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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°22578795
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 14-05-2010 à 15:39:22  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
je dit que la réduction forte du niveau de vie de la grande majorité de la population européenne pendant qu'on protège le patrimoine de la haute bourgeoisie va provoquer une crise politique sans précédent, le retour d'un nationalisme féroce au delà de l'extrême droite, et une spirale dette/déflation qui touchera la majorité des pays de la zone euro, et donc à terme un retour de boomerang féroce pour l'Allemagne.

 

mais vas y limo, explique nous comment la réduction drastique du niveau de vie des fonctionnaires donc de leur famille, la réduction du nombre de postes de fonctionnaires et dans le privé, la hausse du nombre de personnes inemployables mais trop jeunes pour la retraite, la hausse du chomage des jeunes, la réduction du nombre de diplomés et la baisse des dépenses publiques peut ne pas se finir par une déflation ?

Message cité 3 fois
Message édité par Magicpanda le 14-05-2010 à 15:40:53

---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
mood
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Posté le 14-05-2010 à 15:39:22  profilanswer
 

n°22578812
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 14-05-2010 à 15:41:13  profilanswer
 

peaceful a écrit :


Je comprends pas pourquoi tu t'excites, la BCE aussi a pratiqué l'assouplissement quantitatif 1), il y'a des périodes ou celà se justifie, notamment lorsque le marché interbancaire ne permet plus aux banques de se procurer des liquidités à court terme, donc problème systémique.
 
2) Utiliser la planche à biller pour vivre au dessus de ses moyens c'est quand même une approche légèrement différente, ne t'en déplaise.
 
Pour ce qui est des US, ils peuvent faire tourner la planche à billet autant qu'ils veulent, dans la limite où les chinois pètent pas un cable, puisque le dollar est l'étalon du système, c'est nous qui payons pour leur planche à billet...
 
S'il y'avait une vraie réforme à faire c'était de remplacer le dollar étalon par un panier de monnaies (top 10 mondial par ex), et ça n'a pas vraiment été mis sur la table. Enfin, si les US ne veulent pas y renoncer, on a pas trop le choix à part stfu :D


1) Visiblement tout le monde n'est pas d'accord là dessus et c'est à ces gens là que je répondais
 
2) Je n'ai jamais défendu cette idée, je ne parlais pas de ça. Juste du fait qu'on peut avoir besoin de faire tourner la planche à billet, dans l'absolu
 
Pour le reste, d'accord avec ton post ;)

n°22578816
thekilgore
Mode et rats tueurs
Posté le 14-05-2010 à 15:41:22  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :

je dit que la réduction forte du niveau de vie de la grande majorité de la population européenne pendant qu'on protège le patrimoine de la haute bourgeoisie va provoquer une crise politique sans précédent, le retour d'un nationalisme féroce au delà de l'extrême droite, et une spirale dette/déflation qui touchera la majorité des pays de la zone euro, et donc à terme un retour de boomerang féroce pour l'Allemagne.
 
mais vas y limo, explique nous comment la réduction drastique du niveau de vie des fonctionnaires donc de leur famille, la réduction du nombre de postes de fonctionnaires et dans le privé, la hausse du nombre de personnes inemployables mais trop jeunes pour la retraite, la hausse du chomage des jeunes, la réduction du nombre de diplomés et la baisse des dépenses publiques peut ne pas se finir par une déflation ?


 
Je m'en délecte d'avance :)

n°22578843
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 14-05-2010 à 15:44:01  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Cool, une attaque perso. C'est de l'argument de qualité ça.


