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Auteur Sujet :

Ecrire un livre : vos romans amateurs (Màj du 1er post)

n°36118112
sigil
Posté le 05-11-2013 à 14:29:20  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Bora² :
 
Je l'avoue, quand je me relis, certaines phrases ne vont pas ; elles sont trop longues alors que je pourrais les résumer davantage. Bon, voilà les petites corrections que j'ai pu apporter de moi-même ^^' :
 
Alors que Joscelyn se mettait en position assise sur son lit et se frottait ses paupières encore closes >
Alors que Joscelyn s’asseyait sur son lit et se frottait les paupières [...]
 
Son regard vert se posa sur la lance et les deux dagues que le Conclave lui avait offertes lors de son entrée. >  
Son regard vert se posa sur les armes que le Conclave lui avait offertes lors de son entrée.
 
Il se  prépara, et contempla la teinte dorée qu’avait prise sa peau quand il se lava le visage. En six mois, sa maitrise du Lythe s’était bien développée ; à un tel point que le jeune homme pouvait stocker l’énergie solaire pour l’exploiter plus tard. >
Il se  prépara et contempla la teinte dorée de sa peau quand il se rinça le visage. En six mois, sa maitrise du Lythe s’était bien développée ; le jeune homme pouvait désormais stocker l’énergie solaire pour l’exploiter plus tard.  
 
Ce sont de petits exemples, parmi tant d'autres ^^'. J'ai même carrément un paragraphe entier, celui qui raconte ce qu'il ressentait à la disparition de ses parents ; j'ai l'impression de gâcher un peu le texte en cassant ça...

mood
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Posté le 05-11-2013 à 14:29:20  profilanswer
 

n°36120738
sigil
Posté le 05-11-2013 à 17:39:45  profilanswer
 

C'est encore moi, mais j'ai une petite question un peu utile ^^'. Comment découper correctement ses chapitres ?
 
Quand un nouveau personnage intervient, ou quand on change de lieu (là, ça peut varier, d'une pièce à l'autre, ou de plusieurs mètres ?)

n°36121419
BoraBora
Dilettante
Posté le 05-11-2013 à 19:02:59  profilanswer
 

sigil a écrit :

Je l'avoue, quand je me relis, certaines phrases ne vont pas ; elles sont trop longues alors que je pourrais les résumer davantage.


Ce n'est pas seulement un problème de longueur, c'est un problème de français : syntaxe, accords, grammaire. Tu as de très grosses difficultés avec le français et on a l'impression que tu veux compenser en employant des tournures tarabiscotées et des images pseudo-poétiques. Enfin bon... on a déjà eu cette discussion. ;) Tiens, une phrase comme celle-ci est à pisser de rire :

Citation :

sa bouche laissa échapper sa réponse, telle une hirondelle subitement libre des barreaux qui le retenaient.


Cette autre (en gras) est imbitable :

Citation :

Mais finalement, les horreurs de son monde n’ont pas attendues qu’il sorte de sa ville pour l’accueillir. Elles s’y sont précipitées et l’ont ramenée sans saveur à la vie qu’il aspirait autant.


Le problème, c'est ça :

Citation :

Bon, voilà les petites corrections que j'ai pu apporter de moi-même ^^' :


Pourquoi poster ici un brouillon alors que tu pourrais attendre de l'avoir corrigé ? L'ensemble de ton texte est à reprendre, phrase par phrase, tu dois bien t'en rendre compte, non ?  :heink:  

Citation :

C'est encore moi, mais j'ai une petite question un peu utile ^^'. Comment découper correctement ses chapitres ?
 
Quand un nouveau personnage intervient, ou quand on change de lieu (là, ça peut varier, d'une pièce à l'autre, ou de plusieurs mètres ?)


Changement de scène, de point de vue. Ou pour marquer le temps qui s'est écoulé entre deux parties du texte. C'est à toi de voir. Mais pour l'instant, c'est le dernier de tes soucis. Go Bescherelle, d'abord. Et pioche dans le dico en permanence.


---------------
Qui peut le moins peut le moins.
n°36122299
sigil
Posté le 05-11-2013 à 20:38:35  profilanswer
 

Je ne sais pas, mais la première phrase que j'ai écrite serait plus dans le genre que je lirais. Après, pas tout le temps, sinon je pense que ça finirait par me lasser. Ensuite, de là à dire que mon style est bourré de fautes, non. Syntaxe et conjugaison, j'veux bien, mais pas la grammaire. Autant dire que je suis incapable d'aligner deux mots bourrés de fautes...
 
Surtout la conjugaison. A mes yeux, l'imparfait est réservée pour la description [...] < Je voulais continuer ma phrase, et après avoir vu les deux temps que j'utilisais le plus souvent, et bien, un simple "s" peut tout changer Oo.

n°36157032
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 09-11-2013 à 07:14:50  profilanswer
 

http://img15.hostingpics.net/pics/346820couvfionmodel00231copie.jpg

 

Extrait numéro 13

 

Les chevaliers Erald de Bavevieux et Hivalanoué couraient dans la forêt à s’en faire craquer les chausses. Soudain ils freinèrent brutalement des poulaines, lorsque se présenta devant leurs yeux esbaudis la formidable armée de William de Bochibre massée dans une clairière, car tous les soldats se touchaient tendrement les épaules. Hivalanoué suçait en bouche le petit gland magique donné par sorcière Gisèle de Lècheku, ce qui le rendait complètement invisible ; aussi le grand guerrier riait déjà du bon tour qu’il comptait donner à tous ces marauds. Tenant fermement son écu d‘une main, Erald avait tiré son épée de l’autre et baissé sa visière. Belbit le nain assurait leurs arrières, ce qui ne lassait pas d’inquiéter Hivalanoué. Helga et Mirlen attendaient quand à eux dans les bois la fin de la manif en se faisant chauffer de la gnôle pour s‘octroyer courage. Helga pestait avec rancœur sur les dérives de l’obsession sécuritaire, parce que Erald avait voulu lui coller une ceinture de chasteté pendant son absence, mais elle avait tenu bon. Ce n’est pas Belbit qui allait déchoir à son honneur, son homme pouvait lui faire confiance là-dessus. Mirlen avait le visage soucieux d’un Polonais exilé dans une taverne sans alcool. William de Bochibre aspergea d’eau bénite la momie de sa mère, pria longuement la Sainte Kramouille ; puis il quitta son brehaut, en arborant sur son visage un demi-sourire en forme de défi, d’une bestiale animalité. Il se sentait l’unique point de cohésion de son armée, occupée pendant ce temps-là à niquer les chevaux, ou du moins en train d’essayer. Il aboya un ordre dans lequel tout rentra, et le calme revint, alors que le chevalier Erald de Bavevieux leur faisait fièrement face, lâchant sur eux son cri, noblement expressif :

 

— Montjoie, Saint-Denis, Pontoise et Neuilly ! Hurla-t-il soudain en chargeant, tout en sonnant de son corps.

