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Auteur Sujet :

Ecrire un livre : vos romans amateurs (Màj du 1er post)

n°35546233
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 08-09-2013 à 14:03:41  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Ce n'est pas une petite question, et la réponse est oui. J'ajouterais en plus qu'il ne faut pas seulement se cantonner aux romans, parce qu'il existe plusieurs formes d'écriture.

Message cité 1 fois
Message édité par talbazar le 08-09-2013 à 14:04:06
mood
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Posté le 08-09-2013 à 14:03:41  profilanswer
 

n°35546575
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 08-09-2013 à 14:35:04  profilanswer
 

Penis_de_Castor a écrit :

J'ai une petite question : Faut il beaucoup lire pour pouvoir bien écrire ?

 
talbazar a écrit :

Ce n'est pas une petite question, et la réponse est oui. J'ajouterais en plus qu'il ne faut pas seulement se cantonner aux romans, parce qu'il existe plusieurs formes d'écriture.

 

Je plussoie mais ça me paraît assez évident en fait. Après, je bémolise, j'ai pas la conviction qu'il faut se forcer à lire de tous les genres même s'ils ne nous intéressent pas.

 

Il faut lire beaucoup à la fois pour la forme et pour le fond. Pour la forme, en général ça améliore automatiquement orthographe et grammaire, ce qui n'est jamais un mal. Et ça permet surtout de voir comment les gens écrivent, ce qui nous plaît et ne nous plaît pas, ce que les gens utilisent comme images ou figures de style et lesquelles sont complètement éculées. Quelqu'un qui ne lit jamais risque d'utiliser sans le savoir de gros clichés qu'il pense originaux puisqu'il ne les a jamais vus nulle part. C'est la même chose pour le fond : si tu lis très peu, tu peux être persuadé d'avoir trouvé LE sujet TROP ORIGINAL TAVU et d'écrire un roman déjà écrit mille fois par ailleurs.


Message édité par biezdomny le 08-09-2013 à 14:35:37

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Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°35546645
Profil sup​primé
Posté le 08-09-2013 à 14:44:08  answer
 

d'un autre coté, le fait de peu lire te met aussi à l'abri de l'utilisation de nombreux lieux communs.
perso, je dirais qu'un bon écrivain n'est pas forcément un gros lecteur. ça aide mais c'est à mon avis pas une condition sine qua non.

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 08-09-2013 à 14:44:21
n°35547117
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 08-09-2013 à 15:30:51  profilanswer
 

Disons que 80% des djeuns qui errent ici ne sont sans doute pas des lecteurs boulimiques, le résultat est là.

n°35547146
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 08-09-2013 à 15:32:36  profilanswer
 

 

Disons que je pense que tu as plus de chances d'être un mauvais écrivain si tu ne lis que peu. Surtout que les gens ont tendance à lire ce qu'ils aiment (encore heureux) et parfois spontanément à rester dans ce même domaine, comme cette personne que j'ai rencontré une fois qui avait lu que Harry Potter et Twilight et était en train d'écrire un roman (avec des vampires et sur des jeunes gens qui allaient dans une école de magie-mais-pas-tout-à-fait-comme-dans-Harry-Potter-quand-même). Je pense qu'elle aurait gagné à faire un break et aller lire d'autres romans d'aventures pour ne pas faire une resucée ( :o ) des seuls livres qu'elle avait lus.

 

Et puis on lit parfois sur ce topic "comme j'ai rien lu, ce que je fais est forcément original" et d'expérience ça marche pas trop :D


Message édité par biezdomny le 08-09-2013 à 15:33:12

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Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°35553465
Kassad
Don't talk, shoot, shoot !
Posté le 09-09-2013 à 10:03:53  profilanswer
 

Je pense que lire est primordial.
Comment donner aux gens l'envie de te lire si toi même tu n'aimes pas ça et ne le fait pas ?
 
J'ai une image de la lecture personnelle, basée sur le plaisir, le dépaysement, l'évasion. C'est ce que je recherche lors de mes lectures. Quand j'ai commencé à écrire, j'ai naturellement voulu mettre sur le papier une histoire que moi, j'aurai souhaité lire.
 
Par contre, bonne chose ou pas, quand j'ai écris mon premier roman l'année dernière, de la SF, je me suis astreint à ne pas lire de SF, pour ne pas me laisser trop influencer. Je ne sais pas si cela a beaucoup fonctionné, mais cela m'a permit de lire des trucs que je ne lis pas trop d'habitude (des polars par exemple). ;)

n°35566157
TrakT
Do nothing.
Posté le 10-09-2013 à 09:49:28  profilanswer
 

Déjà, pour tous les auteurs de fantasy en herbe, sachez que la trame hyper originale que vous avez développée en quelques mois a déjà été traitée et même retraitée.


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The world is fucked, and you cannot unfuck it - Freddie Mercury said : "Nothing really matters". So do nothing.
n°35567698
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 10-09-2013 à 11:32:21  profilanswer
 

TrakT a écrit :

Déjà, pour tous les auteurs de fantasy en herbe, sachez que la trame hyper originale que vous avez développée en quelques mois a déjà été traitée et même retraitée.


 
Mais non  [:max evans]  
Je voulais écrire l'histoire d'un écuyer mauvais en tout qui en fait est le dernier descendant d'un roi ancien et du coup c'est lui qui devra chercher l'Epée de la Destinée pour affronter Mordakkoraxx le Destructeur en devenant un chevalier et un héros [:max evans]  
 
LES BÄTARDS M4ONT PIQU2 MON ID2E §§§  [:domo-kun]  
 
Remarque, l'Epée de la Destinée c'est peut-être un peu galvaudé, tu pense que ça passe (crème :o) si je la remplace par un concombre ? Et le gars c'est plus un écuyer mauvais, c'est un cuistot maladroit. Je pense qu'on tient un truc  [:a03hegaz]


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Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°35568293
guigr
Posté le 10-09-2013 à 12:08:19  profilanswer
 

biezdomny a écrit :


Et le gars c'est plus un écuyer mauvais, c'est un cuistot maladroit. Je pense qu'on tient un truc  [:a03hegaz]

 

Désolé L'Arcane des Epées est passée par là [:fdiedler]
Mais on a tous une âme d'ado qui se fait avoir par les grosses ficelles [:osweat]  

 

Message cité 1 fois
Message édité par guigr le 10-09-2013 à 12:08:34
n°35568379
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 10-09-2013 à 12:16:03  profilanswer
 

guigr a écrit :

Désolé L'Arcane des Epées est passée par là [:fdiedler]  
Mais on a tous une âme d'ado qui se fait avoir par les grosses ficelles [:osweat]  


 [:orly2]


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Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
mood
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Posté le 10-09-2013 à 12:16:03  profilanswer
 

n°35568982
TrakT
Do nothing.
Posté le 10-09-2013 à 13:21:14  profilanswer
 

biezdomny a écrit :


 
Remarque, l'Epée de la Destinée c'est peut-être un peu galvaudé, tu pense que ça passe (crème :o) si je la remplace par un concombre ? Et le gars c'est plus un écuyer mauvais, c'est un cuistot maladroit. Je pense qu'on tient un truc  [:a03hegaz]


 
Justement, même les parodies, ça passe plus. Merci Pratchett :o


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The world is fucked, and you cannot unfuck it - Freddie Mercury said : "Nothing really matters". So do nothing.
n°35570730
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 10-09-2013 à 15:30:21  profilanswer
 

le mieux étant de laisser ce genre à ceux qui s'en délasse. Je n'ai plus de crise d'ado à gérer, donc ça ne me pose pas de problème d'en aimer les codes et les gros clichés.  
Par contre, je me tamponne du polar, pour les clichés, pardon, madame ! Avec en prime toujours leurs dérisoires analyses sociologiques à deux balles pour faire croire. Autant lire la rubrique des faits-divers c'est plus bandant.
Vive les dragons.

n°35588916
baclette
Posté le 12-09-2013 à 04:07:32  profilanswer
 

Citation :

trakt a écrit :  
Justement, même les parodies, ça passe plus. Merci Pratchett :o  


 
A quoi Talb répond...

