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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°22761113
el muchach​o
Comfortably Numb
Posté le 29-05-2010 à 17:47:27  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Citation :

[:rofl]
bon c'est clair que le mec va jamais rien remboursé, j'espere juste pour les gosses qu'ils n'héritent pas des dettes ...


Tu peux refuser un héritage. Dans ce cas tu n'hérites pas des dettes. Par contre je crois que tu ne peux pas refuser une partie de l'héritage (notamment le passif). C'est tout ou rien. Le notaire est censé indiquer tout ce qui est inclus dans l'héritage.

Message cité 1 fois
Message édité par el muchacho le 29-05-2010 à 18:14:08

---------------
Les aéroports où il fait bon attendre, voila un topic qu'il est bien
mood
Publicité
Posté le 29-05-2010 à 17:47:27  profilanswer
 

n°22761127
poilagratt​er
Posté le 29-05-2010 à 17:49:12  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Non, mais ça me saoûle qu'on parle sans cesse de néo-libéralisme, (sans jamais le définie d'ailleurs), ou de recul de l'Etat, alors que c'est l'inverse qui se produit sous nos yeux. C'est ce que j'appelle le café du commerce, la pensée de gauche pavlovienne, ou la pensée Monde diplo-Lordon-Mermet (si on peut appeler ça une pensée)
 
Et c'est justement parce que l'Etat dépense plus (peu importe ce qu'on en pense) qu'un problème de financement se pose.  
 
(Par ailleurs moins de dépenses publiques ne signifie pas plus de pauvres, ou les horreurs que tu décris : ce sont des caricatures, mais à force de les répéter, je pense que les gens y croient. D'où l'angoisse des Français, persuadés à 70% d'avoir un risque d'être Sdf un jour)


70% des français ont compris que devenir SDF peut leur arriver.
Et les faits leur donnent raison.
D'ailleurs, à part le fric, qu'est ce qui nous en protège?  ben rien.


Message édité par poilagratter le 29-05-2010 à 17:50:41

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°22761160
poilagratt​er
Posté le 29-05-2010 à 17:53:12  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
On croit rêver : les mêmes qui pestaient contre les critères de Masstricht (les 3 et 60%), qui n'avaient pas de mots assez dur contre le carcan budgétaire de l'euro, qui plaidaient donc pour plus de déficit et de dette publique, çàd pour plus de financement sur les marchés, pour sortir de la croissance molle, nous disent aujourd'hui sans rire et sans honte :  
 
les Etats sont fragilisés parce qu’ils ont volontairement donné
beaucoup d’importance aux marchés : ils ont choisi de faire transiter toute l’épargne par les
marchés financiers. Rien ne les y obligeait.

 
 
Les mêmes qui plaident pour une relance budgétaire massive pour sortir de la crise, qui dénonçaient le plan de relance petit bras, de Sarkozy (8% de déficit seulement là ou Eu ou GB font 12%) écrivent aujourd'hui, sans honte
 
les Etats sont fragilisés parce qu’ils ont volontairement donné
beaucoup d’importance aux marchés : ils ont choisi de faire transiter toute l’épargne par les
marchés financiers. Rien ne les y obligeait.

 
Il y en a qui ont quand même un culot d'acier.


les mêmes demandaient aussi que les états puissent se financer auprès de la BCE...


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°22761167
Profil sup​primé
Posté le 29-05-2010 à 17:54:22  answer
 

limonaire a écrit :

 

Non, mais ça me saoûle qu'on parle sans cesse de néo-libéralisme, (sans jamais le définie d'ailleurs), ou de recul de l'Etat, alors que c'est l'inverse qui se produit sous nos yeux. C'est ce que j'appelle le café du commerce, la pensée de gauche pavlovienne, ou la pensée Monde diplo-Lordon-Mermet (si on peut appeler ça une pensée)

 

Et c'est justement parce que l'Etat dépense plus (peu importe ce qu'on en pense) qu'un problème de financement se pose.

 

(Par ailleurs moins de dépenses publiques ne signifie pas plus de pauvres, ou les horreurs que tu décris : ce sont des caricatures, mais à force de les répéter, je pense que les gens y croient. D'où l'angoisse des Français, persuadés à 70% d'avoir un risque d'être Sdf un jour)

 

Ce qui me saoule, c'est que dans les faits, tu confonds les états et ces citoyens, avec THE système.
Ce qui me saoule, c'est que t'as une vision comptable de la vie, lémarchés  étant pour toi l'organisation ultime de la société.
Ce qui me saoule, ce que ne veut pas admettre que c'est le système basé sur lémarchés qui endette les etats.
Ce qui me saoule c'est que tu rends les états responsables d'un endettement qui est dû au système, système qui ne peut que produire de l'endettement puisque le néolibéralisme sous sa forme actuelle ne peut que conduire a ça.
Ce qui me saoule enfin, c'est que t'as vision du marché ne peut conduire qu'a ce que j'ai dis plus haut, c'est a dire une retraite dans la tombe, travailler plus pour gagner moins, système médicale inexistant, etc..., même si tu t'en défends. Et  que le pire c'est que tu t'en rends même pas compte.

 

Et tu pourras toujours nous traiter de tous ce que tu veux, les FAITS et la RÉALITÉ, te donnent tort.   :kaola:


Message édité par Profil supprimé le 29-05-2010 à 18:00:42
n°22761171
poilagratt​er
Posté le 29-05-2010 à 17:55:07  profilanswer
 

patx3 a écrit :


 
Ah bin mince alors. Un coco qui veut taxer à mort les héritages, qui est contre le droit de la propriété et qui cherche à gruger dès que possible... :lol:
 
Chapeau si tu connais déjà la date de ta mort... :jap:


gruger les banques, dont le métier est de gruger, c'est ps exactement la même chose que gruger le peuple via l'état.


