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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°22736951
LardonCru
Mâle Lambda
Posté le 27-05-2010 à 14:36:18  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Camelot2 a écrit :

Soit la Banque A, première banque du système.
Elle accorde un crédit à Jean. Elle n'a aucun dépôt en stock (donc aucun actif)
Jean retire son argent pour le donner à Michel (qui a un compte à la banque B).
La Banque A fait faillite (vu qu'elle n'a rien pour payer la banque B).
Le système s'effondre.


Un petit détail : pour que le système s'effondre, il faut passer en monnaie physique. Tant que la monnaie reste scripturale, une banque peut créer (en gros) autant d'argent qu'elle veut, il lui suffira d'écrire des chiffres dans les bonnes cases.
 
En revanche, si demain, les emprunteurs demandaient systématiquement à ce que le montant de leur prêt leur soit versé en cash, toutes les banques feraient faillite. :jap:

mood
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Posté le 27-05-2010 à 14:36:18  profilanswer
 

n°22736996
Camelot2
Posté le 27-05-2010 à 14:39:20  profilanswer
 


LardonCru a écrit :


Un petit détail : pour que le système s'effondre, il faut passer en monnaie physique. Tant que la monnaie reste scripturale, une banque peut créer (en gros) autant d'argent qu'elle veut, il lui suffira d'écrire des chiffres dans les bonnes cases.
 
En revanche, si demain, les emprunteurs demandaient systématiquement à ce que le montant de leur prêt leur soit versé en cash, toutes les banques feraient faillite. :jap:


 
Non, les problèmes de liquidité ne se résume pas à Papy qui va chercher ses économies en nature au guichet.
Le marché interbancaire est d'ailleurs le contre-exemple parfait à "une banque peut créer autant d'argent qu'elle veut".
Les opérations de refinancement aussi sont un contre-exemple parfait.
 
Une banque peut faire faillite juste parce que 100 000 clients transfèrent leur fonds dans la banque d'à côté.

n°22737051
Camelot2
Posté le 27-05-2010 à 14:43:55  profilanswer
 


 
Non mais ton long pavé, je m'en fous.
C'est ton raisonnement à toi qui m'intéresse...et force est de constater qu'il est au mieux incomplet, au pire faux.
 

Citation :

Multiplicateur du crédit toussa toussa.
 
 
 
Soit la Banque A, première banque du système.
Elle accorde un crédit à Jean. Elle n'a aucun dépôt en stock (donc aucun actif)
Jean retire son argent pour le donner à Michel (qui a un compte à la banque B).
Quel argent puisque qu'il en a pas ?
La Banque A fait faillite (vu qu'elle n'a rien pour payer la banque B).
Le système s'effondre.
 
 


 
Déjà, pourquoi tu barres "Elle n'a aucun dépôt en stock (donc aucun actif)". C'est tout de même l'hypothèse que tu défends: crédits => dépôts.  
Pas besoin de dépôts pour faire un crédit, youhou!
 
Et si, Jean a de l'argent, sur son compte.  
Le fait qu'il le transfère à une autre banque (pour payer un immeuble par exemple) ou qu'il le retire en liquide pose le même problème de liquidité.

n°22737060
LardonCru
Mâle Lambda
Posté le 27-05-2010 à 14:44:22  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

Une banque peut faire faillite juste parce que 100 000 clients transfèrent leur fonds dans la banque d'à côté.


Pardon, mes notions d'économie sont assez basiques... Et il me semblait qu'il était nécessaire de passer par de la monnaie physique pour que le système de création de monnaie ex nihilo montre ses failles. Mea culpa. :jap:

n°22737100
Camelot2
Posté le 27-05-2010 à 14:47:45  profilanswer
 

LardonCru a écrit :


Pardon, mes notions d'économie sont assez basiques... Et il me semblait qu'il était nécessaire de passer par de la monnaie physique pour que le système de création de monnaie ex nihilo montre ses failles. Mea culpa. :jap:


 
C'est l'image d'Epinal de gens faisant la queue au guichet. :)  
 
Mais dans l'univers numérique actuel, tu peux t'imaginer 1 000 000 de personnes devant leur clavier qui viennent d'apprendre que Fortis va faire faillite demain.  
Les effets sont bien plus dévastateurs qu'avant.
 
Il faut tout de même s'imaginer, qu'à l'époque de la chute de Fortis, c'était des dizaines de milliards de prêt court terme qui était nécessaire...pour quelques semaines seulement.
A côté de ça, le type qui vide son compte d'épargne en billets de 100 euros, c'est peanuts.  :o

n°22737105
Profil sup​primé
Posté le 27-05-2010 à 14:48:16  answer
 

Camelot2 a écrit :


 
Non mais ton long pavé, je m'en fous.
C'est ton raisonnement à toi qui m'intéresse...et force est de constater qu'il est au mieux incomplet, au pire faux.
 

Citation :

Multiplicateur du crédit toussa toussa.
 
 
 
Soit la Banque A, première banque du système.
Elle accorde un crédit à Jean. Elle n'a aucun dépôt en stock (donc aucun actif)
Jean retire son argent pour le donner à Michel (qui a un compte à la banque B).
Quel argent puisque qu'il en a pas ?
La Banque A fait faillite (vu qu'elle n'a rien pour payer la banque B).
Le système s'effondre.
 
