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Auteur Sujet :

Ecrire un livre : vos romans amateurs (Màj du 1er post)

n°35246709
Profil sup​primé
Posté le 09-08-2013 à 11:33:51  answer
 

Reprise du message précédent :

sigil a écrit :

Nyaaaaa !
 
En vous relisant, je me suis rendu compte d'une chose : vous critiquiez la forme, mais pas le fond ^^'. A part Cheroke, bien sûr, qui précise que chaque phrase doit apporter un plus au texte si elle n'apporte rien de crucial.  
 
Si vous pouviez me dire ce que vous pensez sur les premières informations au gré du texte.
 
Nyaaaa !


 
bah, le fond il t'appartient. difficile de critiquer ton histoire vu que ce n'est qu'un prologue, par contre on aura du mal à admettre de dire qu'on est transporté à la lecture de 10 ligne sur un type qui casse son pot, cela dit la fin ouverte sur ces histoires de Maisonnées, de lythe, de vaisseau spatial etc...attire l'attention. Mélanger poterie et voyage interstellaire, c'est pas banal, on a envie d'en savoir un peu plus.

mood
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Posté le 09-08-2013 à 11:33:51  profilanswer
 

n°35246721
sigil
Posté le 09-08-2013 à 11:34:27  profilanswer
 

Au moins, avec moi, les lecteurs pourraient se livrer à une chasse aux indices pour quelques "trucs"

n°35246740
Cheroke
Chef de tribu
Posté le 09-08-2013 à 11:35:06  profilanswer
 

biezdomny a écrit :


 
Va te faire maître :o


 
 [:dovakor loves you:3]  
 
J'en ai marre de faire de plus en plus de fautes, chère Marguerite  [:loom the gloom]


---------------
"- Je vais lire Bataille devant Sept à la maison ! - C'est quoi ? - C'est le bouquin où ils se branlent dans des oeufs. - Quoi ?? - Bah y cassent des oeufs, y mettent leur cul dedans et ils se branlent. - C'est dégeu... Mais avec les coquilles ou sans ?"
n°35246749
Chou Andy
Would you know my nem
Posté le 09-08-2013 à 11:35:25  profilanswer
 

sigil a écrit :

Au moins, avec moi, les lecteurs pourraient se livrer à une chasse aux indices pour quelques "trucs"


 
Je pense que tu peux partir du principe qu'un lecteur c'est quelqu'un de très paresseux :o


---------------
J'aurais voulu être un businessman
n°35246761
sigil
Posté le 09-08-2013 à 11:35:54  profilanswer
 

Mon prologue n'est toujours pas finit, et j'ai prévu de le finir sur le "meurtre" de Mahé et le kidnapping de Joscelyn par Thaurin xD.

n°35246821
Profil sup​primé
Posté le 09-08-2013 à 11:39:33  answer
 

sigil a écrit :

Au moins, avec moi, les lecteurs pourraient se livrer à une chasse aux indices pour quelques "trucs"


 
si faut lire 10 fois le même passage pour comprendre ce que tu veux dire, je t'assure que la joie de la chasse aux indice à ses limites.
Je suis tombé une fois sur un livre comme ça, je sais plus l'auteur, une histoire de polar ésotérique zarbi, ambiance un peu gothique mais ça sautait du coq à l'âne sans cesse et les phrases c'était une horreur, on était plus ou moins dans la tête d'un malade mental avec la façon de pensée qui allait avec. C'était nawak à lire.
J'ai lu 30 pages sur 300 et balancé le bouquin au feu, d'enervement. J'avais vraiment l'impression que l'auteur se foutait de ma gueule, genre "attention, mon bouquin c'est pas pour les neuneus et les tafiolles du ciboulot, c'est un truc qui demande des cojones intellectuelles". Bon, ben, tant pis, je suis trop con, mais au mieux, il m'aura chauffé les pieds à défaut de la tête.

n°35246836
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 09-08-2013 à 11:40:24  profilanswer
 

Cheroke a écrit :


 
 [:dovakor loves you:3]  
 
J'en ai marre de faire de plus en plus de fautes, chère Marguerite  [:loom the gloom]


 
Pas mal  [:cerveau prodigy]


Message édité par biezdomny le 09-08-2013 à 11:43:50

---------------
Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°35246900
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 09-08-2013 à 11:43:20  profilanswer
 

sigil a écrit :

Mon prologue n'est toujours pas finit, et j'ai prévu de le finir sur le "meurtre" de Mahé et le kidnapping de Joscelyn par Thaurin xD.


 
Pourquoi ce choix de noms, tiens ? Mahé, actuellement c'est un prénom (à la mode) masculin, peut-être à cause de l'autre tocard de chanteur, je sais pas, Joscelyn pourquoi pas Jocelyn ? Et Thaurin ? Tu joues Horde ?
 
Ces noms ont-ils une signification particulière, ou alors tu les aimes bien épicétou, ou bien tu t'es dit "je vais prendre des noms et les modifier un peu pour faire exotique" ?
 
(C'est une vraie question, je me demande souvent comment les gens choisissent.)


---------------
Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°35246987
Profil sup​primé
Posté le 09-08-2013 à 11:48:35  answer
 

sigil a écrit :

Mon prologue n'est toujours pas finit, et j'ai prévu de le finir sur le "meurtre" de Mahé et le kidnapping de Joscelyn par Thaurin xD.


Allez, il faut qu'il nous tue quelqu'un... Tu n'as pas honte ? Et pourquoi Mahé ? ? HEIN ? ON S'ATTACHE A LUI ET TOI CA TE FAIT RIEN DE NOUS L'ENLEVER !?!?!
 

Spoiler :

[:mostro]

n°35246989
Profil sup​primé
Posté le 09-08-2013 à 11:48:40  answer
 

biezdomny a écrit :

 

Pourquoi ce choix de noms, tiens ? Mahé, actuellement c'est un prénom (à la mode) masculin, peut-être à cause de l'autre tocard de chanteur, je sais pas, Joscelyn pourquoi pas Jocelyn ? Et Thaurin ? Tu joues Horde ?

 

Ces noms ont-ils une signification particulière, ou alors tu les aimes bien épicétou, ou bien tu t'es dit "je vais prendre des noms et les modifier un peu pour faire exotique" ?

 

(C'est une vraie question, je me demande souvent comment les gens choisissent.)

 

Mahé ça me choque pas, si on est dans un univers apparement fantastique et uchronique, c'est à dire que ça ressemble un peu à notre XV ou XVIème siècle à nous avec des potiers qui ont des prénoms proches des équivalents IRL, des royaumes, des écoles qui enseignent à l'art et écrire et l'épee mais quand meme aussi des trucs purement fantastiques, des dons, des noms zarbi et des vaisseaux spatiaux.
Dans l'esprit et l'ambiance que sigil a donné, ça me fait un peu penser à "la croisée des mondes".

