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Auteur Sujet :

Ecrire un livre : vos romans amateurs (Màj du 1er post)

n°35280235
BoraBora
Dilettante
Posté le 12-08-2013 à 23:03:15  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

sigil a écrit :

Ah, et pour le même message, en tant que ta qualité de libraire, en quoi, pour l'instant, ai-je une chance de me distinguer des autres auteurs ^^' ?


Pour l'instant aucune. Mais je pense que tu le sais aussi bien que moi, non ?  :o

Citation :

Parce que sur la fond, pour l'instant, c'pas très personnel x). Vu que tu as commencé à parlé du fond ^^'.


Il est impossible de juger du fond d'un livre sans en avoir lu une grande partie, voire la totalité. Pour l'instant, toi seul sait ce que tu cherches à dire, à exprimer, dans ton bouquin. [:spamafoote]  

sigil a écrit :

Mais dommage que tu n'écrives pas...


Non, ce n'est pas dommage. ;) Il sort en moyenne en France 1 300 titres par semaine, dont environ 40% de romans. Quand tu jongles avec cette marée (qui n'est basse qu'entre le 15 juin et le 15 août) et que tu vois passer chaque jour tant de livres bien meilleurs que celui que tu pourrais écrire, tu réalises la futilité de la chose. Ou plus simplement : je n'ai rien de particulièrement intéressant à dire.  ;) Et puis écrire un bon roman, c'est un boulot considérable.
 
Après, je pourrais écrire simplement pour le plaisir. Mais je suis dans le même cas que Dorothy Parker et des gazillions d'autres gens : "I hate writing, I love having written".  :D  

Citation :

D'ailleurs, un de tes messages ne le sous-entendait pas :o ?


Oui, j'ai eu des velléités autrefois, comme la plupart des gens dont la vie tourne autour de la lecture. Et puis ça flatte l'ego de placer des phrases comme "je travaille à mon roman".  [:aras qui rit] Mais ce n'est pas pour autant que c'est une bonne idée. On le voit sur ce topic et ses semblables sur d'autres forums : combien sont allés au bout d'un roman ? La plupart se lancent parce qu'ils aiment l'idée d'être un auteur, c'est juste l'ego qui parle. Après avoir bossé deux soirées et pondu 2 000 signes, ils se précipitent ici ou ailleurs pour faire lire leur "oeuvre". Puis on ne les revoit plus jamais, non pas parce qu'ils ont été cassés ou découragés (ça, c'est l'alibi facile), mais tout simplement parce qu'ils voulaient juste de l'attention, paraître "créatifs", intéressants. Mais s'il faut bosser deux heures par jour pendant deux ans, juste pour pondre un truc moyen de 300 pages comme il en sort cent chaque semaine, les chevilles désenflent vite. ;)


---------------
Qui peut le moins peut le moins.
mood
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Posté le 12-08-2013 à 23:03:15  profilanswer
 

n°35280340
sigil
Posté le 12-08-2013 à 23:14:48  profilanswer
 

Ca va, j'ai l'habitude de me retrouver devant l'écran à écrire tous les soirs jusqu'à je ne sais quelle heure. Donc ça, ce ne sera pas ça qui me découragera à aller au bout de mon roman ^^'.
 
Après, qu'entends-tu par 2000 signes ? Est-ce les signes de ponctuation, ou les mots ^^' ?
 
Ah, et j'en profite pour demander correction d'un passage de mon prologue qui ne me plait pas, et vous vous en rendrez compte pourquoi ^^' :
 

Citation :

Eux n’allaient pas au Conclave réputé être la meilleure école des sept Maisonnées pour apprendre l’écriture et la lecture, loisirs que les jeunes nobles maitrisaient déjà ; mais pour apprendre l’art de l’épée et parfaire leurs dons.

n°35280380
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 12-08-2013 à 23:21:21  profilanswer
 

BoraBora a écrit :

Non, ce n'est pas dommage. ;) Il sort en moyenne en France 1 300 titres par semaine, dont environ 40% de romans. Quand tu jongles avec cette marée (qui n'est basse qu'entre le 15 juin et le 15 août) et que tu vois passer chaque jour tant de livres bien meilleurs que celui que tu pourrais écrire, tu réalises la futilité de la chose. Ou plus simplement : je n'ai rien de particulièrement intéressant à dire.  ;) Et puis écrire un bon roman, c'est un boulot considérable.

 

Pardon, je grassifie :o

 

En plus, et c'est ça qui est vraiment dur, tu peux le faire ce boulot, la documentation (lire, prendre des notes, recouper les sources, faire le tri...), la conception de ta trame, l'écriture, la réécriture des bouts qui ne vont plus avec le reste, la relecture (beaucoup plus long qu'on pense), l'enculage de virgules et compagnie... et te rendre compte tu avoir à l'arrivée que tu as un roman tout juste moyen et laborieux. Bon, pour caresser ton ego il te reste la possibilité de te dire que grâce à ta lucidité c'est ça de moins qui va encombrer la table d'un relecteur sous-payé. Tu peux aussi faire le renard et dire qu'ils sont verts et bons pour Marc Lévy les goujats, mais ça changera rien.

 

Bref. Tout ça pour dire que je pense que si on veut écrire on a plutôt intérêt à trouver du plaisir à l'exercice intellectuel en tant que tel et pour lui-même, parce que selon toute probabilité c'est ce qu'on en tirera de mieux. Et c'est plaisant en fait (comme exercice), sinon on ne s'y livrerait pas, même si nécessairement à l'arrivée c'est un peu frustrant.

 

Edit : j'avais besoin de whiner un instant, je vous rends le topic :o


Message édité par biezdomny le 12-08-2013 à 23:25:24

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Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°35280473
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 12-08-2013 à 23:34:06  profilanswer
 

sigil a écrit :

Ca va, j'ai l'habitude de me retrouver devant l'écran à écrire tous les soirs jusqu'à je ne sais quelle heure. Donc ça, ce ne sera pas ça qui me découragera à aller au bout de mon roman ^^'.

 

Après, qu'entends-tu par 2000 signes ? Est-ce les signes de ponctuation, ou les mots ^^' ?

 

Ah, et j'en profite pour demander correction d'un passage de mon prologue qui ne me plait pas, et vous vous en rendrez compte pourquoi ^^' :

 
Citation :

Eux n’allaient pas au Conclave réputé être la meilleure école des sept Maisonnées pour apprendre l’écriture et la lecture, loisirs que les jeunes nobles maitrisaient déjà ; mais pour apprendre l’art de l’épée et parfaire leurs dons.


 

Je crois que tu le vois toi-même : trop d'informations pour une seule phrase, elle s'étouffe !
- les nobles (si je me souviens bien) savent lire et écrire avant d'aller au Conclave ;
- ils y vont pour apprendre le combat et la maîtrise des dons ;
- le Conclave est réputé être la meilleure école des sept Maisonnées.

 

Bon après pour le réécrire c'est une autre paire de manches, et surtout il vaut mieux avoir la phrase qui précède :

 
Citation :

Plus jeune, alors que Joscelyn allait en cours pour apprendre les rudiments de l’écriture et de la lecture ; l’un de leurs professeurs leur avait parlé des dons héréditaires qu’avaient les nobles des sept Maisonnées, chacune d’entre elles portaient le nom d’une fleur définissant et leurs dons et leurs caractéristiques. Eux n’allaient pas au Conclave réputé être la meilleure école des sept Maisonnées pour apprendre l’écriture et la lecture, loisirs que les jeunes nobles maitrisaient déjà ; mais pour apprendre l’art de l’épée et parfaire leurs dons.

