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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°23699822
Camelot2
Posté le 22-08-2010 à 16:14:34  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
 
 
Tu ne comprends juste pas les propos de limonaire en fait?
 

Citation :

80% des emplois salariés du privé


 
Le CDI, malgré l'érosion entre 1980 et 1997, reste le contrat standard en France.
 
J'adore ta manière d'enlever les fonctionnaires et les professions libérales ainsi que les chômeurs...et, malgré tout cela, tu n'arrives même pas à moins de 50%. Dommage hein?  :o  
 
Puis tes chiffres de CDD sortis de nulle part...
 
http://www.insee.fr/fr/themes/tabl [...] ATnon03240
 
Reviens me voir lorsque ton sens de la lecture se sera amélioré.

mood
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Posté le 22-08-2010 à 16:14:34  profilanswer
 

n°23699927
Camelot2
Posté le 22-08-2010 à 16:33:03  profilanswer
 

Tiens, sinon, petit détail amusant.
 
Temps partiel au Danemark : 24.6%
Temps partiel en Autriche : 23.3%
Temps partiel en Finlande : 13.9%
Temps partiel au Pays-Bas: 47%
Temps partiel en Suède : 26%
 
Référence France: 16.9%
 
Assurément des pays où la précarité est un problème bien plus important qu'en France. Mmmh...wait.  :o

n°23699936
hisvin
Posté le 22-08-2010 à 16:34:08  profilanswer
 


Oui, le mot en gras est important parce qu'un CDD peut et devient souvent un CDI.  ;)

n°23699969
Camelot2
Posté le 22-08-2010 à 16:37:47  profilanswer
 

hisvin a écrit :


Oui, le mot en gras est important parce qu'un CDD peut et devient souvent un CDI.  ;)


 
De mémoire,après un an, c'est 1/3 devient CDI; 1/5 chômage et le reste en renouvellement CDD.
 
Puis c'est amusant cette histoire d'embauche soulevée par zmed, ça montre qu'il ne comprend pas grand chose aux raisons de ces 80%.


Message édité par Camelot2 le 22-08-2010 à 16:38:04
n°23699995
hisvin
Posté le 22-08-2010 à 16:41:06  profilanswer
 

Le renouvellement des CDD est limité à 2 pour une même boite, nan? Enfin, ça c'est la loi et, vu le respect des lois dans ce genre de contrat...

n°23700002
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 22-08-2010 à 16:42:36  profilanswer
 

yoyo173 a écrit :


 
 
Prenons la  BCE,: "La BCE agit en totale indépendance. Ni la BCE ni les banques centrales nationales de l’eurosystème ni les membres de leurs instances de décision ne peuvent solliciter ou accepter d’instructions d’un autre organisme. Les institutions européennes et les gouvernements des États membres sont tenus de respecter ce principe et ne doivent pas tenter d’influencer la BCE ou les banques centrales nationales."
http://europa.eu/institutions/fina [...] dex_fr.htm
 
Maintenant, définition d'établissement public: "Une entreprise publique (aussi entreprise d`état) est une entreprise « sur laquelle l’État ou d’autres collectivités territoriales peuvent exercer directement ou indirectement une influence dominante du fait de la propriété, de la participation financière ou des règles qui la régissent », selon la définition de l’Union européenne[1]"
http://fr.wikipedia.org/wiki/Entreprise_publique
 
A ben tiens, serait il possible que les BC ne soient pas des établissements publics, contrairement à ce que tu voudrais nous faire croire ?


 
Alors, si on veut finasser, finassons : les BC ont bien un monopole d'émission octroyé par la puissance publique.  Aucune autre monnaie que celle émise par la BC ne peut être acceptée comme moyen de paiement dans la zone euro (cours légal et cours forcé). Un monopole public, je n'appelle pas cela du marché : d'ailleurs qui nomme le gouverneur de la BC ? des actionnaires privés ? allons, allons. Pour finir, dans un système de marché, il y aurait belle lurette qu'un producteur de monnaie privé aurait proposé une meilleure monnaie que l'euro ou le dollar, çàd une monnaie plus stable, moins inflationniste. Comme c'est interdit, les monopoleurs (les BC émettant l'euro ou dollar) peuvent gérer la monnaie qu'ils imposent aux consommateurs comme bon leur semble : la seule contrainte est la concurrence avec les autres devises à monopole.

n°23700032
Betcour
Building better worlds
Posté le 22-08-2010 à 16:45:28  profilanswer
 

hisvin a écrit :


Oui, le mot en gras est important parce qu'un CDD peut et devient souvent un CDI.  ;)


C'est surtout qu'une personne occupe qu'un CDI dure plus longtemps qu'un CDD :
si Albert signe 1 CDI qu'il réalise pendant 2 ans et René signe 4 CDD de 6 mois (donc 2 ans aussi), on a 80% de CDD signés mais 50% de gens en CDD.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23700050
hisvin
Posté le 22-08-2010 à 16:48:06  profilanswer
 

Betcour a écrit :


C'est surtout qu'une personne occupe qu'un CDI dure plus longtemps qu'un CDD :
si Albert signe 1 CDI qu'il réalise pendant 2 ans et René signe 4 CDD de 6 mois (donc 2 ans aussi), on a 80% de CDD signés mais 50% de gens en CDD.


Il faudrait voir comment sont calculées les statistiques.  :??:
 
Si, je regarde la boite ou je suis actuellement, on est à 95% en CDI alors que la boite précédente, c'était assez fluctuant tout du moins dans mon service.

Message cité 2 fois
Message édité par hisvin le 22-08-2010 à 16:50:01
n°23700082
moonboots
Posté le 22-08-2010 à 16:51:03  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Plus l'Etat intervient dans le logement, plus les logements sont rares et chers. Cherchez l'erreur. La pénurie en France existe depuis 1914, date du premier blocage des loyers.
 
Plus l'Etat augmente le SMIC, plus le chômage augmente : c'est d'ailleurs la raison de l'explosion du chômage depuis les années 1970.
 
Bref, il ne suffit pas de vouloir pour que la réalité soit transformée. Les bonnes intentions ne suffisent pas. Ce serait trop simple.


1) faux
2) faux

n°23700092
Camelot2
Posté le 22-08-2010 à 16:52:02  profilanswer
 

hisvin a écrit :

Le renouvellement des CDD est limité à 2 pour une même boite, nan? Enfin, ça c'est la loi et, vu le respect des lois dans ce genre de contrat...


 
Par "renouvellement", je voulais dire qu'il débouche sur un autre CDD (dans la même boîte ou dans une autre).
 

hisvin a écrit :


Il faudrait voir comment sont calculées les statistiques.  :??:


 
C'est "bêtement" la proportion d'embauches, donc Betcour a raison (et je l'avais souligné précédemement)...on peut avoir 80% d'embauches en CDD mais un pourcentage stable de CDD/CDI (ce qui est le cas,il me semble,depuis une dizaine d'années).
 
 

mood
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Posté le 22-08-2010 à 16:52:02  profilanswer
 

n°23700103
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 22-08-2010 à 16:53:11  profilanswer
 

Hazumaki a écrit :


 
Ah, j'ai toujours entendu que le système de création monétaire était privé. Mais, il existe bien un problème avec la BCE non ? Les Allemands ne veulent absolument garder un taux d'inflation très bas, contrairement à la France. Mais l'inflation n'est pas un mal en soi, sachant qu'elle a permis pendant longtemps l'augmentation des revenus. De plus une monnaie forte favorise les rentiers aux détriment des actifs non ?
 
