :)


Message édité par Merome le 17-02-2014 à 08:09:15

---------------
Ceci n'est pas une démocratie
n°37166321
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 17-02-2014 à 09:15:06  profilanswer
 


bon, du potentiel, et très maline. Mais quelques raideurs d'articulations et pourquoi j'ai déjà lu ça cent fois ?  
 

BoraBora a écrit :


 
De la chance, pas tant que ça, et le talent c'est essentiellement des années de boulot.


 
Ah voilà bien l'esprit de notre ravissante époque kleenex, recyclage et dénigrement.  :sol:  
Non, même après 40 ans de métier, un peintre en bâtiment ne seras jamais Raphaël.

mood
Publicité
Posté le 17-02-2014 à 09:15:06  profilanswer
 

n°37168368
BoraBora
Dilettante
Posté le 17-02-2014 à 12:09:22  profilanswer
 

talbazar a écrit :

Ah voilà bien l'esprit de notre ravissante époque kleenex, recyclage et dénigrement.  :sol:


Lapin compris le rapport.  :??:  

Citation :

Non, même après 40 ans de métier, un peintre en bâtiment ne seras jamais Raphaël.


Non, mais combien d'années d'expérience avait Raphaël quand son "talent" devient évident ? S'il faut en croire sa fiche Wikipedia, il commence à être formé par son père, lui-même peintre (quelle coïncidence  :whistle: ). Ce dernier mourra alors que Raphaël a 11 ans, ce qui donne une idée de l'âge auquel il a commencé à peindre. Puis apprentissage supplémentaire d'une dizaine d'années, pas moins, avant de commencer à peindre autre chose que du "à la manière de".
 
J'ai du mal avec le mot "talent" dans son acception moderne. Je ne nie pas ce qu'on pourrait appeler les "facilités" individuelles pour telle ou telle activité intellectuelle, que ce soit les échecs, la musique ou la physique quantique, facilités qui seront sans doute un jour expliquées rationnellement par les neuro-sciences. Mais l'idée qu'il suffit d'être "doué" pour se distinguer de la masse, c'est une belle illusion. C'est certainement une condition nécessaire dans des activités de compétition (ou transformées en compétition puisque toute activité humaine finit par être transformée en classement avec top50), et en y rajoutant beaucoup, mais alors beaucoup de boulot. Mais ce même boulot permettra à quelqu'un sans grandes "facilités" de produire des choses bien plus intéressantes que le "doué" fainéant.


Message édité par BoraBora le 17-02-2014 à 12:10:20

---------------
Qui peut le moins peut le moins.
n°37168931
Grenouille​ Bleue
Batracien Azuré
Posté le 17-02-2014 à 13:12:36  profilanswer
 

[quotemsg=37164063,4819,1031713]Le "problème" c'est que je n'ai pas envie de bacler ça, d'en faire de la fantasy vue et revue avec un dragon, trois nains et deux elfes qui se courent après.[/spoiler]
 
C'est tout à ton honneur. Même si le côté Benny Hill aurait son charme.
 
 

Citation :

Par exemple : Avant de rédiger à proprement parler, il vaut mieux tout planifier dans l'écriture (plan très détaillé) ou donner les grands axes et laisser place à l'inspiration pendant l'écriture ?


 
Perso, j'écris toujours un synopsis détaillé (chapitre par chapitre), mais je n'hésite pas à m'en écarter quand ça me saoule. Rien de pire que de se sentir enfermé.
 

Citation :


Vous conseillez d'écrire des petites nouvelles avant de voir en grand ?


 
Non, tu peux commencer par un roman. Par contre, évite l'erreur de beaucoup de débutants, à savoir écrire "la série en 10 tomes qui va révolutionner le genre". Très peu d'éditeurs donneront leur chance à une débutante sur un tel volume. Donc si tu prévois de le proposer à certaines maisons, commence par un stand-alone de 300 pages, 400, pas plus.
 

Citation :

Pour introduire les "notions" fantastiques de l'histoire, mieux vaut tout balancer au début (sachant que je ne veux pas inonder les pages de sorts en tout genre, ce serait assez léger au niveau de la magie) au risque de noyer le lecteur, ou d'amener ça doucement en prenant le risque de casser le rythme de l'histoire ?


 
Amène ça au fur et à mesure. Rien de pire que l'information dump en début d'histoire. Après, tout dépend ce que tu appelles une "notion" fantastique. Une histoire de fantasy n'a pas besoin de 140 différentes espèces aux noms improbables.
 


---------------
Ma chaîne YouTube d'écrivain qui déchire son père en pointillés - Ma page d'écrivain qui déchire sa mère en diagonale
n°37176766
unepageplu​sloin
Posté le 17-02-2014 à 22:06:22  profilanswer
 

Eh bien, on peut dire que vous êtes rapides, et efficaces !! Autant de réponses constructives en si peu de temps, c'est vraiment sympa et ça donne envie de s'investir à fond dans l'écriture juste pour venir poser quelques questions sur ce forum.  
 

Citation :

Les grandes lignes sont suffisantes mais il faut à mon avis commencer par la charpente sur laquelle le plan s'ajustera. Pense à ton histoire comme à un graphe, avec des hauts, des plats, des bas. La charpente "standard" (si l'on peut dire) de la fiction populaire occidentale, c'est :  
...
Ton plan viendra se greffer sur la charpente en fonction du nombre approximatif de pages/chapitres que tu attribues aux différents mouvements ascendants/descendants du livre.


 
Vraiment, merci BoraBora pour tous tes précieux conseils, je n'avais jamais trop fait attention aux "hauts et bas", ça doit venir assez naturellement dans l'histoire, mais c'est toujours mieux de le savoir ! Pareil pour les compliments, ça fait toujours plaisir ! J'accorde encore plus d'attention au chipotage, en tant que presque maniaque je le dis : y a qu'ça de vrai ! D'ailleurs pour l'histoire de la pomme, j'avoue que c'est un peu faible ça manque de piment, à retravailler !
 

Citation :

J'ai bien aimé "Les odeurs remuées par le flux continu des passants", je trouve ça très simple et pourtant très évocateur.  
Bon, je peux pas blairer la fantasy, donc moi mon conseil, ce serait de faire un vrai roman :)


 
Simple et efficace, merci Merome ! Et puis pour te répondre au sujet de la fantasy, c'est vraiment ce que j'ai "dans la peau" si j'ose dire, je ne me suis jamais posé de questions et du coup toutes les idées qui me viennent se raccrochent à cet univers, donc bon... Et puis comme je le disais, je ne pars pas du tout dans l'optique d'être éditée, c'est plus une passion qu'autre chose alors autant faire ce qui m'inspire !
 

Citation :

bon, du potentiel, et très maline. Mais quelques raideurs d'articulations et pourquoi j'ai déjà lu ça cent fois ?


"Raideurs d'articulations" du genre Talbazar ? Si ce petit texte est perfectible, et il l'est, je veux bien savoir où !  
"pourquoi j'ai déjà lu ça cent fois ?"... Certainement parce que j'ai de l'or dans les doigts  :sol: Non je plaisante, si tu trouves la réponse tu me préviens, ça peut être intéressant de connaître le points faibles de ses potentiels lecteurs !
 
Et pour finir avec Grenouille Bleue...
 

Citation :

Perso, j'écris toujours un synopsis détaillé (chapitre par chapitre), mais je n'hésite pas à m'en écarter quand ça me saoule. Rien de pire que de se sentir enfermé.


C'est exactement ce que je crains en fait : m'enfermer dans un schéma prédéfini, mais je pense que je vais suivre tes conseils et élaborer un plan assez détaillé, si ça peut éviter de faire des grosses bourdes par la suite.
 
 
Bon, je pense avoir repris chacune des réponses. Si jeune et déjà tant de succès, ça promet  :sol:  
Merci encore pour tous vos commentaires, chipotages (et compliments). Je reviendrais au besoin (donc souvent) pour avoir quelques avis sur mon "travail" et prendre quelques conseils au passage. Par contre la prochaine fois je ne fais pas une réponse aussi longue, je passe bientôt plus de temps à poster sur le forum qu'à me consacrer à l'écriture !!
 
NB. Les senteurs épicées d'un étal voisin se mélangèrent à des relents âcres qui lui étaient inconnus.

n°37178756
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 18-02-2014 à 00:29:17  profilanswer
 

Grenouille Bleue a écrit :

Citation :

Par exemple : Avant de rédiger à proprement parler, il vaut mieux tout planifier dans l'écriture (plan très détaillé) ou donner les grands axes et laisser place à l'inspiration pendant l'écriture ?


 
Perso, j'écris toujours un synopsis détaillé (chapitre par chapitre), mais je n'hésite pas à m'en écarter quand ça me saoule. Rien de pire que de se sentir enfermé.


 
En ce qui me concerne, c'est le meilleur moyen pour que j'arrête d'écrire tout de suite : ça m'est déjà arrivé sur deux romans, y a longtemps, qui se sont retrouvés définitivement abandonnés et je l'ai beaucoup regretté. Ceux que j'ai pu finir d'écrire étaient beaucoup moins "préorganisés" et c'est d'ailleurs le principal défaut de celui que j'ai fini il y a un an ou deux : il ne ressemble à rien à force de pas être assez structuré, même moi je ne sais plus ce qu'il raconte à l'arrivée [:yiipaa:4]  
 
Pour moi c'est vraiment *le* truc très très difficile, arriver à doser entre partir en live (avec une idée directrice et deux trois scènes où je veux arriver) et écrire un plan détaillé. Les deux échouent.  
 
