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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°24055004
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 23-09-2010 à 19:49:38  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Terminatux a écrit :

Toute la pensée de limonaire se résume en deux mots : laissez-faire.
On voit là une prise en compte de la complexité des situations incroyable. :sweat:


 
C'est une pensée plus complexe que tu ne le penses, puisque toi même tu ne comprends pas que ça puisse marcher. La notion d'ordre spontané, d'auto-régulation est finalement très subtile, et échappe en fait à beaucoup d'esprits cartésiens, parfois très intelligents. Comment en effet des millions de décisions décentralisées pourraient aboutir à un ordre, un équilibre, sans qu'il y ait un plan collectif préalable, un grand commandeur, un coordonnateur suprême ? Et pourtant...  
 
 

mood
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Posté le 23-09-2010 à 19:49:38  profilanswer
 

n°24055021
zad38
Posté le 23-09-2010 à 19:51:32  profilanswer
 

Ernestor a écrit :

En effet, je pensais que ça augmentait juste un peu plus que l'inflation, d'où cette non précision de ma part. Mais au final, c'est plus que je ne pensais, en moyenne.

 

Et pour le reste, je t'en prie, vas-y. Je n'ai pas trollé en répondant, c'était totalement sérieux de ma part.


Pourquoi faire ? Tu démontres rien, tu balances des affirmations en l'air. "Car en effet, on peut voir que si la France a mieux résisté à la crise de 2008 c'est grace à son nombre important de fonctionnaires. Comme quoi ... ", WTF ?

Message cité 2 fois
Message édité par zad38 le 23-09-2010 à 19:51:47
n°24055024
Terminatux
Communiste
Posté le 23-09-2010 à 19:52:03  profilanswer
 

limonaire a écrit :

A part railler, répondre en une ligne, et ne rien proposer, que fais-tu ici ? de mon côté, je m'expose, je prends le risque de prendre partie et d'étayer un point de vue une réflexion détaillée. Toi, tu es dans la position du sniper. Quel intérêt de discuter avec toi ?


 
 [:aloy]  
 
Ce que je propose?
Étant donné que depuis trente ans un déséquilibre entre la production et le pouvoir d'achat des ménages qui n'a pu se compenser que par toujours plus d'endettement, d'où l'attitude laxiste des autorités monétaires, il m'apparaît certain que le système économique même doit être changé. Il faut que ceux qui contrôlent les moyens de production le fassent dans le sens de leur intérêt commun à court terme (via des salaires suffisants pour suivre le rythme de la croissance), mais aussi et surtout à long terme en encourageant l'investissement et la formation.
 
Or les capitalistes ne sont pas à même de faire ça. Leur logique les conduit à comprimer le plus possible les salaires et parfois à adopter des stratégies financières de courte vue, préférant la spéculation à l'investissement. Je ne dis pas que les capitalistes n'investissent pas, mais il ne le font pas quand la spéculation leur paraît plus avantageuse à moyen terme.
 
C'est pourquoi le fonctionnement des entreprises doit devenir progressivement démocratique. L'État devrait encourager les coopératives pour permettre d'éviter les travers des capitalistes.
 
Quand aux services publics, des représentants des usagers et des travailleurs devraient décider des moyens et des politiques à mettre en œuvre. Les services publics sont essentiels pour la pérennité d'une économie et d'une société. Ils sont les seuls à même par exemple de pouvoir proposer à tous une éducation équivalente ou un service de sécurité répondant réellement aux besoins de la population.
 
Ce qui nous empêche de les financer c'est d'une part le fort taux de chômage avec tous les coûts et le manque de revenus que cela entraîne. D'autre part c'est le fait que l'État ne puisse pas disposer de revenus suffisants à mettre en œuvre ses politiques de peur de voir s'enfuir les possédants.

n°24055029
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 23-09-2010 à 19:52:36  profilanswer
 

The NBoc a écrit :


Ton raisonnement ne tient que si le fait que ça soit moins intéressant d'être bailleur (de faire construire) implique moins d'accès au foncier. Par définition la mise à disponibilité du foncier constructible n'est pas diminué par la quantité de constructions passées, ce serait même intuitivement plutôt le contraire.
 
Cela dit sur ce point du foncier je crois qu'il y'a bien un problème de gestion de l'état...


 
L'Etat et les collectivités locales entretiennent la rareté du foncier par les plans locaux d'urbanisme. Le prix des terrains s'emballent (au profit des propriétaires insiders), au détriment des outsiders, ceux qui veulent être locataires ou louer plus grand, mais qui ne le peuvent pas.

n°24055039
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 23-09-2010 à 19:53:46  profilanswer
 

zad38 a écrit :


Pourquoi faire ? Tu démontres rien, tu balances des affirmations en l'air. "Car en effet, on peut voir que si la France a mieux résisté à la crise de 2008 c'est grace à son nombre important de fonctionnaires. Comme quoi ... ", WTF ?


Je fais exactement la même chose que limonaire, tu noteras. Il ne prouve rien avec sa liste, c'est juste des affirmations balancées comme ça avec des liens de cause en effet absolument pas démontrés. Par contre lui n'a le droit à aucune remarque désobligeante de ta part, comme c'est étrange :D

n°24055045
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 23-09-2010 à 19:54:33  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
L'Etat et les collectivités locales entretiennent la rareté du foncier par les plans locaux d'urbanisme. Le prix des terrains s'emballent (au profit des propriétaires insiders), au détriment des outsiders, ceux qui veulent être locataires ou louer plus grand, mais qui ne le peuvent pas.


Exactement, tout ça n'a rien à voir avec le renforcement du droit des locataires, cqfd :jap:


---------------
it is difficult to get a man to understand something when his salary depends on his not understanding it   -   La lecture est un stratagème qui dispense de réfléchir   -   Et les Shadocks pompaient, pompaient...
n°24055106
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 23-09-2010 à 20:01:16  profilanswer
 

zad38 a écrit :


Pourquoi faire ? Tu démontres rien, tu balances des affirmations en l'air. "Car en effet, on peut voir que si la France a mieux résisté à la crise de 2008 c'est grace à son nombre important de fonctionnaires. Comme quoi ... ", WTF ?


Et mon propos avait aussi pour but de répondre que les choses ne sont jamais binaires. D'où cet exemple avec le nombre de fonctionnaires qui est pour Limonaire un gros problème. Sauf que quand bien même il aurait raison, ça a eu d'un autre coté un impact positif pendant la crise. Donc les choses ne sont pas toutes noires ou toutes blanches, tout n'est que niveau de gris.

n°24055115
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 23-09-2010 à 20:02:20  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
On pourrait débattre sereinement, chercher la vérité, ou alors il faut se contenter d'un ping pong de sarcasmes et railleries ?
 
