Forum |  HardWare.fr | News | Articles | PC | S'identifier | S'inscrire | Shop Recherche
3003 connectés 

 


La crise actuelle sera...




Attention si vous cliquez sur "voir les résultats" vous ne pourrez plus voter
Les invités peuvent voter

 Mot :   Pseudo :  
  Aller à la page :
 
 Page :   1  2  3  4  5  ..  2384  2385  2386  ..  3971  3972  3973  3974  3975  3976
Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°23411671
poilagratt​er
Posté le 25-07-2010 à 16:42:30  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

python a écrit :


 
ce sera la meilleure chose à faire pour la survie de l'espèce.    
 
La Terre n'a pas été conçue pour qu'on pollue et la transforme en villes.  En laissant la Terre à l'état sauvage la température va baisser.


Les riches pourront continnuer de la bousiller (comme actuelllemnt)
 
et les pauvres aussi, si c'est une question de survie (style déforestation pour cultiver des trucs qu'on vends aux riches)


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
mood
Publicité
Posté le 25-07-2010 à 16:42:30  profilanswer
 

n°23411713
patx3
Posté le 25-07-2010 à 16:49:05  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Tu ferais mieux de le lire, ce rapport, car tu as visiblement loupé l'augmentation accordée aux revenus du capital.


 
Je l'ai lu ! Même si il y a augmentation, on est loin du doublement, et cet accroissement s'explique surtout par une moindre charge d'intérêts, que seule 1 pme sur 6 distribue du dividende, que la part des salaires sur la valeurs ajoutée est globalement stable, ... :o
 

n°23411772
Camelot2
Posté le 25-07-2010 à 16:58:42  profilanswer
 

patx3 a écrit :


 
Je l'ai lu ! Même si il y a augmentation, on est loin du doublement, et cet accroissement s'explique surtout par une moindre charge d'intérêts, que seule 1 pme sur 6 distribue du dividende, que la part des salaires sur la valeurs ajoutée est globalement stable, ... :o
 


 
Moyenne dans le partage de la VA de 1950 à 2007: 4.87%.
Part en 2007 dans la VA: 8.3%.
 
On est effectivement pas loin d'un doublement de la distribution de dividendes. Bien sûr, il faut prendre en compte les transferts inter-entreprises. Mais l'augmentation est sensible. Quant aux disparités de distribution à l'intérieur des entreprises, qu'est-ce que ça vient foutre ici? On raisonne en moyenne.
 
Et la part des salaires a perdu 2/3 points depuis la période 1950-1970. Il s'agirait d'éviter de défendre l'indéfendable...
 
Quant aux intérêts, c'était vrai jusqu'en 2001. Ce n'est plus le cas depuis 10 ans avec un basculement de l'épargne vers les dividendes:
 
http://hfr-rehost.net/self/pic/7300949c799642507a96926d7aa6d9cea40daeb8.png

n°23411818
python
Posté le 25-07-2010 à 17:04:10  profilanswer
 

Ce graphique montre quand même que les bailleurs de fonds sont toujours majoritairement rémunérés par de la dette car les intérêts sont déductibles d'impôts alors que les dividendes ne le sont pas.  
 

n°23411839
Camelot2
Posté le 25-07-2010 à 17:05:56  profilanswer
 

python a écrit :

Ce graphique montre quand même que les bailleurs de fonds sont toujours majoritairement rémunérés par de la dette car les intérêts sont déductibles d'impôts alors que les dividendes ne le sont pas.  
 


 
 :heink:

n°23411924
python
Posté le 25-07-2010 à 17:16:44  profilanswer
 


 
Les entreprises se sont endettées au maximum pour profiter de l'effet de levier financier même si cet avantage est contrebalancé par une augmentation du risque de faillite.
 
pour preuve La ligne rouge qui augmente constamment jusqu'au début des années 1980.  

Message cité 1 fois
Message édité par python le 25-07-2010 à 17:19:32
n°23411999
Camelot2
Posté le 25-07-2010 à 17:25:40  profilanswer
 

python a écrit :


 
Les entreprises se sont endettées au maximum pour profiter de l'effet de levier financier même si cet avantage est contrebalancé par une augmentation du risque de faillite.
 
pour preuve La ligne rouge qui augmente constamment jusqu'au début des années 1980.  


 
L'endettement a augmenté fortement jusqu'au début des années 80 en raison de la situation économique. Depuis lors, elles se sont fortement désendettées...Ton analyse me semble donc erronée.
 

n°23412683
el muchach​o
Comfortably Numb
Posté le 25-07-2010 à 19:00:00  profilanswer
 

Brillant succès de la France aux « sleep tests » ! (Loïc Abadie, alias "tropicalbear" )

Citation :


Comme on pouvait s’y attendre, nos banques européennes ont parfaitement réussi leur examen de passage des « stress tests » : 92% de réussite en Europe (84 banques sur 91), 100% de réussite en France…C'est encore mieux que notre bac (dont le taux de réussite finira aussi par approcher 100% à la suite d'"adaptations" et "harmonisations" répétées des programmes et barèmes de notation) !

 

 

Nous allons donc avoir droit dans les heures et jours à venir à de multiples articles, déclarations triomphantes  de divers responsables politiques, sur le fait que les banques françaises font partie des tous meilleurs élèves.

 

 

Voyons quand même d’un peu plus près le barême de notation très « spécial » qui a été retenu pour ces tests.

 

Il figure dans ces deux pdf communiqués par la banque de France,  qui sont de véritables chefs-d'oeuvre d'autosatisfaction : communiqué et annexe.

 

 

Le « scénario de stress » envisagé (censé évalué la résistance de notre système bancaire aux pires conditions) est le suivant :

 

 

1)  PIB

 

 

Il a été envisagé une récession de 0,1% en 2011 en France après une croissance de 0,7% en 2010…Nous avons eu des chiffres de recul du PIB de –5 à –10% au cours de la première vague de la crise en cours. Mais visiblement pour les organisateurs du « sleep test », cela ne se produira plus jamais, et –0,1 % (c’est à dire une gentille stagnation économique) représente maintenant la pire chose qui puisse nous arriver. Vive la zen attitude !

 

 

2) taux de chômage

 

 

Dans le scénario du pire, il passerait de 10,2 à 10,5% (hausse de 0,3%). Ce taux de chômage a progressé de près de 2,5% en 2 ans, d’autres pays ont connu des hausses supérieures à 4%. Mais là aussi, cela ne se reproduira plus jamais au pays des sleep tests, le pire qui puisse nous arriver est maintenant une hausse de 0,3% !

 

Relaxez vous, respirez profondément, tout va bien.

 

 

3) Le meilleur de la farce à présent : les dettes souveraines.