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°22761181
el muchach​o
Comfortably Numb
Posté le 29-05-2010 à 17:56:14  profilanswer
 

limonaire a écrit :


On croit rêver : les mêmes qui pestaient contre les critères de Masstricht (les 3 et 60%), qui n'avaient pas de mots assez dur contre le carcan budgétaire de l'euro, qui plaidaient donc pour plus de déficit et de dette publique, çàd pour plus de financement sur les marchés, pour sortir de la croissance molle, nous disent aujourd'hui sans rire et sans honte :

 

les Etats sont fragilisés parce qu’ils ont volontairement donné
beaucoup d’importance aux marchés : ils ont choisi de faire transiter toute l’épargne par les
marchés financiers. Rien ne les y obligeait.

 


Les mêmes qui plaident pour une relance budgétaire massive pour sortir de la crise, qui dénonçaient le plan de relance petit bras, de Sarkozy (8% de déficit seulement là ou Eu ou GB font 12%) écrivent aujourd'hui, sans honte

 

les Etats sont fragilisés parce qu’ils ont volontairement donné
beaucoup d’importance aux marchés : ils ont choisi de faire transiter toute l’épargne par les
marchés financiers. Rien ne les y obligeait.

 

Il y en a qui ont quand même un culot d'acier.


Tu as effectivement un problème de lecture. La phrase précédente était:
"Ce qui peut faire faillite en revanche, ce sont les modes de financement que ces Etats ont institués eux-mêmes pour asseoir leur puissance, c’est l’organisation du système monétaire et financier, mais pas les Etats modernes eux-mêmes "

 

Does that ring you a bell ? A partir du moment où ils expliquent qu'il faut taxer plus les hauts revenus, et ne pas baisser à outrance les taxes sur les bas revenus, il n'y a pas de contradiction. Enfin je dis ça, mais pour être un peu plus sérieux, il faudrait faire l'effort de se plonger dans leurs équations pour voir comment tout ça se goupille. J'avoue que je n'en ai ni le courage, ni le temps, mais si ça t'intéresse...


Message édité par el muchacho le 29-05-2010 à 18:19:20

---------------
Les aéroports où il fait bon attendre, voila un topic qu'il est bien
n°22761335
patx3
Posté le 29-05-2010 à 18:17:39  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


gruger les banques, dont le métier est de gruger, c'est ps exactement la même chose que gruger le peuple via l'état.


 
Dans votre système génial, mondial, égalitaire, je vous rappelle que vous n'avez plus de biens personnels et les successions, donc donations, sont prohibées puisque rompant l'égalité des chances d'après votre mode de pensée.
 
Alors, inutile de se réfugier derrière le pseudo argument de gruger la banque, ce n'est pas du tout le sujet en l'espèce.
 
Si le communisme, c'est : Faites ce que je dis, pas ce que je fais ! Alors vous êtes mal barrés... :o

n°22761380
poilagratt​er
Posté le 29-05-2010 à 18:23:38  profilanswer
 

patx3 a écrit :


 
Dans votre système génial, mondial, égalitaire, je vous rappelle que vous n'avez plus de biens personnels et les successions, donc donations, sont prohibées puisque rompant l'égalité des chances d'après votre mode de pensée.
 
Alors, inutile de se réfugier derrière le pseudo argument de gruger la banque, ce n'est pas du tout le sujet en l'espèce.
 
Si le communisme, c'est : Faites ce que je dis, pas ce que je fais ! Alors vous êtes mal barrés... :o


Pourquoi n'aurait on plus aucun bien personnel? :pt1cable:  
 
Toute possession privée qui ne nuit pas à autrui, ben ça ne dérange personne, hein.


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°22761426
patx3
Posté le 29-05-2010 à 18:29:48  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Pourquoi n'aurait on plus aucun bien personnel? :pt1cable:  
 
Toute possession privée qui ne nuit pas à autrui, ben ça ne dérange personne, hein.


 
Donc, tu feras un leg de ta maison et de tes capitaux à des associations carricatives à ta mort, tes enfants hériteront ainsi seulement des biens meubles privés qui ne nuisent pas à autrui ! :o

n°22761480
Camelot2
Posté le 29-05-2010 à 18:35:42  profilanswer
 

Citation :

70% des français ont compris que devenir SDF peut leur arriver.
Et les faits leur donnent raison.


 
Sérieusement...

mood
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Posté le 29-05-2010 à 18:35:42  profilanswer
 

n°22761505
patx3
Posté le 29-05-2010 à 18:39:30  profilanswer
 

Sans Difficulté Financière ! :love:

n°22761568
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 29-05-2010 à 18:49:09  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

Citation :

70% des français ont compris que devenir SDF peut leur arriver.
Et les faits leur donnent raison.


 
Sérieusement...


 
Il doit y avoir 100.000 Sdf. Soit sur 63 millions d'habitants, 0,15%. Même si ce chiffre est minoré (je n'en sais rien), on est quand même loin de la probabilité de 70%.
 