 


 
Déjà, pourquoi tu barres "Elle n'a aucun dépôt en stock (donc aucun actif)". C'est tout de même l'hypothèse que tu défends: crédits => dépôts.  
Pas besoin de dépôts pour faire un crédit, youhou!
 
Et si, Jean a de l'argent, sur son compte.  
Le fait qu'il le transfère à une autre banque (pour payer un immeuble par exemple) ou qu'il le retire en liquide pose le même problème de liquidité.


 
tu dis ...
 

Citation :

Soit la Banque A, première banque du système.
Elle accorde un crédit à Jean. Elle n'a aucun dépôt en stock (donc aucun actif)
Jean retire son argent pour le donner à Michel (qui a un compte à la banque B).


 
elle le prend ou l'argent la banque puisqu'elle n'a rien en stock ?  :o  
 
c'est simple...
 

Citation :

Deuxième recette - la monétisation d'actifs non monétaires ou « l'eau changée en vin »  
 
Dans l'exemple précédent, vous aurez compris que les 1000 euros que vous auriez pu demander sous forme de monnaie sonnante et trébuchante si vous l'aviez souhaité et qui, dans tous les cas, sont du « vrai et bon argent » pour vous, n'existaient pas préalablement dans votre banque ni dans l'ensemble du système bancaire. D'où viennent-ils ? Pour obtenir ce prêt vous avez dû signer un acte de prêt, outre les garanties que votre banquier vous aura peut-être demandé de donner. C'est le bout de papier que vous avez signé – l'acte de prêt - qui, entre les mains de votre banquier, se transforme en monnaie.
 
 Les spécialistes disent que « les banques créent de la monnaie en “monétisant” - en transformant en argent - des actifs non monétaires ».  

Message cité 2 fois
Message édité par Profil supprimé le 27-05-2010 à 14:48:35
n°22737233
Camelot2
Posté le 27-05-2010 à 14:57:44  profilanswer
 


 
Non, la banque A n'aura aucun moyen de financer la banque B.
Typiquement, tu auras ceci comme bilan de la banque A:
 
Actifs: Créances sur clientèle:1000 (crédit à Jean)
Passifs: Dettes envers la clientèle: 1000 (compte courant de Jean)
 
Si Jean retire 1000, ça va apparaitre dans le compte de résulat: Variation de dette envers la clientèle:-1000
Elle va devoir financer cette sortie de liquidité.
Soit par une arrivée de liquidité, soit sur sa trésorerie, soit via des actifs pré-existants, soit par l'emprunt,...
 
Si elle n'a rien de tout cela, elle fait faillite (défaut de payement).
 

Citation :

Les banques reçoivent majoritairement des dépôts à court terme de leurs clients et font des prêts à moyen et long terme. Il peut donc se créer un décalage entre les sommes prêtées et les sommes disponibles (dépôts), ces dernières peuvent être insuffisantes. Dans ce cas on parle de manque de liquidités.


 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Risque_de_liquidit%C3%A9
 
Du coup, en réalité, c'est plutôt comme cela que tout a démarré
 
Actif:
Trésorerie:1500
Créances sur clientèle:1000
 
Passif:
Dettes envers la clientèle:2500 (ensemble des dépôts, Jean compris)
 
Jean retire son argent, il reste
Actif:
Trésorerie:500
Créances sur clientèle:1000
 
Passif:
Dettes envers la clientèle:1500
 
 

n°22737357
Profil sup​primé
Posté le 27-05-2010 à 15:08:15  answer
 

Camelot2 a écrit :


 
 
Non, la banque A n'aura aucun moyen de financer la banque B.  
Ce que tu dis là est faux !!!
Typiquement, tu auras ceci comme bilan de la banque A:
 
Actifs: Créances sur clientèle:1000 (crédit à Jean)
Passifs: Dettes envers la clientèle: 1000 (compte courant de Jean)
 
Si Jean retire 1000, ça va apparaitre dans le compte de résulat: Variation de dette envers la clientèle:-1000
Elle va devoir financer cette sortie de liquidité.
Soit par une arrivée de liquidité, soit sur sa trésorerie, soit via des actifs pré-existants, soit par l'emprunt,...
 
Si elle n'a rien de tout cela, elle fait faillite (défaut de payement).
 

Citation :

Les banques reçoivent majoritairement des dépôts à court terme de leurs clients et font des prêts à moyen et long terme. Il peut donc se créer un décalage entre les sommes prêtées et les sommes disponibles (dépôts), ces dernières peuvent être insuffisantes. Dans ce cas on parle de manque de liquidités.


 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Risque_de_liquidit%C3%A9
 
Du coup, en réalité, c'est plutôt comme cela que tout a démarré
 
Actif:
Trésorerie:1500
Créances sur clientèle:1000
 
Passif:
Dettes envers la clientèle:2500 (ensemble des dépôts, Jean compris)
 
Jean retire son argent, il reste
Actif:
Trésorerie:500
Créances sur clientèle:1000
 
Passif:
Dettes envers la clientèle:1500
 
 


 
Non !!
 