De plus, les monnaies à monopole ne sont pas instables intrinsèquement non ? Regarde le Franc, qui a gardé la même valeur entre 1812 et 1914. Sinon, je suis totalement d'accord, il aurait fallu garder l'étalon-or ou équivalent, même De Gaulle l'avait compris.
 
PS: Désolé de poser autant de question, je suis assez nul en économie pour le moment, j'ai écouté des économistes genre Liem Hoang Ngoc, Lordon, Sapir mais je voulais avoir d'autres opinions.


 
Ah, c''est sûr que si tu lis ces 3 là...
 
Sur le fond
 
1) D'accord avec toi sur l'étalon-or : stabilité monétaire au XIXè sans inflation, et sans que cela pénalise la croissance et la révolution industrielle en cours. Pour sortir de la folie monétaire qui s'est emparée de nos économies depuis la démonétisation de l'or en 1976, il n' y a que 3 solutions :
- des politiques monétaristes strictes, contrôlant la croissance de la masse monétaire
- l'étalon-or, çàd la convertibilité à taux fixe des devises en or
- la concurrence monétaire, çàd la liberté de tous de créer sa monnaie, le marché (çàd nous) sélectionnant la meilleure, çàd la plus stable.
 
2)La monnaie a été "inventée" pour transférer du pouvoir d'achat dans le temps. La monnaie est donc d'autant meilleure qu'elle est stable, çàd que son prix mesuré en biens en stable. C'est donc une erreur, hélas communément répandue, de croire que l'inflation est un lubrifiant pour la croissance. Une monnaie doit être la plus stable possible, comme une roue doit être la plus sphérique possible : une monnaie inflationniste est comparable à une roue carrée.L'inflation est donc toujours un poison, quelle que soit sa dose. La monnaie stable favorise l'épargne abondante, donc des bas taux d'intérêt, donc le financement de nombreux projets d'investissement grâce à cette épargne abondante. Une monnaie stable permet une croissance saine.
 
3) L'inflation n'a jamais créé de la croissance : c'est une illusion. L'inflation ne crée que des booms artificiels suivis de récession comme en ce moment. L'inflation des années 50 ou 60 n'a pas été la cause ou la condition de la croissance des Trente Glorieuses. La croissance a en fait eu lieu à cette période malgré cette inflation. D'ailleurs, cette inflation a débouché sur la crise des années 70, l'inflation ayant toujours et partout les mêmes causes et les mêmes conséquences.  

n°23700104
Betcour
Building better worlds
Posté le 22-08-2010 à 16:53:24  profilanswer
 

hisvin a écrit :

Il faudrait voir comment sont calculées les statistiques.  :??:


Ben nouvelle embauche = signature d'un nouveau contrat d'embauche.
Forcément en nombre les temporaires vont être sur-représentés puisqu'ils sont fréquemment renouvelés. Ce qu'il faut c'est partir des salariés et savoir combien sont en CDI et CDD.
 
Le pire c'est que quand tu dis que X% de contrats signés sont en CDD dans la tête de la plupart des gens ils comprennent "X% des gens qui arrivent sur le marché du travail sont en CDD" alors qu'en fait c'est totalement pas ça.
Après il reste plus qu'à reprendre cette stat sur Agoravox et ou un blog d'extrême-gauche et d'en faire des tonnes sur la précarité massive et généralisée. :o


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23700112
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 22-08-2010 à 16:54:30  profilanswer
 

moonboots a écrit :


1) faux
2) faux


 
Et pourtant...

n°23700128
poilagratt​er
Posté le 22-08-2010 à 16:56:28  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Et pourtant...


Que l'état intervienne en construisant des logements ou en bloquant les loyers, pour toi c'est pareil.
C'est ça?   :p


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°23700175
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 22-08-2010 à 17:04:46  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Que l'état intervienne en construisant des logements ou en bloquant les loyers, pour toi c'est pareil.
C'est ça?   :p


 
Oui, car l'Etat est incapable de fournir les logements correspondant à la demande : il construira des F2 alors qu'il faut des F3, il construira à Aulnay alors que les gens veulent habiter Argenteuil, etc. C'est pourquoi le marché, çàd des décisions décentralisées quotidiennes, est meilleur qu'un décideur central, en raison de la complexité de l'information (par exemple la demande) qu'il faut maîtriser : c'est valable pour l'automobile, les collants, les choux fleurs ou les logements.  Par ailleurs l'Etat utilisera pour les construire des ressources qui seraient mieux utilisées ailleurs, d'où une mauvaise allocation des ressources et une baisse des richesses créées, et donc des revenus.
 
Alors qu'un marché libre (liberté des loyers, liberté des terrains, liberté des baux) permettrait très rapidement (3 ans sans doute) d'offrir des logements bon marché correspondant à la demande de 90% des gens. Seuls 10% des logements devraient être logés par l'Etat, grand maximum (alors qua'ujourd'hui 70% des Français sont éligibles au logement social, c'est dingue quand on y pense). Comme pour l'alimentation, à 2 ou 3% de miséreux près, le marché fait le job. Pourquoi en serait-il différent pour le logement ?  
.

n°23700196
Hazumaki
Je crois Kathryn Mayorga.
Posté le 22-08-2010 à 17:07:05  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Ah, c''est sûr que si tu lis ces 3 là...


 
Pourtant, dans l'analyse, tu es proche d'un Ngoc ou d'un Sapir.  :D  
 

limonaire a écrit :

Sur le fond
 
1) D'accord avec toi sur l'étalon-or : stabilité monétaire au XIXè sans inflation, et sans que cela pénalise la croissance et la révolution industrielle en cours. Pour sortir de la folie monétaire qui s'est emparée de nos économies depuis la démonétisation de l'or en 1976, il n' y a que 3 solutions :
- des politiques monétaristes strictes, contrôlant la croissance de la masse monétaire
- l'étalon-or, çàd la convertibilité à taux fixe des devises en or
- la concurrence monétaire, çàd la liberté de tous de créer sa monnaie, le marché (çàd nous) sélectionnant la meilleure, çàd la plus stable.
 
2)La monnaie a été "inventée" pour transférer du pouvoir d'achat dans le temps. La monnaie est donc d'autant meilleure qu'elle est stable, çàd que son prix mesuré en biens en stable. C'est donc une erreur, hélas communément répandue, de croire que l'inflation est un lubrifiant pour la croissance. Une monnaie doit être la plus stable possible, comme une roue doit être la plus sphérique possible : une monnaie inflationniste est comparable à une roue carrée.L'inflation est donc toujours un poison, quelle que soit sa dose. La monnaie stable favorise l'épargne abondante, donc des bas taux d'intérêt, donc le financement de nombreux projets d'investissement grâce à cette épargne abondante. Une monnaie stable permet une croissance saine.
 
3) L'inflation n'a jamais créé de la croissance : c'est une illusion. L'inflation ne crée que des booms artificiels suivis de récession comme en ce moment. L'inflation des années 50 ou 60 n'a pas été la cause ou la condition de la croissance des Trente Glorieuses. La croissance a en fait eu lieu à cette période malgré cette inflation. D'ailleurs, cette inflation a débouché sur la crise des années 70, l'inflation ayant toujours et partout les mêmes causes et les mêmes conséquences.  


 
 
Donc la position allemande de conserver un euro beaucoup trop fort mais stable, indépendant du pouvoir politique, qui dévalorise ses propres voisins et son propre peuple est la bonne en fin de compte ?
 
Et n'y a-t-il pas un problème d'Argent dette ?


