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Auteur Sujet :

Ecrire un livre : vos romans amateurs (Màj du 1er post)

n°34220069
Hello Grom​it
Posté le 06-05-2013 à 15:07:20  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Je comprend pas de quoi/qui tu parles.  :??:

mood
Publicité
Posté le 06-05-2013 à 15:07:20  profilanswer
 

n°34224624
Merome
Chef des blorks
Posté le 06-05-2013 à 21:04:38  profilanswer
 

Tiens, une idée comme ça en passant, histoire de relancer le topic. Je viens de mettre en place une plateforme d'échange type "leboncoin" avec monnaie virtuelle assortie d'un revenu de base. Ce système permet à des trucs invendables (en euros) de trouver preneur. Pour la plupart d'entre nous qui ne vendons pas un bouquin, ce peut être l'occasion de diffuser ses oeuvres qui sont pourtant super-géniales n'est-ce pas ?
 
J'explique pas davantage, ce serait spammer plus que de raison : tous les détails ici : http://merome.net/monnaiem
 
(et j'y ai déjà vendu 2 bouquins :) et un pote en a vendu 4 ! Alors que ce n'est en ligne que depuis jeudi)


---------------
Ceci n'est pas une démocratie
n°34224947
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 06-05-2013 à 21:20:31  profilanswer
 

Hello Gromit a écrit :

Je comprend pas de quoi/qui tu parles.  :??:


 
pas de moi, en tout cas. http://img15.hostingpics.net/pics/761135aabela4.jpg

n°34225346
Hello Grom​it
Posté le 06-05-2013 à 21:43:05  profilanswer
 

Okkk...  [:sophiste:1]


Message édité par Hello Gromit le 07-05-2013 à 20:19:08
n°34240297
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 08-05-2013 à 09:27:41  profilanswer
 

En même temps, je suis pas le genre à me laisser abattre, autres amis qui me lisent en cachette, statistiques faisant foi. Bien meilleurs d'ailleurs que ceux de Hollande !
 
Et je resuis en vacs, Banzaï !
 
 
http://img15.hostingpics.net/pics/284570193804spicydetec.jpg
 
 

Extrait numéro 30

 
 Dans sa chambre verrouillée de l’extérieur, au palais de son père, la petite princesse Ewij Nikasek se morfondait en rêvant aux papouilles d’Alphonse-Jean. Elle ne cherchait que l’occasion de s’évader, tout en se labourant la peau des cuisses au cutter pour se donner du plaisir. Son père Admirkanj Nikasek le Premier lui faisait bonne garde, et maintenait sur sa fille une surveillance vigilante, en l’obligeant au silence et à l‘isolement. Au moins, elle était débarrassée de l’inspecteur Marlou et de Kiki Yorkshire, ce qui l’amenait à espérer d’un itinéraire individuel plus fécond, pour sortir du quotidien aliénant de l’ado qui va craquer. Si elle n’arrivait pas à se rappeler du temps qu’il faisait le jour anniversaire de ses trois ans, elle se rappelait en revanche parfaitement du premier baiser d’Alphonse. Ce con là en revanche ne lui avait pas laissé son numéro de portable, et Ewij ne savait pas comment faire pour le contacter. On lui avait vicieusement enlevé son propre téléphone. En attendant de pouvoir s‘échapper pour rejoindre son aimé, elle passait son temps libre à s’ébouillanter, en se découpant les hormones à la tronçonneuse. La meilleure solution, selon elle, aurait sans doute été de prendre des cours de pilotage afin de s’évader en hélicoptère. Elle demanderait que l’on pose l’engin de nuit sur le toit du palais pendant qu’elle droguerait la totalité de ses habitants. Peut-être faudrait-il hélas abattre le pilote convoyeur. Ensuite, elle prendrait l’air pour retrouver son amour, quand bien même il crécherait aux antipodes. Hélas, elle se doutait que son père ne lui permettrait jamais qu’elle obtienne le précieux brevet. Elle qui arrivait déjà tout juste à piloter son scooter, il n’était pas évident que ce plan aille suffisamment vite. Une deuxième idée, peut-être plus ingénieuse, germa dans sa tête. Elle était certaine qu’Alphonse irait consulter tôt ou tard sa page Facebook, elle-même étant continuellement branchée sur le site de l’église des évangiles secrètes de Saint Jean l’Apostiche de la Jésuralem Céleste. Comme elle avait toujours son ordinateur, elle pourrait donc y laisser à son intention un message codé. Cherchant sans plus attendre dans l’annuaire, elle en dégagea une liste de noms, car ceux-là, grâce à la perspicacité hors du commun d’Alphonse, donneraient à ce dernier la clé de l’énigme. Elle coucha aussitôt sur une feuille le fruit de ses cogitations :
 
Grégoire Huit  
Ashley de l’Alhambra
Régis Toi
Bertrand Cassolette
Philippe Dans  
Bernadette Magne  
Denise Jours  
Enzo Alou-Verture
 
 Il y avait un intrus, c’est là que résidait pour Ewij l’astuce imparable qui permettrait de déjouer tous les soupçons. Le plus dur était de faire admettre à son père que les soirées mousse du club l’Alhambra lui manquait si fort qu’elle allait se suicider à coup de cutter. Mais elle avait la peau déjà si salement entaillée qu’elle pouvait s’imaginer crédible. Sitôt dit, Sitôt fait, elle tapa le dernier nom sur un chant de victoire et balança la sauce. Seulement voilà, les services secrets du Gurukislapet étaient des gars plutôt matures, ils ne mirent que trente secondes pour comprendre où elle voulait en venir. Sans parler de Marlou qui surveillait le web entre deux films de boules. Ok, on y était, il suffisait de se pointer aux portes de l’Alhambra pour coincer l’Alphonse. L’inspecteur brancha Gino et l’Obusier, excités comme deux féroces branleurs à l’idée de se farcir un guru. Mis au parfum, Kiki Yorkshire fila le deal à son pote Jack Russel, trop content de l’éloigner de Babe s’il acceptait de suivre. Babe tiendrait la taule toute seule en attendant. Gino était certain qu’elle allait transformer les recoins sombres du Lagon Bleu en féerie envoûtante, suivant la règle d’or de « tu payes d’abord et tu te barres ensuite», après avoir admiré les plumes de Babe peu à peu dévoilées sur le grand piano. Voilà une équipée qui satisfaisait au plus haut point l’inspecteur Marlou, même si la proximité de Gino allait être éprouvante, vu qu’il puait sous les bras comme un putois amoureux. Derrière les vitres teintée d’une belle  limousine, ils dégommèrent du paysage pour se rendre au Gurukislapet, en évitant soigneusement le palais. Marlou ne voulait pas qu’Ewij le sache dans les parages. Sans compter Kiki, qui risquait à tout moment le dérapage verbale pour rabattre le caquet de la gamine, les dents sorties comme un jeune loup. En dépit d’une carrière solo en pointillé, l’Obusier était désormais l’ombre de son patron, lequel exploitait à merveille la rugosité de ses raisonnements, parce qu’il allumait les mèches comme personne et qu’il savait faire voltiger le plomb mieux que les autres. En tout cas plus vite.  
 
 Ils garèrent le carrosse devant un modeste boui-boui de Garatonku, la capitale du Gurukislapet. Une fois déballées les valises dans les chambres, ils descendirent pour jouer au billard, une bière à la main. Jack Russel les gratifia pour le fun d’une musique toxique à la gratuité parfaite, lâchée en vrilles par les basses de son fion. Tout allait pour le mieux en attendant le grand soir, prévu dans huit jours.