 

— Bir-Hakeim, Rueil-Malmaison ! lui répondit aussitôt Hivalanoué, sans que personne ne puisse le voir.

 

Car toujours Invisible, Hivalanoué attaquait en plein cœur, en pleine tête, jouant avec des bouts d’intestins, crevant les yeux, ce qui posait aux militaires d’en face de gros problèmes d’avancement, puisqu’ils ne pouvaient que l’odir avant de mourir, sans qu‘eux-mêmes puissent porter leurs coups. Vent arrière, les deux chevaliers lancèrent une attaque déferlante, remarquable par sa puissance et son authenticité d’expression. Jouant d’une rhétorique résolument hostile, les compères enragés cognèrent comme casseroles sur les heaumes ennemis, éclatant ceux-là comme vulgaires buires d‘argile. Ils eurent le temps de faire connaissance avec à peu-près tout le monde. Erald secouait avec bonne prouesse, pulvérisait les os et les rompait, ouvrait les tripes et les sortait, crevait sans pitié ses proies à malemort dans une grande frénésie de nettoyage, châtrait de l’épée ces petits pourcelets, puis il les propulsait pour finir vers une destinée mortelle. Il cognait de la dextre au mitan de leur satané gueule en les éclaboussant de leur bon sang vermeil, avec autant d‘ardeur qu‘un breton défiant son impôt. Ils firent bientôt tant gros carnage que bientôt 800.000 morts tombèrent aussi raides que bites dans les fougères rougies comme chatte en période. Les autres acouardés s’enfuirent pour rentrer chez eux, laissant William De Bochibre dans l’embarras d‘une réputation chancelante. Devant son manque flagrant de fonctionnaires, probablement tous partis se reconvertir dans les peinardes brigades fluviales, se voyant par ces nuls déconfié, il tourna lui-même les talons pour aller se planquer dans un buisson, sa défaite avouée par tous ces cons qui lui faisaient vergogne. Crachant son gland, Hivalanoué embrasa d’un brandon le campement ennemi et la momie de Gudrun l’Enrobée brûla dans l’incendie, dégageant au passage une vilaine odeur de chaussette sale. Les flammes en tout cas comblèrent les propres vœux de la mère de William. Mais le pauvre déplora vivement la perte irréparable de sa progénitrice, tout en brochiant a brive son grand bourrin blanc:

 

— Kramouille qi en enfer entra, qui, viant toz les sathenas, brisa enfer et les portax, voilà que dans ce damné brésil ma maman nourricière est totalement cramée !

 

Quand tous furent terrassés et la victoire acquise, les chevaliers retournèrent sur leurs pas afin de retrouver leur braves copains de la communauté de la gnôle. Elga tosta des cuisses de cheval afin de ripailler autour d’une bonne flambée. Elle avait peinturé ses yeux comme une courtisane pour plaire à son héros. Belbit se languissait en songeant qu’ils allaient forniquer à défaillir une fois bu leur bouillon. Elga le regarda si noir qu’il en resta quoyon. Mirlen leva sa corne en mandant aux autres de faire pareil, il avait meilleur trogne :

 

— Vous avez joliment guerroyé cette merdaille, messires, aussi laissons couler la gnôle en nos gosiers, car nous avons encore force route à courir avant d‘atteindre le marais-Jean.

   



Message édité par talbazar le 09-11-2013 à 07:21:35
n°36159482
divin cran​e
tête de mort
Posté le 09-11-2013 à 17:33:59  profilanswer
 

Merome a écrit :


 
Passe le bac d'abord  :o


 
On verra cela dans quelques années ou moins, peut-être Janvier :na:  :pt1cable:  :kaola:  :sarcastic:

n°36172471
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 11-11-2013 à 15:47:10  profilanswer
 

http://img11.hostingpics.net/pics/127530marloupericolosaimg75338copie.jpg

 

Extrait numéro 34

 

Pour l’Obusier, se taper une nana c’était comme s’il avait dix ans et qu’on lui offre un Airbus à Noël. Certes, en tâtonnant suffisamment longtemps il pouvait certainement mettre le contact, mais pour le décollage, c’était une autre paire de manches. Les trois-quarts du temps, il se vautrait sur la piste d‘envol. C’est pour ça qu’il adorait flinguer les gens, il obtenait de cette façon une sorte d’excitante compensation. Mais il aurait fallu lui coller le canon de son colt dans le cul pour que simplement, il ose l’avouer. En tout cas, c’était surement la raison pour laquelle tout ce qui se passait à l’instant même dans les rues en guerre de Garatonku, c’était pas autre chose, pour lui, qu’une fantastique orgie. Il agitait dans son bide adipeux cinq bons Mojitos, tout comme ses potes d‘ailleurs. Cependant, Marlou tenait toujours bon l’alcool et gardait la tête froide, alors que Kiki Yorkshire se vautrait à ses pieds, pionçant comme un ours en janvier. Par intermittence, le chien babillait doucement le nom de Babe dans sa somnolence éthylique. Pour rigoler, Jack Russel lui avait collé la petite culotte de la barmaid assassinée sur la tête, avec l’idée hilarante d’en coller la photo sur le web. Gino la Soudure regrettait de ne pas être dans un bowling, aussi tuait-il le temps sur son portable à chercher des sonneries bonasses, tout en sniffant un rail de schnouff prodigieusement long. Contrairement à son homme de main, les bombardements sporadiques lui portaient sur les nerfs, en lui collant la nostalgie de la baie de Naples, où ses cinq sœurs devaient à l’heure actuelle étendre leur lingerie intime sur leurs balconnets branlants. Les yeux rougis, sans qu’il laisse deviner si la cause en était la cocaïne ou le souvenir de ses frangines, il proclama d’une façon impromptue son droit légitime à prendre un bain, mais l’Obusier lui répondit d’un méchant bruit de culasse. Tout le monde était cependant d’accord pour couper les couilles d’Alphonse-Jean, encore fallait-il le retrouver pour ça.

 

– Un peu de musique, les gars ? Lâcha Marlou en fouillant distraitement dans les CD du bar.

 

– Pas contre. Gino clapa son téléphone et s‘envoya un deuxième sniff, aussi long que l‘autre.

