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Auteur Sujet :

Ecrire un livre : vos romans amateurs (Màj du 1er post)

n°36727327
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 09-01-2014 à 15:20:58  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
fais péter.

mood
Publicité
Posté le 09-01-2014 à 15:20:58  profilanswer
 

n°36811057
Profil sup​primé
Posté le 16-01-2014 à 00:10:40  answer
 

Drap. Un jour, j'écrirai un roman. C'est un rêve depuis que je suis petit. Je ne pense pas en être capable pour le moment. Avez vous des exercices à ce sujet ? Par exemple écrire des petites nouvelles pour débuter ? Partir d'un thème et écrire une histoire pour s'entraîner ? Des conseils ?


Message édité par Profil supprimé le 16-01-2014 à 00:11:00
n°36817152
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 16-01-2014 à 16:24:46  profilanswer
 

tu évoques la forme d'emblée, c'est à vrai dire le plus facile, en s'entraînant. Mais la bonne question, c'est pour qu'elle raison tu désires écrire. Les rêves ne sont par essence pas réalisables, sinon ce ne sont plus des rêves. Donc, sur le terrain de la réalité, c'est une autre paire de manches. Si tu n'as rien à exprimer, rien sera toujours mal écrit. Je veux dire qu'un roman est une chose épaisse et dense, une part forte et parfois essentielle de toi-même. C'est un énorme travail. Je me fais bêtement doctoral, moi qui n'écris que des conneries, mais je sens le piège pour toi, lorsque tu évoques des "exercices". Met toi dans la peau d'Anne Frank, à ce qui la poussait à se faire un journal. Enfin bon, on n'est pas tous obligés de vivre des tragédies, et ce n'est pas un roman, mais quand même, réfléchis un peu au moteur qui t'anime, peut-être serais-tu meilleur cinéaste, ou scénariste.
Après, bon, écris d'abord des nouvelles courtes, plusieurs, avec un début et une fin. D'abord de bonnes histoires.
Qui sait ? Ton fameux roman hypothétique se trouvera peut-être lové à l'intérieur de l'une d'entre elles ?
 Et puis tu connaitras très vite l'opinion des lecteurs, si en plus tu veux être lu. :whistle:

Message cité 1 fois
Message édité par talbazar le 16-01-2014 à 16:25:28
n°36817214
Chou Andy
Would you know my nem
Posté le 16-01-2014 à 16:28:49  profilanswer
 

Ce que dit talbazar est cruellement vrai [:tinostar]
Je paierais cher pour avoir des histoires à raconter.


---------------
J'aurais voulu être un businessman
n°36817338
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 16-01-2014 à 16:36:02  profilanswer
 

mais Chou, non, la vie en est plus que remplie. Faut juste finement observer. On le fait tous à vrai dire, mais finalement peu de gens ont l'obsession d'en faire des livres !

n°36817430
Chou Andy
Would you know my nem
Posté le 16-01-2014 à 16:43:05  profilanswer
 

Ah mais c'est tout à fait ce que je voulais dire !  
Il me manque la faculté qui permet d'articuler les quelques idées éparses qui peuvent me traverser l'esprit pour en faire un tout cohérent (et surtout intéressant). J'espère que ça que va me venir un jour, ou au pire que ça peut se travailler.


---------------
J'aurais voulu être un businessman
n°36817614
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 16-01-2014 à 16:53:17  profilanswer
 

je suis sur que oui, parce ça nait quelque part en toi, et que tout est déjà en place, en quelque sorte. Mais je me répète, l'écriture est un vecteur qui semble facile à beaucoup de gens, comme si c'était naturel. D'ailleurs écrire est dans notre société aussi naturel que parler. Pourtant la réticence qui peut intervenir de la part d'un lecteur, ce qui est assez fréquent, sans parler des éditeurs, prouve que beaucoup d'appelés ne seront jamais élus. Et ce putain de web ne changera pas grand chose à l'affaire. C'est plutôt un leurre, même.

n°36818085
BoraBora
Dilettante
Posté le 16-01-2014 à 17:35:55  profilanswer
 

talbazar a écrit :

tu évoques la forme d'emblée, c'est à vrai dire le plus facile, en s'entraînant. Mais la bonne question, c'est pour qu'elle raison tu désires écrire. Les rêves ne sont par essence pas réalisables, sinon ce ne sont plus des rêves. Donc, sur le terrain de la réalité, c'est une autre paire de manches. Si tu n'as rien à exprimer, rien sera toujours mal écrit. Je veux dire qu'un roman est une chose épaisse et dense, une part forte et parfois essentielle de toi-même. C'est un énorme travail.


Eh oh ! C'est moi, le rabat-joie du topic ! :fou: En cette période de crise, j'ai pas envie de perdre mon boulot. :sweat:
 
@renard1984 : tu peux commencer par travailler les deux phrases de ta signature, qui sont mal écrites et ne veulent en outre rien dire hors contexte.


---------------
Qui peut le moins peut le moins.
n°36818682
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 16-01-2014 à 18:40:59  profilanswer
 

associated ?http://img11.hostingpics.net/pics/715528images14.jpg

n°36818744
Merome
Chef des blorks
Posté le 16-01-2014 à 18:47:17  profilanswer
 

Chou Andy a écrit :

Ce que dit talbazar est cruellement vrai [:tinostar]
Je paierais cher pour avoir des histoires à raconter.


 
Et moi, ce que je paierais pour avoir du temps pour écrire les deux romans que j'ai en tête  :(  
 
J'ai fait le compte de tout ce que j'ai commandé à lulu, ça fait pas loin de 300 bouquins (5 romans, un essai, depuis 2002). Je le ais pas tous refourgués, j'ai un stock d'une quarantaine d'exemplaires chez moi, mais ça fait bien 250 bouquins distribués autour de moi. C'est pas rien !
 
Cette semaine, j'ai d'ailleurs convaincu un nouveau collègue.  :bounce:  
Et il m'a retrouvé des fautes de frappe et d'orthographe énormes alors que je venais de recommander un stock chez lulu [:vinnchent]


---------------
Ceci n'est pas une démocratie
mood
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Posté le 16-01-2014 à 18:47:17  profilanswer
 

n°36902250
Adalbert
Posté le 23-01-2014 à 23:45:49  profilanswer
 

Un rapport de Digital Book World dresse un portrait plutôt grave (et réaliste) sur ce que touche un jeune auteur (étude américaine) :
http://www.mediabistro.com/galleyc [...] dbw_b81862
 
Et il démontre qu'une grosse majorité d'écrivains gagnent moins de 1000$ par an, suivant qu'il soit publié par un éditeur traditionnel, auto-publié ou les deux à la fois.  
 
http://www.mediabistro.com/galleycat/files/2014/01/dbwslide.png
 
:- /

n°36902441
BoraBora
Dilettante
Posté le 24-01-2014 à 00:26:25  profilanswer
 

Ce n'est pas une surprise. Si ? :??: Et cela continuera d'aller en empirant, puisque la production annuelle continue de croître plus vite que le lectorat, et que le gâteau doit donc être partagé entre de plus en plus d'auteurs. Et qui plus est, la littérature est persistante. Avec 650 000 titres disponibles rien que pour la France fin 2012 et 65 000 titres publiés la même année (sans compter tous les titres qui ne figurent pas dans Electre, soit la plupart des livres auto-édités et des livres numériques)...
 
