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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°23135943
Camelot2
Posté le 29-06-2010 à 10:27:18  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
 
 
Non mais tu peux sauter comme un cabri avec ton discours sur les intérêts de la dette.
Ils ne représentent que le coût des déficits accumulés.
 
L'idée que les financer par la banque centrale ou la planche à billet aurait permis à ces déficits de passer inaperçus est le signe d'une ignorance crasse.
 
C'est tout de même génial ce report de responsabilité. Ce ne sont plus les déficits les responsables, mais ces méchants investisseurs qui osent demander un rendement sur le capital.
 
Puis il faudra peut-être expliquer à notre ami que les obligations sont les principaux outils financiers utilisés par des investisseurs aussi cupides que les assureurs. Ces vautours de la finance, ces chercheurs d'or du rendement à deux chiffres...*soupirs*
S'il y a des responsables à aller chercher, ils sont tout désigné:
-les hommes politiques tous bords confondus depuis 1975.
-les retraités actuels qui profitent du capital accumulé, les véritables nouveaux rentiers du 21ème siècle.

mood
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Posté le 29-06-2010 à 10:27:18  profilanswer
 

n°23135944
Betcour
Building better worlds
Posté le 29-06-2010 à 10:27:22  profilanswer
 

moonboots a écrit :

oui, si une population libre et correctement informée avait eu à répondre à un tel référendum ça aurait été démocratique par définition


Ah bah OK, on a clairement pas la même vision de ce qu'est la démocratie alors. :/


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23135974
vandepj0
Posté le 29-06-2010 à 10:30:40  profilanswer
 

moonboots a écrit :


où se situe l'oppression ?


Interdire aux gens de pisser dans la rue, c'est défendable.  
Interdire aux musulmans / nègres / arabes de pisser dans la rue, c'est l'oppression d'une minorité.  
 
 
Mais je vois que tu as le quote sélectif pour pouvoir être à fond dans la mauvaise foi, ton prochain message sera sûrement:
 
Moonboots va quoter:

Citation :

Interdire aux gens de pisser dans la rue, c'est l'oppression d'une minorité


Moonboots va écrire: où se situe l'oppression.
 
:o

n°23135979
Profil sup​primé
Posté le 29-06-2010 à 10:31:05  answer
 

Camelot2 a écrit :


 
On va faire un petit exemple pour bien comprendre.
 
Un état a le budget suivant:
Année 1:
Recettes : 100
Dépense : 110
Dette : 0
Intérêt sur la dette : 0
 
Année 2:
Recettes 100
Dépenses 110
Dette : 10
Intérêt sur la dette : 1
 
Question:
1.Quel est le solde primaire l'année 1? Quel est le solde primaire l'année 2?
2.A quoi est dû la dette?  
-au déficit en solde primaire
-aux intérêts payés sur la dette
 
Plaçons nous l'année 3 et assumons que cet état avait contracté un prêt à un an.
Année 3
Recettes:100
Dépenses 110
 
Quel va être sa dette à cet instant?
1.10+20+2 : soit la combinaison du déficit primaire, du nouvel emprunt pour rembourser celui étant arrivé à échéance additionné des intérêts qui doivent être payés par l'emprunt en raison du déficit en solde primaire.
 
Merde, je n'ai donné qu'un seul choix...  :o  
 
Imaginons maintenant la situation suivante l'année 3:
Recettes:102
Dépenses: 100
 
Quel va être la dette à cet instant?
1.20
 
En effet, les intérêts seront payés grâce au surplus de solde primaire et il faudra uniquement ré-emprunter les déficits précédents. On assistera à une stabilisation de la dette en raison d'un excédent suffisant sur le solde primaire pour rembourser les intérêts.
Pour obtenir une diminution (remboursement du principal) du volume de la dette, il faut que le surplus en solde primaire soit supérieur aux intérêts versés.
 
Prenons le cas où les intérêts versés sont nuls (r=0), on doit donc obtenir un surplus en solde primaire > 0 pour réduire l'endettement.
Un surplus < 0 va augmenter l'endettement.
 
En effet, reprenons notre situation:
Année 1:
Recettes 100
Dépenses 110
 
Année 2:
Recettes 100
Dépenses 110
 
Endettement début année 2: 10
Endettement début année 3: 10+10
 
La caractéristique principale de l'endettement de l'état est sa capacité à rembourser une échéance par un autre emprunt, ce qui créée précisément la mécanique de la dette.
 
Voilà voilou.