 

Vu que l'anecdote est racontée à Joscelyn par son professeur, tu peux jouer là-dessus peut-être, en essayant de restituer son ton ? Je pense que tu peux aussi découper la phrase précédente qui a un petit problème de ponctuation :

 
Citation :

Plus jeune, alors que Joscelyn allait en cours avec les autres(1) pour apprendre les rudiments de l’écriture et de la lecture, l’un de leurs professeurs leur avait parlé des dons héréditaires qu’avaient les nobles des sept Maisonnées. Chacune d’entre elles portait le nom d’une fleur définissant et ses dons et ses caractéristiques. C'était pour elles et pour leurs membres que le Conclave existait. Il n'y avait pas d'autre enseignement comme celui-là dans les sept Maisonnées : pas de lecture et d'écriture, pas de B.A. BA pour ces enfants dressés par un précepteur et une gouvernante. C'étaient l’art de l’épée et le perfectionnement de leurs dons qui les attendaient.

 

(1) pour leurs professeurs


Message édité par biezdomny le 12-08-2013 à 23:35:26

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Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°35280638
sigil
Posté le 13-08-2013 à 00:02:18  profilanswer
 

Petite question, ça coûtes combien l'édition d'un livre ^^'.

n°35280695
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 13-08-2013 à 00:15:49  profilanswer
 

sigil a écrit :

Petite question, ça coûtes combien l'édition d'un livre ^^'.

 

C'est une question compliquée et ça dépend.

 

Tu as maintenant des tas de plateformes qui te permettent de faire imprimer pour pas trop cher quelques exemplaires à la demande (voir lulu.com par exemple mais ce ne sont sûrement pas les seuls), mais imprimer ce n'est qu'une micro partie d'éditer.

 

L'édition c'est aussi la mise en page, le design de la couv, les corrections (normalement :fou:), la logistique, la promotion, la distribution et plein d'autres trucs que je connais pas. Tu as donc différentes situations avec différentes répartitions du risque entre l'éditeur et l'auteur, depuis l'édition à compte d'auteur (pas de filtre, n'importe qui peut faire ça et c'est l'auteur qui paie, mais il doit se démerder pour vendre tout seul aussi et il a peu de chances d'y arriver) et l'édition à compte d'éditeur (c'est l'éditeur qui prend le risque et c'est lui qui paie, donc il filtre ce qu'il reçoit et il y a très peu de chances d'être publié).

 

Si on en croit les blogs, ça grouille de margoulins qui te proposent de "faire éditer ton livre dans une maison réputée contre avance d'auteur", j'ai pas étudié la question de près mais je pense qu'à partir du moment où des gens sont prêts à lâcher de la thune y a des gens qui sont prêts à la recevoir.

 

Edit : tu as aussi des gens qui s'auto-éditent en ebook, je crois qu'Amazon fait ça maintenant.


Message édité par biezdomny le 13-08-2013 à 00:22:11

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Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°35280738
sigil
Posté le 13-08-2013 à 00:25:27  profilanswer
 

Merci du message ^^'.


Message édité par sigil le 13-08-2013 à 00:26:05
n°35281237
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 13-08-2013 à 07:38:49  profilanswer
 

j'ai une copine Edith qui se livre à un comte avec hauteur.

n°35281518
Merome
Chef des blorks
Posté le 13-08-2013 à 08:57:38  profilanswer
 

BoraBora a écrit :


Non, ce n'est pas dommage. ;) Il sort en moyenne en France 1 300 titres par semaine, dont environ 40% de romans. Quand tu jongles avec cette marée (qui n'est basse qu'entre le 15 juin et le 15 août) et que tu vois passer chaque jour tant de livres bien meilleurs que celui que tu pourrais écrire, tu réalises la futilité de la chose. Ou plus simplement : je n'ai rien de particulièrement intéressant à dire.  ;) Et puis écrire un bon roman, c'est un boulot considérable.


 
Ecrire un mauvais roman peut représenter pas mal de boulot aussi :)
 
Le gros problème de l'édition, c'est qu'en sortant (aussi) des merdes immondes, elle laisse croire que c'est la pénurie totale de bons auteurs. Je lis peu, un à deux bouquins par mois, que je choisis le plus souvent au hasard à la bibliothèque du coin. Je suis rarement emballé. Même si tous sont correctement écrit au niveau du style pur, j'ai bien du mal à trouver quelque chose qui m'intéresse vraiment. Soit l'histoire est sans intérêt, soit elle est tellement mal racontée que c'est super pénible à lire, soit les deux (je viens de finir "Trois couples en quête d'orage" de Lionel Duroy, et c'est clairement les deux).  
Parfois, une bonne surprise (la dernière que j'ai eue : "Le premier été", de Anne Percin).
Dans la liste des meilleurs bouquins de tous les temps, donnée il y a quelques posts, j'ai lu récemment "Le vieil homme et la mer" de Hemingway. Je trouve ça particulièrement nul. Même en me forçant, je ne comprends pas ce qu'il y a de profond dans ce texte qui pourrait m'échapper. C'est complètement bateau (si je puis dire). L'histoire d'un mec qui pêche un poisson. Avec évidemment une deuxième lecture plus symbolique et personnelle qui ne m'a pas échappé mais que je trouve particulièrement fade.
 
Bref, on peut aussi se dire sans prétention aucune, en voyant ce qui sort et ce qui est adulé par la critique, qu'on a quelque chose d'intéressant à dire, finalement.
D'autant que des tas de gens ne lisent pas, ou peu (comme moi). Et c'est peut-être aussi parce que ce qu'ils aimeraient lire n'existe pas encore.
 

BoraBora a écrit :


Citation :

D'ailleurs, un de tes messages ne le sous-entendait pas :o ?


Oui, j'ai eu des velléités autrefois, comme la plupart des gens dont la vie tourne autour de la lecture. Et puis ça flatte l'ego de placer des phrases comme "je travaille à mon roman".  [:aras qui rit] Mais ce n'est pas pour autant que c'est une bonne idée. On le voit sur ce topic et ses semblables sur d'autres forums : combien sont allés au bout d'un roman ? La plupart se lancent parce qu'ils aiment l'idée d'être un auteur, c'est juste l'ego qui parle. Après avoir bossé deux soirées et pondu 2 000 signes, ils se précipitent ici ou ailleurs pour faire lire leur "oeuvre". Puis on ne les revoit plus jamais, non pas parce qu'ils ont été cassés ou découragés (ça, c'est l'alibi facile), mais tout simplement parce qu'ils voulaient juste de l'attention, paraître "créatifs", intéressants. Mais s'il faut bosser deux heures par jour pendant deux ans, juste pour pondre un truc moyen de 300 pages comme il en sort cent chaque semaine, les chevilles désenflent vite. ;)


 
Pour un truc moyen (ou pire que ça) de 300 pages, je ne bosse que 4h par semaine pendant un an :) Mais on touche ici un autre truc important : si pour sortir un prétendu bon roman il faut écrire toute les nuits, abandonner sa famille et s'extraire de toute vie sociale, alors on n'aura que des romans d'auteurs dépressifs et hors des réalités du quotidien. L'auteur amateur qui a une vraie vie à côté, qui doit caser ses moments d'écriture entre son boulot et ses gosses, il a peut-être d'autres choses à dire, tout aussi intéressantes que celles des forçats de l'écriture.


