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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°23640710
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 16-08-2010 à 18:15:17  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Betcour a écrit :


Ah bah alors elles se transforment en quoi ?

 

La spéculation ne "stocke" pas de capitaux, elle se contente de les échanger. Quand un type achète une action il donne son argent au vendeur, qui va en faire autre chose.

 

Les seuls capitaux qui ne servent à rien c'est les billets de banque planqué sous le matelas : ceux là effectivement sont improductifs. Le reste est forcément utilisé quelque part.


Donc tout ça n'est qu'investissement et profite aux entreprises ?

 

Et que ces sympathiques investisseurs se mettent à exiger des rendements à 2 chiffres aux entreprises au point de mettre en péril leur avenir en rognant sur des investissements et en obligeant à un essorage des coûts, donc des salariés, ça va dans l'intérêt global du système ? Absolument pas.

 

Petit article sur le sujet, sur un livre qui date de 2005 :

 

http://www.alternatives-economique [...] 22478.html

 
Citation :


Le capitalisme est en train de s'autodetruire par Patrick Artus et Marie-Paule Virard

 

Indéniablement, il se passe quelque chose chez les économistes français. Les ouvrages où ils annoncent, ou plutôt dénoncent, les dysfonctionnements du capitalisme contemporain se multiplient. La critique est féroce et semble apparaître comme le nouveau consensus, une victoire indéniable pour des auteurs comme Robert Boyer ou Michel Aglietta, dont les travaux nous alertaient depuis un moment sur le sujet.

 

Que l'on en juge: nous présentions ici, le mois dernier, le livre de Jean Peyrelevade (Le capitalisme total) et on trouvera dans les pages qui suivent la présentation de celui d'Elie Cohen (Le nouvel âge du capitalisme). Mais le plus radical, venant d'économistes plutôt orthodoxes, est sans nul doute le livre que viennent de publier Patrick Artus et Marie-Paule Virard. La logique froide du raisonnement économique y est appliquée, mais présentée dans un style percutant et clair, pour démonter les rouages du piège à croissance faible dans lequel une bonne partie de l'Europe, dont la France, est tombée.

 

Un capitalisme sans projet

 

Au départ, il y a le constat de la croissance rapide des profits des entreprises, des dividendes distribués aux actionnaires, des rémunérations accordées aux dirigeants et des retraites en or massif que se prépare tout ce beau monde. En face, les salaires stagnent, donc la demande, donc l'investissement, donc la croissance, donc les créations d'emplois manquent, donc le chômage augmente, poids supplémentaire pour compresser les salaires. On vous avait prévenu: la logique économique est implacable.

 

Et comme quelques centaines de millions de Chinois et d'Indiens se sont mis en tête de nous tailler des croupières, les entreprises délocalisent pour baisser leurs coûts (et cette menace renforce la pression sur les salaires) ou engagent quelques investissements de productivité (d'où de faibles créations d'emplois). Malheureusement, les secteurs de haute technologie restent les moins bien lotis, et une bonne partie de l'Europe accumule un retard difficilement rattrapable en ce domaine. Résultat: le capitalisme français - car c'est bien de celui-là dont il s'agit plus que du capitalisme en général - est un capitalisme sans projet, de croissance molle, qui finira par s'écrouler.

 

Face à cela, le livre est riche de conseils sur les mauvaises réponses à éviter. Par exemple, relancer la consommation en augmentant la participation (les salariés des PME n'en touchent pratiquement pas, et ce sont les salariés les plus riches qui en bénéficient le plus) ou en engageant une hausse généralisée des salaires (problème de compétitivité, et le travail non qualifié est déjà cher, avancent les auteurs).

 

Dans le même temps, les exemples proposés de modèles qui réussissent (Royaume-Uni, Suède, Espagne) doivent leur succès à des augmentations de salaires qui suivent celles de la productivité, ou à des créations d'emplois. Bref, Patrick Artus et Marie-Paule Virard aimeraient bien que les entreprises s'engagent moins dans une course au rendement financier et nourrissent plutôt la demande en redistribuant à leurs salariés les plus qualifiés une partie de leurs profits et en investissant, au lieu d'amasser des trésors. Pour les salariés les moins qualifiés, ils réclament d'aller plus loin dans la prime pour l'emploi: ses effets macroéconomiques restent encore trop faibles (0,31% du revenu disponible national en 2005), alors qu'elle est une bonne incitation au retour à l'emploi.

 

Comment y arriver? Les nouvelles règles de la gouvernance d'entreprise ne le permettront pas: elles sont inadaptées. Et les nouvelles normes comptables mises en oeuvre depuis le début de l'année dans les sociétés côtées ne font qu'aggraver les choses. La conclusion du livre renvoie piteusement "à la responsabilité de chacun des acteurs", autant dire aux calendes grecques. Mais, comme chacun le sait, les économistes ne font pas de politique…

Message cité 2 fois
Message édité par Ernestor le 16-08-2010 à 18:17:05
mood
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Posté le 16-08-2010 à 18:15:17  profilanswer
 

n°23640741
Camelot2
Posté le 16-08-2010 à 18:17:30  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Je n'ai proposé aucune solution ;)  
 
Je pose juste un constat, en plusieurs points :
1) Le chômage massif est LE problème à résoudre, tout découle de là
2) On peut y remédier avec une meilleure répartition des richesses de quelques % du PIB, pas plus
 
Je n'ai ensuite pas proposé de solutions concrètes pour réaliser le point 2.
 
 


 

Citation :

La priorité est donc de le faire disparaitre et l'argent pour cela existe, on produit assez de richesses pour financer des millions d'emplois en plus.


 
Ce que je comprends de ton petit truc en gras c'est "payer des gens pour creuser des trous".  
 

Citation :

le gus qui met de l'argent sous le matelas, lui au moins, il permet de stabiliser la situation en ne paniquant pas au moindre soubressaut de ses revenus...