Message cité 1 fois
Message édité par talbazar le 08-05-2013 à 09:29:30
n°34255549
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 10-05-2013 à 11:56:59  profilanswer
 

http://img15.hostingpics.net/pics/205967couvfionmodel0021copiecopie.jpg

 

Extrait numéro 10

 

Il fallu s’arrêter, car Logan, le cheval d’Erald, était un hybride rechargeable. La forêt de la Kounass bruissait des mille cris de ses gorges muettes. Le silence assourdissait l’atmosphère et les feuilles des arbres frémissaient comme le souffle de dieu, crissant sans écho dans un murmure permanent. Sans rien dire, la communauté de la gnôle parlait bas, impressionnée par la majesté de cette touffeur humide, qu‘elle traversait lentement à la queue leu-leu. Ils parvinrent au pied d’une immense cascade, dans le bassin de laquelle Helga lava son bassin et quelques une de ses culottes, en utilisant de la saponaire mêlée de cendres. Puis, fouillant Helga en même temps que les environs, Erald trouva une caverne si grande qu’elle aurait pu facilement loger toute la connerie humaine. Examinant la paroi, Mirlen constata que les murs suintaient en permanence, car la chute d’eau n’était guère éloignée. C’est pourtant dans cet abri peu engageant qu’Erald décida qu’ils passeraient la prochaine nuit. Belbit alla glaner du bois, non avoir rendu son hommage à quelques troncs. Helga disposa des peaux de biques à l’entrée de la grotte, puis elle se beurra intégralement le corps avec de la graisse d’auroch, avant de s’allonger quasiment nue pour profiter du soleil, une paille à la main. Erald fit tourner la gnôle :

 

– Nous voilà diantre pas si mal.

 

– Oui, mais prenons garde, sorcière Gisèle nous a bien dit de rester prudents et groupés, dans la forêt de la Kounass.

 

– C’est vrai, ajouta Mirlen, cet endroit n’a point été arpenté par pied d’homme depuis des milliers d’années.

 

– Pourtant, le coupa Helga, il me semble ressentir une présence dérangeante. Elle fixait Belbit qui s’était installé juste en face d’elle pour la mirrer en douce, avec un certain culot.

 

– On ne peux pas juger pour l’instant sans faict concluant, ni sans témoignage, d’une fourberie de la Kounass, ni d’une vilenie d’icelle. Mais disant ces mots Hivalanoué avait tout de même sorti sa grande épée qu‘il planta dans la terre devant lui.

 

– Si fait, balançons la gnôle et gardons cœurs hardis.

 

Erarl et Helga marchèrent dans la grotte le cœur bandé, à la recherche d’un coin peinard pour copiner. Sans point omettre auparavant de se laver les mains et de se couper les ongles, car c‘était vendredi de carême. Helga rongea ce qu’elle pensa être le pouce d’Erald, vu qu’elle n’y voyait rien. L’endroit était en effet très obscur et la lumière du jour avait totalement disparu. Dehors, Hivalanoué et Belbit hastaient les chevaux pour les attacher, car le premier disait avoir repéré figures de loups dans les fourrés. La robe d’Helga, qu’elle avait finalement remise, fut délassée et rompue car Erald semblait atteint de fièvre tierce, tanstôt d’un côté, tanstôt de l’autre, comme atteint du haut mal. Bref, il travailla comme il était accoustumé de tourmenter son Helga. On termina de préparer le bivouac à leur retour, sous les regards suspicieux que Belbit leur jeta, comme condamné à mort. Lui n’avait pas d’épée pour se défendre ou attaquer, mais juste une méchante fourche de ferque. Après avoir trinqué la gnôle, il fut comme par hasard le premier à profiter des commodités creusées franchement à l’écart. On fabriqua des torches pour éclairer la grotte, qui brûlèrent plus tard fort long en la nuit.

 

–Tu vois, expliqua Mirlen à Belbit, en remuant ses braises sur le feu, l’union d’Erald et d’Helga symbolise l’union du soleil et de la terre pour produire le blé et l’oseille.

 

– Par Kramouille, fille d’un géant du monde souterrain, je ne savais point que la turlutte faisoit bon engrais !

 

– Si fait, Belbit, c’est gravé sur tous les casques des guerriers.

 

– Le blé et l’oseille, tu parles, Helga est une esclave sexuelle, provenant de l’ancienne ville de Mouyse.

 

–Tu parles trop, petit homme, soit prompt à esquiver un jour ou l’autre le poing d’Erald sur ta face hirsute.

 

– Par Kramouille, il se fait que j’ai grand soif, à présent !

 

Ors, un grand dragon habitait cette caverne. Il avala Mirlen pendant qu’il dormait et recracha du vieux. Alors que Mirlen s’époussetait en jurant, tous prirent leurs armes devant cette menace, y compris Helga qui brandissait un redoutable canif forgé à Fion. Le monstre était un mangeur d’homme, sans détester les femmes. Le dragon s’empara des fesses de Belbit dans ses puissantes mâchoires, pour s’y introduire, mais la lame d’Hivalanoué ne parvenait pas à percer la couenne de la bête, laquelle s’avançait toujours sur eux dangereusement. Elle avait la forme d’un serpent à pattes, battait des ailes et fumait par les narines. Mirlen n’avait que son grand bordon, mais il cherchait les couilles. Manque de bol, il se rendit compte que c’était une femelle, et que son bordon faisait au dragon un puissant effet. L’horrible dragon montra des signes d’affaiblissement, et le flot de son souffle venimeux diminua à diantre pour finir par grognements de plaisir. Voyant la bête faiblir, Hivalanoué visa l’œil avec une lance et toucha mortellement la dragonne battant de l’aile, qui s‘affaissa comme un sac en croco. Ensuite on grilla le cœur du dragon pour un barbecue improvisé devant la grotte. On arrosa de gnôle et Hega dansa dans les flammes, ensuite elle se brûla les doigts lorsque sa langue toucha sa bouche. En dépeçant le dragon, Mirlen constata sur l’épaule une tache de vin. Il était près à consigner sa découverte sur son manuscrit, mais Belbit rectifia en avouant avoir renversé sa corne de Bordeaux supérieur sur le cadavre, en voulant jouer au foot avec un œil. Helga improvisa un chant pour Hivalanoué qui les avait tous sauvé :

Enveloppé par la brume bleue
Tu chassas la bête sauvage
Dans l’enfer de la grotte
Mais ce n’est point raison
Dans l’enfer de nos grottes
De ruer comme bête sauvage

 

Belbit soignait ses blessures en compagnie de Mirlen, outragé que l’on puisse offrir toute la gloire à Hivalanoué, pendant que lui avait failli se faire bouffer le cul par le monstre. Toute la région résonna de ses cris qui montaient jusqu’au ciel. Sans compter la trompette de son corps. Helga essaya de l’en empêcher, elle lui montra même une de ses chevilles, mais en vain. Alors le chevalier Erald de Bavevieux s’approcha et lui en colla une, et puis une autre, ce qui le fit taire.

 

– Arrête tes braits, ou je vais brandeler mon épée sur ta machine à bruire.

 

– C’est pas parce que Messire à les faveurs de dame Helga qu’il faut venir m’houspiller de la sorte.

 

– On en recausera. Il enfonça une pointe dans les blessures du Huelabit.