Heureusement que j'écris plus, de toute façon, comme ça c'est réglé :o


---------------
Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°37184977
Grenouille​ Bleue
Batracien Azuré
Posté le 18-02-2014 à 14:50:10  profilanswer
 

biezdomny a écrit :


 
En ce qui me concerne, c'est le meilleur moyen pour que j'arrête d'écrire tout de suite : ça m'est déjà arrivé sur deux romans, y a longtemps, qui se sont retrouvés définitivement abandonnés et je l'ai beaucoup regretté. Ceux que j'ai pu finir d'écrire étaient beaucoup moins "préorganisés" et c'est d'ailleurs le principal défaut de celui que j'ai fini il y a un an ou deux : il ne ressemble à rien à force de pas être assez structuré, même moi je ne sais plus ce qu'il raconte à l'arrivée [:yiipaa:4]  
 
Pour moi c'est vraiment *le* truc très très difficile, arriver à doser entre partir en live (avec une idée directrice et deux trois scènes où je veux arriver) et écrire un plan détaillé. Les deux échouent.  
 
Heureusement que j'écris plus, de toute façon, comme ça c'est réglé :o


 
D'où mon compromis: écrire un plan, mais s'en foutre complètement :D
Là, pour ma série ados, l'éditrice m'avait signé le 1er sur manuscrit et les autres sur synopsis. Quand je lui ai rendu le 2e, elle a comparé avec le syno genre: "euh, vous vous foutez de ma gueule, en fait ?" :D

Message cité 2 fois
Message édité par Grenouille Bleue le 18-02-2014 à 14:51:09

---------------
Ma chaîne YouTube d'écrivain qui déchire son père en pointillés - Ma page d'écrivain qui déchire sa mère en diagonale
n°37191736
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 18-02-2014 à 23:48:27  profilanswer
 

Grenouille Bleue a écrit :

D'où mon compromis: écrire un plan, mais s'en foutre complètement :D

 


Même là dessus j'ai du mal en fait, j'arrive pas à avoir les idées assez claires avant de me mettre à écrire. Si j'attendais d'avoir un plan, j'aurais jamais réussi à écrire une page :D

 

A propos de ce que tu disais des "modèles" d'intrigue, La Forme des Histoires de Vonnegut mise en image (thèse refusée il paraît).

Message cité 1 fois
Message édité par biezdomny le 18-02-2014 à 23:49:42

---------------
Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°37191961
BoraBora
Dilettante
Posté le 19-02-2014 à 00:38:42  profilanswer
 

biezdomny a écrit :

A propos de ce que tu disais des "modèles" d'intrigue, La Forme des Histoires de Vonnegut mise en image (thèse refusée il paraît).


Marrant, c'est la représentation visuelle de ce dont je parlais plus haut. :p Ca montre bien que l'on peut plaquer des milliers de plans et types d'histoires sur la même charpente.


---------------
Qui peut le moins peut le moins.
n°37192300
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 19-02-2014 à 07:27:18  profilanswer
 

Ben clair que depuis que le monde est monde l'inconscient collectif se nourrit des mêmes ressorts, toute la magie de l'art est l'interprétation individuelle de jouer avec, de transmettre l'émotion. C'est finalement chiant cette posture analytique et ça sert à que dalle. Encore une espèce de pollution de matheux anglo-saxons.
 
La méditation sur les trois états de la matière, la poésie éphémère des volutes, la fragilité apparente des bulles, la menace sous-jacente, enfin ce que pourrais déclamer un poème japonais au-dessus d'une casserole sur le feu, rien n'est littéraire dans le simple constat "L'eau boue à 100°", surtout qu'avec une pincée de sel, on abaisse cette vérité.  
 
Tôt matin, on va encore dire que je délire, sans doute !  :p

n°37192588
Merome
Chef des blorks
Posté le 19-02-2014 à 08:38:56  profilanswer
 

Grenouille Bleue a écrit :


D'où mon compromis: écrire un plan, mais s'en foutre complètement :D


 
Et là, j'ai envie de dire : pourquoi tu l'écris ?
 
Dans le même genre, j'avais rencontré un auteur de polar noir (oublié son nom, mais pas un guignol, il faisait aussi des séries radiophoniques pour France Inter) à une séance de dédicace, il expliquait qu'avant de commencer à écrire il prenait des tonnes de notes sur chacun des personnages, une fiche biographique complète avant d'écrire une ligne.
Je suis incapable de faire ça et je me demande bien comment il fait. Mes personnages se construisent pendant l'histoire que je raconte, c'est quand je les "vois" évoluer que j'en dessine les contours.


---------------
Ceci n'est pas une démocratie
n°37194831
Grenouille​ Bleue
Batracien Azuré
Posté le 19-02-2014 à 11:11:36  profilanswer
 

Merome a écrit :


 
Et là, j'ai envie de dire : pourquoi tu l'écris ?


 
D'abord parce que les éditeurs demandent au moins ça avant de te signer un chèque (raison prosaïque).
Ensuite parce que ça permet quand même d'avoir une vague idée générale de ce qui va se passer (raison voltaïque).
Enfin parce que je trouve ça marrant de comparer le bouquin final au synopsis en gloussant comme un dindon (raison hébraïque).


---------------
Ma chaîne YouTube d'écrivain qui déchire son père en pointillés - Ma page d'écrivain qui déchire sa mère en diagonale
n°37201497
Merome
Chef des blorks
Posté le 19-02-2014 à 17:29:53  profilanswer
 

Un générateur de Guillaume Musso : http://www.slate.fr/culture/83393/ [...] 8xLzIvNi8y


---------------
Ceci n'est pas une démocratie
n°37202153
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 19-02-2014 à 18:20:04  profilanswer
 

BoraBora a écrit :

Marrant, c'est la représentation visuelle de ce dont je parlais plus haut. :p Ca montre bien que l'on peut plaquer des milliers de plans et types d'histoires sur la même charpente.


 
Pardon, c'est ma faute, je ne me rappelais plus que tu étais l'auteur du message mais c'est bien à celui-là que je faisais référence :jap:
 

Merome a écrit :

Et là, j'ai envie de dire : pourquoi tu l'écris ?
 
Dans le même genre, j'avais rencontré un auteur de polar noir (oublié son nom, mais pas un guignol, il faisait aussi des séries radiophoniques pour France Inter) à une séance de dédicace, il expliquait qu'avant de commencer à écrire il prenait des tonnes de notes sur chacun des personnages, une fiche biographique complète avant d'écrire une ligne.
Je suis incapable de faire ça et je me demande bien comment il fait. Mes personnages se construisent pendant l'histoire que je raconte, c'est quand je les "vois" évoluer que j'en dessine les contours.


 
Fiches détaillées, je ne trouve pas ça indispensable (mais je pense qu'il y a des gens qui aiment, comme il y a des gens qui peuvent aimer décrire les sciences nat' et la géologie de leur monde de fantasy en détail avant de mettre une histoire dedans). Par contre, sur un roman que tu écris au long cours, sur plusieurs années, en changeant d'avis en cours de route sur des trucs, sérieux, c'est indispensable sinon tu oublies qui est mort, quelle est la couleur de cheveux d'untel et de qui tel personnage est le fils ou le neveu (parce que t'as changé d'avis finalement, c'est plus son fils et d'ailleurs c'est un autre type, et faut tout retcon).


---------------
Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°37208226
Merome
Chef des blorks
Posté le 20-02-2014 à 10:35:05  profilanswer
 

biezdomny a écrit :


 
Fiches détaillées, je ne trouve pas ça indispensable (mais je pense qu'il y a des gens qui aiment, comme il y a des gens qui peuvent aimer décrire les sciences nat' et la géologie de leur monde de fantasy en détail avant de mettre une histoire dedans). Par contre, sur un roman que tu écris au long cours, sur plusieurs années, en changeant d'avis en cours de route sur des trucs, sérieux, c'est indispensable sinon tu oublies qui est mort, quelle est la couleur de cheveux d'untel et de qui tel personnage est le fils ou le neveu (parce que t'as changé d'avis finalement, c'est plus son fils et d'ailleurs c'est un autre type, et faut tout retcon).


 
Je ne dis pas que je ne prends pas de notes ! En général, j'ai en gros une feuille A4 qui résume tout le roman, certaines scènes "cultes", et puis pour mon dernier roman qui se passait en entreprise, j'ai carrément dessiné un organigramme pour m'y retrouver d'une séance d'écriture à l'autre.
Mais j'essaie de m'astreindre à écrire une fois par semaine et à finir le roman en un an et des broutilles, histoire de rester dans l'esprit.
Je me verrais pas reprendre un vieux roman abandonné il y a 5 ans, mon état d'esprit aurait trop changé, faudrait tout reprendre !


---------------
Ceci n'est pas une démocratie
n°37218922
BoraBora
Dilettante
Posté le 20-02-2014 à 22:18:53  profilanswer
 

Grenouille Bleue a écrit :

D'abord parce que les éditeurs demandent au moins ça avant de te signer un chèque (raison prosaïque).


Tiens, j'ai discuté avec un de tes directeurs commerciaux, ce soir (Celui du Masque). Il m'a dit que tu étais à Terminus Polar pour une signature. Ca a marché, malgré les vacances scolaires et le temps pourri ? On avait aussi un auteur mais ça a été un bide intégral. :o


---------------
Qui peut le moins peut le moins.
n°37220126
Grenouille​ Bleue
Batracien Azuré
Posté le 21-02-2014 à 01:29:19  profilanswer
 

BoraBora a écrit :


Tiens, j'ai discuté avec un de tes directeurs commerciaux, ce soir (Celui du Masque). Il m'a dit que tu étais à Terminus Polar pour une signature. Ca a marché, malgré les vacances scolaires et le temps pourri ? On avait aussi un auteur mais ça a été un bide intégral. :o


 
Tu n'avais qu'à m'inviter moi :D
Oui, ça a plutôt bien marché, pas la cohue mais dix-sept bouquins dédicacés je crois. Et surtout, une équipe super sympa, un patron très présent, franchement j'ai adoré ma soirée.


---------------
Ma chaîne YouTube d'écrivain qui déchire son père en pointillés - Ma page d'écrivain qui déchire sa mère en diagonale
n°37220498
quiet now
Posté le 21-02-2014 à 08:20:10  profilanswer
 

talbazar a écrit :

Ben clair que depuis que le monde est monde l'inconscient collectif se nourrit des mêmes ressorts, toute la magie de l'art est l'interprétation individuelle de jouer avec, de transmettre l'émotion. C'est finalement chiant cette posture analytique et ça sert à que dalle. Encore une espèce de pollution de matheux anglo-saxons.
 
