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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°23698132
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 22-08-2010 à 10:38:54  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Camelot2 a écrit :

Ce topic est devenue surréaliste:
 

Citation :

Après tout, comment ils faisaient avant, alors qu'ils avaient des moyens plus rudimentaires qu'aujourd'hui ?


 
Avant, à la moindre petite gelée en printemps, c'était famine pour tout le monde.
Avant, tu passais ta vie dans les champs de 10 ans à 60 ans (âge du décès): pas d'éducation, pas de temps libre...Nada, walou, que dalle.
 
 
Après, "C'était mieux pendant les 30 glorieuses!", le "C'était mieux pendant le moyen-âge!".
 


 
:lol:
 
Tu devrais essayer de temps en temps de penser alternatif, c'est pas toujours cohérent à première vue, mais ça détend ! :D
 

limonaire a écrit :


 
Je traduis :
 
Une majorité profite du progrès si bien que :
- l'espérance de vie s'est allongée
- la période d'inactivité et de loisirs au cours de la vie augmente (études, retraites)
- 65% d'une classe d'âge accède au bac, soit 3 années d'études gratuites après la 3è, ce qui n'était pas le cas il y a 30 ans.
- le niveau de vie de vie a été multiplié par 7 depuis un siècle, y compris pour les plus pauvres
- les salariés ont 5 semaines de congés payés, le temps de travail a été divisé par deux en un siècle, y compris pour les plus pauvres, ouvriers ou employés
- un Français de 2010, même ouvrier, possède plus de biens dans son appartement qu'un ménage de 1980, à fortiori de 1900 (chaînes de télé, magnétoscope, téléphone portable, internet)
- la surface moyenne des logements a augmenté : j'avais donné les chiffres il y a quelques mois
- la qualité moyenne des logements a augmenté, la part de ceux sans salle d'eau, encore significative en 1970-1980, ayant disparu ou presque
- les pauvres bénéficient d'aides qui n'existaient pas auparavant (RSA, CMU...) si bien que sur le temps long les inégalités reculent
- les salariés, y compris pauvres, mangent plus de viande. Si bien que le problème aujourd'hui n'est pas le manque mais le trop plein (obésité)
- les dépenses de S.S n'ont jamais été aussi élevées (23% du Pib)
- la pauvreté dans le monde a reculé, comme elle recule en France (17% en 1970, 13% aujourd'hui)
... liste non exhaustive
 
A part ça, le progrès technique ne profite à personne. Ben voyons. Ca fait 1000 pages qu'on en disserte ici, 1000 pages qu'on entend les mêmes lieux communs, 1000 pages qu'on tourne en rond car certains ne veulent pas lire ce qu'on écrit. A quoi cela sert-il ?
 
Tout n'est pas rose en France aujourd'hui, et il y a de réelles critiques que l'on pourrait formuler, mais tant qu'on en sera à débiter des conneries énormes du type "la majorité ne profite pas du progrès", on n'avancera pas...
 
 
 


 
La plupart de ces progrès sociaux ont été arrachés par la société civile, les ouvriers, de haute lutte et souvent au prix du sang, et grace à des idéaux que les capitalistes ont toujours jugés irréalistes ou combattent de manière violente, à la base du planning familial par exemple on trouve nombre d'anarchistes, de toute façon si on vivait encore dans des cités Michelin ou Renault, on nous balancerait encore que "c'est le meilleur des mondes...possible".
 
Quant aux inégalités, elles sont en constante augmentation.
 
Ce qui a reculé relativement, c'est l'extreme pauvreté, la pauvreté elle est en augmentation.
 
http://www.undp.org/french/publica [...] ndex.shtml
 

Citation :

La crise financière montante qui a atteint son paroxysme en septembre 2008 après plus d’une année d’amples fluctuations des prix des aliments, de l’énergie et des matières premières est venue amplifier une série de chocs qui se propageaient déjà de par le monde. Tandis que les gros titres soulignent les hauts et les bas des cours boursiers et chroniquent les carences des institutions financières et des géants industriels, la communauté internationale doit marquer un temps d’arrêt pour examiner ce qui est en jeu pour les centaines de millions d’habitants des pays en développement qui avaient bénéficié de la forte croissance de la décennie écoulée ainsi que de ceux qui sur l’arrière-plan d’une expansion économique mondiale étaient restés pris au piège d’une abjecte pauvreté.


 
http://actionsociale.weka.fr/lettr [...] lique-3855
 

Citation :

Le baromètre de la pauvreté du Secours Catholique, mis en place le 29 janvier 2009, a enregistré en décembre 2009 + 8 % de personnes accueillies dans les locaux de l'association par rapport à octobre 2009.
 
Les conditions hivernales très rudes ne justifient pas à elles seules cette hausse constatée en décembre 2009 de + 8 % de personnes accueillies dans les locaux de l'association par rapport à octobre. Parmi les publics accueillis, 23 % sont des nouveaux venus. Parmi eux, on dénombre une proportion de 30 % dans les villes préfectures et de 33 % en zone rurale. Jeunes, familles monoparentales, chômeurs, intérimaires, personnes âgées et étrangers en demande d'asile ou sans papiers arrivent de plus en plus nombreux. Les problèmes récurrents concernent les difficultés à faire face aux dépenses courantes (problèmes budgétaires, paiement des loyers, paiement des dépenses d'énergie, endettement et surendettement).
 
Le Baromètre du Secours Catholique ne fait pas état des soins de santé, mais de nombreuses études et retours d'information en provenance des associations humanitaires révèlent que de plus en plus de Français renoncent à se soigner pour des raisons financières, voire à faire l'acquisition d'une mutuelle quand leurs revenu ne leur permettent pas de s'inscrire dans le dispositif de la CMU complémentaire santé. Faute d'accès aux soins, les personnes sans domicile ont une espérance de vie estimée de 30 à 35 ans inférieure à la population générale (voir La santé des personnes sans chez soi).
 
Face à cette hausse de la précarité, le Secours Catholique, qui rappelle qu'il y aura un million de chômeurs en fin de droits en 2010, alerte les pouvoirs publics et demande au gouvernement de ne pas se « désengager ». L'enquête se poursuivra sur 2010.


 
Ceci dit le progrès technique est bien évidemment un plus, quand il est maitrisé et n'empire pas les situations locales.

Message cité 1 fois
Message édité par Serpico7 le 22-08-2010 à 10:41:05
mood
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Posté le 22-08-2010 à 10:38:54  profilanswer
 

n°23698138
jameson
Posté le 22-08-2010 à 10:41:37  profilanswer
 

dante2002 a écrit :


 
 
Factuellement les personnes bien insérés dans le monde du travail avec un bon job vivent sans doute mieux MATERIELLEMENT qu'il y a 30 ans, sauf que maintenant:
- ils ont beaucoup plus peur de se faire virer et de tout perdre
- il est BEAUCOUP plus difficile de devenir une personne "bien intégré dans le monde du travail avec un bon job"
 


 
+1, et j'ajoute que le travail est clairement plus stressant pour la majorité des jobs qu'il y a quelques dizaines d'années (on réduit le nombre d'heure travaillé, mais c'est en contrepartie d'un travail plus éprouvant, avec une forte pression)

n°23698152
Betcour
Building better worlds
Posté le 22-08-2010 à 10:45:42  profilanswer
 

dante2002 a écrit :

Par contre fait la comparaison avec la fin des années 1980, ou même la fin des 90's (même si les "idées" libérales avaient déjà bien dégradés la situation).


On en revient toujours au même : en fait ta période "idéale" c'est celle où tu étais petit. T'es juste nostalgique de ton enfance, c'tout.
poil@ lui il regrette les 30 glorieuses.
OtObOx regrette le moyen age (faille temporelle ?)
 

Citation :

- ils ont beaucoup plus peur de se faire virer et de tout perdre
- il est BEAUCOUP plus difficile de devenir une personne "bien intégré dans le monde du travail avec un bon job"


Fin 1980 le chômage était autour de 8%, ce qui est dans les mêmes eaux qu'actuellement (on est un peu plus en ce moment après la crise, mais avant on était un peu en dessous)
 
Donc ton insertion dans le marché du travail était tout aussi difficile (mais vu que t'étais trop jeune pour le vivre, tu en as une vision idyllique)


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23698170
Badcow
Posté le 22-08-2010 à 10:49:34  profilanswer
 

dante2002 a écrit :


 
Tous tes arguments sont justes, mais ton raisonnelemnts a à chaque fois le même biais.
 
