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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°22708559
Camelot2
Posté le 25-05-2010 à 15:20:13  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Magicpanda a écrit :


 
ok maintenant si natixis fait faillite, tous les clients vont pas en revoir la couleur


 

Magicpanda a écrit :


 
j'essaye juste d'extrapoler la situation européenne sur la base des précédents connus : les crises mexicaines, argentines, russes et asiatiques
 
justement le problème du monde bancaire, c'est que la conséquence de la liquidation des actifs d'une banque comme Natixis ou BNP-SG ca serait de la folie internationale


 
Du coup, la probabilité que le régulateur laisse gentillemment une banque de cette ampleur se liquider est nulle.
Il va trouver un repreneur...ou la reprendre soi-même. (Mixte des deux pour Fortis)
 
Mais j'adore le raisonnement schizophrène:
-Si trop de clients retirent tous leur argent, la banque fait faillite et, du coup, beaucoup de clients ne reverront pas la couleur de leur argent.
 
La conclusion logique pour l'intérêt général:
-Ne pas paniquer et ne pas retirer son argent de manière irrationnelle
 
La conclusion logique pour l'intérêt particulier:
-Etre parmi les premiers à retirer son argent.
 

mood
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Posté le 25-05-2010 à 15:20:13  profilanswer
 

n°22708566
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 25-05-2010 à 15:20:46  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
 
que l'allemagne sera d'accord pour une dévaluation globale de l'euro par la bce


 
En changes flottants, il n'y a pas de dévaluation, mais simplement des dépréciations. En l'occurrence, l'euro s'est déprécié déjà de 20% depuis décembre. Les taux d'intérêt ont été abaissés à des niveaux historiques. On monétise les dettes publiques à tout va. C'est déjà un net assouplissement, qui, s'il soulage le court terme, est lourd, très lourd de dangers à moyen terme. Que faut-il de plus : des taux nominaux négatifs et un euro déprécié de 50 %?  Demander une politique assouplie alors qu'elle l'est déjà est tout de même assez cocasse. Rappelons également que la crise vient justement du laxisme monétaire et que la dépréciation/dévaluation est toujours le signe d'un appauvrissement. Rappelons enfin que ces assouplissements monétaires portent atteinte à la crédibilité de la BCE, notamment son indépendance à l'égard du pouvoir politique. Tout ça ne va pas faciliter l'avenir : à privilégier le court terme, on plombe le long terme, et le scénario japonais se profile à l'horizon à vitesse grand V.
 
Je crois moi que la solution passe plutôt par une remise en ordre budgétaire, assorti éventuellement d'un impôt exceptionnel sur le capital. C'est l'occasion de sortir des politiques économiques néfastes et malthusiennes conduites depuis 30 ans au moins, qui nous ont mis dans l'ornière actuelle, et de mener enfin des politiques économiques sérieuses et compatibles avec une croissance à long terme. Si c'est le cas, cette crise aura été utile. Mais si toute l'élite raisonne comme Magicpanda, on recommencera les mêmes erreurs. L'Europe voyagera alors en deuxième classe économique.  
 
 

n°22708584
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 25-05-2010 à 15:21:44  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
En changes flottants, il n'y a pas de dévaluation, mais simplement des dépréciations. En l'occurrence, l'euro s'est déprécié déjà de 20% depuis décembre. Les taux d'intérêt ont été abaissés à des niveaux historiques. On monétise les dettes publiques à tout va. C'est déjà un net assouplissement, qui, s'il soulage le court terme, est lourd, très lourd de dangers à moyen terme. Que faut-il de plus : des taux nominaux négatifs et un euro déprécié de 50 %?  Demander une politique assouplie alors qu'elle l'est déjà est tout de même assez cocasse. Rappelons également que la crise vient justement du laxisme monétaire et que la dépréciation/dévaluation est toujours le signe d'un appauvrissement. Rappelons enfin que ces assouplissements monétaires portent atteinte à la crédibilité de la BCE, notamment son indépendance à l'égard du pouvoir politique. Tout ça ne va pas faciliter l'avenir : à privilégier le court terme, on plombe le long terme, et le scénario japonais se profile à l'horizon à vitesse grand V.
 
Je crois moi que la solution passe plutôt par une remise en ordre budgétaire, assorti éventuellement d'un impôt exceptionnel sur le capital. C'est l'occasion de sortir des politiques économiques néfastes et malthusiennes conduites depuis 30 ans au moins, qui nous ont mis dans l'ornière actuelle, et de mener enfin des politiques économiques sérieuses et compatibles avec une croissance à long terme. Si c'est le cas, cette crise aura été utile. Mais si toute l'élite raisonne comme Magicpanda, on recommencera les mêmes erreurs. L'Europe voyagera alors en deuxième classe économique.  
 
 


 
mais si il y a spirale déflationniste, l'europe sera aussi en deuxième classe.


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22708593
sligor
Posté le 25-05-2010 à 15:22:21  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


Mais j'adore le raisonnement schizophrène:
-Si trop de clients retirent tous leur argent, la banque fait faillite et, du coup, beaucoup de clients ne reverront pas la couleur de leur argent.
 
La conclusion logique pour l'intérêt général:
-Ne pas paniquer et ne pas retirer son argent de manière irrationnelle
 
La conclusion logique pour l'intérêt particulier:
-Etre parmi les premiers à retirer son argent.
 