 

 

Cette partie de l’examen avait pour but de vérifier que nos banques étaient capables de faire face à un gros problème sur la dette souveraine d’un ou plusieurs états européens.

 

 

L’exposition des banques aux dettes souveraines se décompose en deux parties : le portefeuille bancaire (82% du total environ pour les banques françaises) et le portefeuille de négociation (18% du total).

 

Premier tour de passe-passe de nos magiciens du sommeil : n’appliquer les décotes sur les dettes qu’à la partie « négociation » (soit moins de 1/5 de l’exposition réelle).

 

Second tour de passe-passe : limiter les décotes appliquées aux pays les plus exposés (Portugal, Espagne, Irlande, Pologne) à une fourchette de 10 à 15%, à l’exception de la Grèce (décote de 23%, ce qui reste très modéré).

 

Ces deux tours de passe-passe font que la décote réelle appliquée, si on prend en compte la totalité de l’exposition est de :

 


- 6% pour la Grèce

 

- 2,7% pour le Portugal

 

- 1,3% pour l’Espagne

 


Et il s’agit là des décotes censées être les plus dures.

 

 

Quelle personne ayant un minimum de bon sens pourrait croire que si un état venait à faire défaut sur sa dette souveraine, les créanciers ne subiraient qu’1 à 6% de pertes ? Dans le monde réel, les chiffres se situent plutôt entre 40 et 80%.

 

 

C’est pourtant cela bien que le « Comité européen des contrôleurs bancaires (CECB) » voudrait que nous croyions !

 

 

Un dernier point …il existe un « stress test » tout simple, que chacun peut faire sur sa banque, qui est bien plus sérieux que la comédie du CECB. C’est le leverage ratio. En situation de forte crise, presque tous les actifs des banques sont exposés à des pertes : les prêts aux entreprises, aux ménages, les dettes souveraines, les actifs boursiers…etc. Même les emprunteurs les plus solides peuvent faire défaut (près de 50% des saisies immobilières aux USA sont aujourd'hui le fait d'emprunteurs de la catégorie "prime" pourtant censée être la meilleure).

 

Nos banques européennes (et françaises) ont en moyenne un leverage ratio de 20 à 40 actuellement (certaines dépassent encore 50).

 

Un leverage ratio de 20 signifie qu’il suffit de 5% de pertes sur l’actif de la banque pour qu’elle n’ait plus de capitaux propres (faillite potentielle).

 

Un leverage ratio de 40 signifie qu’il suffit de 2,5% de pertes sur l’actif pour que les capitaux propres de la banque disparaissent.

 

Voilà ce qui constitue à mes yeux le vrai « stress-test ». Il montre que notre système bancaire dans son ensemble est totalement incapable de faire face à une situation de forte crise !

 

 

Bonne nuit à toutes et à tous grâce à la pilule du CECB…


Message édité par el muchacho le 25-07-2010 à 19:06:21

---------------
Les aéroports où il fait bon attendre, voila un topic qu'il est bien
n°23412793
el muchach​o
Comfortably Numb
Posté le 25-07-2010 à 19:13:21  profilanswer
 

mode d’emploi pour évaluer la solidité des banques

 

Les faits :
Les gouvernements nous demandent aujoud'hui d'avoir "confiance". Le problème est que les « ratios de solvabilité » comptables (Tier 1 ratio et autres) présentés aujourd'hui au public pour évaluer la solidité d'une banque sont devenus malheureusement non crédibles et sans utilité. Et cela ne va pas s'arranger vu l'« assouplissement des normes comptables » en cours (une des mesures "nécessaires" récemment adoptées) qui fera que nous serons encore moins à même de juger de la solidité réelle d'une banque.

 

Citons quelques exemples assez amusants (ou inquiétants) :

 

- Aucun problème chez wamu 15 jours avant la faillite de wamu : "The company's tier 1 leverage and total risk-based capital ratios at June 30 were 7.76% and 13.93%, respectively, which were significantly above the regulatory requirements for well-capitalized institutions. "
 
- les solides ratios de Lehman brothers : "Estimated Liquidity Pool of $42 Billion Estimated Tier 1 Ratio of Approximately 11.0%, Up From 10.7%"

 

quelques jours avant la faillite.
 
- Hypo real estate était au dessus de 8%.

 

- RBS avait aussi de bons ratios,
Mais elle a du être partiellement nationalisée en catastrophe.

 

- Chez Northern Rock, aucun problème à signaler non plus début 2007 : Tier 1 ratio absolument parfait quelques mois avant la faillite.
"At 31 December 2006, total capital amounted to £3,588 million resulting in a total capital ratio of 11.6%, comfortably above regulatory and internal requirements. Tier 1 capital was £2,610 million and the Tier 1 ratio 8.5%."

 

En résumé : toutes les banques qui ont fait faillite ou ont été nationalisées plus ou moins en « catastrophe » ces derniers mois avaient d'excellents Tier 1 ratio et d'excellents ratios de solvabilité.
Comment des particuliers comme nous pourraient-ils avoir une quelconque confiance dans les ratios de solvabilité bancaires en vigueur aujourd'hui ? Si ils souhaitent rétablir la confiance, nos dirigeants devraient peut-être réfléchir à cette question.

 

Cet article a donc pour but de présenter un ratio très rudimentaire, très simple à obtenir, et qui peut pourtant être utile à tous : le « leverage ratio » ou « levier » d'une banque.

 

Le calcul est simple : total du bilan / capitaux propres de la banque

 

Plus ce ratio est faible, plus la banque sera solide (parce qu'elle aura plus de capitaux propres pour faire face à des pertes sur ses prêts à la clientèle et d'autres actifs). Plus il est élevé, plus la banque sera exposée en cas de forte dégradation de la conjoncture.

 

Voyons un exemple simple de calcul de ce ratio, à travers le bilan d'une banque en ligne plutôt spécialisée dans l'épargne : Boursorama.

 

Voici le bilan simplifié 2007 consultable sur boursorama.

 

http://www.objectifeco.com/IMG/jpg/ratiobourso.jpg

 

Le total de bilan est de 2 884 972 000 €, les capitaux propres sont de 558 184 000 €.

 

Le leverage ratio de boursorama est donc de 5,16.
C'est un chiffre à priori rassurant et raisonnable : il faudrait 20% de pertes sur l'actif pour mettre à mal cette banque, ce qui suppose un taux de défaillance sur les prêts encore bien plus important (vu que la banque récupère toujours quelque chose sur les prêts d'un emprunteur défaillant).
Si on va plus loin dans le bilan de cette banque, on constate qu'elle gère plus de 11 milliards d'épargne et de dépôts pour 1,8 milliards de prêts...là aussi c'est un chiffre rassurant dans la conjoncture en cours, d'une banque où l'épargne domine largement. D'autres banques spécialisées dans l'épargne présentent aujourd'hui ce type de profil.