Oui on vit mieux qu'il y a 50 ans.
Par contre fait la comparaison avec la fin des années 1980, ou même la fin des 90's (même si les "idées" libérales avaient déjà bien dégradés la situation).

 
Factuellement les personnes bien insérés dans le monde du travail avec un bon job vivent sans doute mieux MATERIELLEMENT qu'il y a 30 ans, sauf que maintenant:
- ils ont beaucoup plus peur de se faire virer et de tout perdre
- il est BEAUCOUP plus difficile de devenir une personne "bien intégré dans le monde du travail avec un bon job"
 
Pour le reste et les progrès que tu cites, ils sont encore des effets de la sociétés que je regrette (globalement, et sans être économiste, un capitalisme compatible avec une vision de long terme, cad "canalisé" par l'état, un peu comme ce dont parle Bernad Marris dans tous ses bouquins).


 
Le constat est le même qu'elle que soit la période de référence...
 
Un peu de lecture (spoiler à l'intention de Poilagratter et autres, attention, ce document contient de chiffres et une analyse !)
 
http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/ebook/ebook121.pdf
 

Citation :


Sur longue période, le fait principal concernant l’évolution des revenus salariaux reste la rupture du milieu des années 70 qui a suivi immédiatement les chocs pétroliers. Celle-ci a concerné l’ensemble de la hiérarchie salariale et autant les cadres que les ouvriers, les employés ou les professions intermédiaires. Cette évolution ne s’est pas accompagnée en France d’une accentuation des inégalités qui, au contraire, ont continué à régresser au cours des années 1980 et 1990. La réduction des inégalités salariales a résulté en particulier de la dynamique du salaire minimum dont la hausse volontariste a été très forte. Le système de transfert socio-fiscal a aussi joué son rôle et contribué, notamment au cours de la période la plus récente pendant laquelle une tendance à la réouverture de l’éventail des salaires est apparue, à limiter les inégalités de niveaux de vie. C’est au plan individuel et par génération que les évolutions salariales ont sans doute conduit aux résultats les moins favorables.



---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°23698173
poilagratt​er
Posté le 22-08-2010 à 10:50:38  profilanswer
 

jameson a écrit :


 
+1, et j'ajoute que le travail est clairement plus stressant pour la majorité des jobs qu'il y a quelques dizaines d'années (on réduit le nombre d'heure travaillé, mais c'est en contrepartie d'un travail plus éprouvant, avec une forte pression)


De plus ils ne savent même pas s'ils auront une retraite!    
 
Oui, c'était clairement mieux avant.  
L'écran plat ne fait pas le bonheur.  
La sécurité du travail et de la retraite, si. :D  
 


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°23698176
poilagratt​er
Posté le 22-08-2010 à 10:51:40  profilanswer
 

Betcour a écrit :


 
Fin 1980 le chômage était autour de 8%, ce qui est dans les mêmes eaux qu'actuellement (on est un peu plus en ce moment après la crise, mais avant on était un peu en dessous)
 
Donc ton insertion dans le marché du travail était tout aussi difficile (mais vu que t'étais trop jeune pour le vivre, tu en as une vision idyllique)


C'est pas seulement le chômage, c'est la précarité du travail et de la retarite qui se sont aggravés.
En 1980 il était encore facile de trouver du boulot, hein, quant aux retraites, c'était béton.
 
Vous vous avez une faille logique:
vous ralez de pas etre certains d'avoir une retraite, et de l'autre vous dites qu'avant c'était pas mieux!!


Message édité par poilagratter le 22-08-2010 à 10:58:26

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°23698188
dante2002
HEUUU NOOOOOOOOON
Posté le 22-08-2010 à 10:54:32  profilanswer
 

Betcour a écrit :


On en revient toujours au même : en fait ta période "idéale" c'est celle où tu étais petit. T'es juste nostalgique de ton enfance, c'tout.
poil@ lui il regrette les 30 glorieuses.
OtObOx regrette le moyen age (faille temporelle ?)
 

Citation :

- ils ont beaucoup plus peur de se faire virer et de tout perdre
- il est BEAUCOUP plus difficile de devenir une personne "bien intégré dans le monde du travail avec un bon job"


Fin 1980 le chômage était autour de 8%, ce qui est dans les mêmes eaux qu'actuellement (on est un peu plus en ce moment après la crise, mais avant on était un peu en dessous)
 
Donc ton insertion dans le marché du travail était tout aussi difficile (mais vu que t'étais trop jeune pour le vivre, tu en as une vision idyllique)


 
 
Betcour, tu es quelqu'un d'intelligent et de documenté, et je l'ai toujours reconnu même si je ne suis jamais d'accord avec toi  :o  
 
Alors ne fais pas semblant de croire que le seul problème du marché du travail c'est le chomage.
 
Je préfère, allez soyons fou, 15 % de chomages réels, + 10 % d'emploi précaire, et 75% de "bons jobs" (société française dans les années 80).
 
Alors qu'aujourd'hui on a 10% de "chomage officiel", 60% de jobs pourri/temps partiel subi/emploi sous qualifié, et 30% de personnes qui se plaisent dans un emploi suffisament rénumérateur pour ne pas avoir (trop) peur du lendemain.
 
Nous sommes dans une société fondamentalement plus anxiogène qu'il y a 30 ans, parce que pour la première fois, depuis la seconde guerre mondiale, on ne peut plus dire à nos parents "on vit mieux que vous à votre age"...


---------------
Parce que le vote pour Emmanuel Macron n'est pas un vote de conviction mais une nécessité démocratique
n°23698202
Camelot2
Posté le 22-08-2010 à 11:00:55  profilanswer
 

dante2002 a écrit :


 
 
Betcour, tu es quelqu'un d'intelligent et de documenté, et je l'ai toujours reconnu même si je ne suis jamais d'accord avec toi  :o  
 
Alors ne fais pas semblant de croire que le seul problème du marché du travail c'est le chomage.
 
Je préfère, allez soyons fou, 15 % de chomages réels, + 10 % d'emploi précaire, et 75% de "bons jobs" (société française dans les années 80).
 
Alors qu'aujourd'hui on a 10% de "chomage officiel", 60% de jobs pourri/temps partiel subi/emploi sous qualifié, et 30% de personnes qui se plaisent dans un emploi suffisament rénumérateur pour ne pas avoir (trop) peur du lendemain.
 
Nous sommes dans une société fondamentalement plus anxiogène qu'il y a 30 ans, parce que pour la première fois, depuis la seconde guerre mondiale, on ne peut plus dire à nos parents "on vit mieux que vous à votre age"...


 
Source et comparatif sur 30 ans?

Message cité 1 fois
Message édité par Camelot2 le 22-08-2010 à 11:01:07
n°23698206
poilagratt​er
Posté le 22-08-2010 à 11:01:14  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
Le constat est le même qu'elle que soit la période de référence...
 
Un peu de lecture (spoiler à l'intention de Poilagratter et autres, attention, ce document contient de chiffres et une analyse !)
 
http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/ebook/ebook121.pdf
 

Citation :


Sur longue période, le fait principal concernant l’évolution des revenus salariaux reste la rupture du milieu des années 70 qui a suivi immédiatement les chocs pétroliers. Celle-ci a concerné l’ensemble de la hiérarchie salariale et autant les cadres que les ouvriers, les employés ou les professions intermédiaires. Cette évolution ne s’est pas accompagnée en France d’une accentuation des inégalités qui, au contraire, ont continué à régresser au cours des années 1980 et 1990. La réduction des inégalités salariales a résulté en particulier de la dynamique du salaire minimum dont la hausse volontariste a été très forte. Le système de transfert socio-fiscal a aussi joué son rôle et contribué, notamment au cours de la période la plus récente pendant laquelle une tendance à la réouverture de l’éventail des salaires est apparue, à limiter les inégalités de niveaux de vie.  
 
C’est au plan individuel et par génération que les évolutions salariales ont sans doute conduit aux résultats les moins favorables.