 

Hélas, le courant fut coupé et la chaine stéréo s’arrêta brusquement. Ils se retrouvèrent aussitôt plongés dans le noir absolu. Avec un sentiment d’urgence, l’inspecteur Marlou fouilla le bar à la recherche d’une bougie. Il en trouva une parfumée de lavande qu’il alluma aussitôt, un instant effrayé par la gueule d’apache de Gino que les ombres sabraient. Lassé d’attendre, l’Obusier suggéra de bondir dans la rue pour engager le « free fight », mais son chef le calma d’un geste. L’objection indignée de l’Obusier fut brutalement interrompue par l’intrusion soudaine d’un rebelle blessé, lequel s’engouffra dans la salle en chancelant pour venir bouleverser la vision du monde de Gino. Le mec tenait une pétoire russe à bout de bras, et sa tronche ressemblait à un steak haché en début de cuisson. L’obusier s’attacha rapidement à la tâche exaltante de vider son chargeur sur le moribond, en tournant autour de lui dans le sens des aiguilles d’une montre.

 

– Ok, les gars, on décanille, dit simplement Marlou.

 

Il botta le cul de Kiki pour le réveiller, puis ils s’élancèrent chacun leur tour par la sortie de secours. Elle donnait dans une étroite cour fermée, où un couple de clients attardés s’y trouvait déjà. Au milieu des poubelles et des caisses de bouteilles vides, la femme à genoux étaient en train de fournir quelque joie à son mec, tout entier accaparé par ce rendez-vous essentiel. Irrité de voir ce quidam se la jouer perso, l’obusier voulait le butter, mais Marlou retint son geste en cramponnant sa manche. Il venait en même temps d’apercevoir l’unique porte qui donnait dans la rue. L’inspecteur se donnait personnellement un devoir de résultat et de réussite, notamment pour épater N° 03, et chacune de leurs balles lui était très précieuse. L’autre gorille lui planta le canon de son colt sur le sternum :

 

– J’en ai plus que marre qu’on me méprise, qu’on m’étouffe et qu’on m’évince, répliqua t-il alors en se dégageant brusquement, puis il butta sur le champ, non seulement l’autre veinard jusque là heureux de son sort, mais sa copine en prime, laquelle de sa grande bouche ouverte ne lâcha pas qu’un cri.

 

– T’es chiant, répliqua vertement Marlou.

 

– Je préfère quand ma vie se fait lisse, c‘est tout.

 

Fuyant rapidement l’Alhambra, ils rasèrent des murs effondrés où les combats venaient de connaître une trêve providentielle. Les combattant semblaient en effet avoir quitté le secteur, encombré de salons de coiffure aux magazines branchés, de supérettes pillées et de magasins débranchés. Tout était détruit et désolé, l’ensemble de la ville affichait une ambiance de journal de 20 heures, quand la télé donne des nouvelles de son monde aux travailleurs fourbus. Kiki et Jack trottinaient côte à côte en tirant la langue ; pour le coup le Yorkshire paraissait enfin complètement dessaoulé. Ce qui ne l’empêcha guère de pisser des rivières de cocktail fortement inflammables contre les bagnoles brûlées et les vitrines fumantes. Le téléphone de Marlou sonna, c’était Babe qui demandait des nouvelles de Kiki. Ce dernier jappa de joie en battant de la queue avec une excitation qui fit se poiler le Jack avant que, feignant une comique indifférence, il ne s’écarte pour ronger un tibia qui trainait sur le trottoir, car il avait la dalle. Kiki planait toujours comme en apesanteur :

 

– Je déambule dans une zone de non-droit et j’ai la gueule de bois, susurra Kiki en moulinant des yeux, mais je pense bien à toi, soleil de mes nuits.

 

Gino lui arracha l’appareil des pattes pour savoir comment tournait le Lagon Bleu.

 

– Je me suis fait un émir en liquide qui nous fera la semaine, patron, à part ça tout turbine comme il faut.

 

– Ok poulette, tu mets tout dans un coffre, je ferais les comptes en rentrant.

 

– Je défendrais les valeurs familiales avec autant de vigueur que j’en met à me protéger de la vérole, Gino.

 

– Je sais bien que tu es régulièrement visitée par les médecins, chérie.

 

– C’est ceux qui payent le mieux.

 

Marlou récupéra son phone et se lança dans une longue conversation avec l’Obusier pleine de considérations sur l’embourgeoisement des centres-villes torpillés par la spéculation, alors qu’ils parvenaient justement sur la grande place du palais présidentiel, quand à lui totalement ravagé.


Message édité par talbazar le 11-11-2013 à 15:52:43
n°36172477
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 11-11-2013 à 15:47:44  profilanswer
 

psychoreve a écrit :


 
J'utilise Word 2010 faute d'être capable de mettre en œuvre un VRAI logiciel de mise en page. Finalement ça ne me soucie plus, excepté que j'ai créé des illustrations et que WORD les réduit en qualité à 200 Points par pouce (300 est la norme en imprimerie). Quand je sèche pour équilibrer texte et illustrations, je truque ou laisse un blanc en bas (+ ou - long) de page.
Voilà ce que ça donne :
http://cjoint.com/13av/CDBsWAT43cv_entree_en_matiere_livre.pdf
 
Le thème du "bouquin" est indépendant de ma volonté, ça m'est tombé dessus à ma grande surprise.


 
soda Louis ?  [:rosminet]  

n°36175194
BoraBora
Dilettante
Posté le 11-11-2013 à 20:40:27  profilanswer
 

psychoreve a écrit :

Je débarque vous ne savez d'où et déjà je me permets de donner des conseils aux aspirants écrivains :


Si si, on sait. T'es le type dont un post sur deux n'est qu'un prétexte à poster un lien vers son site. :whistle:


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Qui peut le moins peut le moins.
n°36179128
Chou Andy
Would you know my nem
Posté le 12-11-2013 à 11:06:08  profilanswer
 

Je serais l'intérêt commun je serais vachement flatté :o


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J'aurais voulu être un businessman
mood
Publicité
Posté le 12-11-2013 à 11:06:08  profilanswer
 

n°36179690
BoraBora
Dilettante
Posté le 12-11-2013 à 11:56:03  profilanswer
 

psychoreve a écrit :

Ta brillantissime 13749ème intervention sur les forums HFR est aussi utile que du poil sur un saucisson comme tu l’écrits si bien ; elle est très agréable à lire de bon matin. Jusqu’ici je trouvais ce file "accueillant".
 
Pour éloigner les tordus, en restant assez transparent et centré sur l'écrit en général, j’avais veillé à supprimer ma signature automatique ; excepté sur mon premier post…
Chacun, que je sache, a le droit d'évoquer son site ; autrement quel serait l'intérêt du web et de se décarcasser à créer un site ? Un site que je considère être un don pour l'intérêt commun, ou du moins pour celui qui saura en tirer profit plutôt que d'en rejeter le contenu qui le titille, et je sais pourquoi. Et quoi de plus naturel, lorsqu'une question amène une réponse technique, que d'offrir la possibilité, à qui le souhaite, de s'informer plus avant ?
 
