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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°23704003
nrbr
kesako
Posté le 23-08-2010 à 00:39:05  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

n0name a écrit :


 
Le communisme, c'est exactement comme si une entreprise avait le monopole sur tout.
Il n'y a pas de raison qu'un homme politique soit meilleur qu'un chef d'entreprise.
 
Pourtant, dans un cas, vous trouvez ça bien, dans l'autre non.


 
bien trouvé, je l'aime bien celle là  [:implosion du tibia]


---------------
Senatores boni viri, senatus autem mala bestia
mood
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Posté le 23-08-2010 à 00:39:05  profilanswer
 

n°23704705
Profil sup​primé
Posté le 23-08-2010 à 02:38:04  answer
 

n0name a écrit :


 
Le communisme, c'est exactement comme si une entreprise avait le monopole sur tout.
Il n'y a pas de raison qu'un homme politique soit meilleur qu'un chef d'entreprise.
 
Pourtant, dans un cas, vous trouvez ça bien, dans l'autre non.


 
dans l'idéal c'est l'inverse, tout le monde décide non ?

n°23705282
otobox
Maison fondée en 2005
Posté le 23-08-2010 à 07:42:56  profilanswer
 

n0name a écrit :

 

Le communisme, c'est exactement comme si une entreprise avait le monopole sur tout.
Il n'y a pas de raison qu'un homme politique soit meilleur qu'un chef d'entreprise.

 

Pourtant, dans un cas, vous trouvez ça bien, dans l'autre non.


C'est rigolo ce que tu dis :)

 

Il y a une différence de taille, c'est que dans le communisme, les richesses produites sont redistribuées à ceux qui les ont produites. Dans le capitalisme, elles sont capitalisées par le propriétaire du moyen de production.

 

Mais on peut noter aussi que le capitalisme favorise, par nature, les situations de monopole, le plus puissant finissant inévitablement par bouffer tous les autres. Ce qui demande une intervention des états pour faire des lois anti-trust et des lois pour favoriser la concurrence quand il ne reste que 2 ou 3 gros qui s'entendent sur les prix (comme on l'a vu avec les télécoms en France ces derniers temps, mais il y a d'autres exemples).

 

Tu dénonces "les conneries dites par Poil@ et ses petits copains", mais je constate que tu en racontes aussi un p'tit peu :)

Message cité 3 fois
Message édité par otobox le 23-08-2010 à 07:43:26

---------------
OtObOxBlOg - - - Etre seul à avoir tort  c'est plus difficile, mais c'est bien plus beau que d'avoir raison avec une bande de cons
n°23705288
Betcour
Building better worlds
Posté le 23-08-2010 à 07:48:31  profilanswer
 

otobox a écrit :

Il y a une différence de taille, c'est que dans le communisme, les richesses produites sont redistribuées à ceux qui les ont produites. Dans le capitalisme, elles sont capitalisées par le propriétaire du moyen de production.


Environ les 2/3 de la valeur ajoutée (la richesse produite) vont aux travailleurs.
Donc ton affirmation est fausse.
 

Citation :

(comme on l'a vu avec les télécoms en France ces derniers temps, mais il y a d'autres exemples).


Exemple intéressant parce que le manque de concurrence dans la téléphonie mobile viens justement de l'état, qui a fermé volontairement le marché...


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23705299
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 23-08-2010 à 07:53:29  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
Le capitalisme c'est le droit de propriété.
 
Le droit de propriété est un droit naturel, qui découle de la nature humaine. L'être humain a toujours voulu s'approprier le fruit de son travail et de son intelligence. C'est un des premiers éléments de motivation de l'action humaine et il a toujours existé.
 
Toute tentative de destruction du capitalisme est utopique mais pas seulement pour cette raison. Aussi parcequ'au final, le capitalisme existe toujours à un niveau ou à l'autre. Par exemple, pour le communisme, le capitalisme est d'Etat.


 
 
 :lol:  
 
 
La solution de NoName à la crise :
 

Citation :

Synopsis : A l'époque de l'âge de pierre, trois guerriers d'une tribu d'homo sapiens partent à la recherche du feu, élément magique vénére mais redouté, objet de convoitises et de luttes pour la survie de l'espèce.


 
Wait...le capitalisme a bloqué les solutions pour une préservation écologique de notre planète au Danemark il y a peu...se fouterait il de la "survie de l'espèce" ?
 
Quant à la définition du communisme, tient c'est étrange tu parles justement de la dérive révolutionnaire qui a fait naitre une classe privilégiée bourgeoise et a mené à l'échec de cette évolution. Partie remise, les états les plus capitalistes reviennent aux nationalisations et sécurités sociales publiques, meme la Nouvelle Zélande a fait marche arrière constatant l'échec d'un système d'éducation totalement privé...
 
D'autre part la chute du bloc de l'Est n'a pas vraiment amené beaucoup d'amélioration au niveau des guerres dans le monde, au contraire meme 10 ans après les USA se sont pris la pire attaque de leur histoire, par d'autres capitalistes...tiens donc...
 
 

n°23705316
otobox
Maison fondée en 2005
Posté le 23-08-2010 à 07:59:59  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Environ les 2/3 de la valeur ajoutée (la richesse produite) vont aux travailleurs.
Donc ton affirmation est fausse.


C'est une loi écrite du capitalisme ? Que 2/3 de la richesse est redistribuée aux travailleurs ? Peut être en France, et c'est acquis de haute lutte. Mais si la richesse redistribuée ne pouvait être que de 10%, je n'ai aucun doute que ça le serait.
 
Le but du capitalisme, c'est d'avoir un taux de profit le plus élevé possible.


---------------
OtObOxBlOg - - - Etre seul à avoir tort  c'est plus difficile, mais c'est bien plus beau que d'avoir raison avec une bande de cons
n°23705326
otobox
Maison fondée en 2005
Posté le 23-08-2010 à 08:07:50  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :


 
 
 :lol:  
 
 
La solution de NoName à la crise :
 

Citation :

Synopsis : A l'époque de l'âge de pierre, trois guerriers d'une tribu d'homo sapiens partent à la recherche du feu, élément magique vénére mais redouté, objet de convoitises et de luttes pour la survie de l'espèce.


 
Wait...le capitalisme a bloqué les solutions pour une préservation écologique de notre planète au Danemark il y a peu...se fouterait il de la "survie de l'espèce" ?
 
Quant à la définition du communisme, tient c'est étrange tu parles justement de la dérive révolutionnaire qui a fait naitre une classe privilégiée bourgeoise et a mené à l'échec de cette évolution. Partie remise, les états les plus capitalistes reviennent aux nationalisations et sécurités sociales publiques, meme la Nouvelle Zélande a fait marche arrière constatant l'échec d'un système d'éducation totalement privé...
 
D'autre part la chute du bloc de l'Est n'a pas vraiment amené beaucoup d'amélioration au niveau des guerres dans le monde, au contraire meme 10 ans après les USA se sont pris la pire attaque de leur histoire, par d'autres capitalistes...tiens donc...