 
Le fait d'augmenter le nombre de billets sous le matelas est un facteur de déstabilisation de l'économie vu qu'ils sont forcément "pris" quelque part.

n°23640770
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 16-08-2010 à 18:20:27  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
Je ne vais répondre que sur cette partie là :
 
1- le déficit de l'an dernier est de 140 milliards, il ne reste plus que 110 milliards à trouver,
2- la relance par la consommation, c'est une soupe qu'on nous sert depuis 30 ans et visiblement ce n'est pas un succès phénoménal,
3- une grande partie des produits à forte VA consommés par les Français sont fabriqués à l'étranger,
 
Si on veux réellement créer de l'emploi, il faut investir dans des nouveaux domaines, donc disposer d'une épargne. Si on veux améliorer les salaires, il faut améliorer la productivité, donc investir dans des nouveaux moyens de production.
 
Il faut arrêter de croire que le développement d'une nation est liée au nombre de postes de TV ou au nombre de sachets de pâtes qu'on est capable d'acheter dans l'année.


1) Il est dû à la crise. Avant 2009, on avait un déficit annuel de 40 milliards. Pil poil dans l'ordre de grandeur que je donne.
 
2) Il faut faire quoi alors ? Ne pas payer les salariés pour que l'économie fonctionne ? Et puis où j'ai parlé de faire que de la relance. Mon propos est la répartition du PIB en faveur un peu plus du salariat. Ce qui engendrera mécaniquement une augmentation de la consommation, mais c'est une conséquence positive, pas le moyen à mettre en oeuvre.
 
3) Je ne parle pas de ça, je parle de la répartition de la VA produite en France et donc entre les acteurs français : salariés, entreprises et état.

n°23640772
Camelot2
Posté le 16-08-2010 à 18:20:33  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Donc tout ça n'est qu'investissement et profite aux entreprises ?
 
Et que ces sympathiques investisseurs se mettent à exiger des rendements à 2 chiffres aux entreprises au point de mettre en péril leur avenir en rognant sur des investissements et en obligeant à un essorage des coûts, donc des salariés, ça va dans l'intérêt global du système ? Absolument pas.  
 
Petit article sur le sujet, sur un livre qui date de 2005 :
 
http://www.alternatives-economique [...] 22478.html
 


 
Ce serait bien de ne pas élargir le comportement de certaines entreprises du CAC40 à l'ensemble de l'économie...Et encore moins d'élargir le comportement de fonds spéculatifs à l'ensemble des investisseurs.
 
Des investisseurs institutionnels comme les assureurs (qui représentent une bonne part des obligations d'état, par exemple) ou les fonds de pension, ont des objectifs à long terme et n'exigent pas une rentabilité qui se fasse au détriment de l'entreprise.
 
En général, c'est surtout le management dont les rémunérations sont calquées sur les performances qui poussent à la prise de risque et/ou à la réduction drastique des coûts. Voire se lance dans des acquisitions totalement absurdes.

n°23640812
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 16-08-2010 à 18:24:34  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Ce que je comprends de ton petit truc en gras c'est "payer des gens pour creuser des trous".  


C'est le souci de savoir où et comment on les crée.
 
Plusieurs solutions :
- développer de nouveaux secteurs, comme l'a dit Badcow au dessus
- partage du temps de travail : on passe à un travail horaire de 32 ou 30h, à salaire constant. Et faut trouver le pognon (les % du PIB à mieux répartir) pour payer les employés en plus devenus nécessaires pour combler les manques en heures de travail.
 
Dans tous les cas, ça ne pourra surement se faire que par un investissement de l'état. A corrélé avec des taxes supplémentaires sur les sur profits des entreprises/actionnaires qui n'ont pas d'utilité directe pour le développement et l'investissement économique. Bref, on "trucide" le capitalisme financier au profit de l'investissement dans les entreprises et une forme de subventionnement de nouveaux emplois.

n°23640831
Betcour
Building better worlds
Posté le 16-08-2010 à 18:26:01  profilanswer
 

Ernestor a écrit :

Donc tout ça n'est qu'investissement et profite aux entreprises ?


Oui, parce qu'in-fine le capital c'est des usines, des brevets, des machines, etc. Quand on parle du partage de la VA, la rémunération du capital c'est la rémunération de tous ces éléments qui servent à la production.
Après il y a beaucoup d'échanges, mais encore une fois ce sont des flux (on change le nom du propriétaire des biens), y'a pas d'univers parallèle ou le capital va se planquer.
 

Citation :

Et que ces sympathiques investisseurs se mettent à exiger des rendements à 2 chiffres aux entreprises au point de mettre en péril leur avenir en rognant sur des investissements et en obligeant à un essorage des coûts, donc des salariés, ça va dans l'intérêt global du système ? Absolument pas.


Tu crois que les gains de productivité (qui bénéficient également aux salariés, cf le fameux graphique) ça s'obtient comment ?
Tu crois qu'il y a 30 ans les investisseurs n'exigeaient pas le maximum de rendement de leur investissement ?
Et aux dernières nouvelles toutes les entreprises cotées en bourse ont pas fait faillite sous le joug cruel des actionnaires. Comment est-ce possible ?


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23640934
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 16-08-2010 à 18:31:29  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Oui, parce qu'in-fine le capital c'est des usines, des brevets, des machines, etc. Quand on parle du partage de la VA, la rémunération du capital c'est la rémunération de tous ces éléments qui servent à la production.
Après il y a beaucoup d'échanges, mais encore une fois ce sont des flux (on change le nom du propriétaire des biens), y'a pas d'univers parallèle ou le capital va se planquer.
 
Tu crois que les gains de productivité (qui bénéficient également aux salariés, cf le fameux graphique) ça s'obtient comment ?
Tu crois qu'il y a 30 ans les investisseurs n'exigeaient pas le maximum de rendement de leur investissement ?
Et aux dernières nouvelles toutes les entreprises cotées en bourse ont pas fait faillite sous le joug cruel des actionnaires. Comment est-ce possible ?


Donc nous vivons avec exactement le même capitalisme qu'il y a 30 ans ? Rien n'a changé, du tout ?
 
C'est marrant ça, parce que tout le monde dit le contraire. Ce fameux capitalisme financier, censé être nouveau, en fait il était déjà là il y a 30 ans ?
 
