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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°23632564
Vaulti
Démocratie participative?
Posté le 15-08-2010 à 22:02:33  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Camelot2 a écrit :


 
Pays-Bas, Danemark, Finlande, Suède, Autriche, Suisse,...


Ces pays n'ont pas la culture "latine". Ils savent gérer les périodes de vache maigre.
Ils sont plus fourmis que cigale.

Message cité 1 fois
Message édité par Vaulti le 15-08-2010 à 22:05:10

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Tu l'as voulu, tu l'as eu...
mood
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Posté le 15-08-2010 à 22:02:33  profilanswer
 

n°23632601
Camelot2
Posté le 15-08-2010 à 22:06:20  profilanswer
 

Vaulti a écrit :


La Belgique partait d'une situation bien plus catastrophique que la France aussi. Le désendettement était obligatoire... (dette publique à 133,5% du PIB en 1993) Et le niveau de dette publique reste plus élevé que celui de la France (même avec l'arrivée de Sarkozy au pouvoir  :o ).
Après la Belgique a peut-être plus bénéficié de l'Europe que la France ce qui explique que l'impact a été modéré.


 
Oui, merci, je connais l'histoire de la Belgique. Réduire son endettement, lorsqu'il n'est pas soutenable et contre-productif, est bénéfique pour l'économie dans son ensemble.
 
C'est en vivant au-dessus de ses moyens et en subventionnant (pour la Wallonie) des entreprises sur le déclin que l'on a abouti à un tel niveau. Il était un peu logique que la Wallonie subisse aussi une partie du désendettement. Mais, et à moins que tu ais des éléments à ce sujet, elle n'a pas été plus frappé que le reste du pays par cette période.
 
Et, globalement, j'en connais plus d'un qui regrette l'époque Dehaene où la gestion du budget était un peu plus intelligente qu'aujourd'hui...où l'on vend des bâtiments pour boucher les trous.
 
Lier désendettement et tensions communautaires, c'est assez anachronique.

n°23632627
Camelot2
Posté le 15-08-2010 à 22:07:47  profilanswer
 

Vaulti a écrit :


Ces pays n'ont pas la culture "latine". Ils savent gérer les périodes de vache maigre.
Ils sont plus fourmis que cigale.


 
Ce qui confirme mes propos. L'endettement français est pro-cyclique. Il n'est pas inéluctable et inhérent au système économique. Il est surtout mal géré et mal utilisé.

n°23632641
metrocosme
jr. optimisation team member
Posté le 15-08-2010 à 22:08:58  profilanswer
 

pro-cyclique je sais pas ce que ça veut dire moi :o

 

il est structurel et pas conjoncturel ? /  financement de trucs ordinaires & pas financement de trucs extra-ordinaire style investissements ?

Message cité 1 fois
Message édité par metrocosme le 15-08-2010 à 22:14:07

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ban 1 mois (travail travail)
n°23632680
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 15-08-2010 à 22:12:56  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Si on ne prend pas 2009 comme année de référence, on constate que, jusqu'à avant la crise, l'endettement de plusieurs pays se réduisaient:
 
Zone Euro: 73.6 en 96; 69.7 en 2008
UE 27 : 68.3 en 97; 61.6 en 2008
 
En sachant qu'on vient souvent de beaucoup plus loin (en raison de l'endettement important durant les années 80)...
 
Et que fait la France pendant ce temps-là? Simple. Elle grimpe...encore...et encore...de 58 à 67.5 (63 si on prend 2007).
 
En fait, ce n'est pas tant le niveau absolu qui est inquiétant (d'autres pays font bien pire), c'est l'utilisation de la dette. Et le comportement de la dette française est pro-cyclique. Sinon, mon document préféré sur la dette:
 

Citation :

LA DETTE PUBLIQUE EN FRANCE :
la tendance des vingt dernières années
est-elle soutenable ?


 
http://www.insee.fr/fr/indicateurs [...] -dette.pdf


Bon, déjà de "tout le reste de l'UE" t'es passé à "plusieurs pays", ce qui n'est plus du tout la même chose. Mais même là, ta moyenne ne montre pas grand chose, il faudrait un détail par pays : savoir qui s'endettait plus et qui réduisait sa dette. Parce que je pense pas que la France soit le pire de l'UE pour sa dette, loin s'en faut.

n°23632695
metrocosme
jr. optimisation team member
Posté le 15-08-2010 à 22:15:34  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Bon, déjà de "tout le reste de l'UE" t'es passé à "plusieurs pays", ce qui n'est plus du tout la même chose. Mais même là, ta moyenne ne montre pas grand chose, il faudrait un détail par pays : savoir qui s'endettait plus et qui réduisait sa dette. Parce que je pense pas que la France soit le pire de l'UE pour sa dette, loin s'en faut.

 

Globalement, pour les pays développés, ( triade )  la dette elle est à 110-115 % du PIB annuel, actuellement, je crois. Et en augmentation.


Message édité par metrocosme le 15-08-2010 à 22:15:47

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ban 1 mois (travail travail)
n°23632709
Camelot2
Posté le 15-08-2010 à 22:17:26  profilanswer
 

metrocosme a écrit :

pro-cyclique je sais pas ce que ça veut dire moi :o
 
il est structurel et pas conjoncturel ? /  financement ordinaire & pas financement extra-ordinaire style investissements ?


 
Deux choses différentes. Il est pro-cyclique car il a tendance à augmenter aussi dans les bonnes périodes.  
Typiquement, on accorde des réductions d'impôts quand ça va bien, alors qu'on devrait consacrer les excédents de la bonne conjoncture à la réduction de l'endettement en vue de la prochaine crise. En temps de crise, on peut alors temporairement la pression fiscale pour lisser le cycle.
 
On voit bien que l'impact de la crise sur les finances françaises a été plutôt désastreux alors même que l'endettement était déjà en augmentation depuis le milieu des années 70. La France risque de connaître un effet boule de neige et, si on ne sort pas assez rapidement de la crise, ne sera pas capable de maintenir ses mesures d'aides. D'ailleurs, ne parle-t-on pas déjà d'austérité?
 
A l'inverse, un pays comme le Danemark qui était à 40% d'endettement en réduction depuis 10 ans peut se permettre de le faire grimper jusqu'à 60-70% durant la crise et d'atténuer son effet.
 