 

Citation :

En définitive, - mis à part la crainte de perte par non remboursement ( cf. Figure 9 B ) - la seule contrainte technique à la création monétaire par les banques de dépôt au moyen des crédits semble bien se limiter de fait au coût pour ces banques de l'acquisition des liquidités . Nous expliciterons ce coût d'acquisition des liquidités, mais notons déjà qu'il s'agit davantage d'un manque à gagner ( prélèvement sur les intérêts issus du crédit générant la demande de liquidités ) que d'une charge réelle . Certes, les banques ne peuvent malgré tout mettre en place sans limites les crédits et leurs flux d'intérêts car il leur faut trouver des emprunteurs. Il ne reste donc que le consentement ou la réticence de ceux-ci à s'endetter pour réguler la création monétaire. C'est dire si celle-ci fluctue avec les humeurs de la conjoncture économique et, qui plus est, en accentuant aussi bien l'euphorie que la déprime . Encore heureux que l'ensemble des prêteurs , plus vaste que l'ensemble des banquiers, n'ait pas encore pris conscience que la masse des dettes engendrées par les crédits en cours excède très largement ( environ 5 fois ) la masse monétaire existante susceptible de les rembourser !


 
http://pagesperso-orange.fr/jegu.jean/fgr7.gif
 
http://pagesperso-orange.fr/jegu.jean/fgr8.gif
 
http://pagesperso-orange.fr/jegu.jean/navi1.html

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 27-05-2010 à 15:20:30
n°22737429
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 27-05-2010 à 15:13:06  profilanswer
 

fail Camelot [:blessure]


---------------
Horse_man
n°22737744
patx3
Posté le 27-05-2010 à 15:32:36  profilanswer
 

C'est marrant de savoir qui, de la poule ou de l'oeuf, sont arrivés les premiers... :??:
 
- Les banques n'ont pas de fonds propres dans vos exemples ?
- Les banques n'empruntent pas ?
- Vous occultez qu'il existent des banquent faisant plus de crédits que de dépots et l'inverse aussi !
 
Bref, se triturer la nouille pour savoir si c'est le dépot qui fait le crédit ou le crédit qui fait le dépot, aucun intérêt en soi ! :sarcastic:

Message cité 2 fois
Message édité par patx3 le 27-05-2010 à 15:36:49
mood
Publicité
Posté le 27-05-2010 à 15:32:36  profilanswer
 

n°22738072
Camelot2
Posté le 27-05-2010 à 15:50:43  profilanswer
 


 
Ce qui est bien dans un texte, c'est qu'il est composé de plusieurs phrases:
 

Citation :

Elle va devoir financer cette sortie de liquidité.
Soit par une arrivée de liquidité, soit sur sa trésorerie, soit via des actifs pré-existants, soit par l'emprunt,...
 
Si elle n'a rien de tout cela, elle fait faillite (défaut de payement).


 
On se plaçait bien dans l'hypothèse de la banque A, première du système?
Car le fond du problème était bien de savoir si crédits => dépôts ou si dépots => crédits=>dépôts =>...
 
Donc, notre première banque A, elle n'a accès à rien. Ni à l'emprunt (personne ne peut prêter vu qu'elle est la première à prêter...), elle n'a aucun actif (donc pas de trésorerie ni d'entrée de liquidité).
 
Tu fais maintenant appel à la banque centrale (qui est un prêteur de dernier ressort, mais soit...) pour refinancer la banque A mais y a un petit souci dans l'histoire, c'est que les opérations de la BCE sont à court terme et qu'il va falloir que tu lui refiles les 1000 qu'elle t'a filé.
Tu te retrouves un peu à poil trois mois après.
 
L'histoire de l'oeuf ou de la poule (explicité dans ton texte d'ailleurs) demande un oeuf de dépôt. S'il n'y a rien au début, il ne peut y avoir de crédit.
 
 
 
 

n°22738122
Profil sup​primé
Posté le 27-05-2010 à 15:53:36  answer
 

patx3 a écrit :

C'est marrant de savoir qui, de la poule ou de l'oeuf, sont arrivés les premiers... :??:

 

- Les banques n'ont pas de fonds propres dans vos exemples ?
- Les banques n'empruntent pas ?
- Vous occultez qu'il existent des banquent faisant plus de crédits que de dépots et l'inverse aussi !

 

Bref, se triturer la nouille pour savoir si c'est le dépot qui fait le crédit ou le crédit qui fait le dépot, aucun intérêt en soi ! :sarcastic:

 

Franchement tu parles pour rien dire là et devant l'évidence tu essais sois de la minimiser, soit carrément de la nier.

 

Mais on dit depuis des années que  les création ex nihilo est une escroquerie qui va nous conduire que dans le mur, parceque les dettes créées ne pourront jamais etre remboursées. Il a fallu 30 ans pour qu'on commence seulement a percevoir les effets de la magouille, accrochez vos ceintures parce cela va fortement secouer dans les années a venir !!!

 
Citation :

Fondamentalement, le mécanisme du crédit aboutit à une création de moyens de paiements ex nihilo [(à partir de rien], car le détenteur d’un dépôt auprès d’une banque le considère comme une encaisse disponible, alors que, dans le même temps, la banque a prêté la plus grande partie de ce dépôt, qui, redéposée ou non dans une banque, est considérée comme une encaisse disponible par son récipiendaire. À chaque opération de crédit, il y a ainsi duplication monétaire. Au total, le mécanisme de crédit aboutit à une création de monnaie ex nihilo par de simples jeux d’écritures.