 

Il fut temps d’évacuer la caverne, en laissant aux corbacs les restes du dragon pourissant.  La forêt de la Kounass ne semblait pas avoir de limite. On la disait hantée par des fantômes étranges et horribles. C’est pourquoi avant de partir on avait sacrifié deux sangliers pour s’attirer les bonnes grâce de Sainte Kramouille. Mirlen collait son oreille au sol pour écouter le pas des oiseaux, et Hivalanoué chevauchait en silence, au contraire d’Erald et d’Helga qui paradaient en pleine fête nuptiale. Abandonnant pour un temps la compagnie des troncs, Belbit du attendre trois jours en maugréant pour que se répare la peau de son postérieur.
 


Message édité par talbazar le 10-05-2013 à 13:33:00
n°34267334
crabe_sava​nt
Savant, vraiment ?
Posté le 11-05-2013 à 22:09:11  profilanswer
 

C'est quoi ce trip sur le trône de fer :D
Je débarque, mais est-ce que quelqu'un peut me dire s'il y a un topic "écriture" pour textes à thèmes ?
 
Genre on lance un sujet, et les textes sont postés dans les x jours...

n°34267723
Cheroke
Chef de tribu
Posté le 11-05-2013 à 22:44:30  profilanswer
 

Y'a ici : http://forum.hardware.fr/hfr/Discu [...] 4933_1.htm


---------------
"- Je vais lire Bataille devant Sept à la maison ! - C'est quoi ? - C'est le bouquin où ils se branlent dans des oeufs. - Quoi ?? - Bah y cassent des oeufs, y mettent leur cul dedans et ils se branlent. - C'est dégeu... Mais avec les coquilles ou sans ?"
n°34267971
crabe_sava​nt
Savant, vraiment ?
Posté le 11-05-2013 à 23:04:47  profilanswer
 

Merci :)

n°34268271
Cheroke
Chef de tribu
Posté le 11-05-2013 à 23:45:19  profilanswer
 

:jap:


---------------
"- Je vais lire Bataille devant Sept à la maison ! - C'est quoi ? - C'est le bouquin où ils se branlent dans des oeufs. - Quoi ?? - Bah y cassent des oeufs, y mettent leur cul dedans et ils se branlent. - C'est dégeu... Mais avec les coquilles ou sans ?"
mood
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Posté le 11-05-2013 à 23:45:19  profilanswer
 

n°34270446
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 12-05-2013 à 12:25:58  profilanswer
 

crabe_savant a écrit :

C'est quoi ce trip sur le trône de fer :D.

 

Sans conteste le plus grand roman Fantazy connu à ce jour. Mais attention, il n'est pas le seul, surtout que c'est dimanche, aucune excuse :

 

http://img4.hostingpics.net/pics/812927Harlequin36241copie.jpg
http://img4.hostingpics.net/pics/355144bandeaucopiejpgaut.jpg

 

Extrait numéro 11

 

Le 215 chauffait anormalement et risquait à tout moment de prendre feu, à cause de l’effet de chair. Bien sûr, le docteur Jason tenta de le refroidir dans le rituel de la confession catholique, mais l’autre était devenu un Tchernobyl humain. A cause de la chaleur, Gwendoline fut obligée d’enlever sa blouse, sous laquelle elle arborait une adorable lingerie panthère, haut et surtout bas d‘une vulgarité optimum. Tout en faisant mine de ne pas la regarder, Jason enfila au contraire sa combinaison anti-fièvre, afin d‘approcher sans risque le malade. Le toubib était tellement beau que Gwendoline fut à deux doigts d’enlever le reste. Afin de prévenir tout risque d’embasement, Babette attendait derrière, avec un extincteur à la main. Toutes les deux, elles ne s’adressaient presque plus la parole, en dehors des nécessités de service, ce qui avait failli échapper presque totalement à leur patron. Jeanne vint les prévenir que le commissaire Mensinq attendait dans le hall, pour interroger Gwendoline. Ce n’était pas vraiment le moment, répondit Jason, avec la pensée furtive, vite oubliée, que Jeanne vienne faire écran de son corps pour absorber la chaleur radiante dégagée par le 215.

 

– Je vois, il est pris par la fièvre du samedi soir.

 

– Que devons-nous faire, docteur ?

 

– Opérer à cœur ouvert, mais je manque de temps. Je lance le pari fou de faire tomber la température en lui faisant écouter le premier quarante cinq tours de Mireille Mathieu. Par musicothérapie suisse.

 

– C’est admirable, de cette façon nous opérerons à l’origine du mal. Gwendoline ne se lassait pas d’engouer le courage de Jason, qui le poussait à prendre tous les risques, sans s‘encombrer des états d‘âme. Ah se disait-elle, mais pourquoi les relations homme-femme sont-elles si compliquées ?
 
 Comme il l’avait prévenu, Jason plaça son MP3 sur les oreilles du flambé, pour lui faire écouter l’ancienne chanteuse préférée du général De Gaulle. La température corporelle du 215 retomba de suite dans une norme respectable, Babette rangea l’extincteur. Elle constatait seulement, pour sa part, qu’une absence trop fréquente du docteur Jason la faisait souffrir un peu plus chaque jour. Le 215 brassait l’air, comme au sortir d’un long fleuve tumultueux, en priant qu’on arrête la musique. Jason  se tourna fièrement vers ses collègues :

 

– Je suis plus serein dans une démarche individuelle, malgré mes incertitudes.

 

– Oui, dit Gwendo, c’est une question de caractère. Je comprend, c’est également pour ça que j’ai adopté un jour cinq chatons abandonnés.

 

Babette ronchonnait tout bas dans son coin, traquant les miettes de suie que le 215 avait laissé sur le lit en commençant à se comburer :

 

– Je trampoline, tu trampolines, il trampoline, nous trampolinons…  Elle retrouva un fragment d’os provenant de la jambe d’un malade mort depuis cinq ans, qu’elle vira dans une poubelle avec les cendres.

 

– Laissez ça, Babette, c’est à Jeanne de le faire. Il se demandait en même temps si Babette était ce genre de femme à se laisser filmer pendant ses ébats amoureux. Et Gwendoline, comment regardait-elle son métier, sa notoriété, son avenir ? Elles passaient leur temps à s’envoyer des lettres anonymes et des propos vengeurs. Gwendo était la mieux placée pour coiffer Babette au poteau dans le désir de Jason, encore fallait-il que cette dernière se surpasse, car Gwen avait reçu du diable le don de se mettre en jambes. Si Mensinq voulait retrouver son coupable, il faudrait lui aussi qu’il se mette à comprendre les mécanismes de la mode. Il se rappela justement que le commissaire attendait dans le hall.

 

– Gwendoline, le commissaire vous attend.

 

Mensinq roupillait sur son fauteuil, en rêvant d’un vol de routine, le sommeil avivait en particulier sa vision réaliste de l’univers enchanteur des anciennes colonies. Il fut réveillé en douceur par Jason, qui lui colla ses oreillettes où couinait toujours Mireille Mathieu. L’effet magique se dispersa lentement, alors que Jason et Babette s’éclipsaient, le laissant seul avec Gwen dans un bureau réquisitionné. Mensinq observa longuement sa proie sans rien dire. Il savait déjà que Gwendoline avait hérité de la belle maison familiale qu’elle occupait officiellement. Et toute une foule d’autres choses, comme la marque préférée de ses collants. Il savourait surtout le fait de subodorer qu’elle puisse coucher avec son patron. Pas déguuelasse d’ailleurs, la minette, elle lui faisait un petit quelque chose. Puis sa femme lui revint en mémoire comme un coup dans la gueule et il opta cette fois pour une lumière tamisée. Le cliquetis des brancards qui roulaient dans le couloir s’estompa finalement pour disparaître tout à fait, faisant ainsi place au grand silence de la posture réglementaire pré-interrogatoire.