 
Merci pour cette explication  :jap:  
 
Mais cela n'enlève rien aux sommes considérables payées sur les intérêts de la dette, les chiffres sont sans doute un peu surévaluer.  

n°23136000
moonboots
Posté le 29-06-2010 à 10:32:36  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Ah bah OK, on a clairement pas la même vision de ce qu'est la démocratie alors. :/


donne-moi ta définition ça ira plus vite...

n°23136026
moonboots
Posté le 29-06-2010 à 10:35:11  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


Interdire aux gens de pisser dans la rue, c'est défendable.  
Interdire aux musulmans / nègres / arabes de pisser dans la rue, c'est l'oppression d'une minorité.


et interdire au mandarom d'ériger des statues de 20 mètres de haut c'est donc aussi une oppression puisque ça vise un groupe de personnes en particulier ?

n°23136044
Betcour
Building better worlds
Posté le 29-06-2010 à 10:36:31  profilanswer
 

moonboots a écrit :

donne-moi ta définition ça ira plus vite...


Betcour a écrit :

La démocratie c'est le règne de la majorité dans le respect des minorités.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23136045
Camelot2
Posté le 29-06-2010 à 10:36:32  profilanswer
 


 
Sommes considérables dû à une situation de déficit permanent depuis 1975.
Puis il faut mettre en parallèle les intérêts versés et ce que ces emprunts ont permis.
 
Ces emprunts ont permis de maintenir le système social français a flot depuis 1975. Bien entendu, les intérêts de la dette vont aussi en partie à contre-rebours de la redistibution vu que les obligations sont principalement détenues par la classe moyenne et aisée(et pas par le SMICARD).

n°23136049
vandepj0
Posté le 29-06-2010 à 10:36:46  profilanswer
 


+1  :jap:  
 
D'ailleurs, n'est-ce pas un droit sacré et universel à posséder une arme, selon Chuck Norris?  
Betcour, partages tu la vision du sacré et de l'universalité de Chuck Norris?

Betcour a écrit :

Le droit à porter des armes est là pour assurer qu'en dernier recours le peuple puisse renverser un gouvernement qui ne respecterait plus la démocratie. C'est une sécurité "aux cas où", donc en un sens facultatif à une démocratie. En revanche ne plus posséder sa force de travail c'est une forme d'esclavage, donc bien peu démocratique...


 
Certains te diront que ne pas posséder son outil de travail, c'est une forme d'esclavage, et que par conséquent l'outil de travail doit être une propriété collective, car il est inique de le laisser aux mains de quelques individus, sous prétexte qu'ils sont fortunés car bien-nés.
 

n°23136079
Profil sup​primé
Posté le 29-06-2010 à 10:39:45  answer
 

Camelot2 a écrit :


 
Non mais tu peux sauter comme un cabri avec ton discours sur les intérêts de la dette.
Ils ne représentent que le coût des déficits accumulés.
 
L'idée que les financer par la banque centrale ou la planche à billet aurait permis à ces déficits de passer inaperçus est le signe d'une ignorance crasse.
 
C'est tout de même génial ce report de responsabilité. Ce ne sont plus les déficits les responsables, mais ces méchants investisseurs qui osent demander un rendement sur le capital.
 
Puis il faudra peut-être expliquer à notre ami que les obligations sont les principaux outils financiers utilisés par des investisseurs aussi cupides que les assureurs. Ces vautours de la finance, ces chercheurs d'or du rendement à deux chiffres...*soupirs*
S'il y a des responsables à aller chercher, ils sont tout désigné:
-les hommes politiques tous bords confondus depuis 1975.
-les retraités actuels qui profitent du capital accumulé, les véritables nouveaux rentiers du 21ème siècle.


 
Parce que les intérêts de la dette n'agrave pas les déficits  :heink:  
 
50 milliards de charge sur la dette c'est une paille. Combien le déficit de l'etat en 2007 ou 2008  et combien sur la charge de cette dette ces même années ?

mood
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Posté le 29-06-2010 à 10:39:45  profilanswer
 

n°23136093
vandepj0
Posté le 29-06-2010 à 10:41:10  profilanswer
 

moonboots a écrit :


et interdire au mandarom d'ériger des statues de 20 mètres de haut c'est donc aussi une oppression puisque ça vise un groupe de personnes en particulier ?


Oui si c'est parce que c'est le mandarom et une statue de son leader.
 
Non si c'est parce qu'on considère qu'une statue de 20m de haut défigure le paysage, quand bien même elle serait de Nicolas Sarkozy.
 
