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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°23698681
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 22-08-2010 à 12:41:45  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

limonaire a écrit :


 
Admettons : ton post est au moins plus nuancé. Je veux bien qu'on discute de l'assertion suivante : "la majorité ne profite pas du progrès depuis 1990", mais qu'on arrête d'écrire des bobards du type "le capitalisme fait en sorte que, partout où il existe, il exclut une majorité du progrès". C'est tellement débile et faux que ça enlève intérêt à la discussion.


 
 
Clair, ou alors il faut placer la discussion dans des cadres bien particuliers, qui sont :
 
- le temps de l'homme et le temps technologique. (cf : ce que dit Camelot sur la rapidité des flux de capitaux)
 
Cela inclu de nouveaux dangers comme le terrorisme et le fait de ne plus pouvoir réellement faire soi meme son emploi du temps, une augmentation de la précarité, où les précaires eux memes doivent etre doté de téléphones portables et d'internet, avec les frais qui en découlent.
 
- les dangers des progrès de la science vers le coeur des choses, cf : pollution génétique etc...
 
C'est plutot sur la nature du progrès que sur la diffusion du progrès technologique que la discussion porte, ou sur une différenciation entre progrès technique et technologique.

mood
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Posté le 22-08-2010 à 12:41:45  profilanswer
 

n°23698688
poilagratt​er
Posté le 22-08-2010 à 12:43:26  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Si tu veux parler de toi, je te signale que tu n'as de cesse de réclamer un retour aux 30 glorieuses. Revenir au passé ce n'est pas du changement, c'est de l'hyper-conservatisme.


Ah non!  je ne veux pas retourner aux trente glorieuses! je n'ai jamais dit ça.
 
Aujourd'hui les progrès technique permettent de faire beaucoup mieux que ça...


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°23698739
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 22-08-2010 à 12:53:45  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :


 
:lol:
 
Tu devrais essayer de temps en temps de penser alternatif, c'est pas toujours cohérent à première vue, mais ça détend ! :D
 


 

Serpico7 a écrit :


 
La plupart de ces progrès sociaux ont été arrachés par la société civile, les ouvriers, de haute lutte et souvent au prix du sang, et grace à des idéaux que les capitalistes ont toujours jugés irréalistes ou combattent de manière violente, à la base du planning familial par exemple on trouve nombre d'anarchistes, de toute façon si on vivait encore dans des cités Michelin ou Renault, on nous balancerait encore que "c'est le meilleur des mondes...possible".
 
Quant aux inégalités, elles sont en constante augmentation.
 
Ce qui a reculé relativement, c'est l'extreme pauvreté, la pauvreté elle est en augmentation.
 
http://www.undp.org/french/publica [...] ndex.shtml
 

Citation :

La crise financière montante qui a atteint son paroxysme en septembre 2008 après plus d’une année d’amples fluctuations des prix des aliments, de l’énergie et des matières premières est venue amplifier une série de chocs qui se propageaient déjà de par le monde. Tandis que les gros titres soulignent les hauts et les bas des cours boursiers et chroniquent les carences des institutions financières et des géants industriels, la communauté internationale doit marquer un temps d’arrêt pour examiner ce qui est en jeu pour les centaines de millions d’habitants des pays en développement qui avaient bénéficié de la forte croissance de la décennie écoulée ainsi que de ceux qui sur l’arrière-plan d’une expansion économique mondiale étaient restés pris au piège d’une abjecte pauvreté.


 
http://actionsociale.weka.fr/lettr [...] lique-3855
 

Citation :

Le baromètre de la pauvreté du Secours Catholique, mis en place le 29 janvier 2009, a enregistré en décembre 2009 + 8 % de personnes accueillies dans les locaux de l'association par rapport à octobre 2009.
 
Les conditions hivernales très rudes ne justifient pas à elles seules cette hausse constatée en décembre 2009 de + 8 % de personnes accueillies dans les locaux de l'association par rapport à octobre. Parmi les publics accueillis, 23 % sont des nouveaux venus. Parmi eux, on dénombre une proportion de 30 % dans les villes préfectures et de 33 % en zone rurale. Jeunes, familles monoparentales, chômeurs, intérimaires, personnes âgées et étrangers en demande d'asile ou sans papiers arrivent de plus en plus nombreux. Les problèmes récurrents concernent les difficultés à faire face aux dépenses courantes (problèmes budgétaires, paiement des loyers, paiement des dépenses d'énergie, endettement et surendettement).
 
Le Baromètre du Secours Catholique ne fait pas état des soins de santé, mais de nombreuses études et retours d'information en provenance des associations humanitaires révèlent que de plus en plus de Français renoncent à se soigner pour des raisons financières, voire à faire l'acquisition d'une mutuelle quand leurs revenu ne leur permettent pas de s'inscrire dans le dispositif de la CMU complémentaire santé. Faute d'accès aux soins, les personnes sans domicile ont une espérance de vie estimée de 30 à 35 ans inférieure à la population générale (voir La santé des personnes sans chez soi).
 
Face à cette hausse de la précarité, le Secours Catholique, qui rappelle qu'il y aura un million de chômeurs en fin de droits en 2010, alerte les pouvoirs publics et demande au gouvernement de ne pas se « désengager ». L'enquête se poursuivra sur 2010.


 
Ceci dit le progrès technique est bien évidemment un plus, quand il est maitrisé et n'empire pas les situations locales.


 
1) Des pays qui ont connu moins de luttes sociales qu'en France ont aussi connu l'amélioration du sort de la population. Ce ne sont pas les luttes qui permettent le progrès social, mais bien les gains de productivité permis par une organisation décentralisée de l'économie que l'on appelle marché et qui a montré sa supériorité à créer des richesses pour tous. Par exemple, la durée réelle du travail a baissé progressivement au cours des années 6O et 70 sans intervention législative, tout simplement parce que l'augmentation du salaire horaire permise par les gains de productivité permettait de gagner autant en travaillant moins. Ce que j'écris là est connu de tous ceux qui étudient la question, mais j'ai bien conscience que ça bouleverse la mythologie de bons nombre d'électeurs de gauche.
 
2) Les inégalités en France reculent de 1970 à 2002 et sont stables depuis (une légère augmentation depuis, mais de l'épaisseur du trait), si on mesure ces inégalités par le nombre de gens vivant sous le seuil de pauvreté. Les chiffres que tu cites pour 2010 sont liées à la conjoncture (crise financière) : on ne peut pas dire que ce soit inhérent au capitalisme de long terme. Et on pourrait montrer que cette crise doit plus à un interventionnisme étatique mal contrôlé qu'au marché lui-même. Mais bon : autant ici se battre contre des moulins à vent.

n°23698745
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 22-08-2010 à 12:55:37  profilanswer
 

jameson a écrit :


 
+1, et j'ajoute que le travail est clairement plus stressant pour la majorité des jobs qu'il y a quelques dizaines d'années (on réduit le nombre d'heure travaillé, mais c'est en contrepartie d'un travail plus éprouvant, avec une forte pression)


 
Ce qui est en partie la conséquence des 35h payées 39. Pour payer 39h quelqu'un qui n'en fait plus que 35, il faut bien que la productivité augmente, ce qui se traduit par une pression accrue sur le salarié. La pression est beaucoup moins grande aux Etats-Unis, qui travaillent plus longtemps dans l'année pour une productivité horaire apparente moindre que la productivité française.

n°23698766
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 22-08-2010 à 12:59:20  profilanswer
 

dante2002 a écrit :


Fin 1980 le chômage était autour de 8%, ce qui est dans les mêmes eaux qu'actuellement (on est un peu plus en ce moment après la crise, mais avant on était un peu en dessous)

 

Donc ton insertion dans le marché du travail était tout aussi difficile (mais vu que t'étais trop jeune pour le vivre, tu en as une vision idyllique)[quotemsg]

 


Betcour, tu es quelqu'un d'intelligent et de documenté, et je l'ai toujours reconnu même si je ne suis jamais d'accord avec toi  :o

 

Alors ne fais pas semblant de croire que le seul problème du marché du travail c'est le chomage.