---------------
«Attendons, Messieurs ; laissons passer le règne des transcendants ; sachons subir le dédain des forts. [...] Le moyen d'avoir raison dans l'avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé.» - Ernest Renan - はずまき
n°23700197
kizkoool
Posté le 22-08-2010 à 17:07:28  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Que l'état intervienne en construisant des logements ou en bloquant les loyers, pour toi c'est pareil.
C'est ça?   :p


Et si au lieu de ses solutions étatiques qui ont prouvé leurs limites, on interdisait aux proprios d'avoir des locaux vacants au delà d'un an, sous peine de sanctions financières ?
Vu le parc de logements inoccupés, je pense que ça crèverait bien la bulle de spéculation immobilière actuelle.
 
+ de biens sur le marché de la location => baisse des prix de location => baisse du rendement pour les proprios => baisse de la valeur d'achat des biens immos.

n°23700243
otobox
Maison fondée en 2005
Posté le 22-08-2010 à 17:18:26  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Oui, car l'Etat est incapable de fournir les logements correspondant à la demande : il construira des F2 alors qu'il faut des F3, il construira à Aulnay alors que les gens veulent habiter Argenteuil, etc. C'est pourquoi le marché, çàd des décisions décentralisées quotidiennes, est meilleur qu'un décideur central, en raison de la complexité de l'information (par exemple la demande) qu'il faut maîtriser : c'est valable pour l'automobile, les collants, les choux fleurs ou les logements.  Par ailleurs l'Etat utilisera pour les construire des ressources qui seraient mieux utilisées ailleurs, d'où une mauvaise allocation des ressources et une baisse des richesses créées, et donc des revenus.
 
Alors qu'un marché libre (liberté des loyers, liberté des terrains, liberté des baux) permettrait très rapidement (3 ans sans doute) d'offrir des logements bon marché correspondant à la demande de 90% des gens. Seuls 10% des logements devraient être logés par l'Etat, grand maximum (alors qua'ujourd'hui 70% des Français sont éligibles au logement social, c'est dingue quand on y pense). Comme pour l'alimentation, à 2 ou 3% de miséreux près, le marché fait le job. Pourquoi en serait-il différent pour le logement ?  
.


Es-tu si sûr que ça que les investisseurs privés seraient prêt à construire des logements pour des personnes aux conditions modestes, donc à faible rentabilité ?
Si l'état a pris le relais, notamment pour reloger tous les gens habitant en bidonville (le dernier a été fermé en 1976 à Nice, ce n'est pas si vieux), c'est que les investisseurs privés avaient mieux à faire, non ?
C'est facile de dire qu'en laissant faire le marché, tout ira mieux. Si l'état a mené une telle politique, c'est qu'il y avait un besoin quelque part qui n'était pas fourni par les société immobilières privées.


---------------
OtObOxBlOg - - - Etre seul à avoir tort  c'est plus difficile, mais c'est bien plus beau que d'avoir raison avec une bande de cons
n°23700245
Badcow
Posté le 22-08-2010 à 17:18:32  profilanswer
 

otobox a écrit :


1- OK, je prends bonne note que les tracteurs et autres engins agricoles sont faits en France.
2- Le SMIC pour certains, les ouvriers agricoles établis, mais d'autres sont aussi payés en dessous, et notamment pendant les récoltes où les abus sont très fréquents. Quand j'ai ramassé des haricots dans ma jeunesse, ça ne payait même pas l'essence pour venir en mobylette ! Et parmis nous, il y en avait qui bossaient pas pour se faire de l'argent poche. C'étaient des travailleurs miséreux. Par contre, mon salaire pendant les vendanges était au SMIC horaire.
 
Tu sais, j'ai aussi vécu à la campagne, même si mes parents n'étaient pas agriculteurs. Donc les conditions de vie de l'époque (années 70/80), je les ai connues. C'est vrai que les paysans étaient pauvres, il y avait même une famille qui avait encore de la terre battue par terre et cette odeur acre du feu et de la fumée qui était imprégnée partout dans la pièce. (c'était la seule ! je ne généralise pas). La mécanisation quand elle apporte un plus, ça serait con de s'en priver. Je ne prêche pas un retour aux sabots de bois. J'ai dis dès le départ qu'il fallait tirer le meilleur de notre expérience passée : démembrer les talus pour faire passer des moissonneuses de 20 m de large marchant en tandem avec le tracteur et la remorque dans des champs à perte de vue, c'est peut être rentable, mais très mauvais en bilan écologique.  
 
Ensuite, pour l'hectare qui nourri 20 personnes. Mes premiers propos étaient :
un hectare de blé donne 165 g de pain par jour -consommation moyenne journalière des français aujourd'hui- à 20 personnes. Un champ de 100x100 m de blé suffit donc largement à subvenir aux besoin en pain d'une une famille à l'année et dégager un excédent pour éventuellement le vendre au marché.
Ce qui veut bien dire "un hectare de blé donne du pain pour 20 personnes" et je complétais aussi en disant qu'on ne se nourrissait pas de pain toute l'année...
Je t'ai répondu qu'un hectare de blé nourrissait vingt personnes pas une famille de 20 personnes. Tu pinailles sur l'emploi du verbe nourrir que j'ai utilisé pour te répondre, mais en le sortant du contexte cité plus haut.
T'as décidé dès le départ que ce que je racontais était une connerie, c'est peut être vrai, mais tu ne fais rien pour essayer de comprendre, pire tu démolis !  :pfff:  
 
Note que je préfère quand même un discours contradictoire qu'un débat consensuel tout mou qui ne fait rien avancer :) Mais faut quand même éviter de casser pour le plaisir de casser, sinon ce n'est pas productif non plus ;)
 
explique moi comment ton "esclave volontaire moderne" va faire pour payer son électricité, sa facture d'eau courante, sa voiture et l'essence pour celle-ci ? Il va faire du troc ?
Je te réponds avec une autre question : comment fait-il aujourd'hui ?
 
Donc on en revient à la question "de base" qui est évacuée rapidement avec ton "Là, c'est autre autre façon de faire, plus artisanal et à échelle plus humaine", comment tu valorise ta production (parce que bouffer du blé toute l'année, c'est moyen, et que le gars aura des factures à payer) sans passer par "le prix du marché" ?
Tu repars avec "bouffer du blé toute l'année". Toi qui as des parents agriculteurs, tu devrais savoir que pendant que ton blé pousse, tu ne perds pas ton temps à le regarder. Tu fais autre chose pendant ce temps. Je l'ai déjà dit, et je te l'ai déjà répondu d'ailleurs, pourquoi insistes-tu ?
 
Dans la mesure où tu as déjà des aides personnelles, et que l'état peut, en prélevant sur son budget dédié aux subventions sociales (ouch ! j'ai dit le mot subventions !) faire une politique volontaire sur le retour dans les campagnes, posséder un peu de terre ne peut être qu'un plus par rapport à ne rien posséder du tout en banlieue ! C'est ça la valeur financière ajoutée. Et sans parler d'une autre valeur, pas financière celle là, mais au moins aussi importante, gagner en qualité de vie : du travail, un environnement moins oppressant et un air meilleur !
 
J'ai des amis qui habitent dans la campagne rennaise. Ils ne roulent pas sur l'or, ils ont les allocs, le RMI/RSA, ils vivotent, font pousser des légumes dans leurs jardins et pratiquent beaucoup d'échanges, de biens et de services. Il se pratique une certaine solidarité, beaucoup moins présente en ville. Ils préfèreraient tous avoir un bon boulot et gagner plein de sous, mais dans ce coin, les boulots fiables et rémunérateurs demandant peu de qualification sont assez rares. Alors ils se débrouillent.
Si je leur demandais s'ils seraient prêts à aller en banlieue en contrepartie de ne plus rien faire du tout, glander en bas des barres d'immeubles, je ne suis pas sûr qu'ils seraient d'accord.
Le contraire, aller en campagne, je suis moins sûr que les personnes des banlieues refuseraient.