Tu joues au con ou tu ne saisis pas la nuance?

n°23136124
moonboots
Posté le 29-06-2010 à 10:44:45  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


Oui si c'est parce que c'est le mandarom et une statue de son leader.
 
Non si c'est parce qu'on considère qu'une statue de 20m de haut défigure le paysage, quand bien même elle serait de Nicolas Sarkozy.
 
Tu joues au con ou tu ne saisis pas la nuance?


non mais ne m'insulte pas    :/
je n'ai rien compris à ton argumentaire, le coup des minarets est tout à fait comparable au cas du mandarom : le referendum, de manière très maline, ne portait pas sur les mosquées mais sur les minarets, et c'est donc sur ce point précis, qui a à voir avec la préservation du paysage (et le caractère ostentatoire qui va avec), que les Suisses ont répondu, d'où mon parallèle avec le mandarom

Message cité 2 fois
Message édité par moonboots le 29-06-2010 à 10:48:53
n°23136161
Joyrock
Posté le 29-06-2010 à 10:48:30  profilanswer
 

voor0ck a écrit :

Allez on se serre la ceinture, mais plus longtempsque prévu :(
 
http://www.boursorama.com/internat [...] 4c3a2aae7f
 

Citation :

France : au moins "5 à 6 ans de rigueur" pour sortir de la crise (Noyer)  
 
Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a estimé mardi sur Europe 1 qu'il faudrait au moins "5 à 6 ans" de rigueur pour sortir de la crise des finances publiques sans pénaliser la croissance.
 
Interrogé pour savoir combien il faudrait d'années de rigueur pour sortir de la crise, Christian Noyer a répondu: "je crois qu'il faudra pas mal d'années, peut-être entre cinq ans et dix ans probablement".
 
"Sinon, si on veut le faire très vite, là on peut avoir un effet négatif sur la croissance. Il faut le faire progressivement, ça prendra au moins cinq ou six ans", a-t-il souligné.
 
Le gouverneur estime que le gouvernement français peut parvenir à redresser les comptes publics "sans casser la croissance".
 
"Aujourd'hui, le principal risque pour la croissance, c'est que les ménages, vous, moi, nous ayons peur que pour rétablir l'équilibre, il faille augmenter massivement les impôts", selon lui.
 
S'attendant à une diminution de leurs revenus, les ménages français se constituent une "épargne de précaution", au détriment de la consommation et de la croissance, a-t-il expliqué.



 
Est-ce que quelqu'un peut m'expliquer en quoi consiste, concrètement, la rigueur ? Parce que tout le monde n'a que ce mot à la bouche mais j'ai du mal à visualiser ce qui change.

n°23136187
docmaboul
Posté le 29-06-2010 à 10:50:33  profilanswer
 


 
Bof. Si tu retires la propriété privée, toutes les libertés suivent le mouvement. Tu devrais lire Proudhon. S'il est connu pour sa phrase célèbre "la propriété, c'est le vol", il a aussi écrit de très belles analyses montrant que la propriété est une condition nécessaire des libertés:

Citation :

L'État constitué de la manière la plus rationnelle, la plus libérale, animé des intentions les plus justes, n'en est pas moins une puissance énorme, capable de tout écraser autour d'elle, si on ne lui donne un contre-poids. Ce contre-poids , quel peut-il être ? L'État tire toute sa puissance de l'adhésion des citoyens. L'État est la réunion des intérêts généraux appuyée par la volonté générale et servie, au besoin, par le concours de toutes les forces individuelles. Où trouver une puissance capable de contre-balancer cette puissance formidable de l'État ? Il n'y en a pas d'autre que la propriété. Prenez la somme des forces propriétaires : vous aurez une puissance égale à celle de l'État. - Pourquoi, me demanderez-vous, ce contre-poids ne se trouverait-il pas aussi bien dans la possession ou dans le fief ? - C'est que la possession, ou le fief, est elle-même une dépendance de l'État ; qu'elle est comprise dans l'État ; que, par conséquent, au lieu de s'opposer à l'État, elle lui vient en aide ; elle pèse dans le même plateau : ce qui, au lieu de produire un équilibre, ne fait qu'aggraver le gouvernement. Dans un tel système, l'État est d'un côté, tous les sujets ou citoyens avec lui ; il n'y a rien de l'autre. C'est l'absolutisme gouvernemental dans son expression la plus haute et dans toute son immobilité. Ainsi le comprenait Louis XIV, qui non-seulement était d'une parfaite bonne foi, mais logique et juste à son point de vue, lorsqu'il prétendait que tout en France, personnes et choses, relevassent de lui. Louis XIV niait la propriété absolue ; il n'admettait de souveraineté que dans l'État représenté par le roi. Pour qu'une force puisse tenir en respect une autre force, il faut qu'elles soient indépendantes l'une de l'autre, qu'elles fassent deux, non pas un. Pour que le citoyen soit quelque chose dans l'État, il ne suffit donc pas qu'il soit libre de sa personne ; il faut que sa personnalité s'appuie, comme celle de l'État, sur une portion de matière qu'il possède en toute souveraineté, comme l'État a la souveraineté du domaine public. Cette condition est remplie par la propriété.
 
