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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°23724193
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 24-08-2010 à 16:40:02  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Camelot2 a écrit :

Citation :

L'argent, comme on l'a déjà dit, on sait où il est : riches, capitalistes, gros actionnaires,retraités


 
De rien.  :o  


Pas tous non plus ;)
 
Merci pour cette analyse, je lirai ça tout à l'heure.

mood
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Posté le 24-08-2010 à 16:40:02  profilanswer
 

n°23724197
vapeur_coc​honne
Stig de Loisir
Posté le 24-08-2010 à 16:40:45  profilanswer
 

vapeur_cochonne a écrit :


et pourquoi c'est pas appliqué alors qu'on a des élites en france, des économistes, des conseillers, des consultants etc  
où c'est appliqué ? où ça fonctionne ?  
 
et si on le fait pas, a qui profite le crime ?  



---------------
marilou repose sous la neige
n°23724205
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-08-2010 à 16:41:16  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Donc il y a un consensus qui dit que le chômage de masse en France (et ailleurs) est uniquement du à des salaires minimums trop haut ? Que supprimer le SMIC résoudrait tous les problèmes de chômage ?
 
Et tu me donner une idée du salaire plancher dans ce contexte là au passage ? Et me dire quelle serait pour une partie importante de la population, la part (éventuelle) de pouvoir d'achat en comparaison d'un SMIC actuel ?  


 
1) Non, pas consensus : les keynésiens pensent eux qu'il faut augmenter les salaires, ce qui soutient la demande et crée des emplois. Sauf que ces relances dans les faits ne marchent jamais. Les keynésiens pensent naïvement que c'est la consommation qui crée la croissance : et ils ont réussi à le faire croire à 99% de la population et à 95% des journalistes. Foutaises. Ce sont les gains de productivité, organisationnels, techniques, technologiques, qui créent de la croissance, et rien d'autres.
 
2) Si le marché du travail était libre, je n'ai aucune idée du niveau de salaire plancher. C'est impossible de le savoir à l'avance, l'économie n'étant pas une science physique, mais le fruit de décisions de millions d'êtres humains. Untel refusera de travailler pour 900 euros quand l'autre acceptera, parce que sa situation personnelle est différente. Avec un RSA à 500 euros, on ne descendrait sans doute pas beaucoup en dessous de 800 ou 900 euros, sauf pour les moins de 25 ans qui n'y ont pas droit. Mais c'est une estimation à la louche.
 
3) Avec un tel salaire minimum, le pouvoir d'achat à l'instant t des nouveaux smicards baisserait. Mais à plus long terme, il y aurait un effet de relance de l'économie (songe aux richesses créées par les gens remis au travail) qui entraînerait des gains de productivité et des salaires en hausse. A long terme, même ceux en bas de l'échelle sociale seraient gagnants. Mais c'est pas facile de vendre le long terme, surtout quand le cycle électoral favorise les promesses à court terme.

n°23724241
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-08-2010 à 16:44:32  profilanswer
 

vapeur_cochonne a écrit :


et pourquoi c'est pas appliqué alors qu'on a des élites en france, des économistes, des conseillers, des consultants etc  
où c'est appliqué ? où ça fonctionne ?  
 
et si on le fait pas, a qui profite le crime ?  


 
Parce que les 90% qui travaillent s'estiment protéger par le Smic, même si cela exclut 10% de la population du travail. Du coup, si tu soumets cette décision au vote, dur de réunir une majorité. C'est le clivage insiders/outsiders : la surprotection des insiders (c'est valable dans l'emploi comme dans le logement) prive les outsiders de l'accès au marché (du travail ou du logement)

n°23724264
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 24-08-2010 à 16:46:10  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
1) Non, pas consensus : les keynésiens pensent eux qu'il faut augmenter les salaires, ce qui soutient la demande et crée des emplois. Sauf que ces relances dans les faits ne marchent jamais. Les keynésiens pensent naïvement que c'est la consommation qui crée la croissance : et ils ont réussi à le faire croire à 99% de la population et à 95% des journalistes. Foutaises. Ce sont les gains de productivité, organisationnels, techniques, technologiques, qui créent de la croissance, et rien d'autres.
 
2) Si le marché du travail était libre, je n'ai aucune idée du niveau de salaire plancher. C'est impossible de le savoir à l'avance, l'économie n'étant pas une science physique, mais le fruit de décisions de millions d'êtres humains. Untel refusera de travailler pour 900 euros quand l'autre acceptera, parce que sa situation personnelle est différente. Avec un RSA à 500 euros, on ne descendrait sans doute pas beaucoup en dessous de 800 ou 900 euros, sauf pour les moins de 25 ans qui n'y ont pas droit. Mais c'est une estimation à la louche.
 
3) Avec un tel salaire minimum, le pouvoir d'achat à l'instant t des nouveaux smicards baisserait. Mais à plus long terme, il y aurait un effet de relance de l'économie (songe aux richesses créées par les gens remis au travail) qui entraînerait des gains de productivité et des salaires en hausse. A long terme, même ceux en bas de l'échelle sociale seraient gagnants. Mais c'est pas facile de vendre le long terme, surtout quand le cycle électoral favorise les promesses à court terme.