De toute façon, ça fait des décennies que les écrivains à un roman par an (soit la plupart) vivent principalement des droits dérivés grâce à l'audio-visuel. Sinon, ils ont des boulots complémentaires dans le monde du livre ou de la presse (journalisme, édition, traduction etc.) ou dans de tout autres domaines (beaucoup de profs). Et ce n'était certainement pas mieux avant, quand on vivait de sa plume en forçat de l'écriture (les feuilletonistes) ou en rentier.


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Qui peut le moins peut le moins.
n°36919373
Grenouille​ Bleue
Batracien Azuré
Posté le 25-01-2014 à 21:10:47  profilanswer
 

Voilà pourquoi la seule possibilité d'en vivre est de sortir plusieurs romans par an.


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Ma chaîne YouTube d'écrivain qui déchire son père en pointillés - Ma page d'écrivain qui déchire sa mère en diagonale
n°36921056
BoraBora
Dilettante
Posté le 25-01-2014 à 23:48:08  profilanswer
 

Grenouille Bleue a écrit :

Voilà pourquoi la seule possibilité d'en vivre est de sortir plusieurs romans par an.


Ce qui pose deux problèmes :
 
- Maintenir la qualité avec un tel rythme.
- Trouver plusieurs éditeurs puisqu'aucun n'acceptera de sortir plusieurs livres du même auteur une même année.
 
Solutions potentielles :
 
- Se cantonner à la littérature de gare, courts romans, vite écrits. Mais peu de débouchés et presque aucun espoir de droits dérivés.
- Ecrire sous plusieurs pseudos.
 
La donne a beaucoup changé depuis les années 70. La littérature de gare (polars/SF à 2 balles pour monsieur, romans sentimentaux  pour madame) s'est effondrée. Le lectorat populaire qui alimentait ce marché est passé du livre à la télé. Pas pire en qualité, encore moins fatigant intellectuellement, et surtout gratuit. Dans le même temps, la classe moyenne a explosé et a pris la place du lectorat populaire. Les ventes de livres ont donc continué à croître mais le marché a muté en même temps que la sociologie de la lecture.
 
Aujourd'hui, en littérature de genre, on achète plus un auteur qu'une collection. D'ailleurs même en littérature générale : être publié en collection blanche Gallimard n'est plus une garantie de ventes. Donc tu publies un roman bâclé en 2 mois, quand bien même ton directeur de collection accepterait de le faire, et ce sera la tasse pour le suivant. Les exigences de qualité de l'acheteur ne sont plus les mêmes qu'à l'époque où on bouffait de la Série Noire toute l'année (24 titres/mois au plus haut de la vague, si je me souviens bien), du Harlequin ou de la SF à clichés (Fleuve Noir, par exemple). Aujourd'hui, un lecteur a trouvé ton livre chiant ou simplement mal gaulé, il retient ton nom pour qu'on ne l'y reprenne plus. Ce n'est pas comme s'il n'avait pas le choix, chaque semaine, entre des centaines de nouveautés et de rééditions/réimpressions dans d'innombrables collections.
 
Donc, ouais, écrire plusieurs romans par an, pourquoi pas pour les plus doués et prolifiques, mais il faut méchamment assurer et ne pas s'aliéner son lectorat. Après, il faut aussi trouver plusieurs éditeurs puisque plus aucun directeur de collection ne va publier deux fois le même auteur dans l'année. C'est une autre conséquence d'une culture de l'auteur vs de la collection. Donc soit on utilise des pseudos, mais la pratique se perd pour diverses raisons, soit on doit écrire dans divers genres, ce qui oblige à se faire un nom auprès de deux, trois ou quatre lectorats différents. Le plus simple : une fois introduit dans l'édition, écrire pour les enfants ou pondre des scénarios de BD. L'un comme l'autre demande très peu de temps en comparaison de l'écriture d'un roman et le niveau d'exigence est 10 fois moindre. Et cela met du beurre dans les épinards.
 
Mais la ressource principale d'un romancier, c'était et cela reste la vente de droits pour l'audio-visuel. Ou plus exactement, les options sur les adaptations. On touche une somme préliminaire, que la prod' aboutisse à quelque chose ou pas, et si cela n'aboutit à rien, on récupère ses droits après x années. Une autre boîte de prod' (et parfois la même, qui compte toujours adapter le roman) paiera alors de nouveau pour x années. Ca peut durer longtemps, et plus ça dure plus c'est juteux. ;)
 
Je l'ai déjà raconté dans ce topic ou un autre : Pierre Siniac, auteur de polars fréquemment adapté au cinéma ou à la télé, racontait que le roman qui lui avait rapporté le plus de fric était l'un de ceux qui n'avait jamais été adapté puisqu'il avait de ce fait été optionné de multiples fois.
 
La clause la plus importante dans un contrat d'édition, c'est celle des droits dérivés.  ;)


Message édité par BoraBora le 25-01-2014 à 23:50:44

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Qui peut le moins peut le moins.
n°36921156
Chou Andy
Would you know my nem
Posté le 26-01-2014 à 00:09:39  profilanswer
 

HS :o
 
Nan je plaisante, merci pour ce point "envers du décor" c'est toujours très intéressant.


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J'aurais voulu être un businessman
n°36924830
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 26-01-2014 à 14:56:59  profilanswer
 

RAB, je reste un phare Breton.http://img11.hostingpics.net/pics/209695rirechinoisalacasquettebleu.jpg

n°36938769
Merome
Chef des blorks
Posté le 27-01-2014 à 19:38:28  profilanswer
 

Du coup, on aura de moins en moins d'auteurs qui vivent de leur art, non ?


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Ceci n'est pas une démocratie
n°36939248
BoraBora
Dilettante
Posté le 27-01-2014 à 20:24:12  profilanswer
 

Merome a écrit :

Du coup, on aura de moins en moins d'auteurs qui vivent de leur art, non ?


Hors droits dérivés, cela paraît évident. On a assisté dans les 10 premières années de la transition de la photocomposition traditionnelle à l'impression numérique à un doublement des titres publiés (sans prendre en compte l'auto-édition et celle à compte d'auteur). La population n'a évidemment pas doublé dans le même temps. :p L'effet n'est pas forcément le même pour tous, bien sûr. Une énorme proportion d'auteurs ne gagnaient déjà pas leur vie avant, donc ça ne change pas grand chose pour eux. Juste moins d'argent de poche. Les auteurs à gros tirages ne sont pas touchés non plus. Mais les auteurs qui arrivaient à dégager un salaire correct (disons au moins le salaire médian ou moyen français)... eux, oui, ont été durement touchés par la surproduction. La barre est désormais bien plus haute.
 