Servir de contre-poids à la puissance publique, balancer l'État, par ce moyen assurer la liberté individuelle : telle sera donc, dans le système politique, la fonction, principale de la propriété. Supprimez cette fonction ou, ce qui revient au même, ôtez à la propriété le caractère absolutiste que nous lui avons reconnu et qui la distingue ; imposez-lui des conditions, déclarez-la incessible et indivisible : à l'instant elle perd sa force, elle ne pèse plus rien ; elle redevient un simple bénéfice, un précaire ; c'est. une mouvance du gouvernement, sans action contre lui.


 
Théorie de la propriété, VI

n°23136199
Profil sup​primé
Posté le 29-06-2010 à 10:51:20  answer
 

Camelot2 a écrit :

 

Sommes considérables dû à une situation de déficit permanent depuis 1975.
Puis il faut mettre en parallèle les intérêts versés et ce que ces emprunts ont permis.

 

Ces emprunts ont permis de maintenir le système social français a flot depuis 1975. Bien entendu, les intérêts de la dette vont aussi en partie à contre-rebours de la redistibution vu que les obligations sont principalement détenues par la classe moyenne et aisée(et pas par le SMICARD).

 

tout cela aurait pu être fait de la même manière en empruntant à la  BC, avec des intérêts nuls ou dérisoires, et l'état ne serait pas sous pressions des marchés financiers comme actuellement. Il est quand même incroyable que les états souverains soit sous le dictat de notes délivrées par des instances privées élus par personnes et qui ont de surcroit tout intérêts a faire chanter les états.  

 

Tu vois la paille dans l'œil de l'état mais pas la poutre dans l'œil des marchés financiers.

Message cité 2 fois
Message édité par Profil supprimé le 29-06-2010 à 11:03:00
n°23136292
Badcow
Posté le 29-06-2010 à 10:56:42  profilanswer
 


 
Tout à fait ! Du coup, il aurait pu emprunter une mole d'euro (6,02 10^23) pour financer 10 ans de projets pharaoniques et un siècle de déficit, et tout cela sans aucunes conséquences sur l'économie, bien sûr.


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°23136301
Joyrock
Posté le 29-06-2010 à 10:57:39  profilanswer
 

moonboots a écrit :


non je ne pense pas, sauf si toutes les manipulations possibles (tricherie, terreur, propagande, crime...) sont inhérentes à la démocratie ? ensuite ils n'ont rien respecté des principes démocratiques, donc aucune de leurs décisions ne relèvent de la démocratie


 

Citation :

Monarchiste convaincu, le très populaire maréchal Paul von Hindenburg, porté à la présidence de la République en 1925, cesse de jouer le jeu de la démocratie à partir de 1930. Il se met à gouverner par décrets, nommant des cabinets à ses ordres de plus en plus dépourvus de la moindre majorité au Parlement, usant et abusant de son droit de dissolution du Reichstag — utilisé pas moins de quatre fois de 1930 à 1933. Les institutions de Weimar sont donc vidées de leur substance bien avant que Hitler ne leur porte le coup de grâce18.
 
Les conséquences catastrophiques de la crise de 1929 sur l’économie allemande, très dépendante des capitaux rapatriés aux États-Unis immédiatement après le krach de Wall Street, apportent bientôt au NSDAP un succès foudroyant et imprévu. Aux élections du 14 septembre 1930, avec 6,5 millions d'électeurs, 18,3 % des voix et 107 sièges, le parti nazi devient le deuxième parti au Reichstag.
La déflation sévère et anachronique menée par Brüning ne fait qu'aggraver la crise économique et précipite de nombreux Allemands inquiets dans les bras de Hitler. En constituant avec ce dernier le « Front de Harzburg » en octobre 1931, dirigé contre le gouvernement et la République, Hugenberg et les autres forces des droites nationalistes font involontairement le jeu de Hitler, dont la puissance électorale et parlementaire fait désormais un personnage de premier plan sur la scène politique19.
Le septennat du président Hindenburg se terminant le 5 mai 1932, la droite et le Zentrum, afin d’éviter de nouvelles élections, proposent de renouveler tacitement le mandat présidentiel. L’accord des nazis étant nécessaire, Hitler exige la démission du chancelier Brüning et de nouvelles élections parlementaires. Hindenburg refuse, et le 22 février 1932, Joseph Goebbels annonce la candidature d’Adolf Hitler à la présidence de la République. Le 26 février, Hitler est opportunément nommé Regierungsrat, fonctionnaire d’État, ce qui lui confère automatiquement la nationalité allemande.
 