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Ceci n'est pas une démocratie
n°35282640
guigr
Posté le 13-08-2013 à 10:32:10  profilanswer
 

Tiens Kentuk a supprimé son texte?

 

Voilà un deuxième petit texte, cette fois-ci en SF. Sans prétention aucune, mais j'aimerais beaucoup une critique sur le fond, la forme... Ce n'est pas vraiment original (comme un arrière gout de Culture) mais j'espère pouvoir la boucler celle là!

Spoiler :

Un bar miteux, quelque part dans la galaxie. Sur le papier, Espic avait une mission sympa. La population était humaine, la mission censée être un jeu d’enfant pour lui, et il avait juste à écouter, siroter quelques bières, et prendre le contact. Ça c’était pour la théorie. Dans les faits, les habitants du coin se maintenaient juste au-dessus du seuil Grain-Peding, seuil pour lequel la reproduction avec l’humain standard galactique était possible. Mais qui voudrait avoir des rapports avec ces gens au teint blafard, la faute à un taux de mercure élevé dans l’atmosphère? Pas Espic en tout cas. Il était ici en mission, une C-, tellement facile qu’on aurait pu confier à un interne. Enfin, en principe, car il venait d’apprendre que le client, Olcote Erainbonn, venait d’échapper à une tentative d’attentat. Son dossier était devenu subitement obsolète et tout le monde serait sur les dents.

 

Restait à voir les bières locales, il méritait bien ça après avoir voyagé deux mois dans l’épave qui lui avait servi de vaisseau depuis Havre.
Quelques clients se retournèrent alors qu’il se frayait un chemin vers le comptoir. L’agence avait encore mal foutu son remodelage ADN ou quoi ? A moins que ce soit son imperméable jaune dégueulasse qui posait problème, personne ne portait cette couleur ici. Il passa devant quelques personnes des deux sexes qui utilisaient des systèmes d’extase virtuelle à l’aspect archaïques. Ils en avaient presque l’air comiques.
— Une bière, demanda t-il dans le dialecte local, sans la moindre trace d’accent. Il s’installa au comptoir et la faune locale cessa vite de lui prêter attention.
La boisson était un peu aigre mais savoureuse, si l’on faisait abstraction d'un léger arrière goût. De la drogue ?
Son humeur améliorée, il repensa à sa mission. “Dingue cette histoire avec le Principe Erainbonn. Je me demande qui voudrait lui faire ça” lança t-il en sirotant sa deuxième bière.
— Dingue? Pas vraiment. Cette enfoiré se présenterait ici que je lui balancerai ma bière à la gueule, lui répondit le barman. Et quelques uns des clients sont prêt à lui faire sa fête. Pas vrai Erd?
Le dénommé Erd, un gros bébé musculeux qui commençait à bedonner, acquiesça du chef en renversant en passage du liquide bleuâtre sur son menton.
— Ouais, il a pas intérêt à se pointer ici après ce qu’il a fait. Deux mois que j’ai plus de boulot depuis qu’il a permis d’installer ces robots à la mine.
— T’en trouvera un nouveau certainement dans ton verre de sclot, rigola un client. T’as bien regardé?
Erd, bien éméché tenta de se relever pour confronter l'impertinent. Il fut rapidement maîtrisé par d’autres membres du bar. A priori, les habitués avait l’habitude de ses sautes d’humeurs.

 

Cet intermède avait laissé à Espic le temps de vérifier ses informations sur le Principe. La fiche de l’Agence de Contrôle Interstellaire parlait simplement de décisions politiques contestées, pas étonnant qu’il soit passé à coté. Pas de problème, maintenant qu’il était sur place, il avait toutes les informations en direct. Son homme était partisan de l’intelligence artificielle comme solution pour sortir la planète de son impasse. La presse officielle en faisait des éloges un peu tièdes. La patience du concordat dans un milieu si conservateur devait avoir ses limites.

 

Le sujet avait délié les langues. La conversation avait dévié vers les coupables potentiels de la tentative d’assassinat. Espic écoutait attentivement, évitant de trop se mêler à la conversation. A présent les esprits s’échauffait pour savoir qui du front de libération Elbouche ou du Syndicat Eornien avait plus de légitimité. On mentionnait également Seorne Parde, secrétaire du palais.
— On se calme, clama un habitué, j’ai pas envie de me retrouver au trou pour trahison, et vous aussi. Qui a lancé cette saloperie de sujet ? Ce ne serait pas le nouveau ? Celui-ci acquiesça. Elle te plaît ta boisson. T’as pas la tête qui tourne.
— Je me posais simplement la question. Ça a fait pas mal de bruit.
— Ben moi je dis que tu es une de ces saletés espions Commarguains.
— Tu rigoles ou quoi,s’emporta t-il. Je suis de Mermack. Je ne serais pas très futé de me pointer dans un trou comme celui-ci, non, s’emporta t-il. Tu penses peut-être qu’Erd est un agent secret ? M’est d’avis qu’il a déjà suffisamment de mal à retrouver sa queue pour pas se prendre la tête à déjoué des complots planétaires.
Au rire qui suivit, il sut qu’il avait partie gagnée. Les gens de la capitale avaient une réputation d’excentricité et sa tirade ne faisait rien pour la changer. On lui demanda si tout le monde s’habillait aussi stupidement là haut. Ils étaient loin de se douter qu’il venait d’une étoile à quelques milliers d’année lumière de là. Ce trou était tellement perdu que son remodelage leur apparaîtrait comme de la magie.
La planète Seria Minor se situait sur le bras de la voix lactée. Relativement proche de la Terre, elle avait été colonisée 940 ans auparavant au tout début de l’aire spatiale. Les premiers colons avaient pris un voyage sans retour dans des cuves cryogéniques. Le voyage subluminique rendit vite caduque cette planète mal terra-formée, désagréable vu le taux de mercure et ne contenant que des métaux communs impropre à l’export. En gros c’était une planète laissée à elle-même. Il devait y avoir 2-3 cargos qui passait chaque année, activité que monopolisait le Concordat, gouvernement bureaucratique et dictatorial qui contrôlait le seul spatioport de ce monde.
C’est dans ce type d’endroit qu’on faisait parfois appel à des gens comme Espic si la voie politique et diplomatique était bouchée. Un cynique aurait dit qu’il était là pour rien, qu’ils étaient condamnés à être pauvres et à se satisfaire du règne relativement bienfaisant du Concordat. Après quinze années au service de l’Agence pour l’Harmonie Galactique (APH), Espic maîtrisait toutes les facettes du cynisme. Elles lui tenaient compagnie comme un vieux copain de voyage.

Message cité 1 fois
Message édité par guigr le 13-08-2013 à 10:33:29
mood
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Posté le 13-08-2013 à 10:32:10  profilanswer
 

n°35282942
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 13-08-2013 à 10:52:07  profilanswer
 

guigr a écrit :

Tiens Kentuk a supprimé son texte?
 