 
Être assimilé au mode de raisonnement de poil et zmed est une attaque perso ? :o
 
J'en prends bonne note, mais c'est pas sympa pour eux :o


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°22578854
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 14-05-2010 à 15:44:48  profilanswer
 

mais la réponse on la connait, c'est la même depuis le début, il nous dira qu'il faut la déflation parce qu'elle est "naturelle" (sic) et inévitable


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22578858
sligor
Posté le 14-05-2010 à 15:45:27  profilanswer
 

thekilgore a écrit :

 

Je m'en délecte d'avance :)


tu as des affinités avec le fascisme ?  :o

Message cité 2 fois
Message édité par sligor le 14-05-2010 à 15:45:45

---------------
qwerty-fr
n°22578872
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 14-05-2010 à 15:46:30  profilanswer
 

sligor a écrit :


tu as des affinités avec le fascisme ?  :o


 
en tout cas la droite radicale peut se frotter les mains, et si les choses s'emballent et qu'on se retrouve dans un scénario argentin d'ici 2012, le FN sera pas à 10 % ...


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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22578902
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 14-05-2010 à 15:48:34  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
en tout cas la droite radicale peut se frotter les mains, et si les choses s'emballent et qu'on se retrouve dans un scénario argentin d'ici 2012, le FN sera pas à 10 % ...


C'est zmed qui va être content, on sortira de l'euro comme ça :o


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°22578904
Profil sup​primé
Posté le 14-05-2010 à 15:48:37  answer
 

limonaire a écrit :

 

C'est l'opinion commune répandue partout en France, du NPA jusqu'à Christine Lagarde, notamment quand notre brillant ministre fait des remontrances aux Allemands sur leur "demande intérieure insuffisante" (expression qui au passage n'a aucun sens, si on prend la peine d'y réfléchir).

 

Stop, c'est pas la peine d'aller plus loin  [:beckaman007]

Citation :


  Certes, on peut toujours estimer, comme l'économiste Sylvain Boyer, que « Berlin se comporte en créancier responsable qui veut s’attaquer à la source du problème » (Le Monde, 12 février 2010). Et pourtant... L'Allemagne ne risque-t-elle pas de perdre comme créancière ce qu'elle a gagné en commerçante agressive ? Il y a en effet dans les déclarations de fermeté d'Axel Weber ou de Peer Steinbrück, un paradoxe redoutable, qui interroge en fait toute la politique économique allemande depuis dix ans, ainsi que la cohésion monétaire et économique de l'Europe.

 

Lorsque le créancier est un redoutable commerçant Au début des années 2000, le gouvernement allemand a décidé de relancer la croissance du pays grâce aux exportations en taillant des croupières dans les parts de marché des pays concurrents, en l'occurence les voisins européens (rappelons qu'en 2007, 78 % de l'excédent commercial allemand provient de l'UE tandis que seulement 3,6 % des exportations allemandes sont destinées au marché chinois). En 2002-2003, les « réformes Hartz » ont eu pour conséquence d'abaisser fortement et rapidement le coût du travail et in fine le prix des produits allemands1.

 

Cette politique de compétitivité a par ailleurs bénéficié d'un contexte géopolitique plus que favorable depuis le milieu des années 1990 : avec l'intégration des pays de l'Est à l'UE, l'Allemagne s'est en effet ménagée une vaste zone économique de production à bas coût de biens intermédiaires vendus aux multinationales allemandes (ce qui explique l'empressement de Berlin à voir intégrer les pays de l'Est dans l'UE). Au final, l'Allemagne est parvenue à restaurer très rapidement la compétitivité de son industrie en comprimant le coût du travail et en délocalisant une partie de sa production de biens intermédiaires dans les pays de l'Est. La poursuite de cette politique a produit un modèle particulier de croissance, fondée sur la déflation salariale et tirée par les exportations : l'appauvrissement d'une partie des salariés et la compression de la consommation intérieure composent avec une explosion des exportations et de l'excédent commercial, passés respectivement entre 2004 et 2008 de 1.050 à 1.700 milliards USD et de 138 à 217 milliards USD (chiffres OMC). « Génie » allemand ou politique de déflation compétitive ? Le modèle exportateur allemand est certes ancien et le taux d'ouverture de son économie [la part des exportations dans son PIB : aujourd'hui, il est environ de 40 % contre 25 % pour la France] est traditionnellement élevé depuis les années 1960. Pour autant faut-il se contenter des arguments souvent ressassés sur le « génie » industriel et commercial de l'Allemagne pour expliquer l'essor des exportations allemandes depuis dix ans ? Il est vrai que l'Allemagne met à profit les qualités « structurelles » de son industrie (la force de son tissu de PME (le « Mittelstand » industriel) et sa spécialisation sur des créneaux exportateurs) mais ces qualités structurelles n'expliquent pas le doublement conjoncturel (en l'espace de 5 ans) de son excédent commercial.