 

– Nathan Gwendoline, les ampoules de la chambre 112 sont-elles à vis ou à douille ?

 

– A vis.

 

Cette infirmière témoignait d’un aplomb positif, loin du stress post-traumatique de Jeanne Hachette. Elle aurait certainement su s’intégrer avec le plus grand succès dans une troupe de majorettes, et il n’était guère étonnant qu’elle ai des visées sur le chirurgien. Comme à chaque fois qu’il interrogeait un suspect, Mensinq l’immergeait dans un univers différent. La clinique Saint-Bernard ne manquait pas de baignoires, mais il savait qu’il devait opter pour une méthode plus adaptée à ce témoin. Sans lui laisser plus de traces qu’à Jeanne, avec qui il était allé sans doute un peu fort. Il se rappela un fameux dérapage personnel, lorsqu’il avait pisté les traces du tueur au nounours et qu‘il l’avait plongé trop tôt dans du ciment à prise rapide. Il observa Gwendoline, longuement, puis il plissa finalement les yeux et lui demanda de parler sans honte de sa première fois, de ses doutes avant de sauter le pas, sans omettre un seul détail. Elle parla vaguement d’une créature maléfique et fit preuve d’un grave manque de dignité en s’accusant d’une mémoire soudain défaillante.

 

– Et aujourd’hui vous êtes amoureuse de votre chef, qui ne vous prête aucune attention.

 

Gwendoline aurait bien tenté de se faire passer pour une autre, mais la vérité la rattrapait. Elle qui tentait péniblement de découvrir l’origine et le mystère de son attirance pour le docteur Jason. Elle livra à Mensinq son numéro de sécurité sociale perdue dans le brouillard de ses réflexions.
 
– Vous envoyez des lettres de menaces à Babette Gallimard, pour qu’elle raison ? Il avait dans ses mains l’une de ces missives remises par Mensinq de la part de Babette, lorsqu’elle était venu porter plainte au commissariat. Sa mauvaise tension était en train de s’accroitre. Une seule bafouillerie de Gwendoline, pour l’instant enfermée dans un mutisme profond, serait sans doute synonyme de brutalité. Il était doué de la terrible propension à dominer plus faible que lui.

 

– Rien que pour ça, je pourrais vous arrêter et vous conduire aux travaux forcés.

 

– Je n’ai pas signé.

 

– Vous venez d’avouer.

 

– Elle fait pareille.

 

– Avec moins de fautes. Il s’approcha ostensiblement, elle venait d’avouer, elle était à lui. Tu veux baiser avec Halrequin pour améliorer tes opportunités de carrière ?

 

– Mais pas du tout, de toute façon cela n’existe pas dans la clinique Saint Bernard.

 

– Ah bon, c’est de la cardiologie, alors. Il se tenait juste derrière elle et lui toucha l’épaule. Il se demanda un instant si elle ne cachait pas de la dope dans les bonnets de son soutien-gorge, puis il se dit que non, cette fille avait l’air saine, il faudrait qu’il trouve un autre prétexte. Il possédait une imagination fertile.

 

– C’est vous qui avez placé du jus d’orange dans la perf du 112 ?

 

–  Jamais je ne ferai ça, vous êtes fou ?

 

Elle pris la baffe à revers, dont elle avala deux ou trois bouffées.

 

– Ecoute petit connasse, je souhaite seulement gagner mon billet pour la finale, alors tu mélanges pas les rôles. Je n’aime ni l’impertinence, ni l’originalité. Il jetait de temps à autre un coup d’œil à son détecteur d’anomalie portatif, relié depuis le début de l’entretien au petit doigt de Gwen.

 

– Avouez que ce n’est pas normal de ne pas avoir un petit ami légitime.

 

– Beaucoup de gens tombent amoureux alors qu’ils sont déjà en couple, vous savez.

 

Mensinq mit en œuvre le temps d’une torgniole un moyen moderne d’investigation. Cash game. Gwendoline perla un peu de sang sur le coin de sa lèvre.
– Vous saviez que Jeanne Hachette revend des seringues aux gars de la rue ?

 

– Tout le monde le sait.

 

– Et qu’elle vend des sex-toys à domicile ?

 

– Non, ça je l’ignorais.

 

– C’est vous qui avez placé du jus d’orange dans la perf du 112 ?

 

– Non je le jure, d’autant plus que je n’étais pas là. Ni avant, ni après.

 

– On tourne en rond. Pourquoi ces lettres. Par jalousie ?

 

– Si on veut. Les larmes de Gwendoline remontèrent à la surface, en se mêlant au sang. Mensinq lui proposa un mouchoir et s’arrêta à temps pour ne pas lui ordonner d’examiner ses seins. Il replongeait tout à coup dans une affaire de grand-mères disparues dix ans plus tôt. Avec le même sentiment d’impasse. S’il ne pouvait prouver que Gwendoline était la tueuse du 112, il devait se concentrer sur Babette Gallimard, qui avait tout l’air d’être une tête brulée, surtout depuis l’intervention du 215. Il se rendait compte d’un certain piège et fut tenter d’user avec son témoin d’un certain no limit. Mais il craignait de forcer Gwendoline à se lancer plus tard dans une cavale sanglante, comme à la télé, pour justifier de son innocence. Il s’intérressa aux messages de son téléphone portable, et constata deux appels de Babette Gallimard à six heures du matin. C’était ainsi que le docteur Jason Halrequin encourageait Babette à réveiller tout les matins Gwendo, pour renforcer la cohésion de son équipe. L’une des deux, pourtant, selon les conclusions les plus pessimistes du commissaire Mensinq, perdrait sans doute l’espoir d’être aimée par le toubib et se verrait ensuite contrainte de faire un mariage de raison. Il laissa partir Gwendoline, ce genre de fille blonde qui aurait de toute façon le plus grand mal à supporter l’arrêt de la drogue. Par la vitre dépolie, Mensinq regarda s’éloigner l’infirmière à la recherche de celui qui faisait battre son cœur. Lui se fiait plutôt à ses goûts culinaires pour conserver l’amour de sa femme.

 


Message édité par talbazar le 12-05-2013 à 12:39:30
n°34279665
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 13-05-2013 à 07:17:05  profilanswer
 

http://img15.hostingpics.net/thumbs/mini_305314aaaaakillers7copie.jpg

 


Extrait numéro 31

 

Dans les rues de Garatonku, capitale du Gurukislapet, les conducteurs de char roulaient des chenilles et portaient les couleurs du pays, rouges, blancs, bleus, verts ; tout ça pour une broutille visant le renversement d’Admirkanj Nikasek. Il fallait constamment et en tout lieu montrer son identité, c’est pourquoi Marlou, Gino et l’Obusier se les étaient brochées sur le costard. Kiki et jack, quand à eux, les arboraient fièrement sur leur collier. Kiki s’en foutait puisque sa carte était fausse, bricolée à Rotterdam en plus de son carnet de vaccination, par le talentueux Queue de Velours. Pour se faire plus discret et rôder plus à son aise aux abords du palais, Jack Russel s’était déguisé en chien blessé auquel on a fixé des roulettes. Il se trainait en couinant de ses roues que l’Obusier avait emprunté à une poussette isolée, après quelques risettes à son légitime propriétaire. Alphonse-Jean-Justin connaissait Kiki et risquait de le reconnaître, mais Jack était pour lui un parfait inconnu, handicapé et le cul dans une brouette, qui plus est. On se posta en face de l’Alhambra, deux jours avant, pour voir de quoi le club avait l’air et repérer les proches environs. Aucun des trois hommes et des deux chiens ne voulait laisser sa chance au guru, et tous désiraient lui couper toute position de repli. Vingt fois par jours, l’Obusier huilait son gros  magnum. Précisément, Marlou terminait de graisser son propre colt lorsque son téléphone chanta la Traviata.