Les EU sont certes plus libéraux que l'Europe, ce qui fait qu'ils ont depuis 30 ans une croissance annuelle plus forte d'un point que l'Europe, soit en 30 ans au moins 30% de niveau de vie supplémentaire. Leur libéralisme plus grand leur permettra également de rebondir plus rapidement après la crise.
 
Mais la crise vient du monopole du dollar et de sa très mauvaise gestion : sur ce plan-là, les Etats-Unis n'ont pas été libéraux et ont même tourné le dos au monétarisme de Friedman (nul n'est prophète dans son pays). Alors que sur le plan monétaire, l'Europe est au moins sur le papier monétariste, et est donc plus vertueuse (mais non exempte de reproche non plus).  
 
Les choses sont donc nuancées. Mais pour ça il faut vouloir débattre et non transformer ce débat en combat du bien contre le mal.  


Et Juppé qui nous a sorti que Friedman était mort avec cette crise.
 
Pas lui quoi  :sweat:


---------------
"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°24055192
Terminatux
Communiste
Posté le 23-09-2010 à 20:11:43  profilanswer
 

limonaire a écrit :

On pourrait débattre sereinement, chercher la vérité, ou alors il faut se contenter d'un ping pong de sarcasmes et railleries ?
Les EU sont certes plus libéraux que l'Europe, ce qui fait qu'ils ont depuis 30 ans une croissance annuelle plus forte d'un point que l'Europe, soit en 30 ans au moins 30% de niveau de vie supplémentaire.


 
http://forum.hardware.fr/hfr/Discu [...] #t23982195
 

n°24055214
zad38
Posté le 23-09-2010 à 20:13:39  profilanswer
 

Ernestor a écrit :

Je fais exactement la même chose que limonaire, tu noteras. Il ne prouve rien avec sa liste, c'est juste des affirmations balancées comme ça avec des liens de cause en effet absolument pas démontrés. Par contre lui n'a le droit à aucune remarque désobligeante de ta part, comme c'est étrange :D


J'vais finir par croire que t'es juste trop borné idéologiquement pour accepter les démonstrations. Faut encore t'expliquer pourquoi augmenter le SMIC trop vite génère du chômage ?

Ernestor a écrit :

Et mon propos avait aussi pour but de répondre que les choses ne sont jamais binaires. D'où cet exemple avec le nombre de fonctionnaires qui est pour Limonaire un gros problème. Sauf que quand bien même il aurait raison, ça a eu d'un autre coté un impact positif pendant la crise. Donc les choses ne sont pas toutes noires ou toutes blanches, tout n'est que niveau de gris.


J'attends toujours que nous expliques lequel.

 

edit : au fait, pas de commentaire sur le fait que si la France et l'Allemagne fusionnaient en l'état, il y aurait plus de pauvres chez nous que chez eux ?

Message cité 2 fois
Message édité par zad38 le 23-09-2010 à 20:16:00
mood
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Posté le 23-09-2010 à 20:13:39  profilanswer
 

n°24055351
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 23-09-2010 à 20:25:05  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


L'humilité consisterait à ne pas prendre comme exemple un pays dont la situation se dégrade. Un doublement du nombre de pauvres en 10 ans, c'est clairement un échec. Et cela quand bien même ces pauvres ne sont pas si pauvres. Ca montre quoiqu'il arrive une régression importante.
 

Citation :


2) Mais je t'ai montré que non : on ne déréglemente pas puisque l'intervention de l'Etat augmente depuis 30 ans. Je recommence à citer : droit du logement, Smic, temps de travail, dépenses publiques, nombre de fonctionnaires, prélèvements obligatoires. Il faut que sur chacun de ces points, je donne les chiffres ? On pourrait au moins se mettre d'accord sur ces données ? La France n'est pas plus libérale depuis 1980, bien au contraire.


D'accord. Donc l'état n'a pas du tout abandonné certains services publics en privatisant le marché ou en l'ouvrant à la concurrence : télécoms, énergie, courrier et même transport. Ca n'est pas du libéralisme ça que de transformer des services publics en services privés.  
 
De même, ça n'est pas du tout dans une logique libérale que de supprimer des dizaines de milliers de postes de fonctionnaire dans l'éducation, la police, la recherche, la santé ou la justice. Du tout.
 
De même, comme l'a dit Camelot2, ça n'est pas du tout libéral que de donner - de fait peut-être mais c'est ce qu'il se passe au final - toujours plus de pouvoir à un capitalisme financier qui a alors toujours plus de pouvoir sur l'économie mondiale.
 

Citation :


 
3) Une politique libérale donnerait des résultats immédiats sur l'emploi (mais avec des travailleurs pauvres, je ne le nie pas) et à moyen terme, des résultats en terme de hausse plus rapides des salaires, y compris les bas salaires. Tu vois, je ne cache pas la vérité. Je ne prétends avoir des solutions miracles. Maintenant, de ton côté, que proposes-tu :
- on a diminué le temps de travail de 12% depuis 30 ans, avec les résultats fantastiques sur le chômage que l'on connaît ? on continue ?
- on a augmenté les dépenses publiques de près de 10 points de PiB, avec les résultats merveilleux sur la croissance : on continue ?
- on augmenté le Smic d'au moins 10% plus vite que les salaires moyens, avec les résultats merveilleux sur le chômage que l'on connaît : on continue ?
- on a renforcé la législation sur le foncier et renforcé les droits des locataires, avec les résultats merveilleux sur le prix des loyers : on continue ?
- on a augmenté les emplois publics d'un million, avec l'effet merveilleux que cela a eu sur le chômage : on continue ?  
- on a sans cesse relancé la consommation et pratiqué le déficit public récurrent, comme le préconise Keynes, pendant 30 ans, avec les résultats merveilleux sur la croissance et l'emploi : on continue ?
- on a augmenté depuis 30 ans la fiscalité sur le capital, avec les résultats magnifiques sur la croissance : on continue ?


