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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°24005402
Profil sup​primé
Posté le 19-09-2010 à 15:48:39  answer
 

Reprise du message précédent :

Ungeduld a écrit :

Commence toi-même par cesser de jouer à la grosse tête pour impressionner la pauvre populace ignorante.


C'est clair, parler d'économie sur un topic d'économie, c'est vraiment jouer à la grosse tête.
 
On compare ça à ton attitude qui consiste à essayer de donner des leçons alors que tu ne comprends pas ce dont tu parles ?

mood
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Posté le 19-09-2010 à 15:48:39  profilanswer
 

n°24005426
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 19-09-2010 à 15:51:19  profilanswer
 

Ungeduld mériterait sans doute une sanction d'un modo : il pollue le débat et est trop agressif, avec un ego de jeune coq un peu fatigant. Deux trois jours de ban avec un peu de bromure pour calmer ses hormones lui feraient du bien.

n°24005441
Camelot2
Posté le 19-09-2010 à 15:53:17  profilanswer
 

Ungeduld a écrit :


 
 
Commence toi-même par cesser de jouer à la grosse tête pour impressionner la pauvre populace ignorante. Ne viens pas me dire que c'est moi qui t'a provoqué, tu as adopté le même ton avec les intervenants qui te contredisent dès le début du billet zmed et poil@.
 
Fin de la discussion pour moi.


 
Tu n'as visiblement aucune idée de l'historique de ce sujet et tu m'as en effet provoqué avec cette histoire de schéma de Ponzi où tu as prétendu que je voulais impressionner mon monde en parlant d'une notion pourtant couramment admise en économie/finance.
 
Les citations hors contexte et sans rapport avec notre discussion que tu as balancées furent le summum de ta tentative d'attaque personnelle...seulement dépassé par tes accusations de mythomanie. Alors soit tu te rétractes/t'excuses, soit tu arrêtes de parler de "discussion entre adultes" lorsque tu en es visiblement totalement incapable.

n°24005454
python
Posté le 19-09-2010 à 15:56:29  profilanswer
 

Ungeduld a écrit :


 
 
Commence toi-même par cesser de jouer à la grosse tête pour impressionner la pauvre populace ignorante. Ne viens pas me dire que c'est moi qui t'a provoqué, tu as adopté le même ton avec les intervenants qui te contredisent dès le début du billet.
 
Fin de la discussion pour moi.


 
moi je trouve abject que tu ne respectes pas les métiers de la finance. Tu essaies de passer pour eux.  
 

n°24005459
Ungeduld
Dein ist mein Herz
Posté le 19-09-2010 à 15:57:42  profilanswer
 

Citation :

- soit utiliser le contre-pouvoir que constitue la concurrence, en mettant en place une concurrence monétaire,, le marché étant une force de rappel très forte pour empêcher la constitution de surprofits (çàd pour la production de monnaie, le recours  à l'inflation). Mais cette voie apparaît irréalisable à court terme.


 
Le Marché n'est pas Dieu. Il n,a aucune force régulatrice en lui-même, on le voit bien d'ailleurs.  
 
Peut-être qu'il faudrait songer plutôt à un autre étalon que l'étalon-or. L'Allemagne avait songé un temps à adopter le seigle comme étalon. Ça peut sembler saugrenue, mais pourquoi ne pas prendre une denrée alimentaire comme étalon ? Les réserves d'or sont limitées, alors que l'on peut jouer sur les réserves de blé, par exemple.  
 
Je dis peut-être une connerie, mais je trouve l'idée réjouissante.

n°24005468
Ungeduld
Dein ist mein Herz
Posté le 19-09-2010 à 15:58:54  profilanswer
 

python a écrit :


 
moi je trouve abject que tu ne respectes pas les métiers de la finance. Tu essaies de passer pour eux.  
 


 
Je respecte les gens respectueux. Ceux qui écrasent de leur savoir les autres n'ont pas mon respect.

n°24005483
python
Posté le 19-09-2010 à 16:00:10  profilanswer
 

Ungeduld a écrit :

Citation :

- soit utiliser le contre-pouvoir que constitue la concurrence, en mettant en place une concurrence monétaire,, le marché étant une force de rappel très forte pour empêcher la constitution de surprofits (çàd pour la production de monnaie, le recours  à l'inflation). Mais cette voie apparaît irréalisable à court terme.


 
Le Marché n'est pas Dieu. Il n,a aucune force régulatrice en lui-même, on le voit bien d'ailleurs.  
 
Peut-être qu'il faudrait songer plutôt à un autre étalon que l'étalon-or. L'Allemagne avait songé un temps à adopter le seigle comme étalon. Ça peut sembler saugrenue, mais pourquoi ne pas prendre une denrée alimentaire comme étalon ? Les réserves d'or sont limitées, alors que l'on peut jouer sur les réserves de blé, par exemple.  
 