Ce que tu n'as pas l'air d'integrer, c'est que quand bien meme les gens travaillent moins et font moins de croissance, il fait bien meilleur vivre dans les pays keyneysiens que libre-echangistes.


---------------
it is difficult to get a man to understand something when his salary depends on his not understanding it   -   La lecture est un stratagème qui dispense de réfléchir   -   Et les Shadocks pompaient, pompaient...
n°23724281
Betcour
Building better worlds
Posté le 24-08-2010 à 16:47:01  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

Premier constat évident: le niveau d'épargne interagit principalement avec les intérêts et ensuite avec le versement des dividendes: une entreprise endettée ne pourra pas consacrer autant de son EBE à l'investissement/renforcement du patrimoine propre et/ou aux dividendes.  
Deuxième constat tout aussi évident: la part de l'EBE dans la VA est principalement dictée par le niveau d'épargne des entreprises et leur niveau d'endettement. Un niveau élevé d'épargne correspond à un niveau élevé de l'EBE dans la VA et, inversément pour l'endettement. Ce qui signifie qu'une diminution trop prononcée de la part de l'EBE va entraîner un endettement des entreprises (vu que, forcément, la part des salaires augmentent): ce fut la situation vécue fin des années 70, début des années 80.
 
Et enfin, troisième constat beaucoup moins évident: les dividendes n'impactent apparemment pas le partage EBE/Salaires dans la VA.


Belle étude, chapeau [:winpoks]  
Garde là sous le coude parce qu'elle risque de resservir toutes les 10/20 pages ;)


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23724285
vapeur_coc​honne
Stig de Loisir
Posté le 24-08-2010 à 16:47:21  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Parce que les 90% qui travaillent s'estiment protéger par le Smic, même si cela exclut 10% de la population du travail. Du coup, si tu soumets cette décision au vote, dur de réunir une majorité. C'est le clivage insiders/outsiders : la surprotection des insiders (c'est valable dans l'emploi comme dans le logement) prive les outsiders de l'accès au marché (du travail ou du logement)


alors pourquoi s'époumoner a essayer de démontrer le mal de la chose? sauf a recréer une société en partant de rien ...


---------------
marilou repose sous la neige
n°23724333
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-08-2010 à 16:50:51  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Comme toi en fait.
 
Je t'ai demandé ta solution pour assurer un revenu autour de 1000€ par personne et supprimer le chomage de masse. Réponse de ta part ? Aucune. Rien. Que dalle.


 
A court terme il n'y en a pas, car notre productivité actuelle ne le permet pas. Dans 10 ou 15 ans peut-être. A la différence de toi, je ne promets pas la lune : je dis clairement que notre monde connaît des limites à un instant t, et qu'on ne peut les violer. On peut reculer ces limites sur la durée : c'est le miracle du capitalisme que de l'avoir fait depuis 3 siècles, en augmentant le niveau de vie à partir d'un nombre d'atomes sur terre qui n'a pas bougé. Mais à court terme, c'est impossible : on doit raisonner à technique et productivité données, ce qui n'autorise pas de donner un jacuzzi à tout le monde. En 1960, on ne pouvait pas non plus donner un frigidaire à tout le monde :maintenant, on le peut. Pas par la grâce de gouvernements progressistes, ou de luttes sociales, mais par les gains de productivité. Demain on pourra peut-être donner un RMi de 1000 euros à tous. Aujourd'hui, ce n'est pas possible. Je le regrette, mais je le dis et je ne sème pas des illusions, en feignant de croire que l'impossible aujourd'hui est possible aujourd'hui. L'impossible aujourd'hui est possible demain, mais pas aujourd'hui, dans une heure ou un mois, ou même un an, d'un claquement de doigts.

n°23724351
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-08-2010 à 16:52:18  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Quel est le gain attendu en terme d'augmentation du PIB avec 1 millions de travailleurs en plus ?


 
Une certaine somme (j'en sais rien, moi !)
 
Mais si tu les finances par des impôts qui coûtent plus que le surcroît de richesses de ces emplois créés, tu t'es en fait appauvri. Et c'est ce que tu proposes.

n°23724365
poilagratt​er
Posté le 24-08-2010 à 16:53:44  profilanswer
 

Tietie006 a écrit :


 
Ce phénomène de substitution du capital au travail a eu lieu, certes, pendant près d'un siècle, mais il s'est accéléré depuis une trentaine d'années, avec les progrès de l'informatique et de ses applications (robotique etc ...). De plus, la fabrication a été délocalisée dans les PVD, ce qui a fait fermer des milliers d'usines qui n'ont pas été remplacées. Si tu vas à Marseille, par exemple, tu verras de nombreuses friches industrielles, et si tu vas à l'Estaque, il reste encore les ruines de l'usine Kuhlmann, ancienne Rio Tinto, ouverte à la fin du 19 eme siècle et fermée 100 ans plus tard ...sans compter toutes les usines de tuiles qui ont aussi fermé, dans le quartier ...et rien n'est vraiment venu remplacer tout ça ... (D'ailleurs, le quartier qui était resté 50 ans aux communistes, est passé à droite, dernièrement, faute de vote ouvrier ...ouvrier qui ont disparu !) Si la fabrication n'est plus là, tu fais comment pour embaucher la main d'oeuvre sur le carreau ? Tu formes tous les salariés sur la carreau pour en faire des ingénieurs informatiques ? Des cuistots ? Des maçons ?