- 400 000 emplois, c'est déjà ça
- d'autres pays réussissent mieux que nous avec encore plus de dépenses
- le problème est plutôt que ce sont les autres salaires qui n'ont pas suivi puisque le SMIC ne fait suivre en gros que le cours de l'inflation
- je vois pas le rapport entre le droit des locataires et le prix des loyers, ça n'a aucun sens ce que tu dis. Le prix des loyers est du à la forte demande et pour l'achat, à une bulle classique d'un marché ouvert.  
- on les supprime par dizaines de milliers les emplois publics. Et tu sais quoi ? C'est la cata. Et puis là encore je vois pas le lien. Car en effet, on peut voir que si la France a mieux résisté à la crise de 2008 c'est grace à son nombre important de fonctionnaires. Comme quoi ...
- la France est loin d'être le pire pays en matière de déficit public. Ce sont même des pays libéraux comme la GB ou l'Irlande qui sont bien plus dans la merde. Il aurait fallu faire comme eux ?
- ça n'a visiblement eu aucun effet vu le pouvoir monstrueux qu'a pris le capital sur l'économie mondiale. On en a pas fait assez de ce point vue là donc.
-  


 
1) C'est impossible de raisonner avec toi. Vraiment. Juste un exemple de ton manque de rigueur :  
Je te dis que les déficits publics sont cause  de notre croissance insuffisante (une des causes). Tous les libéraux sont hostiles au déficit public pour financer les dépenses courantes. Et tu me sors que d'autres pays libéraux ont fait pire. Mais, on est en pleine confusion intellectuelle. Si le libéralisme, c'est moins de déficit (je fais court), tu ne peux pas dire que des Etats qui font plus de déficits sont, sur ce plan, libéraux ! Ils ont alors, même s'ils sont libéraux de façon générale, appliqué en la circonstance des politiques keynésiennes, qui si elles réussissent seront à mettre au profit de l'interventionnisme et si elles échouent seront à mettre au débit de l'interventionnisme.
 
Le débat consiste en fait à savoir si en France il faut être plus ou moins libéraux. Etre plus libéral, c'est donc faire moins de déficit, et non faire comme certains Etats, qui même s'ils sont plus libéraux que nous sur certains points, ne le sont pas quand ils font du déficit.
 
2) De même, même si l'Etat supprime des fonctionnaires depuis 2002, les collectivités locales continuent d'embaucher et la France a créé un million de fonctionnaires entre 1981 et 1995. Il y a donc plus d'emplois publics aujourd'hui qu'hier. Tu dis que ça stabilise le PIb en temps de crise. Peut-être : mais c'est peut-être ça aussi qui plombe la croissance sur le long terme, hors période de récession : 1,5% en moyenne de croissance annuelle en France depuis 20 ans là où les EU ont fait 3%. Je te laisse calculer l'écart cumulé en 20 ans.  
 
3) Ce n'est pas le capital qui a pris un pouvoir monstrueux sur la planète, mais une certaine conception de la finance; celle qui est assise sur la création monétaire permise par les monopoles d'émission des banques centrales. Supprime cette création monétaire, rétablis l'étalon or, et les surprofits de cette finance fondront comme neige au soleil. La situation actuelle de monopole sans contrainte des BC n'est pas libérale : ce qui serait libéral, c'est d'assortir ce monopole de la contrainte de la convertibilité-or, comme c'était le cas sous les Trente Glorieuses. Le problème, c'est que les keynésiens qui réclament sans cesse des relances n'ont cessé depuis 30 ans de critiquer le prétendu monétarisme des banques centrales ( alors qu'elles ouvraient grand les vannes du crédit, d'où la crise des subprimes), de critiquer les statuts de la BCE qui soi disant étant trop rigide, de demander des baisses de taux d'intérêt. Ce sont ces politiques qui ont créé la finance dont on se plaint aujourd'hui, finance qui se nourrit de création monétaire capable d'alimenter les spéculations, politiques qui n'ont rien à voir avec le libéralisme. Tes raccourcis un peu faciles, il faudrait les éviter à l'avenir.
 
4) Tu dis que les salaires autres que le SMiC ont suivi l'inflation. C'est faux, faux, faux. On en a débattu 100 fois ici. Les salaires bruts ont suivi depuis 1990 le Pib, et ont donc connu des hausses annuelles d'environ 1,5%, en pouvoir d'achat. Comment peut-on débattre si les mêmes erreurs sont répétées ici à l'envi, lors même qu'on prouve que ce sont des erreurs ? à quoi cela sert-il de débattre, de prouver, d'argumenter avec des chiffres ?
 
5) Enfin, tu avances l'argument que d'autres pays ont plus de dépenses publiques que nous et ne s'en portent pas plus mal. Mais reconnais que peu de pays ont plus de dépenses publiques que nous : ils se comptent sur les doigts de la main au sein de l'OCDE. Et quand c'est le cas, c'est compensé par un fonctionnement des marchés plus libres, si bien qu'ils sont mieux classés dans l'index des libertés économiques. Par exemple le Danemark est 9è, la Finlande 17è, quand nous ne sommes que 64è : http://www.heritage.org/index/ranking.aspx  Cela explique sans doute leurs bonnes performances économiques. Il ne faut donc  pas prendre les arguments qui t'arrangent mais regarder la situation globale d'un pays. Ca s'appelle être de bonne foi et faire preuve d'un peu de rigueur dans le raisonnement.
 
 

n°24055379
Terminatux
Communiste
Posté le 23-09-2010 à 20:27:04  profilanswer
 

zad38 a écrit :

edit : au fait, pas de commentaire sur le fait que si la France et l'Allemagne fusionnaient en l'état, il y aurait plus de pauvres chez nous que chez eux ?


 
Dans un pays la situation progresse, dans l'autre elle régresse.

n°24055381
manu
Posté le 23-09-2010 à 20:27:32  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


En effet, je pensais que ça augmentait juste un peu plus que l'inflation, d'où cette non précision de ma part. Mais au final, c'est plus que je ne pensais, en moyenne.
 
Et pour le reste, je t'en prie, vas-y. Je n'ai pas trollé en répondant, c'était totalement sérieux de ma part.


ben c'est le cas, depuis 20 ans c'est autour des 2% pour les 2.
 
sans compter que le calcul de l'inflation serait un brin optimiste que ça ne m'étonnerait pas ...

n°24055417
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 23-09-2010 à 20:31:18  profilanswer
 

Terminatux a écrit :


 
 [:aloy]  
 
Ce que je propose?
Étant donné que depuis trente ans un déséquilibre entre la production et le pouvoir d'achat des ménages qui n'a pu se compenser que par toujours plus d'endettement, d'où l'attitude laxiste des autorités monétaires, il m'apparaît certain que le système économique même doit être changé. Il faut que ceux qui contrôlent les moyens de production le fassent dans le sens de leur intérêt commun à court terme (via des salaires suffisants pour suivre le rythme de la croissance), mais aussi et surtout à long terme en encourageant l'investissement et la formation.
 