 

n°22761582
vandepj0
Posté le 29-05-2010 à 18:50:57  profilanswer
 


patx3 a écrit :


 
La famille Peugeot, qui décide des salaires des dirigeants qu'elle embauche, serait donc débile de verser de tels salaires à leurs managers ? :heink:
 
Regarde le bénéfice de Peugeot ainsi que le nombre de voitures construites en 1989 et regarde aujourd'hui. Tu verras si c'est encore la même boite.
 


Au temps pour moi, la boite a complètement changé de dimensions:
1989: 2 232 400 véhicules
2009:  3 188 000 véhicules
 
Il est donc parfaitement normal que la rémunération des dirigeants ai été multipliée quasiment d'un facteur dix.

n°22761609
Camelot2
Posté le 29-05-2010 à 18:54:37  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Il doit y avoir 100.000 Sdf. Soit sur 63 millions d'habitants, 0,15%. Même si ce chiffre est minoré (je n'en sais rien), on est quand même loin de la probabilité de 70%.
 
 


 
Non mais ne te fatigue pas...c'était encore une des affirmations de poil@ comme il en a le secret.
 
Même en considérant un scénario magique où 1% de la population est SDF et où ce parc de SDF se renouvelle chaque année (nouveau tirage), on arrive à 50-55% de chance d'être SDF au moins une fois dans sa vie.
 

n°22761707
R3g
fonctionnaire certifié ITIL
Posté le 29-05-2010 à 19:10:29  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
S'il vraiment le sans-diplôme est meilleur, ce chef d'entreprise rate une opportunité de profit. C'est peu probable à long terme sur une grande échelle...
 
En fait le diplôme est une marque, un standard de qualité : ça évite de faire les frais du test. C'est une sorte de pré-sélection, fiable à 80 ou 90%. Chez le sans diplôme, ou "le mauvais diplôme", moins connu, le risque est plus grand de tomber sur quequ'un qui ne fera pas l'affaire. On peut tomber sur le meilleur comme sur le pire. C'est le rôle des labels, des normes, des diplômes, des standards de qualification, des marques, que de réduire l'incertitude aussi bien pour le consommateur que pour l'employeur.


 
Exactement. Et dans la pratique, les diplômes, surtout les plus reconnus, coutent cher. Il est donc plus difficile de faire reconnaître sa valeur quand on manque de capital. De fait, avoir du capital est implicitement reconnu comme une qualité.


---------------
Au royaume des sourds, les borgnes sont sourds.
n°22761799
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 29-05-2010 à 19:21:18  profilanswer
 

R3g a écrit :

 

Exactement. Et dans la pratique, les diplômes, surtout les plus reconnus, coutent cher. Il est donc plus difficile de faire reconnaître sa valeur quand on manque de capital. De fait, avoir du capital est implicitement reconnu comme une qualité.

 

C'est pourquoi l'éducation est gratuite et qu'il existe des bourses.

 

La reproduction sociale dans le système scolaire que lon observe n'est pas liée à une quelconque privatisation ou augmentation des charges subies par les familles. S'il y a aujourd'hui moins de fils d'ouvriers à Normale ou X que dans les années 60, c'est à cause des réformes inspirées par Bourdieu-Meirieu, qui ont vidé l'école de son contenu si bien que 40% des élèves en CM2 lisent mal (et ces 40% ne sont pas majoritairement des fils de bourgeois, on l'imagine). C'est la faillite de certaines politiques publiques d'éducation menées avec constance depuis au moins 30 ans, et que la prochaine réforme du lycée prolonge sans susciter beaucoup d'émois. Rien à voir avec le marché.

Message cité 1 fois
Message édité par limonaire le 29-05-2010 à 19:21:45
n°22761809
zad38
Posté le 29-05-2010 à 19:22:49  profilanswer
 

R3g a écrit :

Exactement. Et dans la pratique, les diplômes, surtout les plus reconnus, coutent cher. Il est donc plus difficile de faire reconnaître sa valeur quand on manque de capital. De fait, avoir du capital est implicitement reconnu comme une qualité.


C'est complètement faux, en France du moins. Le top du top des écoles payent les étudiants. Et ailleurs le coût de la scolarité reste modique, le plus cher dans le budget d'un étudiant moyen est le logement, comme d'hab. Il n'y a guère que les écoles de commerces privées (quasi-pléonasme) qui effectuent plus ou moins un filtrage selon l'origine sociale (que ce soit par le coût ou le type d'épreuves à l'entrée). Et encore...


Message édité par zad38 le 29-05-2010 à 19:24:52
n°22761830
hisvin
Posté le 29-05-2010 à 19:25:04  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

Citation :

70% des français ont compris que devenir SDF peut leur arriver.
Et les faits leur donnent raison.


 
Sérieusement...


 :D  
J'ai lu l'article ci-dessous et j'ai pensé à Poil à gratter. Vous comprendrez pourquoi.  :whistle:  
http://www.futura-sciences.com/fr/ [...] nce_23885/

n°22761851
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 29-05-2010 à 19:27:54  profilanswer
 

hisvin a écrit :


 :D
J'ai lu l'article ci-dessous et j'ai pensé à Poil à gratter. Vous comprendrez pourquoi.  :whistle:
http://www.futura-sciences.com/fr/ [...] nce_23885/

 

J'avais lu aussi cette news et ça m'avait fait sourire.

 

Chapeau bas à nouveau pour la brillante démonstration que Camelot avait faite à l'époque sur la question.


Message édité par limonaire le 29-05-2010 à 19:31:03
n°22761884
Camelot2
Posté le 29-05-2010 à 19:31:50  profilanswer
 

Ce fut un plaisir.
 