Citation :

Le droit de propriété est un droit naturel, qui découle de la nature humaine. L'être humain a toujours voulu s'approprier le fruit de son travail et de son intelligence. C'est un des premiers éléments de motivation de l'action humaine et il a toujours existé.


Malheureusement, je pense que c'est pas si faut que ça. Je remplacerais seulement l'expression DROIT par INSTINCT :

Citation :

Le droit de propriété est un instinct naturel, qui découle de la nature humaine. L'être humain a toujours voulu s'approprier le fruit de son travail et de son intelligence. C'est un des premiers éléments de motivation de l'action humaine et il a toujours existé.


Mais nous ne sommes pas des animaux, et il faut parfois savoir lutter contre son instinct...
 
Et puis, je ne suis pas sûr qu'on puisse assimiler les fanatiques religieux musulmans à des capitalistes. Au contraire, il me semble que dans la religion musulmane, il est interdit de faire de l'argent avec de l'argent. (à vérifier, mais il ont un rapport avec l'argent vraiment différent du monde occidental : http://fr.wikipedia.org/wiki/Finance_islamique )
 
Sur ceux, je vais bosser... c'est la rentrée  :cry:


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OtObOxBlOg - - - Etre seul à avoir tort  c'est plus difficile, mais c'est bien plus beau que d'avoir raison avec une bande de cons
n°23705340
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 23-08-2010 à 08:12:03  profilanswer
 

Ah si c'est totalement des capitalistes....à outrance meme.  
 
Et encore plus au sens où l'entend NoName.
 

n°23705518
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 23-08-2010 à 09:08:37  profilanswer
 

otobox a écrit :


C'est une loi écrite du capitalisme ? Que 2/3 de la richesse est redistribuée aux travailleurs ? Peut être en France, et c'est acquis de haute lutte. Mais si la richesse redistribuée ne pouvait être que de 10%, je n'ai aucun doute que ça le serait.
 
Le but du capitalisme, c'est d'avoir un taux de profit le plus élevé possible.


 
C'est un ratio étonnamment stable sur le siècle et qu'on retrouve dans d'autres pays, les Eu par exemple.  
 
Pour le reste, qu'un entrepreneur veuille le profit maximal, c'est concevable. Mais sur le long terme, il n'y parviendra pas. Supposons en effet qu'en virant la moitié de ses salariés, en délocalisant, en divisant les salaires par 10, il dégage une rentabilité de 90%. Une telle rentabilité attirera d'autres capitalistes qui entreront dans son secteur pour le concurrencer, jusqu'à ce que ce ne soit plus intéressant d'y entrer car le profit dans ce secteur sera devenu comparable au profit moyen dans l'économie. Bref, si les marchés sont contestables, et si l'Etat notamment n'empêche pas l'arrivée de nouveaux entrants (comme il l'en empêche hélas dans les télécoms, les grandes surfaces, la pharmacie, les taxis à Paris, etc), il est impossible pour un entrepreneur de réaliser des surprofits à long terme : sur quelques années, oui, mais pas sur le long terme. Et voilà pourquoi les profits sont bornés, et que l'idée de profits augmentant sans cesse au détriment des salaires n'a aucune pertinence, ni théorique, ni empirique (sinon les profits, qui déjà en 1900 représentaient 33% de la VA en pèseraient beaucoup plus aujourd'hui).  
 
Contrairement à ce qu'on croit, le marché n'est pas l'absence de régulation : et la régulation par le marché (çàd la concurrence et la liberté d'entrée sur un marché) est une contrainte très forte pour les entrepreneurs qui les empêchent de capter toute la VA pour eux. Sans l'Etat pour empêcher Free et les autres de les concurrencer, Orange, SFR et Bouygues feraient moins de profit et seraient obligés de baisser leurs tarifs : à mon avis, ces 3 là préfèrent la régulation par l'Etat, autrement plus confortable que celle du marché.  

n°23705561
Betcour
Building better worlds
Posté le 23-08-2010 à 09:17:10  profilanswer
 

otobox a écrit :

C'est une loi écrite du capitalisme ? Que 2/3 de la richesse est redistribuée aux travailleurs ? Peut être en France, et c'est acquis de haute lutte. Mais si la richesse redistribuée ne pouvait être que de 10%, je n'ai aucun doute que ça le serait.


Sauf que ça ne peut pas. Pas à cause de soit disant "hautes luttes", mais parce que le capitalisme doit produire pour vendre, et ceux qui produisent sont aussi des clients, et que s'ils produisent plus qu'ils n'ont les moyens de consommer ça ne marche plus.
Donc il se créé un équilibre de sorte que la production de richesse suit a peu près les revenus des travailleurs.
 
C'est assez évident quand on observe l'évolution des salaires bruts et de la productivité, qui se font de façon suivie (sur le fameux graphique que je me ferais un plaisir de reposter sur simple demande :o)


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
mood
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Posté le 23-08-2010 à 09:17:10  profilanswer
 

n°23705599
python
Posté le 23-08-2010 à 09:26:22  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Sauf que ça ne peut pas. Pas à cause de soit disant "hautes luttes", mais parce que le capitalisme doit produire pour vendre, et ceux qui produisent sont aussi des clients, et que s'ils produisent plus qu'ils n'ont les moyens de consommer ça ne marche plus.
Donc il se créé un équilibre de sorte que la production de richesse suit a peu près les revenus des travailleurs.
 
C'est assez évident quand on observe l'évolution des salaires bruts et de la productivité, qui se font de façon suivie (sur le fameux graphique que je me ferais un plaisir de reposter sur simple demande :o)


 
tu parles juste des salaires des employés là.  Les cadres ont un partage différent de la VA

n°23705660
Betcour
Building better worlds
Posté le 23-08-2010 à 09:35:34  profilanswer
 

python a écrit :

tu parles juste des salaires des employés là.  Les cadres ont un partage différent de la VA


Je parle des salaires dans leur ensemble (cadres inclus, y compris ceux des indépendants, même si c'est pas des salariés).
Après la répartition des salaires parmis les salariés est un autre sujet.


Message édité par Betcour le 23-08-2010 à 09:35:55

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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23705686
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 23-08-2010 à 09:39:44  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Sauf que ça ne peut pas. Pas à cause de soit disant "hautes luttes", mais parce que le capitalisme doit produire pour vendre, et ceux qui produisent sont aussi des clients, et que s'ils produisent plus qu'ils n'ont les moyens de consommer ça ne marche plus.
Donc il se créé un équilibre de sorte que la production de richesse suit a peu près les revenus des travailleurs.

 

C'est assez évident quand on observe l'évolution des salaires bruts et de la productivité, qui se font de façon suivie (sur le fameux graphique que je me ferais un plaisir de reposter sur simple demande :o)

 

Tu as bien sûr raison. C'est étonnant de voir que les critiques de l'économie de marché viennent de gens qui en connaissent très mal le fonctionnement. Les idées selon lesquelles le capitalisme tend à la concentration et au monopole, à la hausse continue des profits et la baisse des salaires ou à l'appauvrissement des salariés (alors qu'au contraire, le capitalisme ne crée pas de pauvres, mais crée des riches) sont très répandues, et sont acceptées comme relevant de l'évidence alors qu'elles sont complètement erronées.