 

Vous pouvez donc très simplement calculer le leverage ratio de votre banque à partir de ses derniers bilans comptables donnés (par exemple sur le site boursorama, celui de n'importe quel autre broker ou banque en ligne, ou le site de votre banque où vous trouverez les derniers bilans comptables).

 

Voyons maintenant les leverage ratios d'autres banques connues :
Aux USA, nous avons des leverage ratios compris en général entre 10 et 20.
(voir cette source)

 

C'est déjà plus inquiétant, surtout quand on connaît les risques spécifiques existant sur leurs prêts au vu de la conjoncture actuelle.

 

En Europe (continent qui est comme chacun le sait « raisonnable » et qui serait à ce qu'il paraît moins affecté par la crise du crédit), ce leverage ratio moyen passe à 35, avec certaines grandes banques qui sont au dessus de 40 ou 50. "Mieux" (si l'on peut dire) que ceux de Lehman et d'autres "stars" qui se sont récemment illustrées.
En France, ces ratios se situent entre 25 et 40 pour nos grands réseaux bancaires (réseaux de banques nationales ou régionales). Voici quelques articles où vous pourrez trouver ces ratios :
 
Article 1
Article 2
Article 3
http://i.l.cnn.net/money/2008/10/19/news/companies/barclays.fortune/barr_EUROBANKS_graphic.gif
Bien entendu, ces ratios sont très simplificateurs et ne prennent pas en compte la qualité et la solidité des actifs de la banque (que nous n'avons plus la possibilité de contrôler de toutes façons aujourd'hui), mais ce sont néanmoins des indicateurs utiles...Il vaut mieux dans le contexte actuel être client d'une banque qui a un leverage ratio à 5 plutôt qu'à 50 !
Un leverage ratio à 30 ou 35 (cas de la plupart des banques françaises) signifie qu'un taux de perte sur actifs de 3% suffira à provoquer la mise "hors-jeu" de la banque. Dans le contexte actuel, cela n'a rien d'impossible.
A court terme, comme je l'ai déjà dit, je pense que les états ont encore les moyens de couvrir ces pertes...A plus long terme, cela est moins évident, et la "couverture" des états pourra être seulement partielle.
Nous sommes dans une crise systémique (il n'est à mon avis plus question de se demander si elle peut être évitée, cette question pouvait encore se poser dans les années 90 aux USA ou au début des années 2000 en Europe. Mais plus maintenant).
Lorsque la crise s'intensifiera sur l'économie réelle, les banques n'auront plus à faire face seulement à des défaillances sur des prêts immobiliers à risque, des dérivés de crédits ou d'autres "produits exotiques"...Ce sont toutes les catégories qui vont poser des problèmes en même temps : les prêts à la consommation, les prêts immobiliers classiques à taux fixe (avec la chute des revenus et la hausse du chômage), les prêts aux entreprises (avec la hausse du nombre de faillites).
Les taux de pertes de 3 % "supportables" peuvent tout à fait être dépassés dans ce contexte. Sans doute pas tout de suite...Mais il faut avoir cette idée en tête malgré tout.

 

Loic Abadie

Message cité 2 fois
Message édité par el muchacho le 25-07-2010 à 19:44:56

---------------
Les aéroports où il fait bon attendre, voila un topic qu'il est bien
n°23412874
poilagratt​er
Posté le 25-07-2010 à 19:22:44  profilanswer
 

el muchacho a écrit :

mode d’emploi pour évaluer la solidité des banques
 
Les faits :  
Les gouvernements nous demandent aujoud'hui d'avoir "confiance". Le problème est que les « ratios de solvabilité » comptables (Tier 1 ratio et autres) présentés aujourd'hui au public pour évaluer la solidité d'une banque sont devenus malheureusement non crédibles et sans utilité. Et cela ne va pas s'arranger vu l'« assouplissement des normes comptables » en cours (une des mesures "nécessaires" récemment adoptées) qui fera que nous serons encore moins à même de juger de la solidité réelle d'une banque.
 
Citons quelques exemples assez amusants (ou inquiétants) :
 
- Aucun problème chez wamu 15 jours avant la faillite de wamu : "The company's tier 1 leverage and total risk-based capital ratios at June 30 were 7.76% and 13.93%, respectively, which were significantly above the regulatory requirements for well-capitalized institutions. "
 
- les solides ratios de Lehman brothers : "Estimated Liquidity Pool of $42 Billion Estimated Tier 1 Ratio of Approximately 11.0%, Up From 10.7%"
 
quelques jours avant la faillite.
 
- Hypo real estate était au dessus de 8%.
 
- RBS avait aussi de bons ratios,
Mais elle a du être partiellement nationalisée en catastrophe.
 
- Chez Northern Rock, aucun problème à signaler non plus début 2007 : Tier 1 ratio absolument parfait quelques mois avant la faillite.
"At 31 December 2006, total capital amounted to £3,588 million resulting in a total capital ratio of 11.6%, comfortably above regulatory and internal requirements. Tier 1 capital was £2,610 million and the Tier 1 ratio 8.5%."
 
En résumé : toutes les banques qui ont fait faillite ou ont été nationalisées plus ou moins en « catastrophe » ces derniers mois avaient d'excellents Tier 1 ratio et d'excellents ratios de solvabilité.
Comment des particuliers comme nous pourraient-ils avoir une quelconque confiance dans les ratios de solvabilité bancaires en vigueur aujourd'hui ? Si ils souhaitent rétablir la confiance, nos dirigeants devraient peut-être réfléchir à cette question.
 
Cet article a donc pour but de présenter un ratio très rudimentaire, très simple à obtenir, et qui peut pourtant être utile à tous : le « leverage ratio » ou « levier » d'une banque.
 
Le calcul est simple : total du bilan / capitaux propres de la banque
 
Plus ce ratio est faible, plus la banque sera solide (parce qu'elle aura plus de capitaux propres pour faire face à des pertes sur ses prêts à la clientèle et d'autres actifs). Plus il est élevé, plus la banque sera exposée en cas de forte dégradation de la conjoncture.
 
Voyons un exemple simple de calcul de ce ratio, à travers le bilan d'une banque en ligne plutôt spécialisée dans l'épargne : Boursorama.
 
Voici le bilan simplifié 2007 consultable sur boursorama.  
 
http://www.objectifeco.com/IMG/jpg/ratiobourso.jpg
 
Le total de bilan est de 2 884 972 000 €, les capitaux propres sont de 558 184 000€.
 