Sa campagne électorale est sans précédent sur le plan de la propagande. En particulier, l’usage alors inédit et spectaculaire de l’avion dans ses déplacements électoraux permet à Goebbels de placarder des affiches : « Le Führer vole au-dessus de l’Allemagne ».
Hitler obtient 30,1 % des voix au premier tour le 13 mars 1932 et 36,8 % au second tour en avril, soit 13,4 millions de suffrages qui se portent sur sa personne, doublant le score des législatives de 1930. Soutenu en désespoir de cause par les socialistes, Hindenburg est réélu à 82 ans. Mais lors des scrutins régionaux qui suivent l’élection présidentielle le NSDAP renforce ses positions et arrive partout en tête, sauf dans sa Bavière d'origine. Aux législatives du 31 juillet 1932, il confirme sa position de premier parti d'Allemagne, avec 37,3 % des voix et devient le premier groupe parlementaire. Hermann Göring, bras droit de Hitler depuis 1923, devient président du Reichstag. Né d'un groupuscule, le culte de Hitler est devenu en moins de deux ans un phénomène de masse capable de toucher plus du tiers des Allemands.


 
Etc...
 
Donc effectivement il y a eut "propagande" comme il y a propagande aujouird'hui en France. Mais il a été élu par le peuple. C'est la crise, la déflation et le chomage qui ont poussé le peuple à voter extrême droite. Et là ou ça fou les boules c'est qu'aujourd'hui, il y a crise, chomage et bientôt peut être la déflation.

n°23136318
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 29-06-2010 à 10:59:05  profilanswer
 


De la cavalerie  [:aloy]  
Le credit revolving...ce sont des taux plus élevés amha


---------------
Horse_man
n°23136324
Joyrock
Posté le 29-06-2010 à 10:59:32  profilanswer
 

moonboots a écrit :


je crois que le parti nazi n'a jamais obtenu la majorité des scrutins populaires, ensuite il faudrait juger du caractère démocratique du contexte politique des années 20 et 30, et enfin le parti nazi au pouvoir n'a rien fait par la voie démocratique...


 :o

n°23136333
moonboots
Posté le 29-06-2010 à 11:00:14  profilanswer
 

Joyrock a écrit :

Donc effectivement il y a eut "propagande" comme il y a propagande aujouird'hui en France. Mais il a été élu par le peuple. C'est la crise, la déflation et le chomage qui ont poussé le peuple à voter extrême droite. Et là ou ça fou les boules c'est qu'aujourd'hui, il y a crise, chomage et bientôt peut être la déflation.


meilleur score du parti nazi autour de 40%, et ensuite le IIIe Reich n'a rien de démocratique, donc aucune de ses décisions n'a quoi que ce soit à voir avec la démocratie

n°23136342
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 29-06-2010 à 11:01:16  profilanswer
 

moonboots a écrit :


je défends la démocratie, je ne pense pas que la République de Weimar était parfaite et de toute façon de quoi parle-t-on, de la République de Weimar ou du IIIe Reich ?


Y en a une qui introduit l'autre, ni vue ni connue...


---------------
Horse_man
n°23136361
Joyrock
Posté le 29-06-2010 à 11:02:29  profilanswer
 

moonboots a écrit :


meilleur score du parti nazi autour de 40%, et ensuite le IIIe Reich n'a rien de démocratique, donc aucune de ses décisions n'a quoi que ce soit à voir avec la démocratie


C'était pourtant une république, la république n'est pas démocratique ?
 