 

Je préfère, allez soyons fou, 15 % de chomages réels, + 10 % d'emploi précaire, et 75% de "bons jobs" (société française dans les années 80).

 

Alors qu'aujourd'hui on a 10% de "chomage officiel", 60% de jobs pourri/temps partiel subi/emploi sous qualifié, et 30% de personnes qui se plaisent dans un emploi suffisament rénumérateur pour ne pas avoir (trop) peur du lendemain.

 

Nous sommes dans une société fondamentalement plus anxiogène qu'il y a 30 ans, parce que pour la première fois, depuis la seconde guerre mondiale, on ne peut plus dire à nos parents "on vit mieux que vous à votre age"...

 

Dante, on a montré plusieurs fois ici que le CDI représentait plus de 80% des emplois salariés du privé, hic et nunc, dans la France de 2010. Il faut encore ressortir les chiffres ? pour que dans 50 pages tu nous ressorte la même idée reçue ? mais à quoi cela sert-il, à part nous fatiguer ?

 

Vous avez une vision fantasmée de la réalité : il serait temps de l'objectiver un peu plus. Réfléchir sur la société contemporaine ne peut se limiter à de vagues impressions personnelles.

Message cité 2 fois
Message édité par limonaire le 22-08-2010 à 13:07:37
n°23698790
poilagratt​er
Posté le 22-08-2010 à 13:04:12  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Dante, on a montré plusieurs fois ici que le CDI représentait plus de 80% des emplois salariés du privé, hic et nunc, dans la France de 2010. Il faut encore ressortir les chiffres ? pour que dans 50 pages tu nous ressorte la même idée reçue ? mais à quoi cela sert-il, à part nous fatiguer ?
 
Vous avez une vision fantasmée de la réalité : il serait temps de l'objectiver un peu plus. Réfléchir sur la société contemporaine ne peut se limiter à de vagues impressions personnelles.


Dont x% à temps partiels,
et y% ou les conditions de travail sont si nulles que les employés démissionent...
 
Ce qui fait (80 - x -y)%  soit peu de CDI ou l'on puisse y projeter son avenir.


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°23698808
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 22-08-2010 à 13:07:10  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
1) Des pays qui ont connu moins de luttes sociales qu'en France ont aussi connu l'amélioration du sort de la population. Ce ne sont pas les luttes qui permettent le progrès social, mais bien les gains de productivité permis par une organisation décentralisée de l'économie que l'on appelle marché et qui a montré sa supériorité à créer des richesses pour tous. Par exemple, la durée réelle du travail a baissé progressivement au cours des années 6O et 70 sans intervention législative, tout simplement parce que l'augmentation du salaire horaire permise par les gains de productivité permettait de gagner autant en travaillant moins. Ce que j'écris là est connu de tous ceux qui étudient la question, mais j'ai bien conscience que ça bouleverse la mythologie de bons nombre d'électeurs de gauche.
 
2) Les inégalités en France reculent de 1970 à 2002 et sont stables depuis (une légère augmentation depuis, mais de l'épaisseur du trait), si on mesure ces inégalités par le nombre de gens vivant sous le seuil de pauvreté. Les chiffres que tu cites pour 2010 sont liées à la conjoncture (crise financière) : on ne peut pas dire que ce soit inhérent au capitalisme de long terme. Et on pourrait montrer que cette crise doit plus à un interventionnisme étatique mal contrôlé qu'au marché lui-même. Mais bon : autant ici se battre contre des moulins à vent.


 
1) La France à souvent été précurseur en terme de lutte sociale, et la rédistribution de la production s'est faite grace aux idéologies de gauche et au prix du sang....ça aussi il ne faudrait pas oublier de le rappeler ! J'espère que ça ne casse pas la mythologie du marché magique et de la production tombée du ciel grace au capital... :sarcastic:  
 
2) Tu viens de dire toi meme que c'est le capital qui a réussi à s'imposer sur les autres systèmes...faut savoir, si on est hégémonique et on assume les responsabilités des échecs également et on se réforme, les politiques d'aide ne sont qu'une conséquence de l'échec de la politique de marché...trop facile de faire porter la responsabilité à la politique sociale, c'est un peu intégriste comme façon de voir le problème de la crise.
 
 
 
 

n°23698817
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 22-08-2010 à 13:09:13  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Dont x% à temps partiels,
et y% ou les conditions de travail sont si nulles que les employés démissionent...
 
Ce qui fait (80 - x -y)%  soit peu de CDI ou l'on puisse y projeter son avenir.


 
On en a déjà parler il y a 6 mois. J'avais répondu point par point à toutes tes objections sur cette question, chiffres à l'appui. Je te laisse faire une recherche parce que je renonce à me fatiguer de nouveau.  
 
Ton post est donc totalement faux et à côté de la plaque.

n°23698825
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 22-08-2010 à 13:10:20  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :


 
1) La France à souvent été précurseur en terme de lutte sociale, et la rédistribution de la production s'est faite grace aux idéologies de gauche et au prix du sang....ça aussi il ne faudrait pas oublier de le rappeler ! J'espère que ça ne casse pas la mythologie du marché magique et de la production tombée du ciel grace au capital... :sarcastic:  
 
2) Tu viens de dire toi meme que c'est le capital qui a réussi à s'imposer sur les autres systèmes...faut savoir, si on est hégémonique et on assume les responsabilités des échecs également et on se réforme, les politiques d'aide ne sont qu'une conséquence de l'échec de la politique de marché...trop facile de faire porter la responsabilité à la politique sociale, c'est un peu intégriste comme façon de voir le problème de la crise.
 
 
 
 


 
1) Et dans les pays développés où il n'y a pas eu de luttes sociales, ou moins qu'en France, on vit moins bien ?

n°23698840
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 22-08-2010 à 13:12:46  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
1) Et dans les pays développés où il n'y a pas eu de luttes sociales, ou moins qu'en France, on vit moins bien ?


 
Lesquels ?
 

mood
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Posté le 22-08-2010 à 13:12:46  profilanswer
 

n°23698894
Dr1nkOrDi3
Apatride
Posté le 22-08-2010 à 13:24:37  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


Forcer l'évolution des salaires a des tonnes d'effet pervers, le SMIC en est un exemple parmi d'autres. Par contre, résorber ces inégalités, dans un second temps, est un mécanisme bien plus clair (si l'on évite les 300 niches fiscales) et bien plus précis.
 
Malheureusement, les politiques français semblent exactement faire l'inverse: ils complexifient la fiscalité, voire même, dans le cas Sarkozy, la rende favorable à ceux qui ne sont guère dans le besoin; et ils tentent de "forcer" l'évolution salariale et/ou le temps de travail.


 
Il y a une solution simple, c'est de tout simplement supprimer tout salaire minimum, de supprimer toutes les contraintes au licenciement, un seul type de contrat universel, révocable à tout moment sans motifs ni indemnités.
 