Citation :

le mieux étant de laisser ce genre à ceux qui s'en délasse. Je n'ai plus de crise d'ado à gérer, donc ça ne me pose pas de problème d'en aimer les codes et les gros clichés.  
Par contre, je me tamponne du polar, pour les clichés, pardon, madame ! Avec en prime toujours leurs dérisoires analyses sociologiques à deux balles pour faire croire. Autant lire la rubrique des faits-divers c'est plus bandant.
Vive les dragons.


 
 
Si la parodie est banalisée c'est parce qu'elle n'est qu'une variante mineure de l'Absurde, lequel comme le Rock&Roll
will never die.  :jap:

n°35596576
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 12-09-2013 à 19:12:58  profilanswer
 

Re-compilation de descriptions : une reine des sables.

 

Je me doute que c''est vain, mais la transcription visuelle de ce personnage m'intéresse au plus au point, mais vraiment. Si un visiteur doué pour le dessin m'en envoie un croquis, voir en MP pour les timides, je lui baise sincèrement les pieds. En fait je suis très sérieux, là.

 

Pour le reste,  les évocations qui suivent ne sont vraiment pas originales, loin de là, et même affreusement conventionnelles, certes.

 


Ataniaée

 
  • Raffinée, séduisante, la reine de Terma les toisait avec insolence. Provocante, la poitrine nue, elle ne portait qu'une longue jupe transparente échancrée aux cuisses, croisant ses jambes fines et légères à l'éclat de l'ambre. Toute pailletée d'or elle se savait irrésistible et attirante en toute circonstance. Cette maîtresse femme, consciente de l'envoûtement qu'elle provoquait sur les hommes, affichait sans conteste un indéniable panache qui faisait d'elle l'interprète grandiose de sa propre beauté et régner sans partage sur sa cité, comme sur les âmes et les cœurs conquis de ses sujets. Elle bougea son pied fin pour dévoiler une cheville délicate ornée de grelots d’argent. Son visage ovale, sans ombre, à la peau sublimement hâlée, supportait l’éclat de noirs cheveux brillants disciplinés par une natte savamment sculptée. Ataniaée se savait à l’apogée de sa séduction et possédait beaucoup de tonus et d’allant. Au bout d’une chaîne en or elle tenait un animal qu’Ominoé n’avait jamais vu, un guépard sage et tranquille qui fixait les trois hommes d’un regard absent. Elégante et féminine la reine cligna plusieurs fois ses larges yeux si bien fendus. Malgré lui, Ominoé sentait le désir le submerger pour cette femme restée miraculeusement jeune, au charme plus meurtrier qu’un sabre et plus toxique qu’une fiole de poison. Sans les quitter du regard elle déroula paresseusement l’écharpe tissée de fils rares qu’elle tenait dans la main. Radja s’intéressa longuement à la gemme talismanique qui ornait le cou de cette femme inoubliable. La grosse émeraude scintillait en accord avec les pendeloques constellées de diamants qu’elle portait aux oreilles. Ominoé ne pouvait contenir son regard des deux superbes seins droits et arrondis comme des astres divins. Ataniaée, énigmatique, se contenta de le percer de ses yeux exceptionnels dont les paupières embrumées de fard soulignaient la transparence et l’intensité. Une nouvelle fois, elle cligna ses longs cils recourbés et bien séparés, subjuguant le jeune roi, sous le choc d’une rencontre magique avec cette femme secrète, idée charnelle de la pure beauté. Radja pensa que seule Upanisold d’Aoz, la mère de Roxellane, aurait pu rivaliser avec une telle démonstration de grâce aussi évidente. La reine de ce monde se leva, déployant l’évidence de sa taille élancée. Jouant de son port de reine elle laissa sur ses prisonniers l’empreinte d’une douce et délicate senteur d’orange. Ataniaée s’égaya un instant du cordon à gland d’or qui retenait sa jupe, calculant certainement ce geste destiné à électriser le roi d'Ophiane. Puis elle parla d’une voix délicieuse, sifflant avec un accent charmant des mots d’un Oberoy parfait :


  • Radja regardait cette femme au tempérament de chef, à l’énergie sans cesse renouvelée, qui vivait visiblement avec intensité la moindre de ses heures :


  • La violence de cette femme, bien réelle, n'était pas celle de son guépard mais équivalait à celle de l'araignée.


  • Radieuse, elle portait son bras démesuré vers les tables basses solides et ouvragées, afin de se délecter de pâtisseries fameuses, pleine d’ironie à la vue de son misérable gibier. Les larges matelas étendus sur de riches tapis voyaient la douce défaite d’Ominoé s’accomplir, dans le secret des alcôves les plus secrètes de la reine. Celle-ci, d’une fausse imprudence, chassait alors les gardes de son doigt ravissant. Seul témoin de leurs ébats, abandonné au milieu des coussins soyeux, le grand guépard énigmatique et tacheté dormait d’un oeil, le bout de sa longue queue fouettant par instant quelque mouche importune. Ataniaée l’appelait Yinis, car c’était une femelle. Le fauve docile accompagnait chacun des pas de sa maîtresse, tirant parfois avec son cou puissant, dans un effort calculé, sur sa longue chaîne dorée. Sourd aux cithares enchanteresses qui jouaient sans interruption pour la reine, écœuré par le doux parfum de clémentine de son  puissant bourreau qu’un destin cruel empêchait de tuer, Ominoé se morfondait dans le gouffre pitoyable de sa déficience. Au cours d’une de ces journées de paresse ignominieuse, un carillon très fort se fit entendre à la porte d’Ataniaée. Elle quitta sa couche pour enfiler une fine blouse flottante, qui laissait ses formes divines très apparentes.


  • Allongé nu aux côtés d'Ataniaée, Ominoé scrutait le pauvre ballet de deux oiseaux extraordinairement colorés, enfermés dans une grande cage d'argent. Inspiratrice de beauté et de paix, cette charmante vision le ramenait pourtant à sa triste condition. Ce n'était pas les murs de Terma qui le retenait le mieux, mais bel et bien la reine de cette cité qui le ligotait sans répit dans un insidieux charme d'amour assassin. Il aurait dû poser ses doigts sur ce cou à la peau sublime et l'étrangler sur le champ mais c'était une chose impossible. Au contraire, avec l'audace des gestes inédits, Ataniaée l'étouffait lui-même en l'enserrant de ses bracelets aux pierres rares. Tumultueuse, absolument fabuleuse, la reine le tenait en étau dans un piège dont il ne pouvait se libérer. Son propre malheur consommé, il savait que la reine ne lui parlerai pas d'Ilsa, dont le souvenir radieux lui broyait maintenant le cœur à chaque instant. L’enlèvement de cette dernière possédait toujours pour lui son mystère. Les cheveux déployés dans un désordre qui augmentait encore davantage son aura, la maîtresse des sables ne manquait jamais de pertinence pour se faire comprendre.


  • Ataniaée se présentait alors à lui seul, tournoyant son corps ferme au milieu des tabourets d'améthyste chargés de confitures, de sucreries et de fruits merveilleux. Elle portait tantôt des robes de satin rouge d'un luxe inouï qui moulaient superbement ses hanches parfaites, tantôt, les seins offerts, elle se vêtait seulement d’un gracieux caleçon de lin blanc brodé.