Je dis peut-être une connerie, mais je trouve l'idée réjouissante.


 
Tu n'as visiblement pas la bonne définition de ce qu'est le marché et de quoi il est constitué.
 
Le marché c'est l'ensemble des portefeuilles risqués.  Portefeuilles qui demande un taux de rendement plus élevé qu'un titre sans risque.  
 

Message cité 1 fois
Message édité par python le 19-09-2010 à 16:01:15
n°24005495
Ungeduld
Dein ist mein Herz
Posté le 19-09-2010 à 16:01:15  profilanswer
 

python a écrit :


 
Tu n'as visiblement pas la bonne définition de ce qu'est le marché et de quoi il est constitué.  
 


 
Stop.

n°24005507
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 19-09-2010 à 16:02:51  profilanswer
 

Ungeduld a écrit :

Citation :

- soit utiliser le contre-pouvoir que constitue la concurrence, en mettant en place une concurrence monétaire,, le marché étant une force de rappel très forte pour empêcher la constitution de surprofits (çàd pour la production de monnaie, le recours  à l'inflation). Mais cette voie apparaît irréalisable à court terme.


Le Marché n'est pas Dieu. Il n,a aucune force régulatrice en lui-même, on le voit bien d'ailleurs.  
 
Peut-être qu'il faudrait songer plutôt à un autre étalon que l'étalon-or. L'Allemagne avait songé un temps à adopter le seigle comme étalon. Ça peut sembler saugrenue, mais pourquoi ne pas prendre une denrée alimentaire comme étalon ? Les réserves d'or sont limitées, alors que l'on peut jouer sur les réserves de blé, par exemple.  
 
Je dis peut-être une connerie, mais je trouve l'idée réjouissante.


Parce que la conservation pose problème, que c'est une denrée vitale, et qu'en plus ce serait con de te manger une déflation à cause d'une année sèche.

n°24005526
Ungeduld
Dein ist mein Herz
Posté le 19-09-2010 à 16:06:24  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Le Marché n'est pas Dieu. Il n,a aucune force régulatrice en lui-même, on le voit bien d'ailleurs.  
 
Peut-être qu'il faudrait songer plutôt à un autre étalon que l'étalon-or. L'Allemagne avait songé un temps à adopter le seigle comme étalon. Ça peut sembler saugrenue, mais pourquoi ne pas prendre une denrée alimentaire comme étalon ? Les réserves d'or sont limitées, alors que l'on peut jouer sur les réserves de blé, par exemple.  
 
Je dis peut-être une connerie, mais je trouve l'idée réjouissante.


Parce que la conservation pose problème, que c'est une denrée vitale, et qu'en plus ce serait con de te manger une déflation à cause d'une année sèche.[/quotemsg]
 
 
Certaines denrées, comme le blé par exemple, se conservent très longtemps. Les réserves ne dépendraient pas des récoltes en principe, toute la production n'allant pas dans la constitution de ces réserves bien entendu.  
 
Je trouve l'idée séduisante, parce que la crise alimentaire récente démontre la nécessité de la constitution de telles réserves. On aurait une incitation économique à garder en réserve du blé, par exemple.

mood
Publicité
Posté le 19-09-2010 à 16:06:24  profilanswer
 

n°24005538
la_salace
Fractales 2.0
Posté le 19-09-2010 à 16:08:43  profilanswer
 

Garder du blé en réserves, y'a pas mal de monde qui savent s'y prendre  [:julm3]


Message édité par la_salace le 19-09-2010 à 16:08:59

---------------
Mes copines et moi, on est toutes à poil ici .
n°24005546
Camelot2
Posté le 19-09-2010 à 16:09:23  profilanswer
 

Moi je propose un étalon-poireau. C'est bon le poireau.  :o

n°24005551
Hazumaki
Je crois Kathryn Mayorga.
Posté le 19-09-2010 à 16:10:13  profilanswer
 

C'est  pas très équitable comme système. Un pays comme la France ou les États-Unis, gros pays agricoles serait de facto avantagés.


---------------
«Attendons, Messieurs ; laissons passer le règne des transcendants ; sachons subir le dédain des forts. [...] Le moyen d'avoir raison dans l'avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé.» - Ernest Renan - はずまき
n°24005581
zad38
Posté le 19-09-2010 à 16:14:53  profilanswer
 

Je propose un étalon bouteille de rouge, en deux semaine on devient la première puissance mondiale  [:farpaitement]

n°24005584
Ungeduld
Dein ist mein Herz
Posté le 19-09-2010 à 16:15:00  profilanswer
 

Hazumaki a écrit :

C'est  pas très équitable comme système. Un pays comme la France ou les États-Unis, gros pays agricoles serait de facto avantagés.