En contre partie le chômage est fixé à 80-85% minimum du dernier salaire, sans limite de durée, sans condition sur le motif du licenciement (On peut imaginer un contrôle des chômeurs au bout de 3 mois sans emploi si tout le monde ne joue pas le jeu, voire les affecter à une tâche d'intérêt public au bout d'un certain temps vu que la communauté les soutient).
 
D'une cela laisse reposer à 100% la responsabilité des cotisations patronales assurance chômage sur eux mêmes, soit ils décident de payer cher pour des chômeurs, soit pour un coût quasiment équivalent plus d'employés travaillant moins longtemps. Cela complète aussi le seul outil coercitif des employés, la grève, n'étant plus lié par besoin à leur employeur, un puissant contre pouvoir qui verra la fin des grèves stupides dans les entreprises qui se pètent la gueule (continental & co), rendre son employeur dispensable et remplaçable.

n°23698920
dante2002
HEUUU NOOOOOOOOON
Posté le 22-08-2010 à 13:31:15  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Admettons : ton post est au moins plus nuancé. Je veux bien qu'on discute de l'assertion suivante : "la majorité ne profite pas du progrès depuis 1990", mais qu'on arrête d'écrire des bobards du type "le capitalisme fait en sorte que, partout où il existe, il exclut une majorité du progrès". C'est tellement débile et faux que ça enlève intérêt à la discussion.


 
 
La majorité des progrès depuis 20 concernent le domaine du loisir (multimédia, voyages moins chers, etc etc).
Pour avoir des loisirs il faut que le reste de la vie soit OK (il faut à manger, à boire, un toit sur la tete, du chauffage, des habits, et pas avoir peur du lendemain).
Arriver à remplir ces besoins primaires est de plus en plus difficile pour quelqu'un n'ayant à vendre qu'une force de travail (parce qu'il est en concurrence avec beaucoup plus de monde).
Considérant qu'il y a plus de gens devant vivre de leur travail que d'autre chose.
 
La majorité ne profite plus du progrès.
 
Ce raisonnement est simple, simpliste peut être même, mais je pense qu'il est juste...


---------------
Parce que le vote pour Emmanuel Macron n'est pas un vote de conviction mais une nécessité démocratique
n°23698964
Badcow
Posté le 22-08-2010 à 13:41:43  profilanswer
 

otobox a écrit :


En attendant, les machines agricoles ne sont plus beaucoup fabriquées en France. De la pelle à la moissonneuse-batteuse, elles sont toutes faites aux Etats-Unis et en Chine. Donc l'impact sur le chômage dans le secteur serait peu important si un jour on n'utilisait plus la mécanisation. (OK, les garages de réparartion seraient impactés... Ils redeviendraient maréchaud-ferrant !  :D )
Et puis, comme ce sont de nouveaux ruraux qui arrivent dans les campagnes, il ne s'agit pas d'arrêter l'agriculture intensive, les chinois pourront toujours continuer à vendre leur engins aux grandes exploitations, comme aujourd'hui. Jusqu'à temps que le pétrole manque.
 
Le progrès a développé le social (souvent suite à de longues luttes syndicales d'ailleurs, j'y reviendrai), repeupler les campagnes aujourd'hui n'est pas le synonyme de retour en arrière, comme certains ici aimeraient le penser. Vous me dites que c'est un retour au années 50, voire au Moyen-Age, pourquoi ? On peut parfaitement revenir dans les campagnes en bénéficiant des progrès techniques aujourd'hui ! Et on a l'expérience de ce qui ne faut pas faire pour améliorer les erreurs du passée !
 
Il y a aussi tout un tas de personnes, dont beaucoup d'immigrés d'ailleurs, qui travaillent dur dans les champs notamment à l'époque des récoltes et pour des salaires de merde. Ce que je propose, c'est ni plus ni moins la même chose, mais à la différence près que la terre qu'ils cultiveraient serait la leur (ou en serait locataire pour une somme symbolique). C'est quand même une différence de taille, travailler pour soi, plutôt qu'être exploités par un patron. C'est beaucoup plus motivant et assure du travail à l'année tout en pouvant espérer pouvoir se développer afin d'améliorer ses conditions de vie, contrairement à aujourd'hui où pour un tel salarié agricole n'a aucune chance de s'enrichir : l'argent gagné ne sert qu'à sa survie.


 
1- c'est faux, les tracteurs Massey-Fergusson, Mc Cormick, Vandel, vendus en France sont fabriqués en France, quasiment toute la gamme Claas - Renault agriculture doit être fabriquée en France, et pour les outils comme les remorques / charrues / petits matériels portés... c'est quasiment fabriqué en France à 100%...
 
2- le "salaire de merde", c'est le SMIC, et la plupart des agriculteurs "qui possèdent leur exploitation" gagnent moins que le SMIC, bossent 365 j/ans, WE et jours fériés inclus, et n'ont pas de congés payés...
 
J'ai vécu cela (mon père était agriculteur) et je ne le souhaite à personne. Au début il n'avait qu'un Massey-Fergusson Type 65, puis un type 175 (avec une cabine !), et la plupart des travaux se faisaient "à la main", en particulier le ramassage des bottes de paille, qui prenait 3 semaines en juillet - aout, toute la journée de 9 h le matin (après la traite des vaches) jusqu'à la nuit tombée, à brasser des bottes de 10-15 kg qu'il fallait monter à bout de bras jusqu'en haut des charrois de paille, et ensuite décharger de retour à la ferme.
 
Ensuite, il a eu un type 188 en 4 roues motrices et une charrue à trois socs réversible, ce qui a permis de gagner un temps énorme pendant les labours, et ensuite il a eu 2 Renault (avec une radio FM dans la cabine et une climatisation !). Pour le ramassage des bottes de paille, on est passé des petites bottes aux balles rondes de 150-200 kg, qu'on manipulaient avec un chargeur frontal et au lieu de passer 3 semaines à 4 personnes pour ramasser la paille, il suffisait ensuite de 2 personnes durant 3 jours et toute la paille était rentrée, et sans fatigue.
 
Ce que tu propose (visiblement sans même t'en rendre compte), c'est un retour immédiat aux conditions de vie (et de travail) des années '50.
 

otobox a écrit :


Tu n'as pas lu la suite de mon message (où je disais qu'il restait du temps pour faire autre chose, qu'on ne pouvais pas se nourrir de pain toute l'année).
Je n'ai pas non plus parlé de famille de 20 personnes. J'ai dit qu'un hectare de blé nourrissait 20 personnes ! Aujourd'hui, la norme ce sont des familles de 4 ou 5 personnes, pas 20 !
Tu es parti bille en tête avec les rendement en euro d'un hectare de blé, avec les prix du marché. Tu expliques que ce n'est pas valable, mais tu te situe au point de vue du producteur de blé, qui ne fait que ça. Là, c'est autre autre façon de faire, plus artisanal et à échelle plus humaine. C'est ça que tu n'as pas pris en compte dans ta réflexion.


 
Non, un hectare de blé donne du pain pour 20 personnes, ce qui est différent de "nourrir 20 personnes".
 
Tu refuse d'utiliser "le prix du marché" dans ta logique, pourquoi pas, alors explique moi comment ton "esclave volontaire moderne" va faire pour payer son électricité, sa facture d'eau courante, sa voiture et l'essence pour celle-ci ? Il va faire du troc ?
 
"- Bonjour monsieur, je voudrais un forfais de téléphonie mobile"
"- Pas de soucis, vous payez en espèce, par chèque ou par carte bancaire"
"- Non, je vous livre 250 kg de blé tous les mois, à vous de vous débrouiller pour en faire quelque chose".
 