 

C’était Number Three qui donnait des nouvelles. Une révolution chatouillait les rues de Garatonku et le Président Nikasek prenait les mesures nécessaires pour résorber la crise. Alphonse-Jean-Justin de Saint Exupéry allait sans doute se rendre au Gurukislapet, où les services secrets s’occuperaient de lui, elle donnait donc son congé à Marlou, avec ses remerciements. Pour éviter la faillite personnelle, sans compter les salaires de Gino et de l’Obusier qui restaient à verser, Marlou déballa son sac sur le conseil rapide de kiki :

 

– Je suis ici aussi, je le coincerai moi-même comme prévu, avec quelques associés qui m’accompagnent. Ce qui coûtera le prix prévu. Vous n’aimeriez pas que je rejoigne les rebelles, n’est-ce-pas ?

 

– Si vous êtes à Garatonku, rendez-vous à « La truie qui se mouche », ce soir 19 heures, seul.

 

– Kiki Yorkshire sera avec moi.

 

– Si vous insistez.

 

– Il fait parti d’une nouvelle génération de casse-couilles, je vous l’accorde, mais sur un run de trente secondes, il bat tout le monde.

 

– Le président Admirkanj Nikasek veut que ça aille vite, vu le contexte, et surtout il tient à en mettre plein la vue. Pas de problème particulier pour notre contrat, rassurez-vous, la Fondation Abbé Pierre nous a beaucoup aidé, nous vous paierons le prix convenu en échange de la tête d’Alphij.

 

Marlou éprouvait une certaine forme de gaule indiscrète à savourer l’idée qu’il allait se taper un resto avec la sublime N° 3. Et plus, puisqu’il y aurait affinité. A 19 heures, il s’installa à la table réservée pour eux à La truie qui se mouche, vu qu’il était arrivé le premier. La serveuse était charmante, aussi jeune que jolie, et lui apporta au moins douze ans d’âge pour le faire patienter, en plus d’un bol de Martini rouge pour Kiki, qui préféra s’asseoir par terre. En particulier parce que c’était la zone idéale d’un Yorkshire lubrique pour mater.

 

– Avoue le Marlou, t’en pinces pour ta trois.

 

– C’est pas faux, mec. Dans un premier diagnostique. Elle m’a l’air imposable sur les grandes fortunes.

 

– Je parlais pas de flouze.

 

– Ah ok, tu veux parler de ses miches ?

 

– Non, je dis que t’as pris un ticket.

 

– Je préfère la sauter que de me faire pêcheur aux îles Féroé.

 

– Et moi je me fais chien de bédouin si tu dors tout seul ce soir.

 

– Attend de voir, elle est pas là encore.

 

– Et les micros, tu sais qu’elle entend tout ce qu’on dit, là ? Et tous ces faux clients, c ‘est des mecs des services secrets !

 

Marlou dégagea sa veste pour montrer un micro qui dépassait de la poche :

 

– Gino et l’Obusier aussi nous écoutent.

 

– Et les mecs, fit Kiki en sautant jusqu’au micro, je déconnais pour le chien de bédouin.

 

La serveuse leur apporta des cacahuètes, en plus d’un sourire de hollandaise.

 

– Et marlou, tu savais qu’il faut une heure de marche pour éliminer deux poignées de cacahuètes ? Enfin nous les Yorks, on s’en fout. On élimine bien autre chose.

 

Marlou ne l’écoutait pas, car Number Three s’avançait lentement vers lui. C’est dans ces occasions là que l’inspecteur était content de ne pas dormir dehors ni faire la manche dans la rue. Number Three rata la marche et s’étala devant tout le monde. Elle était fascinante d’humour, et par miracle ne s’était pas brisé le col du fémur. Sa chevelure rousse savamment négligée, coiffée non sans espièglerie, en faisait une femme vertueuse, mais pas trop.

 

– Gaffe Marlou, jappa Kiki, pas de lapsus, de pet, de gamelle, sinon c’est le râteau. Et la branche pas sur tes prouesses sexuelles, surtout pas.

 

– Ta gueule Kiki, et bois ton Martini.

 

N° 03 tourna doucement sa tête admirable sur sa nuque gracile. Au ralenti, Marlou senti l’air se déplacer, comme si le tiède Simoun du désert venait l’envelopper au pied de la dune. Le pire fut lorsqu’elle décida de sourire. Ses dents magnifiques étaient sur la voie de la réparation. Il cessa d’être avec tous les faux-clients dans la moquerie humiliante pour se lever et l’inviter à sa table. Surtout que c’était elle qui raquait, en fin de compte.

 

– Bonsoir, inspecteur Marlou.

 

– Mes hommages, Number Three. Il lui baisa la main, pour le moment.

 

– Notre président à vie élabore une nouvelle stratégie. Comme Amirkanj Nikasek ne peut pas défouler toute sa colère contre les terroristes, car ce sont aussi des électeurs, il va la retourner contre eux, en utilisant la honte.

 

– C’est très ingénieux. La chose la plus extraordinairement érotique était que ses lèvres peintes d’un rouge-vif bougeaient quand elle parlait.

 

Deux types au bar faisait semblant de se retrouver entre collègues, après le travail, pour boire un verre. Mais leurs œillades en toupie sur la salle du restaurant ne trompaient personne. Marlou ne pouvait détacher son regard de N° 03. Enryô, ce mot japonais trottait dans sa tête, parce qu’il signifiait la retenue, l’obéissance à la hiérarchie, la conformité sociale. Elle l’empêchait de se concentrer uniquement sur ses beaux nibards. Prenant une longue inspiration par les narines, il réajusta son costard de Shogun et tapota son colt qui trainait dans sa poche :

 

– Dans moins de deux jours, je ne vous mens pas, St Exupéry est à vous.

 

– Qu’il meurt carbonisé, étranglé, empoisonné, noyé, perforé, de notre côté on n’en a rien à talquer.

 

– Il n’aura pas le temps de lire le menu, c’est assez clair, mais ce n'est pas comme nous !

 

– Vous avez raison, inspecteur, profitons de la vie quand il est temps. Je vous imagine mal en pêcheur aux îles Féroé, figurez-vous.

 

Sur un signal nerveux, les vaisseaux sanguins du visage de N° 03 se dilatèrent pour faire battre le cœur de Marlou. Par respect de cet instant, Kiki abandonna l’idée de faire le caniche sur la jambe de la troisième.


Message édité par talbazar le 13-05-2013 à 07:39:57
n°34279816
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 13-05-2013 à 08:31:37  profilanswer
 

talbazar a écrit :

En même temps, je suis pas le genre à me laisser abattre, autres amis qui me lisent en cachette, statistiques faisant foi. Bien meilleurs d'ailleurs que ceux de Hollande !


 
Si tu parles des chiffres rép. vs lus sur ce topic, y a peut-être une explication :o
 
C'est vrai que le topic n'est pas très vivant, OK, mais avec quasiment aucune réaction à tes posts tu penses vraiment être lu ? Est-ce que tu ne risques pas plutôt de décourager d'autres participants et de noyer les messages des autres (surtout si y en a un tous les deux mois) ?