En appliquant une politique pro-cyclique (et électoraliste souvent) depuis des années, la France se prive de marge de manoeuvres en cas de coup dur. Cette fois-ci, ça devrait passer...mais si ça continue dans l'avenir, à la prochaine secousse, c'est l'effet boule de neige assuré (on emprunte pour payer les intérêts). Et là => Belgique 93.
 
Et, en effet, il est aussi structurel. Les deux effets sont d'ailleurs liés. Même si on peut imaginer un endettement conjoncturel et pro-cyclique.
Les déficits en solde primaire (hors charge de la dette) sont persistants depuis 1980 à l'exception des années 97-98-99 (Jospin).

n°23632736
Camelot2
Posté le 15-08-2010 à 22:21:00  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Bon, déjà de "tout le reste de l'UE" t'es passé à "plusieurs pays", ce qui n'est plus du tout la même chose. Mais même là, ta moyenne ne montre pas grand chose, il faudrait un détail par pays : savoir qui s'endettait plus et qui réduisait sa dette. Parce que je pense pas que la France soit le pire de l'UE pour sa dette, loin s'en faut.


 
J'ai dit "du reste de l'UE". C'était en référence à un rapport du Sénat qui avait comparé l'évolution de l'endettement français par rapport aux partenaires européens et qui montrait ce comportement absurde de l'augmentation pendant les bonnes périodes. C'était aussi en référence à un comportement moyen. La formulation prêtait à confusion, je m'en excuse...
 
Tu as le détail par pays sur Eurostat, et je peux te retrouver les rapports de l'INSEE ou du Sénat (ils trainent sur le topic).
 
L'important, je me répète, n'est pas le niveau absolu. Ce sont les causes et l'évolution. Et, à ce niveau, la France a vraiment un sérieux problème. Après, si on veut attendre de franchir les 100% pour s'y intéresser...

n°23632740
metrocosme
jr. optimisation team member
Posté le 15-08-2010 à 22:21:18  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Deux choses différentes. Il est pro-cyclique car il a tendance à augmenter aussi dans les bonnes périodes.  
Typiquement, on accorde des réductions d'impôts quand ça va bien, alors qu'on devrait consacrer les excédents de la bonne conjoncture à la réduction de l'endettement en vue de la prochaine crise. En temps de crise, on peut alors temporairement la pression fiscale pour lisser le cycle.
 
On voit bien que l'impact de la crise sur les finances françaises a été plutôt désastreux alors même que l'endettement était déjà en augmentation depuis le milieu des années 70. La France risque de connaître un effet boule de neige et, si on ne sort pas assez rapidement de la crise, ne sera pas capable de maintenir ses mesures d'aides. D'ailleurs, ne parle-t-on pas déjà d'austérité?
 
A l'inverse, un pays comme le Danemark qui était à 40% d'endettement en réduction depuis 10 ans peut se permettre de le faire grimper jusqu'à 60-70% durant la crise et d'atténuer son effet.
 
En appliquant une politique pro-cyclique (et électoraliste souvent) depuis des années, la France se prive de marge de manoeuvres en cas de coup dur. Cette fois-ci, ça devrait passer...mais si ça continue dans l'avenir, à la prochaine secousse, c'est l'effet boule de neige assuré (on emprunte pour payer les intérêts). Et là => Belgique 93.
 
Et, en effet, il est aussi structurel. Les deux effets sont d'ailleurs liés. Même si on peut imaginer un endettement conjoncturel et pro-cyclique.
Les déficits en solde primaire (hors charge de la dette) sont persistants depuis 1980 à l'exception des années 97-98-99 (Jospin).


 
gotcha. , première fois que j'entendais "pro-cyclique " :jap:


Message édité par metrocosme le 15-08-2010 à 22:22:28

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ban 1 mois (travail travail)
n°23632866
Camelot2
Posté le 15-08-2010 à 22:35:57  profilanswer
 

Un des rapports du sénat:
 

Citation :

L'ÉVOLUTION DE LA DETTE PUBLIQUE EN FRANCE ENTRE 1980 ET 1997 Les leçons d'une dérive


 
http://www.senat.fr/rap/r98-413/r98-413.html
 
Et un rapport (en cours de lecture) de l'INSEE sur les finances publiques...la synthèse commence bien:
 

Citation :

De manière emblématique, les périodes de haute conjoncture n’ont pas été utilisées, en France, pour réduire sérieusement
les déficits publics comme d’autres nations ont su le faire.


 
http://www.insee.fr/fr/publication [...] liques.pdf


Message édité par Camelot2 le 15-08-2010 à 22:36:14
mood
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Posté le 15-08-2010 à 22:35:57  profilanswer
 

n°23633150
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 15-08-2010 à 23:07:33  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Ce qui confirme mes propos. L'endettement français est pro-cyclique. Il n'est pas inéluctable et inhérent au système économique. Il est surtout mal géré et mal utilisé.


 
Par qui ? des noms ! qui sont les meneurs ? :o
 

n°23633179
metrocosme
jr. optimisation team member
Posté le 15-08-2010 à 23:10:52  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :

 

Par qui ? des noms ! qui sont les meneurs ? :o

 


 

C'est nous ! Putain, c'est beau la démocratie  [:wank]


Message édité par metrocosme le 15-08-2010 à 23:11:00

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ban 1 mois (travail travail)
n°23633406
Camelot2
Posté le 15-08-2010 à 23:37:56  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :


 
Par qui ? des noms ! qui sont les meneurs ? :o
 


 
Je dirais "Tous"...sauf peut-être Jospin qui a plutôt bien profité de la conjoncture. Mais si on élisait les politiques sur leur bilan, ça se saurait.  :D  
 

n°23634022
Betcour
Building better worlds
Posté le 16-08-2010 à 01:52:06  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

Je dirais "Tous"...sauf peut-être Jospin qui a plutôt bien profité de la conjoncture. Mais si on élisait les politiques sur leur bilan, ça se saurait.  :D


Il faut à ce sujet se souvenir du fameux débat sur la "cagnotte fiscale" : coup de bol sur la croissance en 1999, le budget est nettement moins en déficit que prévu, et toute la classe politique de débattre de la meilleure façon de claquer cette manne miraculeuse (on note déjà le truandage verbal dans l'usage totalement impropre du mot "cagnotte" )
 
Bis répétita en 2004 avec une soit disant nouvelle "cagnotte". Les politiques sont incorrigibles, leur banquier leur annonce qu'ils n'ont que 1000 € de découvert au lieu de 2000 € et la première chose qui leur vient à l'esprit c'est "comment on pourrait claquer ces 1000 € ?"