ça veut dire quoi ça une fois traduit en français?


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°23698208
Badcow
Posté le 22-08-2010 à 11:01:55  profilanswer
 

dante2002 a écrit :


Fin 1980 le chômage était autour de 8%, ce qui est dans les mêmes eaux qu'actuellement (on est un peu plus en ce moment après la crise, mais avant on était un peu en dessous)
 
Donc ton insertion dans le marché du travail était tout aussi difficile (mais vu que t'étais trop jeune pour le vivre, tu en as une vision idyllique)


 
 
Betcour, tu es quelqu'un d'intelligent et de documenté, et je l'ai toujours reconnu même si je ne suis jamais d'accord avec toi  :o  
 
Alors ne fais pas semblant de croire que le seul problème du marché du travail c'est le chomage.
 
Je préfère, allez soyons fou, 15 % de chomages réels, + 10 % d'emploi précaire, et 75% de "bons jobs" (société française dans les années 80).
 
Alors qu'aujourd'hui on a 10% de "chomage officiel", 60% de jobs pourri/temps partiel subi/emploi sous qualifié, et 30% de personnes qui se plaisent dans un emploi suffisament rénumérateur pour ne pas avoir (trop) peur du lendemain.
 
Nous sommes dans une société fondamentalement plus anxiogène qu'il y a 30 ans, parce que pour la première fois, depuis la seconde guerre mondiale, on ne peut plus dire à nos parents "on vit mieux que vous à votre age"...[/quotemsg]
 
Source ?
 
(parce que la réalité me semble très éloignée de ce que tu décris).


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
mood
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Posté le 22-08-2010 à 11:01:55  profilanswer
 

n°23698210
poilagratt​er
Posté le 22-08-2010 à 11:02:10  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Source et comparatif sur 30 ans?


hihihi.  les journaux, l'expérience, la vie quoi. :D


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°23698215
Badcow
Posté le 22-08-2010 à 11:03:45  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


ça veut dire quoi ça une fois traduit en français?


 
Que les jeunes se font voler par les retraités.


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°23698218
Camelot2
Posté le 22-08-2010 à 11:04:28  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


hihihi.  les journaux, l'expérience, la vie quoi. :D


 
Toujours aussi à l'ouest. Laisse les grandes personnes discuter veux-tu?
 
"Infirmière!"

n°23698222
moonboots
Posté le 22-08-2010 à 11:05:54  profilanswer
 


:/   tu as vraiment très mal traduit, relis ce que j'ai écrit...
 
d'une part contrairement à ce que tu sous-entends le capitalisme n'est pas à la source du progrès, ça c'est ta ritournelle préférée, qui place le capitalisme comme l'alpha et l'omega de l'univers, en oubliant soigneusement la démocratie, l'éducation, la recherche, la liberté et des milliers d'années de progrès...
 
ensuite je décris une tendance du capitalisme à concentrer dans les mains d'un petit nombre les gains de productivité, et par conséquent effectivement les bénéfices du progrès... si la situation n'est pas aussi caricaturale que ça le capitalisme n'y est pas pour grand chose, contrairement à ce que tu affirmes, c'est grâce aux mouvements contraires : les mouvements sociaux qui permettent d'assurer une certaine redistribution....

n°23698225
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 22-08-2010 à 11:06:25  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
Le constat est le même qu'elle que soit la période de référence...
 
Un peu de lecture (spoiler à l'intention de Poilagratter et autres, attention, ce document contient de chiffres et une analyse !)
 
http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/ebook/ebook121.pdf
 

Citation :


Sur longue période, le fait principal concernant l’évolution des revenus salariaux reste la rupture du milieu des années 70 qui a suivi immédiatement les chocs pétroliers. Celle-ci a concerné l’ensemble de la hiérarchie salariale et autant les cadres que les ouvriers, les employés ou les professions intermédiaires. Cette évolution ne s’est pas accompagnée en France d’une accentuation des inégalités qui, au contraire, ont continué à régresser au cours des années 1980 et 1990. La réduction des inégalités salariales a résulté en particulier de la dynamique du salaire minimum dont la hausse volontariste a été très forte. Le système de transfert socio-fiscal a aussi joué son rôle et contribué, notamment au cours de la période la plus récente pendant laquelle une tendance à la réouverture de l’éventail des salaires est apparue, à limiter les inégalités de niveaux de vie. C’est au plan individuel et par génération que les évolutions salariales ont sans doute conduit aux résultats les moins favorables.




 
 
Tiens intéressant ils parlent de fragilité de la classe moyenne.
 
Par contre y a pas contradictions avec d'autres choses qui étaient dites à propos du SMIC ici ? il est dit ici que l'augmentation du SMIC a été une bonne chose pour la réduction des inégalités et la hausse des salaires en général, alors qu'on nous a soutenu ici que la hausse du smic avait tiré les salaires moyens vers le bas.
 
En tout cas plein de choses intéressantes  :jap:  
 

Citation :

L’augmentation relative des salaires des ouvriers et des employés s’est produite après 1968 jusqu’au début des années 1980. Depuis le milieu des années 1990, le mouvement a tendance à s’inverser avec une baisse du niveau relatif du salaire net des employés et plus encore des professions intermédiaires. Celles-ci auraient perdu presque 10 points de salaire relativement aux cadres supérieurs entre 1994 et 2004. Au cours des toutes dernières années, le salaire des employés serait aussi en forte baisse relative.
Ces évolutions suggèrent une croissance des inégalités au cours de la période la plus récente. Celle-ci est toutefois hétérogène, puisque les ouvriers seraient épargnés. Mais cette conclusion doit être tempérée par le fait que de nombreux changements structurels affectent les évolutions moyennes par catégories sociales.


 
 
 

n°23698227
Betcour
Building better worlds
Posté le 22-08-2010 à 11:06:48  profilanswer
 

dante2002 a écrit :

Alors ne fais pas semblant de croire que le seul problème du marché du travail c'est le chomage.


C'est le principal problème : sans chômage la peur de perdre son boulot est pas bien élevée, et l'insertion est aisée. La précarité des contrats est réduite aussi parce que les entreprises ont du mal à recruter et donc préfèrent signer des contrats longs.
 

Citation :

Nous sommes dans une société fondamentalement plus anxiogène qu'il y a 30 ans, parce que pour la première fois, depuis la seconde guerre mondiale, on ne peut plus dire à nos parents "on vit mieux que vous à votre age"...


Je vis mieux que mes parents. Et pourtant c'est déjà des CSP+ :spamafote:
 
L'aspect anxiogène est largement sociétal : la France est loin d'être le pays le plus malheureux d'Europe, pourtant on est régulièrement au top mondial du pessimisme dans les études internationales. On fait peur aux gens : attention aux OGM, aux téléphones portables, aux lignes électriques, aux biberons en plastique, etc., on leur raconte que tout fout le camp, on leur passe des reportages sur la crise, les chômeurs, les surendettés, les SDF ("attention ça peut être vous demain" ), l'insécurité, les immigrés polygames, etc.
 [:alph-one]
 
Et le fond du problème c'est que la France est un pays de vieux, et que les vieux ont peur, surtout très très peur du changement.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23698241
poilagratt​er
Posté le 22-08-2010 à 11:10:55  profilanswer
 

:??:  
Y a des vieux qui souhaitent un changement à gauche toute, dont tu as peur...


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°23698243
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 22-08-2010 à 11:11:16  profilanswer
 

Betcour a écrit :


C'est le principal problème : sans chômage la peur de perdre son boulot est pas bien élevée, et l'insertion est aisée. La précarité des contrats est réduite aussi parce que les entreprises ont du mal à recruter et donc préfèrent signer des contrats longs.
 

Citation :

Nous sommes dans une société fondamentalement plus anxiogène qu'il y a 30 ans, parce que pour la première fois, depuis la seconde guerre mondiale, on ne peut plus dire à nos parents "on vit mieux que vous à votre age"...