L'argent est un intermédiaire utile pour comparer facilement la valeur produite grâce aux prix qui représentent in fine tes possibilités d'échange avec les autres.
 
Donc on en revient à la question "de base" qui est évacuée rapidement avec ton "Là, c'est autre autre façon de faire, plus artisanal et à échelle plus humaine", comment tu valorise ta production (parce que bouffer du blé toute l'année, c'est moyen, et que le gars aura des factures à payer) sans passer par "le prix du marché" ?


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°23699053
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 22-08-2010 à 13:57:03  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Une note c'est une opinion.
 

Citation :

Mais sommes nous encore en démocratie.  :fou:


Le pire c'est que le peuple est contre la seconde loi de la thermodynamique, mais aucun état n'a réussi à la contourner  :fou:


[:rofl]

n°23699091
moonboots
Posté le 22-08-2010 à 14:01:40  profilanswer
 

limonaire a écrit :

 

Admettons : ton post est au moins plus nuancé. Je veux bien qu'on discute de l'assertion suivante : "la majorité ne profite pas du progrès depuis 1990", mais qu'on arrête d'écrire des bobards du type "le capitalisme fait en sorte que, partout où il existe, il exclut une majorité du progrès". C'est tellement débile et faux que ça enlève intérêt à la discussion.


Ah, parce que selon toi seuls les assertions nuancées sont vraies ? on se demande pourquoi mais bon...
si jamais tu fais référence à ce que j'ai écrit (?) aurais-tu au moins la politesse de me citer ? pour quelqu'un qui se drape dans des principes d'honnêteté intellectuelle il me semble que ce serait la moindre des choses... je n'ai nulle part dit "le capitalisme fait en sorte que, partout où il existe, il exclut une majorité du progrès", j'ai dit :

 
Citation :

disons que le capitalisme n'entraîne pas mécaniquement le progrès mais aime profiter du progrès
ce qui se passe c'est qu'une minorité profite des gains de productivité, le reste est soit désœuvré, soit au service de la minorité


ensuite comme tu répondais à côté j'ai précisé :

 
Citation :

d'une part contrairement à ce que tu sous-entends le capitalisme n'est pas à la source du progrès, ça c'est ta ritournelle préférée, qui place le capitalisme comme l'alpha et l'omega de l'univers, en oubliant soigneusement la démocratie, l'éducation, la recherche, la liberté et des milliers d'années de progrès...

 

ensuite je décris une tendance du capitalisme à concentrer dans les mains d'un petit nombre les gains de productivité, et par conséquent effectivement les bénéfices du progrès... si la situation n'est pas aussi caricaturale que ça le capitalisme n'y est pas pour grand chose, contrairement à ce que tu affirmes, c'est grâce aux mouvements contraires : les mouvements sociaux qui permettent d'assurer une certaine redistribution....

 

pour reprendre ta dernière expression, celle que tu me prêtes, je dirais que partout où il existe sans contrepoids social il exclut la majorité du progrès, le capitalisme n'est pas redistributif par nature, et d'autre part je le redis : le capitalisme n'est pas la source du progrès, au mieux il en est une des conditions, parmi (beaucoup) d'autres


Message édité par moonboots le 22-08-2010 à 14:02:46
n°23699109
python
Posté le 22-08-2010 à 14:06:01  profilanswer
 

otobox a écrit :


Non, parce que qu'on ne se donne pas les moyens de le faire. Entre 2 produits, un bio et un autre bourré de pesticide, lequel choisis-tu ?
On ne nous donne pas vraiment le choix non plus, le marché étant dominé par les produits venant de l'agriculture intensive, avec des marchandises venant de l'autre bout de l'Europe. Les grands groupes alimentaires nous font bouffer ce qu'ils veulent. Nous sommes des consommateurs passifs, ne regardant que les prix au détriment d'autres choses. Mais de ce que je vois quand je fais les marchés, les produits bio partent plutôt pas mal.


 
Je viens de voir la pub de Mcdo utilisant Astérix avec le slogan "Venez comme vous êtes".  J'ai trouvé la pub très dégoûtante.  La BD est sacrifiée au nom du profit à une entreprise multinationale.  
 
La pub représente tout ce que je déteste en matière de nourriture.  

n°23699116
Badcow
Posté le 22-08-2010 à 14:07:01  profilanswer
 

otobox a écrit :


Les variations de revenus du top 1% aux USA qui ont commencé à augmenter fin des années 70 n'est-elle pas liée à l'arrivée de Reagan et Thatcher qui ont supprimé les tranches d'imposition des plus haut revenus ?
Phénomène qui a aussi commencé dans les années 2000 en France, où la tranche d'imposition la plus élevée a été baissée ?


 
Certainement que la politique de ces deux là n'est pas étrangère à l'affaire, mais la rupture la plus brutale et le "décollage" se produit en 1987 aux USA, et un poil plus tard (de mémoire) en Angleterre... disons que c'est une condition nécessaire, mais probablement pas suffisante.


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"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°23699144
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 22-08-2010 à 14:10:31  profilanswer
 

dante2002 a écrit :


 
 
La majorité des progrès depuis 20 concernent le domaine du loisir (multimédia, voyages moins chers, etc etc).
Pour avoir des loisirs il faut que le reste de la vie soit OK (il faut à manger, à boire, un toit sur la tete, du chauffage, des habits, et pas avoir peur du lendemain).
Arriver à remplir ces besoins primaires est de plus en plus difficile pour quelqu'un n'ayant à vendre qu'une force de travail (parce qu'il est en concurrence avec beaucoup plus de monde).
Considérant qu'il y a plus de gens devant vivre de leur travail que d'autre chose.
 
La majorité ne profite plus du progrès.
 
Ce raisonnement est simple, simpliste peut être même, mais je pense qu'il est juste...


 
Quelle proportion de la population ne mange pas assez, n'a pas de toits ou de vêtements ? Une majorité ? vraiment ? Allons, allons, ne sombre pas dans le isérabilisme.  
 
Cela rejoint une discussion précédente où je citais un sondage montrant que 70% des Français craignaient d'être SDF un jour, proportion unique parmi les opinions des pays développés. Peur pourtant sans fondement pour la majorité d'entre eux. Tes propos, comme le sentiment des Français traduit par ce sondage, en disent en fait plus sur les peurs des Français que sur la réalité objective. Il ne s'agit pas de nier les SDF, les mal logés, les 13% de pauvres, mas tout de même, halte au misérabilisme.
 
Et combien même cet appauvrissement serait réel (ce que je conteste), il faudrait ensuite montrer que c'est l'excès de capitalisme qui en est la cause et non au contraire son manque, du fait de la socialisation croissante des économies développées depuis 1945. Rappelons que, partout,sur tous les continents, les sociétés pré-capitalistes étaient des sociétés pauvres, des sociétés de pénurie. C'est le marché qui crée la croissance et augmente le niveau de vie. Et rappelons à l'inverse que le poids de l'Etat dans l'économie française n'a cessé d'augmenter depuis 30 ans, si on le mesure par l'augmentation des prélèvements obligatoires, ou mieux, par les dépenses publiques (qui ne sont jamais qu'un prélèvement déguisé). C'est peut-être là une des sources de la stagnation des revenus que nous connaissons, stagnation qui fonde ton discours misérabiliste. Mais alors, le coupable n'est plus celui que l'on croit...

n°23699168
moonboots
Posté le 22-08-2010 à 14:13:42  profilanswer
 

faudrait savoir   :/   stagnation à cause du méchant état (d'ailleurs les prélèvements ont peu augmenté depuis 30 ans malgré ce que tu dis) ou amélioration grâce au gentil capitalisme (d'ailleurs maintenant tu parles d'économie de marché, choisis tes mots stp) ?

n°23699175
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 22-08-2010 à 14:14:41  profilanswer
 

python a écrit :


 
Je viens de voir la pub de Mcdo utilisant Astérix avec le slogan "Venez comme vous êtes".  J'ai trouvé la pub très dégoûtante.  La BD est sacrifiée au nom du profit à une entreprise multinationale.  
 