Voilà un deuxième petit texte, cette fois-ci en SF. Sans prétention aucune, mais j'aimerais beaucoup une critique sur le fond, la forme... Ce n'est pas vraiment original (comme un arrière gout de Culture) mais j'espère pouvoir la boucler celle là!
[spoiler][/spoiler]


 
Comme tu dis, c'est classique, mais c'est assez sympa, il y a un petit côté aventures et/ou western spatial. J'ai vu une paire de coquilles ( :o ) en première lecture (déjoué/déjouer, année lumière/années lumière) et un petit souci de concordance des temps ("Le voyage subluminique rendit vite caduque", j'aurais dit "avait vite rendu" vu le temps du reste du paragraphe). Comme on ne sait pas bien quelle est sa mission, on se demande un peu, au tout début, pourquoi la tentative d'assassinat rend le dossier obsolète.
 
L'ambiance est bien, les quelques expressions qui pourraient faire un peu cliché, comme "Espic maîtrisait toutes les facettes du cynisme. Elles lui tenaient compagnie comme un vieux copain de voyage." ou "Un bar miteux, quelque part dans la galaxie." sont plutôt bien là, parce qu'elles donnent l'impression que tu veux faire une sorte de parodie de film noir space opéra. On se demande ce que vient faire là le personnage, pourquoi il a vraiment été envoyé en mission là si c'est tellement un trou perdu, donc on se dit qu'il y a probablement un peu plus que ça. Bref, ça marche plutôt bien (je trouve).


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Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°35283007
Chou Andy
Would you know my nem
Posté le 13-08-2013 à 10:56:32  profilanswer
 

Belle collection de lieux communs de SF :D
 
Mais bon c'est le jeu, ça doit être impossible de faire du space opera sans remarcher sur des plates bandes déjà écrasées dans tous les sens. Le ton est plutôt sympa en effet.
 
Parmi les expressions qui m'ont gêné il y a un indigeste "Les habitués avaient l'habitude". A moins que ce ne soit de l'humour, auquel cas c'est pas très drôle :o ou en tout cas pas très bien amené.


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J'aurais voulu être un businessman
n°35283238
guigr
Posté le 13-08-2013 à 11:12:18  profilanswer
 

biezdomny a écrit :


...Bref, ça marche plutôt bien (je trouve).


Merci! Je vais essayer de garder ce ton sur la suite. J'avais posé la première phrase avant de savoir ce que je voulais écrire [:tinostar] C'est elle qui a définie le reste.

Chou Andy a écrit :

Belle collection de lieux communs de SF :D
Mais bon c'est le jeu, ça doit être impossible de faire du space opera sans remarcher sur des plates bandes déjà écrasées dans tous les sens. Le ton est plutôt sympa en effet.
Parmi les expressions qui m'ont gêné il y a un indigeste "Les habitués avaient l'habitude". A moins que ce ne soit de l'humour, auquel cas c'est pas très drôle :o ou en tout cas pas très bien amené.


Euh non  [:aokiji] J'ai retravaillé ce passage 2-3 fois avant de le poster. Ce qui dans mon cas est loin d'être suffisant!
Les lieux communs que vous citez tous les deux sont assumés. L'exercice étant de pondre quelque chose, autant se faire un minimum plaisir [:fdiedler]

n°35283339
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 13-08-2013 à 11:18:43  profilanswer
 

Chou Andy a écrit :

Belle collection de lieux communs de SF :D


 
Ces dernières années, les gens en jouent pas mal dessus en fait. Par exemple, si tu regardes la série Firefly, c'en est plein : le vaisseau style "fastest hunk'o'junk in the galaxy", le capitaine dont le vaisseau est toute la vie et l'équipage la seule famille, le groupe de gentils contrebandiers, le vilain empire totalitaire, les colonies sur des planètes moisies, les putes du Far-West... et au final c'est une série qui se laisse regarder et qui a eu du succès chez les nerdz. Probablement parce qu'il y avait les ingrédients pour plaire au public visé et aussi pour le côté autoparodique.


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Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°35284164
BoraBora
Dilettante
Posté le 13-08-2013 à 12:08:58  profilanswer
 

sigil a écrit :

Ca va, j'ai l'habitude de me retrouver devant l'écran à écrire tous les soirs jusqu'à je ne sais quelle heure. Donc ça, ce ne sera pas ça qui me découragera à aller au bout de mon roman ^^'.


Je ne parlais pas spécialement pour toi.  ;) Par contre, si le web avait existé à l'époque où j'étais ado, j'aurais à coup sûr fait partie du troupeau "vite, lisez-moi, je suis écrivain depuis mardi dernier !"  :D

Citation :

Après, qu'entends-tu par 2000 signes ? Est-ce les signes de ponctuation, ou les mots ^^' ?


Tous les caractères, y compris les espaces. Le standard de l'écriture (journalisme, édition etc.) est le feuillet de 1 500 signes, ce qui correspond à une feuille A4 ni trop ni pas assez remplie.


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Qui peut le moins peut le moins.
n°35284406
Profil sup​primé
Posté le 13-08-2013 à 12:34:38  answer
 

BoraBora a écrit :


C'est vrai, tu n'as cité personne, tu as adressé ça à "quasi-tout le monde" pour être sûr que ça parte en fight.

 

ouais, ça concernait 2 sur les 4 qui ont répondu à Sigil. Quasi était exagéré, je m'en excuse, j'aurais du dire "semi-tout le monde" et on aurait évité la réaction outrée de vous 2, j'imagine.

BoraBora a écrit :


Et en ajoutant que les baffes que sigil s'étaient prises étaient méritées, afin de lui redonner un coup de pied au passage tout en jouant le mec au-dessus de la mêlée.
Trophée du post le plus hypocrite de la semaine. [:implosion du tibia]

on peut critiquer l'attitude grossière ou cavalière de quelqu'un et lui faire comprendre sans pour autant être méprisant.

 
BoraBora a écrit :


En réponse à une invective de maternelle comme celle que m'a adressé sigil ("file-moi un de textes (sic) histoire que je rigoles (sic) un bon coup.", je trouve que j'ai été justement plus que modéré. L'expression écrite, ça se juge sur des critères objectifs, qui sont les règles d'orthographe, syntaxe, grammaire et tutti quanti. Si j'avais voulu faire preuve de mépris, j'aurais parlé du fond, pas de la forme.  :sarcastic:

 

Si t'avais pas voulu faire preuve de mépris, t'aurais évité de faire comprendre bien lourdement que ta position de libraire te plaçait forcément en matière de compétence en écriture au dessus d'un petit scribouillard de forum de JdR.
J'ai vraiment du mal avec ces arguments d'autorité, qui n'en sont pas en plus. Je veux dire, j'attend pas d'un vendeur de pot de peinture de leroy-merlin qu'il se prétende expert en impressionisme.
En clair, meme sans remettre tes compétences en cause (je ne doute vraiment pas que tu saches écrire et plutôt bien) tu serais pas le premier libraire qui l'est devenu parce que frustré d'avoir raté sa vocation d'écrivain. Je connais un vendeur de bédé comme ça et aussi un éditeur de bédé et de livres qui, en ayant eu tellement marre de se faire refuser ses projets de planche, a décidé de monter une structure pour les refuser à d'autres. Il cartonne aujourd'hui. C'est un éditeur très connu. Est ce que c'est pour autant un bon auteur ? Non, carrément pas. Mais il a la décence de le reconnaitre.
C'est un grand classique, un peu comme certains critiques ciné qui le sont devenus à cause du dépit de leur échecs en tant que cinéastes.
Je le sais parce que je suis vendeur de bibliothèque, c'est dire si je connais bien les libraires :o