 

Par ailleurs, si le contexte de croissance des pays émergents, en particulier en Chine, a sûrement contribué à l'essor du commerce allemand, pour autant, les pays émergents sont loin d'être son débouché principal : la Chine ne représente ainsi qu'une part très minoritaire (3,4 %) de ses exportations. A l'inverse l'Europe constitue la destination principale (plus de 63 %) des articles made in Germany et en 2007, plus des trois quarts (78 %) de l’excédent commercial allemand sont réalisés au sein de l’Europe (dont 91 milliards € dans la zone euro)2. Les structures de l'économie allemande ne peuvent donc occulter le rôle essentiel des politiques de déflation salariale dans le boom exportateur allemand. Du reste, lorsqu'en 2006 l'Allemagne affichait une si belle croissance, il ne manquait pas d'esprits brillants pour expliquer les vertus du modèle ; et la leçon semblait claire pour tous : dans un vocabulaire tout empreint d'édification morale, il nous était expliqué que l'Allemagne, grâce aux « efforts » et aux « sacrifices » de ses salariés, avait su retrouver les chemins de la prospérité.

 

De Chine il était certes un peu question mais pas autant que du « courage » réformateur de Schröder et de son ministre Hartz... Il fallait dès lors écouter les cris de joie des dirigeants politiques et économiques saluant la croissance revenue grâce à la merveilleuse recette : déflation salariale et exportations. Le cycle de la déflation salariale Ce modèle n'était pourtant pas sans poser quelques redoutables problèmes, qui ont éclaté au grand jour depuis la crise de 2008. En menant en solo une politique de « dé(sin)flation compétitive », l'Allemagne a fait perdre des parts de marchés aux autres pays de l'UE (France, Italie, Belgique, Espagne, Grèce) si bien que les déficits courants de ces pays se sont rapidement creusés. Normalement, en régime de changes flottants, les monnaies des voisins européens déficitaires auraient dévissé par rapport au mark afin de financer leur déficit courant et rétablir leur compétitivité ; en régime de changes fixes, les pays déficitaires auraient dû dévaluer.

 

Mais cela n'est évidemment plus possible dans le cadre d'une union monétaire, a fortiori dans une zone monétaire qui a choisi (sous l'impulsion allemande) de défendre un euro fort. Aussi, faute de pouvoir agir sur la monnaie, le recours à la dette s'est-il présenté comme une solution d'autant plus attrayante que les taux étaient tirés vers le bas par l'abondance de liquidités et l'euro fort. Résultat : plusieurs pays européens ont financé avec de la dette les déficits courants provoqués par la politique économique non coopérative de l'Allemagne. Fait essentiel, la politique de déflation compétitive outre-Rhin aurait bien moins fonctionné avant la monnaie unique : dans l'impossibilité de dévaluer et encouragés – par une monnaie forte et des taux d'intérêt bas – à emprunter, les pays européens déficitaires ont continué à alimenter la machine déflationniste et compétitive allemande. Dès lors, si la Grèce a bien bénéficié d'une monnaie forte pour emprunter à des conditions très favorables (on le lui a assez reproché !), l'Allemagne n'a pas moins joué le rôle de « passager clandestin » dans la zone euro depuis 10 ans, en tirant opportunément avantage de la monnaie unique. A terme, au sein d'une même zone monétaire, les différentiels de croissance et de compétitivité créent de redoutables déséquilibres. Au lieu de réclamer assez stupidement, à cors et à cris, leur dû, le gouvernement et les créanciers allemands feraient mieux de s'interroger sur les conséquences désastreuses du dumping social initié par Schröder à partir de 2002, et sur l'absence de toute coordination sociale et fiscale dans l'UE. Au sein d'une même zone monétaire, la question intelligente n'est donc pas : comment faire payer la Grèce ? Mais plutôt : comment faire en sorte que les pays européens épousent des régimes de croissance comparables ?../...