Je vis mieux que mes parents. Et pourtant c'est déjà des CSP+ :spamafote:
 
L'aspect anxiogène est largement sociétal : la France est loin d'être le pays le plus malheureux d'Europe, pourtant on est régulièrement au top mondial du pessimisme dans les études internationales. On fait peur aux gens : attention aux OGM, aux téléphones portables, aux lignes électriques, aux biberons en plastique, etc., on leur raconte que tout fout le camp, on leur passe des reportages sur la crise, les chômeurs, les surendettés, les SDF ("attention ça peut être vous demain" ), l'insécurité, les immigrés polygames, etc.
 
 
Et le fond du problème c'est que la France est un pays de vieux, et que les vieux ont peur, surtout très très peur du changement.


 
 
T'as été élevé ou élevé tes enfants avec des biberons en plastique ?
 

n°23698250
Camelot2
Posté le 22-08-2010 à 11:12:12  profilanswer
 

Citation :

Par contre y a pas contradictions avec d'autres choses qui étaient dites à propos du SMIC ici ? il est dit ici que l'augmentation du SMIC a été une bonne chose pour la réduction des inégalités et la hausse des salaires en général, alors qu'on nous a soutenu ici que la hausse du smic avait tiré les salaires moyens vers le bas.


 
Lorsque la  hausse du SMIC est déconnecté de la hausse de la productivité (ce qui est le cas depuis un certain temps), tu arrives à un effet de "voiture-balai" qui déforme la distributions salariale et augmente le chômage et donc la pression sur la masse active restante.
 
Sinon, forcément, tu diminues les inégalités lorsque le SMIC augmente plus vite que le corps de la distribution. Mais, comme disait l'autre, la répartition équitable de la misère n'est pas vraiment un bon système économique.  :D

n°23698260
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 22-08-2010 à 11:13:57  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

Citation :

Par contre y a pas contradictions avec d'autres choses qui étaient dites à propos du SMIC ici ? il est dit ici que l'augmentation du SMIC a été une bonne chose pour la réduction des inégalités et la hausse des salaires en général, alors qu'on nous a soutenu ici que la hausse du smic avait tiré les salaires moyens vers le bas.


 
Lorsque la  hausse du SMIC est déconnecté de la hausse de la productivité (ce qui est le cas depuis un certain temps), tu arrives à un effet de "voiture-balai" qui déforme la distributions salariale et augmente le chômage et donc la pression sur la masse active restante.
 
Sinon, forcément, tu diminues les inégalités lorsque le SMIC augmente plus vite que le corps de la distribution. Mais, comme disait l'autre, la répartition équitable de la misère n'est pas vraiment un bon système économique.  :D


 
Tu t'engages beaucoup je trouve.
 
A moins qu'on considère que d'acheter la paix sociale est contre-productif, ce sur quoi on peut etre d'accord.
 
Plus concrètement le rapport de science po là semble dire que le SMIC n'a pas eu d'influence négative sur les salaires médians.

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Message édité par Serpico7 le 22-08-2010 à 11:15:15
n°23698277
Badcow
Posté le 22-08-2010 à 11:18:10  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :

 


Tiens intéressant ils parlent de fragilité de la classe moyenne.

 

Par contre y a pas contradictions avec d'autres choses qui étaient dites à propos du SMIC ici ? il est dit ici que l'augmentation du SMIC a été une bonne chose pour la réduction des inégalités et la hausse des salaires en général, alors qu'on nous a soutenu ici que la hausse du smic avait tiré les salaires moyens vers le bas.

En tout cas plein de choses intéressantes  :jap:

 
Citation :

L’augmentation relative des salaires des ouvriers et des employés s’est produite après 1968 jusqu’au début des années 1980. Depuis le milieu des années 1990, le mouvement a tendance à s’inverser avec une baisse du niveau relatif du salaire net des employés et plus encore des professions intermédiaires. Celles-ci auraient perdu presque 10 points de salaire relativement aux cadres supérieurs entre 1994 et 2004. Au cours des toutes dernières années, le salaire des employés serait aussi en forte baisse relative.
Ces évolutions suggèrent une croissance des inégalités au cours de la période la plus récente. Celle-ci est toutefois hétérogène, puisque les ouvriers seraient épargnés. Mais cette conclusion doit être tempérée par le fait que de nombreux changements structurels affectent les évolutions moyennes par catégories sociales.



 

Alors là, j'aimerai bien savoir où tu a lu cela sur ce topic !

 

Pour la partie que tu quote, il faut aussi tourner la page :

 
Citation :


Ainsi :
- La population des cadres rajeunit sous l’effet de la croissance des effectifs alors que celle des ouvriers vieillit. Il en résulte qu’à écart de salaire inchangé par âge, la moyenne relative des salaires ouvriers se rapproche de celle des cadres ;
- La réduction des postes d’ouvriers non qualifié tend à augmenter le salaire moyen des ouvriers ;
- La répartition sectorielle et par taille d’entreprise des différentes catégories influence également les évolutions moyennes : au cours de la période la plus récente les employés, sur représentés dans le secteur tertiaire et dans les petites entreprises, ont souffert de la conjoncture de ces secteurs.


Message cité 1 fois
Message édité par Badcow le 22-08-2010 à 11:18:42

---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°23698302
Hazumaki
Je crois Kathryn Mayorga.
Posté le 22-08-2010 à 11:24:37  profilanswer
 

Betcour a écrit :


 
 
Et le fond du problème c'est que la France est un pays de vieux, et que les vieux ont peur, surtout très très peur du changement.


 
+1


---------------
«Attendons, Messieurs ; laissons passer le règne des transcendants ; sachons subir le dédain des forts. [...] Le moyen d'avoir raison dans l'avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé.» - Ernest Renan - はずまき
n°23698305
Betcour
Building better worlds
Posté le 22-08-2010 à 11:25:56  profilanswer
 

poilagratter a écrit :

:??:  
Y a des vieux qui souhaitent un changement à gauche toute, dont tu as peur...


Si tu veux parler de toi, je te signale que tu n'as de cesse de réclamer un retour aux 30 glorieuses. Revenir au passé ce n'est pas du changement, c'est de l'hyper-conservatisme.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23698307
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 22-08-2010 à 11:26:09  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
Alors là, j'aimerai bien savoir où tu a lu cela sur ce topic !
 


 
J'ai pas à chercher loin, regarde l'esprit du post de Camelot.  
 
 

Badcow a écrit :


 
Pour la partie que tu quote, il faut aussi tourner la page :
 

Citation :


Ainsi :
- La population des cadres rajeunit sous l’effet de la croissance des effectifs alors que celle des ouvriers vieillit. Il en résulte qu’à écart de salaire inchangé par âge, la moyenne relative des salaires ouvriers se rapproche de celle des cadres ;
- La réduction des postes d’ouvriers non qualifié tend à augmenter le salaire moyen des ouvriers ;
- La répartition sectorielle et par taille d’entreprise des différentes catégories influence également les évolutions moyennes : au cours de la période la plus récente les employés, sur représentés dans le secteur tertiaire et dans les petites entreprises, ont souffert de la conjoncture de ces secteurs.




 
Oui ?
 
 

n°23698315
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 22-08-2010 à 11:28:08  profilanswer
 

@ Betcour, j'y tiens :
 

Citation :


Je vis mieux que mes parents. Et pourtant c'est déjà des CSP+ :spamafote:
 
L'aspect anxiogène est largement sociétal : la France est loin d'être le pays le plus malheureux d'Europe, pourtant on est régulièrement au top mondial du pessimisme dans les études internationales. On fait peur aux gens : attention aux OGM, aux téléphones portables, aux lignes électriques, aux biberons en plastique, etc., on leur raconte que tout fout le camp, on leur passe des reportages sur la crise, les chômeurs, les surendettés, les SDF ("attention ça peut être vous demain" ), l'insécurité, les immigrés polygames, etc.
 
 
Et le fond du problème c'est que la France est un pays de vieux, et que les vieux ont peur, surtout très très peur du changement.


 
 

Serpico7 a écrit :


 
T'as été élevé ou élevé tes enfants avec des biberons en plastique ?
 


n°23698320
Camelot2
Posté le 22-08-2010 à 11:28:58  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :


 
Tu t'engages beaucoup je trouve.
 
A moins qu'on considère que d'acheter la paix sociale est contre-productif, ce sur quoi on peut etre d'accord.
 