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23634024
poilagratt​er
Posté le 16-08-2010 à 01:52:55  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
Note pour les lecteurs non-avertis de ce topic !
 
Par "bidon", Poilagratter sous-entend tous les emplois qui n'existaient pas il y a 30 ans et dont Poilagratter ne comprend pas l'intérêt, comme par exemple webmaster, technicien de maintenance des réseaux, infographiste, vendeur de téléphone portable, etc...


c'est surtout dans la Finance, la Pub, les "affaires", ...,  qu'on les trouve, les "bidons", hein.


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°23634083
Camelot2
Posté le 16-08-2010 à 02:05:41  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Il faut à ce sujet se souvenir du fameux débat sur la "cagnotte fiscale" : coup de bol sur la croissance en 1999, le budget est nettement moins en déficit que prévu, et toute la classe politique de débattre de la meilleure façon de claquer cette manne miraculeuse (on note déjà le truandage verbal dans l'usage totalement impropre du mot "cagnotte" )
 
Bis répétita en 2004 avec une soit disant nouvelle "cagnotte". Les politiques sont incorrigibles, leur banquier leur annonce qu'ils n'ont que 1000 € de découvert au lieu de 2000 € et la première chose qui leur vient à l'esprit c'est "comment on pourrait claquer ces 1000 € ?"


 
Je connais aussi pas mal de CA qui réagirait de la même façon et s'empresserait de verser un dividende exceptionnel à leurs gentils actionnaires. Sans se demander s'il ne faudrait pas un peu provisionner pour les milliers de crédits foireux qui ont été conclu la même année.  :D  
 
Mais c'est vrai qu'on a aussi un peu ça en Belgique lorsque des marges de manoeuvre se sont dégagés suite au désendettement. Du coup, on est obligé, ces dernières années, d'atteindre l'équilibre par des mesures "one-shot".
 
C'est un problème global de vision à long terme qui ne date pas d'hier...
 

n°23638944
Profil sup​primé
Posté le 16-08-2010 à 15:42:22  answer
 

Vaulti a écrit :


Il n'est pas contre-productif au moment des élections...
Ce n'est pas très vendeur de dire aux français qu'ils vont devoir se serrer la ceinture.  
A part l'Allemagne, la situation de l'emploi des pays européens n'est guère mieux que la notre. (Espagne, Italie, Royaume-Uni, Belgique...)


 
 :??:  
 
Les "bons indicateurs" allemands sont très loin de refléter les situation de l'emploi du pays.
 

Citation :

Si tous les indicateurs économiques sont au vert, ils cachent cependant une situation sociale beaucoup moins idyllique. En dix ans, le nombre de travailleurs pauvres a augmenté de près de deux millions, selon une étude de l’Institut du travail de l’université de Duisbourg-Essane publiée au début du mois.
 
Plus de 6,5 millions de personnes en Allemagne, soit près de 20% des travailleurs, toucheraient ainsi moins de 10 euros brut de l'heure,
Parmi eux, 2 millions d'employés gagnent même moins de 6 euros de l'heure et ils sont nombreux, dans l’ex-RDA, à vivre avec moins de 720 euros par mois pour un temps complet.
 
Hausse du temps partiel
 
Des chiffres qui s’expliquent d’abord par le recours massif au temps partiel. L’Allemagne affichait déjà avant la crise l’un des taux les plus élevés d’Europe: 26% de sa population active était ainsi à temps partiel en 2007, contre 17% en France, selon l’Insee.
 
Pour éviter les licenciements, Angela Merkel les a vivement encouragés depuis deux ans. Les entreprises allemandes ont aussi préféré garder leurs employés sous la main en attendant des jours meilleurs plutôt que de les mettre à la porte.  
 
Baisse et gel des salaires
 
Les mesures prises par les gouvernements successifs pour améliorer la compétitivité ont aussi tiré vers le bas les rémunérations. Car contrairement à la France et à beaucoup d’autres pays de l’UE, l’Allemagne n’a pas de salaire minimum. Celui-ci est fixé par négociations salariales dans chaque branche d’activité.
 
En période de crise, nombre d’employés ont préféré des baisses de salaires par crainte des licenciements. Le plus puissant syndicat allemand, IG Metall, a ainsi accepté cette année un gel des rémunérations pour préserver 3 millions d’emplois.
 
Il a déjà fait savoir qu’il réclamerait des augmentations «significatives» lors des prochaines négociations à l’automne maintenant que la croissance était de retour
http://www.20minutes.fr/article/58 [...] rite-aussi


 
 
Presque un salarié sur 3 est au temps partiel  :ouch:  
 
Si l'Allemagne est si compétitive, c'est qu'elle aligne les salaires a vitesse grand V sur ceux des pays asiatique. Le Pire étant que reste de l'Europe prend l'Allemagne en exemple.  :o  
 
C'est pas possible les Allemands sont pire que des moutons, cela va fatalement finir par exploser.  :pfff:  :pfff:
 
En fait les "bons indicateurs" sont ceux qui favorise le patronat, le reste ....


Message édité par Profil supprimé le 16-08-2010 à 15:45:10
n°23639052
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 16-08-2010 à 15:51:40  profilanswer
 

Je reposte ici une analyse (grossière, le but est de parler d'une idée générale) que j'avais faite sur le topic Sarko, mais qui n'a pas eu de réponse (c'est pas le meilleur topic pour ça) :
 
 

Ernestor a écrit :


Mon propos est à prendre aussi dans l'autre sens : une meilleure répartition des richesses permettrait aujourd'hui de faire baisser le chômage ce qui aurait comme conséquence pour l'état d'avoir plus de rentrées donc de résoudre ses problèmes de dettes et au final de baisser ses impôts et cotisations (ce qui engendrait une hausse de la répartition au profit du salariat ET des entreprises).  
 
Petits calculs grossiers pour donner un ordre d'idée. On a déjà vu qu'une répartition en faveur du salariat de 1 ou 2% du PIB permettrait déjà de financer 1 million d'emplois.
 
Le salaire médian est de 1600€, on va dire que par mois, l'état touche 1500€ de cotisations par salarié. Sur 12 mois, pour 1 million d'emplois ça fait donc : 1 million x 1500 x 12 = 18 milliards d'€ de rentrée dans les caisses.
Ensuite, on pourra rajouter quelques centaines de millions (quelques milliards ?) d'€ d'impôts sur le revenu, quelques milliards de TVA à cause de la consommation accrue de ces ex chômeurs. Il faut prendre en compte aussi ce que l'état ne paye plus : notamment les cotisations chômages. Disons, 900€ par mois et par chômeur, grosso modo, 10 milliards d'€ (et faudrait en plus compter toutes les autres allocations, CMU et j'en passe).
 