 

../...Là réside le paradoxe allemand : refusant de « payer pour la Grèce », exigeant d'Athènes des politiques de rigueur et de déflation salariale, l'Allemagne scie la branche sur laquelle elle est assise depuis dix ans. L'économie de la Grèce est certes d'un poids minime, mais qu'en est-il de l'Espagne, de l'Italie et de la France qui annoncent pour les prochaines années la mise en oeuvre de politiques de rigueur salariale ? Au petit jeu de la déflation, c'est à rira bien qui rira le dernier... Même si à la fin – rassurez-vous, monsieur Weber – ce sont toujours les salariés qui trinquent.

 

http://www.paperblog.fr/2895174/cr [...] -allemand/

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 14-05-2010 à 15:59:35
n°22578922
Evergates
Posté le 14-05-2010 à 15:49:32  profilanswer
 

Quelques graphes sur la reprise: Vidéo

mood
Publicité
Posté le 14-05-2010 à 15:49:32  profilanswer
 

n°22578960
thekilgore
Mode et rats tueurs
Posté le 14-05-2010 à 15:51:57  profilanswer
 

sligor a écrit :


tu as des affinités avec le fascisme ?  :o


 
Loin de là, mais voir ce monde de merde vaciller pourquoi pas, vu l'ampleur des choses à quoi bon s'accrocher à des rêves et à un confort de vie bien trop au dessus de notre capacité en temps qu'être humain à les assumer ?
 
Moi cette "crise" je la vois plus comme un facteur déclencheur et unificateur de tout les problèmes sociaux, politiques et religieux qu'on se traine depuis plusieurs décennies...
 
Après c'est que mon avis [:cosmoschtroumpf]

n°22578969
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 14-05-2010 à 15:52:28  profilanswer
 

peaceful a écrit :


C'est zmed qui va être content, on sortira de l'euro comme ça :o

 


je ne crois pas que l'on sortira de l'euro, je pense que devant l'aggravation incontrolable des problèmes budgétaires, la BCE changera radicalement de politique à contre coeur

 

(parce que faut pas se gratter, on fait des économies de bout de chandelle, on ne redressera jamais les budgets en supprimant les postes de prof et d'infirmier)


Message édité par Magicpanda le 14-05-2010 à 15:53:21

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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22578990
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 14-05-2010 à 15:54:10  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :

je dit que la réduction forte du niveau de vie de la grande majorité de la population européenne pendant qu'on protège le patrimoine de la haute bourgeoisie va provoquer une crise politique sans précédent, le retour d'un nationalisme féroce au delà de l'extrême droite, et une spirale dette/déflation qui touchera la majorité des pays de la zone euro, et donc à terme un retour de boomerang féroce pour l'Allemagne.
 
mais vas y limo, explique nous comment la réduction drastique du niveau de vie des fonctionnaires donc de leur famille, la réduction du nombre de postes de fonctionnaires et dans le privé, la hausse du nombre de personnes inemployables mais trop jeunes pour la retraite, la hausse du chomage des jeunes, la réduction du nombre de diplomés et la baisse des dépenses publiques peut ne pas se finir par une déflation ?


 
Je dis juste que la crise dont on hérite est le résultat de politiques keynésiennes et/ou interventionnistes à gogo menées depuis 30 ou 40 ans. Maintenant, il faut en sortir, et quelle que soit la voie retenue, elle ne sera pas drôle et sera coûteuse économiquement, socialement, politiquement. Je demande juste aux keynésiens qui nous ont mis dans cette merde d'avoir la pudeur de ne pas donner des leçons à la terre entière. Si on avait moins systématiquement privilégié la consommation, si on avait moins détourné l'épargne d'emplois productifs, ou découragé sa formation par des politiques fiscales inadaptées, si on avait moins manipulé les taux d'intérêt, on n'en serait pas là.
 