La pub représente tout ce que je déteste en matière de nourriture.  


 
Il suffit de ne pas la regarder, en privilégiant les medias sans pub, ce que je pratique couramment.
 
 Ah mince ! la pub que tu évoques figurait peut-être dans un espace public (rue ou métro) ? C'est donc la puissance publique qui pollue mon regard : et moi qui pensais que la puissance publique était nécessairement parée de toutes les vertus !

n°23699186
poilagratt​er
Posté le 22-08-2010 à 14:16:30  profilanswer
 

Le capitalisme est aussi efficace à développer les pays sous développés
que à rétrodévelopper les pays développés. [:airforceone]  
 
Il fait ce qui arrange les capitalistes...


Message édité par poilagratter le 22-08-2010 à 14:27:26

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°23699190
poilagratt​er
Posté le 22-08-2010 à 14:17:15  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Il suffit de ne pas la regarder, en privilégiant les medias sans pub, ce que je pratique couramment.
 
 Ah mince ! la pub que tu évoques figurait peut-être dans un espace public (rue ou métro) ? C'est donc la puissance publique qui pollue mon regard : et moi qui pensais que la puissance publique était nécessairement parée de toutes les vertus !


putain k'ileskon. :o


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°23699217
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 22-08-2010 à 14:21:23  profilanswer
 

moonboots a écrit :

faudrait savoir   :/   stagnation à cause du méchant état (d'ailleurs les prélèvements ont peu augmenté depuis 30 ans malgré ce que tu dis) ou amélioration grâce au gentil capitalisme (d'ailleurs maintenant tu parles d'économie de marché, choisis tes mots stp) ?


 
1- les dépenses publiques ont fortement augmenté : 56% aujourd'hui, niveau historique (3 points de plus rien que sous Sarkozy, le fameux ultra-libéral)
2- le capitalisme (ou économie de marché, la distinction n'a ici que peu d'intérêt) crée des richesses, mais ce rythme de création est d'autant moins important que l'Etat est présent. Donc le niveau de vie augmente donc depuis 1980 grâce à l'économie de marché, mais cette augmentation est moindre que ce qu'elle pourrait être en raison de l'intervention de l'Etat (je parle bien sûr des interventions excessives de l'Etat : subventions aux entreprises, monopoles distribués ça et là, interdiction de construire ou d'exercer telle activité, dépenses publiques inefficaces, frais de la structure administrative en millefeuille). Avec un Etat autour de 40% de dépenses publiques, la croissance serait autre, crois-moi.
 
Edit : d'ailleurs elle était autre. On pourrait retrouver cette étude qui montre la corrélation entre le poids de l'Etat et la croissance, dans les pays de l'OCDE depuis 1945 : plus l'Etat grossit, plus la croissance faiblit. Et effectivement, en France la croissance était plus forte quand l'Etat prélevait 40% des ressources que 56%. On dira : corrélation n'est pas causalité. Sauf que cette corrélation est fondée en théorie. Et quand la théorie et les faits se rejoignent...

Message cité 2 fois
Message édité par limonaire le 22-08-2010 à 14:27:14
n°23699223
moonboots
Posté le 22-08-2010 à 14:23:03  profilanswer
 


je laisse la croyance aux croyants

n°23699226
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 22-08-2010 à 14:23:45  profilanswer
 

moonboots a écrit :


je laisse la croyance aux croyants


 
Belle argumentation. La classe, quoi...

n°23699253
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 22-08-2010 à 14:28:50  profilanswer
 

python a écrit :


[:totozzz]
 
Il y a une fille qui a essayé de faire le travail des champs encore non mécanisé.  Après 3 ou 4 heures, elle a abandonné disant que c'était trop dur.


MAis rassure-moi, tu es un bot ?

n°23699261
poilagratt​er
Posté le 22-08-2010 à 14:29:38  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
1- les dépenses publiques ont fortement augmenté : 56% aujourd'hui, niveau historique (3 points de plus rien que sous Sarkozy, le fameux ultra-libéral)
2- le capitalisme (ou économie de marché, la distinction n'a ici que peu d'intérêt) crée des richesses, mais ce rythme de création est d'autant moins important que l'Etat est présent. Donc le niveau de vie augmente donc depuis 1980 grâce à l'économie de marché, mais cette augmentation est moindre que ce qu'elle pourrait être en raison de l'intervention de l'Etat (je parle bien sûr des interventions excessives de l'Etat : subventions aux entreprises, monopoles distribués ça et là, interdiction de construire ou d'exercer telle activité, dépenses publiques inefficaces, frais de la structure administrative en millefeuille). Avec un Etat autour de 40% de dépenses publiques, la croissance serait autre, crois-moi.
 
Edit : d'ailleurs elle était autre. On pourrait retrouver cette étude qui montre la corrélation entre le poids de l'Etat et la croissance, dans les pays de l'OCDE depuis 1945 : plus l'Etat grossit, plus la croissance faiblit. Et effectivement, en France la croissance était plus forte quand l'Etat prélevait 40% des ressources que 56%. On dira : corrélation n'est pas causalité. Sauf que cette corrélation est fondée en théorie. Et quand la théorie et les faits se rejoignent...


Euhhhhhhh, à moins que l'état intervienne d'autant plus que le capitalisme  distribue moins de richesses...

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 22-08-2010 à 14:31:00

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°23699270
python
Posté le 22-08-2010 à 14:31:19  profilanswer
 

radioactif a écrit :


MAis rassure-moi, tu es un bot ?


 
pourquoi ?  [:synthe1000000]
 
il pleut aujourd'hui et il y a rien à faire dehors.

Message cité 1 fois
Message édité par python le 22-08-2010 à 15:03:51
n°23699298
moonboots
Posté le 22-08-2010 à 14:33:56  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Belle argumentation. La classe, quoi...


désolé, pas trop le temps ni le courage, il y a juste que considérer que les prélèvements ou les dépenses publiques sont mauvais par nature ne veut strictement rien dire, c'est de la pure idéologie, il faut voir quelles sont les prélèvements, les dépenses, quels sont les investissements, leur rentabilité, etc... ceci dit considérer que ce qui est public est bon par nature serait tout aussi stupide que de considérer que ce qui est privé est bon par nature... maintenant, pragmatiquement, je pense qu'il faut un équilibre des dépenses, mais tout comme chaque dépense est différente chaque contexte est différent, et personne ne peut dire qu'à 53% c'est mauvais et qu'à 52% c'est bon...

n°23699302
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 22-08-2010 à 14:34:32  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Euhhhhhhh, à moins que l'état intervienne d'autant plus que le capitalisme  distribue moins de richesses...


 
Il y a de ça : l'Etat se pense le demiurge capable à lui seul de prendre le relai du marché. Sauf que ça ne marche jamais. Et plus l'Etat intervient, plus la croissance ralentit et plus l'Etat (ou les électeurs qui le mandatent) se dit qu'il faut encore plus d'Etat, ce qui freine un peu plus la croissance, etc : cercle vicieux qui résume l'histoire économique française depuis 1973.  
 