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 09-08-2013 à 11:49:41
mood
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Posté le 09-08-2013 à 11:48:40  profilanswer
 

n°35247146
sigil
Posté le 09-08-2013 à 11:59:31  profilanswer
 

Je précise juste que Mahé, c'est la mère, et Joscelyn le fils ^^'.

n°35247180
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 09-08-2013 à 12:01:10  profilanswer
 


 
Ca fait un peu "Nan mâis vzavez mis des G ou des K lâ dains vôs noms " :D
 
Ouaip mais Mahé (je l'ai compris qu'en deuxième lecture) c'est la mère, ça fait effectivement un peu Mahaut (mais pourquoi pas Mahaut alors ?) et Joscelyn pourquoi pas Jocelyn ?  
 
J'arrive pas trop à me faire un avis là-dessus, je crois que je suis pas fan des prénoms "un peu modifiés"  [:cerveau klem]


---------------
Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°35247598
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 09-08-2013 à 12:39:33  profilanswer
 

allez hop, on respire par les narines. [:oh-la-vache-eh:4]  
 
http://img4.hostingpics.net/pics/343616aaaaascene2copie.jpg
 
Extrait numéro 32
 
 En face de l’Alhambra, Gino la soudure serra la limousine contre le trottoir, puis il resta à l‘intérieur en jouant avec la climatisation. Il tira longuement sur sa clope, la bouche en cul de poule pour faire des ronds de fumée par la fenêtre, croyant ainsi éviter de polluer l‘habitacle. Quand à Marlou, il venait de passer sa deuxième nuit en compagnie de N°03 et arriverait plus tard. Elle avait chassé en lui toute idée frileuse, pour exécuter avec lui une chevauchée terrible dans son arrière-cuisine, puis  investir ensuite la chambre qu’ils n’avaient plus quitté. Marlou fut tellement subjugué par la multiplicité et la forme de ses engagements qu’il rendit au cul de sa nouvelle patronne le plus vibrant des hommages. Pour l’heure, Jack Russel stationnait sur ses petites roues en face du palais. Kiki faisait les cent pas pour guetter l’entrée du dancing, puis finalement il accompagna l’Obusier à l’intérieur afin de  commander un verre.  Tirant goulument sur sa paille, Kiki se marra cinq minutes à regarder son acolyte jouer des hanches sur la piste, épatant par le fait deux ou trois mineures esclaffées. Soudain, tout en se trémoussant, l’Obusier tomba subitement en arrêt comme un épagneul flairant son lièvre, car son regard venait juste de croiser la cible, tranquillement engoncée à l’écart dans le moelleux d’un divan. Honnêtement, le type affichait la tronche joviale d’un bouddhiste ahuri, mais le collaborateur de Gino avait été longuement briefé par Marlou sur le CV de sa proie. La tentation de bazooker ce génie des mystères, là tout de suite, était franchement irrépressible ; mais il n’était pas le patron. Il ressenti au contact de son gun coincé dans sa poche une sorte de stress musculaire, une émotion primitive qui lui fit presque perdre sa mobilité. Malgré tout, il continua de danser sans plus faire attention à l’autre. Alphonse-Jean semblait juste barré dans le cosmos, perdu dans un outre-espace personnel, barge de la marge, et l’on pouvait douter un instant que ce connard, prêt à déployer dans cette boite ses vastes ailes angéliques, puisse incarner  le fer de lance d’un complot mondial. En même temps, en pénétrant à l’Alhambra sans se faire remarquer, il avait déjoué avec brio la surveillance assidu dont il faisait l’objet. Las de débusquer chez Alphij la luminescence de ses contradictions, l’Obusier quitta mine de rien la piste pour sortir dans la rue et rencarder Gino. En passant, il avait jeté un bref clin d’œil de connivence à Kiki Yorkshire positionné au bar.
 
– J’ai le leader de notre Sainte milice religieuse officieuse sous le coude, patron. Kiki le surveille.
 
– Il est tout seul ?
 
– Juste accompagné de sa propre schizo.
 
– Ok, j’appelle Marlou.
 
 Véritable allégorie du bellicisme humain, l’inspecteur débarqua en trombe dès qu’il eut le message.  Soulagé et ainsi détourné de l’angoisse du vide, l’Obusier lui emboîta le pas, pendant que Gino tenait bon sa faction à l’extérieur. Jack se débarrassa illico de son encombrante brouette pour se glisser à son tour dans le club. Chacun avait à cœur de démanteler promptement les libertés fondamentales du Guru, à commencer par celle d’aller et venir. Probablement dans le but d’éviter la surtension, Kiki Yorkshire s’était depuis un bon moment pété au mojito et montrait tous les signaux d’une infâme ivrognerie. Alphij avait disparu. Marlou balança une mandale à son maudit collègue en l’injuriant copieusement. L’obusier fila aussitôt vers les toilettes, le magnum à la main. La porte d’un chiotte ouverte laissait apercevoir l’unique serveuse de l’Alhambra assise sur la cuvette, un petit trou sanglant au milieu du front, comme la coquetterie d’une indienne de Mumbai. Elle avait laissé choir son portable sur le carrelage, prouvant sans doute qu’elle avait tenté de donner l’alerte. Marlou se lança dans une analyse froide et clinique de la situation, tout en continuant d’insulter Kiki qui s’était précipité dans le chiotte d’à côté pour dégueuler ses tripes.  
 
– Ce salaud d’Alphonse-Jean est résolument nomade. Du genre hyperdoué.  
 
– J’aurais dû le buter dès que je l’ai vu. Mon magnum, c’est le bon truc pour lui fixer des limites.
 
 Emergent de sa cuvette, Kiki avait froid, faim et envie de pioncer, mais Marlou continua de le sermonner, juste assez pour enfin lui coller la honte. Jack Russel lui-même lui jetait un regard mauvais. Sans que ça n’émeuve personne, Kiki se mit à chialer. L’obusier se déclara solidaire de toute initiative, du moment qu’on l’autorisait à l’avenir à jouer de la gâchette comme il l’entendait. C’était parfaitement clair, selon ses dires, qu’il ne viserait pas le plafond. Restait la question de savoir où était passé le guru. Il fouillèrent le club de fond en comble sans le trouver, et Gino se montrait le plus acharné des limiers, parce qu’il considérait la fuite de la cible comme un traumatisant échec personnel. Au dehors, la révolution en marche du Gururkislapet fit tout à coup pleuvoir une méchante volée d’obus sur les toits de Garatonku.

n°35247877
Profil sup​primé
Posté le 09-08-2013 à 13:09:44  answer
 

@TALBAZAR : je viens de comprendre !!!

 

(BALTAZAR ?) HIHIHIHIHI HOU HOU !