 

En fait, sans aucune exagération, le mécanisme actuel de la création de monnaie par le crédit est certainement le « cancer » qui ronge irrémédiablement les économies de marchés de propriété privée. La création monétaire doit relever de l’État et de l’État seul. Toute création monétaire autre que la monnaie de base par la Banque centrale doit être rendue impossible, de manière que disparaissent les « faux droits » résultant actuellement de la création de monnaie bancaire.

 

Dans son essence, la création monétaire ex nihilo actuelle par le système bancaire est identique, je n'hésite pas à le dire pour bien faire comprendre ce qui est réellement en cause, à la création de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement condamnée par la loi. Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents.

 

La doctrine régnante avait totalement méconnu une donnée essentielle : une libéralisation totale des échanges et des mouvements de capitaux n'est possible, elle n'est souhaitable que dans le cadre d'ensembles régionaux groupant des pays économiquement et politiquement associés, et de développement économique et social comparable.

 

La Crise mondiale d’aujourd’hui. Pour de profondes réformes des institutions financières et monétaires., Maurice Allais, éd. Clément Juglar, 1999,

 

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 27-05-2010 à 16:52:21
n°22738155
Camelot2
Posté le 27-05-2010 à 15:55:40  profilanswer
 

patx3 a écrit :

C'est marrant de savoir qui, de la poule ou de l'oeuf, sont arrivés les premiers... :??:
 
- Les banques n'ont pas de fonds propres dans vos exemples ?
- Les banques n'empruntent pas ?
- Vous occultez qu'il existent des banquent faisant plus de crédits que de dépots et l'inverse aussi !
 
Bref, se triturer la nouille pour savoir si c'est le dépot qui fait le crédit ou le crédit qui fait le dépot, aucun intérêt en soi ! :sarcastic:


 
Je considère qu'il est intéressant de relativiser cette notion de "créé à partir de rien" qui sous-entendrait qu'une banque peut émettre autant de crédit qu'elle veut (ou presque) sans qu'elle n'en subisse des conséquences.
Comme si le crédit était une invention de l'esprit déconnectée de toute réalité économique (épargne/dépôt) et uniquement destiné à engraisser les banquiers.
 
Car, au fond, c'est ça le raisonnement de zmed: les banques créent du crédit de manière gratuite, sans avoir besoin de rien, et ponctionnent des intérêts. Ce sont donc des faux monnayeurs! Au trou!
Ca rejoint aussi le raisonnement de poil@ qui n'arrivait pas à comprendre pourquoi les prêts accordés aux banques par les états n'allaient pas fatalement se transformer en 12x plus de prêts accordés au particulier.
 
De leur point de vue, la banque fait pousser des billets dans son potager.  :o
 
EDIT: Ho nom de...j'arrive même à anticiper le cheminement illogique de zmed.

Message cité 1 fois
Message édité par Camelot2 le 27-05-2010 à 15:56:40
n°22738296
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 27-05-2010 à 16:07:10  profilanswer
 


 
1) Si tu ne comprends pas ce que j'ai écrit, pas besoin de révéler tes difficultés de lecture devant tout le monde, hein !
 
2) Demande artificiellement boostée d'où illusion nominale. On part par aileurs du plein emploi.  

n°22738326
luckynick
esclave de chat
Posté le 27-05-2010 à 16:09:03  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Les 100 correspondent à 10 de dépôt.
Pourquoi séparer 90/10?
 
Il n'y a pas de dépôts assignés à un crédit particulier, c'est cela que la BdF veut dire.
 
Mais considérer que les crédits poussent dans les choux et qu'on serait capable d'en générer autant que l'on veut sur base de mécanismes comptables...c'est une douce illusion (qui s'est très mal terminé pour certains).


 
si tu paye et achète en pièces d'or t'as pas ce problème  [:haha rgentique]  
 
La monnaie fiducière pfff quelle belle arnaque, monnaie de  [:kaio]  oui :o
 
Tien ça me fait pensé au assignat retrouvé planqués dans la barraque de mon père lors de fouille (pas la police hein, c'était un archéologue anglais), ca valais cher à l'époque, aujourd'hui tu peut t'en servir pour allumer le barbec


---------------
In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°22738334
xilebo
noone
Posté le 27-05-2010 à 16:09:34  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Je considère qu'il est intéressant de relativiser cette notion de "créé à partir de rien" qui sous-entendrait qu'une banque peut émettre autant de crédit qu'elle veut (ou presque) sans qu'elle n'en subisse des conséquences.
Comme si le crédit était une invention de l'esprit déconnectée de toute réalité économique (épargne/dépôt) et uniquement destiné à engraisser les banquiers.
 
Car, au fond, c'est ça le raisonnement de zmed: les banques créent du crédit de manière gratuite, sans avoir besoin de rien, et ponctionnent des intérêts. Ce sont donc des faux monnayeurs! Au trou!
Ca rejoint aussi le raisonnement de poil@ qui n'arrivait pas à comprendre pourquoi les prêts accordés aux banques par les états n'allaient pas fatalement se transformer en 12x plus de prêts accordés au particulier.
 
De leur point de vue, la banque fait pousser des billets dans son potager.  :o
 
EDIT: Ho nom de...j'arrive même à anticiper le cheminement illogique de zmed.