 

n°23699337
Hazumaki
Je crois Kathryn Mayorga.
Posté le 22-08-2010 à 14:40:10  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 Et on pourrait montrer que cette crise doit plus à un interventionnisme étatique mal contrôlé qu'au marché lui-même. Mais bon : autant ici se battre contre des moulins à vent.


 
Je veux bien une explication.


---------------
«Attendons, Messieurs ; laissons passer le règne des transcendants ; sachons subir le dédain des forts. [...] Le moyen d'avoir raison dans l'avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé.» - Ernest Renan - はずまき
n°23699346
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 22-08-2010 à 14:42:07  profilanswer
 

moonboots a écrit :


désolé, pas trop le temps ni le courage, il y a juste que considérer que les prélèvements ou les dépenses publiques sont mauvais par nature ne veut strictement rien dire, c'est de la pure idéologie, il faut voir quelles sont les prélèvements, les dépenses, quels sont les investissements, leur rentabilité, etc... ceci dit considérer que ce qui est public est bon par nature serait tout aussi stupide que de considérer que ce qui est privé est bon par nature... maintenant, pragmatiquement, je pense qu'il faut un équilibre des dépenses, mais tout comme chaque dépense est différente chaque contexte est différent, et personne ne peut dire qu'à 53% c'est mauvais et qu'à 52% c'est bon...

 

Si, pour les seuils, on peut le dire. 56%, c'est mauvais, très mauvais. La preuve : la stagnation actuelle qui ne date pas de la crise financière, stagnation ou faible croissance qui transforme l'économie française en jeu à somme nulle, où ce que gagnent les uns est perdu par les autres. D'où les tensions, le climat de guerre civile latent, les ouvriers prêts à faire sauter leur usine et le racisme latent anti-immigrés (dans un jeu un somme nulle, il faut bien trouver un coupable, un bouc émissaire qui mange le pain des autres). Ce sont les effets des politiques malthusiennes, politiques encouragées par les réglementations, les monopoles octroyés, les subventions ici financées par plus de fiscalité là, le détournement de ressources, la fiscalité décourageant l'effort et encourageant l'inactivité,...

 

On pourrait montrer pourquoi l'Etat (hors les domaines où il est légitime : fonctions régaliennes, éducation, infrastructures, biens publics et externalités) détruit les richesses plus qu'il n'en crée : il existe des mécanismes précis qui le dévoilent, et qui sont à l'oeuvre quelles que soient les bonnes intentions des gouvernants, ou la qualité de leur expertise. Mais il faudrait plusieurs posts, tellement ça heurte la psychologie française sur plusieurs plans (mythes du colbertisme, mythe de l'Etat protecteur, mythe de l'Etat bras armé de la révolution et des conquêtes sociales, esprit cartésien d'ingénieur incapable de concevoir qu'un ordre puisse jaillir spontanément de millions de décisions décentralisées...)

Message cité 2 fois
Message édité par limonaire le 22-08-2010 à 14:47:47
n°23699370
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 22-08-2010 à 14:46:13  profilanswer
 

Hazumaki a écrit :


 
Je veux bien une explication.


 
Voir les posts d'il y a 6 ou 9 mois. En très grossier, la crise vient d'un excès de création monétaire, latent depuis les années 1960 (pour la crise de 2009 qui nous concerne,  le relâchement monétaire date de 2001) : or la création monétaire est contrôlée par la puissance publique, via les banques centrales (monopole d'émission), et non par le marché. C'est donc bien une crise de la régulation étatique, plus que du marché. Une crise du monopole d'émission de la Fed, surtout.  

n°23699399
Hazumaki
Je crois Kathryn Mayorga.
Posté le 22-08-2010 à 14:53:14  profilanswer
 

limonaire a écrit :

 

Voir les posts d'il y a 6 ou 9 mois. En très grossier, la crise vient d'un excès de création monétaire, latent depuis les années 1960 (pour la crise de 2009 qui nous concerne,  le relâchement monétaire date de 2001) : or la création monétaire est contrôlée par la puissance publique, via les banques centrales (monopole d'émission), et non par le marché. C'est donc bien une crise de la régulation étatique, plus que du marché. Une crise du monopole d'émission de la Fed, surtout.

 

Je suis en train de lire tes messages. Bon, même si tu es un peu libéral et de gauche ( :o, je suis de gauche aussi mais pas libéral), il y a du vrai dans tes messages. Mais j'avais lu un de tes messages où tu disais qu'il y avait pas mal de fanatisme de la part des Français vis à vis de l'État. Mais il y a une raison simple plitico-sociologique. Tout simplement que la Nation Française doit une bonne part de son développement à l'État.  Inconsciemment, douter de l'État, c'est douter de la France.

 

De ça, découle une terrible méfiance vis à vis du libéralisme.

 

Edit: Sans oublier l'amour des Français pour l'égalité.

Message cité 1 fois
Message édité par Hazumaki le 22-08-2010 à 14:55:32

---------------
«Attendons, Messieurs ; laissons passer le règne des transcendants ; sachons subir le dédain des forts. [...] Le moyen d'avoir raison dans l'avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé.» - Ernest Renan - はずまき
n°23699429
moonboots
Posté le 22-08-2010 à 14:58:48  profilanswer
 

limonaire a écrit :

On pourrait montrer pourquoi l'Etat (hors les domaines où il est légitime : fonctions régaliennes, éducation, infrastructures, biens publics et externalités) détruit les richesses plus qu'il n'en crée : il existe des mécanismes précis qui le dévoilent, et qui sont à l'oeuvre quelles que soient les bonnes intentions des gouvernants, ou la qualité de leur expertise. Mais il faudrait plusieurs posts, tellement ça heurte la psychologie française sur plusieurs plans (mythes du colbertisme, mythe de l'Etat protecteur, mythe de l'Etat bras armé de la révolution et des conquêtes sociales, esprit cartésien d'ingénieur incapable de concevoir qu'un ordre puisse jaillir spontanément de millions de décisions décentralisées...)


dans un état mal géré il va de soi qu'il y a plus destruction que création de richesse, maintenant en ce qui concerne l'état français aujourd'hui en effet j'attends que tu dévoiles les mécanismes dont tu parles et dans quel secteur il y a dépenses trop importantes et destruction de richesse

n°23699451
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 22-08-2010 à 15:02:26  profilanswer
 

Hazumaki a écrit :


 
Je suis en train de lire tes messages. Bon, même si tu es un peu libéral et de gauche ( :o, je suis de gauche aussi mais pas libéral), il y a du vrai dans tes messages. Mais j'avais lu un de tes messages où tu disais qu'il y avait pas mal de fanatisme de la part des Français vis à vis de l'État. Mais il y a une raison simple plitico-sociologique. Tout simplement que la Nation Française doit une bonne part de son développement à l'État.  Inconsciemment, douter de l'État, c'est douter de la France.
 
De ça, découle une terrible méfiance vis à vis du libéralisme.
 
Edit: Sans oublier l'amour des Français pour l'égalité.


 
Je plussoie. J'aurais pu écrire la même chose.
 