 

Sinon déjà extrait 32  :ouch: ? Tu comptes te faire publier un jour ? Faudrait peut-être y penser si ce n'est pas déjà fait.  :cry:

 

(quelques fautes d'orthographe au passage...  :sarcastic: )

 

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 09-08-2013 à 13:10:25
n°35248370
BoraBora
Dilettante
Posté le 09-08-2013 à 13:51:17  profilanswer
 

@faman : beau boulot.  [:implosion du tibia]
 
Et encore, t'en as raté la moitié, y compris dans certains passages que tu as cités. Il n'y a quasiment pas une phrase correcte sur l'ensemble du texte.
 
@sigil : tu as déjà lu des romans ? Au moins de fantasy ? Parce qu'entre le vocabulaire un peu recherché que tu utilises sans le comprendre (chopé sur un dico en ligne, j'imagine ?) et les poncifs rentrés dans l'inconscient collectif ("un bel inconnu", une fière monture", "des yeux d"émeraude" etc.), sans parler de la syntaxe merdique, on a l'impression que ton approche de l'écrit vient d'une retranscription de parties de JDR, à laquelle tu rajoutes des louches d'ingrédients pseudo-littéraires.


---------------
Qui peut le moins peut le moins.
n°35248422
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 09-08-2013 à 13:54:03  profilanswer
 

ho, je serais publié, ouais, quand Marc Levy fera de la radio, t'inquiètes.http://img4.hostingpics.net/pics/804440imagesssssssssssss.jpg

n°35248430
sigil
Posté le 09-08-2013 à 13:54:55  profilanswer
 

Yeap, j'ai déjà lu des romans. Je ne fais que ça, d'ailleurs. J'peux citer l'assassin royal, les chevaliers d'émeraude, Eragon (la fin est une merde d'ailleurs), Amos Daragon... Et tant d'autres que j'en oublie.
 
Ce qui joues beaucoup, je pense, est le fait que j'ai passé les cinq dernières années de ma vie à écrire sur les forums RPG. Et à lire des mangas aussi.
 
C'peut-être ça.
 
Édit : Ah, et Borabora, avant de me critiquer et de me dire que j'ai jamais lu jusqu'ici auparavant, file-moi un de textes histoire que je rigoles un bon coup.

Message cité 1 fois
Message édité par sigil le 09-08-2013 à 14:14:53
n°35248758
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 09-08-2013 à 14:18:07  profilanswer
 


 
et Balthazar c'est un démon qui prend du H, alors que chez Talbazar, il est juste aspiré. [:pepe le moco]

n°35248939
Profil sup​primé
Posté le 09-08-2013 à 14:30:26  answer
 

talbazar a écrit :

 

et Balthazar c'est un démon qui prend du H, alors que chez Talbazar, il est juste aspiré. [:pepe le moco]


 :lol:  Quel inculte je fais  :whistle:

 

Pour ma défense, je ne connais rien aux religions (et plus particulièrement à la religion musulmane)

 

:jap:


Message édité par Profil supprimé le 09-08-2013 à 14:46:16
n°35249266
Cheroke
Chef de tribu
Posté le 09-08-2013 à 14:49:14  profilanswer
 

Bon, à la demande générale (et surtout de Sigil  :o ) je mets un morceau de début de chapitre. Ca s'adresse à toi aussi Bora Bora  [:rhetorie du chaos]  
 
 
*
 
 
   Tu n’aurais pas du Peter, tu n’aurais pas du. Tu le savais bien pourtant. C’est ça que je ne m’explique pas. Tu savais que je sortais de prison aujourd’hui. Tu  
 
savais que mes promenades seraient plus permissives, que je cèderais à quelques tentations. On a toujours apprécié les ballades, tu te souviens.  
 
   Ah, de l’air ! Attend, Peter, laisse-moi respirer, laisse-moi un moment seul avec mes poumons. C’est ce que je t’aurais dit si tu étais venu me dévisager à ma  
 
libération, avec ton éternelle clope brune. J’aurais pu te dire ça et tellement de choses si j’avais vu une de tes habituelles grimaces faire les cents pas. J’étais prêt  
 
à rire avec toi, me moquer de ton impatience et de ton double-menton qui aurait encore enflé. Juste avant que l’officier ne me rende mon trousseau de clé j’étais  
 
prêt à te pardonner Peter. Non seulement j’avais de la peine à retenir mon absolution mais je suis sûr que je t’aurais pris dans mes bras malgré ton après rasage qui  
 
me refilait des migraines. Tu aurais voulu t’expliquer et je t’aurais fixé à mon tour ; c’est oublié vieux frère.  
 
   On serait repartit en campagne tout les deux, tu vois ce que je veux dire, hein ? On battait pas mal le pays à l’époque c’est vrai. Ouais, pour narguer les képis et  
 
entretenir le cœur, à défaut de mieux, parce qu’on aimait bien les bouteilles aussi. On consumait chaque chose. Jusqu’à s’en brûler les doigts, jusqu’à en perdre la  
 
saveur et l’odeur. Je m’en souviens si bien. Plus rien ne nous raclait la gorge. On s’anesthésiait la tronche à coup de discours fanatiques et de larcins chétifs. Et  
 
malgré ton cou rembourré, et malgré tes bronches glaireuses, tu courrais plus vite que moi. J’étais toujours second, second à la course mais second à l’embrouille  
 
aussi. Si j’avais été jaloux je t’aurais dit que t’étais un sprinter et moi un coureur de fond. Les petits panaches c’était ta marotte, moi je me réservais pour plus  
 
tard. Je voulais voir grand.    
 
   Ca te plait toujours les compliments, avoue ? Toi tu les distribuais comme un violeur les bonbons aux gamins. Ou tu les semais aux pieds des filles que tu  
 
convoitais pour qu’elles se baissent et les ramassent pendant que tu t’abreuvais de leur cul. Oh, tu peux pas me la faire, Peter, pas là-dessus. Combien de fois,  
 
avec tes mains grasses et ton ironie presque physique tu les retournais pour la nique ? C’était fort. Je trouvais ça habile. Impressionnant des fois. Tu les mettais sur  
 
orbite les petites. Mais je sais pas… Ca me chagrinait au fond. Peut-être qu’elles acceptaient trop facilement après tout, peut-être que la faute venait d’elles, parce  
 
qu’elles ne te connaissaient pas comme moi je croyais te connaître. Moi qui n’étais que ton négatif sans relief.
 
   Et mon absence, qu’est-ce que ça a changé ? Pour moi ça n’a pas été facile de combler les heures dans ma cellule. Mais je veux pas revenir là-dessus, c’est loin  
 
maintenant. Quant à toi Peter, je suis sûr que tu t’y es vite habitué, me dis pas le contraire. T’as toujours eu tes scénarios d’esbroufe, le foutoir de tes films. Toi  
 
Peter, t’es un cinéma à toi tout seul. L’acteur, le réalisateur, le producteur, le projecteur… Tu ponds plus qu’une poule de batterie ; et t’as pas besoin de couver.  
 