Or les capitalistes ne sont pas à même de faire ça. Leur logique les conduit à comprimer le plus possible les salaires et parfois à adopter des stratégies financières de courte vue, préférant la spéculation à l'investissement. Je ne dis pas que les capitalistes n'investissent pas, mais il ne le font pas quand la spéculation leur paraît plus avantageuse à moyen terme.
 
C'est pourquoi le fonctionnement des entreprises doit devenir progressivement démocratique. L'État devrait encourager les coopératives pour permettre d'éviter les travers des capitalistes.
 
Quand aux services publics, des représentants des usagers et des travailleurs devraient décider des moyens et des politiques à mettre en œuvre. Les services publics sont essentiels pour la pérennité d'une économie et d'une société. Ils sont les seuls à même par exemple de pouvoir proposer à tous une éducation équivalente ou un service de sécurité répondant réellement aux besoins de la population.
 
Ce qui nous empêche de les financer c'est d'une part le fort taux de chômage avec tous les coûts et le manque de revenus que cela entraîne. D'autre part c'est le fait que l'État ne puisse pas disposer de revenus suffisants à mettre en œuvre ses politiques de peur de voir s'enfuir les possédants.


 
Ce que tu proposes a été fait en 1982 : nationalisation de 9 grands groupes industriels, nationalisation de toutes les banques. Avec quels résultats ? L'Etat ne sait pas gérer car il est incapable de gérer le risque comme un entrepreneur. Il a aussi le défaut de ne pas être responsable : alors qu'un entrepreneur qui se trompe perd ses billes et se retrouve à la rue.
 
Quant aux coopératives, c'est une formule intéressante, mais qui n'est pas adaptée à la grande entreprise.
 
Enfin, il n'y a pas de déséquilibre entre production et demande. C'est une fable facile à déconstruire.
 
Je ne pense vraiment pas que tes mesures, malgré leur apparent bon sens, soient à la hauteur de l'enjeu.

n°24055423
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 23-09-2010 à 20:32:34  profilanswer
 

The NBoc a écrit :


Exactement, tout ça n'a rien à voir avec le renforcement du droit des locataires, cqfd :jap:


 
Si, c'est une cause de plus, je pense que tu es assez intelligent pour le comprendre.  

n°24055437
Terminatux
Communiste
Posté le 23-09-2010 à 20:34:48  profilanswer
 

limonaire a écrit :

Ce que tu proposes a été fait en 1982 : nationalisation de 9 grands groupes industriels, nationalisation de toutes les banques. Avec quels résultats ? L'Etat ne sait pas gérer car il est incapable de gérer le risque comme un entrepreneur. Il a aussi le défaut de ne pas être responsable : alors qu'un entrepreneur qui se trompe perd ses billes et se retrouve à la rue.

 

Quant aux coopératives, c'est une formule intéressante, mais qui n'est pas adaptée à la grande entreprise.

 

Enfin, il n'y a pas de déséquilibre entre production et demande. C'est une fable facile à déconstruire.

 

Je ne pense vraiment pas que tes mesures, malgré leur apparent bon sens, soient à la hauteur de l'enjeu.

 

Tu m'as lu? :heink:
Enfin bon tout ce qui ne va pas dans ton sens... on raconte des contre-vérités, on caricature l'adversaire (on est soit ultra-libéral dogmatique comme toi, soit étatiste)... c'est beau le débat constructif.
Pas de déséquilibre entre production et demande? Mais bien sûr que non, je te parle de déséquilibre entre production et pouvoir d'achat, c'est très différent.

Message cité 1 fois
Message édité par Terminatux le 23-09-2010 à 20:36:38
n°24055516
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 23-09-2010 à 20:40:30  profilanswer
 


 
En effet. C'est assez curieux : j'avais déjà vu passer ça. Ce qui m'étonne, c'est que le taux de croissance du Pib/hab dépasse 2% sur la période, si ce n'est 3%. Et que le partage salaires/profits est resté stable grosso modo. Comment dès lors arriver à cette apparente stagnation du revenu moyen ? Je vais creuser et on en reparle...

n°24055537
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 23-09-2010 à 20:42:36  profilanswer
 

C'est le revenu médian.


---------------
"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°24055572
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 23-09-2010 à 20:45:15  profilanswer
 

Terminatux a écrit :


 
Dans un pays la situation progresse, dans l'autre elle régresse.


 
Non : on avait 17% de pauvres en 1970, c'est descendu à 13% progressivement jusqu'en 2002 et c'est maintenant à 14%. En Allemagne, si j'ai bien compris, on était à 7% quand nous étions à 13% et aujourd'hui nous sommes au même niveau. En pauvreté relative, hein, pas absolue. Car si on retenait le même seuil de pauvreté qu'en Allemagne, on compterait plus de pauvres en France qu'en Allemagne.
 
Bref, ce débat devient ridicule...

n°24055594
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 23-09-2010 à 20:46:42  profilanswer
 

Terminatux a écrit :


 
Tu m'as lu? :heink:  
Enfin bon tout ce qui ne va pas dans ton sens... on raconte des contre-vérités, on caricature l'adversaire (on est soit ultra-libéral dogmatique comme toi, soit étatiste)... c'est beau le débat constructif.
Pas de déséquilibre entre production et demande? Mais bien sûr que non, je te parle de déséquilibre entre production et pouvoir d'achat, c'est très différent.


 
Le pouvoir d'achat alimente la demande, donc...
 
Et comptablement, la production est toujours égale à la demande. Il ne peut ne être autrement.

n°24055605
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 23-09-2010 à 20:47:30  profilanswer
 

radioactif a écrit :

C'est le revenu médian.


 
Ca expliquerait une partie du phénomène... Merci !  ;)  

n°24055774
yoyo173
Posté le 23-09-2010 à 20:56:37  profilanswer
 

(

limonaire a écrit :


-
On pourrait débattre sereinement, chercher la vérité, ou alors il faut se contenter d'un ping pong de sarcasmes et railleries ?
 
Les EU sont certes plus libéraux que l'Europe, ce qui fait qu'ils ont depuis 30 ans une croissance annuelle plus forte d'un point que l'Europe, soit en 30 ans au moins 30% de niveau de vie supplémentaire. Leur libéralisme plus grand leur permettra également de rebondir plus rapidement après la crise.
 