Puisque tu t'intéresses à mon sort je t'apprendrai qu'à la maison nous sommes si démunis que je ne peux plus régler la modique somme d'un hébergement et que je n'ai plus de site - comme tu l'entends - depuis bientôt deux ans. J'en conclue que tu bouillais d'intervenir à mon encontre depuis des années, mais là, je pense que tu mets à côté de la plaque.
Le seul site, en déshérence, mais qui perdure, est celui-ci :
http://psychoreve-psychoreve.blogspot.fr/
S'il te défrise contacte un modérateur, le CSA ou la Kommandantur.


Grossesse nerveuse, 3615MyLife, paranoia, insultes, point Godwin...  [:implosion du tibia] Quelqu'un a oublié de prendre ses pilules, visiblement. :sleep:


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Qui peut le moins peut le moins.
n°36179981
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 12-11-2013 à 12:25:12  profilanswer
 

[:manolito john:1]


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Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°36180934
Chou Andy
Would you know my nem
Posté le 12-11-2013 à 14:08:36  profilanswer
 

Pour revenir au sujet, je voulais vous faire don d'une réflexion que j'ai eue au sujet de notre genre préféré ici, l'heroic fantasy.
 
Je l'ai eue en découvrant Game of throne, la série, ce week-end. Pour ceux qui ne savent pas, le générique est une sorte de long travelling sur la carte du monde joliment animée. J'ai trouvé ça très bien vu, déjà d'un point de vue didactique pour ceux qui n'y connaissent rien (comme moi), et surtout parce que ça me conforte dans une opinion que j'ai développée depuis longtemps à propos de l'heroic fantasy : le plus important, au-delà de tout le reste, c'est la carte.
 
Je pense que la spécificité de l'heroic fantasy, ce qui fait sa saveur particulière, c'est de pouvoir s'appuyer sur un univers très fort et fabriqué sur mesure. Je dirais même que c'est l'univers qui appuie sur l'histoire, de tout son poids. Le poids du passé est incroyablement fort dans le Seigneur des anneaux. Les choses qui changent, celles qui ne changent pas, c'est vraiment la ligne de force du récit. C'est le terrain de jeu idéal pour s'amuser aux considérations habituelles sur le héros, jouet du destin écrasé par les plaques tectoniques en mouvement autour de lui, ou au contraire capable d'infléchir le cours des choses par sa volonté, son courage, sa loyauté et tout et tout.
 
Bref, si on veut écrire une histoire d'heroic fantasy, la première chose à faire, à mon sens, avant d'imaginer l'histoire, avant de construire les personnages, avant de distinguer les races des uns et des autres, c'est de prendre son crayon de dessiner la carte.  
 
Placer les montagnes, les forêts, les villes, tracer les cours d'eau. Relier la carte à son passé glorieux ou honteux. Charger certains endroits de mystères immémoriaux prêts à resurgir, et désacraliser d'autres endroits où les héros seront en terrain connu, en zone de confort (jusqu'à un certain point). Préparer toutes les ficelles qui seront tirées au cours du roman. Ce qui est particulier en heroic fantasy, c'est que les marionnettes ne sont pas les personnages (d'où des personnages généralement assez fades), mais les différents morceaux du territoire, passé et présent. C'est un jeu de géographe en fait.
 
PS : Je précise que je ne suis pas un fan absolu de l'heroic fantasy, à vrai dire je ne connais que Tolkien et un peu de David Eddings (et Jaworski dans un autre style). Game of throne ça a l'air pas mal mais je pense que je ne prendrai jamais le temps de le lire.


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J'aurais voulu être un businessman
n°36182021
Grenouille​ Bleue
Batracien Azuré
Posté le 12-11-2013 à 15:25:31  profilanswer
 

Marrant, je pense complètement l'inverse.
 
Ils sont des millions à écrire de la fantasy pourrie autour d'un monde. Ah, ça, ils connaissent le moindre affluent de la moindre rivière. Ils ont passé du temps à créer des races à poils, à plumes, à bec(s) et à crocs. Ils ont inventé la Synéphanie Orientale et le Blénnhoragus Septentrional. Ils ont bidouillé une langue et un dialecte local.
 
Et c'est nul.
 
Pour moi, la fantasy (comme tout genre littéraire, d'ailleurs) se bâtit sur les personnages. C'est d'ailleurs la fondation du trône de fer que tu cites. Est-ce qu'on suivrait les aventures d'Arya, Tyrion ou Daenerys si cela se passait en Europe ou dans un monde complètement différent ? Sûrement.
 
Est-ce qu'on suivrait les aventures à Westeros de personnages sans intérêt ? Probablement pas. Il suffit de voir, en fonction des préférences de chacun, combien de personnes ont sauté des chapitres de Bran ou de Brienne.


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Ma chaîne YouTube d'écrivain qui déchire son père en pointillés - Ma page d'écrivain qui déchire sa mère en diagonale
n°36182210
BoraBora
Dilettante
Posté le 12-11-2013 à 15:37:11  profilanswer
 

Chou Andy a écrit :

Bref, si on veut écrire une histoire d'heroic fantasy, la première chose à faire, à mon sens, avant d'imaginer l'histoire, avant de construire les personnages, avant de distinguer les races des uns et des autres, c'est de prendre son crayon de dessiner la carte.


Dans la mesure où c'est la géographie qui modèle les peuples et leur histoire, cela paraît effectivement une bonne idée.

Citation :

Ce qui est particulier en heroic fantasy, c'est que les marionnettes ne sont pas les personnages (d'où des personnages généralement assez fades), mais les différents morceaux du territoire, passé et présent.


Là, plus vraiment d'accord, à moins de ne considérer que le sous-genre heroic-fantasy au sein de la fantasy. Les personnages sont généralement assez fades parce que le plus gros de la production, depuis toujours, est à destination des enfants et jeunes ados. Mais GoT est justement la démonstration de ce que l'on peut accomplir dans un univers fantasy dépourvu de "héros", et où l'héroïsme est même gentiment tourné en ridicule.
 
D'une certaine manière, un univers fantasy peut être vu comme une uchronie, dont le point de séparation avec la réalité remonte non pas à quelques décennies mais à quelques millénaires. A partir de là, tout type d'histoire est possible, mais en s'affranchissant des limites de l'Histoire et de la réalité (ce qui peut être vu comme un plus ou un moins selon l'auteur et le lecteur). GoT, qui est inspiré de la guerre des Deux-Roses, est un bon exemple de ce type d'uchronie. Martin aurait pu écrire un roman historique situé en Grande-Bretagne au XVème siècle ; il a préféré réinventer un monde parallèle.