Bref, faut arrêter là. Il y a des faits indéniables : la finance a pris un point considérable dans l'économie. Au point délirant qu'on arrive à parler d'économie réelle pour les entreprises et industries de la vraie vie. On marche sur la tête, il y a une économie virtuelle/irréelle qui s'est développée. Commençons par limiter le poid indécent et dangereux de ce capitalisme financier, ça résoudra déjà un tas de problèmes. Après, on verra ce qu'il reste à faire.

n°23641024
Badcow
Posté le 16-08-2010 à 18:36:22  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


1) Il est dû à la crise. Avant 2009, on avait un déficit annuel de 40 milliards. Pil poil dans l'ordre de grandeur que je donne.
 
2) Il faut faire quoi alors ? i) Ne pas payer les salariés pour que l'économie fonctionne ? ii) Et puis où j'ai parlé de faire que de la relance. Mon propos est la répartition du PIB en faveur un peu plus du salariat. Ce qui engendrera mécaniquement une augmentation de la consommation, mais c'est une conséquence positive, pas le moyen à mettre en oeuvre.
 
3) Je ne parle pas de ça, je parle de la répartition de la VA produite en France et donc entre les acteurs français : salariés, entreprises et état.


 
2i)- tout dans la nuance, n'est-ce pas ?
2ii)- rien ne dit que l'augmentation des salaires créera une augmentation favorable (pour la France) de la demande. La seule chose consommée en masse ET produite localement, c'est les services tant décriés sur ce topic.
 
3)- et je te dis que la plupart des biens de consommation "matériels" dont les Français sont friands sont fabriqués à l'étranger, donc augmenter la demande chez nous ne changera pas grand chose concernant la situation de l'emploi (sauf concernant les services).


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°23641053
Camelot2
Posté le 16-08-2010 à 18:38:13  profilanswer
 


 

Ernestor a écrit :


C'est le souci de savoir où et comment on les crée.
 
Plusieurs solutions :
- développer de nouveaux secteurs, comme l'a dit Badcow au dessus
- partage du temps de travail : on passe à un travail horaire de 32 ou 30h, à salaire constant. Et faut trouver le pognon (les % du PIB à mieux répartir) pour payer les employés en plus devenus nécessaires pour combler les manques en heures de travail.
 
Dans tous les cas, ça ne pourra surement se faire que par un investissement de l'état. A corrélé avec des taxes supplémentaires sur les sur profits des entreprises/actionnaires qui n'ont pas d'utilité directe pour le développement et l'investissement économique. Bref, on "trucide" le capitalisme financier au profit de l'investissement dans les entreprises et une forme de subventionnement de nouveaux emplois.


 
Ton opposition binaire entre capitalisme financier et investissement est stérile. Tu n'es pas obligé de "trucider le capitalisme financier" pour résorber l'accroissement des inégalités ces dix dernières années.  
 
Pour le partage du temps de travail, cette notion n'est valable que si la quantité de travail est un gâteau fixe qu'on peut diviser en part. Ce n'est pas vraiment le cas...Et les bénéfices supposés des 35h par rapport à leur coût pour l'état ne sont pas vraiment un incitatif à élargir le dispositif.

n°23641088
Camelot2
Posté le 16-08-2010 à 18:40:43  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


 
Bref, faut arrêter là. Il y a des faits indéniables : la finance a pris un point considérable dans l'économie. Au point délirant qu'on arrive à parler d'économie réelle pour les entreprises et industries de la vraie vie. On marche sur la tête, il y a une économie virtuelle/irréelle qui s'est développée. Commençons par limiter le poid indécent et dangereux de ce capitalisme financier, ça résoudra déjà un tas de problèmes. Après, on verra ce qu'il reste à faire.


 
Poil@? C'est toi?  :o  
 

mood
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Posté le 16-08-2010 à 18:40:43  profilanswer
 

n°23641096
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 16-08-2010 à 18:41:21  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
C'est l'idée que les inégalités, lorsqu'elles dépassent un certain seuil, sont sources de déséquilibres. Je partage totalement cet avis. Il y a un véritable transfert d'une classe à l'autre, d'une génération à l'autre, en France surtout durant la dernière décennie avec le poids supplémentaire des revenus financiers (la part des dividendes est passé de 5-6% en 98-00 à 8.5% dans la VA en 2008).
 
En clair, et c'est pour cela que la perception des méchants actionnaires est si forte, l'abus de leur part ces dix dernières années a fait déborder le vase et mis en exergue/aggravé un problème déjà lancinant depuis  le milieu des années 80.
 
Et j'avais déjà eu une discussion avec Betcour au sujet de ce nouvel équilibre à 67-68% de la part des salariés dans la VA et sur la nécessité de compenser cette perte par rapport aux années 70 en ponctionnant mieux les revenus financiers. C'était le débat sur l'asymétrie de mobilité entre le salarié et le capital. Asymétrie qui s'est accrue avec le progrès technique et financier notamment. Ainsi, si en 1400, l'argent circulait au même rythme (voire moins vite) qu'un homme. Désormais, c'est grandement l'inverse. Il y a un sujet de thèse à creuser là.  :o  
 
Cependant, il ne faut pas non plus oublier que le chômage est fortement lié au SMIC. Si on veut régler un tant soi peu le problème du chômage, on ne peut pas éviter une remise en question du mécanisme.  
 
Par contre, si je partage assez bien ton constat (même si, imo, on doit pas être totalement d'accord sur le partage de responsabilité), tes solutions me semblent passablement dépassées. Ca ressemble furieusement à la "relance par la demande" qui mène droit vers la croissance à crédit.  :D


 
Pour toi le SMIC est la cause du chomage donc ? tu peux développer succintement ?
 
Est ce que le fait qu'on parle en parage de la valeur ajoutée ou en terme de PIB fait qu'on a du mal à s'entendre ou pas ? et est ce que ça ne dénoterait pas déjà des problèmes de positionnement ?
 