L'intérêt particulier gagne toujours sur l'intérêt général en cas de panique.  :whistle:


---------------
qwerty-fr
n°22708668
vandepj0
Posté le 25-05-2010 à 15:29:27  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
En changes flottants, il n'y a pas de dévaluation, mais simplement des dépréciations. En l'occurrence, l'euro s'est déprécié déjà de 20% depuis décembre. Les taux d'intérêt ont été abaissés à des niveaux historiques. On monétise les dettes publiques à tout va. C'est déjà un net assouplissement, qui, s'il soulage le court terme, est lourd, très lourd de dangers à moyen terme. Que faut-il de plus : des taux nominaux négatifs et un euro déprécié de 50 %?  Demander une politique assouplie alors qu'elle l'est déjà est tout de même assez cocasse. Rappelons également que la crise vient justement du laxisme monétaire et que la dépréciation/dévaluation est toujours le signe d'un appauvrissement. Rappelons enfin que ces assouplissements monétaires portent atteinte à la crédibilité de la BCE, notamment son indépendance à l'égard du pouvoir politique. Tout ça ne va pas faciliter l'avenir : à privilégier le court terme, on plombe le long terme, et le scénario japonais se profile à l'horizon à vitesse grand V.
 
Je crois moi que la solution passe plutôt par une remise en ordre budgétaire, assorti éventuellement d'un impôt exceptionnel sur le capital. C'est l'occasion de sortir des politiques économiques néfastes et malthusiennes conduites depuis 30 ans au moins, qui nous ont mis dans l'ornière actuelle, et de mener enfin des politiques économiques sérieuses et compatibles avec une croissance à long terme. Si c'est le cas, cette crise aura été utile. Mais si toute l'élite raisonne comme Magicpanda, on recommencera les mêmes erreurs. L'Europe voyagera alors en deuxième classe économique.  
 


 
 
Sur le fond, je suis tout à fait d'accord avec toi.  
 
Néanmoins, a-t-on encore les moyens aujourd'hui de mettre en place une politique saine?  
 
A mon sens, faire ce que tu dis il y a 5 ou 10 ans était plein de sens. Le faire aujourd'hui risque de nous entraîner dans une spirale déflationniste, dont les effets positifs (assainissement des comptes, diminution de la dette) risquent d'être bien faibles face aux conséquences négatives (faillite des individus, des entreprises trop endettées, puis des banques, perte de confiance, paralysie du système économique...) si le mouvement est rapide, ou 20 ans de déflation "à la japonaise" si le mouvement est lent.

n°22708752
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 25-05-2010 à 15:36:17  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
mais si il y a spirale déflationniste, l'europe sera aussi en deuxième classe.


 
Non, bien sûr.  

n°22708758
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 25-05-2010 à 15:37:03  profilanswer
 

non mais surtout on pourrait se retrouver à l'issue de la période déflationniste avec une dette plus lourde qu'elle n'est aujourd'hui.

 

pour simplifier : je suis d'accord avec Stiglitz contre Limo :o

 

http://www.lemonde.fr/economie/art [...] _3234.html

Message cité 4 fois
Message édité par Magicpanda le 25-05-2010 à 15:42:22

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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22708854
R3g
fonctionnaire certifié ITIL
Posté le 25-05-2010 à 15:43:15  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :

non mais surtout on pourrait se retrouver à l'issue de la période déflationniste avec une dette plus lourde qu'elle n'est aujourd'hui.
 
pour simplifier : je suis d'accord avec Stiglitz contre Limo :o
 
http://www.lemonde.fr/economie/art [...] _3234.html


Mais le montant de la dette ça n'a d'importance que si on a l'intention de la rembourser non ?


---------------
Au royaume des sourds, les borgnes sont sourds.
n°22708871
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 25-05-2010 à 15:44:19  profilanswer
 

R3g a écrit :


Mais le montant de la dette ça n'a d'importance que si on a l'intention de la rembourser non ?


ba faut payer le service de la dette quand même, donc le problème c'est pas tant le montant global que la structure de la dette


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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22708883
Camelot2
Posté le 25-05-2010 à 15:45:04  profilanswer
 


 

R3g a écrit :


Mais le montant de la dette ça n'a d'importance que si on a l'intention de la rembourser non ?


 
En effet.
Si tu supprimes demain la dette française, elle n'a aucun importance en fait. Il n'y aura aucune conséquence.
 
Voilà voilà.  :o  
 

mood
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Posté le 25-05-2010 à 15:45:04  profilanswer
 

n°22708926
LooSHA
D'abord !
Posté le 25-05-2010 à 15:47:50  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

Mais si ça vous amuse de paniquer en sautant comme des cabris, il est en effet fort probable que ça tourne mal.


 [:haha prozac]  


---------------
Mangeons de la viande (et nos amis pour la vie) ! Prenons l'avion ! Partons en vacances très loin ! Achetons des trucs venus du bout du monde ! Chauffons-nous à fond ! Utilisons plein d'électricité ! Changeons de malinphone le plus souvent possible !
n°22708967
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 25-05-2010 à 15:49:59  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :

non mais surtout on pourrait se retrouver à l'issue de la période déflationniste avec une dette plus lourde qu'elle n'est aujourd'hui.