Si on fait déjà la somme de tout cela, on explose déjà les 30 milliards d'€ en plus dans les caisses de l'état chaque année. Et c'est sans prendre en compte le fait que ça va booster l'économie, 1 million de travailleurs, ça consomme bien plus qu'1 million de chômeurs. Et donc ça va créer d'autres emplois, plus de richesses dont va encore profiter l'état mais aussi les entreprises.
 
Au final, l'état pourra facilement se retrouver dans une situation budgétaire équilibrée et pourra diminuer ses taxes et impôts, à l'avantage des salariés et des entreprises.
 
Donc voila, mon propos est simple : le problème de la France est le chômage massif et quasiment uniquement ça. Tout découle de là. La priorité est donc de le faire disparaitre et l'argent pour cela existe, on produit assez de richesses pour financer des millions d'emplois en plus.
 
Alors bien sur, c'est juste une idée générale que je donne. Je n'ai aucune idée de la réalisation pratique de la chose. Et je ne sais même pas, contexte mondialisé et concurrentiel oblige, si c'est possible. Mais bon, une des raisons du bordel actuel est de toute façon cette mondialisation libérale sauvage. Il va bien falloir y remédier un jour si on veut s'en sortir.
 
Enfin voila, tout ça pour dire qu'on sait dans quel sens il faut aller ;)


n°23639207
Profil sup​primé
Posté le 16-08-2010 à 16:03:53  answer
 

Ernestor a écrit :

Je reposte ici une analyse (grossière, le but est de parler d'une idée générale) que j'avais faite sur le topic Sarko, mais qui n'a pas eu de réponse (c'est pas le meilleur topic pour ça) :


 
Je vois qu'une solution, la baisse du temps de travail a 32h sans perte de salaire.  :o  
 

n°23639209
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 16-08-2010 à 16:04:01  profilanswer
 

Merci pour ce poste, ça nous change du poil@
Je comprends pas le départ du raisonnement, sur la création de postes grâce a une répartition de la VA en faveur des salariés, peux tu détailler?

 

Edit, je m'adresse évidemment à ernestor

Message cité 1 fois
Message édité par peaceful le 16-08-2010 à 16:04:37

---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°23639249
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 16-08-2010 à 16:07:38  profilanswer
 

peaceful a écrit :

Merci pour ce poste, ça nous change du poil@
Je comprends pas le départ du raisonnement, sur la création de postes grâce a une répartition de la VA en faveur des salariés, peux tu détailler?


La part des salaires dans la répartition du PIB ne cesse de baisser ces dernières décennies. Soit parce que ça va aux actionnaires, soit parce que l'état augmente ses charges (enfin, les 2 en fait).

 

Au final, on se rend compte que la part des richesses qui va aux salariés a diminué. On constate en parallèle qu'il y a un chômage massif. Donc si on revient à une répartition un poil plus profitable aux salariés, on aura largement de quoi financer des centaines de milliers voire des millions d'emplois.

Message cité 2 fois
Message édité par Ernestor le 16-08-2010 à 16:09:34
n°23639369
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 16-08-2010 à 16:16:49  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


La part des salaires dans la répartition du PIB ne cesse de baisser ces dernières décennies. Soit parce que ça va aux actionnaires, soit parce que l'état augmente ses charges (enfin, les 2 en fait).

 

Au final, on se rend que la part des richesses qui va aux salariés a diminué. On constate en parallèle qu'il y a un chômage massif. Donc si on revient à une répartition un poil plus profitable aux salariés, on aura largement de quoi financer des centaines de milliers voire des millions d'emplois.

 

Aouch :D

 

-Es-tu sûr de ne pas avoir inversé cause et effet?
Parce que je dis ça, je dis rien, mais si le chômage augmente, la part des salaires dans le PIB baisse forcément puisqu'il y'a moins de salariés (dailleurs qui se dévoue pour intégrer les chômeurs dans le calcul) :o

 

-Le lien de cause à effet est un peu questionnable, car le CO2 dans l'atmosphère a très fortement augmenté parallèlement au chômage, ce serait donc la cause de ce dernier :o

 

-La conception selon laquelle il suffirait de payer des gens pour réduire le chômage (pendant de la génération spontanée de billets) est mignonne mais erronée. Ce qui va améliorer la situation du pays, c'est la création de valeur, pas le fait de payer des gens à faire des petits trous ou produire des choses dont personne ne veut.

 

-sinon pour des emplois il faut du capital, tu vas pas construire des automobiles ou des machines à outil avec un tournevis et un chalumeau, il faut donc intégrer cela dans ton calcul initial (qui est faux dans la dynamique économique comme expliqué au dessus)

Message cité 1 fois
Message édité par peaceful le 16-08-2010 à 16:18:36

---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°23639382
vandepj0
Posté le 16-08-2010 à 16:17:30  profilanswer
 

J'aime bien l'idée, qui au fond est que l'inactivité (chômage) de masse nous coute cher, tant économiquement que socialement (être chômeur, ça use).
 
Par contre, là où à mon avis tu es parti à l'envers, c'est que tu pense "financer" des emplois avec une meilleure répartition de la valeur ajoutée.
 
Non que cela ne soit pas nécessaire, mais selon le seul élément permettant de "financer" des emplois, c'est la valeur ajoutée créée par ces emplois.  
 
En clair, l'idée de viser le plein emploi me parait excellente, mais je pense que pour y arriver la méthode serait plutôt de "flexibiliser", par exemple en supprimant le SMIC et en compensant par un impôt négatif type RSA...

n°23639615
Profil sup​primé
Posté le 16-08-2010 à 16:34:11  answer
 

vandepj0 a écrit :

J'aime bien l'idée, qui au fond est que l'inactivité (chômage) de masse nous coute cher, tant économiquement que socialement (être chômeur, ça use).
 
Par contre, là où à mon avis tu es parti à l'envers, c'est que tu pense "financer" des emplois avec une meilleure répartition de la valeur ajoutée.
 
Non que cela ne soit pas nécessaire, mais selon le seul élément permettant de "financer" des emplois, c'est la valeur ajoutée créée par ces emplois.  
 