 
Je ne sais pas comment on pourrait articuler cette idée. C'est vrai qu'il y a des pays qui sont de gros producteurs et d'autres non, mais c'était le même problème pour l'or.
 

n°24005593
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 19-09-2010 à 16:16:39  profilanswer
 

L'or est plus dense en valeur, ce qui rend son usage et son stockage plus pratiques.

 

Pour stocker la même valeur de seigle, ce ne sont plus des silos qu'il va falloir...

Message cité 1 fois
Message édité par radioactif le 19-09-2010 à 16:16:51
n°24005594
Camelot2
Posté le 19-09-2010 à 16:16:58  profilanswer
 

Le retour au système babylonien, si c'est pas mignon tout plein...
 

n°24005600
Ungeduld
Dein ist mein Herz
Posté le 19-09-2010 à 16:17:32  profilanswer
 

En passant, pour ceux qui semblent trouver l'idée ridicule, elle a déjà été proposée par l'économiste Ernst Wagemann.
 
http://prosperite-et-partage.org/spip.php?article102

n°24005601
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 19-09-2010 à 16:17:39  profilanswer
 

Hazumaki a écrit :

C'est  pas très équitable comme système. Un pays comme la France ou les États-Unis, gros pays agricoles serait de facto avantagés.


 
Et bien sûr, la BCE prêterait les poireaux aux Etats sans intérêt. En contrepartie la culture du poireau sur son balcon ou dans son potager serait limitée à 10kg par an : la production illégale de poireau serait punie comme contrebande et contrefaçon de signes monétaires. Enfin, le Crédit Agricole serait propriétaire de tous les champs de poireaux.  
 
Pour que la nouvelle monnaie soit l'objet d'un consensus social large, y compris auprès des écolos et des alters, les poireaux OGM seraient interdits.  

n°24005603
Hazumaki
Je crois Kathryn Mayorga.
Posté le 19-09-2010 à 16:17:50  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

Le retour au système babylonien, si c'est pas mignon tout plein...
 


 
On fait dans le vintage là. :o


---------------
«Attendons, Messieurs ; laissons passer le règne des transcendants ; sachons subir le dédain des forts. [...] Le moyen d'avoir raison dans l'avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé.» - Ernest Renan - はずまき
n°24005605
python
Posté le 19-09-2010 à 16:17:55  profilanswer
 

la meilleure monnaie c'est la monnaie électronique mais pour garder la confiance du public le papier-monnaie est toujours en usage.  
 

n°24005608
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 19-09-2010 à 16:18:22  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

Le retour au système babylonien, si c'est pas mignon tout plein...
 


Genre tu maîtrises le cunéiforme mytho de Belge ? [:sonken]

n°24005616
Ungeduld
Dein ist mein Herz
Posté le 19-09-2010 à 16:19:50  profilanswer
 

radioactif a écrit :

L'or est plus dense en valeur, ce qui rend son usage et son stockage plus pratiques.
 
Pour stocker la même valeur de seigle, ce ne sont plus des silos qu'il va falloir...


 
On peut fixer un taux de convertibilité x, comme on l'a fait avec l'or d'ailleurs parce que les réserves étaient insuffisantes, donc ce n'est pas un problème.

n°24005627
Camelot2
Posté le 19-09-2010 à 16:21:42  profilanswer
 


 

Ungeduld a écrit :

En passant, pour ceux qui semblent trouver l'idée ridicule, elle a déjà été proposée par l'économiste Ernst Wagemann.
 
http://prosperite-et-partage.org/spip.php?article102


 
Une seule occurrence pour le blé:
 

Citation :

e fut le cas de nombreux pays dont la France, jusqu’en 1924, mais surtout de l’Allemagne en 1922. Dans le début des années 20, l’inflation était telle que la population allemande n’avait plus confiance en la monnaie officielle. Outre des devises, des bons d’achat indexés sur le prix du seigle, du blé, des crédits indexés sur le cours du sucre, des emprunts de coke et d’autres substituts monétaires, circulaient dans le pays. Un représentant des agriculteurs, Helfferich, proposa d’émettre une monnaie spéciale couverte par des titres de rente et indexé sur le seigle. Cette idée fut intégrée au plan déflationniste que proposait l’économiste Ernst Wagemann


 

Citation :

Ernst Wagemann, “ La réforme de la monnaie et du crédit ” (Geld und Kreditreform) 1932.


 
Chacun jugera de la pertinence d'une telle mesure pour le système international.  :D

n°24005636
Camelot2
Posté le 19-09-2010 à 16:22:49  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Genre tu maîtrises le cunéiforme mytho de Belge ? [:sonken]


 
Diplôme en écriture cunéiforme de l'Université Babylonienne d'Hammurabi. Oui Monsieur, parfaitement.

n°24005648
Camelot2
Posté le 19-09-2010 à 16:25:23  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Et bien sûr, la BCE prêterait les poireaux aux Etats sans intérêt. En contrepartie la culture du poireau sur son balcon ou dans son potager serait limitée à 10kg par an : la production illégale de poireau serait punie comme contrebande et contrefaçon de signes monétaires. Enfin, le Crédit Agricole serait propriétaire de tous les champs de poireaux.  
 