  • Une trompette annonça Ataniaée, bannières de laine et musique en tête d’un long cortège. La reine se tenait assise sur une grandiose chaise couverte de sculptures dorées, occupant un riche palanquin supporté par un vigoureux termite aux pieds sûrs. La sérénissime s’arrêta enfin devant l‘édifice tout entier construit en basalte, aussitôt entourée d’une dizaine de valets armés jusqu’aux dents. Une étroite bande d’or et de jade fragile retenait ses longs cheveux noirs sur son front délicat. Apercevant Ominoé, elle fixa sur lui un regard hautain.


  • Derrière la double haie de ses soldats disciplinés, Ataniaée tourna les talons, sous les vivats de la foule finalement exultant, chamarrée et ravie. Vingt parasols irisés s’ouvrirent devant le termite royal, avant qu’il ne s’éloigne à petits pas de ses six longues pattes chitineuses, au milieu des kiosques élégants.


  • En signe de bonne volonté et dans son désir de prouver à tous qu’elle voulait faire table rase du passé, Ataniaée avait tenu à se rendre en personne dans la cité Amazone. Cette jeune reine halée, au sensuel parfum d’agrume, toute chargée de pendentifs d’argent poli et de lourds colliers d’améthystes violettes, tellement belle, fit sensation dans le parterre cérémonieux des Amazones chargées de l’accueillir. Autour de son cou fin, brillait le précieux talisman qui la préservait des armes blanches.


  • La fée d’Obyn regarda Ataniaée, raffinée jusqu’au bout des ongles, qui promenait devant elle sa grâce aérienne et sa longue chevelure de jais, abasourdie de retrouver sa merveilleuse allure, sa peau douce si joliment rénovée, ce sourire voluptueux, ce regard ourlé, dans l’outrage divin de sa sublime beauté. Mais la nouvelle Ataniaée ne faisait plus corps avec l’ancienne, son cœur avait mûrit et cette finesse affichée s’alimentait d’un nouveau bonheur. Déesse de la sensualité, intelligente, elle oubliait sa vieille insolence pour remercier Argamone avec gravité car en quelques mots de cette jeunesse affolante, la fée venait d’être rassurée. La fille de Radja regarda une dernière fois la reine de Terma battre ses longs cils lourds et s’évanouit dans un nuages fugace de radiances violettes.


  • Loin, très loin de là, dans le doux cocon de sa belle cité de Terma, Ataniaée du Sihir regardait dans un grand miroir cerclé d’or l’étendue de sa décrépitude. Où était son physique de jeune femme épanouie, le signe manifeste de la beauté ultime qu’elle avait été ? Elle avait triché sur le temps, grâce à la basse magie de son sorcier, mais elle avait perdu pour toujours ce magnétisme inégalé, et cette grâce naturelle, qui faisait l’unanimité. Pourtant, peu à peu, son cœur avait changé. Celle qui régnait toujours sur les Termatos comprenait à présent à quel point elle avait servi de jouet, aux odieux fantômes de Yedzsha et de Naydzam, et son ventre plissé se nouait maintenant d’un désir de revanche, avec la volonté nouvelle de se mettre en paix avec le monde. Elle se voyait et se parlait à voix haute dans la glace splendide,  mais elle avait le sentiment de ne plus parler à la même personne. Son étonnante repentance était sincère, et pleine d’une culpabilité chargée d’émotions violentes. Elle était physiquement effondrée, diminuée, remplie certes de vains reproches pour elle-même, et de cruels questionnements, mais moralement plus forte, plus objective. Elle n’était plus jolie.


 

  • Seul, le désert infini pouvait être vraiment beau, chaux et doux dans la lumière orangée du couchant. Ataniaée se chargeait d’une nouvelle harmonie, et n’avait plus le besoin impérieux de se sentir irrésistiblement belle et puissante. Toute chargée de chagrin, la maîtresse des sables croisa longuement son propre regard, lequel gardait seul l’étincelle d’antan. Elle s’offrait à présent le luxe rare de voir le monde au-delà des apparences, profondément calme, prête à la qualité de nouveaux échanges. Rabesh ne l’approchait plus que rarement, et seulement pour discuter avec elle des affaires du royaume. Elle devinait qu’elle devrait bientôt prendre, à l’encontre de cet être égoïste et cupide, des mesures radicales, car il complotait déjà ouvertement à la tête de ses troupes pour l’évincer du trône. Le grand vizir bouillait de marcher sans attendre sur Obyn à la tête de ses « Madjda yomir ». Toutefois, Ataniaée ne se déguisait plus sous les voiles d’une petite fille impatiente, et son bras de vieillarde s’alourdissait d’un nouveau pouvoir, en rupture radicale avec la femme fatale qu’elle n’était plus.


 

  • A ses pieds, Yinis étalait sa force tranquille et sereine en ronronnant. Le guépard femelle s’était depuis longtemps habitué au nouveau visage de sa maîtresse, et continuait de la suivre docilement, en balançant derrière lui sa longue queue annelée de taches sombres. Perdue dans ses pensées, Ataniaée gratta longuement la tête ronde aux courtes oreilles, ce qui doubla les ronflements du félin. Dans un échange familier et muet, la reine fixa les grands yeux d’ambre, aux deux larmiers noirs qui donnaient à Yinis un air chagrin. Couché sur le dos au milieu des coussins dorés, comme un chien soumis, le guépard offrit ensuite aux caresses de sa maîtresse son doux ventre blanc. Accompagnant cette gestuelle affective, qui se passait si bien de mots, un son de flûte éloigné d’une netteté cristalline s’éleva d’une pièce voisine. Ataniaée arrêta son bras pour laisser le carnivore lécher tranquillement ses griffes émoussées. Puis, comme lassé, avec une démarche de lévrier, Yinis se leva sur ses hautes pattes, en ondulant son dos souple, pour retomber plus loin sur un large tapis laineux.
 
  • Ce dernier, le bras en écharpe, salua la grande reine de Terma époustouflé par sa prodigieuse beauté dont on l’avait bien sur informé mais qui dépassait de loin tous ce qu’il avait imaginé. Les épaules rentrées, tiraillé sans doute par un reste de ressentiment, Ominoé quand à lui se tenait un peu à l’écart, jouant nerveusement avec le bandage de son poignet. Il n’en menait pas large, préférant laisser honteusement Ilsa s’accaparer la conversation car il était rempli de sombres remords à l’idée de sa coupable liaison. Sans doute aussi restait-il en lui un profond désir pour cette femme époustouflante, rayonnante de jeunesse alors qu’elle avait connu les affres de la vieillesse,  tellement irrésistible que même Ilsa semblait à présent sous le charme de celle qui l’avait enlevé et presque étranglé ! Mais Argamone avait beaucoup parlé… Le jeune roi savait que la reine Sihirienne s’était détachée d’un terrible envoûtement qu’elle avait trouvé la force de surmonter et qu’à présent elle pouvait compter parmi les justes du monde connu.


 :hello:


Message édité par talbazar le 12-09-2013 à 19:25:16
n°35603063
deidril
French Geek Society Member
Posté le 13-09-2013 à 14:08:41  profilanswer
 


 
Elle peut ajouter "patience" sur ses compétences linkedln. Je plussoierai !
 
(drapal déguisé)
 


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Ce qui ne nous tue pas nous donne des points d'expériences
n°35644789
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 18-09-2013 à 07:05:29  profilanswer
 
n°35645799
Merome
Chef des blorks
Posté le 18-09-2013 à 10:16:39  profilanswer
 

Un petit truc à l'eau de rose qui m'est apparu ce matin alors que je dormais :
 

Citation :


Je t'observe.
Tu danses et tu virevoltes entre tes invités, mais ton bonheur nouveau semble factice, surfait. Artificiel.
 