En clair, l'idée de viser le plein emploi me parait excellente, mais je pense que pour y arriver la méthode serait plutôt de "flexibiliser", par exemple en supprimant le SMIC et en compensant par un impôt négatif type RSA...


 
Comme en Allemagne, en faisant des précaires a 20h par semaines 400 euros par mois. Tout  le monde travail, et le pays régresse d'un coup de 100 ans en matière sociale [:debeman]  
 
Je le rèpete , on viendra a bout du chomage qu'en partageant le temps de travail.  :o  
 
 
On baisse d'un coup a 32h sans perte de salaire, l'etat prenant dans un premier temps la différence, les entreprises payant 32h.  Suppression des heures sup. Suppression des aides de l'etat aux entreprises (soit disant pour l'emploi, alors que le chômage ne cesse d'augmenter) qui récupère d'un coup plusieurs dizaines de milliards entièrement réaffecté dans les 32h.

Message cité 3 fois
Message édité par Profil supprimé le 16-08-2010 à 16:35:28
n°23639679
poilagratt​er
Posté le 16-08-2010 à 16:39:44  profilanswer
 


Oui, et en plus en créant des emplois utiles sur le plan social, écologique, (y a un tas de besoins dans ces domaines) mais non profitables, financés par l'impôt.
 
Le pb est que ça implique des barrières douanières aux marchandises et capitaux, sinon compétition toussa, ça peut pas marcher.

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 16-08-2010 à 16:40:45

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°23639812
korrigan73
Membré
Posté le 16-08-2010 à 16:50:28  profilanswer
 


les allemands nous prennent de haut avec soit disant leur bonne gestion economique, mais moi j'oublie jamais que le 1/3 des petits berlinois vivent sous le seuil de pauvretés, et que la plupart de ces gosses sont envoyés a la soupe populaire, si si, par leur parents pour qu'ils aient l'estomac plein.
alors ces gens la, qu'ils aillent se faire voir...
sachant en plus que sur les 15 dernieres années, la france a été 13 fois devant l'allemagne niveau croissance...


---------------
El predicator du topic foot
n°23640061
otobox
Maison fondée en 2005
Posté le 16-08-2010 à 17:13:56  profilanswer
 


Note bien qu'en favorisant les emplois partiels, c'est ce qu'elle a fait la Merckel : partager le travail :o (le problème, je suis d'accord avec toi, elle n'a pas partagé la richesse...)

poilagratter a écrit :


Oui, et en plus en créant des emplois utiles sur le plan social, écologique, (y a un tas de besoins dans ces domaines) mais non profitables, financés par l'impôt.
 
Le pb est que ça implique des barrières douanières aux marchandises et capitaux, sinon compétition toussa, ça peut pas marcher.


Oui, nous sommes tous en quête de produits bio, sains et naturels. Le problème, c'est que ça coûte cher...
 
Tant qu'on en est à chercher des solutions, voici une petite idée qui pourrait peut être (re)lancer la consommation de produits bios : l'exode urbaine ! C'est à dire, l'exode rurale, mais dans l'autre sens.
 
Je pars du principe que les gens qui s'entassent au chômage dans des HLM plus ou moins pourraves préfèreraient travailler et posséder un petit quelque chose que de bénéficier d'une aide pour survivre.
Je pars du principe que quitte à donner le RSA/RMI aux personnes autant que ça soit utile.
Je pars aussi du principe que beaucoup de main d'œuvre immigré ont quitté leurs terres peu fertiles pour tenter leur chance en France et possède donc encore quelques connaissances en agricultures, même si les méthodes en France diffère d'autres pays étrangers.
Je constate les déserts ruraux en France : là où des familles entières vivaient, il n'y a plus rien, à part des maisons vides, à vendre ou tombant en ruine.
 
Pourquoi ne pas favoriser un grand mouvement de repeuplement des régions rurales désertées ? Payer le RSA pour aider les volontaires à s'installer, posséder un peu de terrain pour y faire pousser de quoi être un peu plus de auto-suffisance ? Evidemment, en encourageant aussi que des méthodes de production bio.
Le surplus serait revendu sur le marché bio. La quantité ferait que les prix baisseraient, ils seraient plus accessibles aux gens restés en ville.
Le repeuplement des campagnes favoriserait une nouvelle dynamique : ré-ouverture des commerces, des administrations, des écoles, des services.
 
Cette expérience ne pourrait se faire qu'en évitant les erreurs du passé, par exemple interdire la main-mise des grosses centrales d'achats mettant à genoux les petits producteurs, interdire les méthodes industrielles qui forcent à acheter des machines de plus en plus grosses et coûteuses pour devoir payer les investissements passés...
 
Bref, repartir à zéro, sans forcément devoir renoncer au progrès, n'en prendre que le meilleur. C'est une expérience qui coûte forcément chère à mener, mais c'est autant d'économie sur d'autres postes : sécurité dans les grands ensembles, transports en communs inutiles, coût social du chômage etc.
 
Il y a certainement des failles dans cette idée, puisque je n'ai jamais rien entendu de tel. Il est certain que le début donne des conditions de vie très chiche, mais quitte à être pauvre autant l'être en possédant une maison et un jardin. Mais ne pourrait-on pas imaginer un tel système économique ?
 


---------------
OtObOxBlOg - - - Etre seul à avoir tort  c'est plus difficile, mais c'est bien plus beau que d'avoir raison avec une bande de cons
n°23640235
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 16-08-2010 à 17:30:14  profilanswer
 

peaceful a écrit :

 

Aouch :D

 

-Es-tu sûr de ne pas avoir inversé cause et effet?
Parce que je dis ça, je dis rien, mais si le chômage augmente, la part des salaires dans le PIB baisse forcément puisqu'il y'a moins de salariés (dailleurs qui se dévoue pour intégrer les chômeurs dans le calcul) :o

 

-Le lien de cause à effet est un peu questionnable, car le CO2 dans l'atmosphère a très fortement augmenté parallèlement au chômage, ce serait donc la cause de ce dernier :o


Je n'ai fait aucun lien de cause à effet. Et c'est toi qui vient d'en faire un et qui va dans mon sens :D

 

Si effectivement cette perte est due au chomage, rectifions ça.

 
Citation :


-La conception selon laquelle il suffirait de payer des gens pour réduire le chômage (pendant de la génération spontanée de billets) est mignonne mais erronée. Ce qui va améliorer la situation du pays, c'est la création de valeur, pas le fait de payer des gens à faire des petits trous ou produire des choses dont personne ne veut.