Pour que la nouvelle monnaie soit l'objet d'un consensus social large, y compris auprès des écolos et des alters, les poireaux OGM seraient interdits.  


 
Et combien de poireaux couterait une soupe de poireaux? [:oh shi-]

n°24005652
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 19-09-2010 à 16:26:57  profilanswer
 

Les Pays de Galles aurait-il un avantage concurrentiel déloyal ?

n°24005679
python
Posté le 19-09-2010 à 16:31:47  profilanswer
 

radioactif a écrit :

Les Pays de Galles aurait-il un avantage concurrentiel déloyal ?


 
Ils l'avaient quand ils avaient 661 navires contre 291 navires pour la France et 222 navires pour l'Espagne.  

n°24005697
Camelot2
Posté le 19-09-2010 à 16:34:15  profilanswer
 

Et après...imaginez...on pourrait directement échanger un poireau contre une peau de castor...puis cette peau de castor, on l'échangerait contre un arc à flèche...
 
Vous imaginez le système révolutionnaire? On pourrait le nommer...troc. Ca sonne bien ça. Ca fait jeune. Le troc!  :o

n°24005709
Hazumaki
Je crois Kathryn Mayorga.
Posté le 19-09-2010 à 16:36:31  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

Et après...imaginez...on pourrait directement échanger un poireau contre une peau de castor...puis cette peau de castor, on l'échangerait contre un arc à flèche...
 
Vous imaginez le système révolutionnaire? On pourrait le nommer...troc. Ca sonne bien ça. Ca fait jeune. Le troc!  :o


 [:glass]


---------------
«Attendons, Messieurs ; laissons passer le règne des transcendants ; sachons subir le dédain des forts. [...] Le moyen d'avoir raison dans l'avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé.» - Ernest Renan - はずまき
n°24005716
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 19-09-2010 à 16:37:16  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

Et après...imaginez...on pourrait directement échanger un poireau contre une peau de castor...puis cette peau de castor, on l'échangerait contre un arc à flèche...
 
Vous imaginez le système révolutionnaire? On pourrait le nommer...troc. Ca sonne bien ça. Ca fait jeune. Le troc!  :o


"Le troc, c'est nouveau, c'est compliqué" entendra-t-on au Concile des Sages :o

n°24005744
Camelot2
Posté le 19-09-2010 à 16:40:31  profilanswer
 

Et tu verras des entreprises de consultance spécialisée pour adapter les systèmes actuels au troc. Des experts en troc. Des logiciels informatiques tournés vers le troc. Du troc sur du troc (sorte de produit dérivé nouvelle génération) où l'on pariera sur des trocs en cours. Les trocs Futures, les trocs Forwards, les Swaps de Troc,...
 
Le troc, c'est l'économie et la finance de demain.

n°24005787
python
Posté le 19-09-2010 à 16:47:46  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

Et après...imaginez...on pourrait directement échanger un poireau contre une peau de castor...puis cette peau de castor, on l'échangerait contre un arc à flèche...
 
Vous imaginez le système révolutionnaire? On pourrait le nommer...troc. Ca sonne bien ça. Ca fait jeune. Le troc!  :o


 
Et on documenterait les échanges sur des tablettes d'argile écrite et on porterait des toges.  Nos murs seraient décorées de tapisseries de lions comme sur la porte d'Ishtar

n°24006368
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 19-09-2010 à 18:17:40  profilanswer
 

Un exemple de concurrence monétaire : les gens se ruent sur le franc suisse
 
http://www.lefigaro.fr/tauxetdevis [...] l-euro.php
 
La raison en est que la masse monétaire en Suisse est gérée de façon plus rigoureuse qu'aux Etats-Unis par exemple : http://blog.crottaz-finance.ch/wp- [...] re-bns.jpg
 
M3 a augmenté en 10 ans de seulement 38%, soit 3% par an en moyenne, ce qui dépasse à peine la croissance réelle du PIB.
 
Alors qu'aux Etats-Unis, c'est l'orgie :
 
http://www.renovezmaintenant67.eu/ [...] 2010_m.jpg
 
Qu'est-ce que cette étude rapide montre ?  
- que les agents préfèrent des monnaies capables de conserver leur pouvoir d'achat sur le long terme. Dans un système de monnaie concurrentielle, les agents choisissent les monnaies les moins inflationnistes (Franc suisse, euro dans une moindre mesure). Si les Américains ou les Français étaient libres de choisir eu monnaie, y compris pour les échanges domestiques, nul doute que beaucoup d'entre eux abandonneraient dollar ou euro pour privilégier le franc suisse.  
 