Le leverage ratio de boursorama est donc de 5,16.
C'est un chiffre à priori rassurant et raisonnable : il faudrait 20% de pertes sur l'actif pour mettre à mal cette banque, ce qui suppose un taux de défaillance sur les prêts encore bien plus important (vu que la banque récupère toujours quelque chose sur les prêts d'un emprunteur défaillant).
Si on va plus loin dans le bilan de cette banque, on constate qu'elle gère plus de 11 milliards d'épargne et de dépôts pour 1,8 milliards de prêts...là aussi c'est un chiffre rassurant dans la conjoncture en cours, d'une banque où l'épargne domine largement. D'autres banques spécialisées dans l'épargne présentent aujourd'hui ce type de profil.
 
Vous pouvez donc très simplement calculer le leverage ratio de votre banque à partir de ses derniers bilans comptables donnés (par exemple sur le site boursorama, celui de n'importe quel autre broker ou banque en ligne, ou le site de votre banque où vous trouverez les derniers bilans comptables).
 
Voyons maintenant les leverage ratios d'autres banques connues :
Aux USA, nous avons des leverage ratios compris en général entre 10 et 20.
(voir cette source)
 
C'est déjà plus inquiétant, surtout quand on connaît les risques spécifiques existant sur leurs prêts au vu de la conjoncture actuelle.
 
En Europe (continent qui est comme chacun le sait « raisonnable » et qui serait à ce qu'il paraît moins affecté par la crise du crédit), ce leverage ratio moyen passe à 35, avec certaines grandes banques qui sont au dessus de 40 ou 50. "Mieux" (si l'on peut dire) que ceux de Lehman et d'autres "stars" qui se sont récemment illustrées.
En France, ces ratios se situent entre 25 et 40 pour nos grands réseaux bancaires (réseaux de banques nationales ou régionales). Voici quelques articles où vous pourrez trouver ces ratios :
 
Article 1
Article 2
Article 3
http://i.l.cnn.net/money/2008/10/1 [...] raphic.gif
Bien entendu, ces ratios sont très simplificateurs et ne prennent pas en compte la qualité et la solidité des actifs de la banque (que nous n'avons plus la possibilité de contrôler de toutes façons aujourd'hui), mais ce sont néanmoins des indicateurs utiles...Il vaut mieux dans le contexte actuel être client d'une banque qui a un leverage ratio à 5 plutôt qu'à 50 !
Un leverage ratio à 30 ou 35 (cas de la plupart des banques françaises) signifie qu'un taux de perte sur actifs de 3% suffira à provoquer la mise "hors-jeu" de la banque. Dans le contexte actuel, cela n'a rien d'impossible.
A court terme, comme je l'ai déjà dit, je pense que les états ont encore les moyens de couvrir ces pertes...A plus long terme, cela est moins évident, et la "couverture" des états pourra être seulement partielle.
Nous sommes dans une crise systémique (il n'est à mon avis plus question de se demander si elle peut être évitée, cette question pouvait encore se poser dans les années 90 aux USA ou au début des années 2000 en Europe. Mais plus maintenant).
Lorsque la crise s'intensifiera sur l'économie réelle, les banques n'auront plus à faire face seulement à des défaillances sur des prêts immobiliers à risque, des dérivés de crédits ou d'autres "produits exotiques"...Ce sont toutes les catégories qui vont poser des problèmes en même temps : les prêts à la consommation, les prêts immobiliers classiques à taux fixe (avec la chute des revenus et la hausse du chômage), les prêts aux entreprises (avec la hausse du nombre de faillites).
Les taux de pertes de 3 % "supportables" peuvent tout à fait être dépassés dans ce contexte. Sans doute pas tout de suite...Mais il faut avoir cette idée en tête malgré tout.
 
Loic Abadie


Ce serait pas plutôt 2 884 972 000 k€, ou 2 884 972 000 M€, ?  (sinon Bettencourt à elle seule peut garantir...)


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
mood
Publicité
Posté le 25-07-2010 à 19:22:44  profilanswer
 

n°23413024
el muchach​o
Comfortably Numb
Posté le 25-07-2010 à 19:42:42  profilanswer
 

Ce sont des milliers d'euros, c'est écrit sur le tableau, donc non, il ne faut pas ajouter de k et encore moins de M. Au passage, Boursorama est une filiale de la SoGé, donc elle peut subir des avaries si la SoGé essuie la tempête.


Message édité par el muchacho le 25-07-2010 à 19:46:31

---------------
Les aéroports où il fait bon attendre, voila un topic qu'il est bien
n°23413445
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 25-07-2010 à 20:41:51  profilanswer
 

 

IFRS et GAAP ça t'évoque quelquechose gringo ?

 

C'est dommage, parce que tu te serais rendu compte de ton erreur de guignolo :o

Message cité 1 fois
Message édité par peaceful le 25-07-2010 à 21:23:09

---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°23413635
Camelot2
Posté le 25-07-2010 à 21:02:18  profilanswer
 


 
Oui mais alors là...non. On ne remplace pas un Tier 1 ratio par un calcul simple (en général, quand on précise cela, ça commence mal...) Actif/Fonds propres.  
Une banque peut très bien répondre aux objectifs de solvabilité Tier 1 ratio et "calcul simple" et se planter le jour d'après.
 
Franchement, c'est totalement absurde de juger de la solidité d'une banque sur un seul ratio (d'où l'absurdité des stress-test, soit dit en passant).
 
Je renvoie donc ce monsieur et le CEBS dos à dos. (surtout quand on sait que le Tier 1 ratio n'est qu'une version pondérée du calcul simple proposée par l'auteur).
 
 
 

n°23414172
yoyo173
Posté le 25-07-2010 à 22:09:14  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Résorber les déficits uniquement en "taxant les riches" c'est colmater la voie d'eau du Titanic avec une planche et des clous : ça peut aider mais tu rêves si tu crois que ça va suffire. Prend une calculatrice et fait une division si tu en doutes.


Qui parle de taxer les riches ?
Je parle juste de revenir à une répartition des richesses telle qu'elle existait il y a 20 ans. Prends une calculette et fais les comptes, et tu diras ce qui est le plus absurde, faire payer ceux qui ont déjà donné (en perdant une partie de leur revenus pour en faveur du capital) ou ceux qui n'ont fait que prendre.
Curieusement la seule possibilité semble être de demander un effort à ceux qui en ont déjà fait. Peut être lié au fait que ceux qui font les lois ne participent pas à ces efforts et leur entourage non plus.

n°23414289
yoyo173
Posté le 25-07-2010 à 22:15:54  profilanswer
 

patx3 a écrit :


 
http://lesrapports.ladocumentation [...] 3/0000.pdf
 
Et hop, encore une bonne désinformation qui va bien de la part de la gauche. Une affirmation, pas de besoin de prouver, suffit de le dire pour que ça devienne vrai... :pfff:


Je lis le tableau:
Dividendes (D421) nets versés : 1993 7.5 %
                                                2007 16 %
Heu, comment dire ... Qui raconte n'importe quoi ? Et là tu n'as les données que sur 14 ans.
 