Ce qui fait qu'ils ont un des plus fort taux de pauvreté des  pays les plus riches. C'est con, eux qui ont créé 30  % de niveau de vie en plus.  
 Ou alors ils ont commencé, en 1980 ( 2010-30 ) à un niveau de richesses bien plus bas que la france ??
:D

n°24055926
yoyo173
Posté le 23-09-2010 à 21:06:00  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Ce que tu proposes a été fait en 1982 : nationalisation de 9 grands groupes industriels, nationalisation de toutes les banques. Avec quels résultats ? L'Etat ne sait pas gérer car il est incapable de gérer le risque comme un entrepreneur. Il a aussi le défaut de ne pas être responsable : alors qu'un entrepreneur qui se trompe perd ses billes et se retrouve à la rue.
 
Quant aux coopératives, c'est une formule intéressante, mais qui n'est pas adaptée à la grande entreprise.
 


Rhââ, cette idéologie.
 
L'état à une différence envers l'entrepreneur, il est responsable devant ses salariés.  
Lui ne peut se permettre de virer les gens parce que ça lui pète ou pour augmenter ses profits. Il est responsable d'un ensemble quand l'entrepreneur ne l'est que de lui-même.  
Ainsi un patron pourra, malgré des bénéfices en hausse, virer ses salariés sans les prévenir à l'avance, sans indemnité ou presque et en se moquant des conséquences. Ce que ne pourra effectivement faire un chef d'état  
 
Un patron qui se plante bénéficie d'une retraite chapeau et se retrouve bien plus riche que le salarié méritant qu'il aura fait virer.
 
 C'est dingue la facilité que tu as a asséner des dogmes sans t'en apercevoir. (A la différence de moi qui en ai conscience)
 

n°24056222
Terminatux
Communiste
Posté le 23-09-2010 à 21:20:56  profilanswer
 

yoyo173 a écrit :


Rhââ, cette idéologie.
 
L'état à une différence envers l'entrepreneur, il est responsable devant ses salariés.  
Lui ne peut se permettre de virer les gens parce que ça lui pète ou pour augmenter ses profits. Il est responsable d'un ensemble quand l'entrepreneur ne l'est que de lui-même.  
Ainsi un patron pourra, malgré des bénéfices en hausse, virer ses salariés sans les prévenir à l'avance, sans indemnité ou presque et en se moquant des conséquences. Ce que ne pourra effectivement faire un chef d'état  
 
Un patron qui se plante bénéficie d'une retraite chapeau et se retrouve bien plus riche que le salarié méritant qu'il aura fait virer.
 
C'est dingue la facilité que tu as a asséner des dogmes sans t'en apercevoir. (A la différence de moi qui en ai conscience)


 
Ce que tu dis n'est pas possible avec notre droit du travail. En particulier concernant le préavis qui est indispensable. Pour les autres pays ne je saurais dire.

n°24056278
Terminatux
Communiste
Posté le 23-09-2010 à 21:23:31  profilanswer
 

limonaire a écrit :

Le pouvoir d'achat alimente la demande, donc...


 
Mais aussi l'endettement.
 

limonaire a écrit :

Et comptablement, la production est toujours égale à la demande. Il ne peut ne être autrement.


 
Non. Ils tendent à l'être à la rigueur.

n°24056305
Profil sup​primé
Posté le 23-09-2010 à 21:24:33  answer
 

limonaire a écrit :

 

Ce que tu proposes a été fait en 1982 : nationalisation de 9 grands groupes industriels, nationalisation de toutes les banques. Avec quels résultats ? L'Etat ne sait pas gérer car il est incapable de gérer le risque comme un entrepreneur. Il a aussi le défaut de ne pas être responsable : alors qu'un entrepreneur qui se trompe perd ses billes et se retrouve à la rue.

 

Quant aux coopératives, c'est une formule intéressante, mais qui n'est pas adaptée à la grande entreprise.

 

Enfin, il n'y a pas de déséquilibre entre production et demande. C'est une fable facile à déconstruire.

 

Je ne pense vraiment pas que tes mesures, malgré leur apparent bon sens, soient à la hauteur de l'enjeu.

 

Arrêtes de raconter n'importe koi .Tu devient fatiguant a la longue.  [:massys]

 

Rendre responsable l'etat de tout les malheurs du monde est d'une niaiserie ridicule. Il n'est rien de plus facile a ceux qui gouvernent, et qui sont pour moins d'état (c'est le cas 90% des état occidentaux) de faire en sorte que l'etat s'effondre. Rien de plus facile qu'endetter l'état, de virer les fonctionnaires et faire sorte que les services de publics deviennent ingérable.

 

Ensuite des limonaires viennent sur les forums cracher leur venin sur les états en pensant avoir analysé la situation, (ben ouais, j'ai tout lu dans les bouquins) alors qu'il suffit de regarder autour de toi pour te rendre compte,  que ton analyse est plus que foireuse.


Message édité par Profil supprimé le 23-09-2010 à 21:32:49
n°24056432
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 23-09-2010 à 21:29:48  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Si, c'est une cause de plus, je pense que tu es assez intelligent pour le comprendre.  


Disons alors que cette distorsion là peut faire sens. Bon pas à effet de seuil ultra violent comme actuellement... :/


---------------
it is difficult to get a man to understand something when his salary depends on his not understanding it   -   La lecture est un stratagème qui dispense de réfléchir   -   Et les Shadocks pompaient, pompaient...
n°24056563
Terminatux
Communiste
Posté le 23-09-2010 à 21:35:02  profilanswer
 

Retour de la récession en Irlande.
Après avoir appliqué des recettes d'austérité l'Irlande, déjà durement touché par la crise, est rentré de nouveau dans une phase de récession après un bref répit de trois mois.
 
http://www.lemonde.fr/economie/art [...] _3234.html
 

Citation :

L'annonce a ravivé les craintes concernant la reprise européenne : le PIB irlandais s'est contracté de 1,2 % au deuxième trimestre par rapport au précédent.
 
Pour le Guardian, l'Irlande est confrontée à une "récession en W", un diagnostic rejeté par le premier ministre irlandais Brian Cowen. Certains économistes redoutent que ce scénario – rechute de l'économie après une première phase de reprise – se réalise dans plusieurs pays où la reprise est fragile. [...]

n°24056717
Profil sup​primé
Posté le 23-09-2010 à 21:42:07  answer
 

Terminatux a écrit :

Retour de la récession en Irlande.
Après avoir appliqué des recettes d'austérité l'Irlande, déjà durement touché par la crise, est rentré de nouveau dans une phase de récession après un bref répit de trois mois.
 
http://www.lemonde.fr/economie/art [...] _3234.html
 

Citation :

L'annonce a ravivé les craintes concernant la reprise européenne : le PIB irlandais s'est contracté de 1,2 % au deuxième trimestre par rapport au précédent.
 