- que la monnaie ne crée pas la croissance : les Suisses avec une masse monétaire relativement bien gérée (encore qu'ils sont devenus eux aussi plus laxistes depuis qu'ils ont démonétisé le franc suisse) ont une croissance qui n'a rien à envier aux Américains (croissance moyenne de plus de 2% de 1997 à 2007 : http://upload.wikimedia.org/wikipe [...] 7_2007.png  , soit un doublement tous les 30 ans ;  Aux Etats-Unis c'est certes un peu plus de 3% sur la période, mais c'est une croissance artificiellement dopée par la création monétaire, d'où la récession qui suit). Créer de la monnaie ne crée donc pas de la croissance à long terme, contrairement à une idée répandue. Elle crée à courts termes des booms artificiels qui se paient en récession ensuite.  
 
- que l'appréciation du taux de change n'est pas un obstacle à la croissance : la Suisse ne pâtit pas de la montée du Franc suisse (de même, l'appréciation continue du Deutsche Mark de 1949 à 1999 n'a pas handicapé la croissance allemande)
 
 
 
 
 
 

n°24006977
Badcow
Posté le 19-09-2010 à 19:28:07  profilanswer
 

limonaire a écrit :

Un exemple de concurrence monétaire : les gens se ruent sur le franc suisse
 
http://www.lefigaro.fr/tauxetdevis [...] l-euro.php
 
La raison en est que la masse monétaire en Suisse est gérée de façon plus rigoureuse qu'aux Etats-Unis par exemple : http://blog.crottaz-finance.ch/wp- [...] re-bns.jpg
 
M3 a augmenté en 10 ans de seulement 38%, soit 3% par an en moyenne, ce qui dépasse à peine la croissance réelle du PIB.
 
Alors qu'aux Etats-Unis, c'est l'orgie :
 
http://www.renovezmaintenant67.eu/ [...] 2010_m.jpg
 
Qu'est-ce que cette étude rapide montre ?  
- que les agents préfèrent des monnaies capables de conserver leur pouvoir d'achat sur le long terme. Dans un système de monnaie concurrentielle, les agents choisissent les monnaies les moins inflationnistes (Franc suisse, euro dans une moindre mesure). Si les Américains ou les Français étaient libres de choisir eu monnaie, y compris pour les échanges domestiques, nul doute que beaucoup d'entre eux abandonneraient dollar ou euro pour privilégier le franc suisse.  
 


 
Si les Américains ou les Français étaient libres de choisir leur monnaie pour les échanges domestiques, nul doute que beaucoup d'entre eux utiliseraient la monnaie acceptée de manière la plus universelle sur le territoire qu'ils utilise, donc probablement l'euro pour les Français, et le dollar pour les Américains.
 
Il ne faut pas oublier que pour la plupart des gens, l'argent est principalement un moyen d'échange, et pas un moyen de réserve.


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°24007083
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 19-09-2010 à 19:36:21  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
Si les Américains ou les Français étaient libres de choisir leur monnaie pour les échanges domestiques, nul doute que beaucoup d'entre eux utiliseraient la monnaie acceptée de manière la plus universelle sur le territoire qu'ils utilise, donc probablement l'euro pour les Français, et le dollar pour les Américains.
 
Il ne faut pas oublier que pour la plupart des gens, l'argent est principalement un moyen d'échange, et pas un moyen de réserve.


 
Oui, mais si tout le monde ou une majorité pense que le franc suisse est une meilleure monnaie, parce que moins fondante, sa liquidité s'améliore puisque très nombreux sont ceux qui adoptent le franc suisse. il y a un cercle verteux, un effey-t boule de neige : meilleure monnaie --> hausse de parts d emarché --> liquidité plus grande --> hausse de parts de marché
 
En fait, pour être plus précis, si l'euro est une monnaie seulement un peu moins bonne que le franc suisse (car un peu plus inflationniste), les gens conserveront l'euro car l'euro est nettement plus répandu : l'avantage de liquidité qu'il apporte est plus grand, et peut compenser un petit handicap en termes d'instrument de réserve de valeur. Mais si la qualité de l'euro se dégrade fortement, alors le transfert vers le franc suisse se ferait, la moindre liquidité étant compensée par une meilleure qualité. A terme, un effet boule de neige ferait que le franc suisse deviendrait tout aussi liquide, au fur et à mesure qu'on l'adopterait. Cette concurrence ferait que les producteurs d'euros, pour ne pas perdre de parts de marché, seraient contraints à réduire le différentiel de création monétaire.

n°24007895
Terminatux
Communiste
Posté le 19-09-2010 à 20:54:58  profilanswer
 

limonaire a écrit :

C'est un voeu pieux sur ce forum. En même temps, on ne peut pas demander à tout le monde d'être spécialiste. Il faut alors naviguer entre deux écueils : l'économie a trop de rapport avec la politique pour en exclure l'homme de la rue ; mais l'homme de la rue doit comprendre que la compréhension des concepts économiques demande du temps, et ne peut se limiter à la lecture du journal, d'un blog ou de papiers sur internet.  
 