Ce n'est pas ce que j'ai dit. Enfin pas que ça. Tu noteras que j'ai dit que ça relancera la croissance, donc les entreprises et les emplois. C'est un effet boule de neige qui va créer des richesses en plus. Le problème est de savoir comment amorcer la pompe, c'est-à-dire au départ, de remodifier le partage des richesses à un instant T ce qui aura pour effet de produire des richesses en plus également à un temps T + 1.

 
Citation :


-sinon pour des emplois il faut du capital, tu vas pas construire des automobiles ou des machines à outil avec un tournevis et un chalumeau, il faut donc intégrer cela dans ton calcul initial (qui est faux dans la dynamique économique comme expliqué au dessus)


C'est effectivement le souci : à qui prendre au départ cet argent. L'état ? L'actionnariat ? J'ai comme une petite idée :whistle:

Message cité 2 fois
Message édité par Ernestor le 16-08-2010 à 17:32:56
n°23640409
Camelot2
Posté le 16-08-2010 à 17:46:32  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


La part des salaires dans la répartition du PIB ne cesse de baisser ces dernières décennies. Soit parce que ça va aux actionnaires, soit parce que l'état augmente ses charges (enfin, les 2 en fait).
 
Au final, on se rend compte que la part des richesses qui va aux salariés a diminué. On constate en parallèle qu'il y a un chômage massif. Donc si on revient à une répartition un poil plus profitable aux salariés, on aura largement de quoi financer des centaines de milliers voire des millions d'emplois.


 
C'est l'idée que les inégalités, lorsqu'elles dépassent un certain seuil, sont sources de déséquilibres. Je partage totalement cet avis. Il y a un véritable transfert d'une classe à l'autre, d'une génération à l'autre, en France surtout durant la dernière décennie avec le poids supplémentaire des revenus financiers (la part des dividendes est passé de 5-6% en 98-00 à 8.5% dans la VA en 2008).
 
En clair, et c'est pour cela que la perception des méchants actionnaires est si forte, l'abus de leur part ces dix dernières années a fait déborder le vase et mis en exergue/aggravé un problème déjà lancinant depuis  le milieu des années 80.
 
Et j'avais déjà eu une discussion avec Betcour au sujet de ce nouvel équilibre à 67-68% de la part des salariés dans la VA et sur la nécessité de compenser cette perte par rapport aux années 70 en ponctionnant mieux les revenus financiers. C'était le débat sur l'asymétrie de mobilité entre le salarié et le capital. Asymétrie qui s'est accrue avec le progrès technique et financier notamment. Ainsi, si en 1400, l'argent circulait au même rythme (voire moins vite) qu'un homme. Désormais, c'est grandement l'inverse. Il y a un sujet de thèse à creuser là.  :o  
 
Cependant, il ne faut pas non plus oublier que le chômage est fortement lié au SMIC. Si on veut régler un tant soi peu le problème du chômage, on ne peut pas éviter une remise en question du mécanisme.  
 
Par contre, si je partage assez bien ton constat (même si, imo, on doit pas être totalement d'accord sur le partage de responsabilité), tes solutions me semblent passablement dépassées. Ca ressemble furieusement à la "relance par la demande" qui mène droit vers la croissance à crédit.  :D

n°23640431
Betcour
Building better worlds
Posté le 16-08-2010 à 17:48:39  profilanswer
 

Ernestor a écrit :

Ce n'est pas ce que j'ai dit. Enfin pas que ça. Tu noteras que j'ai dit que ça relancera la croissance, donc les entreprises et les emplois. C'est un effet boule de neige qui va créer des richesses en plus.


Je vois pas comment. En fait tu penses que l'épargne (=le capital) ne sert à rien, ce qui est faut : l'épargne c'est de la consommation (sauf que c'est pas celui qui épargne qui consomme, c'est celui a qui il confie son épargne). De fait, changer la répartition capital/travail de la VA ne changera pas la quantité de richesse produite, ni l'activité, c'est juste une redirection de flux.
 
Par ailleurs je l'ai déjà dit sur le topic sarko : la répartition capital/travail dans la VA ne se décrète pas.
 

Citation :

C'est effectivement le souci : à qui prendre au départ cet argent. L'état ? L'actionnariat ? J'ai comme une petite idée :whistle:


Tu va prendre l'argent des investisseurs pour investir ?  [:alexmagnus:2]


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23640458
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 16-08-2010 à 17:50:54  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :

J'aime bien l'idée, qui au fond est que l'inactivité (chômage) de masse nous coute cher, tant économiquement que socialement (être chômeur, ça use).
 
Par contre, là où à mon avis tu es parti à l'envers, c'est que tu pense "financer" des emplois avec une meilleure répartition de la valeur ajoutée.
 
Non que cela ne soit pas nécessaire, mais selon le seul élément permettant de "financer" des emplois, c'est la valeur ajoutée créée par ces emplois.  
 
En clair, l'idée de viser le plein emploi me parait excellente, mais je pense que pour y arriver la méthode serait plutôt de "flexibiliser", par exemple en supprimant le SMIC et en compensant par un impôt négatif type RSA...


En même temps, si c'est pour créer de la casse et de l'instabilité sociale, c'est pas non plus la solution :/
 
Il est déjà difficile de vivre décemment avec un salaire inférieur au SMIC, il n'est pas envisageable de se retrouver avec des emplois à temps plein payés moins que ça.

n°23640463
Betcour
Building better worlds
Posté le 16-08-2010 à 17:51:32  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

Ca ressemble furieusement à la "relance par la demande" qui mène droit vers la croissance à crédit.  :D


Je trouve d'ailleurs curieux de voir les mêmes qui dénoncent les errements "du capitalisme à crédit qui nous a mené droit dans le mur" vouloir absolument faire la peaux à l'épargne et reproduire la situation américaine de 2007 (conso à donf et taux d'épargne nul).


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23640485
Betcour
Building better worlds
Posté le 16-08-2010 à 17:53:37  profilanswer
 

Ernestor a écrit :

Il est déjà difficile de vivre décemment avec un salaire inférieur au SMIC, il n'est pas envisageable de se retrouver avec des emplois à temps plein payés moins que ça.