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Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°34279981
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 13-05-2013 à 09:10:10  profilanswer
 

Un participant sans courage, c'est un jour sans soleil.http://img15.hostingpics.net/pics/743423imagesWXS.jpg
absence de réaction signifie nullement ne pas lire, je ne noie que le ricard.
c'est vrai aussi qu'il s'agit ici de la haute teneur d'un topic de corrections.

n°34280514
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 13-05-2013 à 10:10:08  profilanswer
 

[:cacatomique:4]


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Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°34281139
TrakT
Do nothing.
Posté le 13-05-2013 à 10:59:37  profilanswer
 

talbazar a écrit :

absence de réaction signifie nullement ne pas lire, je ne noie que le ricard.


 
Ah je te garantis que si  [:mixmax:3]


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The world is fucked, and you cannot unfuck it - Freddie Mercury said : "Nothing really matters". So do nothing.
n°34282308
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 13-05-2013 à 12:05:46  profilanswer
 

et pourquoi tu l'as pas dit avant ?  
ben oui c'est le propre de l'amateurisme de se cogner des salles vides. Si beaucoup l'intégraient, à défaut de l'accepter, ça les soigneraient du succès.
Bon, ben d'accord, que ce top aille vivre sa vie. OK http://img15.hostingpics.net/pics/737446images565.jpg

n°34282756
Grenouille​ Bleue
Batracien Azuré
Posté le 13-05-2013 à 12:39:50  profilanswer
 

Je pense que c'est mieux, en effet. D'autant plus que tu as un topic sur ton encyclopédie, sur lequel on peut te retrouver :D
 
Si le topic meurt de sa belle mort, eh bien nous le ressusciterons, et nous verserons sur sa mémoire chère quelques larmes de Chambertin :o


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Ma chaîne YouTube d'écrivain qui déchire son père en pointillés - Ma page d'écrivain qui déchire sa mère en diagonale
n°34284768
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 13-05-2013 à 14:55:57  profilanswer
 

Grenouille Bleue a écrit :

Je pense que c'est mieux, en effet. D'autant plus que tu as un topic sur ton encyclopédie, sur lequel on peut te retrouver :D
 
Si le topic meurt de sa belle mort, eh bien nous le ressusciterons, et nous verserons sur sa mémoire chère quelques larmes de Chambertin Khaÿvin723 :o


 
 [:aloy]


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Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°34301125
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 14-05-2013 à 15:50:23  profilanswer
 

Quand je pense que vous échapperez à la grande fresque historique d'ores et déjà mise en chantier :

 

L‘épilée du Nil.
 Vie romancée de Siphilis, le crocodile de la reine d’Egypte Néefieretarée.http://img4.hostingpics.net/pics/681399Sanstitre04copie.jpg


Message édité par talbazar le 14-05-2013 à 15:51:49
n°34301230
TrakT
Do nothing.
Posté le 14-05-2013 à 15:57:10  profilanswer
 

talbazar a écrit :

 
ben oui c'est le propre de l'amateurisme de se cogner des salles vides. Si beaucoup l'intégraient, à défaut de l'accepter, ça les soigneraient du succès.


 
[:ddr555]
 
Tellement vrai  [:clooney16]


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The world is fucked, and you cannot unfuck it - Freddie Mercury said : "Nothing really matters". So do nothing.
n°34301283
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 14-05-2013 à 15:59:37  profilanswer
 

de se cogner de sales vides, aussi.
 
c'est du Talbazar, et c'est pas forcément évident à produire, ni à lire, et ouais.

n°34301308
TrakT
Do nothing.
Posté le 14-05-2013 à 16:00:39  profilanswer
 

talbazar a écrit :

de se cogner de sales vides, aussi.
 
c'est du Talbazar, et c'est pas forcément évident à produire, ni à lire, et ouais.


 
Pour côtoyer pas mal de "cinéastes" amateurs qui pètent plus haut que leur fondement, je ne pouvais que souscrire :o


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n°34301645
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 14-05-2013 à 16:20:04  profilanswer
 

on est souvent jeune et amateur, l'ambition prend acte dans l'expérience, ou avorte par essence. Mais comment ne pas y croire, quand il s'agit de soi ?
 
Séquence indulgence. http://img4.hostingpics.net/pics/178793gogolbordelorockerviolon.jpg

n°34308408
Profil sup​primé
Posté le 15-05-2013 à 09:34:50  answer
 

Un petit extrait de mon bouquin dont le lien est en signature :o
 

Citation :


Flumozax 500.  Qui trouvait ces noms à la con ?  
 
J'avalais un des cachets, ouvrant la boite dans la rue même. Il avait un léger goût de citron. Le docteur me les avait prescrit indiquant qu'ils ne feraient rien d'autre que « d'assurer une grande décontraction ». Je m'éloignais de la pharmacie du bas de ma rue, avant de rejoindre mon petit chez moi. Une pluie battante commençait à tomber et me fit forcer le pas.  
 
Nouveau riche que j'étais, pendant que je surveillais les lumières de mon installation illégale de cultivateur de réseau numérique illicite, je me cuisinais un pavé de saumon avec des pâtes ET une sauce. Je pouvais me permettre cette vie fort byzantine ; depuis ma dernière conversation avec Stéphane une vingtaine de comptes avaient déjà été créés sur le système. Le soir, les téléphones s'activaient autant de fois, et dès qu'ils avaient pris l'appel restaient en communication pour certains jusque trois heures du matin. Et ça n'était que la troisième soirée. Stéphane me demanderait probablement d'ouvrir de nouvelles lignes et d'acheter de nouveaux téléphones avant la fin du mois. Un soupçon de crainte me fit penser que je devrais lui demander de les acheter lui même la prochaine, ou pourquoi pas à Webmaster 1 ou 2 de peur de finir par être repéré et d'attirer l'attention sur une activité dont la légalité restait à définir. Cette pensée fut rapidement étouffée par un torrent chimique qui déboula par les canaux de mes veines, inondant mon cerveau d'une volupté et d'une tranquillité irréelle. Internet n'existe plus ? Rien à foutre, j'avais mon propre Internet à moi depuis trois jours. Je l'allume et je le débranche quand je veux, d'ailleurs !  
 
Une trentaine de minutes plus tard, en pleine digestion, mon zen était total. J'avais la sensation d'une histoire de chakras et de karmas allumés et alignés en synchronisation parfaite avec Vénus et  le champ magnétique. Je ne savais pas ce que ça voulait dire, mais ça me faisait quand même un bien fou. En voyant le calendrier, je me suis alors souvenu que je n'avais pas consulté ma boite aux lettres de la semaine ; j'avais probablement eu depuis quelques factures à payer, mais je m'en moquais royalement ! Je pris l'ascenseur, à coté de Mme Poulet (je la surnommais comme ça parce qu'il y avait toujours un poulet dans son cabas quand elle revenait des courses) et de son chien Tommy, une sorte de petit yorkshire qui pétait abondamment dans les endroits clos. Néanmoins, je sifflotais un air joyeux.  
 
Dans ma boite aux lettres, il y avait bien entendu des factures. Une petite soixantaine environ. Cela ne suffit pas pour arrêter mon sifflement et ma décontraction. Je m'y attendais après tout ; en dehors de l'EDF et du Gaz, il s'agissait essentiellement des factures de forfaits téléphoniques, tous payés par Stéphane. J'aurais pu avoir une légère crise de paranoïa en me disant qu'avec la loi anti-terroriste rien ne les empêcherait de constater le nombre d'abonnement faramineux à cette adresse mais non, j'étais parfaitement détendu ! J'avais utilisé un ensemble de boites postales avec ensuite une redistribution du courrier, le tout mis en place par Nadine, la secrétaire. Je ne craignais logiquement rien, et même si quelque chose était à craindre, je m'en foutais. J'avais une vie positivement merveilleuse.
 