Citation :

Démocratie = La Démocratie (en grec : le pouvoir du peuple o demos= le peuple o kratos = le pouvoir) est un système politique ou une forme de gouvernement dans lequel la souveraineté appartient au peuple.
« La démocratie c'est le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple. » (Périclès)
 
République = Une république est une forme de gouvernement dans lequel le chef de l'État n'est pas un monarque (ce terme désigne également un État ainsi gouverné). Ce mot provient du latin res publica, la « chose publique », et suggère le contrôle de l'État par l'ensemble de la population. Cependant, la république n'en est pas pour autant forcément démocratique. Un gouvernement de forme républicaine peut impliquer une démocratie limitée, où de tels droits ne sont réservés qu'à un groupe restreint. Dans de tels cas, une république peut être dictatoriale ou totalitaire.


 
Effectivement :o


Message édité par Joyrock le 29-06-2010 à 11:03:50
n°23136397
voor0ck
Bois, Eau, Feu, Métal et Terre
Posté le 29-06-2010 à 11:05:39  profilanswer
 

Joyrock a écrit :


 
Est-ce que quelqu'un peut m'expliquer en quoi consiste, concrètement, la rigueur ? Parce que tout le monde n'a que ce mot à la bouche mais j'ai du mal à visualiser ce qui change.


Tva de 19,6 à 25.
Impots + 50%
 
C'est plus parlant ?


---------------
L'invincibilité se trouve dans la défense, la possibilité de victoire dans l'attaque. Sun Tzu.
n°23136415
Profil sup​primé
Posté le 29-06-2010 à 11:07:22  answer
 

Badcow a écrit :


 
Tout à fait ! Du coup, il aurait pu emprunter une mole d'euro (6,02 10^23) pour financer 10 ans de projets pharaoniques et un siècle de déficit, et tout cela sans aucunes conséquences sur l'économie, bien sûr.


 
Mais bien sur l'etat c'est mal, le privé, c'est le nirvana  :o  
 
Le privé est un saint  :ange:

n°23136435
Badcow
Posté le 29-06-2010 à 11:08:46  profilanswer
 


 
Hum, regarde le cas de la Grèce, son problème était bien lié au taux de l'emprunt. A 3,5 %, elle continuait à emprunter sans que personne ne s'inquiète mais à 8%, ça devient "les méchants marchés qui dictent leurs lois aux gentils états ouin, ouin", et c'est bien la menace de perdre la fameuse "AAA" (et donc des taux bas) qui fait que les états de l'Europe se lancent dans la course à la réduction de la dette.
 
Donc je pense que le taux a bien un effet dissuasif (mais juste dissuasif).


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°23136481
Badcow
Posté le 29-06-2010 à 11:12:50  profilanswer
 


 
N'importe quoi, mais ce n'est pas grave.
 
Si au moins tu a compris comment tu t'étais fais enfumé par le calcul du "coût de la dette", on aura un peu avancé.


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°23136500
moonboots
Posté le 29-06-2010 à 11:14:16  profilanswer
 

Black_Jack a écrit :


Y en a une qui introduit l'autre, ni vue ni connue...


je vais réitérer mon scénario de politique fiction puisque certains ne se gênent pas ici et que personne ne m'a répondu  :D
si le peuple décide à la majorité d'abolir le droit de propriété, faut-il militer pour l'intervention d'une autocratie pour rétablir ce droit "sacré" ?
je ramasse les copies dans une heure   :o

n°23136534
lokilefour​be
Posté le 29-06-2010 à 11:17:23  profilanswer
 


 
 
Le droit à la propriété c'est une vaste blague qui ne sert à protéger une minorité de possédants, qui veulent posséder encore plus.
Je m'en cogne de la propriété, je préfère largement la jouissance garantie d'un appart décent et bien placé moyennant un loyer correct, que le droit à la propriété d'un clapier hors de prix à 2h00 de mon lieu de travail avec un crédit de 20 ans à la clé.
L'important n'est pas de posséder un bien, mais d'en jouir. Et avec un tel système plus besoin de craindre pour ses enfants car eux aussi pourrons avoir la jouissance d'un bien immobilier décent. Donc plus besoin de se saigner les veines à vouloir acheter à tout prix pour espérer transmettre qquechose par succession.


---------------
Témoignage sur la menace de l'islam envers la démocratie :https://www.youtube.com/watch?v=FIlFSxKKyzU
n°23136565
Camelot2
Posté le 29-06-2010 à 11:20:18  profilanswer
 


 
Ce sont les déficits structurels qui causent l'endettement. Ce n'est pas comme si c'était la 50ème fois qu'on te le disait.
Sais-tu que, durant toute une période, l'ensemble des pays européens ont eu un endettement soutenable sauf...tadaaa...la France? (Rapport du Sénat)
L'endettement français augmente tout le temps, même dans les bonnes périodes. Il est causé par des mesures souvent pro-cyclique (relâchement de la pression fiscale durant les bonnes périodes...truc absurde par excellence)
 
La charge de la dette...50 milliards pour s'être permis des déficits depuis 1975? C'est pas cher payé.
 