Ton invitation m'a surpris. Elle a réactivé en moi les théories les plus folles sur Notre Histoire. Je cherche encore quel peut en être le sens. Triste épilogue mettant fin à tout espoir ou, au contraire, signal de détresse envoyé dans ma direction ? Dans le doute, je suis venu.
 
Ta nouvelle maison est jolie. Jolie et triste à mourir, comme Lui. Lui, c'est l'élément perturbateur inutile dans notre vie. Je n'ai pas d'animosité à son égard, ce n'est même pas de la jalousie non plus. Pour moi, il n'existe tout simplement pas. Il promène sa flûte en expliquant aux invités la raison d'être de cette baie vitrée, le choix du papier peint... Je suppose qu'il te raconte sa passionnante journée de bureau tous les soirs, et dans le détail encore.
 
Je capte tes yeux quelques centièmes de seconde. Comme des adolescents qui ne comprennent pas ce regard, on le fuit l'un et l'autre. Comment être certain de ton état d'esprit à cet instant précis ? Je me suis tellement fourvoyé par le passé.
 
Dans la pièce annexe où je me suis retiré pour souffrir seul, tu surgis soudain. Hasard ? J'attrape tes hanches moites et brûlantes et les serre contre moi. Tu acceptes silencieusement.
Je t'attendrai le temps qu'il faudra. J'idéalise ton corps qui me manque. Je crève de l'imaginer souillé par Lui, mais je veux tout savoir. Comment il t'aimait, combien de fois par semaine, ce qu'il te faisait exactement, dans les moindres détails. Je veux expier mes fautes dans la douleur de te penser entre ses bras.
 
Tes formes si familières glissent entre mes doigts, tu m'échappes, tu t'enfuis, mais tes yeux m'implorent d'insister. Je ne comprends rien, je tends le bras pour te retenir, mais tu disparais déjà derrière la porte, me laissant seul avec mes doutes.
Et l'angoisse de me retrouver seul à nouveau.


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Ceci n'est pas une démocratie
n°35671451
Profil sup​primé
Posté le 20-09-2013 à 17:01:34  answer
 

joli. :jap: j'aime bien.

n°35677306
Merome
Chef des blorks
Posté le 21-09-2013 à 12:20:48  profilanswer
 


 
 :jap:


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Ceci n'est pas une démocratie
n°35685367
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 22-09-2013 à 19:43:26  profilanswer
 

http://img15.hostingpics.net/pics/452400lcdm56copie.jpg

 

Extrait numéro 12

 

La forêt de la Kounass, bien que formidable lieu d’aisance, n’était pas très accueillante. De grosses fourmis bleues au dard cuisant grimpaient par exemple vos mollets pour fort gravement ankyloser quilles et guiboles, avec grande giguedouille. Tombant des arbres innombrables, des milliers de feuilles volantes emportées par le vent vous dissuadaient également à jamais de toute volonté littéraire. A la tête de son armée de plus d’un million d’hommes, le sieur de Bochibre trancha une rose sauvage d’un seul coup d’épée, pour l’offrir plus tard à la momie de sa mère. Son heaume de bon fer lui sciait la nuque comme une cuite de marin. Sur la foi de ses éclaireurs, il savait sa proie toute proche et se préparait à la capturer, pour la ramener au royaume de Kiess, où son maître la livrerait certainement en pâture à ses malinois. A moins qu’il n’empale purement et simplement ces godelureaux, puisque ce supplice constituait sa fameuse marque de fabrique. William avait aussi hâte d’en finir avec eux, car on disait la reine de Fion mal échaudée. Il était quasi certain de lui arder les fesses comme personne, avec à la clé la conquête facile de la couronne, puisque c’était prix convenu ;  mais il devait avant toute chose accomplir sa mission. Il savait qu’il faudrait les gauler avant qu’ils n’atteignent cette montagne appelée le doigt des derniers hommes, sous peine de les voir fuir au travers du marais-Jean, dans lequel ses propres chevaux ne lui seraient plus d’aucune utilité. En entrant dans sa tente, il reçut un signe en entendant des voix. C’était à n’en point douter, pensa-t-il, la momie de sa mère qui l’interpellait. Mue par la tendresse inspirée par toutes les taloches que celle-ci lui avait collé de son vivant, William tomba sur ses genoux, en proie à une étrange ferveur :

 

– Maman ? Il était comme assoiffé d’affection et d’amour.

 

– Oui, c’est bien moi qui te cause, Gudrun l’Enrobée, ta mère. Des fois j’en ai ma claque de jouer les monstres de baraque foraine, figure-toi. Tu ferais mieux de me brûler, au lieu de me trimballer partout.

 

– Que nenni, mère, vous êtes mon ultime réconfort, en ces jours d’offensive.

 

– C’est pas ce que me baillait ton vieux ruminant de père, en tous cas. Mais c’est vrai qu’il était atteint de double sexualité psychique, alors que toi tu niques juste les chevaux.

 

William chercha à s’échapper de cette trappe logique en rempaillant rageusement l’avant-bras de sa mère, qui perdait son foin. Il avait de plus bien du mal, les jours de pluie, à combattre sa récurrente fermentation.

 

– Bon. Vous voulez juste potiner en buvant le thé, ou bien ?

 

– Fais pas ton fier, mon fils,  je sais que tu veux ébranler la reine, mais tu n’arriveras point.

 

– Ah mais dis-donc, ce ne sont point là les oignons d’une momie !

 

– T’arriveras pas, parce qu’elle a été ensorcelée. Ton maître lui a jeté si bon sort qu’elle est à présent aussi frigide que moi. Ceux que tu recherches vont par contre quérir le seul remède pour la dérider. Tu ne devrais pas les arrêter, mais au contraire les suivre patiemment. Débarrasse toi de ton armée, opère sur tes ennemis une filature discrète, laisse les te conduire vers la fleur de pinette, empare t’en pour finir et la couronne de Fion est assurément tienne.

 

– C’est mirobolante perspective, en effet, si vos propos sont justes. Mais en cas d’erreur ou de tromperie, je me fais empaler, ce n’est point pour me plaire.

 

Pour toute réponse, la momie de Gudrun l’Enrobée péta de récurrente fermentation, apportant dans la tente une note Grecque et piquante. Mettant finalement un terme à l’étrange entretien, l’officier de bouche apporta à William de Bochibre jarret de veau en salade et saucisses de poularde. Epaté par l’odeur, le soldat fit un peu plus tard aux autres, en employant un vocabulaire acéré, une critique impitoyable de cette saleté de momie que leur chef trimballait partout.


Message édité par talbazar le 22-09-2013 à 19:46:06
n°35730543
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 26-09-2013 à 20:01:11  profilanswer
 

http://img11.hostingpics.net/pics/999346bf9ef2c15173c3e62ece2713c1bc3990copie.jpg
 
Extrait numéro 13
 
  Pendant que Gwendoline s’offrait ses deux jours de congés, le docteur Jason Halrequin constatait que la petite 27 n’avait pas sa langue dans sa poche, mais plutôt dans celle des autres. Il était satisfait que la sus-dite anorexique se soigna d’elle-même en portant choses en bouche, bien que cela fit subitement passer, d’une façon à la fois plaisante et regrettable, le grand-père du 85 de vie à trépas. Pendant qu’on brancardait l’aïeul bienheureux vers la morgue située au sous-sol, Jason reçut 654 textos de Gwendoline, laquelle tenait à s’assurer que tout allait bien. Il s’était arrêté de répondre au 56 ème, n’ayant bien sûr pas le temps de se lancer dans la moindre aventure narrative avec elle. Gwendo en exprima une frustration d’orpheline et fléchit pour le reste de son absence sous le rideau noir d’une angoisse véritable. Ses admirables ongles peints d’un vernis corail laissèrent ainsi dans sa chair délicate des empreintes profondes, alors qu’elle hésitait entre se bourrer la gueule et s’offrir un chien. L’activité de la clinique Saint Bernard suivait pendant ce temps-là son cours ordinaire ; alors qu’il tombait sur ce coin de Suisse une pluie absolument typhonnique. La principal cause des entrées aux urgences, cette semaine là, fut d’ailleurs la conséquence d’un nombre élevé de crash de trottoirs, aussi pentus qu’un gosier breton dans ce foutu pays à bosses. Cette manne monétaire apporta une goulée d’air frais au réseau d’affaires de Jason, qui pensa même un instant investir un peu de ce blé inattendu dans la production télévisuelle. Son âme d’artiste démissionna pourtant au profit d’un remplacement complet des fauteuils de l’accueil.  
 