La méditation sur les trois états de la matière, la poésie éphémère des volutes, la fragilité apparente des bulles, la menace sous-jacente, enfin ce que pourrais déclamer un poème japonais au-dessus d'une casserole sur le feu, rien n'est littéraire dans le simple constat "L'eau boue à 100°", surtout qu'avec une pincée de sel, on abaisse cette vérité.  
 
Tôt matin, on va encore dire que je délire, sans doute ! :p


Tu es un Pur Esprit , Talbazar et je ne suis pas digne de te recevoir rapport au fait que je ne comprends rien à ce que tu viens d'écrire

n°37223938
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 21-02-2014 à 12:14:00  profilanswer
 

prononce seulement mon nom et tu seras sauvé !http://img15.hostingpics.net/pics/798059imagess.jpg
 
je pense juste que ces mesquineries autour d'une sorte de martingale permettant à  monsieur blaireau de pondre un chef d'oeuvre  en suivant quelques schémas simples sont dérisoires. Mais bien sûr je me réserve le droit d'être dans l'erreur. Le jour ou l'acte créatif, littéraire ou pas, résultera d'une équation simple, je me flingue illico au nutella.  
 
et puis ça me fais plaisir de te revoir dans ce topic de professionnels amateurs, ce qui prouve que tu n'es pas devenu une pauvre épave alcoolique, aussi.

n°37227544
quiet now
Posté le 21-02-2014 à 15:55:29  profilanswer
 

talbazar a écrit :

prononce seulement mon nom et tu seras sauvé !http://img15.hostingpics.net/pics/798059imagess.jpg
 
je pense juste que ces mesquineries autour d'une sorte de martingale permettant à monsieur blaireau de pondre un chef d'oeuvre en suivant quelques schémas simples sont dérisoires. Mais bien sûr je me réserve le droit d'être dans l'erreur. Le jour ou l'acte créatif, littéraire ou pas, résultera d'une équation simple, je me flingue illico au nutella.  
 
et puis ça me fais plaisir de te revoir dans ce topic de professionnels amateurs, ce qui prouve que tu n'es pas devenu une pauvre épave alcoolique, aussi.


 
oui da mon bon Talbazar mais ce que j'ai retenu c'est ce que bora a écrit à propos du travail en tant que palliatif possible à l'absence de talent et j'ai envie de croire que c'est pas entièrement faux sinon t'imagines bien qu'il y aurait peu d'élus et même que ce serait à désespèrer
Allez on y croit , Professeur ! [:nozdormu]

n°37228081
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 21-02-2014 à 16:25:47  profilanswer
 

De toute façon, moi je confond toujours génie et talent, c'est incurable, j'aurais besoin de soins palliatifs, disons.  
 
Le génie, même en bossant trois vies, tu peux te brosser.
 
oui oui, bon et pis le petit Mozart, là, c'était une sorte de foetus à heures sups, faut croire. http://img15.hostingpics.net/pics/923368gogolbordelorockerviolon.jpg
 

n°37230924
quiet now
Posté le 21-02-2014 à 20:58:04  profilanswer
 

talbazar a écrit :


oui oui, bon et pis le petit Mozart, là, c'était une sorte de foetus à heures sups, faut croire. [


un foetus de paille , ouais  [:quiet now:4]


Message édité par quiet now le 21-02-2014 à 20:58:40
n°37232822
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 22-02-2014 à 08:10:16  profilanswer
 

autant en apporte l'Evian.

n°37238416
quiet now
Posté le 22-02-2014 à 21:08:20  profilanswer
 

merde alors je suis tellement crevé que je ne sais pas quoi te répondre , Talbazar  
tu noteras cependant le silence respectueux qui s'est fait autour de notre échange , la qualité et la pertinence de nos propos n'aura pas échappé aux fâcheux pantins gesticulants , accordons leurs toutefois le mérite de leur soudaine clairvoyance ainsi que le respect qui en découle .

n°37239603
Profil sup​primé
Posté le 22-02-2014 à 22:32:40  answer
 

:hello:  
 
Je suis désolé j'avais commencé à lire le début et à relever quelques fautes mais n'ai pas pu poursuivre. Occupé. Sauf si tu tiens à ce que je corrige toutes les fautes, auquel cas me le demander ;) Je ne pourrai te donner mon avis sur le fond ; j'ai trop survolé. En revanche, d'un point de vue formel et stylistique, ça m'a semblé tout à fait correct, hormis les erreurs. Il faut se relire ! ;)
 

aaron spencer a écrit :

Salut à tous.
Je retente ma chance sur le topic dédié avec un début de roman que j'ai un peu remanié, le roman en est pour l'instant au chapitre 8. Il parle d'un policier qui est chargé d'enquêter sur un tueur en série qui s'attaque aux prêtres. très bonne idée ;)
Je posterai le prologue, le chapitre 1 et le chapitre 2 ci-dessous pour commencer !
Si vous avez des remarques, des impressions ou que sais-je, n'hésitez pas à me les faire parvenir, c'est le but de ma démarche !  
 
Bonne lecture à tous.
 
                                                                        Prologue
 
 
 
 
Le meurtre. Nous, les Hommes, pouvons tuer tout ce que nous aimons. Mère, père, fils, cousins, amis, amants. Nous pouvons réduire au silence tout ce en quoi nous croyons. Religion, honneur, fierté, amour, tristesse, haine. Nous avons le pouvoir d’anéantir tout ce qui jailli de notre âme. Mais il y a une chose que nous ne pourrons jamais tuer. La mort. Elle est la seule meurtrière que nous ne pourrons jamais arrêter. Et si elle n’existait pas, que se passerait-il ? Et si en lisant ces lignes, vous étiez le même ramassis de boyaux qu’il y a 10 000 ans ? EXTREMEMENT MALADROIT. TUER LA MORT... Un peu trop brut, abrupte. Remanier le tout, métaphoriser. Votre corps serait vivant, pas votre esprit. Vous ne feriez même pas attention à ce que j’écris, parce que tout ce que vous désireriez, c’est la mort. Qu’enfin, elle vous délivre. Vous n’auriez aucunes émotions, et qu'un seul désir. La seule chose que vous attendriez, ce serait cette magnifique faucheuse. C’est ça, la fatalité. Avoir peur de mourir et devenir immortel pour enfin désirer plus que tout de passer dans l’autre monde. Si je viens vous chercher, n’ayez pas peur. N’hurlez pas, n’appelez pas tous vos numéros d’urgences préenregistrés. Accueillez-moi. Sinon, avec le temps, c’est votre âme que vous tueriez. Je vous aurais prévenu.
 
 
 
- Vous allez me tuer n’est-ce pas ?  Dit un homme attaché à une chaise, réveillant de ses songes l’ombre menaçante qui se tenait devant lui.
- J’en ai bien peur. Répondit-elle, d’une voix rauque.
- Pourquoi ?  
- Pour vos crimes, mon père. Pour le sang que vous avez versé sous le regard de Dieu.
- Je ne vois p..
- Silence ! Hurla le bourreau. – Les trois enfants Marshall, chacun retrouvés assassinés, ou plutôt sacrifiés, en l’honneur de votre Tout-Puissant.  
Il y eut un moment d’extrême tension, le silence transperçant à l’avance le cœur du condamné, rendant le court couteau du bourreau plus menaçant qu’une épée.
- Croyez-vous que Dieu aime la mort, mon père ?  
Cette question inattendue eût au moins l’effet de raviver la flamme de la bête apeurée, le chasseur attendant patiemment sa réponse.
- Dieu est amour. Malgré mes actes, il m’est inconcevable de croire que le Tout-Puissant les accepte.
- Croyez-vous que vous irez en enfer, après notre entrevue ?  
Cette phrase eût l’effet d’un tsunami, éteignant les flammes d’espoir qui brûlaient encore, grâce à l’essence de la foi, dans la poitrine du condamné.  
- Bien que j’ai tué, je pense avoir assez sauvé pour éviter l’enfer.
-  C’est là ou vous vous trompez, mon père. C’est là où tous ceux qui, comme vous, eurent  mon couteau sous la gorge font erreur. Il n’y a pas de bon actes ni de mauvais actes. Tout cela n’est qu’une question de point de vue. Dieu aime la mort, il la vénère. Elle est son seul moyen d’entendre des supplications. Elle seule a le pouvoir de mettre à genoux une famille entière, pour qu’elle implore la pitié du Tout-Puissant.  
- « Je ne vous suis pas. »   Répondis le prêtre.  
- Pourquoi mourrons-nous de cancer, d’accident de voiture, d’homicide ? Pourquoi des milliers d’humains meurent d’une lente et douloureuse agonie ? Car c’est le destin, me diriez-vous. La seule chose plus forte que Dieu. Je ne suis pas d’accord. C’est Dieu qui vous tue d’une manière horrible, Dieu qui vous fait naître avec un bras à la place de la jambe. Mais pourquoi ? Pour que l’on prie son nom. Dieu se nourrie des prières des condamnés. Si je meurs d’une longue leucémie, ma famille, mes amis, les amis de mes amis et ceux de ma famille, les médecins de l’hôpital, tous prierons pour moi.  Il y a fort à parier, que malgré tous les crimes que j’ai commis, dans cette situation, j’irai au paradis. Or, vous, mon père, vous êtes un homme détesté de son entourage à cause de ses actes abjects, très prochainement assassiné dans un hangar lugubre. Qui priera pour vous ? Je peux vous assurer que vous irez en enfer, mon père.  
- « Mais alors ! » S’exclama-t-il, «  si il n’y a pas de bons ni de mauvais actes, et que la mort de mes victimes a apportée des prières à Dieu, pourquoi voulez-vous me tuer ?
- On ne touche pas aux enfants. Ils sont aussi innocents que naïf. Ce sont des lapins prêts à se blottir contre les ailes d’un aigle.  
- Vous n’en êtes pas à votre première entrevue telle que celle-là, n’est-ce pas ? Ce n’est pas votre premier crime, n’est-ce pas ?
- Effectivement.  
- Vous aimez-ça ?  
- Non, j’en ai surtout besoin. Il n’y a pas d’actes plus abjects que celui de tuer, mais c’est le seul qui m’apaise.  
- Sachez que vous irez en Enfer, j’en suis persuadé.  
- Ne m’avez-vous donc pas écouté ? Il n’y a qu’un seul moyen de savoir qui ira en Enfer et qui ira au Paradis, il n’y a qu’une seule question qui subsiste : « Ma mort sera-t-elle plus tragique que la vôtre ? »
 