 
 
Et ça recommence, encore et encore...
Tu penses que l'emprunt à la BC serait sans impact économique? Non.
 
L'avantage du marché obligataire est qu'il est plus susceptible de fixer le prix correct d'un déficit qu'une BC via l'inflation. Le phénomène d'inflation est diffus, difficilement maîtrisable, difficilement quantifiable et engendre des comportements a-optimaux de la part des agents économiques (en raison de l'incertitude, en raison de la proximité via la source d'inflation (limonaire, je pense, avait cité un très bon article sur le sujet),...).
 
A l'inverse, des intérêts sur un emprunt...c'est quantifiable, mesurable, maîtrisable.
 
Les marchés financiers n'ont obligé aucun état à être en déficit, c'est sympathique d'inverser les rôles mais le manque de réforme structurelle suite aux deux chocs pétroliers, ce n'est pas les marchés financiers qui en sont responsable. Déjà, les marchés financiers ne sont pas un bloc monolithique, il faudra te le répéter combien de fois? Tu crois que ce sont les marchés financiers qui ponctionnent l'état? Regarde un peu qui, in fine, utilise les obligations comme investissements...ça risque de te faire un choc.
 
La poutre et la paille sont dans l'oeil des politiques....français en l'occurence.
 
Car faut-il rappeler que cette dynamique non-soutenable (ou faiblement, selon l'INSEE) de la dette français n'est pas une généralité? Que certains pays ont eu un endettement bien pire et ont pu le diminuer de manière importante sans remettre en cause leur système social?
 
 
 
Le problème des politiques actuels est qu'ils ont un mandat de court-terme alors que le problème de l'endettement est plutôt à long terme.
Il faut une crise sérieuse (comme maintenant) pour que l'endettement pèse réellement sur les politiques.
Ou alors un niveau qui est devenu progressivement inacceptable (Belgique).
 
On peut cependant considérer qu'il s'agit de la moins pire des mauvaises solutions. Et qu'elle marche pour toute une série de pays...mais pas pour d'autres. Notamment pas pour le principal d'entre eux vu son statut spécifique (et inacceptable): les Etats-Unis.

n°23136598
Camelot2
Posté le 29-06-2010 à 11:23:01  profilanswer
 

lokilefourbe a écrit :


 
 
Le droit à la propriété c'est une vaste blague qui ne sert à protéger une minorité de possédants, qui veulent posséder encore plus.


 
Vraiment?
Pourtant, les possédants, dans un système sans droit de propriété, sont en général ceux qui ont le plus de pouvoirs/d'influence. Ils peuvent donc aisément s'emparer, par la force, des biens des autres. A l'inverse, dans un système où le droit de propriété est garanti, ce risque de voir son bien accaparer par le souverain n'existe plus.
 
Cette disparition de l'incertitude sur la propriété est un catalyseur fort de l'investissement.
 
C'est une absurdité historique ton affirmation.

n°23136634
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 29-06-2010 à 11:26:10  profilanswer
 

Les possédants sont toujours très proches du pouvoir, et leur but est de protéger leur propriété, et de sacrifier la propriété des petites gens.


---------------
Horse_man
n°23136699
patx3
Posté le 29-06-2010 à 11:31:29  profilanswer
 

lokilefourbe a écrit :


Le droit à la propriété c'est une vaste blague qui ne sert à protéger une minorité de possédants, qui veulent posséder encore plus.
Je m'en cogne de la propriété, je préfère largement la jouissance garantie d'un appart décent et bien placé moyennant un loyer correct, que le droit à la propriété d'un clapier hors de prix à 2h00 de mon lieu de travail avec un crédit de 20 ans à la clé.
L'important n'est pas de posséder un bien, mais d'en jouir. Et avec un tel système plus besoin de craindre pour ses enfants car eux aussi pourrons avoir la jouissance d'un bien immobilier décent. Donc plus besoin de se saigner les veines à vouloir acheter à tout prix pour espérer transmettre qquechose par succession.


 
Si le droit à la propriété n'existait pas, le bien que tu convoites ferait l'objet d'une liste d'attente de 20 ans, car tout le mondre voudrait ce type de biens.
 
Il n'y a qu'à voir la liste d'attente pour les HLM dans Paris pour se donner une idée... :jap:

n°23136739
Camelot2
Posté le 29-06-2010 à 11:35:04  profilanswer
 


 
Je ne mélange rien du tout.
 