 
Bon je vais essayer d'être plus constructif et moins ironique, mais du côté paternel mon arrière grand-père était agriculteur (et probablement toutes les générations avant elles), mon grand-père était agriculteur (mais titulaire du certificat d'étude !), mon père était agriculteur (après avoir fait des études de pharmacie) ainsi que beaucoup de ses frères et cousins, et parmi ses 4 enfants, personne n'a repris l'exploitation familiale et il n'a jamais voulu qu'un de ses enfant devienne agriculteur ("boulot de con, paye de merde" )... donc je te présente mes excuses pour le ton précédemment employé, tout ce qui touche à l'agriculture déclenche chez moi un réflexe atavique.
 
On va donc reprendre, car je comprend de moins en moins ta proposition.
 
Déjà, tu dis "posséder un peu de terre ne peut être qu'un plus par rapport à ne rien posséder du tout en banlieue !" Certes, mais par quel mécanisme tu arrive à "rendre propriétaire" un type qui va, selon tes propres termes "vivoter, faire pousser des légumes dans leurs jardins et pratiquer beaucoup d'échanges, de biens et de services" ?
 
Si c'est simplement leur donner un terrain et une maison vide, on peut faire cela en périphérie urbaine, ça coutera pas plus cher, par contre il faudra éviter qu'ils cherchent à revendre tout de suite cette propriété pour ensuite aller s'acheter un appartement en ville.
 
Si c'est leur donner une propriété agricole viable, beaucoup de jeunes agriculteurs (des types qui ont fait une formation pour pouvoir gérer une exploitation) qui cherchent à s'installer mais ne trouvent pas de foncier à acquérir te dirons merci.


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°23700275
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 22-08-2010 à 17:22:16  profilanswer
 

Hazumaki a écrit :


 
Pourtant, dans l'analyse, tu es proche d'un Ngoc ou d'un Sapir.  :D  
 


 

Hazumaki a écrit :


 
 
Donc la position allemande de conserver un euro beaucoup trop fort mais stable, indépendant du pouvoir politique, qui dévalorise ses propres voisins et son propre peuple est la bonne en fin de compte ?
 
Et n'y a-t-il pas un problème d'Argent dette ?


 
1) Ngoc et Sapir sont quand même très empreints de Keynes et Marx. Or, je ne suis pas marxiste et je considère Keynes comme un charlatan (talentueux, cela dit). J'en suis très éloigné.
 
2) Les histoires d'euro fort ou d'euro faible sont largement de la foutaise : c'est du charlatanisme pour mauvais journalistes et mauvais économistes (mon Dieu, l'euro est trop fort, c'est la catastrophe ; 6 mois plus tard, l'euro baisse trop, c'est aussi la catastrophe ; où est la cohérence du raisonnement ?). Ce qui compte encore une fois, c'est la stabilité de la monnaie, çàd l'absence d'inflation. Les Allemands ou les Suisses ont très bien vécu depuis les années 50 avec une monnaie (le DM ou le CHF) qui s'appréciait sans cesse face au FRF ou à l'USD. Aujourd'hui, le problème en Europe n'est donc pas l'euro fort ou faible, mais le dérapage de la masse monétaire tolérée par la BCE depuis 2004. C'est cela la source de la récession qui a eu lieu.
 
3) L'argent dette : vaste débat, celui des réserves fractionnaires. Deux systèmes cohérents à mon avis, mais qui s'excluent :
- soit on interdit la création monétaire, et la monnaie qui circule a donc en contrepartie un stock d'or. On ne peut donc prêter qu'une épargne préalablement constituée.
- soit on autorise la création monétaire, mais il faut alors des garde-fous, car trop e création de la monnaie lui fait perdre sa qualité principale de réserve de valeur. Dans ce cas il faut soit des politiques monétaristes, soit un étalon or, soit une concurrence monétaire.  

n°23700295
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 22-08-2010 à 17:25:13  profilanswer
 

otobox a écrit :


Es-tu si sûr que ça que les investisseurs privés seraient prêt à construire des logements pour des personnes aux conditions modestes, donc à faible rentabilité ?
Si l'état a pris le relais, notamment pour reloger tous les gens habitant en bidonville (le dernier a été fermé en 1976 à Nice, ce n'est pas si vieux), c'est que les investisseurs privés avaient mieux à faire, non ?
C'est facile de dire qu'en laissant faire le marché, tout ira mieux. Si l'état a mené une telle politique, c'est qu'il y avait un besoin quelque part qui n'était pas fourni par les société immobilières privées.


 
L'Etat (la puissance publique) entretient les bulles spéculatives immobilières, et notamment les terrains chers :
- en raréfiant artificiellement le foncier via les plans locaux urbains
- en défiscalisant/subventionnant les achats immobiliers (prêts à taux zéro, intérêts déductibles...)
- en laissant filer la création monétaire, qui va s'investir dans l'immobilier
 
 
 

n°23700361
Badcow
Posté le 22-08-2010 à 17:32:18  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Non, il y a un monopole public d'émission, sans convertibilité-or : la BC peut donc créer autant de monnaie qu'elle veut (au prix d'inflation et de dépréciation de sa monnaie), il n'y a aucune limite. Or, la qualité d'une monnaie c'est de servir de réserve de valeur, çàd que sa valeur soit stable dans le temps (donc sans inflation) : c'est ce qui permettra de transmettre du pouvoir d'achat dans le temps, d'arbitrer entre biens présents et futurs, d'investir ou d'épargner. Une monnaie inflationniste, même faiblement, est une mauvaise monnaie, moins bonne qu'une monnaie stable. Or les monnaies à monopole (l'euro par exemple puisque dans la zone euro, je ne peux payer avec d'autres moyens de paiement) sont inflationnistes de nature (et je n'ai pas la liberté, en tant que consommateur, d'en choisir une autre) : la preuve en est les tombereaux de liquidités déversées depuis les années 60, et notamment depuis 1971, fin officieuse de la monétisation de l'or. De là viennent le ralentissement de la croissance et les crises à répétition que l'on connaît depuis 30 ans, qui sont toujours des crises d'origine monétaire. Revenir à l'étalon or, çàd rendre convertibles à taux fixe les euros ou le dollar, stabiliserait grandement les économies. Mais cela implique une discipline pour le financement des déficits publics, à laquelle les Etats ne veulent pas se plier. D'où leur préférence pour le système actuel.  
 
Pour finir, c'est une erreur de croire que le système de création monétaire est privé : il est bien public, via les BC et leur monopole. Dans un système privé, il n'y aurait pas de monopole.


 
J'ai plutôt l'impression que la qualité première d'une monnaie est d'être échangeable contre des services et des biens, et donc universellement acceptée...
 
(les "miles" des sociétés aériennes sont bien des monnaies privées, et elles peuvent être autant "anti-inflationnistes" que possible elles ne servent à peu près à rien.)
 
...et une monnaie est d'autant plus facilement acceptée que les gens ont confiance dans l'établissement qui l'émet, donc dans sa pérennité, et entre la confiance dans la pérennité d'un état et la pérennité d'une banque privée, il n'y a pas photo, la puissance publique gagne par KO.
 
D'ailleurs, si le "free-banking" a disparu de la surface du globe au début du 20ème siècle, c'est peut être qu'il n'était pas adapté au développement des échanges ?


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"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°23700459
Hazumaki
Je crois Kathryn Mayorga.
Posté le 22-08-2010 à 17:45:03  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
1) Ngoc et Sapir sont quand même très empreints de Keynes et Marx. Or, je ne suis pas marxiste et je considère Keynes comme un charlatan (talentueux, cela dit). J'en suis très éloigné.