 

Message cité 2 fois
Message édité par Profil supprimé le 13-08-2013 à 12:39:02
n°35284449
Hello Grom​it
Posté le 13-08-2013 à 12:39:21  profilanswer
 


T'es lourd.

n°35284467
Profil sup​primé
Posté le 13-08-2013 à 12:41:22  answer
 

j'ai édité pour etre moins lourd. mais trop tard. :(

n°35284472
Profil sup​primé
Posté le 13-08-2013 à 12:42:24  answer
 

Quelle est la somme minimale pour publier un petit roman amateur ?

n°35284474
Hello Grom​it
Posté le 13-08-2013 à 12:42:57  profilanswer
 

[:beel1]

n°35284561
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 13-08-2013 à 12:52:52  profilanswer
 

tiens, pour rester dans la Sf-cliché-convenue, une petite new qui date de très longtemps, quand j'étais djeun, d'âge et d'écriture.
 On peut commenter, je mord pas :
La Provende
 
 Chaque pays possédait la sienne. Ces machines sophistiquées appelées les "Provendes" fournissaient désormais à l’humanité obligée son unique source d’alimentation. On leur devait d’avoir enfin enrayé l’hécatombe causée par l’effroyable famine mondiale, due à l’appauvrissement progressif des dernières ressources alimentaires de la planète dévastée. Les précieuses Provendes procuraient à chaque homme de la terre ces deux indispensables gélules énergétiques que l‘on prenait accompagnée d‘un verre d‘eau de mer déstalinisée, vingt quatre heures sur vingt quatre, par les mêmes machines. Une capsule jour, une capsule nuit, il n’existait plus aucun moyen de se nourrir autrement sur la terre.
 Deux techniciens triés sur le volet cajolaient ces machines du matin au soir, avec la responsabilité écrasante de nourrir par cet expédient extraordinaire leurs compatriotes reconnaissants. Un système immuable s’était organisé autour de la maintenance de la provende nationale. Un unique expert en chef s’accompagnait dans l’autorité suprême de sa tâche d’un assistant moins expérimenté, qu’il formait lui-même durant une période de cinq années. En échange de ce glorieux service, il se voyait ensuite octroyer par le gouvernement une retraite anticipée autant que méritée, généralement prise sous de lointains tropiques. Ce maître absolu de la machine confiait ensuite les rênes de la Provende à son collègue, évidemment alors très fier de cette nouvelle et très attendue promotion. Ces courtes carrières formaient le sommet d’un parcours d’exception, la concrétisation d’un rêve professionnel quasiment inaccessible à la majorité des ingénieurs, mêmes les plus brillants.
 Précisément, je tenais à présent entre les mains l’ordre confirmant ma précieuse promotion, qui me voyait nommé expert en chef à mon tour, après avoir consciencieusement décodé les arcanes de notre Provende et assuré son service pendant ces dernières  longues années d’un labeur assidu. J’étais arrivé au sommet de mon projet professionnel, je vivais en plein l’aboutissement d’une sorte de rêve éveillé et magnifique. J’allais, avec mon nouvel acolyte, que je ne connaissais pas encore et que je m’apprêtais à former, posséder les commandes d’un incroyable et complexe système de production énergétique qui pondrait jour et nuit une alimentation savamment dosée, hyper-vitaminée, complète et accessible à tous, coiffant toute la gamme des besoins vitaux de l’organisme humain. Cette manne gratuite accessible à tous était le fruit splendide d’un long travail de transformation d’une matière première, une formule obscure qui constituait un secret bien gardé par les plus hautes sommités politiques mondiales. J’en ignorais moi-même les précieux composants, malgré ma fonction éminente aux commandes de la provende !
 Cette prodigieuse machine utiliserait pendant le temps de mon service la dose unique de son précieux combustible afin de le décupler, l’enrichir et fournir à chacun sa part de nutriments essentiels à sa propre survie. Comme Hector Ziolber, mon nouvel assistant que j‘allais bientôt rencontrer, j’avais autrefois moi-même suivi un itinéraire sans faille afin de parvenir à ce poste unique et jalousé d’assistant expert de la provende. Pour ma part, en devenant finalement expert en chef, je cédai à cet Hector un strapontin très envié. Mais avant de connaître un jour la consécration dont je bénéficiais à présent, Hector venait de suivre, comme toute les nouvelles recrues, un long séminaire de formation, au terme duquel il avait éliminé, par ses indiscutables compétences, un nombre impressionnant de concurrents malchanceux.
 C'était un quadra dont l'aspect négligé masquait en réalité un esprit vif doublé d'une profonde intelligence. Mal rasé, la chemise continuellement hors du pantalon, un air débonnaire qui ne présageait aucune assiduité, voir présumait d'une certaine paresse, cet homme que j'allais côtoyer pendant cinq années me fit au premier abord une impression défavorable. J’allais pourtant découvrir en lui des qualités rares qui me porteraient à réviser complètement ce premier jugement. Après les salutations d'usage, je le guidais dans le labyrinthe de couloirs, d'escaliers interminables que formait le vaste complexe abritant l'imposant système. Je voyais et comprenais parfaitement l'excitation qui gagnait mon camarade en approchant du saint des saints de la Provende :
- Mon cher Hector, ce que vous allez découvrir n'a pas grand chose à voir avec les simulateurs sur lesquels vous avez jusqu'à présent travaillé. Attendez vous à recevoir le choc de votre vie !
 Je devinais sans mal que l'émotion d'Hector se trouvait à son comble. J'enfonçais ensuite successivement nos cartes d'identification personnelle dans leur étroit logement, pour ouvrir l'énorme porte blindée qui nous séparait encore de la Provende. Les yeux d'Hector s'agrandirent de stupeur lorsque la machine se présenta finalement à nous. Je le laissais tranquillement s'abreuver du prodigieux spectacle, en me remémorant ma propre fascination lorsque je fus moi aussi promu assistant-expert, cinq années plus tôt.
 La Provende trônait au centre de sa salle d'exploitation. Ce monument parfaitement monstrueux dégageait une silhouette à la forme massive faite principalement de pièces de tôlerie cuivrée largement dimensionnées. Solidement rivée à ses parois, de nombreuses armatures de tiges d'acier frôlaient les plafonds presque trop bas. De plusieurs trappes d'accès, jaillissaient sur ses flancs de gros sabots en saillie, veinés de tubes plastifiés, lesquels rejoignaient en étoiles des pistons rotatifs, des barres stabilisatrices, qui déclinaient sans interruption dans la pièce une douce musicalité. De grosses pompes de mise en pression alimentées par injection veillaient à la régularité essentielle des échanges thermiques. Le pont rigide d'une étroite passerelle cerclait de son diaphragme chromé le ventre de la Provende, dans le but de permettre un contrôle visuel du dessus de la cuve. Sur sa gauche, d'imposants tuyaux contournés charriaient en permanence leurs liquides mystérieux en direction du poste de pilotage truffé de lampes rouges, vers lequel j'entraînais Hector, de plus en plus envoûté par le spectacle. Sur la large console, scintillaient sagement des diodes lumineuses, encadrées par une multitude de cadrans groupés. Je m'appuyais négligemment contre l’un des épaulements d’acier bichromaté, regardant Hector en m’amusant presque de le voir  cacher si mal sa grande impatience.  