Pour ce qui est de l'Argentine, on y retrouve les problèmes de malgouvernance qui frappe singulièrement l'Amérique latine. On y retrouve aussi les limites de l'interventionnisme économique, le poids des lobbies qui se manifeste d'autant plus que l'Etat étend sa sphère d'intervention, le manque de contre-pouvoirs, le capitalisme de connivence, le marché politique favorisant la dette plutôt que l'impôt. Surtout, on y voit les dégâts qu'occasionnent les manipulations monétaires par l'Etat (création monétaire, taux d'intérêt ou taux de change modifiés arbitrairement) : or, la monnaie est sans doute un bien trop précieux pour être confié au court-termisme électoral de l'Etat. Une gestion politique de la monnaie, comme ce fut le cas en Argentine, risque toujours d'aboutir à une destruction de "l'ordre social" (Jacques Rueff). Bref, contrairement à la vulgate rabâchée en France un peu partout, la crise Argentine est bien plus la preuve par l'exemple des dangers d'un pouvoir politique qui se mêle d'économie et de monnaie, qu'une nouvelle preuve de la faillite du marché. Elle est un exemple de plus des méfaits de l'interventionnisme économique, çàd des méfaits des politiques anti-libérales.  


 
Un pays qui pratiquait une des politiques les plus libérales qu'on ait connu dans l'histoire moderne est confronté à une crise gravissime. Conclusion : il faut plus de libéralisme. :pt1cable:  
limonaire, champion de la "gauche moderne"! :lol: La gauche plus à droite que toutes mes connaissances à droite (la majorité), extrême-droite exclue.
 
Un doctrinaire pur et dur qui est capable de tirer strictement la même conclusion de n'importe quel fait.
Une absence totale de mesure dans les propos, il faut toujours moins d'État, comme si la solution à tous les maux de la société était simple comme bonjour.
 
À l'inverse, pourquoi ne pas dire que la stagnation sous Brejnev était due au libéralisme? Je veux dire par là que si les faits peuvent amener à n'importe quelle conclusion, alors autant y aller gaiement!

n°24008438
lehman bro​thers
Aw noes, not this shit again
Posté le 19-09-2010 à 21:27:20  profilanswer
 

Terminatux a écrit :


 
Un pays qui pratiquait une des politiques les plus libérales qu'on ait connu dans l'histoire moderne est confronté à une crise gravissime. Conclusion : il faut plus de libéralisme. :pt1cable:  
limonaire, champion de la "gauche moderne"! :lol: La gauche plus à droite que toutes mes connaissances à droite (la majorité), extrême-droite exclue.
 
Un doctrinaire pur et dur qui est capable de tirer strictement la même conclusion de n'importe quel fait.
Une absence totale de mesure dans les propos, il faut toujours moins d'État, comme si la solution à tous les maux de la société était simple comme bonjour.
 
À l'inverse, pourquoi ne pas dire que la stagnation sous Brejnev était due au libéralisme? Je veux dire par là que si les faits peuvent amener à n'importe quelle conclusion, alors autant y aller gaiement!


 
L'Argentine n'a justement pas eu une politique libérale DU TOUT ! Le budget de l'État y était élevé, et le taux de change y était fixe - il y a même eu plusieurs périodes de contrôle des changes, ce qui est typiquement 2 signes d'intervention importante de l'État dans l'économie. En outre, les politiques de redistribution étaient - et sont toujours - importantes en Argentine.
 
La crise argentine n'a pas non plus été la preuve que le libéralisme ou l'interventionnisme fonctionnaient ou pas : le problème vient essentiellement de ses problèmes monétaires et de la conjoncture mondiale à cette même époque.
 
Il ne faut pas oublier que pendant l'époque du currency board en Argentine, de nombreux autres pays ont fait faillite : le Mexique en 1994, la Thailande en 1997, la Russie en 1998, et le Brésil en 1999. Ces pays ont tous mené des politiques différentes, et avaient tous des économies différentes.
 
En fait, le FMI arrive une fois qu'il est trop tard et que la récession est inévitable. Alors forcément, on associe FMI = crise, alors que le maintien des politiques antérieures aurait tout simplement conduit à la ruine, la Grèce étant un bon exemple.


---------------
https://elan.school/
n°24008607
lehman bro​thers
Aw noes, not this shit again
Posté le 19-09-2010 à 21:37:17  profilanswer
 

Terminatux a écrit :

À l'inverse, pourquoi ne pas dire que la stagnation sous Brejnev était due au libéralisme? Je veux dire par là que si les faits peuvent amener à n'importe quelle conclusion, alors autant y aller gaiement!