Je pense que la fin de sa phrase t'a échappé. :o
 
L'idée c'est que des gens travaillant sous le SMIC et bénéficiant d'un complément de revenus de l'état (type RSA) seraient a) plus heureux d'avoir un emploi b) plus à l'aise financièrement c) plus actif économiquement d) coûteraient moins cher à la collectivité.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23640491
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 16-08-2010 à 17:54:34  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Je vois pas comment. En fait tu penses que l'épargne (=le capital) ne sert à rien, ce qui est faut : l'épargne c'est de la consommation (sauf que c'est pas celui qui épargne qui consomme, c'est celui a qui il confie son épargne). De fait, changer la répartition capital/travail de la VA ne changera pas la quantité de richesse produite, ni l'activité, c'est juste une redirection de flux.
 
Par ailleurs je l'ai déjà dit sur le topic sarko : la répartition capital/travail dans la VA ne se décrète pas.
 
Tu va prendre l'argent des investisseurs pour investir ?  [:alexmagnus:2]


Non, je ne pense pas ça.
 
Mais qu'on ne me dise pas que les sommes monstrueuses engrangées par le capitalisme financier se transforment en investissement à 100% pour les entreprises. Ce qu'il faut, c'est favoriser le développement des entreprises et du salariat, pas de celui d'une bande de charognards qui suce le sang du système sans rien y apporter. La finance pour la finance a bien trop de poids dans l'économie mondiale. C'est déjà un problème à régler et on va se retrouver avec un partage des richesses plus équitable déjà.

n°23640505
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 16-08-2010 à 17:56:03  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Je pense que la fin de sa phrase t'a échappé. :o
 
L'idée c'est que des gens travaillant sous le SMIC et bénéficiant d'un complément de revenus de l'état (type RSA) seraient a) plus heureux d'avoir un emploi b) plus à l'aise financièrement c) plus actif économiquement d) coûteraient moins cher à la collectivité.


En quoi ils couteraient moins cher à la collectivité si c'est l'état qui financent une partie de leur salaire ? En même temps, c'est déjà ce qu'il se passe, les charges sociales sur le SMIC sont largement réduites.

n°23640536
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 16-08-2010 à 17:59:02  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
C'est l'idée que les inégalités, lorsqu'elles dépassent un certain seuil, sont sources de déséquilibres. Je partage totalement cet avis. Il y a un véritable transfert d'une classe à l'autre, d'une génération à l'autre, en France surtout durant la dernière décennie avec le poids supplémentaire des revenus financiers (la part des dividendes est passé de 5-6% en 98-00 à 8.5% dans la VA en 2008).
 
En clair, et c'est pour cela que la perception des méchants actionnaires est si forte, l'abus de leur part ces dix dernières années a fait déborder le vase et mis en exergue/aggravé un problème déjà lancinant depuis  le milieu des années 80.
 
Et j'avais déjà eu une discussion avec Betcour au sujet de ce nouvel équilibre à 67-68% de la part des salariés dans la VA et sur la nécessité de compenser cette perte par rapport aux années 70 en ponctionnant mieux les revenus financiers. C'était le débat sur l'asymétrie de mobilité entre le salarié et le capital. Asymétrie qui s'est accrue avec le progrès technique et financier notamment. Ainsi, si en 1400, l'argent circulait au même rythme (voire moins vite) qu'un homme. Désormais, c'est grandement l'inverse. Il y a un sujet de thèse à creuser là.  :o  
 
Cependant, il ne faut pas non plus oublier que le chômage est fortement lié au SMIC. Si on veut régler un tant soi peu le problème du chômage, on ne peut pas éviter une remise en question du mécanisme.  
 
Par contre, si je partage assez bien ton constat (même si, imo, on doit pas être totalement d'accord sur le partage de responsabilité), tes solutions me semblent passablement dépassées. Ca ressemble furieusement à la "relance par la demande" qui mène droit vers la croissance à crédit.  :D


Je n'ai proposé aucune solution ;)  
 
Je pose juste un constat, en plusieurs points :
1) Le chômage massif est LE problème à résoudre, tout découle de là
2) On peut y remédier avec une meilleure répartition des richesses de quelques % du PIB, pas plus
 
Je n'ai ensuite pas proposé de solutions concrètes pour réaliser le point 2.
 
 

n°23640615
Betcour
Building better worlds
Posté le 16-08-2010 à 18:06:43  profilanswer
 

Ernestor a écrit :

Mais qu'on ne me dise pas que les sommes monstrueuses engrangées par le capitalisme financier se transforment en investissement à 100% pour les entreprises.


Ah bah alors elles se transforment en quoi ?
 
La spéculation ne "stocke" pas de capitaux, elle se contente de les échanger. Quand un type achète une action il donne son argent au vendeur, qui va en faire autre chose.
 
Les seuls capitaux qui ne servent à rien c'est les billets de banque planqué sous le matelas : ceux là effectivement sont improductifs. Le reste est forcément utilisé quelque part.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23640640
korrigan73
Membré
Posté le 16-08-2010 à 18:08:38  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Ah bah alors elles se transforment en quoi ?
 
La spéculation ne "stocke" pas de capitaux, elle se contente de les échanger. Quand un type achète une action il donne son argent au vendeur, qui va en faire autre chose.
 
Les seuls capitaux qui ne servent à rien c'est les billets de banque planqué sous le matelas : ceux là effectivement sont improductifs. Le reste est forcément utilisé quelque part.


tu trouves que ca a un réel interet le fait qu'un litre d'essence, avant d'arriver a la pompe, soit vendu et acheté 700 fois?
tu crois que c'est productif pour l'economie?
le gus qui met de l'argent sous le matelas, lui au moins, il permet de stabiliser la situation en ne paniquant pas au moindre soubressaut de ses revenus...


Message édité par korrigan73 le 16-08-2010 à 18:08:46

---------------
El predicator du topic foot
n°23640668
Betcour
Building better worlds
Posté le 16-08-2010 à 18:11:44  profilanswer
 

Ernestor a écrit :

En quoi ils couteraient moins cher à la collectivité si c'est l'état qui financent une partie de leur salaire ? En même temps, c'est déjà ce qu'il se passe, les charges sociales sur le SMIC sont largement réduites.


L'idée générale est qu'il vaut mieux un type qui bosse pour 800 € et qui touche 200 € d'aides de l'état qu'un type qui touche 800 € de l'état en restant chez lui, parce que l'emploi n'existe pas.
 
En fait le SMIC revient à interdire tous les emplois dont la valeur ajoutée est inférieure au SMIC.