«Bonjour ! »  
 
Clémentine déboulait derrière moi, fidèle à ses habitudes. Elle était radieuse, ce matin ! Elle avait un petit sac de courses jaune sur lequel était écrit « Le bio, c’est beau ». Elle se souciait de l’environnement et triait probablement ses déchets ! La jeune femme avait l’air d’avoir tellement plus de qualités que moi.  
 
« Bonjour ! On va faire ses courses ? » demandai-je, d’humeur à la conversation.
« Oui ! »
« Je vous conseille fortement d’éviter le Franprix pour aller à Intermarché aujourd’hui. C’est jeudi, vous doublez vos points sur votre carte fidélité ! »
« Ah ? Mais je n’en ai pas ! »
« Vous pouvez en faire une au magasin au moment de passer à la caisse ! »
 
Je n’avais jamais remarqué à quel point ses yeux étaient d’un bleu profond. Elle me regardait, sondant mon âme, cherchant à savoir ce qui valait cet excès inhabituel de bonne humeur venant de ma part. Le survêtement qu’elle avait mis (nul besoin de s’habiller pour faire les courses !) accentuait sa silhouette fine et athlétique. Elle avait un sourire énergique, qui communiquait aisément la joie de son existence. Je le lui rendis bien.
 
« En plus, c’est la fin du mois en ce moment. Et bon, mes finances ne s’améliorent pas beaucoup plus que la situation économique du pays. » me dit-elle.
« Les miennes, ça va ! ». Mon sourire allait d'oreille à oreille.
« Je suis ravi pour vous ! »
 
Ses longs cheveux blonds ondulaient autour de son cou dégagé, d’une blancheur douce. Observer ainsi sa peau épurée accentuée les effets de ma médication. Je sentis une douce détente emplir l’ensemble de mes organes.  
 
« Vous savez », lui dis-je, « J’ai suivi vos conseils, je suis allé voir un psy. »
« Oh ? »  
 
Elle parut gênée, peut être même surprise. L’idée saugrenue qu’il ne s’agissait pas alors d’un réelle conseil mais d’une façon peu commode de m’insulter m’était venu à l’idée. Mais à cet instant précis, la plénitude qui m’avait envahi m’empêchait de ressentir la moindre hostilité.
 
« Il m’a dit que je ne risquais rien, en terme de suicide. Je n’ai pas Asperger. »
« C’est une bonne nouvelle ! »
« Je suis juste un connard. Mais je travaille énormément sur moi même, vous savez. »
« Ne dites pas ça ! »
« Et je prends du Flumozax 500 ! »
 
Elle rit, embarrassée.
Se faisant, sous ses ondulations zygomatiques, je ne pus m’empêcher de regarder ses seins qui se secouaient, à l’étroit dans son survêtement ! Ils devaient probablement être fermes, et peut être, moelleux à la fois ! J’imaginais, sous son survêtement, ses fesses d’une blancheur comparable à son cou ! Ah putain !  
 
« Pourquoi me regardez vous comme ça ? »
 
Un fourmillement lent, mais intense, me parcourut les mains et les jambes, mais surtout une autre partie de mon anatomie. J’avais envie de de lui arracher son jogging ! Je devais la secouer violemment dans tout les sens, dans un élan passionné et furieux ! Je voulais qu’elle me dise merci, encore, et qu’elle m’appelle papa ! Mon pantalon allait exploser !  
 
« Excusez moi, mademoiselle, je viens de me souvenir que j’avais quelque chose à faire ! »
« Oh, je ne vous retiens pas ! »
 
Elle passa devant moi, je sentis les effluves de son parfum, puis je la vis disparaître derrière la porte.  J’allais mieux au bout de quelques secondes, et j’étais parfaitement soulagé après une douche froide.  
Lors du repas du midi qui devait s’accompagner d’une nouvelle prise de cachet, j’étais un peu « redescendu ». Je consultais la notice et les effets indésirables et décidai d’oublier toute cette histoire : cachet, psys, et érections incontrôlées. Le Flumozax 500 vola dans la poubelle, et n’en ressortirait plus.

n°34308510
TrakT
Do nothing.
Posté le 15-05-2013 à 09:43:39  profilanswer
 


 
 
Désolé je vais passer pour un nazi mais utilise le passé simple plutôt que l'imparfait quand tu décris une action unique qui se produit dans le passé.
 
Première phrase: J'avalai et pas J'avalais. Parce que tu n'en avales qu'un, et pas plein à la chaîne.


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The world is fucked, and you cannot unfuck it - Freddie Mercury said : "Nothing really matters". So do nothing.
n°34308669
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 15-05-2013 à 09:56:11  profilanswer
 

TrakT a écrit :

Désolé je vais passer pour un nazi un type qui sait écrire le français

 

[:kaio]

 

(je ferai un commentaire plus constructif plus tard, là j'ai pas le temps :o)


Message édité par biezdomny le 15-05-2013 à 09:57:18

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Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°34311860
Merome
Chef des blorks
Posté le 15-05-2013 à 13:50:11  profilanswer
 

TrakT a écrit :


 
 
Désolé je vais passer pour un nazi mais utilise le passé simple plutôt que l'imparfait quand tu décris une action unique qui se produit dans le passé.
 
Première phrase: J'avalai et pas J'avalais. Parce que tu n'en avales qu'un, et pas plein à la chaîne.


 
Mais y en a du passé simple, des fois :
 
"Je m'éloignais de la pharmacie du bas de ma rue, avant de rejoindre mon petit chez moi. Une pluie battante commençait à tomber et me fit forcer le pas.  "
 
"Elle avait un sourire énergique, qui communiquait aisément la joie de son existence. Je le lui rendis bien. "
 
C'est peut-être un exercice pour les écoles primaires : "Trouvez le passé simple dans ce texte".


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Ceci n'est pas une démocratie
n°34312935
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 15-05-2013 à 14:51:14  profilanswer
 

on ne peut infirmer que Flumozax 500 est effectivement un nom à la con.http://img4.hostingpics.net/thumbs/mini_383856121219033340157786.jpg

n°34313092
TrakT
Do nothing.
Posté le 15-05-2013 à 14:58:49  profilanswer
 

Merome a écrit :


 
Mais y en a du passé simple, des fois :
 
"Je m'éloignais de la pharmacie du bas de ma rue, avant de rejoindre mon petit chez moi. Une pluie battante commençait à tomber et me fit forcer le pas.  "
 


 
Cette concordance des temps massacrée  [:mike hoksbiger:3]  
 
 


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The world is fucked, and you cannot unfuck it - Freddie Mercury said : "Nothing really matters". So do nothing.
n°34313318
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 15-05-2013 à 15:10:53  profilanswer
 

TrakT a écrit :

Cette concordance des temps massacrée  [:mike hoksbiger:3]


 
C'était donc toi sur le topic faits divers  [:cerveau ouch]  
 
Au moins maintenant on sait pourquoi :o


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Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°34313334
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 15-05-2013 à 15:11:43  profilanswer
 

Une pluie battante tomberait plus tard et forci mon pas, peut-être que ça ferait plus beau.

n°34423249
lazarock
And a pizza with pepperoni !
Posté le 24-05-2013 à 18:35:29  profilanswer
 

Bon, j'ai fait quelques petits trucs depuis mon dernier passage ici, et je me suis attelé à écrire quelque chose de plus long, mais divisé en petites scènes pouvant être prises à part :o
 
La première partie date de 2008, a été réarrangé en fin d'année dernière, et je vous la soumet maintenant.  :jap:  
Il doit rester quelques soucis de déséquilibre entre vocabulaire "commun" et "soutenu", peut être des fautes d'accord ou des "mal dit", je m'en excuse par avance.
 