- Alors ? Cette machine produit dans ses veines métalliques la nourriture exclusive de cent vingt millions de personnes, c’est intéressant, n’est ce pas ?
- Surtout lorsque l’on s’en voit confier les leviers de commande !
 Précisément, je notais d’un oeil exercé une difficulté d’écoulement sans gravité signalée depuis deux minutes par l’un des voyants correspondant à l’un des circuits hermétiques. Je laissais Hector analyser et corriger le problème à sa guise, mais je savais pouvoir lui faire une entière confiance :
- Votre baptême du feu, cher assistant !
 Passant pour la première fois de la théorie à la pratique, Hector jeta un rapide regard aux anodes alignées devant lui, puis il se pencha sur la grande tablette afin de pousser à peine l’un des curseurs régulant la température des électrodes incriminées. L’une des crémaillère de l’un des volumes latéraux articulés s’anima à peine. Un filetage au déclencheur souple rétablit rapidement l’équilibre fragile des échanges complexe du système. Nous partageâmes ensuite un regard satisfait, enchanté tous les deux par l’inauguration de cette prometteuse collaboration.  Tout le reste de cette journée, je donnais encore à Hector de nombreuses explications, alors que rien ne devait plus venir perturber le déroulement des étranges digestions de la machine, heureusement strictement automatisées.
 Bien évidemment, ce type d'alimentation normalisée avait définitivement banni chez les couples l’habitude plaisante des dîners intimes. Pourtant, ce soir là, lorsque je retrouvais Menolla dans notre nouvel appartement de fonction, on n'aurait pas omis d’observer qu’elle avait placé selon une expression empruntée aux temps révolus, « les petits plats dans les grands ! ». Au milieu d’une ambiance doucereusement érotique, savamment orchestrée aux quatre coins du salon par une infinité de photophores colorés, Menolla m’offrit le triomphe de sa somptueuse beauté physique. Je savais que ma promotion donnait le coup d’envoi à la satisfaction du désir d’enfant de mon amie. Dans un langoureux corps à corps où j’abreuvais Menolla d’un arsenal de caresses inédites autant que voluptueuses, nous nous acharnâmes à mettre ce projet en action,  jusqu’au bout de la fatigue la plus extrême.
 Cinq années se sont écoulées depuis ces heures enchanteresses. Hector est finalement devenu mon égal et pourrait se permettre de diriger la Provende les yeux fermés. J’ai atteint la limite temporelle imposée à ma digne fonction. Avec Menolla et Lia, notre fille de cinq ans, nous partirons bientôt terminer nos jours sous les rayons généreux d’un soleil mérité, éternel et chaleureux. Je bénéficierais d’une pension de retraite confortable, ce qui n’est qu’un pâle euphémisme pour parler d’une rente considérable, laquelle m’assurerait une jolie fortune. Je nageais au comble du parfait bonheur.
 La Provende était devenue pour moi plus qu’une simple machine à nourrir l’espèce humaine. Elle personnifiait pour moi une amie intime, une confidente muette dont, en vétéran, je décodais chaque jour le langage discret. Je tirais dans les coulisses de la bête le meilleur parti de son étrange complexité. Avec l’autorité de mon expertise, je posais ma patte, apportant des réponses parfaites pour renforcer la vitalité de ses cellules en multiplication constante. J’entrais au cœur d’une relation intime avec la Provende enfermée dans la monotonie des processus laborieux de minéralisation soumis aux activateurs biotiques, je lui prêtais non sans audace un corps et même, à la limite, une sorte d’inconscient...
 Au sein des transmissions en constante évolution, je restais pourtant son  maître, le guide précieux. Je traquais les marquages, jour après jour, gérant au mieux une flopée de micropoudres, jaugeant l’efficacité des actifs, examinant la flore et les omégas. Je visualisais sans repos la position des curseurs, dans une ambiance électrique, afin de contraindre les surplus d’hormones à activer certains enzymes. Au milieu d’une constante brume aromatique, je me satisfaisait d’une excellente prolifération bactérienne et virale. J’était enchanté de sentir viscéralement la Provende brûler ses calories, avant de régurgiter patiemment son lot de molécules complexes. Je rendais le système de défense réactif, pour mieux prévenir la machine des maladies métaboliques. Attentif aux pics de l’index glycémique, je freinais les sucres, plaçant par ailleurs au meilleur taux les matières grasses, les vitamines B et C, le zinc et la cystine. Je limitais particulièrement les échauffements et Hector prenait de plus en plus souvent le relais pour faciliter ma tâche, stimulé quand à lui par un zest d’ambition, car il prendrait bientôt ma place.  
 Ce jour vint enfin. Les reins brisés après une ultime nuit de veille, toussant dans l’air climatisé, je passais mes dernières minutes seul aux commandes de la Provende, attentif comme toujours à optimiser ses précieux équilibres. Nous arrivions au terme de ma précieuse mission. Parallèlement, le combustible premier de la machine serait à nouveau renouvelé, fidèlement approvisionné sur la règle d’un cycle-temps invariable. J’étais attentif à contrôler le contenu d’une ampoule, lorsqu’un  panneau s’ouvrit sans faire de bruit, sur l’un des côtés de l’énorme cuve. Je restais stupéfait car j’ignorais tout de cette singulière fonctionnalité. Intrigué, je m’approchais de l’ouverture qui ne dégageait qu’une sorte de cabine d’ascenseur en acier. Un écran allumé, incrusté dans la paroi me faisant face, m’ordonna d’avancer complètement dans ce mystérieux réduit. J’obtempérais. Le panneau d’ouverture coulissa pour se refermer brutalement dans mon dos. Plongé soudain dans le noir absolu car l’écran s’était aussitôt éteint, j’entendais mon cœur battre follement, au milieu de cette nuit incompréhensible.
 Puis je sentis les organes vitaux de la Provende se mettre en branle. Je me sentis baigner peu à peu dans une sorte de liquide poisseux et nauséabond qui montait rapidement le long de mes jambes, inondant peu à peu la cabine. En vain, je tentais d’appeler à l’aide, mais pour finir, je me dissolvais totalement pour devenir le fameux sérum physiologique, l’indispensable combustible secret, l’énergie primordiale tirée de chacune de mes propres cellules que la Provende saurait démultiplier et enrichir à son avantage pour une nouvelle période de cinq ans, au bénéfice du pays tout entier.
 Gourmande de cette attendue matière première, la machine feulait comme jamais de ses suintements bienheureux. Plus tard, le gouvernement y veillerait, Menolla emmènerait malgré tout notre  petite Lia au soleil lointain, maudissant pour elle-même mon inexplicable disparition.
 
 

n°35285024
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 13-08-2013 à 13:42:00  profilanswer
 


 
Si tu parles simplement d'imprimer ou de mettre à dispo en ebook, tu trouveras des devis sur le Net (selon la longueur du texte, les options de couverture, le nombre d'exemplaires, etc).