 :jap:  
 
Le capitalisme est, au final, incompatible avec le progrès technique.


Message édité par poilagratter le 24-08-2010 à 16:54:48

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
mood
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Posté le 24-08-2010 à 16:53:44  profilanswer
 

n°23724399
Camelot2
Posté le 24-08-2010 à 16:56:07  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Belle étude, chapeau [:winpoks]  
Garde là sous le coude parce qu'elle risque de resservir toutes les 10/20 pages ;)


 
Ce serait bien d'avoir accès aux données d'autres pays européens et/ou développés...mais je ne pense pas qu'ils aient fait une telle analyse détaillée de la VA. Je vais essayer de trouver ça ce week-end.
 
Sinon, poil@ est toujours autant à la masse. C'est rassurant.  :o  
 

n°23724500
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-08-2010 à 17:03:38  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


T'as la réponse dans le poste que t'as cité avant. Mais comme tu veux pas lire ce que j'écris ...


 
J'avais lu.(J'enseigne l'économie : tes arguments, je les lis donc toujours attentivement, même si je les connais par coeur, tu penses bien)
 
Ma question voulait mettre le doigt sur le fait que pour habiller Paul, tu déshabilles Pierre. Tu prélèves des ressources sur A pour financer B : il y aura peut-être des créations d'emploi dans B, mais au prix de destructions dans A. Et comme le jeu n'est jamais à somme nulle, comme ce transfert n'est pas voulu (sinon ils l'auraient fait d'eux mêmes sans t'attendre) mais contraint (par l'Etat), le résultat sera une destruction nette.  
 
 

n°23724515
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-08-2010 à 17:04:52  profilanswer
 

Tietie006 a écrit :


 
Ce phénomène de substitution du capital au travail a eu lieu, certes, pendant près d'un siècle, mais il s'est accéléré depuis une trentaine d'années, avec les progrès de l'informatique et de ses applications (robotique etc ...). De plus, la fabrication a été délocalisée dans les PVD, ce qui a fait fermer des milliers d'usines qui n'ont pas été remplacées. Si tu vas à Marseille, par exemple, tu verras de nombreuses friches industrielles, et si tu vas à l'Estaque, il reste encore les ruines de l'usine Kuhlmann, ancienne Rio Tinto, ouverte à la fin du 19 eme siècle et fermée 100 ans plus tard ...sans compter toutes les usines de tuiles qui ont aussi fermé, dans le quartier ...et rien n'est vraiment venu remplacer tout ça ... (D'ailleurs, le quartier qui était resté 50 ans aux communistes, est passé à droite, dernièrement, faute de vote ouvrier ...ouvrier qui ont disparu !) Si la fabrication n'est plus là, tu fais comment pour embaucher la main d'oeuvre sur le carreau ? Tu formes tous les salariés sur la carreau pour en faire des ingénieurs informatiques ? Des cuistots ? Des maçons ?


 
Tu n'as pas compris le mécanisme de l'enrichissement par l'échange ni celui du déversement. Je laisse le soin à d'autres de te l'expliquer. Sinon, j'y reviendrai mais plus tard (je ne peux pas être sur tous les fronts)

n°23724528
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 24-08-2010 à 17:06:03  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Pas de souci, je te remet la discussion sur l'embauche des ingés  


 
Je me pose souvent la question (bah ouais, je m'en pose, mais j'ai pas toujours la réponse) sur le pourquoi : pourquoi des ingés sous-payés ne tentent-ils pas de faire leur propre SSII avec de meilleures rémunérations, un partage du travail etc. ?

n°23724559
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 24-08-2010 à 17:08:42  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Pas tous non plus ;)
 
Merci pour cette analyse, je lirai ça tout à l'heure.


Souvent, quand même

vapeur_cochonne a écrit :


et pourquoi c'est pas appliqué alors qu'on a des élites en france, des économistes, des conseillers, des consultants etc  
où c'est appliqué ? où ça fonctionne ?  
 
et si on le fait pas, a qui profite le crime ?  


Parce que ce qui se voit est est positif est infiniment plus assimilable pendant le temps de cerveau disponible que ce qui ne se voit pas et est négatif. Tu construis le populisme et la démagogie là-dessus.
 