 
Oui, mais avec moins de dépenses publiques et moins d'impôts, la contraction du Pib sera de courte durée et la reprise pourra être plus rapide, et plus violente.  Or, il y a du gras dans la dépense publique : c'est l'occasion de mettre tout à plat. Et de redéfinir un Etat efficace, recentré sur des missions essentielles (le "front office" ) avec un "back office" allégé (pardon pour les anglicismes). Faire une vraie révolution, une nouvelle Nuit du 4 Août, un big bang de la régulation étatique. Un excédent primaire peut être dégagé rapidement, si on s'en donne les moyens.
 
Il faut le savoir : si la déflation a duré si longtemps en 1929 (jusqu'en 1939, après la rechute de 1937), c'est à cause du New Deal et du protectionnisme. Un peu comme au Japon aujourd'hui, qui a pourtant mis en oeuvre toutes les thérapies du Dr Keynes depuis 1990, sans succès... Si on évite ces erreurs, on pourra sortir de la crise plus rapidement. Mais je sais que je suis dans la situation du vendeur de frigo à un esquimau : tout le monde est tellement persuadé que ce sont les politiques keynésiennes qui nous ont sortis de la crise de 1929 qu'il est difficile de tenir le discours inverse. Il faut dire que le bourrage de crâne à l'école commence tôt, sur cette question.

n°22709003
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 25-05-2010 à 15:52:07  profilanswer
 

jte dit j'ai eu que du monétarisme en cours, jsuis pas un keynésien radical :o

 

la déflation ne peut marcher que si ya une politique hyper forte de protection sociale pour éponger l'appauvrissement :o

 

un exemple temps réel de la limite de la déflation : la lettonie

 

http://latviaeconomy.blogspot.com/

Message cité 1 fois
Message édité par Magicpanda le 25-05-2010 à 15:53:20

---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22709084
Camelot2
Posté le 25-05-2010 à 15:57:02  profilanswer
 


 
Exprime toi.  :o

n°22709208
Camelot2
Posté le 25-05-2010 à 16:03:32  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :

non mais surtout on pourrait se retrouver à l'issue de la période déflationniste avec une dette plus lourde qu'elle n'est aujourd'hui.
 
pour simplifier : je suis d'accord avec Stiglitz contre Limo :o
 
http://www.lemonde.fr/economie/art [...] _3234.html


 

Citation :

Les Argentins l'ont fait, ils ont dévalué, ça a été le chaos comme prévu. Mais, en fin de compte, ils en ont largement profité. Depuis six ans, l'Argentine croît à un rythme de 8,5 % par an. Et aujourd'hui, nombreux sont ceux qui pensent qu'elle a eu raison.


 
Je ne suis pas sûr que l'économie mondiale encaisse aussi facilement le chaos en Argentine et le chaos dans l'UE.
Mais on peut essayer, il semblerait que plus personne ne soit averse aux risques ces temps-ci.  :o

n°22709253
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 25-05-2010 à 16:05:50  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :

non mais surtout on pourrait se retrouver à l'issue de la période déflationniste avec une dette plus lourde qu'elle n'est aujourd'hui.
 
pour simplifier : je suis d'accord avec Stiglitz contre Limo :o
 
http://www.lemonde.fr/economie/art [...] _3234.html


 
Je crois qu'il faut laisser l'euro s'ajuster sur les marchés librement.  
 
Pour le reste, je suis sceptique sur le fait de poursuivre la relance budgétaire actuelle. On ne fait que reculer pour mieux sauter. Il y a eu de mauvais investissements réalisés dans le secteur privé, suite à une manipulation des taux d'intérêt par la puissance publique qui a faussé le calcul économiques des agents. D'où des mauvaises créances adossées à des projets non rentables. Il faut purger l'économie de ces mauvaises créances pour repartir du bon pied : cela passe par des faillites, des restructurations d'entreprises (et pourquoi pas de petites banques), les entreprises en dépôt de bilan voyant alors leurs actifs et les salariés repris par d'autres entreprises moins touchées par la crise. Il ne sert à rien de soutenir artificiellement ces entreprises qui ont fait les mauvais choix et qui se révèlent peu productives : il faut au contraire laisser le marché réorienter les ressources (capital et travail) vers les secteurs les plus rentables. Une crise n'est jamais qu'une crise de l'allocation des ressources, provoquée ici par le fait que la puissance publique a faussé le rapport entre le prix des biens présents et le prix des biens futurs, via le taux d'intérêt. Si on laisse faire le marché, la restructuration sera rapide, et on retrouvera un sentier de croissance vigoureux.
 