Le Mariage, première partie.

Citation :

Aujourd’hui est un jour unique pour elle, la joie au cœur, elle s’impatiente de l’arrivée de l’heureux élu, celui qui sera à jamais lié à elle.
 
Elle est heureuse mais paniquée, sans nouvelles de son tendre ami.
 
« Et s’il ne venait pas ? » Pense-t-elle,
 
Afin de se changer les idées, elle alla aider à la décoration du banquet, somptueuse table allongée, recouverte d’une nappe en soie, de quelques chandeliers argentés et de couverts scintillants.
 
La lumière illumine la pièce comme un voile, fin et discret. Des fleurs sont disposées un petit peu partout et des pétales de roses jonchent le sol en dalles de marbre blanc. On entend les oiseaux chanter au travers les vitres de la salle, autel gigantesque de l’amour éternel.
 
A cette vue utopique, le cœur de la jeune femme s’emballe et sa joie augmente au rythme des battements de son palpitant.
 « Ça sera le plus beau jour de ma vie. »
 
Et toujours aucune nouvelle du futur marié.
 
La journée passa à une allure folle, et il fut déjà temps pour elle d’aller se préparer, chassée par ses dames d’honneur, riant et chantant leur excitation.
 
Alors que la cérémonie débutait et que le morceau d’orgue commençait, la femme arriva dans sa robe, resplendissante et éclatante. Le temps n’avait plus d’influence sur elle, le soleil venait se prêter à cet évènement qui se devait d’être parfait. Les reflets blonds de ses cheveux ondulés imposaient sur les murs des dessins indéchiffrables, et pourtant admirables.
 
Soudain, le soleil disparu, comme s’il se doutait de quelque chose, les oiseaux s’envolèrent, la pénombre pénétra l’autel… Le temps tourna progressivement à la pluie, l’ambiance devint sombre, inquiétante.
 
La porte s’ouvrit avec fracas, les pétales s’envolèrent, la joie s’effaça.
 
Trempé, un homme austère pénétra la maison d’un démiurge dépassé par le fil du temps.
 
En lambeaux, ses vêtements noirs de geai flottaient au gré du vent qui s’engouffrait alors  dans la bâtisse, éteignant toutes les chandelles posées sur les tables, éteignant la flamme dans le cœur des convives, gelant les corps tétanisés.
 
Le visage orienté face au sol, on ne pouvait apercevoir le visage de ce trouble-fête.
 
Quelques gouttes rouges s’écoulaient le long de la longue manche noire de l’intrus, s’écrasant lourdement au sol, tachant le marbre blanc, formant une tache progressant lentement vers la foule effrayée.
 
« Que t’est-il arrivé ? » Demanda la mariée.
 
« Réponds-moi Sébastien ! »
 
Le long de son avant-bras commençait à apparaitre une tige métallique, ensanglanté.
 
Il leva lentement sa tête, la penchant sur le côté, les yeux vides d’émotions, un sourire pervers se dessinant au fur et à mesure que les visages pâlissaient.
 
Se mettant lentement en marche, il progressait peu à peu vers la famille et les amis réunis ici pour célébrer la vie, l’union. Plus il se rapprochait de ce groupe, plus on pouvait voir apparaitre un long sujihiki tenu dans sa main pleine de sang.
 
Son regard n’était pas humain.
 
Il prit soudainement la parole et prononça de façon pernicieuse, avant de se mettre à rire :
 
« Le mariage est annulé. »


 
Pour lire la suite, c'est par ici, j'y ai ajouté un peu de musique.
 
Quelques avis ?


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Expert es-COGIP2000, RH patenté
n°34423721
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 24-05-2013 à 19:26:13  profilanswer
 

Elle est heureuse mais paniquée, ça me semble incompatible. http://img11.hostingpics.net/pics/64835045583527193244013863349287357n.jpg

n°34423796
lazarock
And a pizza with pepperoni !
Posté le 24-05-2013 à 19:35:46  profilanswer
 

talbazar a écrit :

Elle est heureuse mais paniquée, ça me semble incompatible. http://img11.hostingpics.net/pics/ [...] 87357n.jpg


Pour un entretien d'embauche pour le job que je convoite depuis des années, je suis heureux, heureux d'être là et de toucher du doigt mon objectif, mais à la fois paniqué, paniqué à l'idée d'échouer [:spamafote]


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Expert es-COGIP2000, RH patenté
n°34423886
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 24-05-2013 à 19:47:51  profilanswer
 

ah zut, j'avais lu pas niquée, sorry. http://img11.hostingpics.net/pics/66429912072904050092832.jpg

n°34492232
hurricanes
Posté le 30-05-2013 à 16:41:03  profilanswer
 

Si j'écris un roman, je dois l'envoyer aux éditeurs en format numérique, ou je dois l'imprimer sous forme d'un livre ?
Et ça coûte combien ?

n°34493694
Merome
Chef des blorks
Posté le 30-05-2013 à 18:18:14  profilanswer
 

hurricanes a écrit :

Si j'écris un roman, je dois l'envoyer aux éditeurs en format numérique, ou je dois l'imprimer sous forme d'un livre ?
Et ça coûte combien ?


 
Poste déjà un extrait ici, ça t'évitera un timbre  :o


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Ceci n'est pas une démocratie
n°34493701
Grenouille​ Bleue
Batracien Azuré
Posté le 30-05-2013 à 18:18:45  profilanswer
 

hurricanes a écrit :

Si j'écris un roman, je dois l'envoyer aux éditeurs en format numérique, ou je dois l'imprimer sous forme d'un livre ?
Et ça coûte combien ?


 
Ca dépend des éditeurs. Normalement, c'est marqué sur leur site internet.


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Ma chaîne YouTube d'écrivain qui déchire son père en pointillés - Ma page d'écrivain qui déchire sa mère en diagonale
n°34493749
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 30-05-2013 à 18:23:02  profilanswer
 

hurricanes a écrit :

Si j'écris un roman, je dois l'envoyer aux éditeurs en format numérique, ou je dois l'imprimer sous forme d'un livre ?
Et ça coûte combien ?

 

1. ça dépend et 2. ça dépend :o

 

Il faut que tu regardes, chez chaque éditeur à qui tu veux l'envoyer, s'ils donnent des consignes. Il y en a qui vont demander du tout papier, d'autres pas, d'autres seulement les X premières pages et un résumé, et il y en a qui vont rien te dire et démerde-toi. S'ils te demandent du papier, ça sera jamais "sous forme d'un livre", c'est leur boulot ça (en théorie) de faire des livres, pas le tien (par contre évidemment c'est mieux d'envoyer un truc lisible :o).

 

Donc ça coûte entre le prix d'envoi d'un mail et le prix d'une impression + reliure + timbre à whatmille euros etc etc.

 

Googlise un peu ta question, il y a des posts de blogs qui sont très détaillés sur le sujet.


Message édité par biezdomny le 30-05-2013 à 18:23:26

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Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°34494166
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 30-05-2013 à 19:01:40  profilanswer
 

j'opterais d'avantage pour écrire un gothique, c'est plus flamboyant.http://img15.hostingpics.net/pics/922537rienfoutuetalorsdesign.png

mood
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Posté le   profilanswer
 

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