Droits dérivés inclus et en nombres absolus, c'est moins sûr, puisque le nombre de prods audio-visuelles augmente continuellement. Mais en pourcentage du nombre d'auteurs publiés, qui est devenu absolument phénoménal si l'on inclut l'autoédition et celle à compte d'auteur, c'est aussi ce qui est en train de se passer. Et quelque part, c'est assez normal : on n'a pas besoin de 20 000 écrivains professionnels rien que pour la France.  ;)

Message cité 1 fois
Message édité par BoraBora le 27-01-2014 à 20:25:58

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Qui peut le moins peut le moins.
n°36941045
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 27-01-2014 à 21:58:59  profilanswer
 

fini d'écrire, je me lance dans la patoche, vive le far breton ! http://img15.hostingpics.net/pics/221462imagesssssssssssss.jpg

n°36943915
Merome
Chef des blorks
Posté le 28-01-2014 à 08:17:25  profilanswer
 

BoraBora a écrit :


Hors droits dérivés, cela paraît évident. On a assisté dans les 10 premières années de la transition de la photocomposition traditionnelle à l'impression numérique à un doublement des titres publiés (sans prendre en compte l'auto-édition et celle à compte d'auteur). La population n'a évidemment pas doublé dans le même temps. :p L'effet n'est pas forcément le même pour tous, bien sûr. Une énorme proportion d'auteurs ne gagnaient déjà pas leur vie avant, donc ça ne change pas grand chose pour eux. Juste moins d'argent de poche. Les auteurs à gros tirages ne sont pas touchés non plus. Mais les auteurs qui arrivaient à dégager un salaire correct (disons au moins le salaire médian ou moyen français)... eux, oui, ont été durement touchés par la surproduction. La barre est désormais bien plus haute.
 
Droits dérivés inclus et en nombres absolus, c'est moins sûr, puisque le nombre de prods audio-visuelles augmente continuellement. Mais en pourcentage du nombre d'auteurs publiés, qui est devenu absolument phénoménal si l'on inclut l'autoédition et celle à compte d'auteur, c'est aussi ce qui est en train de se passer. Et quelque part, c'est assez normal : on n'a pas besoin de 20 000 écrivains professionnels rien que pour la France.  ;)


 
Faut avoir sacrément confiance en soi pour espérer vivre de l'écriture aujourd'hui. Du coup, est-ce que ça a toujours un sens de chercher à être édité ? Puisque les chances d'en tirer un revenu suffisant sont minces, autant se faire plaisir en auto-éditant ?


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Ceci n'est pas une démocratie
n°36944222
Grenouille​ Bleue
Batracien Azuré
Posté le 28-01-2014 à 09:10:56  profilanswer
 

Merome a écrit :


 
Faut avoir sacrément confiance en soi pour espérer vivre de l'écriture aujourd'hui. Du coup, est-ce que ça a toujours un sens de chercher à être édité ? Puisque les chances d'en tirer un revenu suffisant sont minces, autant se faire plaisir en auto-éditant ?


 
Perso, j'en vis plutôt bien :o


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Ma chaîne YouTube d'écrivain qui déchire son père en pointillés - Ma page d'écrivain qui déchire sa mère en diagonale
n°36946420
Merome
Chef des blorks
Posté le 28-01-2014 à 12:04:54  profilanswer
 

Grenouille Bleue a écrit :


 
Perso, j'en vis plutôt bien :o


 
Durablement ?


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Ceci n'est pas une démocratie
n°36946874
BoraBora
Dilettante
Posté le 28-01-2014 à 12:46:16  profilanswer
 

Merome a écrit :

Faut avoir sacrément confiance en soi pour espérer vivre de l'écriture aujourd'hui. Du coup, est-ce que ça a toujours un sens de chercher à être édité ? Puisque les chances d'en tirer un revenu suffisant sont minces, autant se faire plaisir en auto-éditant ?


Bien sûr que ça peut toujours avoir un sens, pour de nombreuses raisons.
 
- Bénéficier des services d'un éditeur, ce qui inclut des conseils et corrections qu'aucun amateur sur un topic web ne sera capable ou désireux de fournir. La relation auteur/éditeur, ce n'est pas juste "Je te file mon tapuscrit et tu le publies". Il y a bien peu d'ouvrages publiés tels quels et c'est heureux.
 
- Etre diffusé et distribué donc avoir une chance d'être lu, à la fois par de simples lecteurs qui ne font pas partie du cercle amis/famille/collègues et par des pros qui peuvent t'apporter un revenu supplémentaire (quand une chaîne TV cherche des polars pour une série de téléfilms, elle ne va pas aller taper dans les ouvrages auto-édités).
 
- Acquérir une forme d'identité par l'éditeur et la collection. On va certes être noyé dans la masse, mais celle des titres auto-édités est de toute façon encore plus énorme. Aux USA, le nombre d'ouvrages auto-édités chaque année a dépassé celui de l'édition traditionnelle. J'imagine qu'on en prend le chemin aussi en France. Et contrairement à l'édition tradi, où chaque éditeur et/ou collection a une "image", qui permet à l'acheteur de se repérer, l'auto-édition est un gigantesque magma informe où à peu près aucun lecteur n'a la moindre envie de mettre le doigt de pied (sauf relation directe avec un auteur, évidemment).
 
Et puis comme je le disais plus haut, tu peux gagner des clopinettes avec un roman mais vivre grâce à d'autres genres (essai/docu/jeunesse/BD/etc.). Le roman peut être un tremplin pour des livres plus lucratifs, tout comme être publié dans d'autres genres peut te permettre de placer un roman chez un éditeur bien diffusé. Ce topic s'appelle "Vos romans amateurs", mais l'écriture ne s'arrête pas là.  [:spamafoote]
 
L'auto-édition reste la meilleure solution dans trois cas, d'ailleurs les mêmes qu'avant l'apparition de l'industrie numérique :
 
- Tu as déjà un large public (grâce à l'édition tradi dans 99,99% des cas), et tu as suffisamment de thunes pour financer toi-même tous les corps de métier utiles à la production de ton bouquin : tu es dans la situation rêvée pour te passer d'éditeur et garder la plus grosse part du gâteau.
 
- Ton bouquin s'adresse à une cible très précise, que tu peux toucher facilement et à peu de frais, soit parce qu'elle est localisée géographiquement soit parce qu'elle est regroupée sur très peu de médias (magazine/sites web/etc.). On a un titre qui se vend bien chez nous, en ce moment, un petit recueil de dessins de divers endroits du 10ème (nous sommes dans le 10ème, évidemment), typiquement ce qu'on appelle un "livre de comptoir", vendu 6,50 €. L'auteur a fait un volume par arrondissement et a fait la tournée de tous les libraires parisiens. Il réassortit lui-même. Coût de fab' : je l'ignore, mais sans doute pas grand chose. Coût de diffusion et distribution : du temps et une carte Orange. :p Je ne sais pas combien il en a vendus en tout, mais à en juger par nos ventes et celles d'un copain libraire du 19ème, je dirais au moins 1 500 ex en 3 ou 4 mois.
 
Même chose si tu as pondu un bouquin sur un thème très pointu pour hobbyiste : tu n'as besoin de l'envoyer qu'à 3 ou 4 journalistes seulement, passer 2 ou 3 petites pubs dans la presse, aller dans quelques salons/conventions. S'il y a 3 000 lecteurs potentiels de ton livre en France, ils seront tous rapidement au courant de son existence.
 
Pour les romans, ça s'applique au roman régional, ou encore mieux local. Si ton polar s'appelle "Meurtre à Saint-Nazaire" et qu'il n'est pas plus mauvais que la moyenne, tu peux te douter que les libraires locaux le mettront en vitrine et en vendront un certain nombre. ;) Y compris le Cultura du centre commercial.
 
- Ton livre n'a à peu près aucun lectorat potentiel (3615MyLife, resucée médiocre de ce qui existe déjà en 10 000 exemplaires dans le commerce, poésie, méthode révolutionnaire de lutte contre les radiations électro-magnétiques infligées par les petits gris pour contrôler notre planète, recettes de cuisine de ma grand-mère, etc.). Si tu as un énorme égo, ce qui est hélas le cas de la plupart des auteurs du dimanche, tu tenteras tout de même l'édition traditionnelle. Mais si tu es lucide et que tu as un minimum de connaissance de ce qui se trouve déjà en librairie, l'auto-édition te tend les bras.