De même, l'Etat doit en profiter pour resserrer son périmètre d'intervention : moins, mais mieux. Ou less is more. Les marges de manoeuvre ne manquent pas, contrairement à ce que laisse croire les lobbies de fonctionnaires, qui ont tout intérêt (et je les comprends) à ce que rien ne change. Il faut que l'Etat soit à nouveau le serviteur de l'intérêt général et non des lobbies de fonctionnaires, d'agriculteurs ou des grandes entreprises via le MEDEF. On invoque souvent qu'on ne peut réduire le nombre d'enseignants, d'infirmières et de policiers. Ok pour les enseignants et les infirmières. Mais on a le taux de policiers le plus élevés, et dont la tâche consiste à protéger l'Etat plutôt que les citoyens. De même, il existe tout un "back office" qu'on peut restructurer facilement (l'administration fiscale, les services distribuant des subventions qu'on peut supprimer en échange d'allègement général des impôts, des tâches qu'on peut déléguer à des agences,.... Sans parler des échelons administratifs ou de la possible vente d'actifs publics pour réduire le stock de la dette. Tout ça demande du doigté, mais c'est possible avec un peu de courage et de conviction.  

n°22709387
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 25-05-2010 à 16:12:32  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :

jte dit j'ai eu que du monétarisme en cours, jsuis pas un keynésien radical :o
 
la déflation ne peut marcher que si ya une politique hyper forte de protection sociale pour éponger l'appauvrissement :o
 
un exemple temps réel de la limite de la déflation : la lettonie
 
http://latviaeconomy.blogspot.com/


 
Ben, quand je lis ton article, je me dis que la Lettonie est sur la voie d'un redressement rapide. Et le collapse qu'elle a connu s'explique par la taille du pays et sa forte dépendance de l'extérieur. C'est moins le cas de la France.
 
Je suis assez optimiste pour la France si on prend les bonnes mesures. Hélas la pression des lobbies est telle que je doute qu'on les prenne.

n°22709404
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 25-05-2010 à 16:13:17  profilanswer
 

mais évidemment qu'il y a des marges de manoeuvre de l'état, quand tu voit la gabegie dans le monde universitaire qui pourtant manque cruellement de moyens :o
 
il y en a aussi dans le privé, j'ai des potes qui bossent à la SG, qui me racontent que les conséquences du management au bonus, ou tout peut être sacrifié à la réalisation des objectifs pour toucher la thune et ensuite changer de poste avant que la merde des mauvaises décisions soit découverte


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22709409
R3g
fonctionnaire certifié ITIL
Posté le 25-05-2010 à 16:13:30  profilanswer
 

limonaire a écrit :


De même, l'Etat doit en profiter pour resserrer son périmètre d'intervention : moins, mais mieux. Ou less is more. Les marges de manoeuvre ne manquent pas, contrairement à ce que laisse croire les lobbies de fonctionnaires, qui ont tout intérêt (et je les comprends) à ce que rien ne change. Il faut que l'Etat soit à nouveau le serviteur de l'intérêt général et non des lobbies de fonctionnaires, d'agriculteurs ou des grandes entreprises via le MEDEF. On invoque souvent qu'on ne peut réduire le nombre d'enseignants, d'infirmières et de policiers. Ok pour les enseignants et les infirmières. Mais on a le taux de policiers le plus élevés, et dont la tâche consiste à protéger l'Etat plutôt que les citoyens. De même, il existe tout un "back office" qu'on peut restructurer facilement (l'administration fiscale, les services distribuant des subventions qu'on peut supprimer en échange d'allègement général des impôts, des tâches qu'on peut déléguer à des agences,.... Sans parler des échelons administratifs ou de la possible vente d'actifs publics pour réduire le stock de la dette. Tout ça demande du doigté, mais c'est possible avec un peu de courage et de conviction.  


Les syndicats de fonctionnaires sont les premiers à dire qu'on pourrait et devrait améliorer le service public. Par contre effectivement ils disent que la suppression d'effectifs n'est peut-être pas le meilleur (et sans doute pas le seul) moyen.
 
Pour la vente des actifs publics je suis assez sceptique : quand on voit l'Etat brader des immeubles à un prix équivalent à quelques années de loyer, on se demande si c'est vraiment efficace.


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Au royaume des sourds, les borgnes sont sourds.
n°22709421
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 25-05-2010 à 16:14:21  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Ben, quand je lis ton article, je me dis que la Lettonie est sur la voie d'un redressement rapide. Et le collapse qu'elle a connu s'explique par la taille du pays et sa forte dépendance de l'extérieur. C'est moins le cas de la France.
 
Je suis assez optimiste pour la France si on prend les bonnes mesures. Hélas la pression des lobbies est telle que je doute qu'on les prenne.


 
c'est ca le passage intéressant :  
 
Why the difference between average wages and average hourly labour costs? Well, given the depth of the recession people are obviously earning less, since they are working less, but this doesn't help overall competitiveness, since what matters here is the hourly cost of each unit of labour. I'm sorry if this is all fairly turgid economic data stuff (yawn, yawn, yawn) but if you want to cry victory, you really do need to check your facts a bit first.
 
In fact, as I said in my last post, additional evidence from the consumer price index suggests the "internal devaluation" is only working at a hellishly slow pace. Prices were only down by 3.3% in January 2010 over January 2009 according to the latest HICP data from Eurostat.


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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22709448
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 25-05-2010 à 16:16:33  profilanswer
 

podcast lse du jour :  
 
The Realities And Relevance Of Japan's Great Recession  
Speaker: Dr Adam S Posen.
This event was recorded on 24 May 2010 in Old Theatre, Old Building.
Japan's lost decade was not inevitable, and recovery came when policies changed. In some ways, Japan was better positioned to overcome its crisis than we are today.
 
http://richmedia.lse.ac.uk/publicL [...] ession.mp3


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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22709503
poilagratt​er
Posté le 25-05-2010 à 16:20:25  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
La garantie des dépôts on s'en fout un peu.
Faire croire aux gens qu'une banque qui fait faillite, cela équivaut à perdre l'argent sur son compte épargne...c'est totalement débile.
 