 Tirant bonheur commun de l’absence de Gwen, Jeanne et Babette rivalisaient d’ardeur pour préparer son café à Jason. Il en était ému jusqu’au rire, même si ni l’une ni l’autre n’arrivaient à produire autre chose qu’une espèce de pisse noirâtre et indigeste. Sous ses airs de jeune homme de bonne famille, il savait s’offrir une curiosité respectable pour son personnel, dont les destins carriéristes le touchait dans leur acharnement utopique. Tout en sirotant son jus sans broncher, il se disait qu’il était peut-être temps pour lui de changer de voiture. De la standardiste à la DRH, la clinique peinait pourtant à recruter et Jason préférait généralement éluder ce morceau de réel, en recommandant plutôt à ses malades de prier Sainte Anne et Saint Bernard pour leur guérison, voir la repousse de leur membre absent, ce qui de son côté ne lui coûtait astucieusement pas un liard. Même s’il combattait la maladie à l’ancienne mode, le docteur Jason était ce qu’on appelle un homme moderne, outre qu‘il représentait pour ses infirmières un héros pas franchement discret. Il avait cependant pour fouiller dans les bides une technique irréprochable, laquelle les faisait invariablement se pâmer d’amour. Voilà pourquoi toutes avaient scotché sa photo sur la porte du placard de leur vestiaire respectif, dont elles ne condamnaient  jamais la porte, au cas où leur patron désirerait s‘introduire.  
 
 Sur son bureau, Jason balaya une note de la sécurité civile, qui s’estimait une fois de plus gênée par l’hélicoptère privé du docteur. A cause de cet appareil, affirmait la notice, elle ne pouvait jamais se poser sur l’héliport de la clinique. Jason songea un instant qu’il lui faudrait certainement réserver le parking aux sauveteurs, au détriment des visiteurs. Babette frappa à la porte. Elle chaussait des lunettes aux verres en  métacrylate, composé qui entrait dans la composition des hublots d’avion.  Peut-être même aux cockpits des hélicoptères, s’amusa Jason à part lui.
– Docteur Jason, dois-je appliquer le théorème de Pythagore au 42, pour soigner sa polyartérythmique ?  
Sa bretelle de soutien-gorge lui tombait sur les reins, elle le rajusta d’un seul coup de talon.  
– Mieux vaudrait celui d’Archimède. Plongez le dans une baignoire, jusqu’à ce que l’eau tiédisse.  
 Babette hésitait visiblement à s’en aller. Elle buvait littéralement les vocalises de son prince charmant, parce que son chef réunissait toutes les conditions physique pour n’importe lequel de ses propres scénarios intimes.
– De toutes façons, 5% des hospitalisations sont dues à des erreurs médicales, alors quand bien même j’aurais tort, ma cher Babette, business is business ! La science du médicament se fonde sur la preuve, mon petit bouchon, et en ce qui concerne ma clinique, il y a bien longtemps qu’elle est faite.

n°35829227
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 07-10-2013 à 17:11:48  profilanswer
 

http://img11.hostingpics.net/pics/1709898884191yorkshireterrierenregardantlacameradansuncoupdetetesurunfondblanc.jpg

 

Extrait numéro 33

 


 D’un seul coup de canon, un char rebelle pulvérisa le balcon situé au deuxième étage du palais présidentiel d’Admirkanj Nikasek le Premier. Pour suivre, une vicieuse roquette perfora la chambrière et le chef des cuisines en les tuant sur le coup, eux qui avaient pourtant tous deux l’habitude d’être traversés. L’infâme guerre civile prenait de l’ampleur en mettant toute la ville de Garatonku à feu et à sang. Le président avait beau chercher sa fille dans tous les recoins de sa résidence maltraitée, il n’en trouvait nulle trace, celle-ci ayant filé par les caves dès le début des combats pour rejoindre son amant à l’Alhambra. Ils se retrouvèrent juste à temps pour échapper aux investigations de l’inspecteur Marlou et de ses acolytes, lesquels ne pouvaient plus quitter le dancing, alors pris sous les tirs croisés des deux factions ennemies. Même l’Obusier se rendit compte qu’un colt magnum ne pouvait rivaliser avec un lance grenade individuel, fut-il de fabrication française. Aussi, terrés dans l’abri provisoire du club, ils s’envoyèrent finalement quelques Mojitos bien tassés, histoire de faire le point, alors que Kiki Yorkshire n‘était pas encore complètement décuité. A l’extérieur, ça bardait sévère et les murs de la boite tremblaient sans discontinuer, à l’imitation de la pauvre vieille mère de Gino.

 

Pendant ce temps, prenant un risque inouï, la princesse Ewij et Alphonse Jean de Saint-Exupéry s’éclipsèrent en vespa sous le feux des snipers. Ewij avait juste laissé un mot sur la table de la cuisine pour dire à son père que c’était le roi des cons et qu’il pointerait bientôt à Pôle Emploi ; qu’elle se barrait faire sa vie avec son guru et qu’elle préférait être oubliée à jamais. Elle deviendrait quand à elle une célébrité de la chanson.  Les rues de Garatonku se transformaient peu à peu en charnier humain et le scooter lancé à pleine vitesse avait bien du mal à louvoyer au milieu de tout ce bordel. Alphij bloquait l’accélérateur pour compenser l’excitation de retrouver la jeune fille, au milieu de tous leurs souvenirs et confidences remplis de non-dits. Au cœur des secrets qu’elle ne pouvait pas taire, Ewij avoua qu’elle avait avant de partir, avec un à-propos plus que louable, camouflé dans son jean la précieuse rondelle sacrée, ce qui engendra chez Alphonse le long débit d’un dialogue intérieur, teinté d’un joie non feinte. Il avait donc toujours les moyens de faire chanter le pape et la gamine redevenait par miracle son otage, qui plus est consentant. En somme, on reprenait toute l’histoire à zéro. Cette affaire se purgerait bientôt à coup d’opportunes liquidités, pour mieux chanter les louanges des évangiles secrètes de Saint Jean l’Apostiche de la Jésuralem Céleste, et du Saint Temple de l’amicale non laïque de l’école de la petite Jéricho.

 

– Et maintenant, on fait quoi ? Aboya Jack Russel en léchant ses babines, d’où coulaient quelques gouttes de cocktail. Il insufflait à présent une grande part de son esprit par l’anus.

 

– Faut voir avec N° 03, ce salaud de Saint Ex nous a bien marronné. L’inspecteur Marlou touillait vigoureusement  son sixième verre d’un index rageur.

 

Arpentant la moquette à quatre pattes, Gino entreprit de compter patiemment les acariens. Avec un air absent, l’Obusier tressait de jolies nattes au cadavre de la barmaid, pendant que Kiki, overdosé d’alcool, s’enferma dans les chiottes pour ne plus en sortir. Il se trouvait soudainement atteint d‘une effroyable déripette.

 

Mise finalement au courant par Marlou de leur échec pitoyable, Number Three pesta comme jamais, en les menaçant de retenues sur salaire, puis elle se lança dans une vigoureuse étude de chacun des tempéraments de cette équipe de minables, avec pour tous l’emploi de mots plus que fleuris.