Plus concrètement le rapport de science po là semble dire que le SMIC n'a pas eu d'influence négative sur les salaires médians.


 
Je ne m'engage pas beaucoup. L'augmentation de la distribution salariale par décile forme un U, dont la branche droite est très prononcée au niveau du 1% et 0.1% (qu'il va falloir couper sec).
 
C'est un choix de société que de vouloir un salaire minimum relativement élevé (plus élevé que la productivité ne le permet en tout cas), il ne faut pas s'étonner alors qu'il y ait des effets collatéraux négatifs.
 
Pour le reste, si par "influence négative", tu entends "baisse des salaires". Non, en effet, c'est très peu probable.
Si par influence négative, tu entends "différence entre augmentation relative", là, c'est plus discutable. (cfr ma remarque précédente)

n°23698328
Betcour
Building better worlds
Posté le 22-08-2010 à 11:33:24  profilanswer
 

Aucune idée, je sais pas depuis quand les biberons en verre ont plus ou moins disparus.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23698330
Serpico7
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Posté le 22-08-2010 à 11:34:05  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Je ne m'engage pas beaucoup. L'augmentation de la distribution salariale par décile forme un U, dont la branche droite est très prononcée au niveau du 1% et 0.1% (qu'il va falloir couper sec).
 
C'est un choix de société que de vouloir un salaire minimum relativement élevé (plus élevé que la productivité ne le permet en tout cas), il ne faut pas s'étonner alors qu'il y ait des effets collatéraux négatifs.
 
Pour le reste, si par "influence négative", tu entends "baisse des salaires". Non, en effet, c'est très peu probable.
Si par influence négative, tu entends "différence entre augmentation relative", là, c'est plus discutable. (cfr ma remarque précédente)


 
Ok, je comprends.
 
Et encore plus ok sur la question du choix de société.
 
Pour moi la justice est de payer le temps des gens, les questions de rendement sont plus que relative, puisque ajouter un poste de secrétaire par exemple entre deux cadres permet de fluidifier la production, ce qui n'est pas forcément pris en compte, de meme quand on ajoute des chiens fous dans une équipe d'ouvriers.
 
Or la tendance est au dégraissage, et comme je l'ai déjà dit, quand on occupe deux postes on fait en fait pas le double du travail mais le triple voire 4X plus puisqu'il faut à chaque tache différente se repositionner.
 
 
D'ailleurs c'est assez flagrant en ce moment dans les agences bancaires.
 

n°23698358
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 22-08-2010 à 11:40:39  profilanswer
 

Betcour a écrit :

Aucune idée, je sais pas depuis quand les biberons en verre ont plus ou moins disparus.

 

Eh bien je te conseille de te renseigner d'un peu plus près au scandale du Bisphénol A que le lobby pharmaceutique et du plastoc nous ont imposé malgré les nombreuses sonettes d'alarme depuis des années....et de revenir au verre absolument...

 
Citation :

   * Des études ont montré (sans que d'éventuels liens de causalité directe soient déjà identifiés et compris) qu'un taux urinaire élevé de ce produit était corrélé avec un risque plus élevé

 

       - de diabète,
        - de maladies cardiovasculaires [24]
        - d'anomalies du bilan hépatique[25].
        - de moindre efficacité de chimiothérapies chez les patients cancéreux[réf. nécessaire].

 

   * Parmi les effets attendus et mieux compris ; en tant que perturbateur hormonal [26], il s'est montré capable d'affecter la reproduction d'animaux de laboratoire et il pourrait être un des nombreux facteurs de délétion de la spermatogenèse chez l'homme.
    * Chez le lapin, à faible dose (1 picogramme), il peut inhiber l'érection du pénis suite à des modifications des tissus du corps caverneux. Plus la dose de BPA est importante, plus les tissus sont dégradés par augmentation de collagène fibreux, dépôts de graisse, hyperplasie et fibrose[27].
    * La souris de laboratoire CD1, exposée in utero à de faibles doses de BPA, accouche de mâles présentant une prostate plus lourde et un épididyme diminué, alors que les femelles présenteront des altérations du développement des glandes mammaires[28].
    * 10 μg/kg/jour (taux proches des valeurs d’exposition actuelles d'une femme enceinte) suffisent pour induire chez la souris des anomalies de développement de la prostate fœtale (ce qui rend plausible un risque accru de cancer ultérieur[29].)

 

Risque In utero [modifier]

 

Le placenta ne protège pas l'embryon de l'exposition au bisphénol A.

 

   * Un passage transplacentaire significatif du BPA (4 % d’une dose de 20 μg/kg donnée à la mère) est avéré chez la souris[30].

 

Le cancer encore bon....bof....mais pas question qu'on touche à la gaule !!!  :fou:

 

Enfin donc, je pense que ce sont des problèmes qui méritent encore plus de visibilité, et que ce soit dans les systèmes publics comme l'AFSSA ou des systèmes de controle privés comme au canada par exemple, les agences de controle ne sont carrément pas adaptées et transparentes.

 

Besoin de parler d'un problème encore plus grave comme l'usage des OGM après ça ?

 

En tout cas ce ne sont pas ce que j'appelle des progrès quand les contre coups sont aussi graves.

 

Donc quand tu dis :

 
Citation :

On fait peur aux gens : attention aux OGM, aux téléphones portables, aux lignes électriques, aux biberons en plastique, etc.

 

un peu comme le coup de la sinistrose de Mitterrand ...je trouve ça assez inconscient...

Message cité 1 fois
Message édité par Serpico7 le 22-08-2010 à 11:43:39
n°23698370
Badcow
Posté le 22-08-2010 à 11:43:07  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :


 
J'ai pas à chercher loin, regarde l'esprit du post de Camelot.  

 


 
Ben, justement...
 
Je dirais qu'au contraire, quasiment tout le monde ici est d'accord sur le fait que le SMIC a progressé plus vite que tous les autres salaires (sauf ceux a l'extrême limite de la distribution, à partir du p95 environ).


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"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°23698398
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 22-08-2010 à 11:49:59  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
Ben, justement...
 
Je dirais qu'au contraire, quasiment tout le monde ici est d'accord sur le fait que le SMIC a progressé plus vite que tous les autres salaires (sauf ceux a l'extrême limite de la distribution, à partir du p95 environ).


 
 
Quel volume représente les salaires au dessus du p95 ? (si t'as ça sous la main)
 

n°23698403
Betcour
Building better worlds
Posté le 22-08-2010 à 11:50:40  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :

Enfin donc, je pense que ce sont des problèmes qu'il méritent encore plus de visibilité, et que ce soit dans les systèmes publics comme l'AFSSA ou des systèmes de controle privés comme au canada par exemple, les agences de controle ne sont carrément pas adaptées.


Ouais enfin faut relativiser : on a vécut pendant des années en bouffant des fruits traités au DDT, dans des bâtiments isolés à l'amiante et décorés à la peinture au plomb (qu'on collait aussi dans l'essence), etc. La toxicité des produits n'est pas toujours évidente et parfois franchement controversée, et les gens on tendance a paniquer sur tout et n'importe quoi avec l'aide des médias (faut dire un grand reportage choc sur les dangers mortels d'un produit quotidien, ça fait de l'audience garantie).
 
Résultat on finit par nous vendre des produits avec 25 pages d'avertissements (au cas où tu serais trop bête pour savoir que l'eau de javal ne se boit pas :o) et un bouchon "child-safe" impossible à ouvrir.


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23698427
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 22-08-2010 à 11:55:51  profilanswer
 

:lol:  

n°23698432
Camelot2
Posté le 22-08-2010 à 11:56:58  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :


 
Ok, je comprends.
 
Et encore plus ok sur la question du choix de société.
 
Pour moi la justice est de payer le temps des gens, les questions de rendement sont plus que relative, puisque ajouter un poste de secrétaire par exemple entre deux cadres permet de fluidifier la production, ce qui n'est pas forcément pris en compte, de meme quand on ajoute des chiens fous dans une équipe d'ouvriers.
 
Or la tendance est au dégraissage, et comme je l'ai déjà dit, quand on occupe deux postes on fait en fait pas le double du travail mais le triple voire 4X plus puisqu'il faut à chaque tache différente se repositionner.
 