 

On voit bien pourquoi ces idées circulent : c'est qu'elles sont faciles à comprendre et ont l'air de tomber sous le sens, comme le fait que le soleil tourne tourne de la terre, d'est en ouest. Le drame de la gauche est de les faire sienne : soit par sincérité et ignorance, soit par peur de contredire l'électorat de gauche, qu'il est difficile de convaincre des vertus à long terme de l'économie de marché, soit par romantisme révolutionnaire, par lyrisme politique et fidélité à une tradition, à une mythologie de gauche (la fameuse "grande marche" décrite par Kundera).

 

En acceptant ces idées reçues, la gauche se condamne pourtant à l'échec : elle peut avec ces idées fausses flatter son électorat et arriver au pouvoir, mais les politiques qui découlent de ces idées fausses aboutissent toujours à de mauvais résultats. D'où l'échec des gauches "radicales" au gouvernement, toujours condamnées à des changements de politique plus ou moins avoués ("le mur de l'argent en 1937", "la rigueur de 1983 qui n'était qu'une parenthèse", "la désinflation compétitive de Bérégovoy", "les privatisations de Jospin" ou sa phrase "l'Etat ne peut pas tout" ), changements de politique au nom du réalisme qui désarçonnent l'électorat à qui on a tenu en campagne électorale un tout autre discours. Bref, à se faire le porte-voix de ces idées fausses, la gauche est condamnée au pouvoir à échouer, à décevoir ou à trahir. A l'inverse, si la gauche acceptait de comprendre et de faire comprendre les règles de l'économie de marché, elle pourrait proposer des politiques différentes de la droite, et plus à même à désaliéner les gens, à les autonomiser et à aider les classes populaires.

Message cité 3 fois
Message édité par limonaire le 23-08-2010 à 09:40:26
n°23705736
python
Posté le 23-08-2010 à 09:45:49  profilanswer
 

limonaire a écrit :

Tu as bien sûr raison. C'est étonnant de voir que les critiques de l'économie de marché viennent de gens qui en connaissent très mal le fonctionnement. Les idées selon lesquelles le capitalisme tend à la concentration et au monopole, à la hausse continue des profits et la baisse des salaires ou à l'appauvrissement des salariés (alors qu'au contraire, le capitalisme ne crée pas de pauvres, mais crée des riches) sont très répandues, et sont acceptées comme relevant de l'évidence alors qu'elles sont complètement erronées.  


 
C'est parce qu'on leur donne pas un bon salaire.  Essaie de vivre 1 mois avec le SMIC comme budget disponible.  c'est impossible à vivre.  

n°23705869
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 23-08-2010 à 10:01:58  profilanswer
 

python a écrit :


 
C'est parce qu'on leur donne pas un bon salaire.  Essaie de vivre 1 mois avec le SMIC comme budget disponible.  c'est impossible à vivre.  


 
Bien sûr que c'est difficile avec un Smic de vivre. La question n'est pas là. La question est : quel système permet d'augmenter sur la durée le revenu de tous, y compris des plus pauvres ? la réponse a été donné par les faits : c'est l'économie de marché.  
 
Dans une économie de marché moins régulée par l'Etat :
- la croissance serait plus forte : avec des gains de productivité de 5% par an au lieu de 1% comme on en connaît depuis 20 ans, on augmente en 5 ans le pouvoir d'achat des salariés, y compris des smicards de 28%. Ce sont les gains de productivité qui permettent d'améliorer le sort de tous durablement, pas la redistribution des revenus (voir plus bas).
- les loyers seraient plus faibles de 30% environ, l'offre de logements devenant libre, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
- les grandes surfaces plus nombreuses et plus en concurrence baisseraient leurs prix d'au moins 5%.
 
Dernier point : si tu divises le Pib Français par le nombre de ménages, cela donne 65.000 euros par ménage. Si on considère qu'il faut rémunérer le capital à hauteur de 30% pour investir, renouveler les machines usées, préparer l'avenir, etc, il reste pour le salarié 45.000 euros. Si on prélève 45% pour la SS, comme c'est le cas aujourd'hui, il reste 25.000 euros net annuels par ménage en moyenne (un ménage pouvant être composé de plusieurs personnes). Soit 2000 euros net en MOYENNE, pour un ménage qui comprend en moyenne DEUX PERSONNES. Tu vois ainsi, par un calcul très grossier à la louche, qu'il est difficile d'augmenter les salaires massivement, bien que nous soyons un pays riche : on est riche, mais pas encore assez pour un Smic à 2000 euros. On pourra donner un Smic à 2000 euros nets quand la productivité en France aura doublé, du fait de l'accumulation du capital, suite à des politiques favorables à l'épargne : dans 70 ans si on reste avec une croissance et des gains de productivité à 1% ; dans moins de 20 ans si on change de politique économique pour arriver à des gains de productivité de 4 ou 5% l'an

n°23706204
vandepj0
Posté le 23-08-2010 à 10:38:14  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
La France est une société cloisonnée, verrouillée, qui favorise les héritiers, les fils de et ceux qui ont les bons diplômes, qui ne laisse aucune place aux jeunes et à ceux qui n'ont pas d'héritage ou qui viennent d'ailleurs (les immigrés), si talentueux ou volontaires soient-ils. C'est le fruit d'un trop plein de législations qui fait de notre société une société corporatiste et malthusienne (pénurie d'emplois, pénurie de logements, revenus stagnants, professions interdites). Il faut en sortir. Et ça implique un peu d'air frais, moins de contrôles et de règlements, et des encouragements à l'effort, à l'innovation, à l'épargne, à l'investissement. Je ne dis pas autre chose.
 
Quant aux exemples US, GB ou NZ, on ne peut pas dire d'un trait de plume : ça marche ou ça ne marche pas. Tout dépend des domaines. En fait, sur le plan économique, ça ne marche pas si mal. Ce qui pêche, c'est peut-être l'éducation et les infrastrustures publiques. Mais qui parle en France de les soustraire des compétences de l'Etat ?


 
Pour éviter de favoriser les héritiers, il faudrait restreindre la liberté de transmission du capital...
 
Les "fils de" profitent de l'héritage culturel de leurs parents, et seule une gouvernance "saine" où la prise illégale d'intérêt est condamnée (i.e. le piston) serait à même de réduire leur avantage. Mais là on parle d'une évolution de la mentalité de la société, le législatif n'ayant que peu de prise sur ces sujets.
 