Qui en profite ? Les hommes politiques dont la politique est la seule source de revenus et de reconnaissance sociale, et les amis des politiques à qui profitent les mesures, les votants qui représentent le gros des électeurs (smicards et vieux). A court terme.

n°23724577
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 24-08-2010 à 17:10:16  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
J'avais lu.(J'enseigne l'économie : tes arguments, je les lis donc toujours attentivement, même si je les connais par coeur, tu penses bien)
 
Ma question voulait mettre le doigt sur le fait que pour habiller Paul, tu déshabilles Pierre. Tu prélèves des ressources sur A pour financer B : il y aura peut-être des créations d'emploi dans B, mais au prix de destructions dans A. Et comme le jeu n'est jamais à somme nulle, comme ce transfert n'est pas voulu (sinon ils l'auraient fait d'eux mêmes sans t'attendre) mais contraint (par l'Etat), le résultat sera une destruction nette.  
 
 


Donc toute redistribution est une destruction nette.
 
Mais la redistribution est une bonne chose, dixit toi.
 
On fait quoi maintenant?


---------------
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n°23724593
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-08-2010 à 17:11:35  profilanswer
 

The NBoc a écrit :


Tu te refugies derrieres tes manuels en faisant un travail de perroquet. La substance personnelle de ton discours, c'est : il ne peut pas en etre autrement que la doctrine que j'ai choisie, donc si vous n'etes pas d'accord, c'est a vous de produire des idees, pas a moi. Bref, tu es endoctrine, au moins autant que nous.


 
Non, moi je ne promets rien, je joue cartes sur tables : je dis que si vous voulez résoudre le chômage en 2010, il faut supprimer le Smic. Aspect positif : baisse du sous-emploi, création de richesses, remise au travail et réinsertion, croissance à long terme plus vigoureuse. Aspects négatifs (à court terme) : emplois mal payés. Tout n'est donc pas rose dans ce que je propose (et qui n'est que le fruit d'une analyse économique rigoureuse) : mais moi au moins, j'annonce la couleur. On peut du coup considérer qu'il vaut mieux avoir des chômeurs que des travailleurs pauvres : c'est un choix. J'admets qu'on en débatte.
 
De votre côté, vous dites qu'il doit bien exister une solution qui permette à la fois de résorber le chômage et d'avoir des emplois payés correctement, çàd un monde en rosicolor. Sauf que de solutions crédibles pour y arriver, on n'en voit pas. (Et vous pouvez chercher : elle n'existe pas). On rreste donc dans l'illusion : un monde meilleur doit être possible, je l'affirme haut et fort, mais je ne sais pas comment faire. Les idées de relance de la consommation, de hausse du Smic, de réduction du temps de travail ont pourtant été essayées en 1982 et 1997 : sans succès. Et vous voulez recommencer ?
 
De nous deux, qui est idéologue, endoctriné et semeur d'illusions ? qui au contraire est réaliste ?

n°23724613
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-08-2010 à 17:13:19  profilanswer
 

le-poulpe a écrit :


 
bah tous
 
Vu que tout le monde préfère payer 10 à un privé non endetté que 6 à un état endetté
 
par contre, vous venez pas pleurer ensuite que :
 
- l'électricité est plus chère que partout ailleurs
- le train est plus cher et dangereux
- les autoroutes sont trop chères (ah merde trop tard)
- la restauration scolaire est trop chère
- la flotte est hors de prix (tiens au fait elle est publique aux US, bizarre...)
- si vous êtes à la campagne, ben avec simplement une fracture ouverte vous crevez
- il n'y a plus de flics, faut payer des sociétés de vidéo et de gardiennage de lotissements "prison"
- ah et puis il y a 2 fois plus de gens à enfermer au fait, faudra payer, mais ce seront des sociétés privées du secteur concurrentiel (1) donc tout va bien
- etc...
 
 
 
(1) secteur concurrentiel :
Domaine d'activité de la libre entreprise, où le plus riche rachète tous ceux qui pourraient lui prendre des parts de marché, et s'entend avec les 2 ou 3 confrères qui restent afin d'assurer la pérennité du système
 
²² :o


 
Oh, mon Dieu ! Et c'est tout ?

n°23724619
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 24-08-2010 à 17:13:51  profilanswer
 

The NBoc a écrit :


Ce que tu n'as pas l'air d'integrer, c'est que quand bien meme les gens travaillent moins et font moins de croissance, il fait bien meilleur vivre dans les pays keyneysiens que libre-echangistes.


Ce ne sont pas deux termes antinomiques, si ? C'est peut-être justement le pire d'être les deux à la fois [:ddr555]

n°23724633
Profil sup​primé
Posté le 24-08-2010 à 17:15:26  answer
 

Indice Tec10 au 24 Août 2010 2.60 %
 
 :o

n°23724634
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 24-08-2010 à 17:15:29  profilanswer
 

The NBoc a écrit :


Donc toute redistribution est une destruction nette.
 
Mais la redistribution est une bonne chose, dixit toi.
 
On fait quoi maintenant?