 

– Débrouillez-vous pour lui remettre la main dessus ou je me lancerai, d’une manière certainement dramatique pour vous cinq, dans une quête intransigeante de la douleur.

 

– Ouais, répliqua Marlou, faut peut-être pas la ramener trop vite, parce que si les rebelles prennent le pouvoir, je connais des services secrets qui se transformeront en succursale de rien.

 

– Pauvre pomme, récusa N° 03 en provoquant un formidable coup de théâtre, je suis précisément leur chef.

 

– Je sais, patronne, il est inutile de me le rappeler.

 

– Mais non mon chou, des rebelles, que je te dis. Je suis à la tête des troupes révolutionnaires.

 

Marlou s’entama derechef un nouveau verre. Ayant quitté la ville sains et saufs, Ewij et Alphonse  allèrent quand à eux trouver refuge dans une chapelle isolée en pleine campagne, édifice branlant non-classé, dont les murs étaient couverts des fresques inspirées de Gédéon Taldir, le boucher du village.

 


Message édité par talbazar le 07-10-2013 à 19:11:49
n°35890763
sigil
Posté le 13-10-2013 à 16:35:56  profilanswer
 

Et voilà, c'est encore moi !
 
Bon, je m'étais absenté quelques temps, et je poste - encore une fois -  un chapitre incomplet. Il fait quoi, deux pages, bientôt trois, mais je sens que je vais vite avoir besoin d'avis, car certains passages s'étouffent d'eux-même.
 
Allez, je vous mets la suite !
 
 1
 
LE CONCLAVE

Joscelyn s’avançait seul à travers les parois du poisson métallique. L’engin reposait paresseusement au fond d’un canyon, près des ruines que sa bande d’amis et lui visitaient. Sous les parois filtraient des veines argentées qui ne transportaient plus rien depuis bien longtemps. L’homme à la chevelure brune s’approchait du cockpit où trônait au centre un autel ; des cristaux de différentes couleurs y dépassaient. Trois baies étaient percées sur la cloison, où l’on pouvait apercevoir les grandes murailles rocailleuses du canyon, et en surface, les ruines qui s’étendaient sur plusieurs kilomètres.
 - Joscelyn ?  
L’homme sursauta quand il entendit une voix murmurer son prénom et se retourna pour savoir celui qui l’avait appelé. Derrière lui se tenait l’un de ses amis ; Joscelyn posa l’une de ses mains pour apaiser les soubresauts de son cœur affolé.
 - Oh, ce n’est que toi. Que fais-tu ici ? Demanda le jeune potier alors que sa voix évoluait vers l’aigüe à cause de l’émotion.  
En guise de réponse, une fumée noire entoura la tête de l’invité, se solidifia pour prendre la forme d’un heaume ressemblant à un crâne ; deux cornes torsadées se trouvaient de chaque côté du casque de métal. Joscelyn recula : ce casque ressemblait à celui de Thaurin lorsque ses hommes et lui ont attaqués le village où habitaient sa famille et lui.  
Le soldat retira son casque et révéla… Le visage de sa mère ! Ses yeux de jade, ses cheveux noirs qui descendaient librement jusqu’à ses épaules. Il ne pouvait pas oublier les traits que sa mère et lui partageaient. Un flot de sang s’échappa soudainement de la gorge de Mahé ; sa tête se détacha de son corps et roula d’une manière obscène jusqu’aux pieds du jeune homme. Ce qui restait de sa mère s’effondra mollement sur le sol métallique, une flaque écarlate se formait sous le cadavre.  

 
 
Joscelyn se réveilla en sursaut de son lit ; son corps couvert de sueurs. Encore ce rêve qui le hantait depuis la mort de ses parents.  
Le jeune homme se leva, constata que son pied droit fut le premier à toucher le sol et cracha un juron. Depuis son arrivée au Conclave il y a de cela six mois ; une légende que se murmuraient les élèves était parvenue aux oreilles du jeune homme. Celles et ceux qui se levaient du mauvais pied se voyaient se peindre à l’horizon une journée de poisse. Joscelyn en riait, mais il vérifia de lui-même l’authenticité de cette rumeur à de multiples reprises. Il se souvenait  du brassard doré que les élèves et les professeurs portaient quand la malchance les poursuivait. Ce bandeau signifiait que ceux qui s’approcheront subiront soit une chute dans le meilleur des cas ; soit une mort douloureuse dans le pire des cas. Le jeune homme aller devoir porter le même cette journée-ci.
Alors que Joscelyn se mettait en position assise sur son lit et se frottait ses paupières encore closes, il espérait que de petites mésaventures le toucheraient, lui et ses seuls amis qui le fréquentent depuis son arrivée.  
Aujourd’hui allait être une journée de merde.
Son regard vert se posa sur la lance et les deux dagues que le Conclave lui avait offertes lors de son entrée. Quand il n’était qu’un jeune potier, sa mère l’entrainait à la lance. Le jeune homme ne comprenait pas cette étrange décision ; mais sa mère appréhendait sa décision de découvrir le monde, et elle le préparait à affronter les dangers qui l’attendaient en dehors des remparts de sa ville.  
Mais finalement, les horreurs de son monde n’ont pas attendues qu’il sorte de sa ville pour l’accueillir. Elles s’y sont précipitées et l’ont ramenée sans saveur à la vie qu’il aspirait autant. Joscelyn vivait désormais au Conclave sans ses parents. Son cœur se pinçait de douleur à chaque que le jeune homme se remémorait le visage de ses parents. Plus rien ne serait comme avant ; Joscelyn le savait éperdument. L’amour que sa mère lui portait, les pitreries et les compliments de son père sur son travail talentueux, les petites attentions et les conseils, les disputes sur son avenir incertain ; tout ceci n’étaient que des bribes d’une vie qui ne lui appartenait plus. Une larme perla sur sa joue et s’écrasa sur le sol tiède. Le jeune homme avait mal au cœur. Si mal.
Il se  prépara, et contempla la teinte dorée qu’avait prise sa peau quand il se lava le visage. En six mois, sa maitrise du Lythe s’était bien développée ; à un tel point que le jeune homme pouvait stocker l’énergie solaire pour l’exploiter plus tard. En pleine nuit, par exemple. Une fois vidé, un Lythe est incapable de profiter de la lumière du soleil sous les reflets chatoyants de la lune, et sa peau abandonnait la teinte dorée en reprenant sa couleur habituelle. Le jeune homme regardait ses bras ; plus ils arboraient une nuance dorée, plus l’énergie solaire contenue dans son corps était immense.  
Le jeune étudiant – car oui ; depuis que Joscelyn s’est subitement retrouvé au Conclave, on se doit de le surnommer ainsi – se vêtit de l’élégant uniforme que les élèves masculins portaient lors de leurs journées. Un pantalon noir assorti à des chaussures et un gilet sans manches de la même couleur, sous lequel dépassait un pull qui contrastait avec le gilet en disposant d’une couleur ivoirine et de longues manches. Voilà l’uniforme que devait porter les damoiseaux et les demoiselles qui ne désiraient pas dévoiler la beauté de leurs longues jambes. Uniforme à la pointe de la mode d’après les dires du directeur du Conclave. Quant à la tenue de ces jeunes filles, seul le pantalon noir a été troqué par une jupe plissée à la longueur et aux froufrous variables suivant les envies aguichantes de ces étudiantes…
Joscelyn sortit de sa chambre, la verrouilla quand une main se posa sur son épaule. Ce n’était que Vestia Itsaso, appartenant à la Maisonnée du Glaïeul régissant Karn. Une ombre se faufila furtivement aux côtés de la jeune femme, alors qu’un ronronnement s’échappa de la silhouette que Joscelyn peinait à suivre des yeux. L’esquisse d’un sourire se dessina sur les lèvres du jeune homme : jamais elle ne se séparait de son compagnon ! Et quel compagnon était-ce ! Ce n’était pas la première fois que Joscelyn voyait Vestia ; mais sa chevelure lui rappelait à chaque fois les champs de blé qui ondulaient sous les caresses du vent. Ses yeux azurés se posèrent sur le bandeau doré qu’arborait Joscelyn à l’un de ses bras.  
Néanmoins, son trait le plus caractéristique ne se trouvait pas ni dans son visage d’une pâleur éclatante, ni dans son corps fin et svelte, ni dans ses seins plus que généreux. Non, le trait le plus caractéristique de Vestia se trouvait au niveau de ses chaussures. En effet, un tigre au pelage roux rayé de noir ronronnait paisiblement aux pieds de sa maitresse. Lui aussi venait du royaume de Karn ; et  l’animal attirait les regards autant que sa propriétaire. Joscelyn savait qu’elle se déplaçait en tout temps avec le carnassier. Difficile d’attaquer la jeune noble quand on se retrouve écrasé par un tigre prêt à vous déchiqueter la gorge.  
- ¬¬¬Eh bien, semblerait¬ que je ne serais pas la seule à embrasser le sol à de multiples reprises, s’exclama la jeune blonde en riant.
- Oh, toi aussi tu le portes, répondit Joscelyn en remarquant le brassard qu’elle portait également. Les cours sont suspendus ce week-end. Tu m’accompagnes en ville ?
La jeune femme porta l’un de ses index à sa bouche, signe instinctif de réflexion chez elle. Le rideau doré de ses cheveux se déploya devant son visage quand sa tête se pencha brusquement ; sa bouche laissa échapper sa réponse, telle une hirondelle subitement libre des barreaux qui le retenaient.
- Tu as un beau sens de l’observation, railla Vestia. Tu vois aussi bien qu’un cheval portant des œillères… (Un rire s’échappa de sa gorge, alors qu’elle virevolta sur  elle-même).  Dis-moi, Joscelyn, chaque fois que tu vas en ville ; tu passes aussi par le cimetière pour te recueillir sur des boîtes vides qui devraient contenir les corps pourrissants de tes parents ?
Cette fois-ci, ce fut Joscelyn qui ria à gorge déployée. Lors de sa venue dans ce monde qui allait être le sien, la jeune Itsaso s’est éprise de sympathie pour ce jeune homme ; les rumeurs racontaient à son sujet qu’il serait en possession du Lythe. A bien des égards, Vestia Itsaso appartenait à ce genre de personnes capable de détruire comme de bâtir une réputation à l’aide de sombres calomnies. D’ailleurs, sa langue aussi acérée que la lame de son sabre ou que les dents de son animal de compagnie y aidaient pour beaucoup. Sans aucun doute, il fallait mieux se faire de la plantureuse blonde une alliée qu’une ennemie.
Quant au jeune homme, il était la cible de railleries lors des premiers jours qui suivirent son arrivée. Il a fallu que la jeune fille le place sous son aile – ou plutôt sous sa patte – pour que cessent les railleries. Plus les jours passèrent, et plus la popularité de l’ancien potier grandissait. Cependant, et il n’en était pas dupe ; si on se montrait affectueux et courtois en vers lui, ce n’était que pour obtenir les faveurs du membre de la Maisonnée du Glaïeul.
- Serais-tu jalouse, ma chère Vestia, du fait qu’on arrive mieux à conserver nos morts que le royaume de Karn ? Il me semblait que l’une des lois de la Maisonnée du Glaïeul consistait à brûler les corps sur des embarcations voguant sur l’eau de vos lacs. Et c’est uniquement la tombe de mon père qui est remplie… (Une froideur métallique s’empara de ses yeux verts ; alors que les traits de son visage durcissaient) La tombe de ma mère, quant à elle, demeure vide. Quand ils ont fouillés à travers le village, ils n’ont pas retrouvés la moindre trace de son corps. Par contre, il y avait du sang. Beaucoup de sang.