Mais les chiffres, on s'en fout de toute façon.  :o  
 

n°22762004
Profil sup​primé
Posté le 29-05-2010 à 19:44:05  answer
 

Citation :


Journalisme et fétichisme : les « marchés financiers »
 
Crises financières, déficits budgétaires, inquiétudes européennes, rigueur… L’agitation dans les pages économiques de la presse écrite est révélatrice de la manière dont les questions économiques et sociales sont traitées par les médias. Entre humanisation des marchés et légitimation du discours libéral, retour sur quinze jours de frénésie médiatique et de langue automatique.
 
C’est bien connu, l’inquiétude caractérise les marchés financiers en temps de crise. Ils sont même de nature très anxieuse comme le dévoile Les Échos (6 mai 2010) : « les marchés financiers ont, de nouveau, fait preuve d’une grande fébrilité, hier, devant les risques de contagion de la crise grecque. » On découvre plus loin que ce sont « les bourses européennes qui ont accusé le coup », ou encore que « les marchés ont tremblé » (Le Figaro, 5 mai). « À Bruxelles, explique tout simplement Le Monde, on a conscience du danger lié à la nervosité du marché » (6 mai). En effet, « le spectre de la faillite d’un pays européen reste une source d’angoisse pour les marchés », s’inquiète Le Monde (16 mai).
 
On l’aura compris, l’agitation n’a pas lieu sur les marchés financiers, mais ce sont les marchés financiers qui sont eux-mêmes agités…
 
Humanisation des marchés
 
Entités floues, « les marchés financiers » peuvent pourtant être aussi agressifs que les clients d’un grand magasin à l’heure de l’ouverture des soldes : « Violemment bousculée par les marchés financiers (…), l’Europe a donné un sacré coup de rein le week-end dernier. » (Le Monde, éditorial du 14 mai). Pis, ils exercent une pression intolérable sur les chefs d’État : «  Acculés par des marchés financiers prêts à parier sur l’effondrement de la zone euro, les dirigeants européens ont réussi » (L’Express,12 mai).
 
Plus surprenant : les marchés pensent. Certes, ils ne sont pas aussi compétents que les experts qui les scrutent, mais ont quelques opinions qu’ils défendent avec aplomb. Par exemple, ils « n’ont pas été convaincus par le plan de sauvetage », rappelle Le Monde (6 mai). Rebelles, « les marchés ont manifesté leur défiance à l’égard de la monnaie unique » (Id.) Comme le remarque Le Figaro, « les marchés doutent de l’Europe » (5 mai). Et ces penseurs dubitatifs sont aussi imaginatifs : « à la moindre étincelle, les marchés imaginent le pire. » (Le Monde, 6 mai). Etc.
 
Mieux, il leur arrive même de présenter de véritables revendications : « La zone euro a besoin de réformes de structures. (…) C’est ce signe-là, politique, que les marchés attendent » (Id.) Mais il faut rester attentif car leur humeur est parfois versatile : « Les marchés [sont] euphoriques après le plan européen », annonce Le Figaro Économie (11 mai), alors que pour Patrick Artus, dans Le Monde (16 mai), « les marchés sont, pour une fois, raisonnables ». Toutefois, regrette Les Échos, une nouvelle « prévision a déçu les marchés financiers, pourtant choyés avec la progression du dividende » (19 mai). En définitive, « le marché a pointé le manque de cohésion européenne » (Les Échos, 20 mai).
 
Joueuses, « les bourses mondiales se font peur » (Le Figaro, 5 mai). Sportifs, « les marchés ont plongé en fin de semaine. » (Journal du Dimanche, 16 mai). Spéléologues, « les marchés financiers s’engouffrent dans les failles de la zone euro » (La Croix, 19 mai). Mais ils manquent de sang-froid : lorsque « l’Europe perd la boussole, les marchés s’affolent » (Libération, 6 mai). En d’autres termes, les marchés financiers se comportent comme des êtres humains, à la fois réfléchis et passionnés.
 
Légitimation du discours économique
 
En décrivant les marchés ainsi - comme des sujets individuels et vivants [1] qui pensent, s’inquiètent, attendent ou raisonnent -, les journalistes qui ont recours à ces discours contribuent à faire disparaître les véritables acteurs qui font exister ces marchés, à savoir les spéculateurs et les banquiers. On oublierait presque que des individus – des êtres humains, oui ! – s’affolent sur les places boursières du monde entier.
 
Mais surtout, cette sémantique efface les structures réelles dans lesquelles s’ébattent justement les acteurs… qui eux pensent, s’inquiètent, attendent et raisonnent (pour de vrai). Les formulations qui personnalisent et humanisent les marchés financiers en tant que tels concourent à la légitimation du discours économique dominant [2] : le marché est, et l’on ne peut rien y faire. Il est devenu une entité dotée d’une vie propre et souveraine, aussi immuable qu’une divinité. Mais à visage humain : il fait partie de notre vie, c’est un voisin, un ami. « Il est comme nous », disent en substance les journalistes, puisqu’il pense, s’inquiète, attend et raisonne.

Ce n’est pas le retour en France de Clotilde Reiss ou l’état de santé du mollet de William Gallas qui changeront la donne. La crise financière occupe le devant de la scène médiatique depuis de nombreuses semaines, et la presse, quand elle s’exprime de la sorte, plutôt que de décrire les structures et de nommer les acteurs, préfère présenter les défaillances économiques comme des soubresauts d’une entité autonome et sacrée, dotée d’une volonté indépendante.
 