 
Vos analyses sont semblables quand même (trop de dettes de la part de l'État à cause du manque d'investissement, peu d'épargne malgré l'un des taux d'epargne le plus fort de l'OCDE, suprématie du dollar injustifiée) mais les propositions diffèrent (sauf sur un nouvel étalon-or)
 

limonaire a écrit :

2) Les histoires d'euro fort ou d'euro faible sont largement de la foutaise : c'est du charlatanisme pour mauvais journalistes et mauvais économistes (mon Dieu, l'euro est trop fort, c'est la catastrophe ; 6 mois plus tard, l'euro baisse trop, c'est aussi la catastrophe ; où est la cohérence du raisonnement ?). Ce qui compte encore une fois, c'est la stabilité de la monnaie, çàd l'absence d'inflation. Les Allemands ou les Suisses ont très bien vécu depuis les années 50 avec une monnaie (le DM ou le CHF) qui s'appréciait sans cesse face au FRF ou à l'USD. Aujourd'hui, le problème en Europe n'est donc pas l'euro fort ou faible, mais le dérapage de la masse monétaire tolérée par la BCE depuis 2004. C'est cela la source de la récession qui a eu lieu.
 
3) L'argent dette : vaste débat, celui des réserves fractionnaires. Deux systèmes cohérents à mon avis, mais qui s'excluent :
- soit on interdit la création monétaire, et la monnaie qui circule a donc en contrepartie un stock d'or. On ne peut donc prêter qu'une épargne préalablement constituée.
- soit on autorise la création monétaire, mais il faut alors des garde-fous, car trop e création de la monnaie lui fait perdre sa qualité principale de réserve de valeur. Dans ce cas il faut soit des politiques monétaristes, soit un étalon or, soit une concurrence monétaire.  


 
Merci en tout cas. Ça me donne un panel de réponses et de divers avis sur ces questions.
 
Juste une dernière question: Dans un de tes anciens messages, tu disais que les 53% du PIB que nous dépensons sont de trop. Mais sur quoi voudrais-tu rogner sachant qu'il faut quand même entretenir les infrastructures nationales ?
 


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«Attendons, Messieurs ; laissons passer le règne des transcendants ; sachons subir le dédain des forts. [...] Le moyen d'avoir raison dans l'avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé.» - Ernest Renan - はずまき
n°23700554
otobox
Maison fondée en 2005
Posté le 22-08-2010 à 18:00:51  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
Bon je vais essayer d'être plus constructif et moins ironique, mais du côté paternel mon arrière grand-père était agriculteur (et probablement toutes les générations avant elles), mon grand-père était agriculteur (mais titulaire du certificat d'étude !), mon père était agriculteur (après avoir fait des études de pharmacie) ainsi que beaucoup de ses frères et cousins, et parmi ses 4 enfants, personne n'a repris l'exploitation familiale et il n'a jamais voulu qu'un de ses enfant devienne agriculteur ("boulot de con, paye de merde" )... donc je te présente mes excuses pour le ton précédemment employé, tout ce qui touche à l'agriculture déclenche chez moi un réflexe atavique.
 
On va donc reprendre, car je comprend de moins en moins ta proposition.
 
Déjà, tu dis "posséder un peu de terre ne peut être qu'un plus par rapport à ne rien posséder du tout en banlieue !" Certes, mais par quel mécanisme tu arrive à "rendre propriétaire" un type qui va, selon tes propres termes "vivoter, faire pousser des légumes dans leurs jardins et pratiquer beaucoup d'échanges, de biens et de services" ?
 
Si c'est simplement leur donner un terrain et une maison vide, on peut faire cela en périphérie urbaine, ça coutera pas plus cher, par contre il faudra éviter qu'ils cherchent à revendre tout de suite cette propriété pour ensuite aller s'acheter un appartement en ville.
 
Si c'est leur donner une propriété agricole viable, beaucoup de jeunes agriculteurs (des types qui ont fait une formation pour pouvoir gérer une exploitation) qui cherchent à s'installer mais ne trouvent pas de foncier à acquérir te dirons merci.


Pas la peine de présenter tes excuses, mais c'est gentil, on discute, le tout c'est de ne pas s'enflammer ! Ca m'arrive aussi, c'est pas grave  :hello: Je sais qu'on mène plusieurs discussions de front dans ce topic, où il m'arrive aussi d'être ironique à ton encontre...
 
Je ne crois pas avoir employé l'expression "rendre propriétaire", même si plus haut je dit "posséder une terre". C'est dans le sens en avoir la jouissance, pas forcément à en avoir le titre de propriété. J'ai parlé d'une location pour une somme symbolique dans un message précédent.
Dans mon esprit, il s'agirait d'une sorte de réquisition à titre provisoire de terres et de maison inoccupées.
Évidemment, connaissant un peu le bon sens paysan et leur attachement à la terre de leurs ancêtres, c'est pas forcément quelque chose de facile à faire passer. Mais avec de la pédagogie, en expliquant l'intérêt de l'opération, c'est à dire qu'en contrepartie, le village ne meurt pas, ça peut fonctionner avec un peu de bonne volonté.
Comme dans le sud de l'Italie, où certains villages en mal d'habitants et de main d'œuvre ont vite vu l'intérêt que pouvait présenter l'installation des immigrés des pays slaves échoués sur leurs côtes et leur ont ouvert les portes des maisons vides.
 
Tu dis qu'on pourrait le faire en région péri-urbaine. Pourquoi pas ? Mais je ne suis pas sûr qu'on y trouve des maisons vides plus facilement qu'en campagne.
Et puis, penser que dès qu'ils auront une maison avec un jardin, ils s'empresseront de la vendre pour acheter un appartement en ville. C'est curieux comme raisonnement, car beaucoup de monde rêve de faire le contraire : quitter leur appart pour un pavillon en banlieue avec un jardin. De plus, ça sous-entend qu'ils soient les propriétaires de cette maison, chose pas forcément possible, et pour tout dire injuste : pourquoi leur offrirait-on une maison alors que les autres sont obligés de la payer ?
 
Et je trouve que c'est assez mal considérer la mentalité des gens. Même s'ils existe des profiteurs, il y a aussi une énorme majorité de gens honnêtes qui ne demandent qu'à vivre tranquillement. (parce que mes copains de la région rennaise, même s'ils ne roulent pas sur l'or, ça ne les empêche pas d'être heureux et ils sont beaucoup moins stressés que les citadins, par les problème d'insécurité par exemple !)
Mais peut être que, ne fréquentant que des économistes et financiers, tu as impression que le monde entier est malhonnête ?  :D  (ça c'était pour te montrer que moi aussi, je pratiquais l'ironie ;) )
 
 


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OtObOxBlOg - - - Etre seul à avoir tort  c'est plus difficile, mais c'est bien plus beau que d'avoir raison avec une bande de cons
n°23700555
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 22-08-2010 à 18:01:02  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
J'ai plutôt l'impression que la qualité première d'une monnaie est d'être échangeable contre des services et des biens, et donc universellement acceptée...
 
(les "miles" des sociétés aériennes sont bien des monnaies privées, et elles peuvent être autant "anti-inflationnistes" que possible elles ne servent à peu près à rien.)
 
...et une monnaie est d'autant plus facilement acceptée que les gens ont confiance dans l'établissement qui l'émet, donc dans sa pérennité, et entre la confiance dans la pérennité d'un état et la pérennité d'une banque privée, il n'y a pas photo, la puissance publique gagne par KO.
 