Quand aux "bons diplômes", les meilleures écoles sont publiques et le parcours pour y arriver quasi gratuit. La faible proportion d'élèves issus des classes populaires dans leurs effectifs s'explique peut-être:
 - par une éducation publique de qualité inégale sur le territoire
 - par une meilleure capacité des parents aisés à se substituer aux carences de l'éducation publique
 - par un manque d'information (de "patrimoine culturel" ) des classes populaires sur les études possibles
 
Bref, pour améliorer cet état de fait, j'ai du mal à voir comment on peut accuser un trop plein de législation, j'aurais plutôt tendance à penser qu'il y a une démission de l'Etat au profit de l'avantage économique et social des classes aisées.  
 

n0name a écrit :


Le capitalisme c'est le droit de propriété.
 
Le droit de propriété est un droit naturel, qui découle de la nature humaine. L'être humain a toujours voulu s'approprier le fruit de son travail et de son intelligence. C'est un des premiers éléments de motivation de l'action humaine et il a toujours existé.  
 
Toute tentative de destruction du capitalisme est utopique mais pas seulement pour cette raison. Aussi parcequ'au final, le capitalisme existe toujours à un niveau ou à l'autre. Par exemple, pour le communisme, le capitalisme est d'Etat.


 
Non!  
 
Que dans ton système de pensée le droit à la propriété individuelle soit naturel, oui.  
Que cela soit un des fondements de notre système social, oui.  
Mais le droit à la propriété individuelle n'est en rien "universel" ou "naturel" comme tu sembles vouloir le penser.
 
En citant Wikipedia:  
 

Citation :

Dans chaque culture, la propriété et la possession sont sujets à la coutume, à la régulation et à la loi. De nombreuses cultures tribales limitent la propriété individuelle par les lois de groupes collectifs : tribus, familles, associations et nations.
 
Des sociétés différentes peuvent avoir différentes théories de la propriété en fonction des différents types de possession. Pauline Peters a fait valoir que les systèmes de propriété ne sont pas isolables de la structure sociale et que les notions de propriété ne peuvent pas être définies isolément mais qu'elles peuvent être formulées en termes négatifs : par exemple le système de tabou parmi les peuples polynésiens.


n°23706387
poilagratt​er
Posté le 23-08-2010 à 10:51:52  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Environ les 2/3 de la valeur ajoutée (la richesse produite) vont aux travailleurs.
Donc ton affirmation est fausse.


 
Le problème est aussi que les capitalistes préfèrent détruire ou ne pas produire de richesses quand ça ne leur rapporte pas suffisament.
 
Ils prennent une bonne partie des richesses,
et ils empêchent la production d'une autre quantité qui pourrait etre encore bien supérieure; (ça se traduit par fermetures d'entreprises, avec mise au chômage des travailleurs)


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°23706472
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 23-08-2010 à 10:59:07  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


 
Pour éviter de favoriser les héritiers, il faudrait restreindre la liberté de transmission du capital...
 
Les "fils de" profitent de l'héritage culturel de leurs parents, et seule une gouvernance "saine" où la prise illégale d'intérêt est condamnée (i.e. le piston) serait à même de réduire leur avantage. Mais là on parle d'une évolution de la mentalité de la société, le législatif n'ayant que peu de prise sur ces sujets.
 
Quand aux "bons diplômes", les meilleures écoles sont publiques et le parcours pour y arriver quasi gratuit. La faible proportion d'élèves issus des classes populaires dans leurs effectifs s'explique peut-être:
 - par une éducation publique de qualité inégale sur le territoire
 - par une meilleure capacité des parents aisés à se substituer aux carences de l'éducation publique
 - par un manque d'information (de "patrimoine culturel" ) des classes populaires sur les études possibles
 
Bref, pour améliorer cet état de fait, j'ai du mal à voir comment on peut accuser un trop plein de législation, j'aurais plutôt tendance à penser qu'il y a une démission de l'Etat au profit de l'avantage économique et social des classes aisées.  
 


 
 
La reproduction des élites en France a plusieurs sources :
 
1) Une école primaire et un collège à vau-l'eau suite à des réformes ineptes les vidant de leurs contenus académiques et élémentaires, ce qui pénalise en prmier prolos et immigrés
 
2) Une société française corporatiste où l'entrée dans une profession se fait sur le diplôme et non sur l'expérience, ce qui pénalise ceux qui n'ont pas été talentueux à l'école et qui ont pourtant de réelles compétences. L'Etat y a sa part en imposant des diplômes pour exercer tel ou tel métier : CAP pour être coiffeur alors qu'on peut s'installer psychologue sans aucun titre. Des professions sont fermées par numérus clausus (pharmaciens, taxis à Paris), par monopoles (notaires) ou quasi monopoles (grandes surfaces), par interdiction aux étrangers (bar tabac), etc. Autant de professions qui pourraient être accessibles à des sans diplômes qui en veulent.
 
3) Une fiscalité qui favorise le salariat. Et dans le même temps la fiscalité sur le travail empêche de s'enrichir par cette voie. Cette fiscalité délirante pénalise ceux qui partent de rien (les prolos, les immigrés) et qui n'ont que leur talent, leur énergie, leur volonté pour y arriver.
 
On voit que pour fluidifier la société française, 3 réformes sont à mener : celle de l'école, celle de l'accès aux professions (un big bang à la Pinay-Armand-Rueff serait le bienvenu) et celle de la fiscalité (diminuer la fiscalité de l'IR qui pèse sur le travail et diminuer la fiscalité sur les entreprises pour favoriser la prise de risque).  
 
 
 

n°23706665
vandepj0
Posté le 23-08-2010 à 11:19:14  profilanswer
 

limonaire a écrit :


La reproduction des élites en France a plusieurs sources :
 
1) Une école primaire et un collège à vau-l'eau suite à des réformes ineptes les vidant de leurs contenus académiques et élémentaires, ce qui pénalise en prmier prolos et immigrés


Il y a donc une vraie nécessité à investir dans une éducation suffisante pour pouvoir prétendre à une scolarité excellente sans apports extérieurs.  

limonaire a écrit :


2) Une société française corporatiste où l'entrée dans une profession se fait sur le diplôme et non sur l'expérience, ce qui pénalise ceux qui n'ont pas été talentueux à l'école et qui ont pourtant de réelles compétences. L'Etat y a sa part en imposant des diplômes pour exercer tel ou tel métier : CAP pour être coiffeur alors qu'on peut s'installer psychologue sans aucun titre. Des professions sont fermées par numérus clausus (pharmaciens, taxis à Paris), par monopoles (notaires) ou quasi monopoles (grandes surfaces), par interdiction aux étrangers (bar tabac), etc. Autant de professions qui pourraient être accessibles à des sans diplômes qui en veulent.


La nécessité d'un diplôme est une forme de garantie de savoir-faire pour l'exercice d'une profession, cela ne me choque pas outre-mesure.  
 
Par contre, les numérus clausus sont effectivement une ingérence sans doute néfaste de l'Etat dans un bon fonctionnement du marché.  
 
Ceci dit, à partir du moment où certaines professions voient leur rémunération fixée par l'Etat plus ou moins directement (pharmacies, médecins, etc...), la gestion du nombre et de la localisation des professionnels doivent être encadrées pour éviter des sur- ou sous-concentrations sur le territoire.
 