Pour le Guardian, l'Irlande est confrontée à une "récession en W", un diagnostic rejeté par le premier ministre irlandais Brian Cowen. Certains économistes redoutent que ce scénario – rechute de l'économie après une première phase de reprise – se réalise dans plusieurs pays où la reprise est fragile. [...]



 

Citation :

EN EUROPE AUSSI, LES FAITS SONT TÊTUS
 
L’Irlande vient de rejoindre la Grèce dans le camp des pays européens dont il est très probablement devenu inévitable qu’ils fassent défaut sur leur dette obligataire. Le Portugal entre dans la zone des tempêtes après avoir réussi un temps à l’éviter en se faisant tout petit. Le risque monte que d’autres pays comme l’Espagne et l’Italie les rejoignent, ce qui serait pour l’Union européenne – et pas seulement la zone euro – une toute autre affaire.

Cette perspective n’a rien d’alarmiste, si l’on entre dans le détail.

 
Willem Buiter, chef économiste de Citigroup et observateur pointu de la scène européenne (il est d’origine britannique), considère en effet que l’Irlande n’est pas en mesure de faire face à l’addition de sa dette publique et du renflouement de son système bancaire, en premier lieu l’Anglo Irish Bank (AIB). C’est d’ailleurs ce qui explique que des tractations sont en cours, menées par le gouvernement irlandais, afin de reporter sur les créanciers de la banque une partie de ses pertes grâce à un mécanisme financier en cours d’élaboration dont il n’est pas dit qu’il soit accepté.
 
Les marchés vont être testés demain mardi, à l’occasion de deux émissions obligataires à quatre et huit ans. Mais, quel que soit le résultat, le véritable test va être ailleurs : l’Etat irlandais n’a en effet pas les moyens d’absorber les pertes d’AIB. Il est en train de se débattre dans l’improvisation et les autorités européennes comme le FMI ne vont pas pouvoir rester longtemps derrière le rideau, comme ils s’efforcent de le faire en faisant comme si de rien n’était.
 
S’agissant de la Grèce, les commentaires pleuvent et concourent : le pays n’échappera pas à une restructuration de sa dette. C’est Peter Steinbrück, ancien ministre social-démocrate allemand précédemment aux avant-postes de la crise européenne, qui l’affirme dorénavant. Ainsi que, parmi tant d’autres, Marco Annunziata, chef économiste de Unicredit (la mégabanque italienne), qui déclare « de nombreux investisseurs ne sont pas convaincus que la Grèce pourra éviter de faire défaut. Athènes doit réduire ses charges, et beaucoup considèrent que la seule manière d’y parvenir est de restructurer ses emprunts ».
 
Qu’importe alors que George Papaconstantinou, le ministre grec des finances, puisse déclarer afin de rassurer les investisseurs qu’il est allé solliciter dans le cadre d’une tournée éclair à Londres, Paris et Francfort, que « une restructuration [de la dette publique] n’interviendra pas. Cela aurait de trop lourdes implications pour l’eurozone, si elle devait le faire ». Ou que le FMI, par la bouche de l’un de ses hauts responsables, confirme que « personne ne bénéficierait d’un défaut de la Grèce ». Ce qui est incontestable, mais s’en inquiéter ne permettra pas d’y échapper.
 
La troika chargé de la surveillance de la Grèce – composée de l’Union européenne, la BCE et le FMI – n’est pas restée inactive, à l’inverse de son attitude vis à vis de l’Irlande : elle a tout simplement décidé de repousser des stress tests des banques grecques, qui devaient intervenir en raison des sourdes inquiétudes qu’elles suscitent, au prétexte d’attendre l’échéance des neuf mois d’application du plan de redressement gouvernemental. En réalité, elle n’a pas voulu qu’ils soient simultanés au road show du ministre des finances, sa tournée de propagande en faveur de la souscription aux prochaines émissions obligataires grecques…
 
Les stress tests des banques, c’est dorénavant bien connu, ne sont effectués que si leurs résultats sont favorables  !
 
Vient le cas du Portugal, qui s’annonce très difficile. Diario de Noticias, quotidien de référence du pays, publiait en fin de semaine les déclarations de trois anciens ministres des finances, qui unanimement reconnaissaient que le pays allait difficilement pouvoir éviter de faire appel au FMI. A remarquer qu’il n’est même plus question de l’Union européenne ! Antonio de Sousa, lobbyiste en chef des banques, admettait que celles-ci étaient en grande difficulté et ne parvenaient plus à lever des fonds à l’étranger. Une nécessité vu l’étroitesse du marché financier portugais. Enfin, Cavaco Silva, le président portugais, tenait dans la foulée une réunion avec le gouverneur de la banque centrale, tandis que le gouvernement annonçait de nouvelles mesures d’austérité, sous la forme d’un nouveau budget 2011 d’urgence.
 
Une telle situation n’est pas durable longtemps, quand bien même la BCE continuerait de tenir à bout de bras le système bancaire portugais, alors que le taux des obligations souveraines à dix ans est remonté à 6,3%, un pourcentage qui renoue avec celui des pires moments de la crise européenne.
 
Les autorités européennes vont-elles continuer longtemps à faire l’autruche et garder la tête dans le sable  ? La crise irlandaise devrait sonner comme un signal d’alarme, mais il n’en est rien, la loi du silence et l’attentisme continuent de s’imposer. Elles restent donc étrangement silencieuses, ou accaparées par d’autres polémiques, comme si elles n’avaient pas d’autre issue que d’activer dans l’urgence, quand cela ne pourra plus être évité, un Fonds européen de stabilité financière (EFSF) potentiellement pourvu de 440 milliards d’euros et avant tout destiné dans sa conception à rester dissuasif.
 
Un plan qui suppose d’emprunter sur les marchés, les sollicitant avec des conséquences imprévues, pour prêter aux Etats en difficulté à des taux élevés pour les inciter à l’effort budgétaire. Alors que ce fonds vient de bénéficier de la note AAA, attribuée par Moody’s, Standard & Poor’s et Fitch, augurant de taux dans la fourchette basse s’il devait emprunter. Une note maximale qui pourrait cependant être revue à la baisse, a-t-il été précisé, si celle de l’un des principaux pays garants était baissée.
 