L’idée reste chaude jusqu’à ce que tu t’en lasses. T’offusques pas, c’est des images tout ça. C’est que des mots et toi les mots tu les brûles, t’es un dur. Les mots  
 
t’as besoin de t’en défaire vite parce qu’ils te mordent la langue. Tu les jettes d’une papille à l’autre pour pas qu’ils laissent de trace. Les mots c’est sur moi qu’ils  
 
cicatrisent encore.  
 
   Derrière ton air de balourd, braillard et cambrousard, tu te caches bien. Tu tisses ta toile l’air de rien, à force de répétition et de rébellion. Tu tisses et peu à peu  
 
l’auréole prend forme autour de toi. De temps en temps t’attrapes un moucheron, le traine-savate du coin, celui qui regarde pendant dix minutes si l’horloge en  
 
panne de l’église va pas se mettre à tourner d’un coup et emporter le bâtiment dans le futur. T’es un malin, hein Peter ? Un sacré malin. Non, pas moi, non. Je  
 
n’étais pas un moucheron. J’étais une araignée aussi, mais plutôt le mâle. Tu sais ce qu’on raconte sur les araignées une fois qu’elles ont terminé le travail ? Ca fait  
 
parti du processus, c’est la nature qui veut ça. On finit par se faire bouffer un jour ou l’autre. Peter, pardonne-moi, je fais une fixette… Mais pourquoi tu n’es pas  
 
venu m’embrasser tout à l’heure ? Pourquoi tu me fais ça ?  
 
   Tu t’imagines pas, toi, tout ce temps… sans hamburger… tout ce temps où tu rêves d’avoir les doigts dégueulasses de sauce et pas de serviette. Tu t’en fous  
 
puisque tu les lécheras jusqu’à t’en faire des ampoules ! Alors tu te retournes vers ton gobelet sans vin et ton assiette friable et tu casses ton couteau dans la  
 
polenta jaune fluo. C’est pas des blagues Peter. Là-bas, tu sais pas pourquoi, peut-être à cause d’un anticyclone ou d’une rancœur, quand tu finis ton assiette y’a  
 
toujours une flaque de transpiration huileuse qui traîne dans les sillons du plastique. Au début tu fais le fier. Tu rigoles et tu mâches ton pain nature. Tu l’ouvres  
 
quoi. Et puis pas longtemps après, juste le temps de commencer à te ramollir, tu trempes ton quignon dans le jus, tu bouffes, tu fermes ta gueule et tu retrempes  
 
même ta mie alors que tu pourrais remettre l’assiette sous cellophane. Et le meilleur, le meilleur, c’est  que tes doigts tu les suces quand même. Je peux te dire, ça  
 
fait drôle.  
 
   Je voudrais pas te paraître ingrat Peter, mais tu devrais sérieusement y penser. Tu vois, tu me reprochais ma politesse, mes formules. Eh ben même en stage  
 
intensif je les ai pas oubliées. Par contre, ta graisse tu la perdrais si vite qu’il faudrait passer la serpillère derrière toi pour protéger les autres détenus d’une chute.  
 
Comme tu aurais gueulé si je t’avais raconté ça ! T’es un susceptible toi. Et pour être original un nerveux aussi. Je sais bien que ton poids c’est un problème de  
 
métabolisme, tu le répétais assez. Comme ton épilepsie, soi-disant que ton cerveau travaillait trop et se réinitialisait comme ça. Mais la prison ça t’aurait tordu dans  
 
tous les sens, métabolisme ou pas. La bouffe c’est qu’une mise en bouche quand l’heure de la douche se rapproche.    
 
    Imagine un peu. Tu discutes tranquillement dans un couloir et voilà que deux, trois types t’attrapes. Y’a une bande de détenus autour de toi. Ils se partagent un  
 
sourire entre eux. Tu voudrais t’échapper par la bonde avec l’eau mais tu peux pas. Et tu sens à leur manière de bander qu’ils abondent de bonnes intentions. Ca  
 
commence par l’humiliation. Tu la sens aller et venir, taper, s’enfoncer… Elle te remue l’humiliation. Tu t’y attends dans ta cellule, tu t’y prépares sur le chemin, mais  
 
c’est toujours plus douloureux quand ça arrive. C’est pas le genre d’affaire où tu te dis, une fois que tu va t’asseoir, gavé et assoupli, que c’était une formalité, plus  
 
doux qu’un accouchement. Non, t’as plutôt tendance à croire qu’y’a plus d’échappatoire, que tout est bouché, qu’on te condamne encore, ça t’éduque, qu’on te  
 
pilonne, raide comme la justice, orifice de l’année. Allez, bon anniversaire, tu le mérites. Au suivant. Tu reprendras bien du gâteau ? Je te passe les détails Peter.


---------------
"- Je vais lire Bataille devant Sept à la maison ! - C'est quoi ? - C'est le bouquin où ils se branlent dans des oeufs. - Quoi ?? - Bah y cassent des oeufs, y mettent leur cul dedans et ils se branlent. - C'est dégeu... Mais avec les coquilles ou sans ?"
n°35249289
Chou Andy
Would you know my nem
Posté le 09-08-2013 à 14:50:32  profilanswer
 

Cheroke a écrit :

Bon, à la demande générale (et surtout de Sigil  :o ) je mets un morceau de début de chapitre. Ca s'adresse à toi aussi Bora Bora  [:rhetorie du chaos]  
 
 
*
 
 
   Tu n’aurais pas du Peter, tu n’aurais pas du.


 
C'est du Marcel Prout :o


---------------
J'aurais voulu être un businessman
n°35249297
Profil sup​primé
Posté le 09-08-2013 à 14:50:45  answer
 

un texte qui commence par "tu n'aurais pas du peter", ça sent pas très bon, je trouve.

 

edit : et merde :D

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 09-08-2013 à 14:51:57
n°35249336
Cheroke
Chef de tribu
Posté le 09-08-2013 à 14:52:44  profilanswer
 

Chou Andy a écrit :


 
C'est du Marcel Prout :o


 
 
 
On parlait du choix des prénoms juste avant, non, faut bien se marrer  :D


---------------
"- Je vais lire Bataille devant Sept à la maison ! - C'est quoi ? - C'est le bouquin où ils se branlent dans des oeufs. - Quoi ?? - Bah y cassent des oeufs, y mettent leur cul dedans et ils se branlent. - C'est dégeu... Mais avec les coquilles ou sans ?"
n°35249384
sigil
Posté le 09-08-2013 à 14:54:38  profilanswer
 

Moi, je choisis des prénoms qui me plaisent ^^'.

n°35249427
Fitzal
Posté le 09-08-2013 à 14:56:47  profilanswer
 

Cheroke a écrit :

Bon, à la demande générale (et surtout de Sigil  :o ) je mets un morceau de début de chapitre. Ca s'adresse à toi aussi Bora Bora  [:rhetorie du chaos]  
 
 
*
 
 
   Tu n’aurais pas du Peter, tu n’aurais pas du. Tu le savais bien pourtant. C’est ça que je ne m’explique pas. Tu savais que je sortais de prison aujourd’hui. Tu  
 
savais que mes promenades seraient plus permissives, que je cèderais à quelques tentations. On a toujours apprécié les ballades, tu te souviens.