Mais je en pense pas que cela remette en cause la possibilité à des gens de classes défavorisées l'accès à ces professions (hormis le fait qu'ils ne disposent pas du "coup de pouce" familial pour acheter le droit d'exercer, mais là on est plus dans la problématique transmission du patrimoine), cela à plutôt pour vocation une garantie de capacité professionnelle et une représentation acceptable sur le territoire.

limonaire a écrit :


3) Une fiscalité qui favorise le salariat. Et dans le même temps la fiscalité sur le travail empêche de s'enrichir par cette voie. Cette fiscalité délirante pénalise ceux qui partent de rien (les prolos, les immigrés) et qui n'ont que leur talent, leur énergie, leur volonté pour y arriver.


Le principal frein fiscal à mon sens est la capacité à transmettre le patrimoine, qui crée une inégalité flagrante dans la possibilité de d'acquérir un outil de travail pour celui qui ne souhaiterait pas être salarié, et qui favorise donc le salariat.  

limonaire a écrit :


On voit que pour fluidifier la société française, 3 réformes sont à mener : celle de l'école, celle de l'accès aux professions (un big bang à la Pinay-Armand-Rueff serait le bienvenu) et celle de la fiscalité (diminuer la fiscalité de l'IR qui pèse sur le travail et diminuer la fiscalité sur les entreprises pour favoriser la prise de risque).  


Oui pour l'école, tiède pour l'accès aux professions réglementées (qui le sont souvent pour des raisons de capacité professionnelles), et oui pour la fiscalité, mais avec en contrepartie d'une baisse de la fiscalité sur le travail, une hausse de celle sur le patrimoine et en particulier sur la transmission du patrimoine.

n°23706813
Profil sup​primé
Posté le 23-08-2010 à 11:37:12  answer
 

limonaire a écrit :

 

Bien sûr que c'est difficile avec un Smic de vivre. La question n'est pas là. La question est : quel système permet d'augmenter sur la durée le revenu de tous, y compris des plus pauvres ? la réponse a été donné par les faits : c'est l'économie de marché.

 

Desolé mais la  question n'est pas dans l'augmentation mais dans la répartition. Pourquoi tu parles d'augmenter tous le monde ? Quel est l'intérêt d'augmenter quelqu'un qui gagne déjà 5 ou 6 fois  fois le Smic ?

 

Le vivre ensemble passe avant tout par l'équité. Considérer que quelqu'un puisse gagner  20 fois ou plus le salaire minimum et une fumisterie. Rien ne justifie ça, ni la compétence,ni le diplôme, ni les années d'études. parce que si un ingénieur est plus compètent intellectuellement, c'est une lopette physiquement, et qu'il sera dans la plupart des cas incapable de faire le boulot du maçon ou du menuisier.

 

On doit sans doute considérer que dieu a décidé que le travail manuel soit moins rémunérer que le travail intellectuel. Dans les faits rien ne le justifie, sauf a considérer qu'une classe puisse dominer une autre classe. Mais qu'on viennent pas me parler de démocratie, justice sociale , république et autres fadaises.  :o

Message cité 2 fois
Message édité par Profil supprimé le 23-08-2010 à 21:26:17
n°23706866
zad38
Posté le 23-08-2010 à 11:41:16  profilanswer
 

Que répondre à ça, franchement  [:tim_coucou]

n°23706914
python
Posté le 23-08-2010 à 11:46:35  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Bien sûr que c'est difficile avec un Smic de vivre. La question n'est pas là. La question est : quel système permet d'augmenter sur la durée le revenu de tous, y compris des plus pauvres ? la réponse a été donné par les faits : c'est l'économie de marché.  
 
Dans une économie de marché moins régulée par l'Etat :
- la croissance serait plus forte : avec des gains de productivité de 5% par an au lieu de 1% comme on en connaît depuis 20 ans, on augmente en 5 ans le pouvoir d'achat des salariés, y compris des smicards de 28%. Ce sont les gains de productivité qui permettent d'améliorer le sort de tous durablement, pas la redistribution des revenus (voir plus bas).
- les loyers seraient plus faibles de 30% environ, l'offre de logements devenant libre, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
- les grandes surfaces plus nombreuses et plus en concurrence baisseraient leurs prix d'au moins 5%.
 
Dernier point : si tu divises le Pib Français par le nombre de ménages, cela donne 65.000 euros par ménage. Si on considère qu'il faut rémunérer le capital à hauteur de 30% pour investir, renouveler les machines usées, préparer l'avenir, etc, il reste pour le salarié 45.000 euros. Si on prélève 45% pour la SS, comme c'est le cas aujourd'hui, il reste 25.000 euros net annuels par ménage en moyenne (un ménage pouvant être composé de plusieurs personnes). Soit 2000 euros net en MOYENNE, pour un ménage qui comprend en moyenne DEUX PERSONNES. Tu vois ainsi, par un calcul très grossier à la louche, qu'il est difficile d'augmenter les salaires massivement, bien que nous soyons un pays riche : on est riche, mais pas encore assez pour un Smic à 2000 euros. On pourra donner un Smic à 2000 euros nets quand la productivité en France aura doublé, du fait de l'accumulation du capital, suite à des politiques favorables à l'épargne : dans 70 ans si on reste avec une croissance et des gains de productivité à 1% ; dans moins de 20 ans si on change de politique économique pour arriver à des gains de productivité de 4 ou 5% l'an


 
Ma question n'est pas l'augmentation de richesse mais bien le fait de se retrouver dans la tranche la plus basse de revenus.  Cette tranche, quel que soit le PIB, quel que soit la masse monétaire, va toujours subir les préjugés et les points négatifs d'une société hiérarchisée selon des classes.  
 

n°23706978
python
Posté le 23-08-2010 à 11:52:44  profilanswer
 

zad38 a écrit :

Que répondre à ça, franchement  [:tim_coucou]


c'est un problème que personne ne veut reconnaitre on dirait.  
 
C'est sûr que si on garde la même forme de société depuis que le commerce a existé, on en sortira jamais.  
 
 

n°23706982
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 23-08-2010 à 11:53:02  profilanswer
 

otobox a écrit :


C'est rigolo ce que tu dis :)
 
Il y a une différence de taille, c'est que dans le communisme, les richesses produites sont redistribuées à ceux qui les ont produites. Dans le capitalisme, elles sont capitalisées par le propriétaire du moyen de production.

Mais on peut noter aussi que le capitalisme favorise, par nature, les situations de monopole, le plus puissant finissant inévitablement par bouffer tous les autres. Ce qui demande une intervention des états pour faire des lois anti-trust et des lois pour favoriser la concurrence quand il ne reste que 2 ou 3 gros qui s'entendent sur les prix (comme on l'a vu avec les télécoms en France ces derniers temps, mais il y a d'autres exemples).