Ce fétichisme humanise et sacralise un ordre soustrait à l’action des hommes qui, du même coup, sont sommés de s’y soumettre. Dans une formule restée célèbre, Alain Minc avait tranché : « La réalité économique, c’est comme la loi de la pesanteur. Jusqu’à nouvel ordre, on ne s’est pas émancipé de la loi de Newton. » Ainsi, quand la pensée de marché s’épanche sur les pensées du marché, c’est pour entretenir l’illusion que la domination capitaliste est éternelle et que les luttes sont vaines. Le journalisme dominant concourt, jusque dans ses phrases toutes faites, à entretenir ces illusions.
 
Mathias Reymond
 
Nota bene  : À noter que Le Monde daté du 22 mai 2010 tente de prendre à contrepied ce fétichisme. Dans un article titré : « Qui sont les "marchés" ? », on peut lire notamment : « Qui sont ces "marchés" qui semblent à même de décider du sort de nos économies, de fragiliser des États après avoir mis à mal les banques ? » et Le Monde répond en nommant justement les acteurs et les structures. Avant de céder... Alors que les guillemets qui entourent le mot "marché" étaient de rigueur au début de l’article, ils s’effacent progressivement. En fin d’article on découvre des phrases du type : « Les marchés ont-ils dévié de leur trajectoire ? » et on apprend que d’après Patrick Artus, « les marchés sont devenus malsains »…
http://www.acrimed.org/article3382.html


 
Lémarchés, les nouveaux rois du monde ... :o

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 29-05-2010 à 20:32:38
n°22762045
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 29-05-2010 à 19:48:14  profilanswer
 


 
Les marchés, qui nous ont permis pendant 20 ans, de régler nos fonctionnaires, enseignants et infirmières, sont vraiment des salauds.
 

Il est vrai que les marchés ont un peu des allures de Meetic financier géant. Lieu de rencontre entre ceux qui ont de l'argent et ceux qui en ont besoin, ce qui fait du monde. Un lieu où les emprunteurs de tous horizons viennent draguer l'épargne mondiale - les réserves chinoises, les fonds de pension américains, les caisses de retraite japonaises, l'assurance-vie des Français, etc.
Les Etats sont les principaux clients, et très assidus, de cet immense lupanar. La dette publique mondiale s'élève à 35 000 milliards de dollars, dont le seul amortissement draine à lui seul le tiers de toute l'épargne de la planète. Elle a doublé en dix ans, triplé en vingt ans. Depuis deux décennies, le pouvoir des marchés sur les Etats a augmenté au même rythme que progressait l'endettement de ces derniers. Leur toute-puissance s'est construite sur le laxisme de gouvernements vivant au-dessus de leurs moyens. Ce sont les Etats eux-mêmes qui, par leur incurie, se sont rendus dépendants des sautes d'humeur des investisseurs étrangers (60 % de la dette française est détenue par des non-résidents). Des pays dont les finances publiques sont en bon ordre, comme la Norvège ou le Canada, n'ont rien à craindre des marchés.
La plupart des grandes nations industrialisées, endettées jusqu'au cou, ont, en revanche, tout à redouter. Etats-Unis, Japon, en passant par la Grèce, le Portugal et l'Espagne, bien sûr, mais aussi le Royaume-Uni, l'Italie ou la France. Tous leurs créanciers prennent peur devant cette fuite en avant généralisée, cette cavalerie budgétaire où l'on emprunte à tout-va pour rembourser un stock de dettes qui gonfle à toute vitesse : sur les 239 milliards d'euros que la France lèvera sur les marchés en 2010, 87 milliards, soit plus que les bugdets de l'enseignement scolaire, de la justice, du travail réunis, serviront à honorer les dettes passées.
Partout, le risque de défaut de paiement des Etats menace. Et partout la rigueur budgétaire s'impose à des gouvernements qui ont peur de perdre la confiance de ces prêteurs qui, depuis des années, leur permettent de boucler leurs fins de mois. Car ce sont les abominables "marchés" qui, depuis vingt ans, paient les salaires des instituteurs et des infirmières. Merci à eux et surtout qu'ils continuent de le faire. Qu'ils n'aillent surtout pas se dire, peut-être à juste titre, qu'il est moins risqué de prêter à une entreprise chinoise qu'au Trésor français.
Pierre-Antoine Delhommais

n°22762179
R3g
fonctionnaire certifié ITIL
Posté le 29-05-2010 à 20:06:05  profilanswer
 

Ce qui est surtout bizarre c'est cette manière de toujours parler "des marchés", sans en dire plus. On laisse entendre que ce sont des entités à part entière, douées de leur propre volonté, et dont la pensée est bien trop complexe pour que le pekin moyen puisse espérer l'appréhender.
 
Alors qu'en fait les marchés ce sont des ensembles de personnes (presque) comme n'importe qui, qui agissent chacune de leur côté pour leur intérêt propre.
 
C'est une manière d'éviter que le pekin moyen, encore lui, veuille s'en mêler de trop près, mais ça amène aussi à pas mal d'incompréhensions et d'idées reçues qui sont dénoncées ici-même.


---------------
Au royaume des sourds, les borgnes sont sourds.
n°22762197
Profil sup​primé
Posté le 29-05-2010 à 20:08:37  answer
 

limonaire a écrit :

 

Les marchés, qui nous ont permis pendant 20 ans, de régler nos fonctionnaires, enseignants et infirmières, sont vraiment des salauds.