 
Promenade ou poème ? Le doute me bloque  :o

n°35249470
Cheroke
Chef de tribu
Posté le 09-08-2013 à 14:58:41  profilanswer
 

Fitzal a écrit :


 
Promenade ou poème ? Le doute me bloque  :o


 
semi-marathons  [:raph0ux]


---------------
"- Je vais lire Bataille devant Sept à la maison ! - C'est quoi ? - C'est le bouquin où ils se branlent dans des oeufs. - Quoi ?? - Bah y cassent des oeufs, y mettent leur cul dedans et ils se branlent. - C'est dégeu... Mais avec les coquilles ou sans ?"
n°35249533
Profil sup​primé
Posté le 09-08-2013 à 15:03:01  answer
 

@Cheroke : bon je sais pas si mon avis t'intéresse, mais c'est très bien  [:implosion du tibia]  
 
 [:pedrolito37skyblog]  
 
(par contre, y'a des erreurs par-ci..  par-là...)

n°35249549
Profil sup​primé
Posté le 09-08-2013 à 15:03:37  answer
 


 
et c'est bien de pas lui dire lesquels, ça lui laisse le plaisir de la découverte.

n°35249564
BoraBora
Dilettante
Posté le 09-08-2013 à 15:04:13  profilanswer
 

sigil a écrit :

Yeap, j'ai déjà lu des romans. Je ne fais que ça, d'ailleurs. J'peux citer l'assassin royal, les chevaliers d'émeraude, Eragon (la fin est une merde d'ailleurs), Amos Daragon... Et tant d'autres que j'en oublie.


A part l'Assassin royal, ce sont des romans jeunesse qu'on lit entre 11 et 14 ans max. Je comprends mieux les lieux communs et poncifs. :sweat:

Citation :

Ce qui joues beaucoup, je pense, est le fait que j'ai passé les cinq dernières années de ma vie à écrire sur les forums RPG. Et à lire des mangas aussi.


Clairement. Le problème est qu'écrire un scénario de jeu n'a pas grand chose à voir avec l'écriture d'un roman. Ce n'est pas fait pour être lu mais raconté à voix haute, avec quelques potes qui vont incarner leurs propres persos et ne veulent qu'une trame pour pouvoir s'amuser.

Citation :

C'peut-être ça.


Ca joue certainement beaucoup sur l'emploi de stéréotypes assez puérils. Mais ça n'explique pas ton français exécrable. Là, il y a un vrai travail à faire, que malheureusement personne ne pourra faire à ta place.  [:spamafoote]

Citation :

Édit : Ah, et Borabora, avant de me critiquer et de me dire que j'ai jamais lu jusqu'ici auparavant, file-moi un de textes histoire que je rigoles un bon coup.


Puisque tu qualifies la fin d'Eragon de "merde", cela veut-il dire que tu as fait mieux que lui ? [:gratgrat]
 
Sérieusement, réfléchis deux secondes avant de sortir des trucs pareils. :sarcastic: Tu es venu ici pour être lu, donc critiqué. Tu n'as pas besoin d'être cuisinier pour savoir que les nouilles que l'on t'a servies sont trop cuites. Sans compter que la lecture de mes posts devrait t'indiquer que je suis loin d'avoir tes problèmes en matière d'expression écrite.  


---------------
Qui peut le moins peut le moins.
n°35249593
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 09-08-2013 à 15:05:53  profilanswer
 

le doc me boute aussi.

n°35249618
Profil sup​primé
Posté le 09-08-2013 à 15:07:06  answer
 


Ben disons que ça fait un peu présomptueux je trouve de relever les erreurs (même si je l'ai fait ci-avant)^^ (surtout s'il compte les corriger lui-même ultérieurement).
 
Après s'il veut que je relève celles que j'ai décelées, pas de problème ! Mais je préfère qu'on écrive en haut du message : si vous voyez des erreurs, m'en informer, un truc du genre  :whistle:

n°35249661
Cheroke
Chef de tribu
Posté le 09-08-2013 à 15:09:14  profilanswer
 


 
Merci.  
 
 
 
 [:luc@s]  
 
 
 
Je ne le précise pas car je n'ai moi-même pas le courage de le faire pour les autres.  
 
Mais si ça vous dit, n'hésitez pas  :jap:


---------------
"- Je vais lire Bataille devant Sept à la maison ! - C'est quoi ? - C'est le bouquin où ils se branlent dans des oeufs. - Quoi ?? - Bah y cassent des oeufs, y mettent leur cul dedans et ils se branlent. - C'est dégeu... Mais avec les coquilles ou sans ?"
n°35249723
BoraBora
Dilettante
Posté le 09-08-2013 à 15:12:40  profilanswer
 

Cheroke a écrit :

Bon, à la demande générale (et surtout de Sigil  :o ) je mets un morceau de début de chapitre. Ca s'adresse à toi aussi Bora Bora  [:rhetorie du chaos]


 
 [:implosion du tibia]
 
J'ai pensé par moments à "Ce que j'appelle oubli" de Mauvignier. Je ne dis pas que tu écris aussi bien que lui ou qu'il n'y a rien à retoucher dans ton texte mais... chapeau, y'a un vrai talent, là.


---------------
Qui peut le moins peut le moins.
n°35249815
sigil
Posté le 09-08-2013 à 15:18:04  profilanswer
 

BoraBora a écrit :


A part l'Assassin royal, ce sont des romans jeunesse qu'on lit entre 11 et 14 ans max. Je comprends mieux les lieux communs et poncifs. :sweat:

Citation :

Ce qui joues beaucoup, je pense, est le fait que j'ai passé les cinq dernières années de ma vie à écrire sur les forums RPG. Et à lire des mangas aussi.


Clairement. Le problème est qu'écrire un scénario de jeu n'a pas grand chose à voir avec l'écriture d'un roman. Ce n'est pas fait pour être lu mais raconté à voix haute, avec quelques potes qui vont incarner leurs propres persos et ne veulent qu'une trame pour pouvoir s'amuser.

Citation :

C'peut-être ça.


Ca joue certainement beaucoup sur l'emploi de stéréotypes assez puérils. Mais ça n'explique pas ton français exécrable. Là, il y a un vrai travail à faire, que malheureusement personne ne pourra faire à ta place.  [:spamafoote]

Citation :

Édit : Ah, et Borabora, avant de me critiquer et de me dire que j'ai jamais lu jusqu'ici auparavant, file-moi un de textes histoire que je rigoles un bon coup.