 
Tu dénonces "les conneries dites par Poil@ et ses petits copains", mais je constate que tu en racontes aussi un p'tit peu :)


Clairement. C'est contre ça que lutte le libéralisme.

n°23707082
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 23-08-2010 à 12:02:04  profilanswer
 


 
Peut-être: c'est pour ça que l'IR progressif et les allocations existent. La redistribution est pour cela utile, mais les choses sont un peu plus compliquées.  
 
Mon calcul à la louche dans un post au-dessus montre en effet qu'on ne peut pas augmenter considérablement le SMIC en prenant sur les hauts salaires pour les redistribuer puisque le revenu MOYEN net mensuel par ménage (et non par personne) est de 2000 euros, en gros. On ne pourrait donc pas augmenter du jour au lendemain le SMIC net de 500 euros pour le porter à 1500 euros : la société française n'est pas assez riche. Autre calcul rapide : il y a 5 millions de smicards ou proches du Smic (sur 28 millions d'actifs, dont 25 occupés, les autres étant chômeurs). Supposons qu'on l'augmente de 200 nets, financer par un prélèvement de 200 euros sur les salaires supérieurs à 3000 euros par mois. Il faudrait trouver 5 millions de salariés gagnant plus de 3000 euros pour le faire : c'est bien simple, ils n'existent pas. Prenons alors 1000 euros sur ceux qui gagnent plus de 6000 euros : il faudrait trouver 1 millions de salariés gagnant plus de 6 000 euros nets : je ne crois pas qu'ils existent non plus. la redistribution n'est donc pas le bon moyen pour améliorer le sort des pauvres : les "pauvres" en France sont trop nombreux, et les "riches" pas assez.  Le seul moyen de le faire, c'est encore une fois les gains de productivité.  
 
Par ailleurs, si tu augmentais le Smic à 1500 du jour au lendemain, tu aurais immédiatement du chômage en plus, comme cela s'est passé depuis 1968 : c'est triste à dire, mais il ne sert à rien de se voiler la face.
 
Enfin, je comprends qu'on soit choqué par certains salaires très élevés : mais qui in fine permet de donner un salaire de 20 fois le Smic ? les clients. Si tu n'allais pas au foot ou si tu ne regardais pas les pubs à la télé qui les sponsorisent, les footballers seraient payés une misère. Comme les coureurs de marathon par exemple, que personne ne regarde, qui n'ont pas de "clients" et donc qui n'ont pas de revenus. Dans une économie de marché, c'est in fine le client qui fixe la rémunération. Quand le client trouve qu'une voiture à plus de 12000 euros, c'est trop cher, c'est l'ouvrier de la chaîne de montage qui sera mal payé. De même quand le client ne veut pas payer plus de 10 euros sa femme de ménage, car c'est trop cher pour lui. Les salaires ne font que refléter d'un côté la rareté d'une compétence, et de l'autre la demande et les préférences des clients.

n°23708110
poilagratt​er
Posté le 23-08-2010 à 13:47:39  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Peut-être: c'est pour ça que l'IR progressif et les allocations existent. La redistribution est pour cela utile, mais les choses sont un peu plus compliquées.  
 
Mon calcul à la louche dans un post au-dessus montre en effet qu'on ne peut pas augmenter considérablement le SMIC en prenant sur les hauts salaires pour les redistribuer puisque le revenu MOYEN net mensuel par ménage (et non par personne) est de 2000 euros, en gros. On ne pourrait donc pas augmenter du jour au lendemain le SMIC net de 500 euros pour le porter à 1500 euros : la société française n'est pas assez riche. Autre calcul rapide : il y a 5 millions de smicards ou proches du Smic (sur 28 millions d'actifs, dont 25 occupés, les autres étant chômeurs). Supposons qu'on l'augmente de 200 nets, financer par un prélèvement de 200 euros sur les salaires supérieurs à 3000 euros par mois. Il faudrait trouver 5 millions de salariés gagnant plus de 3000 euros pour le faire : c'est bien simple, ils n'existent pas. Prenons alors 1000 euros sur ceux qui gagnent plus de 6000 euros : il faudrait trouver 1 millions de salariés gagnant plus de 6 000 euros nets : je ne crois pas qu'ils existent non plus. la redistribution n'est donc pas le bon moyen pour améliorer le sort des pauvres : les "pauvres" en France sont trop nombreux, et les "riches" pas assez.  Le seul moyen de le faire, c'est encore une fois les gains de productivité.  
 
Par ailleurs, si tu augmentais le Smic à 1500 du jour au lendemain, tu aurais immédiatement du chômage en plus, comme cela s'est passé depuis 1968 : c'est triste à dire, mais il ne sert à rien de se voiler la face.
 
Enfin, je comprends qu'on soit choqué par certains salaires très élevés : mais qui in fine permet de donner un salaire de 20 fois le Smic ? les clients. Si tu n'allais pas au foot ou si tu ne regardais pas les pubs à la télé qui les sponsorisent, les footballers seraient payés une misère. Comme les coureurs de marathon par exemple, que personne ne regarde, qui n'ont pas de "clients" et donc qui n'ont pas de revenus. Dans une économie de marché, c'est in fine le client qui fixe la rémunération. Quand le client trouve qu'une voiture à plus de 12000 euros, c'est trop cher, c'est l'ouvrier de la chaîne de montage qui sera mal payé. De même quand le client ne veut pas payer plus de 10 euros sa femme de ménage, car c'est trop cher pour lui. Les salaires ne font que refléter d'un côté la rareté d'une compétence, et de l'autre la demande et les préférences des clients.


Pour ça que l'économie de marché doit etre encadrée, limitée, régulée.


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°23708195
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 23-08-2010 à 13:54:33  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Pour ça que l'économie de marché doit etre encadrée, limitée, régulée.


 
Le problème est qu'il est difficile de contraindre quelqu'un de faire quelque chose qu'il n'a pas envie de faire : il trouvera toujours des moyens pour contourner la loi qui heurte son désir le plus profond. C'est ce qu'on appelle les effets pervers d'une politique, mais qui ne sont jamais que l'expression de la liberté de certains que la nouvelle loi/réglementation contraint. D'où le marché noir (pour les logements HLM, les plaques de taxi, la drogue), le chômage, l'évasion fiscale, les stock options ou les avantages en nature pour contourner l'Ir, etc.
 
Pour revenir à notre exemple, si tu forces les entreprises à augmenter les salaires alors qu'elles ne le veulent(peuvent) pas, tu auras des effets indésirables : elles embaucheront moins et préféreront mécaniser ou délocaliser. Globalement, il y aura plus de chômage. Il n'y a pas d'exemple au monde de hausse du Smic supérieure aux gains de productivité qui ait réussi : pas un. Car c'est tout bonnement impossible.

n°23708311
dante2002
HEUUU NOOOOOOOOON
Posté le 23-08-2010 à 14:03:41  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Le problème est qu'il est difficile de contraindre quelqu'un de faire quelque chose qu'il n'a pas envie de faire : il trouvera toujours des moyens pour contourner la loi qui heurte son désir le plus profond. C'est ce qu'on appelle les effets pervers d'une politique, mais qui ne sont jamais que l'expression de la liberté de certains que la nouvelle loi/réglementation contraint. D'où le marché noir (pour les logements HLM, les plaques de taxi, la drogue), le chômage, l'évasion fiscale, les stock options ou les avantages en nature pour contourner l'Ir, etc.
 