Pour que tu comprennes, si je ne me trompe pas, "Le dividende d'une action est un versement d'argent aux actionnaires, prélevé sur le bénéfice net ou sur les réserves de la société."
 
Donc les dividendes ont plus que doublé. Suffit de lire le tableau pour s'apercevoir que c'est vrai :)

Message cité 1 fois
Message édité par yoyo173 le 25-07-2010 à 22:24:07
n°23414375
yoyo173
Posté le 25-07-2010 à 22:22:35  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Oui, le problème serait toujours aussi prégnant. L'augmentation de la part alloué aux actionnaires date de la fin des années 70 mais ce fut seulement aux alentours de 2001 qu'elle a dépassé des valeurs "raisonnables" et a pesé sur l'épargne des entreprises (auparavant, le transfert se faisait des intérêts nets versés aux dividendes en raison du désendettement des entreprises depuis le milieu des années 80). L'effet principale est donc à l'intérieur de l'EBE.
 
En terme de partage global, il y a une diminution de 2/3 points en faveur de l'EBE. Déformation qui fut, au départ, causé par les intérêts versés et, depuis environ dix ans, par la rémunération du capital.
 
Or, le "problème" de retraites date depuis trente ans avec une augmentation régulière des cotisations jusqu'en 1997 qui traduit la déterioration du rapport actif/inactif et la hausse du niveau de vie des retraités (hausse plus importante que le reste de la population). Donc, l'augmentation des dividendes est un facteur. Certainement. Mais il n'est pas le principal responsable de la compression salariale ou du déficit de certains régimes de retraite. Il fait partie des facteurs d'ajustement supplémentaires mais la compensation du décalage des dix dernières années ne règlera pas la problématique des retraites.
 
On rajoutera que les retraités et les personnes proches de la retraite sont les principaux détenteurs de capitaux et sont donc parmi les premiers bénéficiaires de ces mêmes dividendes (ce qui explique, d'ailleurs, que les inégalités soient plus forte chez les retraités qu'ailleurs). Du coup, la population active pourrait facilement argumenter que certains retraités profitent non seulement du changement de rapport actif/inactif mais aussi de la déformation de la VA.


 
Un raisonnement, c'est déjà mieux. Mais tu ne fais qu'affirmer. Tu as les chiffres ?  
Tu tiens compte de cet argent qui, si il était passé dans les salaires, aurait contribué à augmenter la demande intérieur, donc créer des emplois, en conséquence diminuer le chômage et le déficit des caisses retraites, par exemple ?
 
Je ne te donne pas tords, je pose juste la question et m'aperçois que ce problème semble ne jamais avoir été étudié ou chiffré. Facile de dire ensuite que seule une augmentation du temps de cotisation est la solution. Et absurde si on ne la couple pas à une diminution du chômage. Pour l'instant, il me semble qu'on ne fera que remplacer des retraités par des chômeurs.

n°23414496
Camelot2
Posté le 25-07-2010 à 22:35:30  profilanswer
 

yoyo173 a écrit :


 
Un raisonnement, c'est déjà mieux. Mais tu ne fais qu'affirmer. Tu as les chiffres ?  
Tu tiens compte de cet argent qui, si il était passé dans les salaires, aurait contribué à augmenter la demande intérieur, donc créer des emplois, en conséquence diminuer le chômage et le déficit des caisses retraites, par exemple ?
 
Je ne te donne pas tords, je pose juste la question et m'aperçois que ce problème semble ne jamais avoir été étudié ou chiffré. Facile de dire ensuite que seule une augmentation du temps de cotisation est la solution. Et absurde si on ne la couple pas à une diminution du chômage. Pour l'instant, il me semble qu'on ne fera que remplacer des retraités par des chômeurs.


 
Si tu suivais un peu, tu verrais que j'ai posté en réponse à patx3 une analyse chiffré du poids des revenus du capital dans la VA. Pour te réconforter, sache que je confronte la grande majorité de mes affirmations et de mes arguments à la réalité (et donc, aux chiffres). Du coup, ta remarque pleine de sous-entendus, tu peux la prendre et la stocker dans un coin...elle servira la prochaine fois que poil@ viendra nous balancer son "les chiffres on s'en fout".
 
Tu peux aussi looker sur le topic retraites, j'ai fait quelques autres analyses, notamment sur les cotisations.
 
L'argent distribué au capital ne dort pas...il ne s'entasse pas dans un coffre. Il est principalement facteur d'inégalités vu qu'il concerne ceux des 7+ déciles. Son effet sur les salaires est secondaire par rapport aux cotisations. Donc, à ta question, j'en répondrais par une autre...Tu tiens compte de l'augmentation des cotisations qui, si elle était passé dans les salaires, aurait contribué à augmenter la demande intérieur, donc créer des emplois, en conséquence diminuer le chômage et le déficit des caisses de retraite, par exemple?
 
Tu as une vision statique des mouvements de capitaux/patrimoines.  
 
Au passage, les dividendes sont soumis aux CSG/CRDS.

n°23415567
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 26-07-2010 à 00:34:52  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


Tu tiens compte de l'augmentation des cotisations qui, si elle était passé dans les salaires, aurait contribué à augmenter la demande intérieur, donc créer des emplois, en conséquence diminuer le chômage et le déficit des caisses de retraite, par exemple?


 
L'argent qui part dans les cotiz ne dort pas. Il n'est pas stocké dans des coffres. Il sert à payer le salaire différé des retraités. En gros, que cet argent aille dans le salaire net ou dans la cotiz, cela ne change pas grand chose.
 
Et ces retraités consomme des services, font appel à des emplois etc. Et donc font diminuer le chômage..
 
En gros, entre un dividende et une pension de retraités (qui tourne autour des 1200 €)...qui a le plus de chance de retourner DIRECTEMENT dans l'économie ? Clairement la cotisation :p Le dividende a plus de chance de se retrouver sur un compte en Suisse (à terme).


---------------
Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
n°23415710
python
Posté le 26-07-2010 à 01:01:10  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
IFRS et GAAP ça t'évoque quelquechose gringo ?
 
C'est dommage, parce que tu te serais rendu compte de ton erreur de guignolo :o


 
L'impact des IFRS (IAS 19, 32. 39 et IFRS 4) sur le résultat net des groupes bancaires est modéré voire acceptable.  
 