Je ne lis pas ça. La redistribution est souvent voulue, l'Etat centralise ces volontés. Les bénéfices en humanité et en stabilité sont énormes. Mais trop de redistribution et on ne peut plus rien financer, et on détruit des potentialités.

n°23724635
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 24-08-2010 à 17:15:40  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Non, moi je ne promets rien, je joue cartes sur tables : je dis que si vous voulez résoudre le chômage en 2010, il faut supprimer le Smic. Aspect positif : baisse du sous-emploi, création de richesses, remise au travail et réinsertion, croissance à long terme plus vigoureuse. Aspects négatifs (à court terme) : emplois mal payés. Tout n'est donc pas rose dans ce que je propose (et qui n'est que le fruit d'une analyse économique rigoureuse) : mais moi au moins, j'annonce la couleur. On peut du coup considérer qu'il vaut mieux avoir des chômeurs que des travailleurs pauvres : c'est un choix. J'admets qu'on en débatte.
 
De votre côté, vous dites qu'il doit bien exister une solution qui permette à la fois de résorber le chômage et d'avoir des emplois payés correctement, çàd un monde en rosicolor. Sauf que de solutions crédibles pour y arriver, on n'en voit pas. (Et vous pouvez chercher : elle n'existe pas). On rreste donc dans l'illusion : un monde meilleur doit être possible, je l'affirme haut et fort, mais je ne sais pas comment faire. Les idées de relance de la consommation, de hausse du Smic, de réduction du temps de travail ont pourtant été essayées en 1982 et 1997 : sans succès. Et vous voulez recommencer ?
 
De nous deux, qui est idéologue, endoctriné et semeur d'illusions ? qui au contraire est réaliste ?


Ah non mais je suis OK avec ce message, j'ai pas pretendu avoir de solution miracle. Par contre la croissance a tout prix, je vois pas le but. Et si derriere ca se cache la vieille idee que l'economie definit la societe (pib + grand => vie meilleure), he bien on revient loin en arriere, tu vois ce que je veux dire.


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n°23724653
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 24-08-2010 à 17:17:13  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Ce ne sont pas deux termes antinomiques, si ? C'est peut-être justement le pire d'être les deux à la fois [:ddr555]


Non, c'est vrai, je me suis emmele les pinceaux, je voulais dire que les pays a economie keyneysiennes sont plus attirant humainement que les pays a economie plus autrichienne :)


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n°23724683
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-08-2010 à 17:19:00  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Pas de souci, je te remet la discussion sur l'embauche des ingés :
 
 


 
Tu ne sais pas ce qu'est l'offre et la demande : tu y vois un phénomène collectif alors qu'il s'agit à la base de comportements individuels. Les courbes de demande et d'offre sont d'abord individuelles. Un offreur propose un job à 1200 : visiblement, à ce prix, 99% des ingés refusent le poste. Sauf un, car compte tenu de sa situation personnelle (il est endetté, pas très dégourdi, il ne veut pas quitter Metz, il a déjà 4 gamins, son école n'est pas terrible, il n'est pas bilingue, ça fait déjà 3 ans qu'il cherche, que sais-je encore), il considère plus intéressant d'accepter cette offre que de la refuser. L'échange est donc gagnant-gagnant.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Ernestor a écrit :


 
Conclusion ? Tu t'abrites derrière la théorie du fonctionnement parfait de la loi de l'offre et la demande, en oubliant le contexte de pression sociale sur les travailleurs aujourd'hui, et au final, en traitant de menteur celui qui donne un fait ne rentrant pas dans ton cadre.
 
Ca montre bien que tu es bien plus dans la théorie pure que dans une application pratique avec les imperfections qui vont forcément de paire.


n°23724690
Badcow
Posté le 24-08-2010 à 17:19:17  profilanswer
 


 
C'est tout à fait normal, j'ai modifié mon emprunt de taux variable en taux fixe au moi de juin, une telle baisse était dès lors prévisible.


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"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°23724691
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 24-08-2010 à 17:19:22  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Je ne lis pas ça. La redistribution est souvent voulue, l'Etat centralise ces volontés. Les bénéfices en humanité et en stabilité sont énormes. Mais trop de redistribution et on ne peut plus rien financer, et on détruit des potentialités.


Sauf que chercher a definir ou est la bonne position de ce curseur n'a rien a voir avec promouvoir les idees liberales : si on fait ca c'est qu'on a a priori deja sa reponse, et qu'on veut convaincre les autres :spamafote:


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n°23724703
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 24-08-2010 à 17:20:08  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Une certaine somme (j'en sais rien, moi !)
 
Mais si tu les finances par des impôts qui coûtent plus que le surcroît de richesses de ces emplois créés, tu t'es en fait appauvri. Et c'est ce que tu proposes.


Non. Ce que je propose se déroule en 2 termes :
 
1) Une baisse du temps de travail qui va créer mécaniquement des emplois. Ces emplois seront financés par l'état. L'argent investi correspond plus ou moins à l'argent qui rentre en plus dans les caisses de l'état car moins de chômeurs = moins de dépenses (allocs chômages, sécu, RMI, ...) et plus de rentrés (charges en tout genre et impôts).
 