 


Il est vrai que les marchés ont un peu des allures de Meetic financier géant. Lieu de rencontre entre ceux qui ont de l'argent et ceux qui en ont besoin, ce qui fait du monde. Un lieu où les emprunteurs de tous horizons viennent draguer l'épargne mondiale - les réserves chinoises, les fonds de pension américains, les caisses de retraite japonaises, l'assurance-vie des Français, etc.
Les Etats sont les principaux clients, et très assidus, de cet immense lupanar. La dette publique mondiale s'élève à 35 000 milliards de dollars, dont le seul amortissement draine à lui seul le tiers de toute l'épargne de la planète. Elle a doublé en dix ans, triplé en vingt ans. Depuis deux décennies, le pouvoir des marchés sur les Etats a augmenté au même rythme que progressait l'endettement de ces derniers. Leur toute-puissance s'est construite sur le laxisme de gouvernements vivant au-dessus de leurs moyens. Ce sont les Etats eux-mêmes qui, par leur incurie, se sont rendus dépendants des sautes d'humeur des investisseurs étrangers (60 % de la dette française est détenue par des non-résidents). Des pays dont les finances publiques sont en bon ordre, comme la Norvège ou le Canada, n'ont rien à craindre des marchés.
La plupart des grandes nations industrialisées, endettées jusqu'au cou, ont, en revanche, tout à redouter. Etats-Unis, Japon, en passant par la Grèce, le Portugal et l'Espagne, bien sûr, mais aussi le Royaume-Uni, l'Italie ou la France. Tous leurs créanciers prennent peur devant cette fuite en avant généralisée, cette cavalerie budgétaire où l'on emprunte à tout-va pour rembourser un stock de dettes qui gonfle à toute vitesse : sur les 239 milliards d'euros que la France lèvera sur les marchés en 2010, 87 milliards, soit plus que les bugdets de l'enseignement scolaire, de la justice, du travail réunis, serviront à honorer les dettes passées.
Partout, le risque de défaut de paiement des Etats menace. Et partout la rigueur budgétaire s'impose à des gouvernements qui ont peur de perdre la confiance de ces prêteurs qui, depuis des années, leur permettent de boucler leurs fins de mois. Car ce sont les abominables "marchés" qui, depuis vingt ans, paient les salaires des instituteurs et des infirmières. Merci à eux et surtout qu'ils continuent de le faire. Qu'ils n'aillent surtout pas se dire, peut-être à juste titre, qu'il est moins risqué de prêter à une entreprise chinoise qu'au Trésor français.
Pierre-Antoine Delhommais

 

Tu continues de mentir, a jouer sur la peur de la faillite des états. Cite moi un seul état ayant fait faillite et qui a disparu ? C'est simple cela n'existe pas, tous les états qui ont eu un défaut de paiement refont surface après une crise plus ou moins forte. C'est qu'un mauvais moment a passé, les plus grand perdants ne sont pas forcement les plus pauvres. Mais surtout cela permet de remettre les pendules à l'heure et l'ordre établit en général ne s'en remet pas et perd toute crédibilité. Voilà pourquoi ceux qui sont au pouvoir redoute tant le défaut paiement

 

Tu veux gérer l'état comme une entreprise, ce qui est totalement absurde.  

 

Et tu parles de rigueur en temps crise. Veux tu m'expliquer comment réduire les déficits si on met en place de la rigueur qui diminuera a coup sûr les recettes des états, absurde. Bref.. on prône tout et son contraire, preuve qu'on marche sur la tête.  

Message cité 3 fois
Message édité par Profil supprimé le 29-05-2010 à 20:29:30
n°22762217
Badcow
Posté le 29-05-2010 à 20:10:29  profilanswer
 


 
La Russie pré-soviétique et ses emprunts ?


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"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°22762218
Profil sup​primé
Posté le 29-05-2010 à 20:10:41  answer
 


 
 
tout simplement parce que c'est impossible [:petrus75]
 
les etats sont souverains

n°22762224
R3g
fonctionnaire certifié ITIL
Posté le 29-05-2010 à 20:10:55  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
C'est pourquoi l'éducation est gratuite et qu'il existe des bourses.
 
La reproduction sociale dans le système scolaire que lon observe n'est pas liée à une quelconque privatisation ou augmentation des charges subies par les familles. S'il y a aujourd'hui moins de fils d'ouvriers à Normale ou X que dans les années 60, c'est à cause des réformes inspirées par Bourdieu-Meirieu, qui ont vidé l'école de son contenu si bien que 40% des élèves en CM2 lisent mal (et ces 40% ne sont pas majoritairement des fils de bourgeois, on l'imagine). C'est la faillite de certaines politiques publiques d'éducation menées avec constance depuis au moins 30 ans, et que la prochaine réforme du lycée prolonge sans susciter beaucoup d'émois. Rien à voir avec le marché.


Ben oui c'est bien ça le problème. Pour entrer dans les écoles prestigieuses, il faut un minimum d'instruction et une certaine culture, et cette instruction et cette culture on ne les inculque pas à l'école (ou seulement dans certaines écoles).


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Au royaume des sourds, les borgnes sont sourds.
n°22762363
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 29-05-2010 à 20:29:06  profilanswer
 

R3g a écrit :

Ce qui est surtout bizarre c'est cette manière de toujours parler "des marchés", sans en dire plus. On laisse entendre que ce sont des entités à part entière, douées de leur propre volonté, et dont la pensée est bien trop complexe pour que le pekin moyen puisse espérer l'appréhender.
 