Une étude a découvert que les variations du résultat net sont plus volatils mais non significatifs car les normes IFRS ont été adoptées dans une période de stabilité bancaire et de stabilité économique.  La baisse des fonds propres appréhendée n'a pas d'effet négatif car elle est compensée notamment par la plus-value latente sur les actifs disponibles à la vente et la reprise du FRBG par capitaux propres.  
 
 
 
 

n°23416221
Betcour
Building better worlds
Posté le 26-07-2010 à 02:59:06  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :

En gros, entre un dividende et une pension de retraités (qui tourne autour des 1200 €)...qui a le plus de chance de retourner DIRECTEMENT dans l'économie ? Clairement la cotisation :p Le dividende a plus de chance de se retrouver sur un compte en Suisse (à terme).


Ni l'un ni l'autre. L'investissement est aussi de la consommation, puisque quand tu apportes des capitaux aux entreprises (ou à l'état) ça finit en dépenses, donc consommation.
 
Tiens si tu pouvais déjà comprendre juste ça et en tenir compte ça serait un énorme progrès.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23416289
lokilefour​be
Posté le 26-07-2010 à 03:28:57  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Ni l'un ni l'autre. L'investissement est aussi de la consommation, puisque quand tu apportes des capitaux aux entreprises (ou à l'état) ça finit en dépenses, donc consommation.
 
Tiens si tu pouvais déjà comprendre juste ça et en tenir compte ça serait un énorme progrès.


 
Clairement il n'y a qu'a voir comment sont utilisés les dividendes de bettencourt par exemple...
Fraude fiscale avec des comptes en suisse.
Achat d'une ile à 500 millions, toujours en fraudant le fisc.
Versement de l'ensemble des dividendes à une structure financière pour ne pas payer d'impôts sur le revenu.
Spéculation à outrance sur les marchés boursiers...
 
C'est beau la consommation...
 
Et après grâce à tous ces gentils consommateurs qui ne pensent qu'a accroitre toujours plus leurs gains, on a droit à une crise financière, à cause de  produits pourris que les banques ont créé de toutes pièces pour ces gentils consommateurs.


---------------
Témoignage sur la menace de l'islam envers la démocratie :https://www.youtube.com/watch?v=FIlFSxKKyzU
n°23416302
Betcour
Building better worlds
Posté le 26-07-2010 à 03:35:30  profilanswer
 

lokilefourbe a écrit :

C'est beau la consommation...


Que ça te plaise ou non ça retourne dans l'économie, tu ne peux pas prétendre le contraire.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23416317
lokilefour​be
Posté le 26-07-2010 à 03:40:34  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Que ça te plaise ou non ça retourne dans l'économie, tu ne peux pas prétendre le contraire.


L'argent placé en spéculation revient sur l'économie comme une balle dans la tête.


---------------
Témoignage sur la menace de l'islam envers la démocratie :https://www.youtube.com/watch?v=FIlFSxKKyzU
n°23416331
Betcour
Building better worlds
Posté le 26-07-2010 à 04:24:25  profilanswer
 

[:bakk37]
 
Arlette c'est bon on t'a reconnu.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23416337
lokilefour​be
Posté le 26-07-2010 à 04:37:01  profilanswer
 

Betcour a écrit :

[:bakk37]
 
Arlette c'est bon on t'a reconnu.


 
toujours aussi bon betcour  [:hephaestos]


---------------
Témoignage sur la menace de l'islam envers la démocratie :https://www.youtube.com/watch?v=FIlFSxKKyzU
n°23416375
poilagratt​er
Posté le 26-07-2010 à 05:35:00  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Que ça te plaise ou non ça retourne dans l'économie, tu ne peux pas prétendre le contraire.


l'argent créé de la richesse lorsqu'il change de main,
afin de créer de la richesse.
Et plus il change de main, plus il créé de richesse.
Ce que font les consommateurs.
 
Ce qui n'est pas le cas du fric qui spécule en bourse.
C'est de la pure spéculation, et très, très, rarement de l'investissement productif.
 
1 euro qui change 10 fois de mains dans la conso (et non spéculation), va produire 10 euros de richesses.
 
1 euro qui part en bourse ne créé rien du tout, la plupart du temps.


Message édité par poilagratter le 26-07-2010 à 05:50:21

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°23416423
Camelot2
Posté le 26-07-2010 à 07:16:04  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :


 
L'argent qui part dans les cotiz ne dort pas. Il n'est pas stocké dans des coffres. Il sert à payer le salaire différé des retraités. En gros, que cet argent aille dans le salaire net ou dans la cotiz, cela ne change pas grand chose.
 
Et ces retraités consomme des services, font appel à des emplois etc. Et donc font diminuer le chômage..


 
Mon dieu, le jour où tu pourras appliquer ce raisonnement aux revenus financiers, ce jour sera merveilleux d'abondance et de miel.  :o  
Et il va falloir que tu arrêtes avec le salaire différé des retraites...si c'était le cas, je leur file 500 euros à nos vieux, et pas un de plus.
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :


En gros, entre un dividende et une pension de retraités (qui tourne autour des 1200 €)...qui a le plus de chance de retourner DIRECTEMENT dans l'économie ? Clairement la cotisation :p Le dividende a plus de chance de se retrouver sur un compte en Suisse (à terme).


 
Et cet argent sur un compte en Suisse sera investi par la banque dans des obligations, ou des crédits, ou des actions, ou...
Et tout ce joli parcours est l'équivalent du parcours de cette cotisation qui passe par le retraité, puis par son compte courant, puis peut-être par ses petits-enfants, puis par l'immobilier, puis ect...
 
Les revenus financiers sont facteurs d'inégalité.
 
 

n°23416533
zad38
Posté le 26-07-2010 à 08:38:55  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :

L'argent qui part dans les cotiz ne dort pas. Il n'est pas stocké dans des coffres. Il sert à payer le salaire différé des retraités. En gros, que cet argent aille dans le salaire net ou dans la cotiz, cela ne change pas grand chose.


Pour le salarié, un peu quand même.

W0r1dIndu5tri35 a écrit :

Et ces retraités consomme des services, font appel à des emplois etc. Et donc font diminuer le chômage..


Comme déjà dit 15 fois, leur argent ne tombe pas du ciel, on leur file de notre poche et on doit leur fournir des services pour le récupérer. Aucune diminution du chômage là-dedans. Scoop, sans les retraités, les salariés dépenseraient leur pognon aussi.

n°23416536
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 26-07-2010 à 08:40:09  profilanswer
 

python a écrit :


 
L'impact des IFRS (IAS 19, 32. 39 et IFRS 4) sur le résultat net des groupes bancaires est modéré voire acceptable.  
 