Cela équivaut à devoir attendre pour récupérer son argent, mais la plupart de la clientèle va récupérer son argent. Soit parce que la banque sera reprise par une autre (Kauphting), soit parce que les actifs seront progressivement liquidés et versés aux créanciers (je n'ai pas d'exemple en tête...ce n'est peut-être jamais arrivé dans le monde bancaire.  :D )
 
Le Bank-Run est comportement totalement irrationnel à la base dans le système actuel.
Et encore plus irrationnel lorsqu'il se base sur...hum hum...le cours des actions.
 
Mais je comprends que certains ici croisent les doigts pour qu'un tel événement se produise à grande ampleur. N'est-ce pas le crédo génial de ce topic? "Faisons couler le système pour en construire un nouveau!"
Et vu qu'on ne fait pas d'omelettes sans casser des oeufs...voilà quoi...  :o


Ce serait assez intelligent de la part des actuels fortunés d'accepter d'en changer les règles dans l'intérêt général,
mais non.  Donc...


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°22709553
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 25-05-2010 à 16:23:00  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :

mais évidemment qu'il y a des marges de manoeuvre de l'état, quand tu voit la gabegie dans le monde universitaire qui pourtant manque cruellement de moyens :o
 
il y en a aussi dans le privé, j'ai des potes qui bossent à la SG, qui me racontent que les conséquences du management au bonus, ou tout peut être sacrifié à la réalisation des objectifs pour toucher la thune et ensuite changer de poste avant que la merde des mauvaises décisions soit découverte


 
1- pourquoi prendre cet exemple alors que j'en ai cité plein d'autres ? à chaque fois qu'on parle de réduire la dépense publique, on a toujours des démagogues ou des incompétents qui nous sortent la phrase classique : "mais tu veux moins d'enseignants, de policiers et d'infirmières ". C'est l'alibi qui justifie tous les conservatismes : d'où l'antienne répétée en choeur, parce qu'elle fait mouche auprès de l'opinion, par les syndicats et les lobbies. La fonction publique, c'est pourtant 5 millions de personnes au sens large, parmi lesquels les 3 catégories citées représentent moins de 2 millions. Il faudrait se renseigner un peu. Et rappeler que le rôle de la fonction publique n'est pas de donner de l'emploi mais de rendre un service utile à la population. Si possible au moindre coût (servir et non se servir). Comment ont fait ces ultra-libéraux suédois pour maîtriser leurs dépenses publiques dans les années 1990 ? en sont-ils morts ?  
 
2- les gaspillages dans les entreprises, il y en a : mais ils sont sévèrement bornés par la concurrence. Maintenant, si tu me cites les banques, il est certain que cette contrainte est allégée : d'une part parce qu'elles ont réussi à protéger leur secteur des entrants potentiels grâce aux barrières à l'entrée que constitue la réglementation (résultat d'un lobbying efficace auprès du législateur), d'autre part parce qu'il est établi que plus on est près de la source de création monétaire, mieux on est servi. Les surprofits des banques, et les stock options de traders, n'ont pas d'autre origine. Origine qui doit beaucoup à l'Etat protecteur, quand on y réfléchit bien.

n°22709577
cordelius
Disciplus Simplex
Posté le 25-05-2010 à 16:24:52  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Du coup, la probabilité que le régulateur laisse gentillemment une banque de cette ampleur se liquider est nulle.
Il va trouver un repreneur...ou la reprendre soi-même. (Mixte des deux pour Fortis)
 
Mais j'adore le raisonnement schizophrène:
-Si trop de clients retirent tous leur argent, la banque fait faillite et, du coup, beaucoup de clients ne reverront pas la couleur de leur argent.
 
La conclusion logique pour l'intérêt général:
-Ne pas paniquer et ne pas retirer son argent de manière irrationnelle

 
La conclusion logique pour l'intérêt particulier:
-Etre parmi les premiers à retirer son argent.
 


Oui, mais au bout d'un moment, la peur domine et on passe dans la 2ème conclusion. Reste à définir ce point de basculement...


---------------
"On est en 2032, ça donne 2-0-3-2, c'est le 21ème siècle quoi. Et j'ai le regret de vous annoncer que le monde est maintenant peuplé de couilles molles, c'est un remake de la petite maison dans la prairie joué par une bande de pédales en robe longue"
n°22709609
R3g
fonctionnaire certifié ITIL
Posté le 25-05-2010 à 16:26:36  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
2- les gaspillages dans les entreprises, il y en a : mais ils sont sévèrement bornés par la concurrence. Maintenant, si tu me cites les banques, il est certain que cette contrainte est allégée : d'une part parce qu'elles ont réussi à protéger leur secteur des entrants potentiels grâce aux barrières à l'entrée que constitue la réglementation (résultat d'un lobbying efficace auprès du législateur), d'autre part parce qu'il est établi que plus on est près de la source de création monétaire, mieux on est servi. Les surprofits des banques, et les stock options de traders, n'ont pas d'autre origine. Origine qui doit beaucoup à l'Etat protecteur, quand on y réfléchit bien.


Même si je comprends ce que tu veux dire, c'est quand même très gros étant donnée l'actualité récente...