Puisque tu qualifies la fin d'Eragon de "merde", cela veut-il dire que tu as fait mieux que lui ? [:gratgrat]
 
Sérieusement, réfléchis deux secondes avant de sortir des trucs pareils. :sarcastic: Tu es venu ici pour être lu, donc critiqué. Tu n'as pas besoin d'être cuisinier pour savoir que les nouilles que l'on t'a servies sont trop cuites. Sans compter que la lecture de mes posts devrait t'indiquer que je suis loin d'avoir tes problèmes en matière d'expression écrite.  


 
Bon bon bon, déjà, je rajoutes un autre livre que j'ai lu y a pas longtemps. Il s'agit ici de l'Ombre de l'Assassin, où l'une des protagonistes, une gamine de dix ans, se fait violer par un vieux et gros monsieur... Si ça, c'pas adulte, j'sais pas qu'est-ce que c'est.
 
Après, pour dire que je ne connais pas le sens des mots que j'utilise quand même régulièrement et dire que mon style est à chier, tu y vas un peu fort, tu ne trouves Oo ? Ensuite, on en est qu'au prologue ><. Comment peux-tu déjà juger des lieux que je vais utiliser alors qu'on en est qu'au prologue ? Mwerde, quoi !  
 
Pour ce qui est d'Eragon, ce n'est pas au niveau au style que je critique, mais que c'était prévisible et qu'elle m'as déçue...

n°35249873
sigil
Posté le 09-08-2013 à 15:21:35  profilanswer
 

Double post pour dire que je me suis trompé sur le sens de lieux communs, et te dire d'attendre un peu, parce que tu vas vite déchanter quand tu découvriras ce qui va se passer d'ici quelques chapitres...

n°35249910
Profil sup​primé
Posté le 09-08-2013 à 15:23:28  answer
 

Cheroke a écrit :

Bon, à la demande générale (et surtout de Sigil  :o ) je mets un morceau de début de chapitre. Ca s'adresse à toi aussi Bora Bora  [:rhetorie du chaos]

 


*

 


   Tu n’aurais pas Peter, tu n’aurais pas . Tu le savais bien pourtant. C’est ça que je ne m’explique pas. Tu savais que je sortais de prison aujourd’hui. Tu

 

savais que mes promenades seraient plus permissives, que je cèderais à quelques tentations. On a toujours apprécié les ballades, tu te souviens ?

 

  Ah, de l’air ! Attends, Peter, laisse-moi respirer, laisse-moi un moment seul avec mes poumons. C’est ce que je t’aurais dit si tu étais venu me dévisager à ma

 

libération, avec ton éternelle clope brune. J’aurais pu te dire ça et tellement de choses si j’avais vu une de tes habituelles grimaces faire les cent pas. J’étais prêt

 

à rire avec toi, me moquer de ton impatience et de ton double-menton qui aurait encore enflé. Juste avant que l’officier ne me rende mon trousseau de clés j’étais

 

prêt à te pardonner Peter. Non seulement j’avais de la peine à retenir mon absolution mais je suis sûr que je t’aurais pris dans mes bras malgré ton après- rasage qui

 

me refilait des migraines. Tu aurais voulu t’expliquer et je t’aurais fixé à mon tour ; c’est oublié vieux frère.

 

  On serait reparti(s) en campagne tous les deux, tu vois ce que je veux dire, hein ? On battait pas mal le pays à l’époque c’est vrai. Ouais, pour narguer les képis et

 

entretenir le cœur, à défaut de mieux, parce qu’on aimait bien les bouteilles aussi. On consumait chaque chose. Jusqu’à s’en brûler les doigts, jusqu’à en perdre la

 

saveur et l’odeur. Je m’en souviens si bien. Plus rien ne nous raclait la gorge. On s’anesthésiait la tronche à coups de discours fanatiques et de larcins chétifs. Et

 

malgré ton cou rembourré, et malgré tes bronches glaireuses, tu courrais plus vite que moi. J’étais toujours second, second à la course mais second à l’embrouille

 

aussi. Si j’avais été jaloux je t’aurais dit que t’étais un sprinter et moi un coureur de fond. Les petits panaches c’était ta marotte, moi je me réservais pour plus

 

tard. Je voulais voir grand.    

 

  Ca te plait toujours les compliments, avoue ? Toi tu les distribuais comme un violeur les bonbons aux gamins. Ou tu les semais aux pieds des filles que tu

 

convoitais pour qu’elles se baissent et les ramassent pendant que tu t’abreuvais de leur cul. Oh, tu peux pas me la faire, Peter, pas là-dessus. Combien de fois,

 

avec tes mains grasses et ton ironie presque physique tu les retournais pour la nique ? C’était fort. Je trouvais ça habile. Impressionnant des fois. Tu les mettais sur

 

orbite les petites. Mais je sais pas… Ca me chagrinait au fond. Peut-être qu’elles acceptaient trop facilement après tout, peut-être que la faute venait d’elles, parce

 

qu’elles ne te connaissaient pas comme moi je croyais te connaître. Moi qui n’étais que ton négatif sans relief.

 

  Et mon absence, qu’est-ce que ça a changé ? Pour moi ça n’a pas été facile de combler les heures dans ma cellule. Mais je veux pas revenir là-dessus, c’est loin

 

maintenant. Quant à toi Peter, je suis sûr que tu t’y es vite habitué, me dis pas le contraire. T’as toujours eu tes scénarios d’esbroufe, le foutoir de tes films. Toi

 

Peter, t’es un cinéma à toi tout seul. L’acteur, le réalisateur, le producteur, le projecteur… Tu ponds plus qu’une poule de batterie ; et t’as pas besoin de couver.

 

L’idée reste chaude jusqu’à ce que tu t’en lasses. T’offusque pas, c’est des images tout ça. C’est que des mots et toi les mots tu les brûles, t’es un dur. Les mots

 

t’as besoin de t’en défaire vite parce qu’ils te mordent la langue. Tu les jettes d’une papille à l’autre pour pas qu’ils laissent de trace. Les mots c’est sur moi qu’ils

 

cicatrisent encore.

 

  Derrière ton air de balourd, braillard et cambrousard, tu te caches bien. Tu tisses ta toile l’air de rien, à force de répétition et de rébellion. Tu tisses et peu à peu

 

l’auréole prend forme autour de toi. De temps en temps t’attrapes un moucheron, le traine-savate du coin, celui qui regarde pendant dix minutes si l’horloge en

 

panne de l’église va pas se mettre à tourner d’un coup et emporter le bâtiment dans le futur. T’es un malin, hein Peter ? Un sacré malin. Non, pas moi, non. Je

 

n’étais pas un moucheron. J’étais une araignée aussi, mais plutôt le mâle. Tu sais ce qu’on raconte sur les araignées une fois qu’elles ont terminé le travail ? Ca fait

 

partie du processus, c’est la nature qui veut ça. On finit par se faire bouffer un jour ou l’autre. Peter, pardonne-moi, je fais une fixette… Mais pourquoi tu n’es pas

 

venu m’embrasser tout à l’heure ? Pourquoi tu me fais ça ?  