 
 
Pourtant, il a cité ça :  
 

Citation :


Encore heureux que l'ensemble des prêteurs , plus vaste que l'ensemble des banquiers, n'ait pas encore pris conscience que la masse des dettes engendrées par les crédits en cours excède très largement ( environ 5 fois ) la masse monétaire existante susceptible de les rembourser !


 
Est-ce vrai ou faux ? Je pense que c'est facilement vérifiable non ?

n°22738363
patx3
Posté le 27-05-2010 à 16:11:33  profilanswer
 


 
Vas y, sors nous le taux de défaut des grandes banques, même compte tenu de la crise actuelle !!! :heink:
 
Il y a probablement eu des excès de crédit et celà engendre une plus grande volatilité en cas de retournement de cycle économique.
 
Alors, certes, si tu penses que nous rentrons dans un processus de récession économique mondiale majeure dans les prochains mois, on pourrait avoir des taux de défaut qui explosent, des risques supplémentaires sur les dettes d'Etat et donc, les banques seraient à nouveau fragilisées, mais moins sauvables.
 
Mais à aujourd'hui, rien n'indique qu'un tel scénario est crédible.
 
Dès lors, les crédits accordés par les banques devraient continuer à être normalement remboursés, les banques devraient continuer à prêter, avec une plus grande attention, et la croissance du PIB mondial devrait permettre au système financier de tenir. :o
 
Il va falloir quelque années encore pour réduire le niveau des crédits (tant corporate que souverains) des principaux pays mais je ne crois pas à un scénario catastrophe ! :jap:

Message cité 1 fois
Message édité par patx3 le 27-05-2010 à 16:13:52
n°22738397
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 27-05-2010 à 16:13:55  profilanswer
 

R3g a écrit :


Ce que je comprends c'est que l'épargne ne dort pas et sert à alimenter des prêts. Mais ces prêts servent à consommer non ? Donc l'épargne se transforme en consommation ?
 
Sur la partie en gras : je vois pas le rapport. Même si on démontre que l'épargne joue un rôle dans la croissance, en quoi ça démonte l'idée selon laquelle la croissance est tirée par la consommation ?
 


 

R3g a écrit :


Donc dans ton monde, les entreprises qui augmentent leurs marges recrutent ?


 
1) ca démontre que peu importe le niveau d'épargne et de consommation, si ce niveau est librement désiré. Dans ce cas, la consommation n'est jamais insuffisante et il est inutile de la relancer.
 
2) dans mon modèle, les salaires baissent puisqu'il y a chômage temporaire; les entreprises qui font des profits augmentent leurs salaires (partagent des gains de productivité), ce qui attire les travailleurs. A long terme, pas de chômage autre que frictionnel (car le phénomène de restructuration est permanent, on est jamais à l'équilibre mais toujours dans un déséquilibre convergent vers un nouvel équilibre)
 
 

n°22738488
luckynick
esclave de chat
Posté le 27-05-2010 à 16:19:26  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Non mais ton long pavé, je m'en fous.
C'est ton raisonnement à toi qui m'intéresse...et force est de constater qu'il est au mieux incomplet, au pire faux.
 


 
Moi je le trouve très intéréssant ce pavé, on se rend bien compte que le système bancaire est construit sur une gigantesque martingale. Les différentes crises et les problèmes d'accroissement des inégalités  de ressource y trouvent leur cause au moins en partie.
 
Rétablir la convertibilité or de la monnaie serait un bon moyen d'endiguer l'explosion de la MM par ce système (en tout cas pas sans dévaluer drastiquement)


---------------
In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°22738520
luckynick
esclave de chat
Posté le 27-05-2010 à 16:21:21  profilanswer
 


 
 
elle peut aussi emprunter le fric à la banque centrale à des taux ridicules  :whistle:


---------------
In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°22738558
patx3
Posté le 27-05-2010 à 16:23:48  profilanswer
 

luckynick a écrit :


 
 
elle peut aussi emprunter le fric à la banque centrale à des taux ridicules  :whistle:


 
Tu ne peux emprunter que sur du court. Prêter long en empruntant du court, je te laisse mesurer le risque que celà représente... :o

n°22738589
luckynick
esclave de chat
Posté le 27-05-2010 à 16:25:24  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
C'est l'image d'Epinal de gens faisant la queue au guichet. :)
 
Mais dans l'univers numérique actuel, tu peux t'imaginer 1 000 000 de personnes devant leur clavier qui viennent d'apprendre que Fortis va faire faillite demain.  
Les effets sont bien plus dévastateurs qu'avant.
 
Il faut tout de même s'imaginer, qu'à l'époque de la chute de Fortis, c'était des dizaines de milliards de prêt court terme qui était nécessaire...pour quelques semaines seulement.
A côté de ça, le type qui vide son compte d'épargne en billets de 100 euros, c'est peanuts.  :o


 
une image d'Épinal en couleur et qui n'a que trois ans :
 http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/5/52/Northern_Rock_Customers%2C_September_14%2C_2007.jpg/800px-Northern_Rock_Customers%2C_September_14%2C_2007.jpg
 
Mais sinon tu as raison sur le fait qu'un bank run électronique peut être bien plus rapide et dévastateur que la bonne vieille queue au guichet.