Message édité par BoraBora le 28-01-2014 à 12:51:56

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Qui peut le moins peut le moins.
n°36947130
Chou Andy
Would you know my nem
Posté le 28-01-2014 à 13:11:10  profilanswer
 

Pauvre poésie [:dreams are reality:1]


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J'aurais voulu être un businessman
n°36949188
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 28-01-2014 à 15:34:36  profilanswer
 

"Meurtre à Saint-Nazaire", c'est balancé sans fard aux bretons !http://img4.hostingpics.net/pics/848228EEEE.jpg

n°36950031
Merome
Chef des blorks
Posté le 28-01-2014 à 16:36:25  profilanswer
 

Je ne comprends d'ailleurs pas bien pourquoi les auteurs déjà très connus continuent à se faire éditer.
Marc Levy, il prend un stagiaire de DUT Info pour lui faire une site web de vente en ligne, il double ses revenus, non ?


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Ceci n'est pas une démocratie
n°36950488
guigr
Posté le 28-01-2014 à 17:11:37  profilanswer
 

Merome a écrit :

Je ne comprends d'ailleurs pas bien pourquoi les auteurs déjà très connus continuent à se faire éditer.
Marc Levy, il prend un stagiaire de DUT Info pour lui faire une site web de vente en ligne, il double ses revenus, non ?


Il diminue par trois ses chiffres de vente oui. Il a beau être connu, c'est plus de l'achat stimulé par la publicité et la présence de masse en librairie qu'autre chose.
Il faut vraiment avoir des fans acharnés pour passer à l'auto-édition.

n°36950735
BoraBora
Dilettante
Posté le 28-01-2014 à 17:34:42  profilanswer
 

Merome a écrit :

Je ne comprends d'ailleurs pas bien pourquoi les auteurs déjà très connus continuent à se faire éditer.
Marc Levy, il prend un stagiaire de DUT Info pour lui faire une site web de vente en ligne, il double ses revenus, non ?


Marc Levy ne vend son bouquin qu'en ligne, ses revenus sont divisés par 10 000. :lol:
 
La plupart des auteurs très connus restent chez leur éditeur parce qu'ils sont très bien traités (on ne prête qu'aux riches...) et que monter une entreprise demande beaucoup de temps, d'énergie et de compétences pas forcément acquises chez un auteur.
 
Si tu veux prendre l'exemple d'un Levy, ou tout autre auteur à très gros tirage mondial, il faut au minimum :
 
* Agent (ils en ont déjà tous un)
* Webmaster (même remarque, et pas un stagiaire qui change tous les 3 mois)
* Attaché de presse
* Secrétaire particulier (tu es en promo les 2/3 de l'année)
* Relecteur/correcteur
* Avocat, au moins à temps partiel
* Chef de fabrication
* Responsable de comm'
* Responsable de la diffusion pros (qui sera sous-traitée, mais devra néanmoins être gérée au quotidien)
* Responsable de la distribution (même remarque)
* Comptable
 
J'en oublie certainement, mais arrivé là tu vois qu'il faut aussi quelqu'un qui s'occupe des services généraux, un responsable informatique (éventuellement le webmaster, mais bon...), au moins une secrétaire pour les employés et ensuite...
 
... ensuite tu multiplies tout ça par le nombre de pays dans lequel tu vends tes livres, soit entre 30 et 40. :pt1cable: A part le webmaster, qui peut créer le site en 24 langues et le secrétaire particulier qui te suit partout. Par contre, tu rajoutes un traducteur par langue, voire un interprète pour les négos.
 
Bref, tu es à la tête d'une petite multinationale de 500 employés. :D


Message édité par BoraBora le 28-01-2014 à 17:39:05

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Qui peut le moins peut le moins.
n°36951429
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 28-01-2014 à 18:42:03  profilanswer
 

je cherche une secrétaire, une langue suffira.

n°36959745
Merome
Chef des blorks
Posté le 29-01-2014 à 15:07:41  profilanswer
 

Le cerveau est un muscle et l’écriture un sport de haut niveau
 

Citation :


Puisque j’ai pris pour parti de consacrer tout mon temps à l’écriture et à sa pratique approfondie, afin de trouver en moi les ressources nécessaires pour atteindre le niveau d’excellence dont j’ai l’ambition, j’ai décidé de pratiquer régulièrement trois exercices assez simples, en plus de l’écriture. Je les prends comme des manières de renforcer — de muscler — les connexions de mon cerveau. Je n’ai pas la prétention de dire que ces exercices doivent être suivis par tout le monde à la lettre, bien sûr. Mais peut-être qu’ils vous en inspireront d’autres, qui vous conviendront mieux.


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Ceci n'est pas une démocratie
n°36964257
BoraBora
Dilettante
Posté le 29-01-2014 à 19:51:11  profilanswer
 


J'ai parcouru quelques posts du blog. Bof... un tartinage de clichés, de portes ouvertes enfoncées 1000 fois sur tous les forums d'écriture, y compris sur ce topic (c'est en écrivant que l'on devient écrivain... il faut beaucoup lire pour mieux écrire... blabla), des délires bisounours sur l'avenir des auteurs à l'ère du numérique, des platitudes de développement personnel et beaucoup, beaucoup, mais vraiment beaucoup de 3615 MyLife, sous la forme habituelle des blogs : je m'écoute parler et je n'en peux plus de me trouver si intéressant. Bref, encore un blog de geek un peu ado attardé sur les bords qui réinvente l'eau tiède.
 
Palme d'or au passage où il raconte qu'il a été libraire (stage d'été dans un centre Leclerc, sans doute ?) et parle du travail des représ sans comprendre à quoi ils servent.  [:prozac]  
 

Citation :

Puisque j’ai pris pour parti de consacrer tout mon temps à l’écriture et à sa pratique approfondie, afin de trouver en moi les ressources nécessaires pour atteindre le niveau d’excellence dont j’ai l’ambition, (...)


Hum... dans une phrase où on se la pète de cette manière, la consultation du Bescherelle est recommandée.  :D


Message édité par BoraBora le 29-01-2014 à 19:52:27

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Qui peut le moins peut le moins.
n°36974585
Grenouille​ Bleue
Batracien Azuré
Posté le 30-01-2014 à 16:33:32  profilanswer
 
n°36975102
Mellodya
Posté le 30-01-2014 à 17:18:29  profilanswer
 

Comment peut t-on définir le terme de "nouvelle" réellement ?
 
C'est codifié par le nombre de mots / pages ? Par le fait que la narration comporte une péripétie ? un nombre limité de péripéties ?
 
Merci :)

n°36975193
Chou Andy
Would you know my nem
Posté le 30-01-2014 à 17:27:48  profilanswer
 

Non je ne crois pas que ce soit codifié. C'est un court récit.
 
Mais dans la plupart des cas on peut constater que la phase d'exposition est très rapide voire inexistante, qu'il y a une unité d'action (ça c'est quasiment toujours vrai), qu'il n'y a pas de dénouement bien propre mais souvent une chute soudaine...