 

  Tu t’imagines pas, toi, tout ce temps… sans hamburger… tout ce temps où tu rêves d’avoir les doigts dégueulasses de sauce et pas de serviette. Tu t’en fous

 

puisque tu les lécheras jusqu’à t’en faire des ampoules ! Alors tu te retournes vers ton gobelet sans vin et ton assiette friable et tu casses ton couteau dans la

 

polenta jaune fluo. C’est pas des blagues Peter. Là-bas, tu sais pas pourquoi, peut-être à cause d’un anticyclone ou d’une rancœur, quand tu finis ton assiette y’a

 

toujours une flaque de transpiration huileuse qui traîne dans les sillons du plastique. Au début tu fais le fier. Tu rigoles et tu mâches ton pain nature. Tu l’ouvres

 

quoi. Et puis pas longtemps après, juste le temps de commencer à te ramollir, tu trempes ton quignon dans le jus, tu bouffes, tu fermes ta gueule et tu retrempes

 

même ta mie alors que tu pourrais remettre l’assiette sous cellophane. Et le meilleur, le meilleur, c’est  que tes doigts tu les suces quand même. Je peux te dire, ça

 

fait drôle.

 

  Je voudrais pas te paraître ingrat Peter, mais tu devrais sérieusement y penser. Tu vois, tu me reprochais ma politesse, mes formules. Eh ben même en stage

 

intensif je les ai pas oubliées. Par contre, ta graisse tu la perdrais si vite qu’il faudrait passer la serpillère derrière toi pour protéger les autres détenus d’une chute.

 

Comme tu aurais gueulé si je t’avais raconté ça ! T’es un susceptible toi. Et pour être original un nerveux aussi. Je sais bien que ton poids c’est un problème de

 

métabolisme, tu le répétais assez. Comme ton épilepsie, soi-disant que ton cerveau travaillait trop et se réinitialisait comme ça. Mais la prison ça t’aurait tordu dans

 

tous les sens, métabolisme ou pas. La bouffe c’est qu’une mise en bouche quand l’heure de la douche se rapproche.  

 

   Imagine un peu. Tu discutes tranquillement dans un couloir et voilà que deux, trois types t’attrapent. Y’a une bande de détenus autour de toi. Ils se partagent un

 

sourire entre eux. Tu voudrais t’échapper par la bonde avec l’eau mais tu peux pas. Et tu sens à leur manière de bander qu’ils abondent de bonnes intentions. Ca

 

commence par l’humiliation. Tu la sens aller et venir, taper, s’enfoncer… Elle te remue l’humiliation. Tu t’y attends dans ta cellule, tu t’y prépares sur le chemin, mais

 

c’est toujours plus douloureux quand ça arrive. C’est pas le genre d’affaire où tu te dis, une fois que tu vas t’asseoir, gavé et assoupli, que c’était une formalité, plus

 

doux qu’un accouchement. Non, t’as plutôt tendance à croire qu’y’a plus d’échappatoire, que tout est bouché, qu’on te condamne encore, ça t’éduque, qu’on te

 

pilonne, raide comme la justice, orifice de l’année. Allez, bon anniversaire, tu le mérites. Au suivant. Tu reprendras bien du gâteau ? Je te passe les détails Peter.

 

Voilà les erreurs (normalement  :sarcastic:) , il peut y en avoir d'autres  :whistle:

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 09-08-2013 à 15:26:51
n°35249926
Cheroke
Chef de tribu
Posté le 09-08-2013 à 15:24:00  profilanswer
 

BoraBora a écrit :


 
 [:implosion du tibia]
 
J'ai pensé par moments à "Ce que j'appelle oubli" de Mauvignier. Je ne dis pas que tu écris aussi bien que lui ou qu'il n'y a rien à retoucher dans ton texte mais... chapeau, y'a un vrai talent, là.


 
 [:nozdormu]  
 
En plus un auteur Minuit, merci  [:ocolor]


---------------
"- Je vais lire Bataille devant Sept à la maison ! - C'est quoi ? - C'est le bouquin où ils se branlent dans des oeufs. - Quoi ?? - Bah y cassent des oeufs, y mettent leur cul dedans et ils se branlent. - C'est dégeu... Mais avec les coquilles ou sans ?"
n°35249986
Cheroke
Chef de tribu
Posté le 09-08-2013 à 15:27:27  profilanswer
 


 
Merci bien pour ce relevé  :jap:


---------------
"- Je vais lire Bataille devant Sept à la maison ! - C'est quoi ? - C'est le bouquin où ils se branlent dans des oeufs. - Quoi ?? - Bah y cassent des oeufs, y mettent leur cul dedans et ils se branlent. - C'est dégeu... Mais avec les coquilles ou sans ?"
n°35250023
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 09-08-2013 à 15:29:25  profilanswer
 


 
Point de vue forme, tout juste deux trois petites fautes d'ortho (du/dû, ballade/balade, le fameux verbe courrir) mais en première lecture y a quasiment rien à dire, le style est homogène, y a pas un mot qui sort du registre ou une expression qui fait buter au milieu du texte et lever la tête.  
 
Si on excepte la mise en page à chier :o c'est très lisible pour ça justement, la lecture n'a rien de laborieux. Pas d'exposition artificielle. Par exemple, les caractéristiques de Peter apparaissent au fur et à mesure dans le texte, on voit bien se dessiner le personnage, presque sans s'en rendre compte. Ça n'a rien à voir avec la fiche d'état-civil rentrée à la truelle dans une première page prétexte qu'on peut voir parfois.


---------------
Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°35250062
sigil
Posté le 09-08-2013 à 15:31:10  profilanswer
 

Allez, pour la seconde fois, je reposte mon prologue toujours pas fini, mais un peu avancé et un peu corrigé par rapport à vos rafales de balles.
 
Pour les coups de bâtons, merci de viser ma jambe droite, l'autre étant déjà légèrement pétée pour on ne sait quelle raison.
 
[list]Prologue
 
Les gouttes s’écrasaient sur les tuiles brûlantes. Le soleil s’effaçait derrière la cime des arbres qui entourait la ville, sa lumière se découpait à travers les feuilles. Comme tous les soirs, l’air frais et humide du crépuscule glissait sur la peau des rares villageois qui remontaient des champs. La brise emportait avec elle l’odeur de l’herbe coupée.
A l’extérieur de l’atelier, Joscelyn pouvait apercevoir les lueurs des bougies qui éloignaient les mains nébuleuses de la nuit, les étoiles qui commençaient à apparaitre dans le ciel, la forêt d’un vert vif qui paraissait infinie pour les habitants. Aussi vert que pouvaient l’être ses yeux, un vert profond, proche de l’éclat de l’émeraude. Un regard d’émeraude qui se posa d’ailleurs sur la poterie que le jeune apprenti travaillait au gré des rotations. Son estomac grondait, ses paupières cernées menaçaient de se clore d’une minute à l’autre ; pourtant il s’acharnait à continuer, malgré la faim et la fatigue qui s’amusaient à le piquer du bout de leurs lances éméchées.  
 