---------------
In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°22738645
R3g
fonctionnaire certifié ITIL
Posté le 27-05-2010 à 16:28:17  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
1) ca démontre que peu importe le niveau d'épargne et de consommation, si ce niveau est librement désiré. Dans ce cas, la consommation n'est jamais insuffisante et il est inutile de la relancer.
 
2) dans mon modèle, les salaires baissent puisqu'il y a chômage temporaire; les entreprises qui font des profits augmentent leurs salaires (partagent des gains de productivité), ce qui attire les travailleurs. A long terme, pas de chômage autre que frictionnel (car le phénomène de restructuration est permanent, on est jamais à l'équilibre mais toujours dans un déséquilibre convergent vers un nouvel équilibre)


Ouais donc tu vis définitivement dans un monde à part.


---------------
Au royaume des sourds, les borgnes sont sourds.
n°22738681
patx3
Posté le 27-05-2010 à 16:30:46  profilanswer
 

R3g a écrit :


Ouais donc tu vis définitivement dans un monde à part.


 
Qui ressort la courbe maintes fois publiée ici ? :cry:

n°22738722
Profil sup​primé
Posté le 27-05-2010 à 16:33:16  answer
 

Betcour a écrit :

Un bloggeur s'est penché sur les Subventions du CR d’Ile-de-France, une absence de transparence. C'est stupéfiant, et le pire c'est que la presse n'en a rien à cirer :/


 
 
le rapport avec la crise ?  :heink:

n°22738728
patx3
Posté le 27-05-2010 à 16:33:34  profilanswer
 

Je me réponds à moi même, Zmed ne le fera pas ! :o
 

Citation :

(NEWSManagers.com) -  
Le taux de défaut sur les émetteurs européens notés en catégorie spéculative s'est élevé à 7,8% en avril contre 7,3% en mars, selon les dernières estimations de l'agence Moody's.  
 
Au niveau mondial en revanche, le taux de défaut s'est inscrit à 9% en avril contre 10% en mars. D'ici à la fin de l'année, il devrait tomber à 2,7% puis à 2% dans un an.
 
En Europe, le taux de défaut pourrait tomber à 1,5% d'ici à la fin de l'année alors qu'il s'établirait à 3% aux Etats-Unis.


 
http://www.boursorama.com/infos/ac [...] 608531c2bc
 
Pas le feu au lac ! :jap:
 

n°22738752
luckynick
esclave de chat
Posté le 27-05-2010 à 16:35:06  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
 
L'histoire de l'oeuf ou de la poule (explicité dans ton texte d'ailleurs) demande un œuf de dépôt. S'il n'y a rien au début, il ne peut y avoir de crédit.
 
 


 
Ca c'est évident, ce qui est moins logique c'est qu'a partir d'un œuf de départ la banque ai financé trois élevages de volaille et 10 restaurants d'omelettes et ceci en un claquement de doigt.
 
Dans une relation saine on ne prête que ce que l'on possède, et en cela  le dépôt précède le crédit, par contre quand tu peut, sous pretexte d'avoir un dépôt, prêter 10 fois ce dépôt (donc 10 crédits) il y a comme un problème tu voit car au bilan, le passif (crédit émis) excède et de loin l'actif (dépôt reçu), donc il va bien falloir se refinancer, et là magie, tu vend le fait que tu as prêté 3 élevage et dix restau contre des oeufs et là on se retrouve bien ave le dépot (produit de la vente de ta créance) qui vient après le crédit.  


---------------
In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°22738758
Profil sup​primé
Posté le 27-05-2010 à 16:35:32  answer
 

limonaire a écrit :


 
1) Si tu ne comprends pas ce que j'ai écrit, pas besoin de révéler tes difficultés de lecture devant tout le monde, hein !
 
2) Demande artificiellement boostée d'où illusion nominale. On part par aileurs du plein emploi.  


 
 
1) ah et qu'est ce que tu as écrit alors ?
 

n°22738760
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 27-05-2010 à 16:35:56  profilanswer
 


 

aroll a écrit :

Pourrais tu expliquer d'avantage ce point particulier?
 
 
 


 

aroll a écrit :

Certes, mais l'emploi durablement sous payé?
 
 


 

aroll a écrit :

Auto-régulation façon thermostat précis, ou façon dégâts collatéraux tantôt par ici tantôt par là?
 
Amicalement, Alain


 
1) toute production génère des revenus (salaires et profits) qui sont tous consommés et épargnés. Consommation et épargne entraînent une demande de biens de consommation ou de biens d'investissement. L'offre crée donc sa demande. Si l'épargne est conservée sous forme liquide sans être prêtée, les prix baissent jusqu'à ce qu'un nouvel équilibre soit trouvé (voir mon long post plus haut), sans qu'il soit nécessaire de relancer la demande : celle-ci est donc toujours suffisante. L'insuffisance de la demande eest un faux concept.  
 