Sinon +1 pour l'accélération des valeurs et des informations et les problèmes posés au temps humain;

n°23641194
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 16-08-2010 à 18:47:12  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
2i)- tout dans la nuance, n'est-ce pas ?
2ii)- rien ne dit que l'augmentation des salaires créera une augmentation favorable (pour la France) de la demande. La seule chose consommée en masse ET produite localement, c'est les services tant décriés sur ce topic.
 
3)- et je te dis que la plupart des biens de consommation "matériels" dont les Français sont friands sont fabriqués à l'étranger, donc augmenter la demande chez nous ne changera pas grand chose concernant la situation de l'emploi (sauf concernant les services).


Et je te répète que le principe de base que j'énonce n'est PAS le relance par la consommation mais un meilleur partage du PIB entre les 3 acteurs économiques (état, salariat, entreprises).  
 
Donc pas la peine de me dire que la relance par la consommation pose des problèmes, c'est un sujet secondaire. La relance de la consommation est en effet une conséquence, pas le but. Conséquence qui de toute façon  sera tout de même positive quand bien même tout n'ira pas à la France, il y aura des entreprises qui vont en profiter et l'état notamment par la TVA.

n°23641255
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 16-08-2010 à 18:50:10  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

 

Poil@? C'est toi?  :o

 



Non, mais il y a quand même des choses sur lesquelles il faut avoir les yeux ouverts et pas tomber dans l'hypocrise du "tout va très bien dans le capitalisme récent madame la Marquise" ;)

 
Camelot2 a écrit :


Ton opposition binaire entre capitalisme financier et investissement est stérile. Tu n'es pas obligé de "trucider le capitalisme financier" pour résorber l'accroissement des inégalités ces dix dernières années.

 

Pour le partage du temps de travail, cette notion n'est valable que si la quantité de travail est un gâteau fixe qu'on peut diviser en part. Ce n'est pas vraiment le cas...Et les bénéfices supposés des 35h par rapport à leur coût pour l'état ne sont pas vraiment un incitatif à élargir le dispositif.


Le problème des 35h c'est que la contrepartie donnée aux entreprises via les exonérations de charges n'ont pas été suffisantes pour couvrir la perte de travail réalisé. D'où un compromis boiteux trouvé : ok pour les 35h, mais on met la pression sur nos salariés pour plus de flexibilité et de productivité pour compenser. Au final, même si on a créé 400 000 emplois, on a aussi flexibilisé le marché de l'emploi ce qui n'est pas allé bien entendu au profit des salariés.

 

C'est pas pour autant qu'une meilleure répartition du temps de travail n'est plus envisageable, il faudra le faire sur des bases plus solides. A part ça, si, on peut découper le gâteau, on peut toujours le découper.

 

Et le terme "trucider" était outrancier, c'était fait exprès :D

Message cité 1 fois
Message édité par Ernestor le 16-08-2010 à 18:53:14
n°23641437
Camelot2
Posté le 16-08-2010 à 19:03:51  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :


 
Pour toi le SMIC est la cause du chomage donc ? tu peux développer succintement ?
 
Est ce que le fait qu'on parle en parage de la valeur ajoutée ou en terme de PIB fait qu'on a du mal à s'entendre ou pas ? et est ce que ça ne dénoterait pas déjà des problèmes de positionnement ?
 
Sinon +1 pour l'accélération des valeurs et des informations et les problèmes posés au temps humain;


 
1.Cfr Betcour. Si tu imposes un salaire minimum, tous les emplois dont la productivité est inférieur à ce salaire disparaisse. Typiquement, tu n'as plus de cireur de chaussures (en tout cas moins). Alors, ce n'est pas un mal en soi. La société considère qu'il n'est pas normal de travailler et de gagner moins que "x" pour cela. Il faut juste être conscient qu'on ne peut pas avoir le beurre (absence de chômage) et l'argent du beurre (salaire minimum élevé).
Car, au delà de sa valeur absolu, c'est surtout son évolution (plus rapide que les autres salaires) qui est problématique.
 
Mais ce n'est évidemment pas le seul facteur...l'inadéquation entre offres et demandes, la démographie, la politique complètement ratée d'intégration, l'environnement économique mondial et la (non)-adaptation de la France à celui-ci,...
 
2.En théorie non vu que le PIB est la somme des VA. Il me semble que tes chiffres proviennent d'une manipulation régulièrement mise en avant par certains économistes qui prennent 1982 comme point de référence. Manipulation car ce point haut n'est pas le résultat d'une lutte sociale ou de facteurs long-terme...mais le résultat de la récession (choc pétrolier) couplé à l'indexation automatique. D'ailleurs, ce point culminant pour le partage des salaires dans la VA est aussi...le point culminant des intérêts à payer par les entreprises: elles s'endettaient pour payer les salaires. Glups.  :o  
 
En tout cas, je réfute l'idée que le chômage serait une fatalité dû au système économique mondial et cela pour deux raisons:
1.Les destructions nettes d'emploi dû aux délocalisations sont à mille lieux du ressenti sociétal et médiatique (voir les dernières études de l'INSEE à ce sujet)
2.D'autres pays ont su s'adapter (sans pour autant sacrifier leur niveau de vie). J'ai toujours le Danemark en exemple, les Pays-bas aussi.

n°23641550
Camelot2
Posté le 16-08-2010 à 19:11:44  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Non, mais il y a quand même des choses sur lesquelles il faut avoir les yeux ouverts et pas tomber dans l'hypocrise du "tout va très bien dans le capitalisme récent madame la Marquise" ;)


 
Ha mais je suis parmi les premiers à critiquer une "certaine" finance et une "certaine" gestion d'entreprise qui a failli tout foutre en l'air. Par contre, je réfute cette opposition entre capitalisme (même financier) et investissement. On rend la finance responsable de tout et n'importe quoi, on en fait même une économique "déconnecté" (chose complètement absurde lorsqu'on voit comment cette économie déconnectée réagit à la prétendu économie réelle)...
 
A mon sens, la finance est une caisse de résonnance qui peut tant lisser qu'exarcerber les tendances. Fatalement, lorsqu'on augmente la rapidité d'un côté, on augmente les risques d'emballement de l'autre. La finance en tant qu'objet n'a que peu de reproches à se faire...mais certains qui l'utilisent, par contre, mériteraient la taule.
 