Alors qu'en fait les marchés ce sont des ensembles de personnes (presque) comme n'importe qui, qui agissent chacune de leur côté pour leur intérêt propre.
 
C'est une manière d'éviter que le pekin moyen, encore lui, veuille s'en mêler de trop près, mais ça amène aussi à pas mal d'incompréhensions et d'idées reçues qui sont dénoncées ici-même.


 
C'est vrai. On devrait éviter ce type de prosopopée : les marchés pensent que, la France est endettée, etc.

n°22762398
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 29-05-2010 à 20:32:29  profilanswer
 


 
Qui parle de faillite ?
 
On parle juste de défauts de paiement. Et on comprend que ceux qui prêtent (le petit fonctionnaire d'un fonds de pension californien qui détient des OAT françaises) n'aient pas envie de perdre leur mise. Et ces prêteurs achètent ou vendent ces OAT sur les fameux marchés...

n°22762406
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 29-05-2010 à 20:33:27  profilanswer
 

R3g a écrit :


Ben oui c'est bien ça le problème. Pour entrer dans les écoles prestigieuses, il faut un minimum d'instruction et une certaine culture, et cette instruction et cette culture on ne les inculque pas à l'école (ou seulement dans certaines écoles).


 
On ne les inculque plus dans les écoles publiques : nuance

n°22762441
scOulOu
Born Under Saturn
Posté le 29-05-2010 à 20:37:58  profilanswer
 

limonaire a écrit :

On ne les inculque plus dans les écoles publiques : nuance


Rien à voir. Les écoles publiques sans résultats sont celles situées en zones défavorisées et blindées de pauvres, c'est tout. Celles fréquentées par les classes moyennes et supérieures ont de bons résultats (aussi bons, voire meilleurs) que ceux des écoles privées.

n°22762468
poilagratt​er
Posté le 29-05-2010 à 20:40:10  profilanswer
 

patx3 a écrit :


 
Donc, tu feras un leg de ta maison et de tes capitaux à des associations carricatives à ta mort, tes enfants hériteront ainsi seulement des biens meubles privés qui ne nuisent pas à autrui ! :o


Si mes enfants profitent dans le même temps de la société que je souhaite, il n'y a aucun problème.
 
Par contre, dans le système actuel, c'est absurde.


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°22762489
sligor
Posté le 29-05-2010 à 20:42:06  profilanswer
 

el muchacho a écrit :

Citation :

[:rofl]  
bon c'est clair que le mec va jamais rien remboursé, j'espere juste pour les gosses qu'ils n'héritent pas des dettes ...


Tu peux refuser un héritage. Dans ce cas tu n'hérites pas des dettes. Par contre je crois que tu ne peux pas refuser une partie de l'héritage (notamment le passif). C'est tout ou rien. Le notaire est censé indiquer tout ce qui est inclus dans l'héritage.


ça me parait obvioussement évident.


---------------
qwerty-fr
n°22762511
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 29-05-2010 à 20:44:17  profilanswer
 

scOulOu a écrit :


Rien à voir. Les écoles publiques sans résultats sont celles situées en zones défavorisées et blindées de pauvres, c'est tout. Celles fréquentées par les classes moyennes et supérieures ont de bons résultats (aussi bons, voire meilleurs) que ceux des écoles privées.


 
Il y avait plus de pauvres dans les années 60/70 : les résultats étaient pourtant meilleurs fin CM2.
 
Non, vraiment, on mesure le résultat du délire des pédagogues de la rue de Grenelle : 24 h de cours désormais au lieu de 30, par exemple. Soit 20% de cours en moins. Sur 5 ans de primaire, c'est l'équivalent d'une année perdue. Et je ne parle pas de l'ineptie des programmes et pédagogies. Un désastre. L'enseignement de la langue n'est plus assuré au primaire : il est privatisé, confié de fait aux familles. Malheur aux familles de prolos. Pour les familles de bourgeois, en revanche, l'école actuelle fonctionne très bien c'est sûr. Bon, c'est un peu HS.  

n°22762522
poilagratt​er
Posté le 29-05-2010 à 20:46:20  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Il doit y avoir 100.000 Sdf. Soit sur 63 millions d'habitants, 0,15%. Même si ce chiffre est minoré (je n'en sais rien), on est quand même loin de la probabilité de 70%.
 
 


Tu es analphabète ou quoi?
 
Le sondage ne dit pas que 70% des français vont devenir sdf,  
mais que 70% pensent que cela peut leur arriver. Ils remplissent les conditions pour. C'est à dire aucune sécurité financière.
 
Pour t'aider, ainsi que Camelot, qui êtes sous comprenants :p  
 
On peut aussi affirmer que 100% des français qui jouent au loto pensent pouvoir gagner. :D  
 
Et pourtant il n'y a pas 100% de gagnants. C'est curieux, hein?

Message cité 3 fois
Message édité par poilagratter le 29-05-2010 à 20:47:29

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°22762544
poilagratt​er
Posté le 29-05-2010 à 20:48:40  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Non mais ne te fatigue pas...c'était encore une des affirmations de poil@ comme il en a le secret.
 
Même en considérant un scénario magique où 1% de la population est SDF et où ce parc de SDF se renouvelle chaque année (nouveau tirage), on arrive à 50-55% de chance d'être SDF au moins une fois dans sa vie.
 


Et combien faudrait il de sdf pour arriver à 70% ?  :whistle:


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°22762586
Camelot2
Posté le 29-05-2010 à 20:51:41  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Tu es analphabète ou quoi?
 