Sans laisser le temps au prêtre de répliquer, l’homme lui asséna un coup de couteau précis, lui tranchant la glotte. Le bourreau s’en alla, laissant sa victime s’étouffer dans son sang. MALADROIT
   
 
                                                                   Chapitre 1 : Scène de crime
 
S’il y a bien une chose que j’ai apprise dans mon métier, c’est que les gens ne connaissent pas sa réelle signification. Avec le temps et l’expérience, j’ai compris qu’un criminel arrêté en amène un autre, et qu’au final, nous sommes plus des acteurs de la vengeance des proches de la victime que de réels hommes de justice.  
A défaut d’arrêter des criminels, notre travail consiste aussi à apporter du réconfort à la victime. Lui dire que tout va bien, qu’elle peut dormir sur ses deux oreilles sans craindre de se les faire arracher. Cependant, l’humain à un instinct, aussi pur et naturel que l’or, l’instinct de survie. Une fois qu’il est mis à contribution, une fois qu’une lame vient le solliciter, il devient craintif. L’Homme devient alors une proie au lieu d’être le prédateur, et la victime passe le reste de sa vie à regarder derrière elle pour prévenir un coup mortel plutôt qu’à regarder vers l’avant, vers l’avenir.
Nous, les policiers, avons aussi une troisième fonction, corriger les délinquants. Nous sommes comme des psychologues, dont l’arme thérapeutique est la prison. Nous pensons qu’une fois que le drogué aura purgé sa peine de 5 ans pour détention de substances illicites, une fois qu’il aura vu à quoi ressemble le milieu carcéral, il se résignera à tuer un dealeur pour récupérer sa came, par peur de passer le reste de sa vie dans un mouroir. Parfois, nous espérons que, grâce à nous, le monde sera débarrassé d’un monstre ou qu’un jeune aura encore l’espoir de s’en sortir. Or, ce n’est pas un hasard si mon métier ne souffre pas du chômage.
 
C’était un matin banal à Miami, j’avais reçu un appel de la centrale : « Meurtre près du Benito Juarez Park, dans le hangar du concessionnaire de voiture »
Tout le monde connaissait le concessionnaire de voiture du Benito Juarez Park. Cet afro-américain de 40 ans avait durant 10 ans, assassiné plus d’une vingtaine de prostituée dans son hangar. Une sombre histoire, que la presse avait enflammée après que le criminel eût été tué par un agent fédéral lors d’une perquisition, l’agent prétextant la légitime défense.
Bien entendu, et comme c’est souvent le cas avec le FBI, c’était suspect.  
Depuis ce scandale qui a fait parler Miami pendant tout un mois, les dealeurs et autres petits criminels s’étaient dit que ce hangar suscitait assez la peur et le dégoût pour être un endroit parfaitement désert et adéquat à leur délits.
Quelle fut ma surprise quand arrivé sur place, le meurtre n’était pas dans les standards de cet endroit.  Le règlement de compte bâclé, les preuves mal effacées et la lourde odeur de stupéfiant auquel je m’attendais avait laissé place à une scène de crime épurée et un coup de couteau aussi précis que mortel. On aurait pu croire qu’une agence de nettoyage avait lavée l’endroit dans chaque recoin tellement le passage du meurtrier était fantomatique. Même les traces de semelles, pourtant presque inévitable était absente. Comme si la victime avait été assassinée dans un autre endroit et que son corps avait délicatement volé jusqu’ici.
 
Cette barbarie soignée contrastait avec le Benito Juarez Park. Ce hangar qui abritait un cadavre était entouré d’une magnifique étendue d’herbes, de fleurs et de palmiers si typiques à la Floride. Entouré des bras de la nature, les femmes se baladaient avec leurs enfants et les gamins jouaient au ballon sous les protestations de vieilles personnes, désireuses de profiter de ce somptueux décor avant leur trépas. Qui de ces innocents citoyens auraient pu se douter qu’à quelques mètres d’eux, un prêtre gisait, vidé de son sang ? Il avait emporté avec lui toutes les confessions de ses fidèles. Gare à vous ! Dieu sait tous vos plus noirs secrets maintenant.
 
Le criminel ayant commis cet acte était un vrai criminel, de ceux qu’on appelle tueur et non pas meurtrier. Bien qu’il n’y en ai pas de faux, il y a bien une distinction entre un meurtrier et un tueur. Le meurtrier tue par nécessité et parfois inconsciemment, règlements de comptes, vengeances, pulsion de rage…  
Le tueur lui, est organisé, soigné, prend son temps, préfère la traque à l’acte de tuer, et surtout y prend du plaisir. C’est de cette catégorie là où nous espérons aboutir à une arrestation, un tueur ne tue jamais une fois, et malheureusement, il faut souvent attendre plusieurs meurtres pour pouvoir les relier à une seule personne.
 
La scène de crime présente devant mes yeux était celle du « vengeur divin ». Ses méfaits n’étaient pas difficiles à reconnaître : Un homme de foi, toujours impliqué dans de sombres affaires de pédophilie, de meurtres ou de tortures envers des fidèles, sans jamais avoir été inculpé fautes de preuves, assassiné par un coup de couteau au cou, tantôt tranchant la carotide, tantôt égorgeant simplement la victime.
Il était bien sur interdit de relier un meurtre à un tueur en série avant d’avoir réunis concrètement toutes les caractéristiques de ses crimes, de son mode opératoire, du choix de ses victimes, et d’avoir évincé la thèse de l’imitateur, or nous savions déjà tous ce qu’il en était. Le prêtre étant connu de nos services, car nous l’avions traqué pendant des mois, il était évident qu’un autre avait pris le relais de notre traque, avec des méthodes plus radicales.  
 
Il est de mise de dire que cet homme est un artiste. Bien qu’aucun de nous n’ait le courage de dire de telles choses devant une caméra.  
Ce tueur en était à son quinzième prêtre assassiné, oscillant parfois vers des évêques ou des moines, choisissant ses victimes de Washington D.C à Miami. Il était amusant de voir que l’église catholique regorgée de tant de monstres rien que sur la côte Est, même si c’était le troisième homme de foi assassiné dans Miami. Ce dernier prêtre, soupçonné  du meurtre de 3 enfants, n’était même pas le plus abject des victimes du vengeur divin.  
 
Le terme d’artiste lui convient non pas grâce au choix de ses victimes, qui causa une indignation dans l’église catholique de voir tant de ses hommes de foi tomber, mais qui parallèlement lui octroya une sorte d’amour de l’opinion publique, la presse le définissant plus comme un mystérieux anti-héros que comme un criminel sans foi ni loi. Certains journalistes allant jusqu’à l’encenser.
Non, le terme d’artiste convient de par ses scènes de crimes. Chaque scène est une œuvre d’art, nous pouvons les assimiler à des tableaux qui auraient pu être peint par Monet ou Picasso. Aucune imperfection, tout est mesuré, propre.  
Il ressort de ces scènes de crimes une beauté terrifiante, comme si un policier ne pouvait être qu’admiratif devant tant de perfection, mais terrifié devant une facilité aussi déconcertante de tuer sans risquer d’être arrêté.
 
Mon supérieur, le Lieutenant Edgar Droover, s’approcha de moi.
Cet homme était l’Ours de notre service. Il avait passé sa vie à chasser des criminels, en tuant parfois, par défense. Il est dit que son pistolet a explosé autant de tête que les poings de ses bras démesurément musclés. Il inspirait un sentiment de confiance naturel à tous les membres de notre service, tandis que son corps trapu, ses nombreuses cicatrises et sa voix lourde et grave leur donnaient une impression de protection plutôt que de méfiance.  
De mon côté, son corps de bodybuilder,  sa tête de super-méchant de bande-dessinée et son attitude particulièrement abject avec moi me rendait à penser que mon boulot serait plus calme si il était à la place du corps encore frais du prêtre.  
 
- Toi la ? Qu’est-ce que tu fous encore à regarder le ciel ? Tu n’as pas des preuves à chercher par hasard ? T’es payé pour te la toucher ? Cracha-t-il.
J’avais oublié de préciser qu’il était aussi particulièrement rustre et grossier.
- Sauf votre respect Lieutenant, tous mes collègues ont déjà fouillé les moindres recoins de la scène de crime, et vous en savez assez sur le vengeur divin pour savoir que..
- Rien à foutre du nom que vous donnez toi et tous les autres à l’ordure qui a fait ça. On est là pour arrêter un criminel. Si ça me plait de te demander de passer ta journée à fouiller et refouiller cette scène de crime, t’obéis, c’est clair ?  
- Oui, Lieutenant.  
- Va avec Manson faire une enquête de voisinage pour savoir si on n’a pas de témoin visuel, je veux un rapport demain matin à la première heure sur mon bureau, sinon tu comprendras pourquoi on m’appelle « L’Ours », je me suis bien fait comprendre ?  
- Ce sera fait. Répondis-je.
Sur ces doux mots, il me tourna le dos, or j’avais une question osée que je décidai de lui poser à mes risques et périls.
- Lieutenant, j’ai une question.
Il se retourna.  
- Quoi ? Dit-il.
- Si notre victime est réellement celle qui a tué les trois enfants Marshall, ça ne vous soulage pas qu’elle soit morte ?  
- Si vous étiez le père de cette victime, ne voudriez-vous pas planter vos ongles et déchirer chaque morceau du cœur de celui qui a tué votre fils ? Vous ne comprenez rien tous. Vous n’avez pas assez d’année dans le métier pour comprendre qu’on n’est pas là pour faire du sentimental et débattre sur le bien et le mal. Il y a un crime commis, et il est de notre devoir de rendre justice comme l’indique la Loi. Que notre victime soit Hitler ou Gandhi, ça n’a aucune importance. Maintenant je crois que t’a du boulot.  
- Oui, Lieutenant.
Je partis donc rejoindre Manson, un brigadier débutant dans le métier bien qu’assez prometteur, pour faire une enquête de voisinage qui n’allait aboutir à rien, je le savais d’avance. Fort heureusement, Manson avait une mère mexicaine et un père noir, dans ce quartier où les blancs se font rares, il allait être assez utile. Bien que son utilité ne soit restreinte qu’à un gain de temps et d’énergie.
Le vengeur divin ne se fera pas coincé à cause d’un banal citoyen qui aurait vu quelque chose de trop, croire à une telle ineptie relevé de l’insulte.
 