Il jeta un coup d’œil vers sa mère pour demander de cesser son travail, mais n’y trouva en retour qu’une once de colère. Quand le jeune homme n’était qu’un gamin occupé à jouer et libre des responsabilités qui ne le submergeaient pas encore, sa mère lui répétait sans cesse qu’il était son portrait craché. En effet, il avait hérité d’elle ses yeux verts et la noirceur de ses cheveux. L’ombre d’un sourire se dessina sur ses lèvres quand une pensée lui traversa la tête. Ce n’était pas potier qu’il aurait dû devenir, mais peintre. Portrait craché. Ou encore, viens là que je refasse ton portrait. Un rire lui échappa, alors que le jeune homme se remettait au travail. Il s’exclama un juron, quand son pot qu’il modelait s’écrasa au sol pour s’éparpiller en mille morceaux. Trop rêveur et trop distrait à regarder la nuit s’installer, Joscelyn ne s’était pas rendu compte que son œuvre avait durcie. Et qu’un homme moustachu dont le visage dépassait de la porte entrouverte signalait à Mahé de s’entretenir en privé dans la salle voisine.
 
Lui rêvait de quitter le domicile familial, de partir à la quête de l’aventure, de faire le tour du monde ; mais ses parents refusaient son envie déchirante, prétextant qu’il devrait un jour s’occuper de la boutique familiale. Ses parents. Parlons-y. Si Joscelyn ne se révoltait pas contre ses proches, il finirait comme son père : potier de père en fils, de mère en fille. Mahé, sa mère, avait été une soldate qui aspirait maintenant à l’amour de son mari et un repos bien mérité. Au moins, elle avait eu un passé bien mouvementé, contrairement à lui et son père.  
 
L’apprenti potier réfléchissait encore à l’ânerie qu’il avait dû commettre pour travailler ardemment à une heure si tardive de la journée. Le dîner avait probablement été déjà dépassé. Son regard se reposa sur les débris de son ouvrage ; sa mère s’était peut-être absentée alors que le brun restait plongé dans son travail. Elle ne tarderait pas à rappliquer par ici, alertée par la casse d’un de ses si précieux potiers. Si le jeune homme ne voulait pas être noyé sous un torrent d’injures et de réprimandes, il devrait s’empresser de ramasser les morceaux et les jeter.  
Joscelyn sursauta quand il  se rappela la cause de sa punition : une visite dans les ruines, avec un groupe de copains ; dont sa petite-amie, Aube. Ce qu’il avait vu dans cet endroit interdit n’avait rien de commun avec tout ce qu’il connaissait avant ; un immense poisson de métal qui ne disposait plus de tête. Le jeune homme ne trouvait pas les mots pour définir ce que la bande d’amis avaient trouvés.
 
Là-bas, plusieurs évènements s’étaient produits : la rencontre avec Thaurin, un voyageur qui venait d’une autre Maisonnée que la sienne. Mais laquelle ? Il l’ignorait encore. Et surtout, la découverte d’un don rare, le Lythe. Plus jeune, alors que Joscelyn allait en cours pour apprendre les rudiments de l’écriture et de la lecture ; l’un de leurs professeurs leur avait parlé des dons héréditaires qu’avaient les nobles des sept Maisonnées, chacune d’entre elles portaient le nom d’une fleur définissant et leurs dons et leurs caractéristiques. Eux n’allaient pas au Conclave réputé être la meilleure école des sept Maisonnées pour apprendre l’écriture et la lecture, loisirs que les jeunes nobles maitrisaient déjà ; mais pour apprendre l’art de l’épée et parfaire leurs dons.
 
« - Joscelyn ? »
Le jeune homme leva sa tête quand sa mère l’appela. Ses yeux s’écarquillèrent de surprise quand il la découvrit en armure légère, armée de sa lance. Pour qu’elle soit ainsi équipée ; il devait se tramer quelque chose de grave aux portes de la bourgade. Pourquoi vivait-il dans une si petite ville, à la frontière même des royaumes d’Hendör et de Chanteaume ? Il l’ignorait. Sa vie serait peut-être autrement si l’apprenti potier avait grandi à l’intérieur d’une des Maisonnées, à l’abri des guerres qui se déroulent quotidiennement aux limites des royaumes. Oh, jusqu’ici, le conflit ne frappait pas encore aux portes de la ville ; et Joscelyn savourait à chaque instant cette paix qui pouvait s’envoler à l’apparition d’une armée étrangère.
 
Un second appel de sa mère le tira de ses pensées.
 
Joscelyn s’était encore plongé dans son œuvre sans s’en rendre compte. Mahé et le soldat qui l’accompagnait se situaient proches de lui, deux brasiers colériques en guise d’yeux. Apparemment, le jeune homme devait être la cause de toute cette agitation. S’ils étaient au courant qu’il disposait du Lythe, ce don rare, l’apprenti potier ne donnait pas cher de sa peau.
 
Le Lythe, ou la magie des éléments et des bêtes qui y sont liées.


Message édité par sigil le 09-08-2013 à 15:35:05
n°35250145
Cheroke
Chef de tribu
Posté le 09-08-2013 à 15:36:08  profilanswer
 

biezdomny a écrit :


 
Point de vue forme, tout juste deux trois petites fautes d'ortho (du/dû, ballade/balade, le fameux verbe courrir) mais en première lecture y a quasiment rien à dire, le style est homogène, y a pas un mot qui sort du registre ou une expression qui fait buter au milieu du texte et lever la tête.  
 
Si on excepte la mise en page à chier :o c'est très lisible pour ça justement, la lecture n'a rien de laborieux. Pas d'exposition artificielle. Par exemple, les caractéristiques de Peter apparaissent au fur et à mesure dans le texte, on voit bien se dessiner le personnage, presque sans s'en rendre compte. Ça n'a rien à voir avec la fiche d'état-civil rentrée à la truelle dans une première page prétexte qu'on peut voir parfois.


 
 [:ptibeur:5]  
 
Reste plus qu'à continuer maintenant, le truc le plus emmerdant :/


---------------
"- Je vais lire Bataille devant Sept à la maison ! - C'est quoi ? - C'est le bouquin où ils se branlent dans des oeufs. - Quoi ?? - Bah y cassent des oeufs, y mettent leur cul dedans et ils se branlent. - C'est dégeu... Mais avec les coquilles ou sans ?"
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