Simon Johnson, ancien chef économiste du FMI dorénavant plus connu pour sa critique acérée des mégabanques et de l’oligarchie, vient une fois de plus de mettre les pieds dans le plat. Il propose aux européens d’émettre des Brady bonds (des obligations du nom de leur initiateur), en référence au mécanisme qui avait été mis en place en 1989 afin de sortir l’Amérique latine de la crise financière dans laquelle elle était alors plongée depuis le début des années 80. Pour faire bonne mesure, il a proposé de les appeler « Trichet bonds », celui-ci appréciera….
 
Sans entrer dans les détails, des pays en situation de défaut ont pu, selon ce mécanisme, émettre des obligations bénéficiant de garanties extérieures. A ce propos, un montage financier complexe associait des T-bonds US et des fonds provenant du FMI et de la Banque Mondiale, afin d’appuyer les nouvelles obligations sur des collatéraux présentant bien. Les intérêts des obligations émises étaient eux-mêmes garantis par le Fed de New York ! Les Brady bonds ont à l’époque permis aux banques d’échanger leurs créances sur les pays en difficulté avec ces obligations négociables sur le marché, afin d’évacuer de leurs bilans les dettes souveraines soumises à dévalorisation. Le parallèle avec la situation actuelle est évident.
 
Si les Européens devaient s’inspirer de ce précédent, toute la question serait celle des garanties qui devraient être offertes à l’appui du dispositif. On a vu, à l’occasion de la laborieuse mise au point de l’EFSF, que le principe même d’une mutualisation de celles-ci était inacceptable notamment par l’Allemagne. Et l’on voit mal la BCE, en raison de son statut, participer à un tel montage pour elle acrobatique. Les Brady bonds étaient nettement mieux dotés.
 
Un plan de ce type n’est donc pas d’actualité, laissant pendante la crise européenne avant qu’elle ne rebondisse, d’autant qu’il ne serait rien d’autre qu’une pirouette de plus, ne réglant rien comme d’habitude. On en resterait à émettre de la dette afin d’en financer d’autres…
http://www.pauljorion.com/blog/?p=16098#more-16098

n°24056734
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 23-09-2010 à 21:42:43  profilanswer
 

yoyo173 a écrit :


Rhââ, cette idéologie.

 

L'état à une différence envers l'entrepreneur, il est responsable devant ses salariés.
Lui ne peut se permettre de virer les gens parce que ça lui pète ou pour augmenter ses profits. Il est responsable d'un ensemble quand l'entrepreneur ne l'est que de lui-même.
Ainsi un patron pourra, malgré des bénéfices en hausse, virer ses salariés sans les prévenir à l'avance, sans indemnité ou presque et en se moquant des conséquences. Ce que ne pourra effectivement faire un chef d'état

 

Un patron qui se plante bénéficie d'une retraite chapeau et se retrouve bien plus riche que le salarié méritant qu'il aura fait virer.

 

C'est dingue la facilité que tu as a asséner des dogmes sans t'en apercevoir. (A la différence de moi qui en ai conscience)

 



Bizarre, les patrons que je connais n'ont pas de retraite chapeau.

 

Ah, tu parles des patrons du CAC [:idee]

Message cité 3 fois
Message édité par radioactif le 23-09-2010 à 21:42:53

---------------
"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°24056791
Terminatux
Communiste
Posté le 23-09-2010 à 21:45:22  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Bizarre, les patrons que je connais n'ont pas de retraite chapeau.
 
Ah, tu parles des patrons du CAC [:idee]


 
Oui il y en a qui ont une conception très partielle du patron. :sweat:  
Une bonne partie n'a pas de salarié, et une autre un ou deux. Je tiens à le signaler.  :o  (pas pour toi bien sûr mais entre autres pour zmed)

n°24056825
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 23-09-2010 à 21:47:45  profilanswer
 


 

yoyo173 a écrit :


Ce qui fait qu'ils ont un des plus fort taux de pauvreté des  pays les plus riches. C'est con, eux qui ont créé 30  % de niveau de vie en plus.  
 Ou alors ils ont commencé, en 1980 ( 2010-30 ) à un niveau de richesses bien plus bas que la france ??
:D


 
Le taux de pauvreté oscille entre 12 et 15% depuis 40 ans aux EU : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichi [...] nnesus.gif
 
En France, ça oscille sur la même période entre 17 et 13%. Les préjugés ont la vie dure, hein !  
 
 
 
 
 
 

n°24056896
kadreg
profil: Utilisateur
Posté le 23-09-2010 à 21:51:00  profilanswer
 

de la belle statistique :o
 

Citation :


46 % de ceux qui sont considérés comme pauvres sont propriétaires d’une maison ;
76 % disposent de l’air conditionné ;
75 % d’entre eux bénéficient d’au moins deux chambres pour vivre ;
le pauvre « moyen » américain est mieux logé que la moyenne des individus habitant Paris, Londres, Vienne ou Athènes ;
97 % des pauvres ont une télévision couleur ; 50 % en ont deux ;
75 % d’entre eux possèdent une voiture, 30 % en possèdent deux ;
73 % des pauvres possèdent un four à micro-ondes.


---------------
brisez les rêves des gens, il en restera toujours quelque chose...  -- laissez moi troller sur discu !
n°24057028
Terminatux
Communiste
Posté le 23-09-2010 à 21:56:21  profilanswer
 

kadreg a écrit :

de la belle statistique :o

Citation :


46 % de ceux qui sont considérés comme pauvres sont propriétaires d’une maison ;
76 % disposent de l’air conditionné ;
75 % d’entre eux bénéficient d’au moins deux chambres pour vivre ;
le pauvre « moyen » américain est mieux logé que la moyenne des individus habitant Paris, Londres, Vienne ou Athènes ;
97 % des pauvres ont une télévision couleur ; 50 % en ont deux ;
75 % d’entre eux possèdent une voiture, 30 % en possèdent deux ;
73 % des pauvres possèdent un four à micro-ondes.