Une étude a découvert que les variations du résultat net sont plus volatils mais non significatifs car les normes IFRS ont été adoptées dans une période de stabilité bancaire et de stabilité économique.  La baisse des fonds propres appréhendée n'a pas d'effet négatif car elle est compensée notamment par la plus-value latente sur les actifs disponibles à la vente et la reprise du FRBG par capitaux propres.  


 
[:oh-la-vache-eh]  
 
Bravo pour le c/c, la prochaine fois essaie de pas faire de HS.  
 


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°23418420
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 26-07-2010 à 12:26:03  profilanswer
 

Betcour a écrit :

Que ça te plaise ou non ça retourne dans l'économie, tu ne peux pas prétendre le contraire.


 
On parlait de l'économie française. Pour nous, acheter une île à 500 000 millions, ça ne créé pas d'emploi en France.
 
Alors que le vieux avec ses 1000 €, il va dépenser ses sous en France.


---------------
Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
n°23418444
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 26-07-2010 à 12:28:26  profilanswer
 

zad38 a écrit :


Pour le salarié, un peu quand même.


 
A l'instant T. Mais lorsqu'il arrivera à la retraite, il touchera ce salaire différé. Ouvre les yeux, faut voir ça sur la longueur d'une vie.
 

zad38 a écrit :


Comme déjà dit 15 fois, leur argent ne tombe pas du ciel, on leur file de notre poche et on doit leur fournir des services pour le récupérer. Aucune diminution du chômage là-dedans. Scoop, sans les retraités, les salariés dépenseraient leur pognon aussi.


 
Bah non. Perso, je suis salarié et j'économise environ 1000 € / mois. Donc si j'avais plus, j'économiserai plus. Je consommerait pas plus.


---------------
Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
n°23418513
Betcour
Building better worlds
Posté le 26-07-2010 à 12:35:15  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :

Alors que le vieux avec ses 1000 €, il va dépenser ses sous en France.


...dans une télé made-in-China ou un séjour au Maroc.
 
Y'a pas plus de raisons qu'il les dépenses en France qu'un investisseur. Si tu as des stats montrant le contraire, sort les, sinon je pense que tu peux remballer ton argument.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23418611
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 26-07-2010 à 12:46:38  profilanswer
 

les keynésienss sont en asie :D
 
http://www.princeton.edu/~pkrugman/stimulus_comps.PNG


Message édité par Magicpanda le 26-07-2010 à 12:46:46

---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°23418621
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 26-07-2010 à 12:47:33  profilanswer
 

Betcour a écrit :

...dans une télé made-in-China ou un séjour au Maroc.


 
Comme n'importe quel actif...
 

Citation :

Y'a pas plus de raisons qu'il les dépenses en France qu'un investisseur. Si tu as des stats montrant le contraire, sort les, sinon je pense que tu peux remballer ton argument.


 
Les consommateurs français dépensent plus de sous dans l'économie réelle française que les investisseurs qui achètent n'importe quoi du moment que ça monte.


---------------
Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
n°23418664
Betcour
Building better worlds
Posté le 26-07-2010 à 12:53:51  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :

Les consommateurs français dépensent plus de sous dans l'économie réelle française que les investisseurs qui achètent n'importe quoi du moment que ça monte.


Argument en carton donc, vu qu'il est basé sur aucun chiffre, juste tes stéréotype de la finance acquis via la lecture du blog de Mélenchon :lol:


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23418725
python
Posté le 26-07-2010 à 13:01:20  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
[:oh-la-vache-eh]  
 
Bravo pour le c/c, la prochaine fois essaie de pas faire de HS.  
 


 
je te colle un zéro aussi car ma question est que vienne faire les IFRS dans ce topic de discussion sur l'économie ?

n°23418774
lokilefour​be
Posté le 26-07-2010 à 13:07:01  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Argument en carton donc, vu qu'il est basé sur aucun chiffre, juste tes stéréotype de la finance acquis via la lecture du blog de Mélenchon :lol:


Tu es pénible....
 

Citation :

Spéculation automatique ultra sophistiquée


 
http://img.over-blog.com/600x418/3/46/43/71/Frederick/2010-06/SR-Virilio-algo-trading-26-06-2010/0724-biz-web2TRADING-copie-1.jpg
 

Citation :

"Un avantage de 30 millisecondes" : dans le trading à haute fréquence, les ordinateurs achètent et vendent des actions à la vitesse de l'éclair. Certains marchés, comme le Nasdaq, offrent souvent à ces "traders" un aperçu rapide aux ordres pendant 30 millisecondes - 0,03 secondes - avant qu'ils ne soient montrés aux autres. Cela permet d'acheter très rapidement des actions dont ils savent que la demande sera forte peu après. Chaque opération permet de gagner quelques cents, parfois des millions de fois par jour. Un fonds commun de placement peu rapide passe un ordre d'achat pour 5 000 actions de la compagnie XYZ. Pendant 30 millisecondes, l'ordre est acheminé vers les traders à haute fréquence avant d'être communiqué à l'ensemble de la place financière. À H+50 millisecondes, les traders à haute fréquence, sachant qu'un ordre arrive, innondent le marché d'ordres d'achat, raflant toutes les actions de XYZ à 21,00 $. À H+300 millisecondes, l'ordre du fonds commun de placement est exécuté ; les traders à haute fréquence vendent leurs actions à 21,01 $, empochant 1 cent par action, soit un total de 50 $ dans ce cas (The New York Times)


 

Citation :

Le Prix Nobel d’économie 2008, Paul Krugman, s’interroge sur l’utilité « sociale » du trading algorithmique : « La Bourse est censée allouer le capital aux utilisations les plus productives, comme par exemple aider les sociétés qui ont de bonnes idées à lever des fonds. ». Mais l'économiste remarque que les courtiers qui donnent leurs ordres « un trentième de seconde plus vite que les autres » ne contribuent guère à « l'amélioration de cette fonction sociale ».
 
Le risque d’accroître les bulles spéculatives - donc les krachs - n’est pas encore établi, mais le mini-krach du 6 mai 2010 a marqué les esprits.
 
Les régulateurs, tant américains qu’européens, ont lancé une phase de consultation début 2010. L’accès équitable aux marchés et les « dark pools » focalisent l’attention. Mais comme le remarque Paul Virilio :
 
« La régulation devient impossible car on a fui dans l’accélération du réel. On a censuré le réel en quelque sorte. Et même si le gendarme de la Bourse dépose plainte, que peut-il ? Il est question de mettre en place des coupe-circuits, mais cela montre bien que nous ne sommes plus dans le temps humain, mais dans le temps machine. »
 
En effet, si la seule parade consiste à installer des coupe-circuits, c’est qu’on se prépare à agir quand il sera déjà trop tard, quand une anomalie significative aura été détectée et déjà enregistrée.