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Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°35285131
BoraBora
Dilettante
Posté le 13-08-2013 à 13:48:50  profilanswer
 


Si tu relis plus haut, tu verras que je n'ai même pas pris la peine de te répondre. C'est seulement quand tu as voulu jouer le modo avec ton "Stop HS" que j'ai répondu. Vu que tu avais toi-même lancé le HS, tout en jouant ta sucrée. Et je peine à voir en quoi c'était une réaction "outrée". En même temps, quand on relit ton post, on se rend compte que tu as un côté drama queen.
 
 
 
Oué, il vaut mieux donner dans le paternalisme, comme toi. Ce n'est pas du mépris, ça, mais alors pas du tout.  :sarcastic:  
 
Encore une fois, c'était en réponse à l'invective de sigil sur mes lectures, et il s'en est d'ailleurs excusé.

Citation :

J'ai vraiment du mal avec ces arguments d'autorité, qui n'en sont pas en plus. Je veux dire, j'attend pas d'un vendeur de pot de peinture de leroy-merlin qu'il se prétende expert en impressionisme.
En clair, meme sans remettre tes compétences en cause (je ne doute vraiment pas que tu saches écrire et plutôt bien) tu serais pas le premier libraire qui l'est devenu parce que frustré d'avoir raté sa vocation d'écrivain. Je connais un vendeur de bédé comme ça et aussi un éditeur de bédé et de livres qui, en ayant eu tellement marre de se faire refuser ses projets de planche, a décidé de monter une structure pour les refuser à d'autres. Il cartonne aujourd'hui. C'est un éditeur très connu. Est ce que c'est pour autant un bon auteur ? Non, carrément pas. Mais il a la décence de le reconnaitre.
C'est un grand classique, un peu comme certains critiques ciné qui le sont devenus à cause du dépit de leur échecs en tant que cinéastes.
Je le sais parce que je suis vendeur de bibliothèque, c'est dire si je connais bien les libraires :o


J'ai toujours dit sur ce topic que je n'écrivais pas (la 1ère fois en 2007, pour dire). Et je viens encore d'en remettre une couche en disant que je n'ai rien d'intéressant à dire, que je suis trop fainéant pour assumer le boulot que nécessite l'écriture, et que je vois tous les jours des romans qui sont bien meilleurs que ce que je pourrais jamais écrire. Alors tu es bien gentil de m'inventer une "vocation d'écrivain" frustré, mais ce genre d'amalgame en dit plus sur toi que sur qui que soit d'autre. Tu es d'autant plus à côté de la plaque que ce qui fait dire aux gens "j'adorerais (j'aurais adoré) être libraire", truc que j'entends au moins une fois par semaine, c'est toujours "parce que j'adore lire". Ce qui est tout aussi illusoire qu'imaginer que cela compensera des élans frustrés d'écrivain. Mais bon... puisque tu connais un libraire BD et un éditeur BD, tu es un expert en matière de motivation de carrière dans le monde du livre. :sleep:
 
Allez, fin de cette polémique ridicule en ce qui me concerne, je pars prendre mon train dans 1/4h, retour en fin de semaine. :D


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Qui peut le moins peut le moins.
n°35285891
guigr
Posté le 13-08-2013 à 14:47:01  profilanswer
 

talbazar a écrit :


La Provende...

 

Sympa. J'aime bien le style un peu année 40-50 sans la sécheresse de l'écriture.
Très différent de ton registre habituel. Seul de l'eau "déstalinisée" peut faire penser à tes fameux jeux de mots.


Message édité par guigr le 13-08-2013 à 14:47:25
n°35286062
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 13-08-2013 à 15:00:43  profilanswer
 

merci. Cette nouvelle fut laminée comme ringarde, en son temps, par des critiques belges de SF. Je n'ai sans doute pas gardé les commentaires figues et raisains, c'est dommage, car cela aurait pu servir ici. J'en pleure encore, de rire sûrement. Il y a des fautes d'ortho et trop drôle, le mot que tu soulignes n'est pas volontaire, juste une faute de frappe, mais j'adore, évidemment !

n°35286193
guigr
Posté le 13-08-2013 à 15:07:56  profilanswer
 

A l'époque ça devait paraître vieillot (loin des réalités virtuelles et co). Maintenant le sujet est tellement vieux qu'il a un charme rétro [:fdiedler]


Message édité par guigr le 13-08-2013 à 15:08:05
n°35286321
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 13-08-2013 à 15:18:52  profilanswer
 

Un côté "Soleil vert", quoi, film que j'avais adoré à sa sortie. Bien vieilli lui aussi !
ceci étant j'aime assez ton écriture, qui fait dans la simplicité agréable, avec peut-être un reproche de hacher un peu tes phrases.


Message édité par talbazar le 13-08-2013 à 15:19:57
n°35290013
sigil
Posté le 13-08-2013 à 20:42:41  profilanswer
 

J'ai une petite question ^^'.
 
Si, au début d'un roman, vous aviez plusieurs personnages à présenter, comment organisez-vous pour ne pas trop surcharger le lecteur qui doit rentrer tout ceci dans la tête ^^' ?

n°35290050
Hello Grom​it
Posté le 13-08-2013 à 20:46:52  profilanswer
 

Déjà, je les attacherais bien à une fonction, à quelque chose de représentatif. L'idée c'est que juste un nom, c'est je trouve compliqué à retenir ; il faut que le personnage prenne une place bien définie dans le tableau mental du lecteur.

n°35290073
sigil
Posté le 13-08-2013 à 20:49:08  profilanswer
 

Plusieurs de ces personnages sont des nobles des différentes Maisonnées, qui sont au Conclave pour parfaire leurs dons ^^'.

Message cité 1 fois
Message édité par sigil le 13-08-2013 à 21:13:04
n°35290299
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 13-08-2013 à 21:12:53  profilanswer
 

sigil a écrit :

Plusieurs de ses personnages sont des nobles des différentes Maisonnées, qui sont au Conclave pour parfaire leurs dons ^^'.


 
Tu as une contrainte forte qui fait qu'ils doivent vraiment être présentés au même moment ? Pour moi, soit ils apparaissent tous en même temps et là c'est une scène où on peut se permettre de tous les présenter (par exemple un homme est présenté devant un conseil pour être jugé, il regarde les membres du conseil l'un après l'autre et livre ses impressions sur chacun d'entre eux), soit ils n'apparaissent pas tous en même temps et c'est pas grave, tu les présentes au fur et à mesure. Au contraire, s'ils apparaissent à des moments différents, tu peux varier les présentations, les faire voir par les yeux de personnages différents, etc.
 
Au début du roman que j'ai fini l'an dernier, j'ai collé un prologue en trois très courts chapitres. Je commence par une généralité (*), puis je parle de personnage1. Je dis qu'elle n'avait pas encore à cette époque fait la connaissance de personnage2 (<-- hop, j'y reviendrai plus tard), puis je dis qu'elle avait un ami qui s'appelait personnage3 et je raconte un bout de leur histoire, ce qui m'amène dans le chapitre suivant à décrire personnage4 et personnage5 qui font partie de la famille de personnage3, et dans le chapitre encore suivant à raconter la rencontre avec personnage2 que j'avais évoqué au tout début. Mon bazar est posé (c'est pas trop tôt), l'histoire démarre pour de vrai (et tous les événements qui suivent découlent du prologue).
 