Ernestor a écrit :


Le problème des 35h c'est que la contrepartie donnée aux entreprises via les exonérations de charges n'ont pas été suffisantes pour couvrir la perte de travail réalisé. D'où un compromis boiteux trouvé : ok pour les 35h, mais on met la pression sur nos salariés pour plus de flexibilité et de productivité pour compenser. Au final, même si on a créé 400 000 emplois, on a aussi flexibilisé le marché de l'emploi ce qui n'est pas allé bien entendu au profit des salariés.
 
C'est pas pour autant qu'une meilleure répartition du temps de travail n'est plus envisageable, il faudra le faire sur des bases plus solides. A part ça, si, on peut découper le gâteau, on peut toujours le découper.  
 
Et le terme "trucider" était outrancier, c'était fait exprès :D


 
Oui alors, les 400 000 emplois...hein...hum...hum.
 
Et une flexibilité avec un système social adapté est inéluctable dans le monde actuel. Certains l'ont bien compris. D'autres non. Mais, fatalement, lorsque le concept même "d'économie de marché" est un gros mot en France, parler de "flexibilité" revient à cristalliser les positions.
Surtout que les représentants du patronat français sont aussi corporatistes que les syndicats.
 

n°23641598
Badcow
Posté le 16-08-2010 à 19:16:46  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Et je te répète que le principe de base que j'énonce n'est PAS le relance par la consommation mais un meilleur partage du PIB entre les 3 acteurs économiques (état, salariat, entreprises).  
 
Donc pas la peine de me dire que la relance par la consommation pose des problèmes, c'est un sujet secondaire. La relance de la consommation est en effet une conséquence, pas le but. Conséquence qui de toute façon  sera tout de même positive quand bien même tout n'ira pas à la France, il y aura des entreprises qui vont en profiter et l'état notamment par la TVA.


 
Je comprend bien, mais le partage de la VA n'est pas quelque chose qui se décrète, et diminuer le taux de chômage (même sans toucher aux salaires) fera mécaniquement augmenter la part des salaires dans la VA.
 
Donc (amha) ce n'est pas en augmentant la part des salaires dans la VA qu'on arrivera à faire disparaître le chômage de masse, mais au contraire en faisant disparaître le chômage de masse que la part des salaires dans la VA retrouvera son niveau des "trente glorieuses".


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°23641747
python
Posté le 16-08-2010 à 19:35:25  profilanswer
 

Betcour a écrit :


L'idée générale est qu'il vaut mieux un type qui bosse pour 800 € et qui touche 200 € d'aides de l'état qu'un type qui touche 800 € de l'état en restant chez lui, parce que l'emploi n'existe pas.
 
En fait le SMIC revient à interdire tous les emplois dont la valeur ajoutée est inférieure au SMIC.


 
Le SMIC est improductif par nature.  
 
Un type qui bosse pour 3000 net par mois sera plus productif car ce n'est pas tout son argent qui part en bouffe et loyer
 
Le type au SMIC dépensera tout en bouffe et loyer et n'achete rien.  Là ou le bat blesse c'est qu'on profite de lui en lui vendant du crédit et qu'il est constamment endetté sans jamais pouvoir en sortir.  
 

n°23641751
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 16-08-2010 à 19:35:45  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
1.Cfr Betcour. Si tu imposes un salaire minimum, tous les emplois dont la productivité est inférieur à ce salaire disparaisse. Typiquement, tu n'as plus de cireur de chaussures (en tout cas moins). Alors, ce n'est pas un mal en soi. La société considère qu'il n'est pas normal de travailler et de gagner moins que "x" pour cela. Il faut juste être conscient qu'on ne peut pas avoir le beurre (absence de chômage) et l'argent du beurre (salaire minimum élevé).
Car, au delà de sa valeur absolu, c'est surtout son évolution (plus rapide que les autres salaires) qui est problématique.
 
Mais ce n'est évidemment pas le seul facteur...l'inadéquation entre offres et demandes, la démographie, la politique complètement ratée d'intégration, l'environnement économique mondial et la (non)-adaptation de la France à celui-ci,...
 
2.En théorie non vu que le PIB est la somme des VA. Il me semble que tes chiffres proviennent d'une manipulation régulièrement mise en avant par certains économistes qui prennent 1982 comme point de référence. Manipulation car ce point haut n'est pas le résultat d'une lutte sociale ou de facteurs long-terme...mais le résultat de la récession (choc pétrolier) couplé à l'indexation automatique. D'ailleurs, ce point culminant pour le partage des salaires dans la VA est aussi...le point culminant des intérêts à payer par les entreprises: elles s'endettaient pour payer les salaires. Glups.  :o  
 
En tout cas, je réfute l'idée que le chômage serait une fatalité dû au système économique mondial et cela pour deux raisons:
1.Les destructions nettes d'emploi dû aux délocalisations sont à mille lieux du ressenti sociétal et médiatique (voir les dernières études de l'INSEE à ce sujet)
2.D'autres pays ont su s'adapter (sans pour autant sacrifier leur niveau de vie). J'ai toujours le Danemark en exemple, les Pays-bas aussi.


 
1- je ne connais pas de pays où le boulot de cireur de chaussure est déclaré :o
 
Mais bon pour sortir du cas particulier, il faut bien une valeur-travail/temps de référence non ?
 
Ce que tu dis me semble orienté, ça me fait penser aux patrons qui ne veulent pas augmenter des employés sous prétexte "vous vivez au dessus de vos moyens ce n'est pas ma faute" alors que l'ancienneté fait gagner en productivité...
 
Plus concrètement, on peut dire, d'un autre point de vue, que ce sont les autres salaires qui n'évoluent plus surtout, et ce du fait d'une course aux profits. Puisque le salaire minimal est aussi calculé en fonction du pouvoir d'achat minimum. Ou alors y a un problème de système, qui fait que la meme course au profit de la finance empêche de baisser les prix des biens de consommation.
 