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Message édité par sigil le 13-10-2013 à 16:38:13
n°35904057
divin cran​e
tête de mort
Posté le 14-10-2013 à 19:24:35  profilanswer
 

Moi aussi j'écris un roman (même si je n'ai que 13 ans), mais comparer au votre  :ouch: , je me sens un peu petite  :pfff: , mais un jour, vous entendrez parler de moi!! J'ai 10 bouquins en attente d'être fini, mais un jour je prouverais au monde entier que quelqu'un peut être petit, mais aussi grand! Et je le prouverais  :lol: !!  
Bouquin:
-Les enfants se révoltent 1,2,3,4,5  :hello:  
-Les chroniques du crime  
-Magie au temps des pirates
-La nuit des démons
-Planète soleil
-L'école Luxembourg
-Le démo de minuit
-Élément naturel  :bounce:  
Vos extrait de livres mon encore plus donner envie de me mettre au travail   :kaola: :pt1cable: ! Alors c'est parti!!!   :sarcastic:  :D

Message cité 1 fois
Message édité par divin crane le 14-10-2013 à 19:29:17
n°35907883
Merome
Chef des blorks
Posté le 15-10-2013 à 08:44:26  profilanswer
 

divin crane a écrit :

Moi aussi j'écris un roman (même si je n'ai que 13 ans), mais comparer au votre  :ouch: , je me sens un peu petite  :pfff: , mais un jour, vous entendrez parler de moi!! J'ai 10 bouquins en attente d'être fini, mais un jour je prouverais au monde entier que quelqu'un peut être petit, mais aussi grand! Et je le prouverais  :lol: !!  
Bouquin:
-Les enfants se révoltent 1,2,3,4,5  :hello:  
-Les chroniques du crime  
-Magie au temps des pirates
-La nuit des démons
-Planète soleil
-L'école Luxembourg
-Le démo de minuit
-Élément naturel  :bounce:  
Vos extraits de livres mon encore plus donner envie de me mettre au travail   :kaola: :pt1cable: ! Alors c'est parti!!!   :sarcastic:  :D


 
Passe le bac d'abord  :o

Message cité 1 fois
Message édité par Merome le 15-10-2013 à 08:45:09

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Ceci n'est pas une démocratie
n°35941264
Adalbert
Posté le 17-10-2013 à 21:01:54  profilanswer
 

Concernant la mise en page d'un roman :
 
J'utilise Word 2007, avec une disposition en "livre", numérotation des pages en bas à droite, une marge personnalisée (1,5 cm pour le haut et le bas, 0 cm pour la reliure), police Time new Roman en 12 (14 pour une nouvelle), interligne simple et concernant les paragraphes, j'ai modifié le retrait de 0,63 cm à 0,5 cm à gauche.
 
Pour le Word, effectivement, il est "peut-être" temps que je me mette à jour.
 
D'autres recommandations ?
 
Merci d'avance ^^
 
Edit. J'ai oublié une question cruciale : Le tiret (souvent utilisé lors d'une conversation entre deux ou plusieurs personnages), est-il préférable d'utiliser le tiret long cadratin — ou le moyen – ?


Message édité par Adalbert le 17-10-2013 à 21:05:59
n°35945956
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 18-10-2013 à 11:58:58  profilanswer
 

Il y a un code typographique pour rapporter les paroles au discours direct. Il faut user d'un tiret cadratin (— (ctrl+alt+-)) pour rapporter un dialogue et des guillemets lorsqu'il n'y a qu'une seule personne qui parle.

n°35948792
Merome
Chef des blorks
Posté le 18-10-2013 à 15:30:28  profilanswer
 

talbazar a écrit :

Il y a un code typographique pour rapporter les paroles au discours direct. Il faut user d'un tiret cadratin (— (ctrl+alt+-)) pour rapporter un dialogue et des guillemets lorsqu'il n'y a qu'une seule personne qui parle.