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J'aurais voulu être un businessman
n°36975331
Grenouille​ Bleue
Batracien Azuré
Posté le 30-01-2014 à 17:43:13  profilanswer
 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nouvelle
 

Citation :

L'organisation Science Fiction and Fantasy Writers of America en a donné une définition : l'histoire courte (short story) compte moins de 7 500 mots, la novelette comprend les histoires entre 7 500 et 17 499 mots, et la novella, presque un roman, comprend les histoires entre 17 500 et 40 000 mots7


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Ma chaîne YouTube d'écrivain qui déchire son père en pointillés - Ma page d'écrivain qui déchire sa mère en diagonale
n°36975354
Chou Andy
Would you know my nem
Posté le 30-01-2014 à 17:45:47  profilanswer
 

J'aimerais bien savoir dans quelle catégorie se placeraient les bouquins de rentrée d'Amélie Nothomb [:transparency]


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J'aurais voulu être un businessman
n°36976708
Mellodya
Posté le 30-01-2014 à 19:59:51  profilanswer
 

Ok merci :)

n°36978507
BoraBora
Dilettante
Posté le 30-01-2014 à 22:48:38  profilanswer
 

Chou Andy a écrit :

J'aimerais bien savoir dans quelle catégorie se placeraient les bouquins de rentrée d'Amélie Nothomb [:transparency]


Ce formatage est purement anglo-saxon. En France, soit c'est une nouvelle, soit c'est un roman. Libre à chacun (auteur/critique/lecteur) de préciser "une longue nouvelle" ou "un court roman".  :p


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Qui peut le moins peut le moins.
n°37095067
aaron spen​cer
Posté le 10-02-2014 à 21:05:34  profilanswer
 

Salut à tous.
Je retente ma chance sur le topic dédié avec un début de roman que j'ai un peu remanié, le roman en est pour l'instant au chapitre 8. Il parle d'un policier qui est chargé d'enquêter sur un tueur en série qui s'attaque aux prêtres.
Je posterai le prologue, le chapitre 1 et le chapitre 2 ci-dessous pour commencer !
Si vous avez des remarques, des impressions ou que sais-je, n'hésitez pas à me les faire parvenir, c'est le but de ma démarche !  
 
Bonne lecture à tous.
 
                                                                        Prologue
 
 
 
 
Le meurtre. Nous, les Hommes, pouvons tuer tout ce que nous aimons. Mère, père, fils, cousins, amis, amants. Nous pouvons réduire au silence tout ce en quoi nous croyons. Religion, honneur, fierté, amour, tristesse, haine. Nous avons le pouvoir d’anéantir tout ce qui jailli de notre âme. Mais il y a une chose que nous ne pourrons jamais tuer. La mort. Elle est la seule meurtrière que nous ne pourrons jamais arrêter. Et si elle n’existait pas, que se passerait-il ? Et si en lisant ces lignes, vous étiez le même ramassis de boyaux qu’il y a 10 000 ans ? Votre corps serait vivant, pas votre esprit. Vous ne feriez même pas attention à ce que j’écris, parce que tout ce que vous désireriez, c’est la mort. Qu’enfin, elle vous délivre. Vous n’auriez aucunes émotions, et qu'un seul désir. La seule chose que vous attendriez, ce serait cette magnifique faucheuse. C’est ça, la fatalité. Avoir peur de mourir et devenir immortel pour enfin désirer plus que tout de passer dans l’autre monde. Si je viens vous chercher, n’ayez pas peur. N’hurlez pas, n’appelez pas tous vos numéros d’urgences préenregistrés. Accueillez-moi. Sinon, avec le temps, c’est votre âme que vous tueriez. Je vous aurais prévenu.
 
 
 
- Vous allez me tuer n’est-ce pas ?  Dit un homme attaché à une chaise, réveillant de ses songes l’ombre menaçante qui se tenait devant lui.
- J’en ai bien peur. Répondit-elle, d’une voix rauque.
- Pourquoi ?  
- Pour vos crimes, mon père. Pour le sang que vous avez versé sous le regard de Dieu.
- Je ne vois p..
- Silence ! Hurla le bourreau. – Les trois enfants Marshall, chacun retrouvés assassinés, ou plutôt sacrifiés, en l’honneur de votre Tout-Puissant.  
Il y eut un moment d’extrême tension, le silence transperçant à l’avance le cœur du condamné, rendant le court couteau du bourreau plus menaçant qu’une épée.
- Croyez-vous que Dieu aime la mort, mon père ?  
Cette question inattendue eût au moins l’effet de raviver la flamme de la bête apeurée, le chasseur attendant patiemment sa réponse.
- Dieu est amour. Malgré mes actes, il m’est inconcevable de croire que le Tout-Puissant les accepte.
- Croyez-vous que vous irez en enfer, après notre entrevue ?  
Cette phrase eût l’effet d’un tsunami, éteignant les flammes d’espoir qui brûlaient encore, grâce à l’essence de la foi, dans la poitrine du condamné.  
- Bien que j’ai tué, je pense avoir assez sauvé pour éviter l’enfer.
-  C’est là ou vous vous trompez, mon père. C’est là où tous ceux qui, comme vous, eurent  mon couteau sous la gorge font erreur. Il n’y a pas de bon actes ni de mauvais actes. Tout cela n’est qu’une question de point de vue. Dieu aime la mort, il la vénère. Elle est son seul moyen d’entendre des supplications. Elle seule a le pouvoir de mettre à genoux une famille entière, pour qu’elle implore la pitié du Tout-Puissant.  
- « Je ne vous suis pas. »   Répondis le prêtre.  
- Pourquoi mourrons-nous de cancer, d’accident de voiture, d’homicide ? Pourquoi des milliers d’humains meurent d’une lente et douloureuse agonie ? Car c’est le destin, me diriez-vous. La seule chose plus forte que Dieu. Je ne suis pas d’accord. C’est Dieu qui vous tue d’une manière horrible, Dieu qui vous fait naître avec un bras à la place de la jambe. Mais pourquoi ? Pour que l’on prie son nom. Dieu se nourrie des prières des condamnés. Si je meurs d’une longue leucémie, ma famille, mes amis, les amis de mes amis et ceux de ma famille, les médecins de l’hôpital, tous prierons pour moi.  Il y a fort à parier, que malgré tous les crimes que j’ai commis, dans cette situation, j’irai au paradis. Or, vous, mon père, vous êtes un homme détesté de son entourage à cause de ses actes abjects, très prochainement assassiné dans un hangar lugubre. Qui priera pour vous ? Je peux vous assurer que vous irez en enfer, mon père.  
- « Mais alors ! » S’exclama-t-il, «  si il n’y a pas de bons ni de mauvais actes, et que la mort de mes victimes a apportée des prières à Dieu, pourquoi voulez-vous me tuer ?  
- On ne touche pas aux enfants. Ils sont aussi innocents que naïf. Ce sont des lapins prêts à se blottir contre les ailes d’un aigle.  
- Vous n’en êtes pas à votre première entrevue telle que celle-là, n’est-ce pas ? Ce n’est pas votre premier crime, n’est-ce pas ?
- Effectivement.  
- Vous aimez-ça ?  
- Non, j’en ai surtout besoin. Il n’y a pas d’actes plus abjects que celui de tuer, mais c’est le seul qui m’apaise.  
- Sachez que vous irez en Enfer, j’en suis persuadé.  
- Ne m’avez-vous donc pas écouté ? Il n’y a qu’un seul moyen de savoir qui ira en Enfer et qui ira au Paradis, il n’y a qu’une seule question qui subsiste : « Ma mort sera-t-elle plus tragique que la vôtre ? »
 
Sans laisser le temps au prêtre de répliquer, l’homme lui asséna un coup de couteau précis, lui tranchant la glotte. Le bourreau s’en alla, laissant sa victime s’étouffer dans son sang.
   