à ce moment là effectivement soit on essaye d'etre autonome et d'essayer de se préserver d'une certaine mondialisation qui fait que les gros bouffe les petits (preuve en est la mort des indépendants) soit on rentre dans l'Europe néo-libérale oui...
 
2- Moi ça me semble bien comme échelle trente ans...et surtout ça part d'un point neutre de crise, et on peut donc nettement voir les choix et directions qu'a pris la société.
 
Pour moi il me semble clair que la course au profit financière (qui a tendance à créer des bulles) la dérèglementation sont du coup clairement en rapport avec le chomage.
1- Effectivement ça n'empeche pas en dehors de ces grandes lignes de prendre en compte les autres facteurs. Histoire de ne pas etre uniquement dans l'idéologie.
2- Ouais mais si tu me donnes des exemples de pays qui sentent très fort l'extreme droite ....:o

n°23641794
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 16-08-2010 à 19:41:37  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Oui alors, les 400 000 emplois...hein...hum...hum.
 
Et une flexibilité avec un système social adapté est inéluctable dans le monde actuel. Certains l'ont bien compris. D'autres non. Mais, fatalement, lorsque le concept même "d'économie de marché" est un gros mot en France, parler de "flexibilité" revient à cristalliser les positions.
Surtout que les représentants du patronat français sont aussi corporatistes que les syndicats.
 


 
Il faut parler en terme de marché si on veut pouvoir le réglementer et savoir où on va effectivement.
 
En France il y a de la flexibilité, le problème c'est quand on pousse les gens à la précarité.
 
Le MEDEF et l'UIMM sont des syndicats....

n°23641827
otobox
Maison fondée en 2005
Posté le 16-08-2010 à 19:46:02  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :

Plus concrètement, on peut dire, d'un autre point de vue, que ce sont les autres salaires qui n'évoluent plus surtout, et ce du fait d'une course aux profits. Puisque le salaire minimal est aussi calculé en fonction du pouvoir d'achat minimum. Ou alors y a un problème de système, qui fait que la meme course au profit de la finance empêche de baisser les prix des biens de consommation.


Le SMIC est augmenté d'une façon automatique, mais est aussi augmenté suite à des "coups de pouce" du gouvernement.
Dire que le SMIC est le problème qui génère du chômage, pourquoi pas. Cependant, là où le SMIC n'existe pas, il y a quand même du chômage -peut être moins qu'en France-. Le truc aussi, c'est constater que si on devait supprimer le SMIC, cela conduirait a avoir certains bas salaires en dessous du pouvoir d'achat au bénéfice d'une réduction du chômage.
Ca montre d'une certaine façon qu'une société capitaliste tel qu'on la pratique aujourd'hui est un système qui exploite les plus faibles.


---------------
OtObOxBlOg - - - Etre seul à avoir tort  c'est plus difficile, mais c'est bien plus beau que d'avoir raison avec une bande de cons
n°23641868
python
Posté le 16-08-2010 à 19:51:25  profilanswer
 

otobox a écrit :


Le SMIC est augmenté d'une façon automatique, mais est aussi augmenté suite à des "coups de pouce" du gouvernement.
Dire que le SMIC est le problème qui génère du chômage, pourquoi pas. Cependant, là où le SMIC n'existe pas, il y a quand même du chômage -peut être moins qu'en France-. Le truc aussi, c'est constater que si on devait supprimer le SMIC, cela conduirait a avoir certains bas salaires en dessous du pouvoir d'achat au bénéfice d'une réduction du chômage.
Ca montre d'une certaine façon qu'une société capitaliste tel qu'on la pratique aujourd'hui est un système qui exploite les plus faibles.


 
c'est la raison pour laquelle les emplois à faible valeur ajoutée ne valent même pas la peine d'être occupés vu le salaire ridicule qui est donné.  
 

n°23641872
dante2002
HEUUU NOOOOOOOOON
Posté le 16-08-2010 à 19:51:38  profilanswer
 

Une question pour les tenants du système actuel et de "l'efficaticté economique".
 
Vous ne trouvez pas que le monde du travail ne tourne pas rond? Je veux dire, ne serait ce qu'en terme d'efficacité opérationnelle?
 
Vos belles boites du CAC que vous vantez tant pour leur résultats "formidables", elles tourneraient comment si:
- elles n'avaient pas des sous-traitant à pressurer comme des citrons et des prestas pour faire tourner la boutique
- elles ne bénéficiaient pas toutes de gigantesque clientelisme tant fiscal que légal de la part de l'état.
 
Ces "grosses boites", sont juste au sommet de la chaine alimentaire, parce qu'elles y sont toutes depuis 150 ans, et la plupart issues de l'état.
 
Mais dans les entreprises, dans les services infos, dans les production, on travaille de plus en plus mal, en mettant en place des jolies indicateurs qui font croire qu'on bosse mieux.
 
Mais bordel, cela ne fait que 10 ans que je bosse, mais très objectivement, on fait n'importe quoi...


---------------
Parce que le vote pour Emmanuel Macron n'est pas un vote de conviction mais une nécessité démocratique
n°23641910
Badcow
Posté le 16-08-2010 à 19:57:26  profilanswer
 

python a écrit :


 
Le SMIC est improductif par nature.  
 
Un type qui bosse pour 3000 net par mois sera plus productif car ce n'est pas tout son argent qui part en bouffe et loyer
 
Le type au SMIC dépensera tout en bouffe et loyer et n'achete rien.  Là ou le bat blesse c'est qu'on profite de lui en lui vendant du crédit et qu'il est constamment endetté sans jamais pouvoir en sortir.  
 


 
Obvious troll is obvious... ou alors c'est simplement un problème de logique.


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°23641913
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 16-08-2010 à 19:57:48  profilanswer
 

Typique du mec qui bosse en info et qui croit qu'il va régler les salariés avec une boucle "while not 19h do" :o


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°23641968
zad38
Posté le 16-08-2010 à 20:04:03  profilanswer
 

Ernestor a écrit :

Et je te répète que le principe de base que j'énonce n'est PAS le relance par la consommation mais un meilleur partage du PIB entre les 3 acteurs économiques (état, salariat, entreprises).