D'ailleurs, si le "free-banking" a disparu de la surface du globe au début du 20ème siècle, c'est peut être qu'il n'était pas adapté au développement des échanges ?


 
1) Les "miles" sont bien la preuve que des monnaies privées émergent, si limitées soient-elles, dans les interstices laissées par le monopole d'émission. Preuve que la monnaie unique actuellement ne satisfait pas tous les besoins (c'est le ca sde tous monopoles contraints) et que des producteurs privés apparaitraient rapidement en cas de chute du monopole, puisqu'il il y a une demande latente pour des monnaies rendant d'autres services. On remarquera par ailleurs que jamais un producteur de miles ne déciderait unilatéralement de dévaluer les miles qu'il émet de 20% : on imagine la colère des clients, qui se détourneraient de cette compagnie pour une autre. Une BC peut en revanche sans rendre de compte à personne dévaluer la monnaie qu'elle émet et donc appauvrir ses "clients". On voit la différence entre privé et monopole public : le privé est engagé contractuellement et s'expose à procès et perte de CA s'il rompt unilatéralement sa promesse. Ce qui n'est pas le cas d'une BC qui agit discrétionnairement : aucun contrat ne nous lie à la BC, celle-ci impose sa loi. Dans un monde de monnaies privées, ces dernières seraient tenues contractuellement avec leurs clients, d'où une gestion plus sage. Encore une fois, jamais le pouvoir monétaire n'a été si concentré dans les mains du politiques qu'au XXè siècle, et pourtant jamais il n'y a eu autant d'inflation, avec son cortège de désordre social, de misère, de violence. Ce n'est bien sûr pas le fruit du hasard.
 
2) Les miles ne servent pas de monnaie d'échanges (autres que contre des km d'avions) car c'est interdit. Nul doute que les miles pourraient s'échanger contre d'autres biens si c'était autorisé. Les enfants troquent bien des vignettes contre des billes. Un titulaire de miles trouverait facilement sur le net de quoi l'échanger.  
 
3) Une monnaie est d'autant plus appréciée qu'elle atteint une masse critique, çàd que beaucoup l'utilisent. Le free banking a disparu car il était interdit par les nouveaux monopoles qu'on mettait en place, çàd par la loi. Et si l'Etat l'a peu à peu évincé les producteurs privés, c'est qu'ils empêchaient de recourir aux délices de l'inflation qui permet de financer de façon indolore l'expansion du pouvoir politique et plus prosaïquement les dépenses publiques. Le contrôle de la monnaie via son monopole étatique est un des instruments du Léviathan : il évite le recours à l'impôt, impopulaire, et à l'emprunt, coûteux. Il ne faut pas chercher ailleurs les raisons : voir par exemple les conditions dans lesquelles est apparue sous Napoléon la BdF.

n°23700576
otobox
Maison fondée en 2005
Posté le 22-08-2010 à 18:03:46  profilanswer
 

Badcow a écrit :


Si c'est leur donner une propriété agricole viable, beaucoup de jeunes agriculteurs (des types qui ont fait une formation pour pouvoir gérer une exploitation) qui cherchent à s'installer mais ne trouvent pas de foncier à acquérir te dirons merci.


J'avais oublié ce dernier passage. On est pas dans la logique de concurrencer les exploitations agricoles. C'est à une échelle plus petite.


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n°23700583
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 22-08-2010 à 18:04:14  profilanswer
 

Hazumaki a écrit :


 
Vos analyses sont semblables quand même (trop de dettes de la part de l'État à cause du manque d'investissement, peu d'épargne malgré l'un des taux d'epargne le plus fort de l'OCDE, suprématie du dollar injustifiée) mais les propositions diffèrent (sauf sur un nouvel étalon-or)
 


 

Hazumaki a écrit :


 
Merci en tout cas. Ça me donne un panel de réponses et de divers avis sur ces questions.
 
Juste une dernière question: Dans un de tes anciens messages, tu disais que les 53% du PIB que nous dépensons sont de trop. Mais sur quoi voudrais-tu rogner sachant qu'il faut quand même entretenir les infrastructures nationales ?
 


 
D'abord, c'est plus 53, mais 56%
 
Sur quoi rogner ? le mille-feuille administratif, le coût de collecte des impôts, les subventions aux entreprises, le nombre de policiers, certaines aides à l'emploi ou à l'agriculture ou au logement...

n°23700594
Hazumaki
Je crois Kathryn Mayorga.
Posté le 22-08-2010 à 18:05:22  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
1) Les "miles" sont bien la preuve que des monnaies privées émergent, si limitées soient-elles, dans les interstices laissées par le monopole d'émission. Preuve que la monnaie unique actuellement ne satisfait pas tous les besoins (c'est le ca sde tous monopoles contraints) et que des producteurs privés apparaitraient rapidement en cas de chute du monopole, puisqu'il il y a une demande latente pour des monnaies rendant d'autres services. On remarquera par ailleurs que jamais un producteur de miles ne déciderait unilatéralement de dévaluer les miles qu'il émet de 20% : on imagine la colère des clients, qui se détourneraient de cette compagnie pour une autre. Une BC peut en revanche sans rendre de compte à personne dévaluer la monnaie qu'elle émet et donc appauvrir ses "clients". On voit la différence entre privé et monopole public : le privé est engagé contractuellement et s'expose à procès et perte de CA s'il rompt unilatéralement sa promesse. Ce qui n'est pas le cas d'une BC qui agit discrétionnairement : aucun contrat ne nous lie à la BC, celle-ci impose sa loi. Dans un monde de monnaies privées, ces dernières seraient tenues contractuellement avec leurs clients, d'où une gestion plus sage. Encore une fois, jamais le pouvoir monétaire n'a été si concentré dans les mains du politiques qu'au XXè siècle, et pourtant jamais il n'y a eu autant d'inflation, avec son cortège de désordre social, de misère, de violence. Ce n'est bien sûr pas le fruit du hasard.
 
.


 
C'est pour cela que l'on doit, selon moi, lier la banque centrale via le souverain, c'est à dire le peuple et son pouvoir politique. Comme ça, le pouvoir monétaire est responsable devant les citoyens (nous).


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«Attendons, Messieurs ; laissons passer le règne des transcendants ; sachons subir le dédain des forts. [...] Le moyen d'avoir raison dans l'avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé.» - Ernest Renan - はずまき
n°23700598
otobox
Maison fondée en 2005
Posté le 22-08-2010 à 18:05:44  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
L'Etat (la puissance publique) entretient les bulles spéculatives immobilières, et notamment les terrains chers :
- en raréfiant artificiellement le foncier via les plans locaux urbains
- en défiscalisant/subventionnant les achats immobiliers (prêts à taux zéro, intérêts déductibles...)
- en laissant filer la création monétaire, qui va s'investir dans l'immobilier


Peut être, mais tu ne réponds pas à la question : quel serait l'intérêt des investisseurs privé à faire des logements pour les pauvres ? Des résidences pour riches, ça il savent le faire, il y en a plein. Mais pour les revenus modestes ?


---------------
OtObOxBlOg - - - Etre seul à avoir tort  c'est plus difficile, mais c'est bien plus beau que d'avoir raison avec une bande de cons
n°23700632
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 22-08-2010 à 18:09:58  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Le problème de la plupart des actionnaires...est qu'ils sont dispersés...ou qu'ils se désintéressent de la politique managériale menée au quotidien. C'est particulièrement frappant dès que l'achat d'actions se fait dans une optique de "portfolio management". A force de dématérialiser l'entreprise en passant par une analyse quantitative (rendement historique, volatilité, VaR, ratios en tout genre, diversification automatique par algorithme,...), on en oublie que l'actionnaire doit aussi être un acteur de la gestion.
 