Pour revenir à notre exemple, si tu forces les entreprises à augmenter les salaires alors qu'elles ne le veulent(peuvent) pas, tu auras des effets indésirables : elles embaucheront moins et préféreront mécaniser ou délocaliser. Globalement, il y aura plus de chômage. Il n'y a pas d'exemple au monde de hausse du Smic supérieure aux gains de productivité qui ait réussi : pas un. Car c'est tout bonnement impossible.


 
Les 33% d'augmentations du smic instantannées en 1968?


---------------
Parce que le vote pour Emmanuel Macron n'est pas un vote de conviction mais une nécessité démocratique
n°23708552
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 23-08-2010 à 14:22:19  profilanswer
 


 
Ouais, et avec la même logique, il faudrait rabotter les sexes de plus de 15 cm par soucis d'équité. C'est trop inzusteuuuuu.
 
Pour ta dernière partie : les salaires obéissent juste à l'offre et à la demande. Le fait est qu'il est beaucoup plus simple de mettre un vis dans un pas de vis, que de manager un projet. Le "juste" salaire existe donc naturellement, à condition que le secteur soit ouvert à la concurrence. Ce qui n'est pas le cas des monopoles ou des fonctions publiques.


Message édité par n0name le 23-08-2010 à 14:25:12

---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°23708683
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 23-08-2010 à 14:29:57  profilanswer
 

dante2002 a écrit :


 
Les 33% d'augmentations du smic instantannées en 1968?


 
Et le chômage qui décolle ensuite : pas tout de suite, certes, car le SMIG, qui était indexé uniquement sur les prix depuis 1950, était manifestement en retard sur la productivité des ouvriers non qualifiés. Un rattrapage était donc possible, et s'imposait même, sans créer de chômage. Mais les coups de pouce donnés par la suite dans les années 70 et 80, au-delà de la productivité horaire des smicards, ont entraîné l'apparition du chômage. Merci de mettre de l'eau à mon moulin.

n°23708844
Camelot2
Posté le 23-08-2010 à 14:39:11  profilanswer
 

zad38 a écrit :

Que répondre à ça, franchement  [:tim_coucou]


 
Que certains métiers manuels sont plus demandés que certains métiers intellectuels et qu'on gagne parfois bien plus en étant pisciniste ou jardinier qu'ingénieur.
En tout cas, le vocabulaire de zmed est assez symptomatique. Je comprends que son sentiment d'infériorité intellectuelle lui fasse dire des conneries aussi grosse que "lopettes physiquement"...
 
On imagine déjà zmed à la salle de muscu, prêt à casser de "l'intello" et de "l'ingénieur" une fois la révolution enclenchée.  :D

n°23708975
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 23-08-2010 à 14:46:35  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Que certains métiers manuels sont plus demandés que certains métiers intellectuels et qu'on gagne parfois bien plus en étant pisciniste ou jardinier qu'ingénieur.
En tout cas, le vocabulaire de zmed est assez symptomatique. Je comprends que son sentiment d'infériorité intellectuelle lui fasse dire des conneries aussi grosse que "lopettes physiquement"...
 
On imagine déjà zmed à la salle de muscu, prêt à casser de "l'intello" et de "l'ingénieur" une fois la révolution enclenchée.  :D


 
Il suffit d'user de notre intelligence : avec une cage piège et un billet de 10€ comme appat, tu peux choper tous les communistes du forum. :D


Message édité par n0name le 23-08-2010 à 14:46:57

---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°23709270
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 23-08-2010 à 15:06:07  profilanswer
 

limonaire a écrit :

 

Tu as bien sûr raison. C'est étonnant de voir que les critiques de l'économie de marché viennent de gens qui en connaissent très mal le fonctionnement. Les idées selon lesquelles le capitalisme tend à la concentration et au monopole, à la hausse continue des profits et la baisse des salaires ou à l'appauvrissement des salariés (alors qu'au contraire, le capitalisme ne crée pas de pauvres, mais crée des riches) sont très répandues, et sont acceptées comme relevant de l'évidence alors qu'elles sont complètement erronées.


C'est juste la constatation factuelle de ce qu'il s'est passé ces dernières années.

 

Il n'y a donc aucune concentration dans le secteur des télécoms en France par exemple. Les profits du capital n'ont pas augmenté ces dernières années, la main mise de la finance sur le capitalisme est un fake. Et la part de richesses accaparés par les plus riches (et qui ne va donc pas aux pauvres) n'a pas non plus explosé. Les salariés sont tellement bien payés et bienheureux que le chômage de masse et le travail partiel et précaire est une constante de tous les pays riches.

 

A part ça ...

Message cité 2 fois
Message édité par Ernestor le 23-08-2010 à 15:07:09
n°23709332
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 23-08-2010 à 15:10:06  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
Le communisme, c'est exactement comme si une entreprise avait le monopole sur tout.
Il n'y a pas de raison qu'un homme politique soit meilleur qu'un chef d'entreprise.
 
Pourtant, dans un cas, vous trouvez ça bien, dans l'autre non.


Sauf que dans un vrai système communiste, il n'y a pas UN chef. Le pouvoir est partagé à part égale entre tout le monde, c'est un modèle coopératif, à l'exact opposé du chef unique comme dans une entreprise.
 
Donc critique le communisme si tu veux, mais commence déjà par savoir ce que c'est exactement.

n°23709381
hegoalde
Cheers mother rockers !!
Posté le 23-08-2010 à 15:13:41  profilanswer
 

otobox a écrit :


Citation :

Le droit de propriété est un droit naturel, qui découle de la nature humaine. L'être humain a toujours voulu s'approprier le fruit de son travail et de son intelligence. C'est un des premiers éléments de motivation de l'action humaine et il a toujours existé.


Malheureusement, je pense que c'est pas si faut que ça. Je remplacerais seulement l'expression DROIT par INSTINCT :

Citation :

Le droit de propriété est un instinct naturel, qui découle de la nature humaine. L'être humain a toujours voulu s'approprier le fruit de son travail et de son intelligence. C'est un des premiers éléments de motivation de l'action humaine et il a toujours existé.


Mais nous ne sommes pas des animaux, et il faut parfois savoir lutter contre son instinct...
 
Et puis, je ne suis pas sûr qu'on puisse assimiler les fanatiques religieux musulmans à des capitalistes. Au contraire, il me semble que dans la religion musulmane, il est interdit de faire de l'argent avec de l'argent. (à vérifier, mais il ont un rapport avec l'argent vraiment différent du monde occidental : http://fr.wikipedia.org/wiki/Finance_islamique )
 
Sur ceux, je vais bosser... c'est la rentrée  :cry:


 
Hein ? C'est quoi cet anthropocentrisme à 2 balles ?

n°23709398
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 23-08-2010 à 15:14:55  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Sauf que dans un vrai système communiste, il n'y a pas UN chef. Le pouvoir est partagé à part égale entre tout le monde, c'est un modèle coopératif, à l'exact opposé du chef unique comme dans une entreprise.
 