---------------
Au royaume des sourds, les borgnes sont sourds.
n°22709658
Camelot2
Posté le 25-05-2010 à 16:29:31  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Ce serait assez intelligent de la part des actuels fortunés d'accepter d'en changer les règles dans l'intérêt général,
mais non.  Donc...


 
Définis "actuels fortunés" et expliquent moi en quoi ces "actuels fortunés" constituent un groupe capable de refuser/accepter des changements de règles dans l'intérêt général (qu'il reste encore à définir, mais soit).
 
Ton schéma "fortunés vs reste du monde" est toujours aussi drôle.

n°22709682
Camelot2
Posté le 25-05-2010 à 16:31:07  profilanswer
 

cordelius a écrit :


Oui, mais au bout d'un moment, la peur domine et on passe dans la 2ème conclusion. Reste à définir ce point de basculement...


 
Et d'où vient la peur? De types qui te disent que si la SG perd 3% aujourd'hui, il va y avoir un Bank-Run.
 
Un moment, il faut revenir aux fondamentaux et analyser les établissements bancaires en fonction de leur risque de liquidité et de solvabilité...ce que le marché est totalement incapable de faire en période de crise.
Faudrait fermer les bourses deux-trois ans, le temps qu'on sorte de la crise.  :D  
 

n°22709704
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 25-05-2010 à 16:32:51  profilanswer
 

R3g a écrit :


Même si je comprends ce que tu veux dire, c'est quand même très gros étant donnée l'actualité récente...


 
Les banques (banque centrale comprise) ont quand même obtenu de la puissance publique des privilèges hors du commun. C'est le scandale du siècle, qui devrait faire réagir l'opinion : car le monopole d'émission monétaire conduit à des crises cycliques, tout en permettant aux banques de prélever sur la population une sorte d'impôt d'inflation.  

n°22709723
cordelius
Disciplus Simplex
Posté le 25-05-2010 à 16:33:40  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
1- pourquoi prendre cet exemple alors que j'en ai cité plein d'autres ? à chaque fois qu'on parle de réduire la dépense publique, on a toujours des démagogues ou des incompétents qui nous sortent la phrase classique : "mais tu veux moins d'enseignants, de policiers et d'infirmières ". C'est l'alibi qui justifie tous les conservatismes : d'où l'antienne répétée en choeur, parce qu'elle fait mouche auprès de l'opinion, par les syndicats et les lobbies. La fonction publique, c'est pourtant 5 millions de personnes au sens large, parmi lesquels les 3 catégories citées représentent moins de 2 millions. Il faudrait se renseigner un peu. Et rappeler que le rôle de la fonction publique n'est pas de donner de l'emploi mais de rendre un service utile à la population. Si possible au moindre coût (servir et non se servir). Comment ont fait ces ultra-libéraux suédois pour maîtriser leurs dépenses publiques dans les années 1990 ? en sont-ils morts ?  
 
2- les gaspillages dans les entreprises, il y en a : mais ils sont sévèrement bornés par la concurrence. Maintenant, si tu me cites les banques, il est certain que cette contrainte est allégée : d'une part parce qu'elles ont réussi à protéger leur secteur des entrants potentiels grâce aux barrières à l'entrée que constitue la réglementation (résultat d'un lobbying efficace auprès du législateur), d'autre part parce qu'il est établi que plus on est près de la source de création monétaire, mieux on est servi. Les surprofits des banques, et les stock options de traders, n'ont pas d'autre origine. Origine qui doit beaucoup à l'Etat protecteur, quand on y réfléchit bien.


J'ai l'impression que tu considères les gens du privé comme des bisounours :/
 
Un service public n'a pas vocation de faire des bénéfices, mais un privé essayera d'en faire quand même, quitte à virer du monde, raboter les coûts et dégrader le service.
 
L'Etat a aussi une vocation sociale, dans le sens où tout le monde a sa chance (homme et femme = même salaire, aveugles, sourds acceptés etc...). Un privé ne se risquera jamais à payer un aveugle avec le même salaire qu'un valide. On en fait quoi des aveugles? Le discrimination négative est beaucoup moins facile à faire (en tout cas en Belgique, le SELOR, qui s'occupe de l'embauche de fonctionnaires, est sensé être un organisme indépendant). Un patron peut simplement dire non. :/


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"On est en 2032, ça donne 2-0-3-2, c'est le 21ème siècle quoi. Et j'ai le regret de vous annoncer que le monde est maintenant peuplé de couilles molles, c'est un remake de la petite maison dans la prairie joué par une bande de pédales en robe longue"
n°22709724
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 25-05-2010 à 16:33:50  profilanswer
 

Vite, retirons nos sous des assurances-vie, des livret de développement durable et restons tout en cash ou en gold [:kzimir]


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Horse_man
n°22709857
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 25-05-2010 à 16:41:09  profilanswer
 

cordelius a écrit :


J'ai l'impression que tu considères les gens du privé comme des bisounours :/
 
Un service public n'a pas vocation de faire des bénéfices, mais un privé essayera d'en faire quand même, quitte à virer du monde, raboter les coûts et dégrader le service.
 