Le sondage ne dit pas que 70% des français vont devenir sdf,  
mais que 70% pensent que cela peut leur arriver. Ils remplissent les conditions pour. C'est à dire aucune sécurité financière.
 
Pour t'aider, ainsi que Camelot, qui êtes sous comprenants :p  
 
On peut aussi affirmer que 100% des français qui jouent au loto pensent pouvoir gagner. :D  
 
Et pourtant il n'y a pas 100% de gagnants. C'est curieux, hein?


 
Haaa...la magie de la mauvaise compréhension.
 
100% des français pensent pouvoir gagner au lotto...Réalité: 100% des français peuvent gagner au lotto. (s'ils jouent)
70% des français pensent pouvoir devenir SDF (hypothèse: au moins une fois dans leur vie)...Réalité: 70% des français ne peuvent pas devenir SDF au moins une fois dans leur vie.
 
Du coup, dans un cas, la sensation des français est correcte. Si tu joues au lotto, tu peux gagner.
Dans l'autre, la sensation est fausse et ne correspond à aucune réalité.
 
T'es magique poil@.
 
EDIT: On rappelle ton propos:
 

Citation :


70% des français ont compris que devenir SDF peut leur arriver.
Et les faits leur donnent raison.


 
Je te donne l'occasion, comme pour le saturnisme, de la fermer et de te faire discret avant de t'enfoncer une fois de plus.
Saisis là. Pour une fois.

Message cité 1 fois
Message édité par Camelot2 le 29-05-2010 à 20:53:47
n°22762631
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 29-05-2010 à 20:56:00  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Tu es analphabète ou quoi?
 
Le sondage ne dit pas que 70% des français vont devenir sdf,  
mais que 70% pensent que cela peut leur arriver. Ils remplissent les conditions pour. C'est à dire aucune sécurité financière.
 
Pour t'aider, ainsi que Camelot, qui êtes sous comprenants :p  
 
On peut aussi affirmer que 100% des français qui jouent au loto pensent pouvoir gagner. :D  
 
Et pourtant il n'y a pas 100% de gagnants. C'est curieux, hein?


 
Croire que l'on va gagner au loto est une croyance aussi idiote que celle d'être Sdf, vu les probabilités en jeu.
 
Bref, ce sondage révèle des peurs infondées des Français : or, ils ont pour l'immense majorité d'entre eux suffisamment de ressources (matérielles et/ou morales) pour s'en tirer. Par exemple, les 25% de fonctionnaires ont peu de chances de devenir Sdf, idem pour ceux qui ont fait des études, ou ceux qui sont propriétaires de leur logement sans plus aucune dette, etc. Ca fait du monde, quand même...
 
 

n°22762635
R3g
fonctionnaire certifié ITIL
Posté le 29-05-2010 à 20:56:13  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Il y avait plus de pauvres dans les années 60/70 : les résultats étaient pourtant meilleurs fin CM2.
 
Non, vraiment, on mesure le résultat du délire des pédagogues de la rue de Grenelle : 24 h de cours désormais au lieu de 30, par exemple. Soit 20% de cours en moins. Sur 5 ans de primaire, c'est l'équivalent d'une année perdue. Et je ne parle pas de l'ineptie des programmes et pédagogies. Un désastre. L'enseignement de la langue n'est plus assuré au primaire : il est privatisé, confié de fait aux familles. Malheur aux familles de prolos. Pour les familles de bourgeois, en revanche, l'école actuelle fonctionne très bien c'est sûr. Bon, c'est un peu HS.  


 
Bof, c'est pas la longueur qui compte, c'est le contenu ; la France est déjà un des pays où il y a le plus d'heures de cours. [/HS]


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Au royaume des sourds, les borgnes sont sourds.
n°22762670
Camelot2
Posté le 29-05-2010 à 20:59:47  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Et combien faudrait il de sdf pour arriver à 70% ?  :whistle:


 
Tu comprends le sens de "scénario magique"?

n°22763284
poilagratt​er
Posté le 29-05-2010 à 21:42:21  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Haaa...la magie de la mauvaise compréhension.
 
100% des français pensent pouvoir gagner au lotto...Réalité: 100% des français peuvent gagner au lotto. (s'ils jouent)
70% des français pensent pouvoir devenir SDF (hypothèse: au moins une fois dans leur vie)...Réalité: 70% des français ne peuvent pas devenir SDF au moins une fois dans leur vie.
 
Du coup, dans un cas, la sensation des français est correcte. Si tu joues au lotto, tu peux gagner.
Dans l'autre, la sensation est fausse et ne correspond à aucune réalité.
 
T'es magique poil@.
 
EDIT: On rappelle ton propos:
 

Citation :


70% des français ont compris que devenir SDF peut leur arriver.
Et les faits leur donnent raison.


 
Je te donne l'occasion, comme pour le saturnisme, de la fermer et de te faire discret avant de t'enfoncer une fois de plus.
Saisis là. Pour une fois.


Ben non.  ça me parait assez plausible que 70% des français ne soient pas propriétaires de leur logement, ou aient des  crédits en cours.
 
Auquel cas, s'ils perdent leur travail (unique source de revenus),  
sans en retrouver un d'équivalent dans les 2/3 ans,  
ils ont de fortes chances de se retrouver à la rue.
 
Fais toi discret si tu n'es pas foutu d'argumenter... :whistle:  
 
 
 
 


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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
mood
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