 
Sous ubuntu : Alt Gr + Majuscule + "-"


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Ceci n'est pas une démocratie
n°35949137
Adalbert
Posté le 18-10-2013 à 15:54:40  profilanswer
 

talbazar a écrit :

Il y a un code typographique pour rapporter les paroles au discours direct. Il faut user d'un tiret cadratin (— (ctrl+alt+-)) pour rapporter un dialogue et des guillemets lorsqu'il n'y a qu'une seule personne qui parle.


 
Merci pour la confirmation ;- )


Message édité par Adalbert le 18-10-2013 à 15:54:55
n°35949355
Grenouille​ Bleue
Batracien Azuré
Posté le 18-10-2013 à 16:12:26  profilanswer
 

Sur le principe, les éditeurs préfèrent en effet le tiret cadratin, mais c'est long à taper, et je ne me suis jamais fatigué avec.
 
Si tu veux présenter un truc parfait, tu feras un rechercher/remplacer à la fin. Et sinon, c'est la correctrice de ta maison d'édition qui s'en occupera.


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Ma chaîne YouTube d'écrivain qui déchire son père en pointillés - Ma page d'écrivain qui déchire sa mère en diagonale
n°35994042
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 23-10-2013 à 11:05:59  profilanswer
 

Une correctrice, je trouve ça presque discriminatoire pour les hommes de ménage.

n°35994280
sigil
Posté le 23-10-2013 à 11:18:31  profilanswer
 

Personne n'a lu mon texte ?

n°36004389
BoraBora
Dilettante
Posté le 24-10-2013 à 01:05:02  profilanswer
 

sigil a écrit :

Personne n'a lu mon texte ?


Si, moi. Mêmes commentaires qu'avant. [:spamafoote]


Message édité par BoraBora le 24-10-2013 à 01:05:10

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Qui peut le moins peut le moins.
n°36056928
sigil
Posté le 29-10-2013 à 15:48:21  profilanswer
 

Pourtant, il y a du changement entre le prologue et le premier chapitre ^^'.

n°36057883
BoraBora
Dilettante
Posté le 29-10-2013 à 17:02:19  profilanswer
 

sigil a écrit :

Pourtant, il y a du changement entre le prologue et le premier chapitre ^^'.


Malheureusement, non. :o Toujours bourré de fautes de français (syntaxe, conjugaison, tournures fautives), et toujours aussi verbeux et pédant. Une bonne méthode serait peut-être de te demander à chaque phrase comment tu exprimerais la même chose verbalement. Par exemple, dirais-tu :
 
1 - Ce matin, en descendant les poubelles, j'ai fait peur à un chat qui rôdait dans le coin.
 
ou
 
2 - Ce jour-ci, lors des premières lueurs rosées d'une aube blafarde qui perçaient à peine de lourds nuages menaçants, ma vue se posa d'elle-même sur la fourrure tigrée d'un félidé piteux aux moustaches frémissantes ; le méfiant animal avançait sur ses quatre pattes qui ne laissaient aucun bruit sur les pavés de la cour carrée ou s'étalaient les différents containers à déchets de la haute habitation. Le jeune homme brun, pourtant de faible stature, le paralysa par son regard avant que l'instinct millénaire du félin que des milliers d'années de domestication n'avaient pu dissiper complètement, s'enfuit de toute la vitesse permise par ses courts membres musclés.
 
 :whistle:

Message cité 1 fois
Message édité par BoraBora le 29-10-2013 à 17:02:37

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Qui peut le moins peut le moins.
n°36059584
TrakT
Do nothing.
Posté le 29-10-2013 à 20:14:53  profilanswer
 


 
Des phrases courtes stp. On est plus au XIXe siècle.


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The world is fucked, and you cannot unfuck it - Freddie Mercury said : "Nothing really matters". So do nothing.
n°36059590
TrakT
Do nothing.
Posté le 29-10-2013 à 20:16:14  profilanswer
 

BoraBora a écrit :


Malheureusement, non. :o Toujours bourré de fautes de français (syntaxe, conjugaison, tournures fautives), et toujours aussi verbeux et pédant. Une bonne méthode serait peut-être de te demander à chaque phrase comment tu exprimerais la même chose verbalement. Par exemple, dirais-tu :
 
1 - Ce matin, en descendant les poubelles, j'ai fait peur à un chat qui rôdait dans le coin.
 
ou
 
2 - Ce jour-ci, lors des premières lueurs rosées d'une aube blafarde qui perçaient à peine de lourds nuages menaçants, ma vue se posa d'elle-même sur la fourrure tigrée d'un félidé piteux aux moustaches frémissantes ; le méfiant animal avançait sur ses quatre pattes qui ne laissaient aucun bruit sur les pavés de la cour carrée ou s'étalaient les différents containers à déchets de la haute habitation. Le jeune homme brun, pourtant de faible stature, le paralysa par son regard avant que l'instinct millénaire du félin que des milliers d'années de domestication n'avaient pu dissiper complètement, s'enfuit de toute la vitesse permise par ses courts membres musclés.
 
 :whistle:


 
Bel exercice de style  [:winpoks]  


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The world is fucked, and you cannot unfuck it - Freddie Mercury said : "Nothing really matters". So do nothing.
n°36059725
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 29-10-2013 à 20:33:47  profilanswer
 

Ah nom de Dieu, l'Bora, m'en vlà de la belle ouvrage !http://img15.hostingpics.net/pics/947937xxxxxxxxxxxxx.jpg
 
On dirait du Yourcenar.

n°36083680
metallican
Posté le 01-11-2013 à 03:58:54  profilanswer
 

Bangeourre les geons. Si vous n'avez rien de plus intéressant à lire que Public en ce moment, vous pouvez toujours jeter un oeil, voir les deux, sur mon deuxième roman, écrit à la force du poignet : http://www.amazon.fr/Epilogue-Fr%C [...] _ecc_rvi_1
Il est gratuit jusqu'au 4 novembre, profitez-en.
Le premier : http://www.amazon.fr/Retour-%C3%A0 [...] p_t_2_W8VV

n°36083817
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 01-11-2013 à 08:21:21  profilanswer
 

la force du poignet sert décidément à bien des choses.

n°36118112
sigil
Posté le 05-11-2013 à 14:29:20  profilanswer
 

Bora² :
 
Je l'avoue, quand je me relis, certaines phrases ne vont pas ; elles sont trop longues alors que je pourrais les résumer davantage. Bon, voilà les petites corrections que j'ai pu apporter de moi-même ^^' :
 
Alors que Joscelyn se mettait en position assise sur son lit et se frottait ses paupières encore closes >
Alors que Joscelyn s’asseyait sur son lit et se frottait les paupières [...]
 
Son regard vert se posa sur la lance et les deux dagues que le Conclave lui avait offertes lors de son entrée. >  
Son regard vert se posa sur les armes que le Conclave lui avait offertes lors de son entrée.
 
Il se  prépara, et contempla la teinte dorée qu’avait prise sa peau quand il se lava le visage. En six mois, sa maitrise du Lythe s’était bien développée ; à un tel point que le jeune homme pouvait stocker l’énergie solaire pour l’exploiter plus tard. >
Il se  prépara et contempla la teinte dorée de sa peau quand il se rinça le visage. En six mois, sa maitrise du Lythe s’était bien développée ; le jeune homme pouvait désormais stocker l’énergie solaire pour l’exploiter plus tard.  
 
Ce sont de petits exemples, parmi tant d'autres ^^'. J'ai même carrément un paragraphe entier, celui qui raconte ce qu'il ressentait à la disparition de ses parents ; j'ai l'impression de gâcher un peu le texte en cassant ça...

mood
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