 
                                                                   Chapitre 1 : Scène de crime
 
S’il y a bien une chose que j’ai apprise dans mon métier, c’est que les gens ne connaissent pas sa réelle signification. Avec le temps et l’expérience, j’ai compris qu’un criminel arrêté en amène un autre, et qu’au final, nous sommes plus des acteurs de la vengeance des proches de la victime que de réels hommes de justice.  
A défaut d’arrêter des criminels, notre travail consiste aussi à apporter du réconfort à la victime. Lui dire que tout va bien, qu’elle peut dormir sur ses deux oreilles sans craindre de se les faire arracher. Cependant, l’humain à un instinct, aussi pur et naturel que l’or, l’instinct de survie. Une fois qu’il est mis à contribution, une fois qu’une lame vient le solliciter, il devient craintif. L’Homme devient alors une proie au lieu d’être le prédateur, et la victime passe le reste de sa vie à regarder derrière elle pour prévenir un coup mortel plutôt qu’à regarder vers l’avant, vers l’avenir.
Nous, les policiers, avons aussi une troisième fonction, corriger les délinquants. Nous sommes comme des psychologues, dont l’arme thérapeutique est la prison. Nous pensons qu’une fois que le drogué aura purgé sa peine de 5 ans pour détention de substances illicites, une fois qu’il aura vu à quoi ressemble le milieu carcéral, il se résignera à tuer un dealeur pour récupérer sa came, par peur de passer le reste de sa vie dans un mouroir. Parfois, nous espérons que, grâce à nous, le monde sera débarrassé d’un monstre ou qu’un jeune aura encore l’espoir de s’en sortir. Or, ce n’est pas un hasard si mon métier ne souffre pas du chômage.
 
C’était un matin banal à Miami, j’avais reçu un appel de la centrale : « Meurtre près du Benito Juarez Park, dans le hangar du concessionnaire de voiture »
Tout le monde connaissait le concessionnaire de voiture du Benito Juarez Park. Cet afro-américain de 40 ans avait durant 10 ans, assassiné plus d’une vingtaine de prostituée dans son hangar. Une sombre histoire, que la presse avait enflammée après que le criminel eût été tué par un agent fédéral lors d’une perquisition, l’agent prétextant la légitime défense.
Bien entendu, et comme c’est souvent le cas avec le FBI, c’était suspect.  
Depuis ce scandale qui a fait parler Miami pendant tout un mois, les dealeurs et autres petits criminels s’étaient dit que ce hangar suscitait assez la peur et le dégoût pour être un endroit parfaitement désert et adéquat à leur délits.
Quelle fut ma surprise quand arrivé sur place, le meurtre n’était pas dans les standards de cet endroit.  Le règlement de compte bâclé, les preuves mal effacées et la lourde odeur de stupéfiant auquel je m’attendais avait laissé place à une scène de crime épurée et un coup de couteau aussi précis que mortel. On aurait pu croire qu’une agence de nettoyage avait lavée l’endroit dans chaque recoin tellement le passage du meurtrier était fantomatique. Même les traces de semelles, pourtant presque inévitable était absente. Comme si la victime avait été assassinée dans un autre endroit et que son corps avait délicatement volé jusqu’ici.
 
Cette barbarie soignée contrastait avec le Benito Juarez Park. Ce hangar qui abritait un cadavre était entouré d’une magnifique étendue d’herbes, de fleurs et de palmiers si typiques à la Floride. Entouré des bras de la nature, les femmes se baladaient avec leurs enfants et les gamins jouaient au ballon sous les protestations de vieilles personnes, désireuses de profiter de ce somptueux décor avant leur trépas. Qui de ces innocents citoyens auraient pu se douter qu’à quelques mètres d’eux, un prêtre gisait, vidé de son sang ? Il avait emporté avec lui toutes les confessions de ses fidèles. Gare à vous ! Dieu sait tous vos plus noirs secrets maintenant.
 
Le criminel ayant commis cet acte était un vrai criminel, de ceux qu’on appelle tueur et non pas meurtrier. Bien qu’il n’y en ai pas de faux, il y a bien une distinction entre un meurtrier et un tueur. Le meurtrier tue par nécessité et parfois inconsciemment, règlements de comptes, vengeances, pulsion de rage…  
Le tueur lui, est organisé, soigné, prend son temps, préfère la traque à l’acte de tuer, et surtout y prend du plaisir. C’est de cette catégorie là où nous espérons aboutir à une arrestation, un tueur ne tue jamais une fois, et malheureusement, il faut souvent attendre plusieurs meurtres pour pouvoir les relier à une seule personne.
 
La scène de crime présente devant mes yeux était celle du « vengeur divin ». Ses méfaits n’étaient pas difficiles à reconnaître : Un homme de foi, toujours impliqué dans de sombres affaires de pédophilie, de meurtres ou de tortures envers des fidèles, sans jamais avoir été inculpé fautes de preuves, assassiné par un coup de couteau au cou, tantôt tranchant la carotide, tantôt égorgeant simplement la victime.
Il était bien sur interdit de relier un meurtre à un tueur en série avant d’avoir réunis concrètement toutes les caractéristiques de ses crimes, de son mode opératoire, du choix de ses victimes, et d’avoir évincé la thèse de l’imitateur, or nous savions déjà tous ce qu’il en était. Le prêtre étant connu de nos services, car nous l’avions traqué pendant des mois, il était évident qu’un autre avait pris le relais de notre traque, avec des méthodes plus radicales.  
 
Il est de mise de dire que cet homme est un artiste. Bien qu’aucun de nous n’ait le courage de dire de telles choses devant une caméra.  
Ce tueur en était à son quinzième prêtre assassiné, oscillant parfois vers des évêques ou des moines, choisissant ses victimes de Washington D.C à Miami. Il était amusant de voir que l’église catholique regorgée de tant de monstres rien que sur la côte Est, même si c’était le troisième homme de foi assassiné dans Miami. Ce dernier prêtre, soupçonné  du meurtre de 3 enfants, n’était même pas le plus abject des victimes du vengeur divin.  
 
Le terme d’artiste lui convient non pas grâce au choix de ses victimes, qui causa une indignation dans l’église catholique de voir tant de ses hommes de foi tomber, mais qui parallèlement lui octroya une sorte d’amour de l’opinion publique, la presse le définissant plus comme un mystérieux anti-héros que comme un criminel sans foi ni loi. Certains journalistes allant jusqu’à l’encenser.
Non, le terme d’artiste convient de par ses scènes de crimes. Chaque scène est une œuvre d’art, nous pouvons les assimiler à des tableaux qui auraient pu être peint par Monet ou Picasso. Aucune imperfection, tout est mesuré, propre.  
Il ressort de ces scènes de crimes une beauté terrifiante, comme si un policier ne pouvait être qu’admiratif devant tant de perfection, mais terrifié devant une facilité aussi déconcertante de tuer sans risquer d’être arrêté.
 