2) Ces emplois crées vont relancer la machine économique d'où de nouvelles créations de richesses, d'où de nouvelles ressources pour les entreprises et les salariés ainsi que pour l'état.
 
En fait, on est d'accord sur le point 2 et sur le but du point 1 : relancer la machine via de la création d'emplois. Mais on est pas d'accord sur la solution. Moi je propose un partage du temps de travail, toi tu proposes de créer des travailleurs pauvres. Ma solution coutera surement plus cher à l'état (enfin, on verra si on est à l'équilibre), mais elle créera des emplois "normaux" (puisqu'en complément des emplois existants). La tienne ne coutera rien à l'état mais créera des travailleurs pauvres qui auront un impact bien plus faible sur l'économie au final.
 
Sauf si dans ta solution, comme certains l'ont suggéré, l'état paye des compléments de revenus. En gros, pour atteindre un revenu de 1000€ comme je le répète depuis le début. Mais étrangement, tu ne parles en rien de cela. Ce qui est assez hallucinant. D'un point de vue social, c'est une hérésie de créer des travailleurs qui n'ont pas de quoi vivre normalement. D'un point de vue économique aussi.

n°23724716
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 24-08-2010 à 17:20:51  profilanswer
 

J'aimerais bien une source pour l'eau publique aux US. Je ne trouve rien.

n°23724727
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 24-08-2010 à 17:21:36  profilanswer
 

radioactif a écrit :


 
Je me pose souvent la question (bah ouais, je m'en pose, mais j'ai pas toujours la réponse) sur le pourquoi : pourquoi des ingés sous-payés ne tentent-ils pas de faire leur propre SSII avec de meilleures rémunérations, un partage du travail etc. ?


Parce que créer une entreprise, c'est quelque chose de particulier. Tout le monde n'a pas l'envie et encore moins les compétences pour le faire [:spamafote]

n°23724740
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-08-2010 à 17:22:50  profilanswer
 

The NBoc a écrit :


Ce que tu n'as pas l'air d'integrer, c'est que quand bien meme les gens travaillent moins et font moins de croissance, il fait bien meilleur vivre dans les pays keyneysiens que libre-echangistes.


 
Ben si tu le dis... Donc tout va bien dans la France de 2010, qui pratique le keynésianisme à outrance : déficit public creusé pour sortir de la récession, politique monétaire assouplie dans le même but, augmentation des dépenses publiques continue depuis 50 ans... Pourquoi dès lors, les socialistes se plaignent : ils baignent dans le keynésianisme pur, ils devraient être contents !

n°23724756
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 24-08-2010 à 17:23:46  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
J'avais lu.(J'enseigne l'économie : tes arguments, je les lis donc toujours attentivement, même si je les connais par coeur, tu penses bien)
 
Ma question voulait mettre le doigt sur le fait que pour habiller Paul, tu déshabilles Pierre. Tu prélèves des ressources sur A pour financer B : il y aura peut-être des créations d'emploi dans B, mais au prix de destructions dans A. Et comme le jeu n'est jamais à somme nulle, comme ce transfert n'est pas voulu (sinon ils l'auraient fait d'eux mêmes sans t'attendre) mais contraint (par l'Etat), le résultat sera une destruction nette.  


Non.
 
Ce que je fais, c'est que je réaffecte les allocations en tout genre versées aux chômeurs à des travailleurs. Je détruit des chômeurs pour les remplacer par des travailleurs. A coût fixe (plus ou moins).

n°23724762
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 24-08-2010 à 17:24:12  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Parce que créer une entreprise, c'est quelque chose de particulier. Tout le monde n'a pas l'envie et encore moins les compétences pour le faire [:spamafote]


C'est dommage de se plaindre alors, enfin, si on n'a pas d'alternative crédible à mettre dans la balance pour négocier ("vous m'augmentez ou je me casse faire mon entreprise" ).

n°23724828
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-08-2010 à 17:27:39  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Ce serait bien d'avoir accès aux données d'autres pays européens et/ou développés...mais je ne pense pas qu'ils aient fait une telle analyse détaillée de la VA. Je vais essayer de trouver ça ce week-end.
 
Sinon, poil@ est toujours autant à la masse. C'est rassurant.  :o  
 


 
On peut voir ça comme ça et se rassurer comme on peut.
 
(Je relirai ton étude demain et te donnerai mon avis)

n°23724831
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 24-08-2010 à 17:28:02  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Ben si tu le dis... Donc tout va bien dans la France de 2010, qui pratique le keynésianisme à outrance : déficit public creusé pour sortir de la récession, politique monétaire assouplie dans le même but, augmentation des dépenses publiques continue depuis 50 ans... Pourquoi dès lors, les socialistes se plaignent : ils baignent dans le keynésianisme pur, ils devraient être contents !