 
 

Citation :

Une décennie plus tard, le boom de l'algotrading est spectaculaire. Aux Etats-Unis, plus de 75 % des institutions financières et 95 % des traders institutionnels utilisent des stratégies de trading algorithmique. Selon la société Celent, le trading à haute fréquence constitue près de 42 % des volumes d'actions traités et atteindra 54 % au dernier trimestre 2010. Les plus grosses sociétés américaines de trading algorithmique, comme Getco ou Citadel, traitent parfois de 10 à 20 % des actions de grandes sociétés cotées.  


 
Le voilà ton bel argent, ta belle spéculation censée soutenir l'économie réelle... du vent, du parasitisme, qui s'appuie maintenant sur la vitesse de calcul et de transfert pour gagner des pouillièmes de cents par transaction.
Tu crois que ça profite aux entreprises ça?
Tu as le droit de le croire, mais comprend que les autres ont le droit de ne pas être stupides ou complètement endoctrinés par le libéralisme.
 
Et le système est vachement sous contrôle :
 

Citation :

L'accroissement de la vitesse des opérations sans contrôle peut donc générer des pertes considérables. L'indice Dow Jones Industrial Average avait ainsi chuté de 100 points en 2002 quand un courtier de la banque Bear Stearns avait entré par inadvertance un ordre de vente de 4 milliards de dollars au lieu de 4 millions. Vu la vitesse des opérations, plus de 600 millions de dollars d'actions avaient été échangés avant que l'erreur ne soit détectée. En 2003, une société de trading américaine était devenue insolvable en seize secondes quand un de ses employés s'était trompé dans une opération, rapporte la Fed de Chicago dans un document récent.


 

Citation :

Sans compter que l'algo-trading a permis le développement de pratiques inéquitables. A l'été 2009, une forme particulière de trading à haute fréquence a retenu l'attention : les flash orders. Par cette pratique, les Bourses autorisent certains clients, contre commission, à regarder brièvement les ordres avant qu'ils ne soient placés et orientés vers des plates-formes rivales. Les flash orders, très critiqués par les autorités de régulation boursière, sont accusés de fausser les fondements du marché libre. Deux opérateurs américains, Nasdaq OMX et Bats, ont d'ailleurs décidé de les abandonner.
 
Aussi, certains s'interrogent sur l'utilité "sociale" du trading algorithmique. Le Prix Nobel d'économie 2008, Paul Krugman, s'est ému de la montée en puissance de ces méthodes de spéculation qui, selon lui, ont largement contribué aux profits élevés de la banque d'affaires Goldman Sachs. "Cette méthode constitue une sorte de taxe pour les investisseurs qui n'ont pas accès à ces ordinateurs super-rapides, écrit-il dans le New York Times en août 2009. La Bourse est censée allouer le capital aux utilisations les plus productives, comme par exemple aider les sociétés qui ont de bonnes idées à lever des fonds.". Or, relève l'économiste, les courtiers qui donnent leurs ordres "un trentième de seconde plus vite que les autres" ne contribuent guère à "l'amélioration de cette fonction sociale".


 
Que du bon pour les entreprises....
 
T'as raison betty, continue à nier l'évidence et à t'enfermer dans ton autisme.


---------------
Témoignage sur la menace de l'islam envers la démocratie :https://www.youtube.com/watch?v=FIlFSxKKyzU
n°23418835
Betcour
Building better worlds
Posté le 26-07-2010 à 13:14:12  profilanswer
 

lokilefourbe a écrit :

Tu es pénible....


Je te retourne le compliment, on parle des zones géographiques ou investissent les gens et tu me sort le trading à haute fréquence  [:ktulu]  
 
Tu veux pas me couper/coller un article sur le repassage des cols de chemise histoire de noyer un peu plus le poisson ? (de façon utile et pratique pour le coup)


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23418863
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 26-07-2010 à 13:16:50  profilanswer
 

python a écrit :


 
je te colle un zéro aussi car ma question est que vienne faire les IFRS dans ce topic de discussion sur l'économie ?


 
Peut-être que c'était en rapport avec le post que je quotais et qui parlais du leverage des banques européennes vs. banques américaines ?   :o
 
Se pourrait-il que les normes IFRS (Europe) fassent apparaitre un leverage deux fois plus élevé qu'avec GAAP (US) ? :o
 
L'article d'elmuchacho ne serait-il alors qu'un tas de bullshit encore tout fumant ? :o
 
Le pire c'est surement que personne du topic n'a tiqué... :o
 
 

Spoiler :

Puissance 4 :o

Message cité 1 fois
Message édité par peaceful le 26-07-2010 à 13:57:57

---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°23418904
lokilefour​be
Posté le 26-07-2010 à 13:20:02  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Je te retourne le compliment, on parle des zones géographiques ou investissent les gens et tu me sort le trading à haute fréquence  [:ktulu]  
 
Tu veux pas me couper/coller un article sur le repassage des cols de chemise histoire de noyer un peu plus le poisson ? (de façon utile et pratique pour le coup)


 
Mais bien sûr, reprend notre échange page précédente :
 

Betcour a écrit :


Que ça te plaise ou non ça retourne dans l'économie, tu ne peux pas prétendre le contraire.


 
Et on parlait bien de l'argent placé en bourse, de la spéculation...
Et la localisation n'a aucun sens pour la bourse, en 30 secondes des milliards peuvent faire plusieurs fois le tour de la terre.


---------------
Témoignage sur la menace de l'islam envers la démocratie :https://www.youtube.com/watch?v=FIlFSxKKyzU
n°23419109
docmaboul
Posté le 26-07-2010 à 13:42:01  profilanswer
 

lokilefourbe a écrit :

Et on parlait bien de l'argent placé en bourse, de la spéculation...


 
Justement, le HFT, ce n'est pas du tout de la spéculation, mais bien plutôt une taxe sur la spéculation. C'est bête... [:petrus75]

mood
Publicité
Posté le   profilanswer
 

 Page :   1  2  3  4  5  ..  2384  2385  2386  ..  3971  3972  3973  3974  3975  3976

Aller à :
Ajouter une réponse
 

Sujets relatifs
La crise du couple SARKOZY : INFO ou INTOX ?Géopolitique : Face au Pic Pétrolier et la Future Crise Economique
Crise bancaire au Royaume UniJET : Les jeux en direct (relais appel gagnant -)
crise d'angoisseChanger autoradio d'origine (beta) VW POLO
Peut-on acheter ou vendre une voiture sans carte crise?Le modèle social Francais est-il en crise ?
Gratte-ciel et architecture : quel impact de la crise sur les projets? 
Plus de sujets relatifs à : [ECO] Can it run Crises ?


Copyright © 1997-2025 Groupe LDLC (Signaler un contenu illicite / Données personnelles)