 
                                             Chapitre 2 : De l’avis d’un tueur
 
Avec le temps, j’ai remarqué que le mot « Pourquoi » était une condition sinéquanone à l’acte de tuer. Comme si le condamné devait absolument connaître la raison de sa condamnation, pour ce justifier lui-même de sa mort. Il y a deux sortes de tueurs. Il y a de ceux qui ne prenne pas le temps de répondre à cette question, tuant par pulsion, et de ceux qui prenne le temps d’amener sa victime à la réflexion. Il y a plusieurs manières de pousser la victime à raisonner sur sa mort. Par des jeux sadiques, bien que ceux-là ne dépendent souvent que du simple amusement du bourreau, par la mise en évidence de ses crimes, ou par une conversation. Moi, je me plais à converser. Il est étonnant de voir comment par ce procédé, le condamné s’acharne à continuer le dialogue, se torturant psychologiquement lui-même, en repoussant un trépas qu’il sait inévitable. Notre esprit à nous les tueurs, et je l’admets entièrement, est tordu. Si notre victime nous insulte et jure une vengeance terrible, nous en prenons autant de plaisir qu’à la voir essayer de presque devenir notre amie.
Mais il y a plus jouissif que tous ces plaisirs malsains, cette chose sans laquelle les tueurs n’existeraient pas, la traque. Quel intérêt aurions-nous à égorger une victime servie sur un plateau ? La traque est le plaisir le plus malsain qu’il existe. Sentir notre piège se refermer sur une proie inconsciente de son destin nous rend plus euphorique que le ferais une dose d’héroïne, au point que certains tueurs révèlent leur intention avant d’avoir pu attraper leur victime, pour rendre la tâche plus ardue.  
Or, et selon toute logique, cette traque est le combat le plus inégal qu’il existe. Prenez le dernier des idiots, armez le d’un couteau, dites-lui d’aller tuer le plus malin des hommes, et il aura quand même un coup d’avance sur lui. Comme si l’entaille de sa lame était déjà présente et n’attendait qu’un signal pour s’ouvrir, béante.  
 
C’est à ce jeu dangereux que je m’exerçais aujourd’hui.  
Le prêtre que j’avais tué chez le concessionnaire de voiture avait été net et sans bavure. La pauvre équipe de policier que j’avais observé, se démenant à trouver des preuves que je savais inexistantes, ne me faisait pas ressentir le moindre frisson de peur.
La solution la plus efficace serait de faire passer mes prochains crimes pour ceux d’un imitateur, et faire croire à ma rédemption. Scène de crime mal nettoyée, empreinte de chaussures par-ci, gouttes de sang par-là, tout était bon à mettre en scène pour contraster avec la perfection de mes dernières œuvres.
Cependant, prudence reste le maître mot, car plus je laisserai de fausses preuves derrière moi plus je risquerai d’en laisser des vraies.
 
C’est dans l’Eglise de Santa Barbara, à 50 kilomètres de Miami que la traque commença.  
Le père Marc avait été impliqué dans un meurtre d’un fidèle de l’église, relâché à cause d’un vice de procédure, il n’avait pas été excommunié, l’Eglise croyant dur comme fer à son innocence.  
Pour rendre mon jeu plus excitant, j’avais moi-même mis mes règles. J’allais tout d’abord me rendre au confessionnal. Quoi de plus amusant que de confesser à un prêtre le crime qu’il avait commis ?  
Après avoir entendu les trémolos coupables de sa voix, j’attendrai la tombée de la nuit.  
Profitant de la forêt en bordure de l’église, je me précipiterai vers lui, un air apeuré au visage, lui criant qu’un homme avait été blessé par un chasseur, suppliant son aide.  
En bon serviteur de Dieu, il me suivra sans hésitation, s’enfonçant dans les bois. Quand j’aurai convenu que son unique et dernier cri ne percera pas le voile d’arbre pour se faire entendre d’une oreille humaine, je lui déchirerai le cœur, prenant soin de laisser planter mon couteau dans son orifice.  
Moi, je trouverai mon compte dans cette affaire. Un meurtre rapide dans une forêt avec l’arme du crime à portée, la police croira à un imitateur maladroit. La traque sera assez excitante pour me satisfaire, et j’aurais encore une fois débarrassé le monde d’un meurtrier. Ce dernier argument aurait pu alléger ma conscience, si j’en avais une. Mon choix de concentrer mes meurtres sur des hommes de fois assassins n’était pas pour me qualifier d’héros de l’ombre ou de « vengeur divin » comme s’amuse à m’appeler les journaux. Non, mes actes étaient, grossièrement, un doigt d’honneur à Dieu, lui rendant ses hommes qui accomplissaient le mal qu’il a créé.  
 
J’entrai dans l’église et me dirigeai vers le confessionnal, prêt à accomplir mon dessein.  
- Pardonnez-moi mon père, car j’ai pêché.  
- Qu’avez-vous fait, mon fils ?
- J’ai tué.
- Que dites-vous, mon fils ?
- J’ai tué. J’ai tué un homme, qui comme moi va à l’église et prie notre seigneur. Je l’ai tué sans raison.. Parce que j’avais envie de le tuer. Vous comprenez, mon père ? Ensuite, la police est venue me chercher, j’ai été mis en garde à vue, et grâce à mon avocat, j’ai été relâché pour vice de procédure.  
- Avez-vous imploré le pardon du seigneur, mon fi..ls ?  
Bien, sa voix commençait à trembler. Bien que ce n’était pas encore la voix de la peur, mais celle de la culpabilité.  
- Oui, mon père. J’ai prié jour et nuit pour mon pardon. Mais j’ai peur.
- De quoi avez-vous peur ?  
Il avait repris la maîtrise de sa voix, je me délectais de ce moment, sachant qu’elle allait dérailler à ma prochaine phrase.
- J’ai peur de la vengeance. J’ai peur quand je dors de ne pas me réveiller. J’ai peur que quand je marche, la personne derrière moi pointe un revolver sur moi. J’ai peur de me faire foudroyer quand je prie à l’église, là où je devrais me sentir pourtant le plus en sécurité.
 
Ces derniers mots, je l’ai avaient prononcé sèchement, la menace presque perceptible.  
- Et bien.. Mon fils.. Je ne suis pas habitué à parler de ce genre de.. problème. Je vous conseille de vous recueillir encore dans la prière. Lisez la bible, priez, dieu vous pardonnera.  
- C’est ce que vous feriez ?
- Je.. Oui. Dit-il, d’un ton qui sonnait la fin de la conversation.
- Vous êtes sur ? Insistai-je.
- Oui. Revenez me voir plus tard si vous perdez pied.
- Cela vous ai déjà arrivé de perdre pied, mon père ?
- Cette entrevue est terminée.  
 
J’étais déçu. J’avais espéré le taquiner encore un peu. Il avait été plutôt habile, perdant la face que peu de fois.  
Par ironie, j’allai allumer une bougie. Ma prière n’était en fait qu’un message à Dieu, de ce genre ci « Un de tes amis va bientôt arriver ! »
Je partis de l’église le cœur impatient de revoir mon condamné, je m’allongeai dans l’herbe, juste derrière les premiers arbres de la forêt. Je m’allumai une cigarette et contemplai le ciel, sa teinte bleutée laissant peu à peu place à la noirceur. A 20h, le père Marc sorti de l’église et s’avança dans le chemin. En prenant soin de soigneusement ranger mes mégots dans la poche intérieure de mon blouson, je pris un air effrayé et accouru vers lui.  
 
- Monsieur ! Mon père ! S’il vous plaît !
- Qui est là ? S’exclama t-il, pris au dépourvu.
- Peu importe mon nom ! Il y a un homme blessé à quelques dizaines de mètres de là, dans la forêt ! Un chasseur lui a tiré dessus ! S’il vous plaît aidez-moi !
J’étais fasciné de mon habileté à transformer ma voix, me rendant méconnaissable. Si j’avais gardé la même que dans le confessionnal, il y a fort à parier qu’il aurait pris ses jambes à son cou.  
- Ou ça ? Il est gravement blessé ? Répondit-il, affolé.
- Je ne sais pas ! Aidez-moi, suivez-moi, vite !
- Dépêchez-vous ! Mon dieu cet homme s’il n’est pas mort à de la chance que vous soyez passé par là !
« Oh oui, pas autant que vous » Ces mots résonnèrent si fort dans mon esprit que je cru que le prêtre pouvait les entendre.
Mais malheureusement pour lui, il me suivit dans la pénombre de la forêt, accourant vers sa mort.  
 


 

louisdou a écrit :

salut ,j’écris actuellement un livre d'history fantasy (encore un ) .Pouvez vous me dire ce que vous en pensez? Soyez impitoyable, c'est pour mon bien !
 