Il est tout de même frappant de voir qu'un propriétaire de bien immobilier sera conscient de son rôle...alors que beaucoup d'actionnaires ne le sont pas. Or, ils possèdent l'entreprise.
 
Cette forte délégation des pouvoirs de l'actionnaire au CA couplé, parfois, à un éparpillement important de l'actionnariat, entraîne une divergence d'intérêts entre ces mêmes actionnaires et ceux sensés les représenter. Pire encore...l'information transmise par le CA aux actionnaires est parfois tronquée ou mensongère!
 
Je pense qu'il est utile de distinguer, sémantiquement et conceptuellement, ceux qui gèrent une entreprise et ceux qui la possèdent. Parler "des actionnaires" comme bouc-émissaires alors qu'ils sont nombreux, institutionnels ou individus, à s'en être pris plein la tronche est manipulateur...et ne permet pas de pointer les véritables responsabilités.
 
Pour l'intéressement des salariés, je suis entièrement d'accord mais avec une nuance: ils ne partagent pas forcément le même risque que le patron. Apporter du capital comporte un risque qui se doit d'être rémunéré, c'est le moteur même de l'investissement. Il faut donc trouver un équilibre adéquat car, en effet, les employés partagent aussi un risque en cas de faillite de l'entreprise. J'avais en effet oublié cet aspect pour équilibrer un peu la balance capital/travail...Il "suffit" de faire participer les employés à la rémunération du capital. D'ailleurs, le rapport sur la VA a montré que ce mécanisme avait énormément progressé ces dernières années...reste à savoir au profit de quels types de salariés (j'ai hélas, ma petite idée sur le sujet)
 
Pour le SMIC, je comprends fort bien ses avantages...mais il me semble qu'on a été un peu trop loin ces dernières années vu la déformation qu'il subit. Il n'existe aucune justification à une augmentation du SMIC plus rapide que la productivité et/ou que les autres salaires. Pris entre le marteau (SMIC) et l'enclume (cotisations/déformation de l'EBE), la(les) classe(s) moyenne(s) risque d'être bientôt à poil. Ce sont eux les principaux moteurs de l'économie. Pénaliser le corps de la distribution au bénéfice des extrêmes, c'est aller droit dans le mur.
 


 
Tiens on commence à parler le meme langage, c'est cool.  
 
On est d'accord au niveau des actionnaires, on a donc un gros problèmes au niveau du patronnat, ensuite il faudra faire la différence entre patronnat propriétaires et membres des CA...
 
Content que tu prennes en compte les risques pour les employés aussi. :)
 
Pour la conclusion, mon avis est qu'il faut un parti qui sache unir classes moyennes et classe prolétaire le plus vite possible...pas simple, mais peut etre que la crise aidera à ce rapprochement si les cadres ne voient pas leurs conditions de travail se ré-améliorer, et qu'on continue les dégraissages.
 

radioactif a écrit :


Je te trouve souvent mauvais pour détecter le second degré, et un tiers à la moitié de tes interventions sont loin d'être nulles, mais, disons, visent à côté ou sortent de n'importe où :D
 
Je te rassure, c'est une constante des Québécois du forum, et t'es pas le pire.


 
T'es un peu mal placé pour parler...et la remarque sur les québécois.....no comment... :sarcastic:  
 
===================
 
Sinon pour Badcow et Otobox, je sors de la "fete de la moisson" avec défilé de moissonneuses batteuses, gigue et compagnie....eh beh c'était intéressant et vachement sympa, tin les mecs ont les reins et le dos ravagés, mais y a de la bonne humeur !

n°23700635
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 22-08-2010 à 18:10:49  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Lol, n'importe quoi.


 
+1...
 

n°23700640
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 22-08-2010 à 18:11:30  profilanswer
 

Hazumaki a écrit :


 
C'est pour cela que l'on doit, selon moi, lier la banque centrale via le souverain, c'est à dire le peuple et son pouvoir politique. Comme ça, le pouvoir monétaire est responsable devant les citoyens (nous).


 
Mais c'est ce qui s'est passé au XXè siècle. Résultats : l'hyperinflation de Weimar, la crise de 1929, les crises à répétition des années 90_2000 ou l'hyperinflation au Zimbabwe ! Ce que tu écris n'est donc pas cohérent : jamais le pouvoir monétaire n'a été autant concentré aux mains du politique qu'au XXè siècle, et jamais il n'y a eu autant de désordres monétaires.  
 
Quand au contrôle citoyen, il est inexistant : quand la France a dévalué sa monnaie continument de 1959 à 1993 face au mark, elle n'a pas demandé l'avis aux Français qu'elle appauvrissait. Une entreprise privée qui rompt le contrat qu'elle a signé, tu peux la poursuivre en justice ; la Bc qui dévalue tes avoirs de manière unilatérale, non.  
 
Le seul contrat qui existe aujourd'hui, ce sont les statuts de la BCE, qui l'empêchent a priori de faire trop d'inflation. C'est un progrès, mais timide, car on sait que les statuts sont violés allègrement depuis 2004.

n°23700648
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 22-08-2010 à 18:12:20  profilanswer
 

otobox a écrit :


Peut être, mais tu ne réponds pas à la question : quel serait l'intérêt des investisseurs privé à faire des logements pour les pauvres ? Des résidences pour riches, ça il savent le faire, il y en a plein. Mais pour les revenus modestes ?


 
Quel est l'intérêt d'un supermarché de faire de la bouffe premier prix pour les pauvres ?
Quel est l'intérêt de Renault de faire des voitures low cost (Logan) ?

n°23700665
otobox
Maison fondée en 2005
Posté le 22-08-2010 à 18:15:36  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :


 
T'es un peu mal placé pour parler...et la remarque sur les québécois.....no comment... :sarcastic:  
 
===================
 
Sinon pour Badcow et Otobox, je sors de la "fete de la moisson" avec défilé de moissonneuses batteuses, gigue et compagnie....eh beh c'était intéressant et vachement sympa, tin les mecs ont les reins et le dos ravagés, mais y a de la bonne humeur !


 +1 pour la remarque les québécois, c'est du racisme à deux balles.
 
Sinon, j'espère que t'as bu un coup à notre santé  :hello:


---------------
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n°23700680
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 22-08-2010 à 18:18:06  profilanswer
 

otobox a écrit :


 +1 pour la remarque les québécois, c'est du racisme à deux balles.

 

Sinon, j'espère que t'as bu un coup à notre santé  :hello:

 

Ouais je pensais à vous en sirotant ma pinte de pression du vexin, et mes deux saucisses, yummy !

 

Par contre c'est pas l'endroit pour fumer un clope...

 



Message édité par Serpico7 le 22-08-2010 à 18:18:45
n°23700703
otobox
Maison fondée en 2005
Posté le 22-08-2010 à 18:21:53  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Quel est l'intérêt d'un supermarché de faire de la bouffe premier prix pour les pauvres ?
Quel est l'intérêt de Renault de faire des voitures low cost (Logan) ?


Les supermarchés hard-discount présentent un investissement minimum (un hangar, un stock de bouffe achetée pas chère aux 4 coins de l'Europe et peu de personnel) pour un profit confortable.
La Logan n'a pas été conçue pour les pauvres en France, mais pour la classe moyenne des pays de l'est.


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OtObOxBlOg - - - Etre seul à avoir tort  c'est plus difficile, mais c'est bien plus beau que d'avoir raison avec une bande de cons
n°23700721
Camelot2
Posté le 22-08-2010 à 18:25:07  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :


 
Tiens on commence à parler le meme langage, c'est cool.  
 