Message édité par BoraBora le 12-11-2013 à 15:38:09

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Qui peut le moins peut le moins.
n°36182265
guigr
Posté le 12-11-2013 à 15:40:29  profilanswer
 

Grenouille Bleue a écrit :

Marrant, je pense complètement l'inverse.

 

Ils sont des millions à écrire de la fantasy pourrie autour d'un monde. Ah, ça, ils connaissent le moindre affluent de la moindre rivière. Ils ont passé du temps à créer des races à poils, à plumes, à bec(s) et à crocs. Ils ont inventé la Synéphanie Orientale et le Blénnhoragus Septentrional. Ils ont bidouillé une langue et un dialecte local.

 

Et c'est nul.

 

Pour moi, la fantasy (comme tout genre littéraire, d'ailleurs) se bâtit sur les personnages. C'est d'ailleurs la fondation du trône de fer que tu cites. Est-ce qu'on suivrait les aventures d'Arya, Tyrion ou Daenerys si cela se passait en Europe ou dans un monde complètement différent ? Sûrement.

 

Est-ce qu'on suivrait les aventures à Westeros de personnages sans intérêt ? Probablement pas. Il suffit de voir, en fonction des préférences de chacun, combien de personnes ont sauté des chapitres de Bran ou de Brienne.

 

Et pourtant une grande partie de la fantasy d'avant 1990 était peuplé d'héros tourmentés génériques sans aborder une seconde les personnages... C'est avec des Tad Williams et George RR Martin qu'on a commencé à avoir une écriture plus humaine et sensible.
On en arrive par contre à l’excès inverse avec des livres qui n'avancent plus et ressemblent au soap opera à l'eau de rose de 14h.


Message édité par guigr le 12-11-2013 à 15:44:22
n°36182278
Chou Andy
Would you know my nem
Posté le 12-11-2013 à 15:41:05  profilanswer
 

Bon alors j'ai pas lu le Trône de fer, donc j'aurai du mal à me prononcer, mais disons que je n'ai pas été frappé par la profondeur des personnages pour ce que j'en ai vu. Au début en tout cas chacun a son petit rôle bien identifié et bien cliché (ce qui ne me pose pas forcément problème). Ca s'améliore nettement vers la fin de la saison 1 où plusieurs d'entre eux commencent à être vraiment torturés (au sens figuré) et à évoluer de manière intéressante.

 

Pour en revenir au SdA, qui est quand même la référence absolue du genre, on ne peut pas dire que ça brille par la complexité des personnages... Gandalf, Aragorn, Sam, Gollum, Frodon, ils sont "forts" par leur courage, ce qu'ils endurent, ils sont bien campés et tout, mais ils restent super carrés, sans trop de fioritures. Je ne les vois pas comme l'élément central du récit.

 

Je ne dis pas que c'est chouette d'avoir des personnages insipides, mais que l'heroic fantasy pardonne mieux leur faiblesse parce que les histoires racontées ne tournent pas autour d'eux mais du monde qui les entoure, et que c'est là toute la valeur ajoutée du genre.

 

Ca reste une interprétation personnelle [:cosmoschtroumpf]

Message cité 3 fois
Message édité par Chou Andy le 12-11-2013 à 15:43:05

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J'aurais voulu être un businessman
n°36182413
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 12-11-2013 à 15:48:33  profilanswer
 

tiens voilà mon boudin :
 
http://img4.hostingpics.net/pics/835364CARTEbidouilleetMadanchutesdourkidjaChanagapsd.jpg

n°36182426
Chou Andy
Would you know my nem
Posté le 12-11-2013 à 15:49:38  profilanswer
 

En fait je ne voulais pas parler de personnages intéressants ou de personnages fades, j'ai un peu dérivé tout seul vers ce sujet.

 

Je voulais plutôt aborder l'aspect structurel du récit. J'ai dans l'idée qu'un récit d'heroic fantasy se construit naturellement dans l'ordre suivant :
Univers - Personnages - Intrigue

 

Là où la construction d'un récit dans le monde réel suivra plutôt le schéma
Intrigue - Personnages - Univers

 

voire selon les goûts
Personnages - Intrigue - Univers

 

Encore une fois sans notion d'importance ou quoi, juste dans les étapes de l'élaboration du roman amateur.

 

Edit : Bien Talbazar  [:cytrouille]
Ca manque de villes cependant, c'est super important les villes. Des personnages à part entière.

Message cité 1 fois
Message édité par Chou Andy le 12-11-2013 à 15:51:52

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J'aurais voulu être un businessman
n°36182539
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 12-11-2013 à 15:58:26  profilanswer
 

Ayerlmahid, Faï-Baileyth, Ukbar, Oberayan, ect... c'est des villes et très spécifiées ouais (île-citadelle, par ex, et les provinces se constituent sur plusieurs histoires, à partir d'un monde clos au départ qui devient peu à peu monde connu.
 
alors je suis complètement dac avec ton point de vu : intrigues persos, univers.

n°36182742
guigr
Posté le 12-11-2013 à 16:13:00  profilanswer
 


 
Nice! Et bon courage au lecteur pour s'y retrouver dans l'archipel d'Aoz

n°36182748
BoraBora
Dilettante
Posté le 12-11-2013 à 16:13:10  profilanswer
 

Chou Andy a écrit :

Bon alors j'ai pas lu le Trône de fer, donc j'aurai du mal à me prononcer, mais disons que je n'ai pas été frappé par la profondeur des personnages pour ce que j'en ai vu. Au début en tout cas chacun a son petit rôle bien identifié et bien cliché (ce qui ne me pose pas forcément problème). Ca s'améliore nettement vers la fin de la saison 1 où plusieurs d'entre eux commencent à être vraiment torturés (au sens figuré) et à évoluer de manière intéressante.


C'est ce que je trouve brillant chez Martin : tous ses persos, au fur et à mesure qu'on les découvre, sont facilement catalogués. On a toute la palette des stéréotypes de littérature populaire. Mais leur comportement et/où ce qui leur arrive finit toujours par démentir l'idée que l'on se faisait de la suite. Soit parce qu'ils foirent ou sont écrasés par ces "forces tectoniques" que tu évoquais, soit parce qu'ils changent. Or changer, pour un "héros", n'est pas une banalité. Ou plus exactement, le seul changement possible pour un "héros" est d'aller toujours plus haut (au moins intérieurement : en courage, foi, volonté de sacrifice blabla...). Chez Martin, la vie peut faire perdre à un personnage récurrent ce qui le rendait a priori sympathique, ou peut le faire chuter sans rédemption.
 