Loin de moins en effet  l'idée d'en finir avec l'Etat-nation français. Mais on a atteint aujourd'hui une démesure dans l'interventionnisme étatique en France : revenir à un peu de sobriété ne nous ferait pas de mal, et redonnerait du grain à moudre pour offrir une espérance aux classes populaires, notamment d'immigration récente. Moins d'interventionnisme économique, ce serait plus d'emplois et des logements moins chers. Avec les effets collatéraux : un ascenseur social restauré, moins de discrimination et de racisme, moins de délinquance et de violence urbaine, moins de morosité ambiante. La tâche n'est pas simple car les Français, si soucieux de laïcité, sont en fait des statolâtres, des croyants de l'Etat. Surtout à gauche. Comme si la gauche et l'Etat se confondaient et étaient des des quasi synonymes.

n°23699453
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 22-08-2010 à 15:02:33  profilanswer
 

dante2002 a écrit :


 
 
La majorité des progrès depuis 20 concernent le domaine du loisir (multimédia, voyages moins chers, etc etc).
Pour avoir des loisirs il faut que le reste de la vie soit OK (il faut à manger, à boire, un toit sur la tete, du chauffage, des habits, et pas avoir peur du lendemain).
Arriver à remplir ces besoins primaires est de plus en plus difficile pour quelqu'un n'ayant à vendre qu'une force de travail (parce qu'il est en concurrence avec beaucoup plus de monde).
Considérant qu'il y a plus de gens devant vivre de leur travail que d'autre chose.
 
La majorité ne profite plus du progrès.
 
Ce raisonnement est simple, simpliste peut être même, mais je pense qu'il est juste...


Il y a eu beaucoup de progrès dans la santé, les transports, le chauffage, peut-être moins dans l'alimentaire en effet, qui ont profité à tout le monde.

n°23699456
Hazumaki
Je crois Kathryn Mayorga.
Posté le 22-08-2010 à 15:03:12  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
On pourrait montrer pourquoi l'État (hors les domaines où il est légitime : fonctions régaliennes, éducation, infrastructures, biens publics et externalités) détruit les richesses plus qu'il n'en crée : il existe des mécanismes précis qui le dévoilent, et qui sont à l'œuvre quelles que soient les bonnes intentions des gouvernants, ou la qualité de leur expertise. Mais il faudrait plusieurs posts, tellement ça heurte la psychologie française sur plusieurs plans (mythes du colbertisme, mythe de l'Etat protecteur, mythe de l'Etat bras armé de la révolution et des conquêtes sociales, esprit cartésien d'ingénieur incapable de concevoir qu'un ordre puisse jaillir spontanément de millions de décisions décentralisées...)


 
Ah ouais mais LE dirigeant qui aurait compris et accepté que les Français sont TRÈS attaché à leur État , que l'Etat est parti intégrante de la Nation française et qui ne chercherait pas à casser ces mythes aura tout compris.


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«Attendons, Messieurs ; laissons passer le règne des transcendants ; sachons subir le dédain des forts. [...] Le moyen d'avoir raison dans l'avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé.» - Ernest Renan - はずまき
n°23699460
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 22-08-2010 à 15:03:31  profilanswer
 

python a écrit :


 
Je viens de voir la pub de Mcdo utilisant Astérix avec le slogan "Venez comme vous êtes".  J'ai trouvé la pub très dégoûtante.  La BD est sacrifiée au nom du profit à une entreprise multinationale.  
 
La pub représente tout ce que je déteste en matière de nourriture.  


Imagine alors les fans de Star Wars !

n°23699462
otobox
Maison fondée en 2005
Posté le 22-08-2010 à 15:03:44  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
1- c'est faux, les tracteurs Massey-Fergusson, Mc Cormick, Vandel, vendus en France sont fabriqués en France, quasiment toute la gamme Claas - Renault agriculture doit être fabriquée en France, et pour les outils comme les remorques / charrues / petits matériels portés... c'est quasiment fabriqué en France à 100%...
 
2- le "salaire de merde", c'est le SMIC, et la plupart des agriculteurs "qui possèdent leur exploitation" gagnent moins que le SMIC, bossent 365 j/ans, WE et jours fériés inclus, et n'ont pas de congés payés...
 
J'ai vécu cela (mon père était agriculteur) et je ne le souhaite à personne. Au début il n'avait qu'un Massey-Fergusson Type 65, puis un type 175 (avec une cabine !), et la plupart des travaux se faisaient "à la main", en particulier le ramassage des bottes de paille, qui prenait 3 semaines en juillet - aout, toute la journée de 9 h le matin (après la traite des vaches) jusqu'à la nuit tombée, à brasser des bottes de 10-15 kg qu'il fallait monter à bout de bras jusqu'en haut des charrois de paille, et ensuite décharger de retour à la ferme.
 
Ensuite, il a eu un type 188 en 4 roues motrices et une charrue à trois socs réversible, ce qui a permis de gagner un temps énorme pendant les labours, et ensuite il a eu 2 Renault (avec une radio FM dans la cabine et une climatisation !). Pour le ramassage des bottes de paille, on est passé des petites bottes aux balles rondes de 150-200 kg, qu'on manipulaient avec un chargeur frontal et au lieu de passer 3 semaines à 4 personnes pour ramasser la paille, il suffisait ensuite de 2 personnes durant 3 jours et toute la paille était rentrée, et sans fatigue.
 
Ce que tu propose (visiblement sans même t'en rendre compte), c'est un retour immédiat aux conditions de vie (et de travail) des années '50.
 


 

Badcow a écrit :


 
Non, un hectare de blé donne du pain pour 20 personnes, ce qui est différent de "nourrir 20 personnes".
 
Tu refuse d'utiliser "le prix du marché" dans ta logique, pourquoi pas, alors explique moi comment ton "esclave volontaire moderne" va faire pour payer son électricité, sa facture d'eau courante, sa voiture et l'essence pour celle-ci ? Il va faire du troc ?
 
"- Bonjour monsieur, je voudrais un forfais de téléphonie mobile"
"- Pas de soucis, vous payez en espèce, par chèque ou par carte bancaire"
"- Non, je vous livre 250 kg de blé tous les mois, à vous de vous débrouiller pour en faire quelque chose".
 
L'argent est un intermédiaire utile pour comparer facilement la valeur produite grâce aux prix qui représentent in fine tes possibilités d'échange avec les autres.
 
Donc on en revient à la question "de base" qui est évacuée rapidement avec ton "Là, c'est autre autre façon de faire, plus artisanal et à échelle plus humaine", comment tu valorise ta production (parce que bouffer du blé toute l'année, c'est moyen, et que le gars aura des factures à payer) sans passer par "le prix du marché" ?


1- OK, je prends bonne note que les tracteurs et autres engins agricoles sont faits en France.
2- Le SMIC pour certains, les ouvriers agricoles établis, mais d'autres sont aussi payés en dessous, et notamment pendant les récoltes où les abus sont très fréquents. Quand j'ai ramassé des haricots dans ma jeunesse, ça ne payait même pas l'essence pour venir en mobylette ! Et parmis nous, il y en avait qui bossaient pas pour se faire de l'argent poche. C'étaient des travailleurs miséreux. Par contre, mon salaire pendant les vendanges était au SMIC horaire.
 
Tu sais, j'ai aussi vécu à la campagne, même si mes parents n'étaient pas agriculteurs. Donc les conditions de vie de l'époque (années 70/80), je les ai connues. C'est vrai que les paysans étaient pauvres, il y avait même une famille qui avait encore de la terre battue par terre et cette odeur acre du feu et de la fumée qui était imprégnée partout dans la pièce. (c'était la seule ! je ne généralise pas). La mécanisation quand elle apporte un plus, ça serait con de s'en priver. Je ne prêche pas un retour aux sabots de bois. J'ai dis dès le départ qu'il fallait tirer le meilleur de notre expérience passée : démembrer les talus pour faire passer des moissonneuses de 20 m de large marchant en tandem avec le tracteur et la remorque dans des champs à perte de vue, c'est peut être rentable, mais très mauvais en bilan écologique.  
 