L'Etat a aussi une vocation sociale, dans le sens où tout le monde a sa chance (homme et femme = même salaire, aveugles, sourds acceptés etc...). Un privé ne se risquera jamais à payer un aveugle avec le même salaire qu'un valide. On en fait quoi des aveugles? Le discrimination négative est beaucoup moins facile à faire (en tout cas en Belgique, le SELOR, qui s'occupe de l'embauche de fonctionnaires, est sensé être un organisme indépendant). Un patron peut simplement dire non. :/


 
Là encore, c'est un argument extra-ordinaire. On parle de réduction des dépenses publiques : et pour me montrer que c'est impossible, on me cite d'abord les universités qui se paupérisent puis maintenant le fait que la fonction publique emploie des handicapés, et que restructurer la fonction publique, ce serait mettre ces handicapés à la rue. A croire que la fonction publique, 5 millions de personnes tout de même, n'est composée que de handicapés, d'invalides ou de gens inemployables. J'ai une plus haute image des fonctionnaires que toi. Que la fonction publique continue à embaucher les vrais handicapés, peu nombreux (6% maxi, puisque c'est je crois le quota imposé aux entreprises privées, sous peine de pénalités). Pour les autres, si on peut rationaliser le service, il va de soi qu'ils trouveront à s'employer dans le privé.  
 
Quant aux patrons, ils peuvent d'autant plus discriminer entre les valides (discriminer les femmes ou les immigrés par exemple) qu'il y a pénurie d'emploi. Mais cette pénurie d'emploi n'est jamais provoqué par une insuffisance de la demande, expression qui n'a aucun sens. Elle est liée au fonctionnement du marché du travail, que l'Etat empêche de s'auto-réguler. Dans les années 60, le chômage était très faible et la discrimination à l'embauche réduite : devine pourquoi...

n°22709929
R3g
fonctionnaire certifié ITIL
Posté le 25-05-2010 à 16:44:59  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Les banques (banque centrale comprise) ont quand même obtenu de la puissance publique des privilèges hors du commun. C'est le scandale du siècle, qui devrait faire réagir l'opinion : car le monopole d'émission monétaire conduit à des crises cycliques, tout en permettant aux banques de prélever sur la population une sorte d'impôt d'inflation.  


Oui mais les excès récents, crise des subprimes, CDS et compagnie ont été largement permis par la dérégulation.


---------------
Au royaume des sourds, les borgnes sont sourds.
n°22709935
Profil sup​primé
Posté le 25-05-2010 à 16:45:16  answer
 
n°22709967
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 25-05-2010 à 16:46:41  profilanswer
 

Le privé n'est pas prêt d'employer d'anciens fonctionnaires, si c'est là où tu veux en venir. Non pas parce que ces derniers sont inutiles, mais parce que le privé en France...comment dire...même les autres pays nous disent qu'on a de gros soucis :D
Aussi, les jeunes ne se jetteraient pas dans la FP si les carrières n'y étaient pas aussi inscrites dans le marbre à la seule condition du diplôme de la grande école où l'on sort...


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Horse_man
n°22709976
vandepj0
Posté le 25-05-2010 à 16:47:09  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
1- pourquoi prendre cet exemple alors que j'en ai cité plein d'autres ? à chaque fois qu'on parle de réduire la dépense publique, on a toujours des démagogues ou des incompétents qui nous sortent la phrase classique : "mais tu veux moins d'enseignants, de policiers et d'infirmières ". C'est l'alibi qui justifie tous les conservatismes : d'où l'antienne répétée en choeur, parce qu'elle fait mouche auprès de l'opinion, par les syndicats et les lobbies. La fonction publique, c'est pourtant 5 millions de personnes au sens large, parmi lesquels les 3 catégories citées représentent moins de 2 millions. Il faudrait se renseigner un peu. Et rappeler que le rôle de la fonction publique n'est pas de donner de l'emploi mais de rendre un service utile à la population. Si possible au moindre coût (servir et non se servir). Comment ont fait ces ultra-libéraux suédois pour maîtriser leurs dépenses publiques dans les années 1990 ? en sont-ils morts ?  


Fonction publique totale au 31/12/2005: 5.2M
 
FP d'Etat: 2.3M, dont
 - Education : 1.2M
 - Armée: 350k
 
FP Hospitalière: 1M
 
FP Territoriale: 1.6M
 
Alors, oui, il y a sans doute à gratter, mais malgré tout, on s'aperçoit que les profs et les infirmières sont le gros du paquet (~50%), sans parler de la police (150k) ou de la gendarmerie (103k).
La fonction publique, ce n'est pas forcément le mal!

n°22709979
Camelot2
Posté le 25-05-2010 à 16:47:16  profilanswer
 

R3g a écrit :


Oui mais les excès récents, crise des subprimes, CDS et compagnie ont été largement permis par la dérégulation.


 
Point "FED,Fennie Mac,CRA" en vue de la part de limonaire.  :o  
 

n°22710012
R3g
fonctionnaire certifié ITIL
Posté le 25-05-2010 à 16:48:58  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Là encore, c'est un argument extra-ordinaire. On parle de réduction des dépenses publiques : et pour me montrer que c'est impossible, on me cite d'abord les universités qui se paupérisent puis maintenant le fait que la fonction publique emploie des handicapés, et que restructurer la fonction publique, ce serait mettre ces handicapés à la rue. A croire que la fonction publique, 5 millions de personnes tout de même, n'est composée que de handicapés, d'invalides ou de gens inemployables. J'ai une plus haute image des fonctionnaires que toi. Que la fonction publique continue à embaucher les vrais handicapés, peu nombreux (6% maxi, puisque c'est je crois le quota imposé aux entreprises privées, sous peine de pénalités). Pour les autres, si on peut rationaliser le service, il va de soi qu'ils trouveront à s'employer dans le privé.  
 