 
J'AI SURVOLE TON TEXTE. SONT BARREES LES ERREURS, EN ROUGE CE QUE J'AI ECRIT.
Chapitre 1 : La chasse de Jörl
 
Dans la forêt de Drumos dans le royaume de Peridrim, Jörl de Taron était sur les pistes de trois cavaliers. Jörl à genoux sur la terre humide de la forêt, étudiait une empreinte avec attention, comme le lui avait appris son défunt père  durant son enfance. L’empreinte qu’il étudiait était très récente, car la pluie qui était tombée il y a une demi-heure   ne l’avait point touchée. Effectivement sois plus explicite, lien avec la phrase précédente trop vaporeux et inélégant à quelques centaines de mètres, la fumée d’un campement traversait l’épaisse couche de feuillage des arbres centenaires. Trois poneys  étaient attachés aux branches d’un vieux chênes. La lumière du jour faiblissait et déjà les premières lucioles sortirent et volèrent (moi j'aurais utilisé l'imparfait  pour les deux derniers verbes) autour des racines tortueuses de la forêt de Drumos .Jörl profita donc de l’obscurité naissante pour se  rapprocher à pat HORREUR de loup du campement, sans déranger les trois montures qui pourraient trahir sa présence. A quelques mètre du campement Jörl  se mit a ramper sur le tapis de feuilles mortes pour atteindre un grand buisson ,ou il se cacha . Il était assez proche pour voir et entendre distinctement les rires et les voix stridentes de trois Gobelins des montagnes. Assis sur des rondins de bois autour d’un feu crépitant.  Ils parlaient dans l’horrible langage de Gobaldurim, langage que Bagul , le seigneur des ténèbres, Dieu de la corruption , avait enseigné aux gobelins il y a bien longtemps.D’après ce qu’avais entendu Jörl ,leurs noms étaient skrill, Rizik et Virgue. Ces êtres hideux avaient une peau grâce et huileuse,d’une couleur olivâtre, leurs yeux jaunes adaptés à l’obscurité ambiante de Gobaldu-rin,  ressortaient de leurs orbites, quelques longs cheveux tombaient sur leurs grandes oreilles pointues et trouée, leurs nez aplatis émettaient un sifflement à chaque expi-ration et bien que petit(pas moins de 1 mètre 40) et voutés, ils inspiraient la peur et la haine  :lol: lien comique (un nain inspirerait donc naturellement la haine). Skrill et Rizik étaient vraisemblablement des soldat car ils possédaient tous deux à leur ceinture de cuir une hachette rouillée et oxydée par le temps, ils étaient  aussi protégé par une cote  :lol:  :lol:  :lol:  :lol:  :lol:  :lol: (COTTE) de mailles et par un heaume portant l’écusson de la tour de Goldul.Cependant Virgue semblait appartenir a un échelon social plus élevé,  il était vétue d’une tunique noire et d’une chemise doublée de fourrure de bonne qualité, il ne semblait pas être armé. Un mystérieux coffre de bois sceller par une serrure en acier était posé sur le sol  à ses pieds.
ps:J'ecris uniquement pour me détendre aprés les révisions :D
 
L'ensemble est moyen. La relecture est le minimum des efforts que tu aurais dû fournir ;). Sans vouloir t'offenser, tout cela m'a donné l'impression d'un jeune de 15-16 ans s'essayant à l'écriture, comme il y en a tant d'autres. C'est très immature et cette fragilité transparaît dans tes écrits (construction des phrases notamment). Non pas que ce soit mauvais, mais ça sonne vraiment jeune. Il faut se consolider.
 


 

unepageplusloin a écrit :

Bonsoir tout le monde,
 
Premier message sur ce forum, alors si vous pouviez être indulgents (si je ne suis pas du tout dans le bon topic, je veux bien qu'on me redirige!).
Je suis passée par tous les forums d'écriture possibles et imaginables avant d'arriver ici, en cherchant des petits conseils, mais je n'ai pas trouvé grand chose qui cassait la barque... D'ailleurs si vous avez des suggestions, des très bons sites d'écritures, je suis partante !
 
Mais commençons par le commencement... IL EST DES PLEONASMES QUE JE NE SUPPORTE PLUS ;) J'ai 17 ans et un goût très prononcé pour la lecture, depuis toujours je dévore les bouquins. Ca fait quelques années déjà que l'idée de passer à l'écriture me tente beaucoup, mais je n'ai jamais trop eu le temps (en ce moment non plus, mais j'ai décidé de trouver du temps). Alors voilà, j'y suis : je VEUX écrire, et de la fantaisie (pas très mature comme genre, je sais, mais c'est ce qui me tente vraiment) : fantasy : MAUVAIS CHOIX. Le but n'étant pas forcément d'être éditée : en écrivant de la fantasy, il est évident que tu ne peux aspirer raisonnablement à cette prétention, parce que j'ai conscience qu'il faut du talent, beaucoup de chance et encore du talent, mais je serais vraiment déçue si ce projet s'évaporait comme ça...
Depuis plus d'un an je note tout ce qui me passe par la tête, personnages, bribes d'histoire, aventures... et je n'ai jamais trop eu le courage de donner vie à tout ça, jusqu'à aujourd'hui en tout cas.
 
Le "problème" c'est que je n'ai pas envie de bacler ça, d'en faire de la fantasy vue et revue avec un dragon, trois nains et deux elfes qui se courent après. C'est pour ça que je suis venue ici ; je sais bien que ce n'est pas en postant sur un forum que l'inspiration ou le talent me tomberont dessus, mais je viens chercher des petits conseils et des réponses, histoire de commencer doucement.  
Par exemple : Avant de rédiger à proprement parler, il vaut mieux tout planifier dans l'écriture (plan très détaillé) ou donner les grands axes et laisser place à l'inspiration pendant l'écriture ?  
Vous conseillez d'écrire des petites nouvelles avant de voir en grand ?  
Pour introduire les "notions" fantastiques de l'histoire, mieux vaut tout balancer au début (sachant que je ne veux pas inonder les pages de sorts en tout genre, ce serait assez léger au niveau de la magie) au risque de noyer le lecteur, ou d'amener ça doucement en prenant le risque de casser le rythme de l'histoire ?  
Je suppose que la documentation est importante si on ne veux pas se retrouver avec des histoires loufoques (coutumes au MA, vêtements, transports, durée des voyages,...), vous avez des petits liens intéressants ?
Je sais bien que cela dépend de l'histoire, mais j'hésite à mettre 120 personnages sur le devant de la scène (je ne suis pas sûre de savoir gérer autant de personnages que George R. R. Martin), des suggestions ?
 
Voili voilou... Si jamais vous avez le courage et la gentillesse de me répondre, et qu'en plus vous me prodiguez de bons conseils, j'me change en p'tit pois !  :bounce:
 
[Edit] : Tout plein de questions...
 
Voilà, je ne sais pas ce que ça vaut, mais c'est pour vous donner une petite idée de ce que j'ai dans les doigts. Introduction d'un personnage, incipit peut-être, je ne sais pas. Dites moi jiste ce que vous en pensez.
 
Les injures se noyaient dans le tumulte de la foule, quand l'enfant apparut au coin de la rue, se frayant un chemin entre les étals pliant sous les marchandises. Courant aussi vite qu'il le pouvait, il se retournait en riant sur l'homme bedonnant qui le suivait avec de plus en plus de peine. Il serrait contre lui l'objet du délit, la pomme qui lui attirait les foudres du marchand. Le jeune voleur se faufila sous une table pour s'accorder un instant de répit. Avec un peu de chance l'homme qui le poursuivait arriverait bientôt à sa hauteur et dépasserait l'étal sans même remarquer sa présence. Il sentait qu'il approchait. Le gamin ferma les yeux un instant. Les odeurs remuées par le flux continu des passants réveillèrent son odorat jusque là endormi par l'excitation de la course. (je n'apprécie pas la répétition ''odeurs''/''odorat'' ; ensuite l'odorat endormi par l'excitation de la course... assez maladroit, disons qu'il ne prêtait plus attention aux arômes ou senteurs qui l'entouraient) L'enfant inspira profondément. Les senteurs épicées d'un étal voisin se mélangèrent à des relents âcres qui lui étaient inconnues (relent est masculin), sortant l'enfant de ses pensées. Il se promit de découvrir ce qui était à l'origine des effluves désagréables émanants (émanant) d'au dessus de sa tête. Il eut juste le temps de rouvrir les yeux pour apercevoir les bottes de son poursuivant passer à vive allure devant l'étal. Les cris se perdaient  au loin mais l'enfant attendit encore un instant avant de sortir de sa cachette.


 
 
C'est pas trop mal. Tout à fait correct. En revanche, surabondance du mot ''étal''.

n°37239706
Profil sup​primé
Posté le 22-02-2014 à 22:41:30  answer
 


MOI AUSSI ! MA CONTRIBUTION !

 

J'ai commencé à écrire un petite chose et j'aimerais trouver un lecteur, qui me lise en entier ! Je ne demande pas qu'on relève les fautes ou autres. Juste qu'on me lise tranquillement afin de me donner un avis global et général : est-ce trop lourd ou agréable ? C'est important, il faut que je sache si je dois remanier ce début (qui sera celui d'une nouvelle  :whistle: ) avant de continuer quoi. Voilà quoi. :sarcastic:  La suite sera très orale et parlée. Bref, si hay des courageux ! ;)

 


---------------------------------------

 

‘’Qu’un dégoûtant, immonde, exécrable, infect et épouvantable capharnaüm !’’ : telle avait été l’impression partagée par les derniers terriens à avoir foulé le sol de la chambre 306 de la tour Mirabeau, qu’occupait Jean-Michel. Et à dire vrai, malgré tous les efforts mis dans la recherche de qualificatifs visant à caractériser le lieu, l’exhaustivité même aurait eu du mal à le décrire exactement, tant l’état d’insalubrité était sans commune mesure, inconcevable.

 

Quinquagénaire dégarni fraîchement veuf, Jean-Michel aimait à passer ses journées coupé de ses semblables et de la lumière du jour. Souvent, dans le froid de l’hiver, il lui arrivait d’uriner dans ses propres vêtements : il se demandait alors très justement s’il était possible que ses diverses semences, par une sorte d’infiltration, puissent à l’usure s’écouler dans l’appartement du dessous. Enfin, il va sans dire que tout cela était sans importance. L’essentiel, quand Jean-Michel effectuait la miction sur sa propre personne au cœur de Janvier : le temps d’un court et délicieux instant, il avait chaud.