 
D'ailleurs c'est assez flagrant en ce moment dans les agences bancaires.
 


 
Il y a deux constats à avoir en tête: l'évolution générale des salaires suit la productivité avec un léger décalage depuis une dizaine d'année en raison de l'augmentation des revenus financiers (qui s'est matérialisé dans le partage de l'EBE, j'y reviendrai plus tard pour Ernestor). On peut trouver plein d'explications à ce niveau, j'en vois deux principales: une inévitable, et une évitable.
 
Commençons par ce qu'il est possible de changer: le "nouveau management" comme je l'appelle et qui fut à la base de la crise financière. Ce lien fort entre rémunération et performance de l'entreprise, allié au décalage temporel entre prise de risque et conséquence de la prise de risque, entraîne toute une série d'acteurs vers une vue court-termiste. Non pas tant en raison de la politique des actionnaires (qui ont, pour la plupart, envie de voir l'entreprise se perpétuer), mais en raison de la politique managériale du CA. Exigences du CA qui n'équivaut pas forcément aux exigences des actionnaires. Remember Fortis pour ceux qui en doutent.
 
Si on rajoute, en plus, qu'ils s'échangent les postes comme des chemises et qu'ils forment une petite "caste" à part où le renouvellement est proche de 0...
 
Je pense que de tels comportements peuvent être évités en:
-limitant le cumul des mandats d'administrateurs (typiquement: un seul pour les grosses entreprises, 2/3 pour les moyennes)
-limitant le renouvellement des mandats  
-rémunération fixe. Point. Le coup de la carotte nous a mené dans le mur vu que cette carotte pousse à la prise de risque démesuré.
 
L'inévitable maintenant: le progrès technique a rendu le capital bien plus mobile que le travail. Toutes les mesures au monde ne pourront rien y changer: on n'arrivera pas à bloquer les capitaux. La spoliation peut encore marcher pour l'immobilier...manque de bol...ceux qui seront principalement toucher, ce sont les déciles D3-D8 où l'immobilier représente la quasi-totalité du patrimoine (avec le livret). Est-ce vraiment le but recherché?
Autrement dit, faire la chasse aux riches avec une filet à papillon, c'est voué à l'échec.
 
Je pense que les 2/3 points perdus depuis 1970 viennent de là et que la seule manière de les "récupérer", c'est, par la suite, au niveau de la politique fiscale.
 
Ca, c'est pour l'évolution générale des salaires.
 
Ce que tu dénonces, à juste titre, c'est l'inégalité qui résulte en raison de tout un tas de facteurs allant de la masse au chômage, à l'augmentation de la productivité pour certains secteurs, au poids croissant des revenus financiers,... Or, d'après ce que je comprends, ta solution serait que "quelqu'un" évalue au mieux le réel salaire de tel ou tel personne (secrétaire, cadre,...) sur base de critères encore à définir. Je désapprouve.  :o  
 
Forcer l'évolution des salaires a des tonnes d'effet pervers, le SMIC en est un exemple parmi d'autres. Par contre, résorber ces inégalités, dans un second temps, est un mécanisme bien plus clair (si l'on évite les 300 niches fiscales) et bien plus précis.
 
Malheureusement, les politiques français semblent exactement faire l'inverse: ils complexifient la fiscalité, voire même, dans le cas Sarkozy, la rende favorable à ceux qui ne sont guère dans le besoin; et ils tentent de "forcer" l'évolution salariale et/ou le temps de travail.
 

n°23698490
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 22-08-2010 à 12:07:14  profilanswer
 

:jap: Merci pour l'explication, très pédagogique et claire.

 

On se rejoint sur pas mal de points, notamment la conclusion qui explique pourquoi personne ne veut plus y croire.

 

J'émets un bémol sur la pertinence de beaucoup de décisions des actionnaires et leurs modes de décision, trop facilement manipulables (exemple J.M. mécier à l'époque et la confusion entre chiffre d'affaire et Epitba), et vision souvent à court terme.

 

Pour les salaires je suis aussi pour une adaptation à la taille de l'entreprise et surtout un intéressement systématique des employés au chiffre d'affaire, et ce sans que ça passe par le bon vouloir du patron, mais pour cela il faut bien évidemment un revenu minimum assuré également.

 

Pour le SMIC, j'entends tes arguments,, beaucoup se tiennent, mais les articles postés par Badcow soutiennent cela dit que ce n'est que grace au SMIC et aux aides gouvernementale que le niveau de vie des employés a pu etre préservé, tout en favorisant la natalité. Or ce sont les consommateur cibles les plus nombreux...

 


Message cité 1 fois
Message édité par Serpico7 le 22-08-2010 à 12:07:55
n°23698494
otobox
Maison fondée en 2005
Posté le 22-08-2010 à 12:07:29  profilanswer
 

hisvin a écrit :


Si tu repeuples les campagnes, tu provoques un "stress" écologique vu qu'il faut construire et loger les nouveaux arrivants donc tu diminues très fortement la surface cultivable à moins de parquer ces gens. Si tu pousses le développement local et la vente direct, tu supprimes les emplois intermédiaires (Transports, vendeurs dans les magasins) qui se retrouveront au chomage et qu'il faudra réemployer dans l'agriculture et retour au début de l'intervention.... et tu impactes les métiers indirects: Les camions sont construits par l'industrie automobile et si on diminue drastiquement, on vire; les batiments industriels sont construits par des maçons, charpentier...hop, on les vire... Encore plus de chomeurs...


En attendant de diminuer les surfaces cultivables, on peut toujours réutiliser toutes les maisons vides...
Ensuite, si l'occupation des sols est fait d'une façon intelligente, en utilisant nos retours d'expérience que nous avons dans l'urbanisme, pourquoi le stress serait supérieur à ce que nous faisons aujourd'hui ? (suppression des surfaces cultivables pour construire des zones commerciales, toutes semblables de Lille à Nice, pour vendre les même saloperies made in china)
 
Ensuite, je pense que tu n'as pas lu mon premier message, il s'agit d'une idée pour redonner du boulot aux chômeurs. Au lieu de donner de l'argent à fond perdu, par exemple avec le RSA, autant le donner pour faire quelque chose d'utile. Donc, ça ne s'applique pas à l'ensemble de la population. Le reste de l'industrie continue de fonctionner. C'est une impulsion et un dynamisme qui partirait du bas, à l'échelle locale, pour ensuite, diffuser ses effets bénéfiques à l'ensemble de la société, à l'échelon national.
 
Et puis, de toutes façons, combien de temps penses-tu que l'industrie va continuer à construire des camions ? Parce qu'entre la fin du pétrole et le développement des usines en Chine, ça va être de plus en plus difficile d'en construire ici. Donc à plus ou moins long terme, toute cette partie de l'industrie va se retrouver au chômage. C'est peut être l'occasion de commencer à penser au futur, non ?
Et puis, repeupler les campagnes ne supprimera pas les métiers du bâtiment. Au contraire, ça va les développer. J'ai déjà écrit ici à ce sujet. Ca serait l'occasion de faire des vrais bâtiments écologiques aux normes du développement durable, trouver de nouvelles façons de faire et devenir, développer notre expérience leader sur ce secteur.
 
 

Badcow a écrit :


Pour fabriquer les engins agricoles, il faut des travailleurs, pour la conception il faut des travailleurs, pour l'administration il faut des travailleurs...
 
Si tu veux réellement examiner toutes les implications du machinisme, la seule façon est de reprendre la structure de la société des années '50 (et vraiment toute la structure).
 
Il ne faut pas oublier que depuis que l'humanité à inventé l'agriculture et jusqu'au début du 19ème siècle, le rendement moyen pour le blé était de l'ordre de 10 qx/ha. Il a ensuite doublé durant la révolution industrielle ce qui a permis d'accompagner les changements sociaux importants de cette époque et est resté constant jusqu'à la fin des années '40.
Depuis, entre 1946 et 1996 on a en moyenne gagné 1 qx/ha et les rendements sont passés de 20 qx/ha à 70 qx/ha en moyenne pour le blé (+50 qx/ha en 50 ans).
 