Une fois qu'on a dit ça, une fois le problème créé, on n'a pas 36 solutions :
- une purge rapide sur un ou deux ans, assez violente et pas très drôle, mais avec une croissance qui redémarre ensuite si on ne recommence pas les mêmes erreurs  
- une stagnation à la japonaise sur 10 ou 15 ans.
 
Choisissez votre potion : attention, les deux sont amères
 
PS : quant à la déflation, on dit tout et son contraire à son propos. Il faudrait un post entier pour l'expliquer.

n°22579007
Profil sup​primé
Posté le 14-05-2010 à 15:55:48  answer
 

limonaire a écrit :


 
Je dis juste que la crise dont on hérite est le résultat de politiques keynésiennes et/ou interventionnistes à gogo menées depuis 30 ou 40 ans.


C'est cela oui, ça fait 30 ans qu'on pratique des politiques keynésiennes :D  

n°22579020
Profil sup​primé
Posté le 14-05-2010 à 15:56:53  answer
 

Et le caca baisse encore : -3.50

n°22579078
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 14-05-2010 à 16:00:41  profilanswer
 


 
Beaucoup de confusions dans cet article. Rien que l'idée que la balance commerciale reflète la compétitivité est un contre-sens total, très répandu, y compris chez ceux que j'hésite à appeler "économistes".
 
Pour le reste, je ne vais me fatiguer à faire plus long que toi.
 
 

n°22579127
patx3
Posté le 14-05-2010 à 16:03:24  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Je dis juste que la crise dont on hérite est le résultat de politiques keynésiennes et/ou interventionnistes à gogo menées depuis 30 ou 40 ans. Maintenant, il faut en sortir, et quelle que soit la voie retenue, elle ne sera pas drôle et sera coûteuse économiquement, socialement, politiquement. Je demande juste aux keynésiens qui nous ont mis dans cette merde d'avoir la pudeur de ne pas donner des leçons à la terre entière. Si on avait moins systématiquement privilégié la consommation, si on avait moins détourné l'épargne d'emplois productifs, ou découragé sa formation par des politiques fiscales inadaptées, si on avait moins manipulé les taux d'intérêt, on n'en serait pas là.
 
Une fois qu'on a dit ça, une fois le problème créé, on n'a pas 36 solutions :
- une purge rapide sur un ou deux ans, assez violente et pas très drôle, mais avec une croissance qui redémarre ensuite si on ne recommence pas les mêmes erreurs  
- une stagnation à la japonaise sur 10 ou 15 ans.
 
Choisissez votre potion : attention, les deux sont amères
 
PS : quant à la déflation, on dit tout et son contraire à son propos. Il faudrait un post entier pour l'expliquer.


 
Je plussoie ! ;)

n°22579171
Camelot2
Posté le 14-05-2010 à 16:06:38  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Et rien. Juste qu'il n'y a jamais de règles absolues et parfaites en économie. Et donc quand on dit "jamais", ça pose comme un souci : on est là dans l'idéologisme.
 
Vous noterez que je n'ai jamais dit que c'était une bonne chose de faire tourner la planche à billet ou de générer de l'inflation. Je contredis juste, avec arguments, ceux qui par contre disent qu'on en a jamais besoin.
 
A part ça, j'ai pas compris ce que tu voulais dire, donc je pense que tu n'as pas non plus compris ce que je voulais dire.


 
Tu bases ton argumentation "La planche à billet se justifie parfois, ceux qui disent jamais ont une posture idéologique" sur le constat "Les pays utilisent actuellement la planche à billet (de manière indirecte)".
 
Il s'agit d'un raisonnement fallacieux (Argumentum ad populum): vous ne suivez pas le troupeau, donc vous avez tort. Le troupeau a la solution.
 
Raisonnement qui est aussi souvent appliqué dans le sens inverse: vous suivez le troupeau, donc vous avez tort. Moi, j'ai la solution.
 
Or, on ne juge pas d'une argumentation sur le nombre de personnes qui la soutienne mais sur les éléments qui la soutiennent.  
 

n°22579186
Profil sup​primé
Posté le 14-05-2010 à 16:07:54  answer
 

Ernestor a écrit :


Et rien. Juste qu'il n'y a jamais de règles absolues et parfaites en économie. Et donc quand on dit "jamais", ça pose comme un souci : on est là dans l'idéologisme.
 