Quant aux patrons, ils peuvent d'autant plus discriminer entre les valides (discriminer les femmes ou les immigrés par exemple) qu'il y a pénurie d'emploi. Mais cette pénurie d'emploi n'est jamais provoqué par une insuffisance de la demande, expression qui n'a aucun sens. Elle est liée au fonctionnement du marché du travail, que l'Etat empêche de s'auto-réguler. Dans les années 60, le chômage était très faible et la discrimination à l'embauche réduite : devine pourquoi...


Reste la première partie de l'argument : comment un opérateur privé peut rendre le même sevice que le public, pour le même prix ou moins cher, tout en dégageant un profit, ce que ne fait pas l'opérateur public ?
Ce que je constate tous les jours dans mon administration, c'est qu'on supprime des postes, mais comme le boulot doit bien être fait, on externalise et ça coute globalement plus cher.


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Au royaume des sourds, les borgnes sont sourds.
n°22710051
R3g
fonctionnaire certifié ITIL
Posté le 25-05-2010 à 16:50:57  profilanswer
 

Black_Jack a écrit :

Le privé n'est pas prêt d'employer d'anciens fonctionnaires, si c'est là où tu veux en venir. Non pas parce que ces derniers sont inutiles, mais parce que le privé en France...comment dire...même les autres pays nous disent qu'on a de gros soucis :D
Aussi, les jeunes ne se jetteraient pas dans la FP si les carrières n'y étaient pas aussi inscrites dans le marbre à la seule condition du diplôme de la grande école où l'on sort...


On rentre dans la FP sur concours, c'est ouvert à tous, les conditions de diplôme à l'entrée ne sont là que pour la forme, et il n'est pas nécessaire de sortir d'une grande école, loin de là :o


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Au royaume des sourds, les borgnes sont sourds.
n°22710072
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 25-05-2010 à 16:51:54  profilanswer
 

R3g a écrit :


On rentre dans la FP sur concours, c'est ouvert à tous, les conditions de diplôme à l'entrée ne sont là que pour la forme, et il n'est pas nécessaire de sortir d'une grande école, loin de là :o


Je parlais du privé sur le coup pour les GE/diplômes


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Horse_man
n°22710083
R3g
fonctionnaire certifié ITIL
Posté le 25-05-2010 à 16:52:35  profilanswer
 

Black_Jack a écrit :


Je parlais du privé sur le coup pour les GE/diplômes


:jap: ok, j'avais pas bien lu la phrase


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Au royaume des sourds, les borgnes sont sourds.
n°22710291
poilagratt​er
Posté le 25-05-2010 à 17:03:07  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Définis "actuels fortunés" et expliquent moi en quoi ces "actuels fortunés" constituent un groupe capable de refuser/accepter des changements de règles dans l'intérêt général (qu'il reste encore à définir, mais soit).
 
Ton schéma "fortunés vs reste du monde" est toujours aussi drôle.


Je réexplique pour la nième fois... :o  
 
1 D'une part les fortunés prélèvent un max de gateau,  
2 d'autre part c'est eux qui décident de sa taille.
 
1 Dans le système actuel, plus on est riche, plus on gagne, c'est ce que j'apelle etre fortuné.
 
Quand on a rien, on ne gagne que ce que vaut son travail sur le marché du travail, ... à condition d'en avoir!
 
Pour illustrer,  
à une extrémité, on a des Lilianes Bettancourt,  
dont les revenus sont gigantesques ( des millions d'euros/jour)
de l'autre des SDF
 
2 Les fortunés décident de l'avenir des entreprises qu'ils possèdent (évidement), l'économie en dépend, avec les crises, le chômage, etc.
 
Le politique ne peut rien décider sans l'accord tacite de ces fortunés, puisqu'ils peuvent transférer "leurs" entreprises ailleurs, ne pas financer l'état en échappant à l'impôt.
 
Les puissances financières peuvent aussi ruiner certains secteurs économiques en les soumettant à une concurrence ravageuse.
 
En résumé, dans ce système, la minorité de fortunés a de fait les pleins pouvoirs, et pas l'intention de le partager, bien au contraire.
 
------------------
Supposons que l'intérêt général soit défendu.
 
On pourrait par ex. instaurer un écart de revenus max/min, en redistribuant les plus aux moins.(instaurer une fourchette de revenus)
et de vastes secteurs publiques a finalités sociales/écologiques et mondiales, par ex. etc.  etc...
 
Et bien d'autres choses....
 
En bref, remettre le fric la ou il aurait toujours du rester: monnaie d'échange, et outil de développement au service du  social et de l'écologique. Et non du profit.
 
ça suppose aussi de mettre des limites à la propriété privée.
 
Si cela était mis en pratique, les fortunés quitteraient tous le pays!  Voila une bonne définition...

Message cité 2 fois
Message édité par poilagratter le 25-05-2010 à 17:17:04

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
mood
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