Grâce à cela, on a aujourd'hui toute une génération qui n'a jamais tenue une fourche à la main, qui n'a jamais vue une vache autrement qu'au salon de l'agriculture (dans le meilleur des cas), et qui se demande si ce ne serait pas une bonne chose d'envoyer tous les titulaires du RSA faire les récoltes à la main dans les champs et s'user la santé pour un salaire de misère...


En attendant, les machines agricoles ne sont plus beaucoup fabriquées en France. De la pelle à la moissonneuse-batteuse, elles sont toutes faites aux Etats-Unis et en Chine. Donc l'impact sur le chômage dans le secteur serait peu important si un jour on n'utilisait plus la mécanisation. (OK, les garages de réparartion seraient impactés... Ils redeviendraient maréchaud-ferrant !  :D )
Et puis, comme ce sont de nouveaux ruraux qui arrivent dans les campagnes, il ne s'agit pas d'arrêter l'agriculture intensive, les chinois pourront toujours continuer à vendre leur engins aux grandes exploitations, comme aujourd'hui. Jusqu'à temps que le pétrole manque.
 
Le progrès a développé le social (souvent suite à de longues luttes syndicales d'ailleurs, j'y reviendrai), repeupler les campagnes aujourd'hui n'est pas le synonyme de retour en arrière, comme certains ici aimeraient le penser. Vous me dites que c'est un retour au années 50, voire au Moyen-Age, pourquoi ? On peut parfaitement revenir dans les campagnes en bénéficiant des progrès techniques aujourd'hui ! Et on a l'expérience de ce qui ne faut pas faire pour améliorer les erreurs du passée !
 
Il y a aussi tout un tas de personnes, dont beaucoup d'immigrés d'ailleurs, qui travaillent dur dans les champs notamment à l'époque des récoltes et pour des salaires de merde. Ce que je propose, c'est ni plus ni moins la même chose, mais à la différence près que la terre qu'ils cultiveraient serait la leur (ou en serait locataire pour une somme symbolique). C'est quand même une différence de taille, travailler pour soi, plutôt qu'être exploités par un patron. C'est beaucoup plus motivant et assure du travail à l'année tout en pouvant espérer pouvoir se développer afin d'améliorer ses conditions de vie, contrairement à aujourd'hui où pour un tel salarié agricole n'a aucune chance de s'enrichir : l'argent gagné ne sert qu'à sa survie.
 
 

Camelot2 a écrit :

Ce topic est devenue surréaliste:
 

Citation :

Après tout, comment ils faisaient avant, alors qu'ils avaient des moyens plus rudimentaires qu'aujourd'hui ?


 
Avant, à la moindre petite gelée en printemps, c'était famine pour tout le monde.
Avant, tu passais ta vie dans les champs de 10 ans à 60 ans (âge du décès): pas d'éducation, pas de temps libre...Nada, walou, que dalle.
 
Après, "C'était mieux pendant les 30 glorieuses!", le "C'était mieux pendant le moyen-âge!".


T'as pas tout suivi toi. Ou tu prends des phrases sorties de leur contexte.
 
 

Badcow a écrit :


 
Oui, et ta famille de 20 personnes, leur seul avenir c'est de cultiver leur parcelle et de manger du pain toute l'année ?
 
Comment faisaient-ils il y a 60 ans ? Ben ils avaient une basse-cours qui produisait un peu de volaille, ils élevaient quelques lapins et tous les hivers tuaient un cochon.
 
Ils vivaient quasiment en autarcie et étaient pauvres même suivant les standards de l'époque. Ce que tu propose, c'est la même chose en pire, de les renvoyer vivre comme dans les années '50, sans moyens de se payer un PC, une connexion internet et un téléphone portable (tu sais, des trucs qui se payent avec des euro dans des magasins).
 
C'est peut être pas une mauvaise chose, on lirait peut être moins de c*nneries sur Internet.


Tu n'as pas lu la suite de mon message (où je disais qu'il restait du temps pour faire autre chose, qu'on ne pouvais pas se nourrir de pain toute l'année).
Je n'ai pas non plus parlé de famille de 20 personnes. J'ai dit qu'un hectare de blé nourrissait 20 personnes ! Aujourd'hui, la norme ce sont des familles de 4 ou 5 personnes, pas 20 !
Tu es parti bille en tête avec les rendement en euro d'un hectare de blé, avec les prix du marché. Tu expliques que ce n'est pas valable, mais tu te situe au point de vue du producteur de blé, qui ne fait que ça. Là, c'est autre autre façon de faire, plus artisanal et à échelle plus humaine. C'est ça que tu n'as pas pris en compte dans ta réflexion.
 
 

limonaire a écrit :


 
Je traduis :
 
Une majorité profite du progrès si bien que :
- l'espérance de vie s'est allongée
- la période d'inactivité et de loisirs au cours de la vie augmente (études, retraites)
- 65% d'une classe d'âge accède au bac, soit 3 années d'études gratuites après la 3è, ce qui n'était pas le cas il y a 30 ans.
- le niveau de vie de vie a été multiplié par 7 depuis un siècle, y compris pour les plus pauvres
- les salariés ont 5 semaines de congés payés, le temps de travail a été divisé par deux en un siècle, y compris pour les plus pauvres, ouvriers ou employés
- un Français de 2010, même ouvrier, possède plus de biens dans son appartement qu'un ménage de 1980, à fortiori de 1900 (chaînes de télé, magnétoscope, téléphone portable, internet)
- la surface moyenne des logements a augmenté : j'avais donné les chiffres il y a quelques mois
- la qualité moyenne des logements a augmenté, la part de ceux sans salle d'eau, encore significative en 1970-1980, ayant disparu ou presque
- les pauvres bénéficient d'aides qui n'existaient pas auparavant (RSA, CMU...) si bien que sur le temps long les inégalités reculent
- les salariés, y compris pauvres, mangent plus de viande. Si bien que le problème aujourd'hui n'est pas le manque mais le trop plein (obésité)
- les dépenses de S.S n'ont jamais été aussi élevées (23% du Pib)
- la pauvreté dans le monde a reculé, comme elle recule en France (17% en 1970, 13% aujourd'hui)
... liste non exhaustive
 
A part ça, le progrès technique ne profite à personne. Ben voyons. Ca fait 1000 pages qu'on en disserte ici, 1000 pages qu'on entend les mêmes lieux communs, 1000 pages qu'on tourne en rond car certains ne veulent pas lire ce qu'on écrit. A quoi cela sert-il ?


Il y a déjà eu des réponses, je vais t'en faire d'autres.
Evidemment que le progrès a servi à se développer. D'une façon très égoïste d'ailleurs, puisque pendant tout ce temps de développement, nous avons laissé une bonne partie de l'humanité sur la touche, voir même on les a enfoncé pour mieux se développer (mais c'est un autre sujet).
 
- la période d'inactivité et de loisirs au cours de la vie augmente (études, retraites) Oui, mais c'est de moins en moins vrai, avec la réforme sur les retraites, on va revenir à la situation d'avant 1981, voir pire.
- 65% d'une classe d'âge accède au bac, soit 3 années d'études gratuites après la 3è, ce qui n'était pas le cas il y a 30 ans. Oui, mais au détriment de la qualité de l'enseignement, dans le sens où avant on avait du boulot avec un bac, aujourd'hui ce n'est plus vrai. Maintenant on a des chômeurs bacheliers, ça nous fait une belle jambe !
- les salariés ont 5 semaines de congés payés, le temps de travail a été divisé par deux en un siècle, y compris pour les plus pauvres, ouvriers ou employés Ce n'est pas venu tout seul, ces avantages sociaux ont été conquis de haute lutte. Ce n'est pas dû qu'aux progrès techniques, si les salariés s'étaient laissés faire, on aurait beaucoup moins de vacances (2 semaines aux USA ?) et on travaillerait beaucoup plus (10 h par jour + HS le samedi matin comme dans le chantier naval où j'étais en Ecosse).
- un Français de 2010, même ouvrier, possède plus de biens dans son appartement qu'un ménage de 1980, à fortiori de 1900 (chaînes de télé, magnétoscope, téléphone portable, internet) Oui, mais en avons nous vraiment besoin ? Est-ce utile d'avoir une télé par pièce, autant de lecteurs DVD, de changer de téléphone portable tous les 2 ans ? Ce sont des besoins créés par les vendeurs pour toujours vendre plus. A ton avis, est-ce que ça peut continuer longtemps comme ça ?
- les salariés, y compris pauvres, mangent plus de viande. Si bien que le problème aujourd'hui n'est pas le manque mais le trop plein (obésité) L'obésité n'est pas parce qu'on mange trop, c'est parce qu'on mange mal. L'obésité aux USA et la viande aux hormones qu'ils produisent ne sont-elles pas liés ? C'est aussi lié à l'inactivité. La vie au grand air serait plus bénéfique que vautré devant ses télés au chômage !
- la pauvreté dans le monde a reculé, comme elle recule en France (17% en 1970, 13% aujourd'hui) Ca, je n'en suis pas certain. Peut être que la Chine et l'Inde tirent les chiffres globaux vers le haut, mais il existe encore des régions entière où la pauvreté continue d'augmenter.
 