Dire que le droit à la propriété est destiné à protéger une minorité de possédants est absurde.
Je ne parle même pas de pouvoir unique ("souverain" est une expression). Dans un monde sans droit à la propriété reconnue pour tous, ceux qui possèdent déjà beaucoup pourront plus facilement s'accaparer tel ou tel chose car ils possèdent un pouvoir d'influence plus important (état démocratique ou non).
 
Le droit à la propriété est donc une limite destinée à protéger tant ceux qui ont beaucoup que ceux qui ont moins.
Et ce droit à la propriété est limité dans le cadre de l'intérêt général, de la société.
 
Mais le faire disparaître totalement, c'est soit la volonté du souverain (dans le cas d'un régime autoritaire), soit la volonté souveraine de la majorité....ce qui n'est pas la définition de la démocratie.
 
Il suffit de constater que la grande majorité des constitutions des pays démocratiques contient aussi des principes protecteurs, et pas seulement les principes énonçant le fonctionnement majoritaire du système.

n°23136750
lokilefour​be
Posté le 29-06-2010 à 11:35:35  profilanswer
 

patx3 a écrit :


 
Si le droit à la propriété n'existait pas, le bien que tu convoites ferait l'objet d'une liste d'attente de 20 ans, car tout le mondre voudrait ce type de biens.
 
Il n'y a qu'à voir la liste d'attente pour les HLM dans Paris pour se donner une idée... :jap:


Le bien à la propriété existe et du coup des dizaines de milliers d'appartements, d'immeubles, de bureaux.. sont vides, détenu par des banques, des assurances, des fonds d'investissement... pour la seule raison de tarir le marché et donc de spéculer à la hausse.
Quand aux logements sociaux, si les communes appliquaient la loi, l'attente serait bien moins longue.


---------------
Témoignage sur la menace de l'islam envers la démocratie :https://www.youtube.com/watch?v=FIlFSxKKyzU
n°23136760
Camelot2
Posté le 29-06-2010 à 11:36:24  profilanswer
 

lokilefourbe a écrit :


Le bien à la propriété existe et du coup des dizaines de milliers d'appartements, d'immeubles, de bureaux.. sont vides, détenu par des banques, des assurances, des fonds d'investissement... pour la seule raison de tarir le marché et donc de spéculer à la hausse.
Quand aux logements sociaux, si les communes appliquaient la loi, l'attente serait bien moins longue.


 
J'ai déjà entendu cela quelque part.
Peut-être qu'on va enfin pouvoir me donner des chiffres sur le sujet.
 

n°23136794
Joyrock
Posté le 29-06-2010 à 11:39:02  profilanswer
 

moonboots a écrit :


je vais réitérer mon scénario de politique fiction puisque certains ne se gênent pas ici et que personne ne m'a répondu  :D
si le peuple décide à la majorité d'abolir le droit de propriété, faut-il militer pour l'intervention d'une autocratie pour rétablir ce droit "sacré" ?
je ramasse les copies dans une heure   :o


si le peuple décide à la majorité d'abolir le droit de propriété je me casse :D
A merde je suis déjà parti  [:azylum]


Message édité par Joyrock le 29-06-2010 à 11:39:20
n°23136795
vandepj0
Posté le 29-06-2010 à 11:39:06  profilanswer
 

moonboots a écrit :


non mais ne m'insulte pas    :/
je n'ai rien compris à ton argumentaire, le coup des minarets est tout à fait comparable au cas du mandarom : le referendum, de manière très maline, ne portait pas sur les mosquées mais sur les minarets, et c'est donc sur ce point précis, qui a à voir avec la préservation du paysage (et le caractère ostentatoire qui va avec), que les Suisses ont répondu, d'où mon parallèle avec le mandarom


 
Justement:
- interdire le port du foulard islamique à l'école = oppression d'une minorité pour ses pratiques religieuses
- interdire les signes religieux ostentatoire à l'école = préservation de l'école du prosélytisme religieux
 
- interdire la construction de "clochers musulmans" ou minarets = oppression d'une minorité pour ses pratiques religieuses
- interdire la construction d'édifices religieux de plus de 20m de haut = préservation du paysage des villes et de la population du prosélytisme religieux
 
A partir du moment où tu fais référence à une religion, ou une communauté, ou une couleur de peau, ou une ethnie, dans une loi, tu es en pleine discrimination, et si cette loi a vocation à interdire quelque chose, tu es en pleine oppression d'une minorité.

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