2) Il existe toujours un niveau de salaire qui garantisse le plein emploi. Si tu juges que le salaire des autres est trop faible, c'est que tu n'as pas compris qu'il dépend de la productivité moyenne de l'économie : dès lors, une augmentation artificielle de ce salaire créera du chômage, on peut le regretter mais c'est ce qu'on a constaté partout, en tout temps et tout lieu. En revanche, une augmentation de la productivité permet d'augmenter le salaire, sans créer de chômage supplémentaire. Le seul moyen pérenne d'augmenter les bas salaires, c'est donc de créer les conditions de gains de productivité. Ce n'est pas un discours très rock'n roll mais il est des moments où il faut voir les choses en face, pour mieux orienter l'action politique vers les champs d'action possibles, et non vers les chimères qui échouent toujours. Par exemple, l'augmentation du Smic plus rapidement que les autres salaires, çàd plus rapidement que la productivité moyenne de l'économie, a-t-elle permis de baisser le chômage depuis 1968 ? Et pourtant, il paraît que relever les bas salaires soutient la consommation et relance la soi-disant demande insuffisante, dont on nous fait croire qu'elle est la cause du chômage.  
 
3) Auto-régulation : c'est à la fois le thermostat qui régule sans qu'on s'en rende vraiment compte, tous les jours, par de petits mouvements incessants. Et ce sont parfois les dégâts collatéraux. Ton image est très juste. Mais ces dégâts collatéraux sont toujours plus violents quand il y a intervention de l'Etat car l'Etat change de cap régulièrement : nous aussi, agents privés, mais nous pesons peu individuellement sur l'économie. Alors que si l'Etat crée supprime la prime à la casse, ça a des effets majeurs (les fameux dégâts collatéraux dont tu parles) sur le marché automobile. Idem quand les taux de la banque centrale passe de 6 à 1% en deux ou trois ans. Ou quand l'Etat crée telle aide fiscale et supprime telle autre. Ou met en place telle réglementation ou, de façon tout aussi imprévisible, en supprime une autre. Le marché, çàd les millions d'acteurs, sont moins imprévisibles dans leurs décisions.

n°22738824
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 27-05-2010 à 16:39:35  profilanswer
 


 
Mises le disait dès 1912  :sleep:  
 
On a encore 50 ans d'avance sur toi...

n°22738852
R3g
fonctionnaire certifié ITIL
Posté le 27-05-2010 à 16:41:17  profilanswer
 

limonaire a écrit :


2) Il existe toujours un niveau de salaire qui garantisse le plein emploi. Si tu juges que le salaire des autres est trop faible, c'est que tu n'as pas compris qu'il dépend de la productivité moyenne de l'économie : dès lors, une augmentation artificielle de ce salaire créera du chômage, on peut le regretter mais c'est ce qu'on a constaté partout, en tout temps et tout lieu. En revanche, une augmentation de la productivité permet d'augmenter le salaire, sans créer de chômage supplémentaire. Le seul moyen pérenne d'augmenter les bas salaires, c'est donc de créer les conditions de gains de productivité. Ce n'est pas un discours très rock'n roll mais il est des moments où il faut voir les choses en face, pour mieux orienter l'action politique vers les champs d'action possibles, et non vers les chimères qui échouent toujours. Par exemple, l'augmentation du Smic plus rapidement que les autres salaires, çàd plus rapidement que la productivité moyenne de l'économie, a-t-elle permis de baisser le chômage depuis 1968 ? Et pourtant, il paraît que relever les bas salaires soutient la consommation et relance la soi-disant demande insuffisante, dont on nous fait croire qu'elle est la cause du chômage.  
 


Quand le gain de productivité passe par l'automatisation par exemple, qui permet de produire plus avec moins de travailleurs, ça marche encore ton truc ?


---------------
Au royaume des sourds, les borgnes sont sourds.
n°22738859
R3g
fonctionnaire certifié ITIL
Posté le 27-05-2010 à 16:41:50  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Mises le disait dès 1912  :sleep:  
 
On a encore 50 ans d'avance sur toi...


pourtant camelot soutient le contraire encore aujourd'hui


---------------
Au royaume des sourds, les borgnes sont sourds.
n°22738862
luckynick
esclave de chat
Posté le 27-05-2010 à 16:42:00  profilanswer
 

patx3 a écrit :

Je me réponds à moi même, Zmed ne le fera pas ! :o
 

Citation :

(NEWSManagers.com) -  
Le taux de défaut sur les émetteurs européens notés en catégorie spéculative s'est élevé à 7,8% en avril contre 7,3% en mars, selon les dernières estimations de l'agence Moody's.  
 
Au niveau mondial en revanche, le taux de défaut s'est inscrit à 9% en avril contre 10% en mars. D'ici à la fin de l'année, il devrait tomber à 2,7% puis à 2% dans un an.
 
En Europe, le taux de défaut pourrait tomber à 1,5% d'ici à la fin de l'année alors qu'il s'établirait à 3% aux Etats-Unis.


 
http://www.boursorama.com/infos/ac [...] 608531c2bc
 
Pas le feu au lac ! :jap:
 


 
ok imaginons il y a deux ans, donc début de la crise des subprimes bordel cris et pleur, et là donc imaginons que la fed soit coupée du monde entourées de marines et de tank, interdiction formelle de filer un rond, pareil pour l'état us, pareil pour la bce, question : combien resterait il de banques encore en activité aujourd'hui en europe et au us ? je serais bien curieux de connaitre la réponse mais à mon humble avis plus des masses :o


---------------
In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°22738970
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 27-05-2010 à 16:48:05  profilanswer
 

R3g a écrit :


Ouais donc tu vis définitivement dans un monde à part.