 

Betcour a écrit :


OtObOx regrette le moyen age (faille temporelle ?)


 [:fdd_fr] j'ai dit ça ?


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OtObOxBlOg - - - Etre seul à avoir tort  c'est plus difficile, mais c'est bien plus beau que d'avoir raison avec une bande de cons
n°23698524
Badcow
Posté le 22-08-2010 à 12:11:38  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :


 
 
Quel volume représente les salaires au dessus du p95 ? (si t'as ça sous la main)
 


 
Réponse de Normand : Ca dépend du pays considéré...
 
Pour être plus précis, aux USA et dans les pays Anglo-Saxons, la part du revenu du "top 1%" qui avait chuté au cours de la 2ème guerre mondiale (passant de 18-20% à 8%) et qui était restée constante (autour de 8%) de la fin des années '40 jusqu'à la fin des années '70, a commencée à augmenter légèrement au cours des années '80 et depuis 1987 est en très forte augmentation, puisqu'elle est revenue à plus de 23% en mars 2009.
 
En France, on n'observe pas un tel phénomène, et la part de revenu du "top 1%" qui était de l'ordre de 8% jusqu'en 2000 (de mémoire) doit être rendue à 12%, donc en augmentation mais rien de comparable avec les USA.
 
Il est amusant de constater qu'en Inde, la proportion du revenu du "top 1%", qui était de plus de 20% jusqu'aux années 80, est maintenant tombée à 8 - 10%, depuis que le pays est en plein développement.
 
Reste à savoir s'il y a une relation de cause à effet, ou même une corrélation.


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"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°23698551
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 22-08-2010 à 12:17:22  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
Réponse de Normand : Ca dépend du pays considéré...
 
Pour être plus précis, aux USA et dans les pays Anglo-Saxons, la part du revenu du "top 1%" qui avait chuté au cours de la 2ème guerre mondiale (passant de 18-20% à 8%) et qui était restée constante (autour de 8%) de la fin des années '40 jusqu'à la fin des années '70, a commencée à augmenter légèrement au cours des années '80 et depuis 1987 est en très forte augmentation, puisqu'elle est revenue à plus de 23% en mars 2009.
 
En France, on n'observe pas un tel phénomène, et la part de revenu du "top 1%" qui était de l'ordre de 8% jusqu'en 2000 (de mémoire) doit être rendue à 12%, donc en augmentation mais rien de comparable avec les USA.
 
Il est amusant de constater qu'en Inde, la proportion du revenu du "top 1%", qui était de plus de 20% jusqu'aux années 80, est maintenant tombée à 8 - 10%, depuis que le pays est en plein développement.
 
Reste à savoir s'il y a une relation de cause à effet, ou même une corrélation.


 
Ah, nickel merci bcp pour l'info.  :jap:  
 
ça me semble assez normal que la richesse soit mieux répartie avec un meilleur niveau de développement.
 
Ce qui étaye le fait qu'on puisse considérer un profond déséquilibre chez les anglo-saxon, et chez nous également dans une moindre mesure.
 
Ce sont des chiffres importants pour le débat et les différences de point de vue.
 

n°23698653
otobox
Maison fondée en 2005
Posté le 22-08-2010 à 12:33:54  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
Réponse de Normand : Ca dépend du pays considéré...
 
Pour être plus précis, aux USA et dans les pays Anglo-Saxons, la part du revenu du "top 1%" qui avait chuté au cours de la 2ème guerre mondiale (passant de 18-20% à 8%) et qui était restée constante (autour de 8%) de la fin des années '40 jusqu'à la fin des années '70, a commencée à augmenter légèrement au cours des années '80 et depuis 1987 est en très forte augmentation, puisqu'elle est revenue à plus de 23% en mars 2009.
 
En France, on n'observe pas un tel phénomène, et la part de revenu du "top 1%" qui était de l'ordre de 8% jusqu'en 2000 (de mémoire) doit être rendue à 12%, donc en augmentation mais rien de comparable avec les USA.
 
Il est amusant de constater qu'en Inde, la proportion du revenu du "top 1%", qui était de plus de 20% jusqu'aux années 80, est maintenant tombée à 8 - 10%, depuis que le pays est en plein développement.
 
Reste à savoir s'il y a une relation de cause à effet, ou même une corrélation.


Les variations de revenus du top 1% aux USA qui ont commencé à augmenter fin des années 70 n'est-elle pas liée à l'arrivée de Reagan et Thatcher qui ont supprimé les tranches d'imposition des plus haut revenus ?
Phénomène qui a aussi commencé dans les années 2000 en France, où la tranche d'imposition la plus élevée a été baissée ?


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OtObOxBlOg - - - Etre seul à avoir tort  c'est plus difficile, mais c'est bien plus beau que d'avoir raison avec une bande de cons
n°23698664
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 22-08-2010 à 12:36:50  profilanswer
 

dante2002 a écrit :


 
Tous tes arguments sont justes, mais ton raisonnelemnts a à chaque fois le même biais.
 
Oui on vit mieux qu'il y a 50 ans.
Par contre fait la comparaison avec la fin des années 1980, ou même la fin des 90's (même si les "idées" libérales avaient déjà bien dégradés la situation).
 
Factuellement les personnes bien insérés dans le monde du travail avec un bon job vivent sans doute mieux MATERIELLEMENT qu'il y a 30 ans, sauf que maintenant:
- ils ont beaucoup plus peur de se faire virer et de tout perdre
- il est BEAUCOUP plus difficile de devenir une personne "bien intégré dans le monde du travail avec un bon job"
 
Pour le reste et les progrès que tu cites, ils sont encore des effets de la sociétés que je regrette (globalement, et sans être économiste, un capitalisme compatible avec une vision de long terme, cad "canalisé" par l'état, un peu comme ce dont parle Bernad Marris dans tous ses bouquins).


 
Admettons : ton post est au moins plus nuancé. Je veux bien qu'on discute de l'assertion suivante : "la majorité ne profite pas du progrès depuis 1990", mais qu'on arrête d'écrire des bobards du type "le capitalisme fait en sorte que, partout où il existe, il exclut une majorité du progrès". C'est tellement débile et faux que ça enlève intérêt à la discussion.

n°23698681
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 22-08-2010 à 12:41:45  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Admettons : ton post est au moins plus nuancé. Je veux bien qu'on discute de l'assertion suivante : "la majorité ne profite pas du progrès depuis 1990", mais qu'on arrête d'écrire des bobards du type "le capitalisme fait en sorte que, partout où il existe, il exclut une majorité du progrès". C'est tellement débile et faux que ça enlève intérêt à la discussion.


 
 
Clair, ou alors il faut placer la discussion dans des cadres bien particuliers, qui sont :
 
- le temps de l'homme et le temps technologique. (cf : ce que dit Camelot sur la rapidité des flux de capitaux)
 
Cela inclu de nouveaux dangers comme le terrorisme et le fait de ne plus pouvoir réellement faire soi meme son emploi du temps, une augmentation de la précarité, où les précaires eux memes doivent etre doté de téléphones portables et d'internet, avec les frais qui en découlent.
 
- les dangers des progrès de la science vers le coeur des choses, cf : pollution génétique etc...
 
C'est plutot sur la nature du progrès que sur la diffusion du progrès technologique que la discussion porte, ou sur une différenciation entre progrès technique et technologique.

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