Les pays sans SMIC ont un deficit public pas tellement meilleur, si?
Les gens se plaignent d'une maniere generale et surtout en France parce que raler est un temperament national pour ma part plutot sympa, rien d'autres. C'est une sorte de reliquat de conflit de classe qui peut etre pris pour un folklore. Mais ca a un interet social majeur : les oppositions dans la societe francaise se fondent sur les classes (et sont assez foireuses, probablement) et non les ethnies, les regions, ou les communautes.


---------------
it is difficult to get a man to understand something when his salary depends on his not understanding it   -   La lecture est un stratagème qui dispense de réfléchir   -   Et les Shadocks pompaient, pompaient...
n°23724860
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-08-2010 à 17:30:45  profilanswer
 

The NBoc a écrit :


Donc toute redistribution est une destruction nette.
 
Mais la redistribution est une bonne chose, dixit toi.
 
On fait quoi maintenant?


 
La redistribution est une bonne chose pour des raisons morales, bien qu'elle détruise de la richesse. C'est clair comme ça ?
 
Je suis pour la redistribution, non pas parce qu'elle est efficace économiquement (elle ne l'est pas), mais parce que je trouve ça moral. Je trouve toujours amusant ces gens de gauche qui sont pour la redistribution parce qu'à leurs yeux de keynésiens elle est utile économiquement : autrement dit, elle ne serait pas utile économiquement (ce que je crois), il faudrait y renoncer (clin d'oeil à magic panda dont c'est je crois la position) ? curieuse posture...

n°23724877
Tietie006
Dieu ne joue pas aux dés.
Posté le 24-08-2010 à 17:32:14  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Tu n'as pas compris le mécanisme de l'enrichissement par l'échange ni celui du déversement. Je laisse le soin à d'autres de te l'expliquer. Sinon, j'y reviendrai mais plus tard (je ne peux pas être sur tous les fronts)


 
Je ne suis pas économiste, mais j'ai pas l'impression qu'il faille sortir de polytechnique pour s'apercevoir que depuis une trentaine d'années, le plein emploi n'existe plus dans tous les pays occidentaux ...il doit bien y avoir des raisons à ce phénomène ...J'y vois pour ma part quelques causes assez simples :
- les délocalisations des usines de fabrication dans les PVD et donc, la fermeture de milliers d'usines. On délocalise même les centres d'appels sav ...dans les pays d'afrique francophone !
- une concurrence mondiale favorisée par l'OMC qui pèse sur l'emploi et les salaires des salariés des pays riches, pays qui flexibilisent leur marché de l' emploi et précarise les salariés (style mi-temps, cdd, intérim, etc ...).
- un progrès technique, notamment dans l'informatique, qui a détruit des centaines de milliers d'emplois de bureau, je pense à toutes ces petites mains qui classaient, rangeaient, comptaient, etc ...et qui aboutira, un jour, à éliminer tout simplement les caissières des carroufs et autres ! A moyen terme, on peut d'ailleurs imaginer que les machines feront complètement le boulot des humains et remplaceront totalement les salariés ...même les acteurs en chair et en or se dissoudront sous l'effet des images numériques ...


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L'arrière-train sifflera trois fois.
n°23724886
Hazumaki
Je crois Kathryn Mayorga.
Posté le 24-08-2010 à 17:32:54  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
La redistribution est une bonne chose pour des raisons morales, bien qu'elle détruise de la richesse. C'est clair comme ça ?
 
Je suis pour la redistribution, non pas parce qu'elle est efficace économiquement (elle ne l'est pas), mais parce que je trouve ça moral. Je trouve toujours amusant ces gens de gauche qui sont pour la redistribution parce qu'à leurs yeux de keynésiens elle est utile économiquement : autrement dit, elle ne serait pas utile économiquement (ce que je crois), il faudrait y renoncer (clin d'oeil à magic panda dont c'est je crois la position) ? curieuse posture...


 
Surtout que AHMA notre haut niveau de redistribution qui permet, notamment, d'avoir la démographie la plus forte d'Europe, chose qui nous donnera une puissance économique accrue dans l'avenir


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«Attendons, Messieurs ; laissons passer le règne des transcendants ; sachons subir le dédain des forts. [...] Le moyen d'avoir raison dans l'avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé.» - Ernest Renan - はずまき
n°23724913
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 24-08-2010 à 17:35:34  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
La redistribution est une bonne chose pour des raisons morales, bien qu'elle détruise de la richesse. C'est clair comme ça ?
 
Je suis pour la redistribution, non pas parce qu'elle est efficace économiquement (elle ne l'est pas), mais parce que je trouve ça moral. Je trouve toujours amusant ces gens de gauche qui sont pour la redistribution parce qu'à leurs yeux de keynésiens elle est utile économiquement : autrement dit, elle ne serait pas utile économiquement (ce que je crois), il faudrait y renoncer (clin d'oeil à magic panda dont c'est je crois la position) ? curieuse posture...