Si les personnages de Martin sont aussi crédibles, c'est justement parce qu'ils sont ballottés, modelés par l'Histoire. Le problème avec les mauvais créateurs d'univers fantasy, c'est que ces univers n'ont aucune prise sur les persos. Comme le dit Grenouille Bleue, il ne suffit pas d'inventer un monde, une langue etc. Si l'influence sur l'histoire n'est que cosmétique, pour habiller des persos en carton-pâte, ce sera au mieux la énième resucée de l'Odyssée ou de Chrétien de Troyes et au pire du SdA. La création d'un univers détaillé est essentielle, mais pas suffisante.  [:spamafoote]


---------------
Qui peut le moins peut le moins.
n°36182810
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 12-11-2013 à 16:17:05  profilanswer
 

c'est marrant ta réflexion  :D  
 
dans un des livres la fille du roi d'aoz apprend justement sa leçon :  
 
 

  • A la vue de son père, l’enfant ne broncha pas, occupée à répéter la comptine connue de la plupart des rejetons d’Aoz:


La ville de Zoa  est capitale de l’île de Zoa
La ville d’Oaz est capitale de l’île d’Oaz
La ville d’Azo est capitale de l’île d’Azo
La ville d’Ao est capitale de l’île d’Ao
La ville d’Az est capitale de l’île d’Az
La ville d’Oa est capitale de l’île d’Oa
La ville de Zo est capitale de l’île de Zo
La ville de Za est capitale de l’île de Za
La ville d’Oza est capitale de l’île d’Oza
Mais
Seule, seule, seule
Zao est capitale d ‘Aoz !
 
 

n°36183098
BoraBora
Dilettante
Posté le 12-11-2013 à 16:37:38  profilanswer
 

Chou Andy a écrit :

Pour en revenir au SdA, qui est quand même la référence absolue du genre, on ne peut pas dire que ça brille par la complexité des personnages... Gandalf, Aragorn, Sam, Gollum, Frodon, ils sont "forts" par leur courage, ce qu'ils endurent, ils sont bien campés et tout, mais ils restent super carrés, sans trop de fioritures. Je ne les vois pas comme l'élément central du récit.
 
Je ne dis pas que c'est chouette d'avoir des personnages insipides, mais que l'heroic fantasy pardonne mieux leur faiblesse parce que les histoires racontées ne tournent pas autour d'eux mais du monde qui les entoure, et que c'est là toute la valeur ajoutée du genre.
 
Ca reste une interprétation personnelle [:cosmoschtroumpf]


Je vais sans doute encore me faire allumer, mais pour moi le SdA n'est non seulement pas "la" référence absolue du genre, mais est tout simplement illisible au-delà de 13/15/17 ans (rayer les mentions inutiles en fonction du degré de maturité que vous prêtez à tel ou tel âge). C'est un conte, dans la tradition du merveilleux, c'est moraliste tendance catéchisme, didactique en diable, certes un boulot kolossal et sûrement très bien pour les 'tits n'enfants, mais en faire de nos jours une référence sous prétexte que le monde inventé par Tolkien a inspiré depuis 30 ans des gazillions de jeux, BD et mauvais romans, non.  :o  
 

Chou Andy a écrit :

Je voulais plutôt aborder l'aspect structurel du récit. J'ai dans l'idée qu'un récit d'heroic fantasy se construit naturellement dans l'ordre suivant :
Univers - Personnages - Intrigue
 
Là où la construction d'un récit dans le monde réel suivra plutôt le schéma
Intrigue - Personnages - Univers
 
voire selon les goûts
Personnages - Intrigue - Univers
 
Encore une fois sans notion d'importance ou quoi, juste dans les étapes de l'élaboration du roman amateur.


Là, pas du tout d'accord. Pour moi, l'univers vient forcément, et dans tous les genres, en premier et détermine les personnages et l'histoire (et le style, bien sûr). Sinon, on a des personnages creux, des individus vides de sens. Nous sommes tous le fruit de notre milieu et notre époque. Un personnage créé sans référence à la société qui l'a engendré sera - justement - générique. Ce qui relie Proust, Balzac, Céline, Zola ou... Manchette, tiens, pour citer l'un des très rares grands auteurs français de polar, c'est que leurs personnages sont déterminés par leur milieu. A partir des persos pour imaginer ensuite leur univers, on court toujours le risque de ne créer qu'une mécanique romanesque sans profondeur.


Message édité par BoraBora le 12-11-2013 à 16:39:20

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Qui peut le moins peut le moins.
n°36183129
Grenouille​ Bleue
Batracien Azuré
Posté le 12-11-2013 à 16:39:33  profilanswer
 

Chou Andy a écrit :

Bon alors j'ai pas lu le Trône de fer, donc j'aurai du mal à me prononcer, mais disons que je n'ai pas été frappé par la profondeur des personnages pour ce que j'en ai vu. Au début en tout cas chacun a son petit rôle bien identifié et bien cliché (ce qui ne me pose pas forcément problème). Ca s'améliore nettement vers la fin de la saison 1 où plusieurs d'entre eux commencent à être vraiment torturés (au sens figuré) et à évoluer de manière intéressante.
 
Pour en revenir au SdA, qui est quand même la référence absolue du genre, on ne peut pas dire que ça brille par la complexité des personnages... Gandalf, Aragorn, Sam, Gollum, Frodon, ils sont "forts" par leur courage, ce qu'ils endurent, ils sont bien campés et tout, mais ils restent super carrés, sans trop de fioritures. Je ne les vois pas comme l'élément central du récit.
 
Je ne dis pas que c'est chouette d'avoir des personnages insipides, mais que l'heroic fantasy pardonne mieux leur faiblesse parce que les histoires racontées ne tournent pas autour d'eux mais du monde qui les entoure, et que c'est là toute la valeur ajoutée du genre.
 
Ca reste une interprétation personnelle [:cosmoschtroumpf]


 
Ah mais pour moi, le SdA est inspide, hein :D


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Ma chaîne YouTube d'écrivain qui déchire son père en pointillés - Ma page d'écrivain qui déchire sa mère en diagonale
n°36185115
Mellodya
Posté le 12-11-2013 à 19:59:56  profilanswer
 

Grenouille Bleue a écrit :


 
Ah mais pour moi, le SdA est inspide, hein :D


 
Je n'ai pas lu le Trone de Fer par manque de temps (et pourtant on me le recommande autant en livre qu'en série...) mais La Belgariade de Eddings mais indéniable un bijou par rapport à SDA qui n'est pas insipide je dirais mais peut être "caricatural"

n°36185879
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 12-11-2013 à 21:09:46  profilanswer
 

Oh mais allez tous crever en enfer la gueule ouverte avec vos gnia gnia gnia sur Tolkien, LOTR c'est bien épicétou, et oui c'est un monument et c'est comme ça  [:cheesecake]  
 
Sinon j'ai la flemme d'argumenter mais je pense que "c'est le monde qui fait la fantasy" c'est la porte ouverte à whatmille bouquins de merde avec des intrigues pourraves sous prétexte que oui mais j'ai des elfes originaux tu as vu ils sont pas comme ceux de Tolkien et d'ailleurs on va les appeler des ëlvën comme ça on voit bien que c'est pas du tout la même chose et d'ailleurs ils vont s'allier avec les humains pour défaire Mordackoraxx le Nécromant et ça sera trobien.