 

De fait, il aurait carrément pu se passer d’être un porc, misanthrope qui plus est, mais, force était de constater une consternante vérité, que le quotidien eût du mal à contredire : il était devenu un gros dégueulasse et n’en éprouvait plus la moindre gêne. Sa femme, une prénommée Miranda, l’avait quitté quatre mois plus tôt alors qu’elle rendait visite à sœur. Bref séjour : elle attrapa un rhume. S’ensuivirent de lourds maux de tête, des migraines à répétition… Et un beau matin, alors qu’elle devait a priori se soigner, Miranda la malheureuse s’étouffa étourdiment avec la capsule d’un tube d’aspirine.

 

Jean-Michel avait été triste dans un premier temps. Les jours furent longs et vides. Seule son aigreur restait constante et inchangée. Puis elle crût démesurément, jusqu’à un point de non-retour : Jean-Michel était devenu un ermite, ne supportant plus le contact humain (ni la lumière du jour).

 

Les trois dernières semaines, pas un être vivant, animal comme végétal, ne s’était trouvé en sa présence. L’ermite se nourrissait principalement à partir d’innombrables boites de conserve, accumulées en une faramineuse quantité, de sorte qu’il n’avait plus à se rendre dans ‘’l’autre monde’’ (l’extérieur). Pour l’heure, ainsi qu’il se le ressassait : ‘’tout allait bien’’.

 

‘’Ici, seul avec moi-même, mes chers organes qui eux ne m’ont jamais quitté. Fidélité jusqu’à la mort. Ils marchent. Hi hi. Dommage qu’ils ne me parlent pas autrement que pour me signifier qu’ils ont faim. Les bougres ! Hou hou !’’

 

Certes, souvent notre homme divaguait. Et il était en effet un point qui le chagrinait profondément: pourtant à l’écoute de lui-même, il n’avait pas grand-chose à leur dire.  Réciproquement, ses organes non plus. Voilà qui était préjudiciable dans le cadre de l’appréciation de sa vie présente. La conversation pouvait quelquefois, pour ne pas dire en permanence, lui faire défaut.

 

Au fond, à en juger par la situation actuelle de notre quinquagénaire vivant dans un crasseux et total isolement, un psychanalyste aurait sans doute avancé que ‘’le sujet désire peut-être inconsciemment mourir. Du moins, il se laisse mourir’’. Sur ce point, c’était indiscutable. Il est manifeste que si telle avait été sa volonté, Jean-Michel ne s’y serait pas mieux pris.

 

Une question pertinente avait le mérite d’être soulevée, à juste titre : mais que diable pouvait faire le charmant Jean-Michel pour occuper ses journées ?
Justement, un bruit strident retentit dans le huileux séjour : l’ordinateur tira l’homme de son sommeil. Jean-Michel venait de recevoir un courrier électronique. Il se sortit avec difficulté du lit, maudit sa graisse et écrasa le dîner de la veille. Pleine était sa vessie, tout comme sa rancœur : encore victime d’une éprouvante nuit blanche.

 

Ainsi, et l’action donnait peine à voir, le gros tas de graisse glabre en caleçon se dirigea, contraint (de vivre encore…), vers les W.C. C’est avec un exquis plaisir qu’il effectua la vidange, laquelle lui rappela combien, chaque jour, les mictions matinales étaient immanquablement divines.

 

Après un long grattage des parties génitales - activité grossière et primaire inhérente à son genre et éminemment décriée par sa femme -  le très bedonnant quinquagénaire s’immobilisa au centre de la pièce principale. Il restait debout, fixe, encerclé par la myriade de détritus qui jonchaient le sol. Non pas qu’il en fût dérangé, d’autant plus que l’obscurité jetait un voile favorable de mystère sur le lieu. Tout portait à croire, aussi paradoxal que cela pût paraître, que l’homme réfléchissait.

 

Or justement, à quoi pouvait-on songer, lorsque étaient quotidiennement et systématiquement exclues, depuis plusieurs semaines, l’ensemble des activités humaines sociales et traditionnelles hormis l’ordinateur ? Car telle était imperturbablement et machinalement réglée la vie de Jean-Michel : il se réveillait tout en sachant pertinemment que sa journée serait identique à la précédente. Pourtant, en cette matinée, l’inattendue hésitation qu’il manifestait donnait à croire qu’il essayait de résister à l’appel que lui lançait sa machine, seule chose avec laquelle il entretenait des relations.

 

Enfin, après avoir mûrement réfléchi, l’homme s’abaissa et commença à fouiller les déchets. Que cherchait-il ?... Mais oui ! Il se souvint de la boîte bleue en question, puis finit par mettre la main sur les restes d’une quiche à la saucisse entamée la veille. Cette dernière présentait étrangement ce qui semblait être des traces de matières fécales, pour lesquelles Jean-Michel s’était fait l’expert de reconnaître. Et l’odeur ne l’en détrompait point.

 

‘’Ah ! Ah ! Ah !’’, ricanait-il.

 

Comme cela était amusant !

 

‘’Hou ! hou ! hou ! Biguidibou !’’

 

Amusant et savoureux.

 

C’est avec la bouche pleine et les doigts graisseux que l’ectoplasme regagna sa place favorite : face à l’ordinateur. Le clavier était dans un bien piteux état – comme le reste de la pièce cela dit. Et il est vrai que chaque centimètre carré s’équivalait tristement en termes de malpropreté… Néanmoins depuis peu, Jean-Michel - dans un excès d’humanité et de dignité qu’il ne se connaissait plus - avait eu l’idée de revêtir sa machine de film plastique. De sorte qu’il pouvait abuser du clavier les mains sales, boire et manger par-dessus, pisser, chier, suer,  sans aucun risque d’endommager l’électronique.

 

De : louislebg@outloock.com
Envoyé : samedi 27 janvier 2014 11:32
À : jeanmimi44@gmail.fr
Objet : RE: mdrrr mates moi ça !!
Mon JEAN MIMI Cest bete que tu te sois fait bannir. Mdr t’imagines quand même si ils avaient prévenu la police ? je sais pas si on peut te poursuivre.en tt cas comme ce serait con mdrrrr !!!

 

C’était le mail affligeant qui avait réveillé notre souillon. Alors certes, Jean-Michel n’appréciait pas le contact humain, direct ou indirect, mais ce ‘’louislebg’’ était tout aussi pommé que lui. Dans ce cas, il eût relevé du miracle que de reconnaître l’appartenance de ces deux sinistres personnages à l’espèce humaine, alors qu’un simple coup d’œil dans l’appartement de l’un ou de l’autre suffisait à les en disqualifier : même un cochon sauvage saurait faire montre de plus de tenue.  

 

Quoi qu’il en soit, ‘’JEAN MIMI’’ s’était surpris à éprouver autre chose que du mépris ou du dégoût pour l’un de ses ‘’semblables’’, lequel avait été rencontré sur un forum sous le pseudonyme  mensonger de ‘’le-bg-intello’’. Evidemment, comme l’on pouvait s’en douter, le dernier qualificatif du mot composé ne tint point longtemps. Puis, Jean-Michel et Louis s’échangèrent leurs photos… et conclurent raisonnablement qu’ils auraient eu peine à concurrencer un borgne atteint de neurofibromatose. Leur chance de survie avait été jugée bien trop maigre en ce monde ‘’tellement’’ superficiel’’, bien qu’ils en eussent été les premiers à en abuser si leur plastique le leur avait permis. Le confinement absolu : voilà une bonne initiative pour qui se sentait, plus ou moins justement, exclu.

 

Ainsi tapis anonymement dans l’ombre, nos reclus pouvaient sévir en toute impunité, donnant libre cours à leur perversion. Dernier fait notable en date, et qui avait d’ailleurs valu à Jean-Michel le bannissement du forum qu’il fréquentait assidûment et où s’épanchaient les âmes perdues et tourmentées : un malheureux avait été poussé au suicide. Ce dernier demandait notamment de ‘’l’aide aux internautes’’, ‘’ses collègues étaient chiants et imbuvables’’, ‘’son travail ne lui plaisait plus’’, sa ‘’vie était insupportable’’ et il désirait ‘’en finir‘’ et  ‘’blablabla’’… En somme, tout ce qu’il y avait de plus commun sur internet. Jean-Michel, exaspéré par cette routine des suicidaires, mais toujours prompt à aider son prochain, ne manqua point de lui adresser une réponse pleine de bon sens, ainsi qu’il savait les formuler en pareille circonstance :

 

Tes congénères de collègues t’insupportent, soit.
Dans ce cas, pourquoi serais-tu obligé de les apprécier ?
Si ton problème (professionnel), venait de ce que ton travail ne t'intéresse pas vraiment et favorise nullement l'épanouissement ?
Je te propose de changer radicalement de vie, de prendre un nouveau départ.
Voici ce que tu dois faire :
- rends-toi à Maubeuge qui est une commune française, située dans la région Nord-Pas-de-Calais et le département du Nord.
- achète-toi des bas de nylon (de marque sodibas si possible, tu as la boutique en ligne ici : http://www.sodibas.com/ )
- enfile un sac à dos (décathlon de préférence) ainsi qu'un gros nez rouge et fais le tour de la commune en chantant "Les vêpres sonnent (X2), j'ai faim, alors je vais manger" en ré-mineur. (surtout n'oublie pas de dire "les vêpres sonnent" 2 fois ! c'est très important !)
- quand tu as fini ta tournée, mets-toi au chevet dans l'une des chambres de l'hôtel communal, et écris rapidement un article sur la génomique des corps célestes (si tu y arrives…) où tu tenteras vainement de démontrer que la vie vaut la peine d'être vécue
- enfin, après trois mois écoulés là-bas, tu te rendras compte que les problèmes de ta vie passée ne venaient pas des autres, mais de TOI !
- c'est là que les bas de nylon (sodibas) entrent en jeu : étrangle-toi avec !  