 
Il faut encore qu'on ressorte la courbe qui montre que, de 1959 à 2007 (derniers chiffres disponibles), salaires superbruts et profits ont évolué de façon similaire ? Bref, sur le long terme, les salaires évoluent avec la productivité, la croissance du PIB, la croissance des profits... Et ça ne peut  pas être autrement.
 
C'est usant ces posts d'une ligne qui croient démolir un raisonnement, alors qu'ils émanent de gens qui ne connaissent rien à la question.  

n°22739007
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 27-05-2010 à 16:51:00  profilanswer
 


 
Eh bien relis coome un grand, jusqu'à comprendre : je ne vais tout mâcher le travail, quand même. C'est trop facile sinon : j'écris 10 fois plus que toi, assez clairement il me semble, et tu me réponds en une ligne avec des smileys à peine condescendants.  
 
Je crois que j'en resterai là avec toi.  

n°22739032
Profil sup​primé
Posté le 27-05-2010 à 16:52:24  answer
 

limonaire a écrit :


 
Eh bien relis coome un grand, jusqu'à comprendre : je ne vais tout mâcher le travail, quand même. C'est trop facile sinon : j'écris 10 fois plus que toi, assez clairement il me semble, et tu me réponds en une ligne avec des smileys à peine condescendants.  
 
Je crois que j'en resterai là avec toi.  


 
 
 :??:  
 
mes smileys n'étaient pas condescendants  
 
et j'ai pas répondu en une ligne :o j'ai mis un article

n°22739060
Betcour
Building better worlds
Posté le 27-05-2010 à 16:53:51  profilanswer
 


Le topic couvre l'économie en général :spamafote:


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22739079
poilagratt​er
Posté le 27-05-2010 à 16:55:18  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
1) toute production génère des revenus (salaires et profits) qui sont tous consommés et épargnés.  


Les revenus sont fixés par le marché du travail.
Si les travailleurs sont surabondants, les revenus du travail tendent vers 0, ou SMIC s'il existe.
 
Affirmation trompeuse donc.


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°22739139
poilagratt​er
Posté le 27-05-2010 à 16:58:21  profilanswer
 

limonaire a écrit :


2) Il existe toujours un niveau de salaire qui garantisse le plein emploi. Si tu juges que le salaire des autres est trop faible, c'est que tu n'as pas compris qu'il dépend de la productivité moyenne de l'économie : ...


 
Non.  Le salaire dépends du marché du travail, (et est limité par la productivité).
...
 
Affirmation mensongère.


Message édité par poilagratter le 27-05-2010 à 17:04:32

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°22739193
poilagratt​er
Posté le 27-05-2010 à 17:02:12  profilanswer
 

limonaire a écrit :


3) Auto-régulation : c'est à la fois le thermostat qui régule sans qu'on s'en rende vraiment compte,


L'auto régulation peut aussi conduire les salaires vers 0.
 
Suffit que les travailleurs soient surabondants dans le marché du travail...
 
Et comme dans le prix d'un produit ou service, il n'y a pas que le salaire,  
mais aussi du pétrole, des MP, des frais financiers...  
qui eux ne sont pas compressibles localement,  
les prix ne peuvent tomber à 0.
 
Le pouvoir d'achat des travailleurs tends donc vers 0. (sauf SMIC)


Message édité par poilagratter le 27-05-2010 à 17:05:53

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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°22739208
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 27-05-2010 à 17:03:23  profilanswer
 

R3g a écrit :


Quand le gain de productivité passe par l'automatisation par exemple, qui permet de produire plus avec moins de travailleurs, ça marche encore ton truc ?


 
Oui, bien sûr : c'est ce qui s'est passé depuis le début de la révolution industrielle
 
1) Dans le secteur à gains de productivité (secteur A), les coûts sont en baisse, d'où des profits en hausse, qui sont en partie redistribués aux salariés. Les salariés sont moins nombreux mais mieux payés : ils bénéficient des gains  de productivité. Un paysan avec sa moissonneuse est mieux payé que les paysans d'avant guerre ; les ouvriers de chez Renault sont mieux payés qu'avant l'automatisation des chaînes de montage. Mais ils sont aussi moins nombreux
 
2) La baisse des coûts dans les secteurs à progrès technique (secteur A)sera partagé en salaires, profits et baisse de prix. La baisse des prix des produits A permet d'augmenter dans ces secteurs la demande : on licencie donc moins dans le secteur A que l'application purement comptable de la hausse des gains de productivité l'auraient exigé
 
3) La baisse des prix et les salaires en hausse des salariés du secteur A libèrent du pouvoir d'achat : au lieu d'acheter le produit A 100 euros, il ne vaut plus que 80 euros, ce qui laisse 20 euros qui iront alimenter la demande de produits B. Le secteur B va donc voir ses carnets de commande se remplir et va embaucher pour y faire face. Le progrès technique aura donc permis d'augmenter le niveau de vie (plus de produits A et B pour tous) sans créer de chômage durable.
 
Le chômage à long terme ne s'explique donc JAMAIS par le progrès technique : ce dernier crée un chômage transitoire, pas un chômage durable. Le progrès technique des Trente Glorieuses n'a ainsi créé aucun chômage, celui des années 1900 ou des années 1920 non plus. Le chômage en France qui existe depuis 1968 ne s'explique donc pas par le progrès technique, comme certains le croient à tort. Mais en bonne partie par la hausse du salaire minimum (entre autres).
 

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