 

Donc pas la peine de me dire que la relance par la consommation pose des problèmes, c'est un sujet secondaire. La relance de la consommation est en effet une conséquence, pas le but. Conséquence qui de toute façon  sera tout de même positive quand bien même tout n'ira pas à la France, il y aura des entreprises qui vont en profiter et l'état notamment par la TVA.


Badcow a écrit :

Je comprend bien, mais le partage de la VA n'est pas quelque chose qui se décrète, et diminuer le taux de chômage (même sans toucher aux salaires) fera mécaniquement augmenter la part des salaires dans la VA.

 

Donc (amha) ce n'est pas en augmentant la part des salaires dans la VA qu'on arrivera à faire disparaître le chômage de masse, mais au contraire en faisant disparaître le chômage de masse que la part des salaires dans la VA retrouvera son niveau des "trente glorieuses".


+1, à te lire Ernestor on dirait que tu imagines que les richesses sont produites dans un premier temps puis qu'ensuite une poignée de connards se réunissent autour d'un café pour partager le tout. Or tout se fait en même temps et en continu, je pense donc aussi que c'est le partage final à l'arrivée qui dépend de la situation économique et non l'inverse. Pour 2009 la part des salaires a du augmenter je pense vu la crise : les salaires sont (censés être, je sais  :o ) plus stables que les revenus du capital, qui eux par contre sont plus sujets au risque (on gagne plus, mais on peut perdre plus) et donc au contexte. Y-a-t'il eu une chute du chômage pour autant ?

Message cité 1 fois
Message édité par zad38 le 16-08-2010 à 20:05:24
n°23642041
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 16-08-2010 à 20:11:24  profilanswer
 

Non mais le chômage on en connait la cause hein, c'est pas la peine de tracer des plans sur la comète: c'est le salaire trop élevé pour certaines activités qui rend leur réalisation non-rentable.
 
Faut pas chercher midi à 14h, une entreprise c'est drivé par la productivité marginale, si elle est nulle elle arrête de produire ou ne produit pas.


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°23642088
Camelot2
Posté le 16-08-2010 à 20:17:22  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :


 
 
2- Moi ça me semble bien comme échelle trente ans...et surtout ça part d'un point neutre de crise, et on peut donc nettement voir les choix et directions qu'a pris la société.
 


 
WHAT?
Je vais être très clair. Je ne continue pas cette discussion si tu considères 1982 comme un point d'équilibre du partage de la VA sans autre arguments. Ce n'est pas une question de choix d'historique, c'est une question de référentiel. A toi de voir: Soit tu amènes des éléments concrets montrant que ce point haut n'est pas dû à des conditions spécifiques de l'environnement économique, soit tu ne l'utilises pas comme référence.
 

Citation :

Mais bordel, cela ne fait que 10 ans que je bosse, mais très objectivement, on fait n'importe quoi...


 
Obvious troll is obvious.

Message cité 1 fois
Message édité par Camelot2 le 16-08-2010 à 20:17:41
n°23642106
Profil sup​primé
Posté le 16-08-2010 à 20:18:59  answer
 

peaceful a écrit :

Non mais le chômage on en connait la cause hein, c'est pas la peine de tracer des plans sur la comète: c'est le salaire trop élevé pour certaines activités qui rend leur réalisation non-rentable.

 

Faut pas chercher midi à 14h, une entreprise c'est drivé par la productivité marginale, si elle est nulle elle arrête de produire ou ne produit pas.

 

Cela fait 30 ans qu'on nous dit le salaire est trop élevé, et cela fait 30 ans qu'on rogne sur les salaires. Je propose qu'on supprime le salaire !!  :o

 

Vous n'est même plus dans la réalité, quelle société vous voulez, pour quelle finalité ?  

 

Vous parlez d'économie sans regarder l'humanité qui derrière, c'est totalement grotesque.  :pfff:  :pfff:

Message cité 3 fois
Message édité par Profil supprimé le 16-08-2010 à 20:20:48
n°23642125
Camelot2
Posté le 16-08-2010 à 20:22:12  profilanswer
 


 
[:violon]

n°23642128
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 16-08-2010 à 20:22:57  profilanswer
 

 

Hé coco, tout ce que je dis c'est que si tu prévois d'élever du betail, mais que l'entretenir te revient plus cher que ce que tu ne vas le revendre, bah tu vas pas te lancer dans l'élevage.

 

Voilà je t'ai mis le discours au niveau, c'est mieux ? :o

Message cité 2 fois
Message édité par peaceful le 16-08-2010 à 20:23:56

---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°23642142
korrigan73
Membré
Posté le 16-08-2010 à 20:25:53  profilanswer
 

peaceful a écrit :

Non mais le chômage on en connait la cause hein, c'est pas la peine de tracer des plans sur la comète: c'est le salaire trop élevé pour certaines activités qui rend leur réalisation non-rentable.
 
Faut pas chercher midi à 14h, une entreprise c'est drivé par la productivité marginale, si elle est nulle elle arrête de produire ou ne produit pas.


c'est tellement bien les pays ou y'a pas de smic:
pas de chomage :love:
oh wait.... les USA y'a pas forcement le smic partout et officieusement y'a entre 16 et 20% de chomage.  [:clooney8]  
 
les metiers qui ne permettent pas de vivre dignement parce qu'ils ne rapportent pas assez pour y arriver n'ont pas a exister. voila tout.
sinon, c'est le retour aux petits boulots type cireurs de chaussures a la sortie des banques, fouilleurs de poubelles, emballeurs de produits a carrouf et autre porteurs de pancartes a la sortie des fast food...


---------------
El predicator du topic foot
n°23642143
Profil sup​primé
Posté le 16-08-2010 à 20:25:54  answer
 

peaceful a écrit :


 
Hé coco, tout ce que je dis c'est que si tu prévois d'élever du betail, mais que l'entretenir te revient plus cher que ce que tu ne vas le revendre, bah tu vas pas te lancer dans l'élevage.
 