Mon supérieur, le Lieutenant Edgar Droover, s’approcha de moi.
Cet homme était l’Ours de notre service. Il avait passé sa vie à chasser des criminels, en tuant parfois, par défense. Il est dit que son pistolet a explosé autant de tête que les poings de ses bras démesurément musclés. Il inspirait un sentiment de confiance naturel à tous les membres de notre service, tandis que son corps trapu, ses nombreuses cicatrises et sa voix lourde et grave leur donnaient une impression de protection plutôt que de méfiance.  
De mon côté, son corps de bodybuilder,  sa tête de super-méchant de bande-dessinée et son attitude particulièrement abject avec moi me rendait à penser que mon boulot serait plus calme si il était à la place du corps encore frais du prêtre.  
 
- Toi la ? Qu’est-ce que tu fous encore à regarder le ciel ? Tu n’as pas des preuves à chercher par hasard ? T’es payé pour te la toucher ? Cracha-t-il.
J’avais oublié de préciser qu’il était aussi particulièrement rustre et grossier.
- Sauf votre respect Lieutenant, tous mes collègues ont déjà fouillé les moindres recoins de la scène de crime, et vous en savez assez sur le vengeur divin pour savoir que..
- Rien à foutre du nom que vous donnez toi et tous les autres à l’ordure qui a fait ça. On est là pour arrêter un criminel. Si ça me plait de te demander de passer ta journée à fouiller et refouiller cette scène de crime, t’obéis, c’est clair ?  
- Oui, Lieutenant.  
- Va avec Manson faire une enquête de voisinage pour savoir si on n’a pas de témoin visuel, je veux un rapport demain matin à la première heure sur mon bureau, sinon tu comprendras pourquoi on m’appelle « L’Ours », je me suis bien fait comprendre ?  
- Ce sera fait. Répondis-je.
Sur ces doux mots, il me tourna le dos, or j’avais une question osée que je décidai de lui poser à mes risques et périls.
- Lieutenant, j’ai une question.
Il se retourna.  
- Quoi ? Dit-il.
- Si notre victime est réellement celle qui a tué les trois enfants Marshall, ça ne vous soulage pas qu’elle soit morte ?  
- Si vous étiez le père de cette victime, ne voudriez-vous pas planter vos ongles et déchirer chaque morceau du cœur de celui qui a tué votre fils ? Vous ne comprenez rien tous. Vous n’avez pas assez d’année dans le métier pour comprendre qu’on n’est pas là pour faire du sentimental et débattre sur le bien et le mal. Il y a un crime commis, et il est de notre devoir de rendre justice comme l’indique la Loi. Que notre victime soit Hitler ou Gandhi, ça n’a aucune importance. Maintenant je crois que t’a du boulot.  
- Oui, Lieutenant.
Je partis donc rejoindre Manson, un brigadier débutant dans le métier bien qu’assez prometteur, pour faire une enquête de voisinage qui n’allait aboutir à rien, je le savais d’avance. Fort heureusement, Manson avait une mère mexicaine et un père noir, dans ce quartier où les blancs se font rares, il allait être assez utile. Bien que son utilité ne soit restreinte qu’à un gain de temps et d’énergie.
Le vengeur divin ne se fera pas coincé à cause d’un banal citoyen qui aurait vu quelque chose de trop, croire à une telle ineptie relevé de l’insulte.
 
 
                                             Chapitre 2 : De l’avis d’un tueur
 
Avec le temps, j’ai remarqué que le mot « Pourquoi » était une condition sinéquanone à l’acte de tuer. Comme si le condamné devait absolument connaître la raison de sa condamnation, pour ce justifier lui-même de sa mort. Il y a deux sortes de tueurs. Il y a de ceux qui ne prenne pas le temps de répondre à cette question, tuant par pulsion, et de ceux qui prenne le temps d’amener sa victime à la réflexion. Il y a plusieurs manières de pousser la victime à raisonner sur sa mort. Par des jeux sadiques, bien que ceux-là ne dépendent souvent que du simple amusement du bourreau, par la mise en évidence de ses crimes, ou par une conversation. Moi, je me plais à converser. Il est étonnant de voir comment par ce procédé, le condamné s’acharne à continuer le dialogue, se torturant psychologiquement lui-même, en repoussant un trépas qu’il sait inévitable. Notre esprit à nous les tueurs, et je l’admets entièrement, est tordu. Si notre victime nous insulte et jure une vengeance terrible, nous en prenons autant de plaisir qu’à la voir essayer de presque devenir notre amie.
Mais il y a plus jouissif que tous ces plaisirs malsains, cette chose sans laquelle les tueurs n’existeraient pas, la traque. Quel intérêt aurions-nous à égorger une victime servie sur un plateau ? La traque est le plaisir le plus malsain qu’il existe. Sentir notre piège se refermer sur une proie inconsciente de son destin nous rend plus euphorique que le ferais une dose d’héroïne, au point que certains tueurs révèlent leur intention avant d’avoir pu attraper leur victime, pour rendre la tâche plus ardue.  
Or, et selon toute logique, cette traque est le combat le plus inégal qu’il existe. Prenez le dernier des idiots, armez le d’un couteau, dites-lui d’aller tuer le plus malin des hommes, et il aura quand même un coup d’avance sur lui. Comme si l’entaille de sa lame était déjà présente et n’attendait qu’un signal pour s’ouvrir, béante.  
 
C’est à ce jeu dangereux que je m’exerçais aujourd’hui.  
Le prêtre que j’avais tué chez le concessionnaire de voiture avait été net et sans bavure. La pauvre équipe de policier que j’avais observé, se démenant à trouver des preuves que je savais inexistantes, ne me faisait pas ressentir le moindre frisson de peur.
La solution la plus efficace serait de faire passer mes prochains crimes pour ceux d’un imitateur, et faire croire à ma rédemption. Scène de crime mal nettoyée, empreinte de chaussures par-ci, gouttes de sang par-là, tout était bon à mettre en scène pour contraster avec la perfection de mes dernières œuvres.
Cependant, prudence reste le maître mot, car plus je laisserai de fausses preuves derrière moi plus je risquerai d’en laisser des vraies.
 
C’est dans l’Eglise de Santa Barbara, à 50 kilomètres de Miami que la traque commença.  
Le père Marc avait été impliqué dans un meurtre d’un fidèle de l’église, relâché à cause d’un vice de procédure, il n’avait pas été excommunié, l’Eglise croyant dur comme fer à son innocence.  
Pour rendre mon jeu plus excitant, j’avais moi-même mis mes règles. J’allais tout d’abord me rendre au confessionnal. Quoi de plus amusant que de confesser à un prêtre le crime qu’il avait commis ?  
Après avoir entendu les trémolos coupables de sa voix, j’attendrai la tombée de la nuit.  
Profitant de la forêt en bordure de l’église, je me précipiterai vers lui, un air apeuré au visage, lui criant qu’un homme avait été blessé par un chasseur, suppliant son aide.  
En bon serviteur de Dieu, il me suivra sans hésitation, s’enfonçant dans les bois. Quand j’aurai convenu que son unique et dernier cri ne percera pas le voile d’arbre pour se faire entendre d’une oreille humaine, je lui déchirerai le cœur, prenant soin de laisser planter mon couteau dans son orifice.  
Moi, je trouverai mon compte dans cette affaire. Un meurtre rapide dans une forêt avec l’arme du crime à portée, la police croira à un imitateur maladroit. La traque sera assez excitante pour me satisfaire, et j’aurais encore une fois débarrassé le monde d’un meurtrier. Ce dernier argument aurait pu alléger ma conscience, si j’en avais une. Mon choix de concentrer mes meurtres sur des hommes de fois assassins n’était pas pour me qualifier d’héros de l’ombre ou de « vengeur divin » comme s’amuse à m’appeler les journaux. Non, mes actes étaient, grossièrement, un doigt d’honneur à Dieu, lui rendant ses hommes qui accomplissaient le mal qu’il a créé.  
 