 

La source (indiquée sur la page WIkipédia) paraît bidon, je vais regarder ça. Ils renvoient sur le Census Bureau sans précision.
Ça me paraît louche surtout quand on lit plus bas que 11% des habitants avaient des difficultés à se nourrir... avant la crise. (en 2002)

Message cité 1 fois
Message édité par Terminatux le 23-09-2010 à 21:57:30
n°24057290
manu
Posté le 23-09-2010 à 22:06:38  profilanswer
 

Terminatux a écrit :


 
La source (indiquée sur la page WIkipédia) paraît bidon, je vais regarder ça. Ils renvoient sur le Census Bureau sans précision.
Ça me paraît louche surtout quand on lit plus bas que 11% des habitants avaient des difficultés à se nourrir... avant la crise. (en 2002)


c'est parce que ces salauds de pauvres préfèrent avoir des télés couleur (j'adore la précision, comme si ça existait encore les tv noir et blanc ...), des voitures (au lieu de faire 50 bornes à pieds (vu la taille du pays) pour aller acheter leur tv) et l'air conditionné (plutôt que de profiter du beau temps et des 35°c qui vont avec) plutôt que de s'acheter à manger, irresponsables qu'ils sont !
 
quoique, à la réflexion, il s'agit des staytses, du coup c'est pas impossible qu'ils soient comment dire .... un peu cons ...

n°24057314
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 23-09-2010 à 22:07:55  profilanswer
 

J'allais le dire, il se peut que ces équipements aient un coût dérisoire. Encore plus pour bagnole + essence...


---------------
"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°24057355
Profil sup​primé
Posté le 23-09-2010 à 22:09:54  answer
 

kadreg a écrit :

de la belle statistique :o

 
Citation :


46 % de ceux qui sont considérés comme pauvres sont propriétaires d’une maison ;
76 % disposent de l’air conditionné ;
75 % d’entre eux bénéficient d’au moins deux chambres pour vivre ;
le pauvre « moyen » américain est mieux logé que la moyenne des individus habitant Paris, Londres, Vienne ou Athènes ;
97 % des pauvres ont une télévision couleur ; 50 % en ont deux ;
75 % d’entre eux possèdent une voiture, 30 % en possèdent deux ;
73 % des pauvres possèdent un four à micro-ondes.


 

[:bledi51]  [:debeman]  [:dave_sab]

 

Bientôt on va nous sortir que les pauvres américains sont millionnaires comparé  aux dizaines de millions de milliardaires. Qui peut courir  derrière  cette propagande pourri de sites néolibéraux américains et repris un peu partout sur le net.

 
Citation :

Etats-Unis : plus longue sera la crise

 

../...Les Etats-Unis traversent une crise sociale majeure. Depuis la 2ème Guerre Mondiale, un tel chômage n’avait été observé que deux fois : brièvement en 1975 et plus longuement en 1982-1983. Les Etats-Unis ne possèdent pas d’amortisseurs sociaux comparables à ceux d’un pays comme la France. Or, le chômage de masse va durer : le taux officiel (remonté à 9,6% en août) pourrait dépasser 10% l’an prochain. L’administration Obama tableensuite sur un taux de chômage de 8,2% en 2012 (et 5,2%... à la fin de la décennie !).../..  
 

 

les bons alimentaires ont explosés

 

35 millions d'Américains vivent de bons alimentaires

 
Citation :

+60%, c'est le bond qu'a réalisé la bourse américaine en six mois. Les économistes sont aux anges. +22%, c'est l'augmentation du nombre d'Américains qui vivent de bons alimentaires cette année...

 

Plus de 35 millions d'Américains (12% de la population) ont reçu des bons d'alimentation en juin 2009, un chiffre en hausse de 22% par rapport au mois de juin 2008. Et un nouveau record depuis 1969, date du début des enquêtes du ministère de

 

Et je pense pas que la situation ce soit amélioré depuis, bien au contraire !!!


Message édité par Profil supprimé le 23-09-2010 à 22:10:52
n°24057361
manu
Posté le 23-09-2010 à 22:10:14  profilanswer
 

limonaire a écrit :

Le taux de pauvreté oscille entre 12 et 15% depuis 40 ans aux EU : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichi [...] nnesus.gif
 
En France, ça oscille sur la même période entre 17 et 13%. Les préjugés ont la vie dure, hein !


 
c'est sur que c'est fondamentalement différent 12 et 13%, et 15 et 17, du coup c'est beaucoup + cool là-bas et ça monter bien que + de libéralisme ça marche bien ...

n°24057369
Terminatux
Communiste
Posté le 23-09-2010 à 22:10:28  profilanswer
 

manu a écrit :


c'est parce que ces salauds de pauvres préfèrent avoir des télés couleur (j'adore la précision, comme si ça existait encore les tv noir et blanc ...), des voitures (au lieu de faire 50 bornes à pieds (vu la taille du pays) pour aller acheter leur tv) et l'air conditionné (plutôt que de profiter du beau temps et des 35°c qui vont avec) plutôt que de s'acheter à manger, irresponsables qu'ils sont !

 

quoique, à la réflexion, il s'agit des staytses, du coup c'est pas impossible qu'ils soient comment dire .... un peu cons ...

 

Il y a certainement du vrai dans le fait que la voiture par exemple soit considéré comme indispensable aux États-Unis.
Mais c'est une information que je n'ai pu retrouver que sur Wikipédia avec une source peu précise et sur un site de propagande ultra-libérale. (libres.org)

 

Quand aux revenus des pauvres voici ce que dit Le Point :

 

http://www.lepoint.fr/economie/eta [...] 413_28.php

 
Citation :

[...] L'administration considère qu'un individu vit dans la pauvreté lorsque ses revenus sont inférieurs à 11.000 dollars par an avant impôts et à 22.000 dollars par an pour une famille de quatre personnes. [...]

Message cité 1 fois
Message édité par Terminatux le 23-09-2010 à 22:11:51
n°24057487
manu
Posté le 23-09-2010 à 22:14:27  profilanswer
 

radioactif a écrit :

J'allais le dire, il se peut que ces équipements aient un coût dérisoire. Encore plus pour bagnole + essence...


exactement, et en plus, si les chiffres sont exacts (ce qui semble loin d'être sur apparemment), il se peut qu'une part non négligeable des pauvres américains, soient devenus pauvres après avoir acquis les biens en question.

n°24057579
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 23-09-2010 à 22:18:07  profilanswer
 

Terminatux a écrit :


 
Il y a certainement du vrai dans le fait que la voiture par exemple soit considéré comme indispensable aux États-Unis.
Mais c'est une information que je n'ai pu retrouver que sur Wikipédia avec une source peu précise et sur un site de propagande ultra-libérale. (libres.org)
 
Quand aux revenus des pauvres voici ce que dit Le Point :
 
http://www.lepoint.fr/economie/eta [...] 413_28.php
 

Citation :

[...] L'administration considère qu'un individu vit dans la pauvreté lorsque ses revenus sont inférieurs à 11.000 dollars par an avant impôts et à 22.000 dollars par an pour une famille de quatre personnes. [...]



Je pense quand même que les taux de pauvreté que l'on compare sont en % du revenu médian du pays, non ? Ce serait plus cohérent.


---------------
"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
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