 
Il y a une argumentation dans les posts de limonaire. L'inconvénient, c'est que dans ton post (comme dans celui de beaucoup d'autres qui interviennent sur ce sujet), les affirmations sont balancées sans être vérifiables (ex : l'Argentine a suivi la politique du FMI, l'Argentine était libérale ... tu sors ça d'où, c'est quoi la preuve de ton affirmation ?). Du coup quand plusieurs posteurs croient dur comme fer que les politiques socialistes ont relevé l'Argentine, j'aimerais bien qu'il me le prouvent.
 
Autrement dit, il doivent :
- lister les politiques sociales qui ont été menées
- mettre en évidence le mécanisme qui a permis de générer de la croissance à partir de ces mesures
- montrer que les autres mesures prises (l'abandon du currency board) ont eu un effet secondaire par rapport aux mesure sociales
ou alors citer des articles de littérature économique (scientifique donc, pas un article dans libération fait par un type qui a fait un IEP de province et qui n'a jamais eu le moindre cours d'éco de sa vie) qui vont dans le sens de vos affirmations.
 
Je ne dis pas que tout le monde doit avoir une bonne culture des mécanismes économiques, mais comprendre un minimum la façon dont on doit raisonner en éco, ça me semble nécessaire. Un peu comme le fait de connaitre l'anatomie humaine sans être médecin, de savoir comment fonctionne un PC sans être informaticien, de savoir comment on fait le pain sans être boulanger ... Là, il n'y a aucune discussion possible : quand on vous présente des faits (toi, ungeduld, zmed), c'est que vous objectez en donnant votre opinion, sans admettre qu'elle n'est fondée sur rien et en refusant d'en changer. Si vous avez des certitudes si fortes, c'est que vous devez bien avoir des raisons qui les ont causées : or, pas de discussion possible si vous ne présentez pas ces raisons ...


---------------
https://elan.school/
n°24009070
Terminatux
Communiste
Posté le 19-09-2010 à 22:05:37  profilanswer
 

lehman brothers a écrit :


 
L'Argentine n'a justement pas eu une politique libérale DU TOUT ! Le budget de l'État y était élevé, et le taux de change y était fixe - il y a même eu plusieurs périodes de contrôle des changes, ce qui est typiquement 2 signes d'intervention importante de l'État dans l'économie. En outre, les politiques de redistribution étaient - et sont toujours - importantes en Argentine.
 
La crise argentine n'a pas non plus été la preuve que le libéralisme ou l'interventionnisme fonctionnaient ou pas : le problème vient essentiellement de ses problèmes monétaires et de la conjoncture mondiale à cette même époque.
 
Il ne faut pas oublier que pendant l'époque du currency board en Argentine, de nombreux autres pays ont fait faillite : le Mexique en 1994, la Thailande en 1997, la Russie en 1998, et le Brésil en 1999. Ces pays ont tous mené des politiques différentes, et avaient tous des économies différentes.
 
En fait, le FMI arrive une fois qu'il est trop tard et que la récession est inévitable. Alors forcément, on associe FMI = crise, alors que le maintien des politiques antérieures aurait tout simplement conduit à la ruine, la Grèce étant un bon exemple.


 
Que dis la Documentation Française?
 
http://www.ladocumentationfrancais [...] -fmi.shtml
 

Citation :

1er novembre 2001 : le président de la Rua lance un programme de relance économique en Argentine, destiné à restructurer la dette publique qui s'élève à 132 milliards de dollars et à relancer la consommation.
Malgré sept plans d'austérité, l'Argentine est en crise économique, financière, politique et sociale depuis plus de trois ans.


 
Non, surtout il n'y a jamais eu de politique libérale en Argentine. :lol:  
Et quelle était la politique de la Russie?
 
La Russie n'a pas appliqué la politique du FMI?
 
http://archives.enap.ca/bibliotheq [...] sV15n4.pdf
 

Citation :

La Russie adhère au FMI en 1992, peu de temps après l’éclatement de l’URSS qui avait initié des pourparlers à cet effet en 1991. Les programmes de prêts qui seront engagés dès avril 1992 se succéderont jusqu’au dernier en date, celui de juillet 1999. La Russie devient, à peine sept ans après son accession au Fonds, le plus grand emprunteur en termes absolus dans l’histoire du FMI. Les six prêts octroyés entre 1992 et 1999 totalisent près de 28 milliards de DTS ou 40 milliards de dollars.


 
http://scolarite.sciencespobordeau [...] ie1990.doc
 

Citation :

28 octobre 1991 : lancement de la thérapie de choc [...]
3 déc 1991 : annonce de la libération des prix par B.Eltsine, des privatisations, de l’ouverture économique extérieure [...]
2 janvier 1992 : libération de 80% des prix producteurs et de 90% des prix de détail [...]
1er juil. 1992 : lancement des privatisations décidée par décret présidentiel [...]
26 mars 1995 : adoption d’un programme de stabilisation élaboré avec le FMI [...]
Avril 1995 : indépendance de la Banque Centrale [...]
1er janvier 1998 : ouverture du marché obligataire aux non résidents [...]
17 août 1998 : annonce de l’abandon du corridor du rouble et du défaut de paiement sur la dette extérieure et les GKO


 
En somme après la fin de l'URSS, il n'y a pas eu du tout de libéralisme effréné par réaction excessive à l'histoire du pays. Mais alors pas du tout.
On voit vraiment une politique modérée. :love:  
Et le FMI n'a bien sur rien à voir avec cette histoire. :sarcastic:  
 
http://books.google.fr/books?id=Hi [...] 22&f=false
 

Citation :

L'Argentine, qui était considérée comme un pays modèle par le FMI [...]