Donc critique le communisme si tu veux, mais commence déjà par savoir ce que c'est exactement.


 
Dans une entreprise, ce sont les actionnaires les chefs, pas le patron.
 
Critique le libéralisme si tu veux, mais commence déjà par savoir ce que c'est.


---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°23709404
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 23-08-2010 à 15:15:31  profilanswer
 

hegoalde a écrit :


 
Hein ? C'est quoi cet anthropocentrisme à 2 balles ?


 
Son interprétation du "droit naturel"...d'après les éléments que nous en a donné NoName...qui semble avoir pas mal de problèmes de définitions, sur un champ étendu de concepts.

n°23709440
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 23-08-2010 à 15:17:12  profilanswer
 

n0name a écrit :

 

Dans une entreprise, ce sont les actionnaires les chefs, pas le patron.

 

Critique le libéralisme si tu veux, mais commence déjà par savoir ce que c'est.


Génial, vraiment. Je te répond simplement, de manière factuelle, que tu n'as pas compris le communisme et tu me réponds que je critique le libéralisme.

 

Moi je suis allé mangé une pomme.

 

Et au passage, je vais t'apprendre un truc sur le libéralisme : des fois, c'est le patron qui possède l'entreprise. Si si.


Message édité par Ernestor le 23-08-2010 à 15:17:53
n°23709508
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 23-08-2010 à 15:22:14  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


C'est juste la constatation factuelle de ce qu'il s'est passé ces dernières années.  
 
Il n'y a donc aucune concentration dans le secteur des télécoms en France par exemple. Les profits du capital n'ont pas augmenté ces dernières années, la main mise de la finance sur le capitalisme est un fake. Et la part de richesses accaparés par les plus riches (et qui ne va donc pas aux pauvres) n'a pas non plus explosé. Les salariés sont tellement bien payés et bienheureux que le chômage de masse et le travail partiel et précaire est une constante de tous les pays riches.
 
A part ça ...


 
Reprenons :
 
- la concentration dans les télécoms vient de l'Etat qui empêche l'entrée de concurrents : rien à voir avec le capitalisme
- la main mise de la finance s'explique par la création monétaire des banques centrales, institutions publiques : or, plus on est près de la source, plus on s'enrichit. Elle s'explique aussi par la réglementation bancaire qui constitue une barrière à l'entrée pour d'éventuels concurrents, ce qui favorise les banques en place et leur assure des surprofits pénards. Elle s'explique enfin par les déficits publics qui constituent des placements juteux sans risques pour les banques. Bref, la domination de la finance et ses surprofits illégitimes doivent beaucoup à l'Etat
- la part des profits dans la valeur ajoutée est stable depuis 20 ans : ton discours tombent donc à plat
- les salaires bruts augmentent au rythme de la productivité, ni plus vite ni moins vite que les profits (au sens de l'EBE), d'où la stabilité du partage salaires/profits dans la VA depuis 1990 : il faut le répéter et le prouver combien de fois pour qu'on arrête de véhiculer cette contre-vérité, Ernestor ? Si les salaires nets stagnent, c'est à cause de l'explosion de s cotisations sociales liée au déséquilibre démographique, pas à cause de gains injustifiés du grand capital
- le chômage a pour explication des salaires qui augmentent plus vite que la productivité (coup de pouce du SMIC, 35h payées 39 soit une hausse immédiate de 10% sans gain de productivité) : c'est notamment le cas du SMIC. Et si le chômage s'est plutôt stabilisé depuis 10 ans, c'est justement parce que le SMIC, charges comprises, s'est stabilisé.
 
Waht else ?
 

n°23709628
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 23-08-2010 à 15:27:55  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Reprenons :
 
1)  la concentration dans les télécoms vient de l'Etat qui empêche l'entrée de concurrents : rien à voir avec le capitalisme
2) la main mise de la finance s'explique par la création monétaire des banques centrales, institutions publiques : or, plus on est près de la source, plus on s'enrichit. Elle s'explique aussi par la réglementation bancaire qui constitue une barrière à l'entrée pour d'éventuels concurrents, ce qui favorise les banques en place et leur assure des surprofits pénards. Elle s'explique enfin par les déficits publics qui constituent des placements juteux sans risques pour les banques. Bref, la domination de la finance et ses surprofits illégitimes doivent beaucoup à l'Etat
3) la part des profits dans la valeur ajoutée est stable depuis 20 ans : ton discours tombent donc à plat
4) les salaires bruts augmentent au rythme de la productivité, ni plus vite ni moins vite que les profits (au sens de l'EBE), d'où la stabilité du partage salaires/profits dans la VA depuis 1990 : il faut le répéter et le prouver combien de fois pour qu'on arrête de véhiculer cette contre-vérité, Ernestor ? Si les salaires nets stagnent, c'est à cause de l'explosion de s cotisations sociales liée au déséquilibre démographique, pas à cause de gains injustifiés du grand capital
5) le chômage a pour explication des salaires qui augmentent plus vite que la productivité (coup de pouce du SMIC, 35h payées 39 soit une hausse immédiate de 10% sans gain de productivité) : c'est notamment le cas du SMIC. Et si le chômage s'est plutôt stabilisé depuis 10 ans, c'est justement parce que le SMIC, charges comprises, s'est stabilisé.
 
Waht else ?
 


1) Faux. C'est marrant ça, de prendre toujours le cas de la 3G toujours comme exemple en oubliant l'exemple parfait de l'ouverture totale du marché : les FAI. Combien de FAI il y a 10 ans ? Combien aujourd'hui ? What else ?
 
2) Et la crise qu'on a connu il y a un an est aussi la faute de l'état, pas d'une bande de charognards qui ont vendu des prêts à des gens pour les arnaquer, le tout cautionné par une mafia qui a camouflé et mélangé ces actifs pourris pour éviter que le système pète en cas de problème. C'est con, il a quand même pété.
 
3) Je veux bien des chiffres, merci. J'avais pas constaté ça moi, mais bon.  
 
4) L'état a effectivement sa part, mais une part vient aussi de l'augmentation de la part allant au capital ces dernières années.
 
5) On ne peut pas vivre avec moins que le SMIC. Donc propose un système assurant emploi à tous à 1000€ par mois net minimum. Et après, on verra si c'est la faute de l'état tout ça.

n°23709657
le_noob
Posté le 23-08-2010 à 15:29:17  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
En bon héritier des Lumières et des radicaux de la IIIè ...


Et ça ce n'est pas du passé ?  :sarcastic:  
 
C'est plus vieux que le communisme  [:hahaguy]

mood
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Posté le   profilanswer
 

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