On est d'accord au niveau des actionnaires, on a donc un gros problèmes au niveau du patronnat, ensuite il faudra faire la différence entre patronnat propriétaires et membres des CA...
 
Content que tu prennes en compte les risques pour les employés aussi. :)
 
Pour la conclusion, mon avis est qu'il faut un parti qui sache unir classes moyennes et classe prolétaire le plus vite possible...pas simple, mais peut etre que la crise aidera à ce rapprochement si les cadres ne voient pas leurs conditions de travail se ré-améliorer, et qu'on continue les dégraissages.


 
J'ai toujours tenu ce type de discours lorsque la discussion n'était pas parasitée par zmed et poil@.
Sauf que je reste convaincu que les fondements libéraux et/ou capitalistes sont nécessaires au développement économique et qu'il me paraît inutile, voire dangereux, d'engager une "révolution" qui débouchera, au final, sur un changement de classe par une autre au prix de dégâts collatéraux difficilement estimables.
 
Si, réellement, une évolution de la société est nécessaire (et je pense qu'elle l'est), elle ne pourra se faire que par un travail de fond et de long terme. Par une vision politique (au sens noble) dont aucun homme politique en France ne peut se targuer et dont, malheureusement l'électorat ne veut guère (vu sa vision par intérêts personnels et très court-termiste).
 
Je reste toutefois optimiste, par principe.  :D  
 
 

n°23700744
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 22-08-2010 à 18:27:14  profilanswer
 

otobox a écrit :


Les supermarchés hard-discount présentent un investissement minimum (un hangar, un stock de bouffe achetée pas chère aux 4 coins de l'Europe et peu de personnel) pour un profit confortable.
La Logan n'a pas été conçue pour les pauvres en France, mais pour la classe moyenne des pays de l'est.


 
Et alors, ces exemples montrent bien que tous les jours il se vend des produits pour les populations à bas revenus, pour lesquelles les producteurs privés arrivent à tirer un bénéfice. Ce sera également le cas pour le logement.

n°23700749
Hazumaki
Je crois Kathryn Mayorga.
Posté le 22-08-2010 à 18:27:58  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Mais c'est ce qui s'est passé au XXè siècle. Résultats : l'hyperinflation de Weimar, la crise de 1929, les crises à répétition des années 90_2000 ou l'hyperinflation au Zimbabwe ! Ce que tu écris n'est donc pas cohérent : jamais le pouvoir monétaire n'a été autant concentré aux mains du politique qu'au XXè siècle, et jamais il n'y a eu autant de désordres monétaires.  
 
Quand au contrôle citoyen, il est inexistant : quand la France a dévalué sa monnaie continument de 1959 à 1993 face au mark, elle n'a pas demandé l'avis aux Français qu'elle appauvrissait. Une entreprise privée qui rompt le contrat qu'elle a signé, tu peux la poursuivre en justice ; la Bc qui dévalue tes avoirs de manière unilatérale, non.  
 
Le seul contrat qui existe aujourd'hui, ce sont les statuts de la BCE, qui l'empêchent a priori de faire trop d'inflation. C'est un progrès, mais timide, car on sait que les statuts sont violés allègrement depuis 2004.


 
Si c'est très cohérent, je te cite:
 

Citation :


Quand au contrôle citoyen, il est inexistant : quand la France a dévalué sa monnaie continument de 1959 à 1993 face au mark, elle n'a pas demandé l'avis aux Français qu'elle appauvrissait. Une entreprise privée qui rompt le contrat qu'elle a signé, tu peux la poursuivre en justice ; la Bc qui dévalue tes avoirs de manière unilatérale, non.  


 
Donc avant une dévaluation ou une réévaluation, on peut tout à fait mettre en place un referendum sur le sujet dans la Constitution.
 
De toute façon, une monnaie de s'apprécier ou se déprécier sans intervention étatique.
 
Ce qui me gène dans tes analyses (j'ai fini de lire tout tes messages), c'est ta manière à accuser l'État sur tout les sujets. On dirait que l'État est intrinsèquement mauvais.
 


---------------
«Attendons, Messieurs ; laissons passer le règne des transcendants ; sachons subir le dédain des forts. [...] Le moyen d'avoir raison dans l'avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé.» - Ernest Renan - はずまき
n°23700793
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 22-08-2010 à 18:34:11  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
J'ai toujours tenu ce type de discours lorsque la discussion n'était pas parasitée par zmed et poil@.
Sauf que je reste convaincu que les fondements libéraux et/ou capitalistes sont nécessaires au développement économique et qu'il me paraît inutile, voire dangereux, d'engager une "révolution" qui débouchera, au final, sur un changement de classe par une autre au prix de dégâts collatéraux difficilement estimables.
 
Si, réellement, une évolution de la société est nécessaire (et je pense qu'elle l'est), elle ne pourra se faire que par un travail de fond et de long terme. Par une vision politique (au sens noble) dont aucun homme politique en France ne peut se targuer et dont, malheureusement l'électorat ne veut guère (vu sa vision par intérêts personnels et très court-termiste).
 
Je reste toutefois optimiste, par principe.  :D  
 
 


 
La révolution qui tourne en rond effectivement je suis contre aussi. Je suis pour des unions et des fronts puissants capables de mettre à genoux les grands lobbies protectionnistes qui nous tirent en arrière ou nous poussent dans les mauvaises directions par contre, et pour moi le système mondialiste qui nous est proposé pour le moment les privilégie.
 
Et ce malgré la très forte tentation que représente l'envie de couper quelques tetes...dans le sens de mettre certains devant leurs responsabilités. :o
 
Je suis moins optimiste par contre à un niveau mondial, plus à certains niveaux locaux, du fait des attitudes de l'électorat effectivement, et d'un consensus de rejet de la culture.
 
 

n°23700801
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 22-08-2010 à 18:34:44  profilanswer
 

Hazumaki a écrit :


 
Si c'est très cohérent, je te cite:
 

Citation :


Quand au contrôle citoyen, il est inexistant : quand la France a dévalué sa monnaie continument de 1959 à 1993 face au mark, elle n'a pas demandé l'avis aux Français qu'elle appauvrissait. Une entreprise privée qui rompt le contrat qu'elle a signé, tu peux la poursuivre en justice ; la Bc qui dévalue tes avoirs de manière unilatérale, non.  


 
Donc avant une dévaluation ou une réévaluation, on peut tout à fait mettre en place un referendum sur le sujet dans la Constitution.
 
De toute façon, une monnaie de s'apprécier ou se déprécier sans intervention étatique.
 
Ce qui me gène dans tes analyses (j'ai fini de lire tout tes messages), c'est ta manière à accuser l'État sur tout les sujets. On dirait que l'État est intrinsèquement mauvais.
 


 
En bon héritier des Lumières et des radicaux de la IIIè (Alain for ever, "le citoyen contre les pouvoirs" ), je sais que le pouvoir est dangereux et qu'il doit toujours être contrôlé, borné, limité. C'est le B A BA du libéralisme politique. Et en matière économique, l'Etat qui se veut régulateur est souvent le responsable des maux qu'il prétend guérir (on le voit avce la crise, le chômage, les mal logés, etc). L'Etat a un rôle à jouer dans les fonctions régaliennes, l'éducation, les grandes infrastructures génératrices d'externalités, un minimum d'égalité des conditions mais il doit se garder de vouloir décider ce que les gens doivent produire, acheter, vendre, épargner, investir... L'Etat ne doit pas en fait avoir de politique économique conjoncturelle : une vision à long terme doit lui suffire. Et il doit apprendre la liberté aux gens, çàd les rendre autonomes et responsables, et non dépendants des caprices du cycle électoral.

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