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n°36186310
BoraBora
Dilettante
Posté le 12-11-2013 à 21:46:12  profilanswer
 

biezdomny a écrit :

Oh mais allez tous crever en enfer la gueule ouverte avec vos gnia gnia gnia sur Tolkien, LOTR c'est bien épicétou, et oui c'est un monument et c'est comme ça  [:cheesecake]


Tu l'as lu à quel âge ?  :whistle:


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Qui peut le moins peut le moins.
n°36186553
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 12-11-2013 à 22:05:08  profilanswer
 

BoraBora a écrit :

Tu l'as lu à quel âge ?  :whistle:


 
Dix ans, quinze ans, vingt-cinq ans, je dirais, à peu de choses près.  
Je vois vraiment pas le problème en fait, mais c'est vrai que c'est haÿpe de dire que c'est dépassé tout ça. Ça a vieilli, et alors ? Le Prisonnier aussi ça a vieilli, pourtant on le regarde toujours (enfin moi oui)  [:hahanawak]


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Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°36186870
Cheroke
Chef de tribu
Posté le 12-11-2013 à 22:34:29  profilanswer
 

biezdomny a écrit :


 
Dix ans, quinze ans, vingt-cinq ans, je dirais, à peu de choses près.  
Je vois vraiment pas le problème en fait, mais c'est vrai que c'est haÿpe de dire que c'est dépassé tout ça. Ça a vieilli, et alors ? Le Prisonnier aussi ça a vieilli, pourtant on le regarde toujours (enfin moi oui)  [:hahanawak]


 
Toutes les séries anglaises de ces années sont parfaites  [:angelusdeus]


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"- Je vais lire Bataille devant Sept à la maison ! - C'est quoi ? - C'est le bouquin où ils se branlent dans des oeufs. - Quoi ?? - Bah y cassent des oeufs, y mettent leur cul dedans et ils se branlent. - C'est dégeu... Mais avec les coquilles ou sans ?"
n°36187175
Chou Andy
Would you know my nem
Posté le 12-11-2013 à 23:12:58  profilanswer
 

biezdomny a écrit :

Oh mais allez tous crever en enfer la gueule ouverte avec vos gnia gnia gnia sur Tolkien, LOTR c'est bien épicétou, et oui c'est un monument et c'est comme ça  [:cheesecake]  
 
Sinon j'ai la flemme d'argumenter mais je pense que "c'est le monde qui fait la fantasy" c'est la porte ouverte à whatmille bouquins de merde avec des intrigues pourraves sous prétexte que oui mais j'ai des elfes originaux tu as vu ils sont pas comme ceux de Tolkien et d'ailleurs on va les appeler des ëlvën comme ça on voit bien que c'est pas du tout la même chose et d'ailleurs ils vont s'allier avec les humains pour défaire Mordackoraxx le Nécromant et ça sera trobien.


 
Dans tous les cas rien n'empêchera les mauvais auteurs de commettre de vilaines choses, même avec les meilleures intentions du monde.
 
Moi je ne dirais pas exactement que c'est le monde qui fait la fantasy, mais plutôt que c'est le personnage principal, le cœur du bousin, celui qui influe la vie dans les personnages humains (ou gnarkhölds). BoraBora dit que c'est vrai dans tous les genres, c'est pas faux, c'est difficile à contester, n'empêche que je pense que c'est plus vrai en fantasy [:thalis]
Ou plutôt que la fantasy permet mieux, plus facilement en tout cas, de faire de son monde le personnage principal.
 
Je ne dis pas que c'est exclusif, on ne va pas faire une bataille de contre-exemples, il y en a de toute part, mais je suis quand même convaincu que dans Shakespeare, dans Zweig, dans Dosto, dans Musso, voire même dans Woolf et les soeurs Brontë (surtout Charlotte <3), la construction de l'oeuvre n'obéit pas au même cheminement. L'univers ressemble plus à un écrin, et ce sont davantage les petits humains qui lui donnent vie.
 
Bon finalement je ne suis pas sûr que ce soit très profond ce que j'écris, mais tant pis ça me fait plaisir de m'exprimer.


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J'aurais voulu être un businessman
n°36187178
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 12-11-2013 à 23:13:33  profilanswer
 

http://img15.hostingpics.net/pics/962047mySuperLamePicab20a83c9d14a19c9a03a6af954187df.jpg

n°36187194
Chou Andy
Would you know my nem
Posté le 12-11-2013 à 23:16:01  profilanswer
 

Up :o


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J'aurais voulu être un businessman
n°36187650
BoraBora
Dilettante
Posté le 13-11-2013 à 00:39:16  profilanswer
 

biezdomny a écrit :


 
Dix ans, quinze ans, vingt-cinq ans, je dirais, à peu de choses près.


Oui, voilà. :o Je suis capable de relire du E.R. Burroughs (qui soit dit en passant, faisait de la fantasy 40 ans avant Tolkien, comme bien d'autres, et a largement été aussi influentiel) malgré la puérilité, les ficelles cordages, les personnages naïfs et simplets etc. Mais seulement parce que quand je les relis j'ai de nouveau 15 ans. Si je découvrais John Carter aujourd'hui, je serais incapable de dépasser le premier chapitre. Il y a des livres qu'il faut avoir lus dans la tranche d'âge auxquels ils sont destinés. Après, c'est trop tard.  [:spamafoote]
 

Chou Andy a écrit :

Moi je ne dirais pas exactement que c'est le monde qui fait la fantasy, mais plutôt que c'est le personnage principal, le cœur du bousin, celui qui influe la vie dans les personnages humains (ou gnarkhölds). BoraBora dit que c'est vrai dans tous les genres, c'est pas faux, c'est difficile à contester, n'empêche que je pense que c'est plus vrai en fantasy [:thalis]
Ou plutôt que la fantasy permet mieux, plus facilement en tout cas, de faire de son monde le personnage principal.