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23640686
Badcow
Posté le 16-08-2010 à 18:13:41  profilanswer
 

Ernestor a écrit :

Je reposte ici une analyse (grossière, le but est de parler d'une idée générale) que j'avais faite sur le topic Sarko, mais qui n'a pas eu de réponse (c'est pas le meilleur topic pour ça) :
 

Citation :


Si on fait déjà la somme de tout cela, on explose déjà les 30 milliards d'€ en plus dans les caisses de l'état chaque année. Et c'est sans prendre en compte le fait que ça va booster l'économie, 1 million de travailleurs, ça consomme bien plus qu'1 million de chômeurs. Et donc ça va créer d'autres emplois, plus de richesses dont va encore profiter l'état mais aussi les entreprises.  


 


 
Je ne vais répondre que sur cette partie là :
 
1- le déficit de l'an dernier est de 140 milliards, il ne reste plus que 110 milliards à trouver,
2- la relance par la consommation, c'est une soupe qu'on nous sert depuis 30 ans et visiblement ce n'est pas un succès phénoménal,
3- une grande partie des produits à forte VA consommés par les Français sont fabriqués à l'étranger,
 
Si on veux réellement créer de l'emploi, il faut investir dans des nouveaux domaines, donc disposer d'une épargne. Si on veux améliorer les salaires, il faut améliorer la productivité, donc investir dans des nouveaux moyens de production.
 
Il faut arrêter de croire que le développement d'une nation est liée au nombre de postes de TV ou au nombre de sachets de pâtes qu'on est capable d'acheter dans l'année.


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°23640710
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 16-08-2010 à 18:15:17  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Ah bah alors elles se transforment en quoi ?

 

La spéculation ne "stocke" pas de capitaux, elle se contente de les échanger. Quand un type achète une action il donne son argent au vendeur, qui va en faire autre chose.

 

Les seuls capitaux qui ne servent à rien c'est les billets de banque planqué sous le matelas : ceux là effectivement sont improductifs. Le reste est forcément utilisé quelque part.


Donc tout ça n'est qu'investissement et profite aux entreprises ?

 

Et que ces sympathiques investisseurs se mettent à exiger des rendements à 2 chiffres aux entreprises au point de mettre en péril leur avenir en rognant sur des investissements et en obligeant à un essorage des coûts, donc des salariés, ça va dans l'intérêt global du système ? Absolument pas.

 

Petit article sur le sujet, sur un livre qui date de 2005 :

 

http://www.alternatives-economique [...] 22478.html

 
Citation :


Le capitalisme est en train de s'autodetruire par Patrick Artus et Marie-Paule Virard

 

Indéniablement, il se passe quelque chose chez les économistes français. Les ouvrages où ils annoncent, ou plutôt dénoncent, les dysfonctionnements du capitalisme contemporain se multiplient. La critique est féroce et semble apparaître comme le nouveau consensus, une victoire indéniable pour des auteurs comme Robert Boyer ou Michel Aglietta, dont les travaux nous alertaient depuis un moment sur le sujet.

 

Que l'on en juge: nous présentions ici, le mois dernier, le livre de Jean Peyrelevade (Le capitalisme total) et on trouvera dans les pages qui suivent la présentation de celui d'Elie Cohen (Le nouvel âge du capitalisme). Mais le plus radical, venant d'économistes plutôt orthodoxes, est sans nul doute le livre que viennent de publier Patrick Artus et Marie-Paule Virard. La logique froide du raisonnement économique y est appliquée, mais présentée dans un style percutant et clair, pour démonter les rouages du piège à croissance faible dans lequel une bonne partie de l'Europe, dont la France, est tombée.

 

Un capitalisme sans projet

 

Au départ, il y a le constat de la croissance rapide des profits des entreprises, des dividendes distribués aux actionnaires, des rémunérations accordées aux dirigeants et des retraites en or massif que se prépare tout ce beau monde. En face, les salaires stagnent, donc la demande, donc l'investissement, donc la croissance, donc les créations d'emplois manquent, donc le chômage augmente, poids supplémentaire pour compresser les salaires. On vous avait prévenu: la logique économique est implacable.

 

Et comme quelques centaines de millions de Chinois et d'Indiens se sont mis en tête de nous tailler des croupières, les entreprises délocalisent pour baisser leurs coûts (et cette menace renforce la pression sur les salaires) ou engagent quelques investissements de productivité (d'où de faibles créations d'emplois). Malheureusement, les secteurs de haute technologie restent les moins bien lotis, et une bonne partie de l'Europe accumule un retard difficilement rattrapable en ce domaine. Résultat: le capitalisme français - car c'est bien de celui-là dont il s'agit plus que du capitalisme en général - est un capitalisme sans projet, de croissance molle, qui finira par s'écrouler.

 

Face à cela, le livre est riche de conseils sur les mauvaises réponses à éviter. Par exemple, relancer la consommation en augmentant la participation (les salariés des PME n'en touchent pratiquement pas, et ce sont les salariés les plus riches qui en bénéficient le plus) ou en engageant une hausse généralisée des salaires (problème de compétitivité, et le travail non qualifié est déjà cher, avancent les auteurs).

 

Dans le même temps, les exemples proposés de modèles qui réussissent (Royaume-Uni, Suède, Espagne) doivent leur succès à des augmentations de salaires qui suivent celles de la productivité, ou à des créations d'emplois. Bref, Patrick Artus et Marie-Paule Virard aimeraient bien que les entreprises s'engagent moins dans une course au rendement financier et nourrissent plutôt la demande en redistribuant à leurs salariés les plus qualifiés une partie de leurs profits et en investissant, au lieu d'amasser des trésors. Pour les salariés les moins qualifiés, ils réclament d'aller plus loin dans la prime pour l'emploi: ses effets macroéconomiques restent encore trop faibles (0,31% du revenu disponible national en 2005), alors qu'elle est une bonne incitation au retour à l'emploi.

 

Comment y arriver? Les nouvelles règles de la gouvernance d'entreprise ne le permettront pas: elles sont inadaptées. Et les nouvelles normes comptables mises en oeuvre depuis le début de l'année dans les sociétés côtées ne font qu'aggraver les choses. La conclusion du livre renvoie piteusement "à la responsabilité de chacun des acteurs", autant dire aux calendes grecques. Mais, comme chacun le sait, les économistes ne font pas de politique…

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Message édité par Ernestor le 16-08-2010 à 18:17:05
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