J'ai un de mes personnages principaux qui doit apparaître vraiment aux trois quarts de l'histoire, j'évoque son nom et une ou deux rumeurs dans les premières parties (du style "Elle se dit qu'elle avait de la chance, pas comme untel, le fils de truc. On racontait en ville qu'il était cloîtré par son père après lui avoir volé son quadrige et l'avoir planté dans la statue César. Elle ne voulait pas en arriver là." ) mais c'est tout, je ne vais pas décrire quelqu'un qui n'agira que beaucoup plus tard.
 
(*)c'est pas bien, ne faites pas ça chez vous


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Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°35290329
sigil
Posté le 13-08-2013 à 21:15:35  profilanswer
 

Joscelyn se retrouve dans une classe, en effet ^^'. Avec les professeurs, en plus x).

n°35290388
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 13-08-2013 à 21:23:33  profilanswer
 

sigil a écrit :

Joscelyn se retrouve dans une classe, en effet ^^'. Avec les professeurs, en plus x).


 
Si c'est la première fois qu'il voit les autres, il ne sait probablement pas qui est qui et il ne peut pas absorber toute l'information d'un coup. Il en repèrera sûrement quelques-uns, se fera une première opinion dessus mais c'est tout, tu n'as (à mon avis) pas à les décrire mécaniquement tous les uns après les autres.  
 

Citation :

Joscelyn gardait la tête baissée. Il ne se sentait pas vraiment à sa place. Il l'aurait juré, le type assis à sa gauche portait du parfum. Il jeta un coup d’œil rapide autour de lui. Devant, un pourpoint jaune avec l'emblème de la Maisonnée Tartinette. A sa gauche, toute une rangée se tenait impeccablement bien, on aurait dit quatre fois la même statue peinte de couleurs différentes. Ce devaient être les quadruplés Quichemolle, il avait entendu parler d'eux. Il entendit un petit rire méprisant et tourna lentement la tête. Un grand dégingandé agitait ses cheveux bouclés en le fixant. Il portait, étalé sur la poitrine, l'emblème des Cracotte, ce devait être Chmuche, le fils du duc.  
 
Un coup de règle sec les rappela à l'ordre, Joscelyn se retourna. Ça commençait.


 
Quand Chmuche le fera tabasser dans un coin par ses potes parce qu'il trouve que Joscelyn n'est qu'un fils de péquenot qui n'a rien à faire là, tu pourras toujours expliquer plus précisément qui est Chmuche et qui sont ses potes, ou bien qui sont les alliés de son père, ce qui fera que ça serait dangereux pour Joscelyn de moufter, etc etc.
 
(c'est rien de bien original, c'est pas le but, c'est juste pour donner un exemple)


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Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°35290598
sigil
Posté le 13-08-2013 à 21:54:23  profilanswer
 

L'ellipse. L'ellipse de six mois, donc il a eu un peu le temps de bien connaitre la plupart des étudiants, et d'établir des liens privilégiés avec certains d'entre eux ^^'.

n°35290736
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 13-08-2013 à 22:11:36  profilanswer
 

biezdomny a écrit :


 
 
 Talbazar est posé (c'est pas trop tôt)
 


 
peut-être que ça ne va pas durer, en fin de compte.http://img11.hostingpics.net/pics/521560ima587878ges.jpg

n°35295591
Profil sup​primé
Posté le 14-08-2013 à 13:11:26  answer
 

BoraBora a écrit :


Si tu relis plus haut, tu verras que je n'ai même pas pris la peine de te répondre. C'est seulement quand tu as voulu jouer le modo avec ton "Stop HS" que j'ai répondu. Vu que tu avais toi-même lancé le HS, tout en jouant ta sucrée. Et je peine à voir en quoi c'était une réaction "outrée". En même temps, quand on relit ton post, on se rend compte que tu as un côté drama queen.

 

:sarcastic: Quand on en vient aux petites insultes mesquines et aux attaques ad personam, c'est signe que le plus intelligent à tirer de ce débat est fatalement derrière nous, je vais donc éviter de te suivre sur ce terrain là.

 
BoraBora a écrit :


Oué, il vaut mieux donner dans le paternalisme, comme toi. Ce n'est pas du mépris, ça, mais alors pas du tout.  :sarcastic:

 

Ok, donc tu justifies ton mépris et ton agressivité envers sigil par ma propre réaction envers tes posts, c'est d'une chrono-logique imparable.

 
BoraBora a écrit :


Mais bon... puisque tu connais un libraire BD et un éditeur BD, tu es un expert en matière de motivation de carrière dans le monde du livre. :sleep:

 


 

Libraire bédé et livres et un éditeur livres et bédé, mais oui, c'était un peu le sens de ma dernière phrase, effectivement. Le coté paradoxal du type qui a deux expériences loitaines dans le domaine alors il se permet de juger péremptoirement, tu n'as pas vu l'ironie de la chose ?


Message édité par Profil supprimé le 14-08-2013 à 13:12:24
n°35297333
sigil
Posté le 14-08-2013 à 15:14:14  profilanswer
 

Faman, t'es démasqué, arrête ton troll. Ah, au passage, chercherais-tu à atteindre le point Godwin ?

n°35302785
baclette
Posté le 14-08-2013 à 23:39:02  profilanswer
 

:pfff: laisse tomber, Sigil... c'est la "guère des goths"...
 
Continue à écrire si tu y prends plaisir mais laisse les dire. Il n'y en a que deux ou trois à sauver, dont Talbazar, le reste, au pilon.

n°35302972
Hello Grom​it
Posté le 15-08-2013 à 00:25:30  profilanswer
 

baclette a écrit :

Continue à écrire si tu y prends plaisir mais laisse les dire. Il n'y en a que deux ou trois à sauver, dont Talbazar, le reste, au pilon.


[:massys]
Bon moi je dédrap, il me gonfle ce topic. Amusez-vous bien.

n°35304478
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 15-08-2013 à 12:23:11  profilanswer
 

baclette a écrit :

:pfff: laisse tomber, Sigil... c'est la "guère des goths"...
 
Continue à écrire si tu y prends plaisir mais laisse les dire. Il n'y en a que deux ou trois à sauver, dont Talbazar, le reste, au pilon.


 
Hemingway et Hugo, c'est bien aussi.  [:pepe le moco]  
De toute façon un amateur qui recule c'est comme un pro sans avenir.

n°35305254
Profil sup​primé
Posté le 15-08-2013 à 14:41:20  answer
 

Heureusement qu'il y a le dernier paragraphe.  :sarcastic:

 

Objectivement bien écrit quoique très très banal ; bienvenu est ce retournement inattendu des dernières lignes.

 

En ce qui me concerne (et là c'est subjectif), raconter ses faits et gestes quotidiens dans le détail n'a que peu d'attrait, en cela que c'est du vu et re-re-re-vu. En outre, certains auteurs ont su faire montre de plus d'humour, de piquant. Tout cela laisse une impression de très plat (trop plat).

 

Mais, et c'est là qu'est l'intérêt de ton histoire, ce dernier paragraphe annonce des déboires et péripéties à venir. Donc finalement, on comprend le plat du début. On comprend qu'un type lambda va vivre une "aventure extraordinaire" dans sa morne existence.

 

Résultat : ensemble plutôt encourageant.  :)


Message édité par Profil supprimé le 15-08-2013 à 14:43:12
mood
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