Disons que le boulot de création d'un monde complet peut laisser penser à l'auteur que le plus important est fait et que l'on peut ensuite peupler ce monde de persos en carton et d'une intrigue sans intérêt. Ce qui donne toutes ces histoires de fantasy qui font bailler au bout de 10 lignes. Ce n'est pas de la littérature, c'est un diorama avec des petites figurines, le prolongement de ce que font tous les gosses : se raconter des histoires (centrées sur une projection de soi, évidemment) et les mettre en scène avec des Lego ou des Playmobils. Ou des scénarios de JDR, d'ailleurs, avec toutes les limitations qu'imposent le format (histoire simpliste et personnages en creux dans lesquels doivent pouvoir se glisser les joueurs).

Citation :

Je ne dis pas que c'est exclusif, on ne va pas faire une bataille de contre-exemples, il y en a de toute part, mais je suis quand même convaincu que dans Shakespeare, dans Zweig, dans Dosto, dans Musso, voire même dans Woolf et les soeurs Brontë (surtout Charlotte <3), la construction de l'oeuvre n'obéit pas au même cheminement. L'univers ressemble plus à un écrin, et ce sont davantage les petits humains qui lui donnent vie.


Bien sûr que ce sont les personnages qui lui donnent vie. :p Mais ces personnages ne seraient pas ce qu'ils sont si le milieu dans lequel ils évoluent n'était pas ce qu'il est. Je ne tiens pas à relancer le débat nature/nurture ou oeuf/poule, mais aucun humain réel ou fictionnel n'est créé ex nihilo. Encore une fois, on est le fruit d'un milieu et d'une époque.
 
C'est d'ailleurs le vrai potentiel de la fantasy par rapport au roman historique médiéval dont elle est la transposition "merveilleuse" : puisqu'on invente le milieu et l'époque, sans avoir à se soucier de vraisemblance historique, la palette de milieux et d'époques est infinie, et les persos peuvent potentiellement prendre n'importe quelle forme.


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Qui peut le moins peut le moins.
n°36188091
Merome
Chef des blorks
Posté le 13-11-2013 à 08:19:29  profilanswer
 

Je comprends pourquoi je suis infoutu de lire/regarder de l'heroic fantasy aujourd'hui : j'ai pas commencé assez jeune.
Et d'ailleurs, c'est ce qui me freine pour attaquer GoT (la série ou les bouquins), je n'ai pas le courage de me plonger dans ce monde fantastique. Pourtant, mes collègues me tannent pour que je regarde ça...


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Ceci n'est pas une démocratie
n°36188629
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 13-11-2013 à 09:40:08  profilanswer
 


 

BoraBora a écrit :


Ce n'est pas de la littérature, c'est un diorama avec des petites figurines, le prolongement de ce que font tous les gosses : se raconter des histoires (centrées sur une projection de soi, évidemment) et les mettre en scène avec des Lego ou des Playmobils. Ou des scénarios de JDR, d'ailleurs, avec toutes les limitations qu'imposent le format (histoire simpliste et personnages en creux dans lesquels doivent pouvoir se glisser les joueurs).


 
oui oui, bon, et bien en ce qui me concerne j'adore ça.http://img15.hostingpics.net/pics/743083xxxxxx.jpg

n°36189620
BoraBora
Dilettante
Posté le 13-11-2013 à 11:01:50  profilanswer
 

Merome a écrit :

Je comprends pourquoi je suis infoutu de lire/regarder de l'heroic fantasy aujourd'hui : j'ai pas commencé assez jeune.
Et d'ailleurs, c'est ce qui me freine pour attaquer GoT (la série ou les bouquins), je n'ai pas le courage de me plonger dans ce monde fantastique. Pourtant, mes collègues me tannent pour que je regarde ça...


Non mais justement, GoT, pas besoin de l'avoir lu jeune. Je connais des dizaines d'adultes qui l'ont lu. Et qui de plus ne sont pas du tout amateurs de fantasy.  


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Qui peut le moins peut le moins.
n°36200800
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 14-11-2013 à 11:26:48  profilanswer
 

psychoreve a écrit :

L'effet produit est inattendu. Est-il ostracisme, est-il pétalisme de votre part ? Le résultat en est qu'au mieux on m’ignore, au pire on me tartine de procès d’intention. Plus noire que leur encre serait donc l’âme des littéraires du cru ? Rassurez-moi.

 

Ben par exemple pour le moment je t'ai ignoré par flemme. Pourquoi ?

 

Je trouve tes texte illisibles et d'une très grande préciosité. Cette préciosité me donne l'impression, en tant que lecteur, que tu as une très bonne opinion de ce que tu écris, mais elle est associée par ailleurs à des problèmes de débutant comme une mise en page hasardeuse ou des fautes d'orthographe de base.

 

On a donc l'impression d'un texte surtravaillé, dont il va probablement par conséquent être compliqué de discuter avec l'auteur, impression renforcée par tes envolées lyriques de bienfaiteur incompris. Donc flemme.

 

Par ailleurs détends-toi du slip un peu, tu remarques toi-même que le présent fil a fait 118 pages en neuf ans, ce n'est pas le plus vivant d'HFR et puis c'est tout, c'est pas la Conspiration Internationale des Ecrivains Frustrés qui s'est donné le mot pour t'ignorer, Ockham, tout ça.


Message édité par biezdomny le 14-11-2013 à 11:26:54

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Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°36203644
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 14-11-2013 à 15:36:17  profilanswer
 

a propos d'encre, je sèche.

n°36205040
Grenouille​ Bleue
Batracien Azuré
Posté le 14-11-2013 à 17:17:38  profilanswer
 
n°36205983
Grenouille​ Bleue
Batracien Azuré
Posté le 14-11-2013 à 18:51:52  profilanswer
 

Ne te sens pas agressé: le problème principal de 90% des écrivains débutants, c'est la pomposité. On truffe son texte d'adverbes, d'adjectifs, de circonvolutions, et on y voit un signe de génie.
 
Il y a malheureusement deux soucis à cela:
1) N'est pas Volodine qui veut. La frontière entre un texte précieux et un texte pompeux est ténue.
2) L'époque n'est pas à la grande littérature.
 
On peut regretter ce second point, mais il n'en est pas moins vrai. Ca se retrouve dans les films, plus condensés que dans les décennies précédentes, dans les jeux, et dans les livres.
 
Je commence à avoir pas mal d'expérience dans le milieu de l'édition et je continue à tomber dans ce genre de panneau.
 
Ne jamais oublier que "soudainement, je sentis un courant d'air frais contre ma nuque" (c'est un exemple, j'espère ne pas écrire de trucs aussi pourris :D) peut être avantageusement remplacé par "un courant d'air frais me caressa la nuque".
 


---------------
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