J’entrai dans l’église et me dirigeai vers le confessionnal, prêt à accomplir mon dessein.  
- Pardonnez-moi mon père, car j’ai pêché.  
- Qu’avez-vous fait, mon fils ?
- J’ai tué.
- Que dites-vous, mon fils ?
- J’ai tué. J’ai tué un homme, qui comme moi va à l’église et prie notre seigneur. Je l’ai tué sans raison.. Parce que j’avais envie de le tuer. Vous comprenez, mon père ? Ensuite, la police est venue me chercher, j’ai été mis en garde à vue, et grâce à mon avocat, j’ai été relâché pour vice de procédure.  
- Avez-vous imploré le pardon du seigneur, mon fi..ls ?  
Bien, sa voix commençait à trembler. Bien que ce n’était pas encore la voix de la peur, mais celle de la culpabilité.  
- Oui, mon père. J’ai prié jour et nuit pour mon pardon. Mais j’ai peur.
- De quoi avez-vous peur ?  
Il avait repris la maîtrise de sa voix, je me délectais de ce moment, sachant qu’elle allait dérailler à ma prochaine phrase.
- J’ai peur de la vengeance. J’ai peur quand je dors de ne pas me réveiller. J’ai peur que quand je marche, la personne derrière moi pointe un revolver sur moi. J’ai peur de me faire foudroyer quand je prie à l’église, là où je devrais me sentir pourtant le plus en sécurité.
 
Ces derniers mots, je l’ai avaient prononcé sèchement, la menace presque perceptible.  
- Et bien.. Mon fils.. Je ne suis pas habitué à parler de ce genre de.. problème. Je vous conseille de vous recueillir encore dans la prière. Lisez la bible, priez, dieu vous pardonnera.  
- C’est ce que vous feriez ?
- Je.. Oui. Dit-il, d’un ton qui sonnait la fin de la conversation.
- Vous êtes sur ? Insistai-je.
- Oui. Revenez me voir plus tard si vous perdez pied.
- Cela vous ai déjà arrivé de perdre pied, mon père ?
- Cette entrevue est terminée.  
 
J’étais déçu. J’avais espéré le taquiner encore un peu. Il avait été plutôt habile, perdant la face que peu de fois.  
Par ironie, j’allai allumer une bougie. Ma prière n’était en fait qu’un message à Dieu, de ce genre ci « Un de tes amis va bientôt arriver ! »
Je partis de l’église le cœur impatient de revoir mon condamné, je m’allongeai dans l’herbe, juste derrière les premiers arbres de la forêt. Je m’allumai une cigarette et contemplai le ciel, sa teinte bleutée laissant peu à peu place à la noirceur. A 20h, le père Marc sorti de l’église et s’avança dans le chemin. En prenant soin de soigneusement ranger mes mégots dans la poche intérieure de mon blouson, je pris un air effrayé et accouru vers lui.  
 
- Monsieur ! Mon père ! S’il vous plaît !
- Qui est là ? S’exclama t-il, pris au dépourvu.
- Peu importe mon nom ! Il y a un homme blessé à quelques dizaines de mètres de là, dans la forêt ! Un chasseur lui a tiré dessus ! S’il vous plaît aidez-moi !
J’étais fasciné de mon habileté à transformer ma voix, me rendant méconnaissable. Si j’avais gardé la même que dans le confessionnal, il y a fort à parier qu’il aurait pris ses jambes à son cou.  
- Ou ça ? Il est gravement blessé ? Répondit-il, affolé.
- Je ne sais pas ! Aidez-moi, suivez-moi, vite !
- Dépêchez-vous ! Mon dieu cet homme s’il n’est pas mort à de la chance que vous soyez passé par là !
« Oh oui, pas autant que vous » Ces mots résonnèrent si fort dans mon esprit que je cru que le prêtre pouvait les entendre.
Mais malheureusement pour lui, il me suivit dans la pénombre de la forêt, accourant vers sa mort.  
 

n°37097261
BoraBora
Dilettante
Posté le 10-02-2014 à 23:02:36  profilanswer
 

[:lesamericains:4]


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Qui peut le moins peut le moins.
n°37097845
louisdou
Posté le 10-02-2014 à 23:31:23  profilanswer
 

salut ,j’écris actuellement un livre d'history fantasy (encore un ) .Pouvez vous me dire ce que vous en pensez? Soyez impitoyable, c'est pour mon bien !

 

Chapitre 1 : La chasse de Jörl

 

Dans la forêt de Drumos dans le royaume de Peridrim, Jörl de Taron était sur les pistes de trois cavaliers. Jörl à genoux sur la terre humide de la forêt, étudiait une empreinte avec attention, comme le lui avait appris son défunt père  durant son enfance. L’empreinte qu’il étudiait était très récente, car la pluie qui était tombée il y a une demi-heure   ne l’avait point touchée. Effectivement à quelques centaines de mètres, la fumée d’un campement traversait l’épaisse couche de feuillage des arbres centenaires. Trois poneys  étaient attachés aux branches d’un vieux chênes. La lumière du jour faiblissait et déjà les premières lucioles sortirent et volèrent autour des racines tortueuses de la forêt de Drumos .Jörl profita donc de l’obscurité naissante pour se  rapprocher à pat de loup du campement, sans déranger les trois montures qui pourraient trahir sa présence. A quelques mètre du campement Jörl  se mit a ramper sur le tapis de feuilles mortes pour atteindre un grand buisson ,ou il se cacha . Il était assez proche pour voir et entendre distinctement les rires et les voix stridentes de trois Gobelins des montagnes. Assis sur des rondins de bois autour d’un feu crépitant.  Ils parlaient dans l’horrible langage de Gobaldurim, langage que Bagul , le seigneur des ténèbres, Dieu de la corruption , avait enseigné aux gobelins il y a bien longtemps.D’après ce qu’avais entendu Jörl ,leurs noms étaient skrill, Rizik et Virgue. Ces êtres hideux avaient une peau grâce et huileuse,d’une couleur olivâtre, leurs yeux jaunes adaptés à l’obscurité ambiante de Gobaldu-rin,  ressortaient de leurs orbites , quelques longs cheveux tombaient sur leurs grandes oreilles pointues et trouée, leurs nez aplatis émettaient un sifflement à chaque expi-ration et bien que petit(pas moins de 1 mètre 40) et voutés, ils inspiraient la peur et la haine. Skrill et Rizik étaient vraisemblablement des soldat car ils possédaient tous deux à leur ceinture de cuir une hachette rouillée et oxydée par le temps, ils étaient  aussi protégé par une cote de mailles et par un heaume portant l’écusson de la tour de Goldul.Cependant Virgue semblait appartenir a un échelon social plus élevé,  il était vétue d’une tunique noire et d’une chemise doublée de fourrure de bonne qualité, il ne semblait pas être armé. Un mystérieux coffre de bois sceller par une serrure en acier était posé sur le sol  à ses pieds.
ps:J'ecris uniquement pour me détendre aprés les révisions :D

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Message édité par louisdou le 10-02-2014 à 23:41:10
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