Ensuite, pour l'hectare qui nourri 20 personnes. Mes premiers propos étaient :
un hectare de blé donne 165 g de pain par jour -consommation moyenne journalière des français aujourd'hui- à 20 personnes. Un champ de 100x100 m de blé suffit donc largement à subvenir aux besoin en pain d'une une famille à l'année et dégager un excédent pour éventuellement le vendre au marché.
Ce qui veut bien dire "un hectare de blé donne du pain pour 20 personnes" et je complétais aussi en disant qu'on ne se nourrissait pas de pain toute l'année...
Je t'ai répondu qu'un hectare de blé nourrissait vingt personnes pas une famille de 20 personnes. Tu pinailles sur l'emploi du verbe nourrir que j'ai utilisé pour te répondre, mais en le sortant du contexte cité plus haut.
T'as décidé dès le départ que ce que je racontais était une connerie, c'est peut être vrai, mais tu ne fais rien pour essayer de comprendre, pire tu démolis !  :pfff:  
 
Note que je préfère quand même un discours contradictoire qu'un débat consensuel tout mou qui ne fait rien avancer :) Mais faut quand même éviter de casser pour le plaisir de casser, sinon ce n'est pas productif non plus ;)
 
explique moi comment ton "esclave volontaire moderne" va faire pour payer son électricité, sa facture d'eau courante, sa voiture et l'essence pour celle-ci ? Il va faire du troc ?
Je te réponds avec une autre question : comment fait-il aujourd'hui ?
 
Donc on en revient à la question "de base" qui est évacuée rapidement avec ton "Là, c'est autre autre façon de faire, plus artisanal et à échelle plus humaine", comment tu valorise ta production (parce que bouffer du blé toute l'année, c'est moyen, et que le gars aura des factures à payer) sans passer par "le prix du marché" ?
Tu repars avec "bouffer du blé toute l'année". Toi qui as des parents agriculteurs, tu devrais savoir que pendant que ton blé pousse, tu ne perds pas ton temps à le regarder. Tu fais autre chose pendant ce temps. Je l'ai déjà dit, et je te l'ai déjà répondu d'ailleurs, pourquoi insistes-tu ?
 
Dans la mesure où tu as déjà des aides personnelles, et que l'état peut, en prélevant sur son budget dédié aux subventions sociales (ouch ! j'ai dit le mot subventions !) faire une politique volontaire sur le retour dans les campagnes, posséder un peu de terre ne peut être qu'un plus par rapport à ne rien posséder du tout en banlieue ! C'est ça la valeur financière ajoutée. Et sans parler d'une autre valeur, pas financière celle là, mais au moins aussi importante, gagner en qualité de vie : du travail, un environnement moins oppressant et un air meilleur !
 
J'ai des amis qui habitent dans la campagne rennaise. Ils ne roulent pas sur l'or, ils ont les allocs, le RMI/RSA, ils vivotent, font pousser des légumes dans leurs jardins et pratiquent beaucoup d'échanges, de biens et de services. Il se pratique une certaine solidarité, beaucoup moins présente en ville. Ils préfèreraient tous avoir un bon boulot et gagner plein de sous, mais dans ce coin, les boulots fiables et rémunérateurs demandant peu de qualification sont assez rares. Alors ils se débrouillent.
Si je leur demandais s'ils seraient prêts à aller en banlieue en contrepartie de ne plus rien faire du tout, glander en bas des barres d'immeubles, je ne suis pas sûr qu'ils seraient d'accord.
Le contraire, aller en campagne, je suis moins sûr que les personnes des banlieues refuseraient.


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OtObOxBlOg - - - Etre seul à avoir tort  c'est plus difficile, mais c'est bien plus beau que d'avoir raison avec une bande de cons
n°23699469
Camelot2
Posté le 22-08-2010 à 15:04:15  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :

:jap: Merci pour l'explication, très pédagogique et claire.
 
On se rejoint sur pas mal de points, notamment la conclusion qui explique pourquoi personne ne veut plus y croire.
 
J'émets un bémol sur la pertinence de beaucoup de décisions des actionnaires et leurs modes de décision, trop facilement manipulables (exemple J.M. mécier à l'époque et la confusion entre chiffre d'affaire et Epitba), et vision souvent à court terme.
 
Pour les salaires je suis aussi pour une adaptation à la taille de l'entreprise et surtout un intéressement systématique des employés au chiffre d'affaire, et ce sans que ça passe par le bon vouloir du patron, mais pour cela il faut bien évidemment un revenu minimum assuré également.
 
Pour le SMIC, j'entends tes arguments,, beaucoup se tiennent, mais les articles postés par Badcow soutiennent cela dit que ce n'est que grace au SMIC et aux aides gouvernementale que le niveau de vie des employés a pu etre préservé, tout en favorisant la natalité. Or ce sont les consommateur cibles les plus nombreux...
 


 
Le problème de la plupart des actionnaires...est qu'ils sont dispersés...ou qu'ils se désintéressent de la politique managériale menée au quotidien. C'est particulièrement frappant dès que l'achat d'actions se fait dans une optique de "portfolio management". A force de dématérialiser l'entreprise en passant par une analyse quantitative (rendement historique, volatilité, VaR, ratios en tout genre, diversification automatique par algorithme,...), on en oublie que l'actionnaire doit aussi être un acteur de la gestion.
 
Il est tout de même frappant de voir qu'un propriétaire de bien immobilier sera conscient de son rôle...alors que beaucoup d'actionnaires ne le sont pas. Or, ils possèdent l'entreprise.
 
Cette forte délégation des pouvoirs de l'actionnaire au CA couplé, parfois, à un éparpillement important de l'actionnariat, entraîne une divergence d'intérêts entre ces mêmes actionnaires et ceux sensés les représenter. Pire encore...l'information transmise par le CA aux actionnaires est parfois tronquée ou mensongère!
 
Je pense qu'il est utile de distinguer, sémantiquement et conceptuellement, ceux qui gèrent une entreprise et ceux qui la possèdent. Parler "des actionnaires" comme bouc-émissaires alors qu'ils sont nombreux, institutionnels ou individus, à s'en être pris plein la tronche est manipulateur...et ne permet pas de pointer les véritables responsabilités.
 
Pour l'intéressement des salariés, je suis entièrement d'accord mais avec une nuance: ils ne partagent pas forcément le même risque que le patron. Apporter du capital comporte un risque qui se doit d'être rémunéré, c'est le moteur même de l'investissement. Il faut donc trouver un équilibre adéquat car, en effet, les employés partagent aussi un risque en cas de faillite de l'entreprise. J'avais en effet oublié cet aspect pour équilibrer un peu la balance capital/travail...Il "suffit" de faire participer les employés à la rémunération du capital. D'ailleurs, le rapport sur la VA a montré que ce mécanisme avait énormément progressé ces dernières années...reste à savoir au profit de quels types de salariés (j'ai hélas, ma petite idée sur le sujet)
 
Pour le SMIC, je comprends fort bien ses avantages...mais il me semble qu'on a été un peu trop loin ces dernières années vu la déformation qu'il subit. Il n'existe aucune justification à une augmentation du SMIC plus rapide que la productivité et/ou que les autres salaires. Pris entre le marteau (SMIC) et l'enclume (cotisations/déformation de l'EBE), la(les) classe(s) moyenne(s) risque d'être bientôt à poil. Ce sont eux les principaux moteurs de l'économie. Pénaliser le corps de la distribution au bénéfice des extrêmes, c'est aller droit dans le mur.
 

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