 

Il va de soi que l’ironie et le sarcasme étaient flagrants… Mais manifestement, le principal intéressé était aussi dépressif que susceptible. Plus tard, on découvrirait et confirmerait en effet avec effroi, le changement de statut de suicidaire à celui de suicidé.

 

Bien plus que le bannissement pour cause de ‘’comportement inacceptable’’, la façon dont l’individu en question avait mis fin à ses jours préoccupait Jean-Michel et son dévoué Louis. Toutefois, l’histoire se garda jalousement de préciser si les recommandations livrées par le quinquagénaire avec tant de bonté, avaient été suivies à la lettre…

 

Et puis du reste, qu’importe ! Une personne ‘’incapable d’apprécier un humour délicat et raffiné n’avait pas sa place parmi les vivants’’. Jean-Michel n’était nullement affecté par la mort qu’on aurait pu lui mettre sur la conscience. D’après lui, cette dernière participait justement d’une certaine manière à la sélection naturelle, et il devrait en être remercié. En outre, il poussait son extravaguant raisonnement au point de juger bon, par exemple, ‘’de donner le temps d’une journée, à tout gamin fêtant ses trois ans, un couteau de boucher ; de sorte qu’il en résulterait une sélection entre les idiots qui se seraient entaillés plus ou moins fatalement, méritant leur sort, et les autres, dignes de goûter aux joies d’être habités par la vie’’.

 

Midi approchait. L’homme se hâtait de répondre longuement au mail de son seul et unique proche. Il n’avait que cela à faire. Après, une longue séance d’abrutissement informatique l’attendrait, durant laquelle, comme d’habitude, il errerait çà et là, d’un site à un autre, au gré de ses sempiternelles réflexions et rêveries.

 

C’est effectivement de cette façon qu’il était triomphalement parvenu à trouver réponse probante à l’une de ses questions existentielles : ‘’comment s’y prennent les aveugles pour savoir quand cesser de s’essuyer le derrière après la défécation ?’’ ; le tout devenant infiniment plus complexe si l’on ajoutait à l’aveuglement, la perte de l’odorat…

 

Fort satisfait de ses tergiversations, au demeurant très ‘’pipi-caca’’, Jean-Michel n’en oubliait pas pour autant le côté misérable de son existence. A ce propos, l’atmosphère fétide de la pièce devenant irrespirable, et comme il le faisait une à deux fois par semaine, notre homme se risqua d’ouvrir l’unique fenêtre située sur son côté. Puis souleva le store de quelques centimètres. Par chance, c’était un jour de grand vent. L’ouverture ainsi pratiquée, quoique très mince interstice, suffit amplement à assurer sa fonction d’aération : les effluves corporels malodorants ainsi que les divers relents organiques se diluèrent soudain, pour la plus grande joie de notre malpropre. Ce dernier profita de ce lien direct avec le monde extérieur pour tendre l’oreille : il se rappela alors combien, le passage répété des voitures, les cris juvéniles, les mouvements de foules ; bref, en définitive, la vie qui se manifestait autrement que par des flatulences ou des excréments, lui était insupportable.

 

‘’Ici, dans mon cocon, que d’aucuns trouveraient sans doute peu ragoûtant : plus de femme, pas d’enfant, pas de papa ni de maman. Seul. Je suis seul. Et dans la mesure où nous ne sommes jamais rien d’autre que désespérément seuls, ma condition est la plus épurée, propre et sobre qui soit. Autrui n’étant qu’artifice ou accessoire, dont la principale fonction consiste à soulager et à rendre l’existence moins creuse. Or je ne tiens plus à faire de cadeau. A qui que ce soit.’’

 

C’était la position qu’affichait fièrement le crasseux ermite du haut de la tour Mirabeau. Il fallait néanmoins reconnaître - bien qu’il s’en fût rigoureusement défendu - que notre homme n’était qu’une énième espèce de dépressif, qui plus est, à tendance nihiliste exacerbée. De surcroît, en réductionniste convaincu, il considérait la vie et les différents états qui la gratifient, tels la joie, le désespoir, l’amour ou l’ennui, comme n’étant que le résultat de réactions chimiques entre molécules et atomes à l’intérieur du cerveau. En ce sens, il était tout à fait en son bon droit de mépriser le monde et ses civilisations, fruits incongrus, vains et hasardeux de la perversion, des égarements et des expérimentations propres à la matière. Ce ‘’recul’’ dont il aimait tant à se prévaloir, lui conférait selon lui le privilège d’approcher de la vérité ultime des choses, de se défaire du superflu.

 

Mais en fait, plus justement et pragmatiquement, Jean-Michel s’employait à piocher les arguments prompts à justifier son comportement. Il devait avoir raison coûte que coûte à défaut de ne plus vivre. Raison qui, au fond, ne punissait rien d’autre que lui-même.

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 22-02-2014 à 22:41:48
n°37240304
unepageplu​sloin
Posté le 22-02-2014 à 23:36:52  profilanswer
 

Merci d'avoir pris le temps de lire les p'tites productions Kentuk et d'avoir apporté tes corrections ! Mais juste parce que j'aime avoir le dernier mot : j'avais corrigé le "inconnues" dans un post suivant :)
 
Sinon, je me permets juste une petite critique... J'ai lu ce que tu as posté, et j'ai pas tout compris... Peut-être que c'est moi et ma fantasy, que la matière grise que manque, mais je trouve ton écriture très perturbante, on se sent presque mal à l'aise en lisant. C'est l'effet recherché ?

n°37240888
BoraBora
Dilettante
Posté le 23-02-2014 à 01:52:50  profilanswer
 


Comme d'habitude : chiant au possible. [:spamafoote] Et non, je n'ai pas tout lu, juste les premières lignes. Pas maso à ce point...


---------------
Qui peut le moins peut le moins.
n°37240898
BoraBora
Dilettante
Posté le 23-02-2014 à 01:55:53  profilanswer
 

unepageplusloin a écrit :

Sinon, je me permets juste une petite critique... J'ai lu ce que tu as posté, et j'ai pas tout compris... Peut-être que c'est moi et ma fantasy, que la matière grise que manque, mais je trouve ton écriture très perturbante, on se sent presque mal à l'aise en lisant. C'est l'effet recherché ?


Oui. kentuk confond l'incontinence verbale et l'originalité. ;)


---------------
Qui peut le moins peut le moins.
n°37241558
Profil sup​primé
Posté le 23-02-2014 à 11:15:53  answer
 

:(  [:-noemie-]

 

J'ai pas compris vos remarques. Sur l'incontinence ? cad?
Ce serait plutôt lourd et froid, et je comprends que ça puisse pourquoi pas déranger. bref pas grave. C'est pas la première fois.

 

c'est pas léger c'est cela ? et c'est quoi vous préférez je pense :S

 

dsl

 


Message édité par Profil supprimé le 23-02-2014 à 11:23:24
n°37243184
Grenouille​ Bleue
Batracien Azuré
Posté le 23-02-2014 à 14:38:02  profilanswer
 

Certaines trouvailles sont intéressantes, mais tu souffres en effet de la maladie habituelle du débutant, à savoir ampouler son style jusqu'à l'overdose.
 
Supprime les trois-quarts de tes adverbes, la moitié de tes épithètes, et le texte sera un peu plus digeste :o


---------------
Ma chaîne YouTube d'écrivain qui déchire son père en pointillés - Ma page d'écrivain qui déchire sa mère en diagonale
n°37244086
Profil sup​primé
Posté le 23-02-2014 à 15:44:51  answer
 

OUI. Bon en gros, faudrait que je réduise le tout de sorte à me retrouver avec 2/3 - 1/2 du texte original. ;)s

 

J'entends bien. De la simplicité. Pourtant je n'écris pas du tout dans l'optique de faire de l'étalage ni ne m'efforce à ''ampouler'' les phrases. Disons que (et de manière tout à fait naturelle) je les ''construis tellement'' qu'on ne voit plus que ça.

 

bref ;)


Message édité par Profil supprimé le 23-02-2014 à 15:47:00
n°37244297
Grenouille​ Bleue
Batracien Azuré
Posté le 23-02-2014 à 16:04:31  profilanswer
 

C'est bien ce que je dis, ce n'est pas volontaire, c'est juste une maladie de débutant, et ça finit par passer en s'entraînant et en lisant.
 
Mais au début, qu'est-ce qu'on peut en voir, des textes du genre "l'atrabilaire grand-père aux cheveux dégarnis sur le côté du crâne et au tempérament aussi sombre que les selles qu'il dégorgeait chaque matin avec une peine grandissante pleurait encore la disparition de sa tendre épouse dont les seins autrefois larges comme les melons du maraîcher du coin de la rue Myrrha n'avaient été vers la fin que cocons défraîchis sur lesquels elle butait parfois en sortant du lit à baldaquin rose fluo qu'ils avaient acheté pour leurs cinquante ans de mariage dans une de ces enseignes suédoises qui fait rimer rotuflüp avec flügeduc".


---------------
Ma chaîne YouTube d'écrivain qui déchire son père en pointillés - Ma page d'écrivain qui déchire sa mère en diagonale
mood
Publicité
Posté le   profilanswer
 

 Page :   1  2  3  4  5  ..  120  121  122  ..  176  177  178  179  180  181

Aller à :
Ajouter une réponse
 

Sujets relatifs
qui à lu le livre globalia de j.c rufin ?Ecriture d'un roman d'heroic fantasy
un livre écrit par sms --- votre avis ?Amélie Nothomb Mercure (édition livre de poche)
Amélie Nothomb Mercure (édition livre de poche)J'aime lire==> le petit livre rouge non communiste
Par quel livre commencer pour decouvrir Ernest Hemingway ?recherche livre, vos avis
Où trouver un livre bilingue russe/polonais?[LIVRE] "Ne le dis à personne ..." Quelqu'un l'a lu ?
Plus de sujets relatifs à : Ecrire un livre : vos romans amateurs (Màj du 1er post)


Copyright © 1997-2025 Groupe LDLC (Signaler un contenu illicite / Données personnelles)