 
Je ne compte pas te faire changer d'avis, c'est impossible puisque tu joue à l'aveugle.
Mais je souhaite empêcher ta prétention à faire croire à d'autres à ta vision déformée de l'histoire.

n°24009229
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 19-09-2010 à 22:16:07  profilanswer
 

Terminatux a écrit :


 
Un pays qui pratiquait une des politiques les plus libérales qu'on ait connu dans l'histoire moderne est confronté à une crise gravissime. Conclusion : il faut plus de libéralisme. :pt1cable:  
limonaire, champion de la "gauche moderne"! :lol: La gauche plus à droite que toutes mes connaissances à droite (la majorité), extrême-droite exclue.
 
Un doctrinaire pur et dur qui est capable de tirer strictement la même conclusion de n'importe quel fait.
Une absence totale de mesure dans les propos, il faut toujours moins d'État, comme si la solution à tous les maux de la société était simple comme bonjour.
 
À l'inverse, pourquoi ne pas dire que la stagnation sous Brejnev était due au libéralisme? Je veux dire par là que si les faits peuvent amener à n'importe quelle conclusion, alors autant y aller gaiement!


 
Libre à toi de railler sans proposer d'argumentaire précis au demeurant. Je pourrais aussi te renvoyer le compliment : pour beaucoup ici, le capitalisme/libéralisme est responsable de tous les maux. Mais je m'en garderai bien.  
 
Pour comprendre quelque chose à la situation argentine, il faut savoir qu'elle sortait d'un hyperinflation au cours des années 80. Il fallait bien en sortir, l'hyperinflation rendant absolument impossible la croissance, en ruinant tous les calculs économiques, en rendant impossible les investissements et l'épargne à long terme. Au passage, l'hyperinflation argentine n'est pas due au marché et au méchant libéralisme : car dans tous les pays du monde , la monnaie au XXème siècle est confiée à une banque centrale qui en a le monopole d'émission (et par définition, le monopole n'est pas libéral). En Argentine, comme ailleurs, l'hyperinflation avait donc une origine étatique : elle est le signe d'une mauvaise gestion de la monnaie par le monopole public qui en a la charge.  
 
Pour en sortir, on met donc en place fin 1980-début 1990 un currency board. Avec un grand succès : l'Argentine connaît un petit miracle au cours des années 1990, avec des taux de croissance de 8 à 10%. L'inflation comme c'était prévisible est domptée en quelques mois. Preuve qu'une bonne gestion monétaire est non seulement compatible avec la croissance (l'inflation étant toujours un poison), mais en est même la condition : l'ordre social suppose un ordre monétaire. Le problème est que le currency board est un système de change fixe aussi contraignant que peut l'être l'étalon or. Il impose aux Etats une discipline monétaire et budgétaire. Or, à la fin des années 90, l'Etat argentin s'en est affranchi, s'autorisant des déficits budgétaires élevés. On connaît la suite.
 
Libre à toi de mettre ensuite sur le FMI ou le marché ou le libéralisme des désordres qui sont d'abord dus à l'incohérence de l'Etat. Les changes fixes ont certes d'énormes avantages : mais à condition de respecter les contraintes afférentes. On ne peut avoir les uns sans les autres, comme on ne peut avoir le beurre et l'argent du beurre. En changes flottants parfaits, l'Etat a la complète autonomie de sa politique monétaire et budgétaire, le change se dépréciant si on mène des politiques trop laxistes ; en changes fixes, il ne l'a plus, mais cette perte de souveraineté est compensée par le fait qu'on est alors contraint à la vertu (monétaire et budgétaire), ce qui est favorable à la croissance. On peut considérer que garder l'autonomie de ses politiques monétaires et budgétaires est essentiel, pour de nombreuses bonnes raisons : mais dans ce cas, on renonce aux changes fixes. L'erreur du gouvernement argentin (je dis bien "du gouvernement, hein, pas du marché libéral), est d'avoir voulu et les changes fixes et le déficit budgétaire important. Il savait que c'était impossible : il l'a quand même pratiqué. Qui est alors responsable du désastre qui en a résulté ? On est dans la situation du malade qui prend des médicaments et qui pourtant continue à absorber de l'alcool...

mood
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