Voilà je t'ai mis le discours au niveau, c'est mieux ? :o


 
 
C'est bien ça, vous parlez de bétail.   :o  

n°23642160
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 16-08-2010 à 20:28:10  profilanswer
 

korrigan73 a écrit :


c'est tellement bien les pays ou y'a pas de smic:
pas de chomage :love:
oh wait.... les USA y'a pas forcement le smic partout et officieusement y'a entre 16 et 20% de chomage.  [:clooney8]  
 
les metiers qui ne permettent pas de vivre dignement parce qu'ils ne rapportent pas assez pour y arriver n'ont pas a exister. voila tout.
sinon, c'est le retour aux petits boulots type cireurs de chaussures a la sortie des banques, fouilleurs de poubelles, emballeurs de produits a carrouf et autre porteurs de pancartes a la sortie des fast food...


 
C'est pas vendredi mec


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°23642164
python
Posté le 16-08-2010 à 20:28:49  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
Hé coco, tout ce que je dis c'est que si tu prévois d'élever du betail, mais que l'entretenir te revient plus cher que ce que tu ne vas le revendre, bah tu vas pas te lancer dans l'élevage.
 
Voilà je t'ai mis le discours au niveau, c'est mieux ? :o


On peut dire le même discours pour le type qui entretient l'élevage. S'il est pas assez payé pour payer ses dépenses, il le fera pas son travail et trouvera un travail mieux payé.


Message édité par python le 16-08-2010 à 20:31:17
n°23642180
python
Posté le 16-08-2010 à 20:31:05  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
C'est pas vendredi mec


il trolle pas, il connait le comportement du marché et la finance mieux que toi.  

n°23642192
korrigan73
Membré
Posté le 16-08-2010 à 20:32:54  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
C'est pas vendredi mec


et pourtant, c'est bien ce qu'on peut voir dans tes pays avec ces lois la...


---------------
El predicator du topic foot
n°23642197
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 16-08-2010 à 20:33:06  profilanswer
 

python a écrit :


il trolle pas, il connait le comportement du marché et la finance mieux que toi.  


 [:redrofl1]  [:glass]  [:otourne]  [:roxelay]  [:rofl]

 

Bon allez, continuez à bouffer des champignons, moi j'ai des entreprises à spolier et exploiter :o

Message cité 1 fois
Message édité par peaceful le 16-08-2010 à 20:34:02

---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°23642239
python
Posté le 16-08-2010 à 20:37:58  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 [:redrofl1]  [:glass]  [:otourne]  [:roxelay]  [:rofl]  
 
Bon allez, continuez à bouffer des champignons, moi j'ai des entreprises à spolier et exploiter :o


 
qui ne survivront pas longtemps car mal gérées

n°23642614
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 16-08-2010 à 21:06:34  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
WHAT?
Je vais être très clair. Je ne continue pas cette discussion si tu considères 1982 comme un point d'équilibre du partage de la VA sans autre arguments. Ce n'est pas une question de choix d'historique, c'est une question de référentiel. A toi de voir: Soit tu amènes des éléments concrets montrant que ce point haut n'est pas dû à des conditions spécifiques de l'environnement économique, soit tu ne l'utilises pas comme référence.


 
Perso je m'en fous, propose un cycle...ou d'autres dates en argumentant pourquoi tu choisis ces dates...
 
Si tu préfères inclure les périodes de croissance des années 70 vas y. Tu cherches un point "neutre" de l'économie ? ça existe ?
 

n°23642680
Badcow
Posté le 16-08-2010 à 21:11:59  profilanswer
 


 
Tiens, encore un qui fait dans la nuance... c'est la soirée qui veut ça ?
 
Je vais mettre quelques éléments qui déclencheront peut être un début de réflexion :
 
1- les cadres de type "ingénieurs" sont parmi les salariés les mieux payés, et aussi la CSP où il y a le moins de chômage. De manière générale, plus tu monte dans l'échelle des salaires (en ne regardant que les salariés "lambda", sans tenir compte des "top managers" qui fixent eux-même leurs salaires), plus le taux de chômage de cette catégorie diminue, comment explique-tu cela ?
 
2- Ernestor (il me semble ?) avait mis un lien vers une étude qui indiquait que dans les années '60, un ingénieur gagnait en moyenne 4,1 fois plus qu'un ouvrier, cette différence est autour de 2 maintenant,
 
3- Betcour (il me semble² ?) avait calculé que le "SMIC net 1970" correspondait à 500 € actuels, soit 2 fois moins que le "SMIC 2010",
 
Supprimer le SMIC ne fera pas disparaître le chômage (car il existe toujours des personnes dites "inemployables" ), mais dans le contexte Français, c'est à dire avec un système scolaire encore relativement performant (mais pour combien de temps encore ?), il me semble évident que le chômage pourrait diminuer de manière significative.
 
Par contre, il me semble tout aussi indispensable de prévoir la généralisation du RSA, parce que si c'est seulement pour transformer des chômeurs en travailleurs pauvres, on aura pas gagné grand chose.


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°23642874
Camelot2
Posté le 16-08-2010 à 21:26:46  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :


 
Perso je m'en fous, propose un cycle...ou d'autres dates en argumentant pourquoi tu choisis ces dates...
 
Si tu préfères inclure les périodes de croissance des années 70 vas y. Tu cherches un point "neutre" de l'économie ? ça existe ?
 


 
J'ai déjà donné mes arguments pour réfuter l'idée que 1982 est un point d'équilibre. Mon rapide historique du partage de la VA n'était là que pour tenter de voir d'où tu tirais tes chiffres de 8-10% (j'avoue que j'avais déjà ma petite idée dès le début...idée confirmée semblerait-il).
 
http://hfr-rehost.net/self/pic/d99a5474af157d2a755caea6d5bb2e7d1f59953a.jpeg
 
Tu ne remarques vraiment rien en 1982? Vraiment rien de rien? Il est assez net que le partage de la VA a subi deux périodes d'équilibres: une avant le choc pétrolier de 1975 et une après 1986. Et vu qu'on est des personnes intelligentes, on a tendance à comparer ce qui est comparable.
CQFD.

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