Je suis d'accord avec une partie mais vraiment non, il n'y a pas au bout du raisonnement 2 parametres independant, l'un etant la morale et l'autre la richesse. Il n'y a qu'un parametre, c'est le bien-etre des gens. Et le bien-etre des gens c'est precisement la confrontation de ces 2 parametres. Des lors, je ne comprends ce qui permet de dire que les theses de maximisations des richesses prises toutes seules ont une quelconque pertinence pour ce qui est de savoir ce qu'il faut pour le bien-etre des gens :spamafote:


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n°23724914
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-08-2010 à 17:35:40  profilanswer
 

The NBoc a écrit :


Ah non mais je suis OK avec ce message, j'ai pas pretendu avoir de solution miracle. Par contre la croissance a tout prix, je vois pas le but. Et si derriere ca se cache la vieille idee que l'economie definit la societe (pib + grand => vie meilleure), he bien on revient loin en arriere, tu vois ce que je veux dire.


 
Les libéraux ne sont pas pour la croissance à tout prix : ils sont pour que chacun fasse ce qu'il veut. Si la majorité de Français veut travailler seulement 3 h par jour, alors le PIb se cassera la gueule. Et alors, si c'est ce que chaque Français a voulu, privilégiant le loisir, le farniente, la frugalité au travail et aux biens matériels ? le libéral n'impose rien : la religion du taux de croissance, c'est l'Etat qui la célèbre, pas les libéraux.
 
Si demain tu veux être à mi-temps pour t'occuper de tes gosses, ton Pib individuel diminuera. Et alors, si t'es plus heureux comme ça ? toi seul peut décider ce qui est le mieux pour toi, compte tenu de tes goûts, de tes ressources, de ton environnement, de tes contraintes, de tes projets de vie, de tes idéeaux. Si à l'inverse tu veux bosser 70 h, ce qui entrainera une augmentation de ton Pib, qui pourrait te l'interdire ?

n°23724948
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-08-2010 à 17:39:14  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Non. Ce que je propose se déroule en 2 termes :
 
1) Une baisse du temps de travail qui va créer mécaniquement des emplois. Ces emplois seront financés par l'état. L'argent investi correspond plus ou moins à l'argent qui rentre en plus dans les caisses de l'état car moins de chômeurs = moins de dépenses (allocs chômages, sécu, RMI, ...) et plus de rentrés (charges en tout genre et impôts).
 
2) Ces emplois crées vont relancer la machine économique d'où de nouvelles créations de richesses, d'où de nouvelles ressources pour les entreprises et les salariés ainsi que pour l'état.
 
En fait, on est d'accord sur le point 2 et sur le but du point 1 : relancer la machine via de la création d'emplois. Mais on est pas d'accord sur la solution. Moi je propose un partage du temps de travail, toi tu proposes de créer des travailleurs pauvres. Ma solution coutera surement plus cher à l'état (enfin, on verra si on est à l'équilibre), mais elle créera des emplois "normaux" (puisqu'en complément des emplois existants). La tienne ne coutera rien à l'état mais créera des travailleurs pauvres qui auront un impact bien plus faible sur l'économie au final.
 
Sauf si dans ta solution, comme certains l'ont suggéré, l'état paye des compléments de revenus. En gros, pour atteindre un revenu de 1000€ comme je le répète depuis le début. Mais étrangement, tu ne parles en rien de cela. Ce qui est assez hallucinant. D'un point de vue social, c'est une hérésie de créer des travailleurs qui n'ont pas de quoi vivre normalement. D'un point de vue économique aussi.


 
Ma solution crée des travailleurs pauvres, ta solution ne crée pas d'emplois. Pas le temps de détailler.
 
(Bon, je dois filer : je répondrais aussi sur cette question de travailleurs pauvres, qui laisse entendre que je suis un grand cynique, alors que. Rappelons que je suis fils de smicard : je sais ce que c'est que vivre en tirant le diable par la queue.... Donc, si je propose la suppression du Smic, c'est pour améliorer le sort des travailleurs, pas pour le détériorer. paradoxe que je lèverai demain).

n°23724955
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 24-08-2010 à 17:39:57  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Les libéraux ne sont pas pour la croissance à tout prix : ils sont pour que chacun fasse ce qu'il veut. Si la majorité de Français veut travailler seulement 3 h par jour, alors le PIb se cassera la gueule. Et alors, si c'est ce que chaque Français a voulu, privilégiant le loisir, le farniente, la frugalité au travail et aux biens matériels ? le libéral n'impose rien : la religion du taux de croissance, c'est l'Etat qui la célèbre, pas les libéraux.
 
Si demain tu veux être à mi-temps pour t'occuper de tes gosses, ton Pib individuel diminuera. Et alors, si t'es plus heureux comme ça ? toi seul peut décider ce qui est le mieux pour toi, compte tenu de tes goûts, de tes ressources, de ton environnement, de tes contraintes, de tes projets de vie, de tes idéeaux. Si à l'inverse tu veux bosser 70 h, ce qui entrainera une augmentation de ton Pib, qui pourrait te l'interdire ?


La liberte c'est surfait, ca finit toujours en loi du plus fort et ca fait le contraire de ce que tu decrits. Il n'y a pas d'anarchisme de gauche.


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