Vous noterez que je n'ai jamais dit que c'était une bonne chose de faire tourner la planche à billet ou de générer de l'inflation. Je contredis juste, avec arguments, ceux qui par contre disent qu'on en a jamais besoin.
 
A part ça, j'ai pas compris ce que tu voulais dire, donc je pense que tu n'as pas non plus compris ce que je voulais dire.


 
 
ca ne contredit pas l'indépendance de la banque centrale
 
on peut parfaitement élargir la mission de cette dernière et il en a été largement question récemment ( notemment pour le controle du prix des actifs )
 

n°22579240
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 14-05-2010 à 16:11:15  profilanswer
 


 
Création monétaire continue, déficits publics continus, épargne découragée (d'où l'endettement croissant de tous les agents, publics et privés), redistribution croissante (jusqu'en 2002) pour augmenter la propension moyenne à consommer selon la sacro-sainte "loi psychologique fondamentale", "réglage fin" de la conjoncture par des politiques contra-cycliques via les "stabilisateurs automatiques", et j'en oublie. Le catéchisme keynésien est appliqué à la lettre.  
 
Si vraiment le libéralisme régnait, la création monétaire aurait été nulle, les déficits publics en réduction, les prélèvements obligatoires en baisse : on ne peut pas dire que ce fut le cas ces dernières années.  
 
Mais il est vrai qu'il est fascinant de voir comment les interventionnistes ont réussi à nous faire croire que l'Etat intervenait moins aujourd'hui qu'en 1980 et que le "néo-libéralisme" (jamais vraiment défini) avait triomphé. Alors que, pour des pans entiers de l'action publique (pas tous bien sûr), c'est bien sûr l'inverse. Les interventionnistes ont au moins gagné la victoire idéologique en France, d'une certaine façon : il faut avoir l'honnêteté de le reconnaître.

n°22579398
Betcour
Building better worlds
Posté le 14-05-2010 à 16:24:49  profilanswer
 

Ernestor a écrit :

Ok. Donc tu reconnais avoir tort.


Hein ???? Dans quel univers bizzaro-tordu le fait que quelqu'un fasse quelque chose en démontre l'utilité ?
 

Citation :

Donc soit vous savez mieux que tout le monde et les ricains, les japonais et les britanniques sont des couillons, soit la planche à billet est parfois utile contrairement à ce que vous affirmez


Réponse 1.
 
La planche a billet est une solution de facilité, qui n'apporte rien de plus que ce dont disposent déjà les états, à savoir : la capacité de lever des impôts, de modifier son budget, de négocier avec ses créditeurs, etc. Alors oui, c'est plus facile d'imprimer de l'argent et de ruiner en douce les détenteurs de monnaie que de les taxer franchement, c'est plus facile de rembourser ses créditeurs avec des feuilles de papier sans valeur que de renégocier une dette. Mais si c'est plus facile c'est aussi plus dommageable à long terme.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22579416
Nicodonald
Posté le 14-05-2010 à 16:26:07  profilanswer
 

Evergates a écrit :

Quelques graphes sur la reprise: Vidéo


2010 définitivement l'année de la reprise !

n°22579688
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 14-05-2010 à 16:49:39  profilanswer
 


l'avis des autrichiens :D
 
http://www.youtube.com/watch?v=c7tmuAcM9KA
 
Paul annonce une crise monétaire généralisée


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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22579755
Profil sup​primé
Posté le 14-05-2010 à 16:56:28  answer
 

c'est quand meme très égocentré toussa
 
:/

n°22579776
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 14-05-2010 à 16:58:42  profilanswer
 

Stiglitz, comme d'hab 5 minutes claires et complètes
 
http://www.youtube.com/watch?v=KNLq_IPxyZ8


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22579782
freeza01
Posté le 14-05-2010 à 16:59:13  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :

je dit que la réduction forte du niveau de vie de la grande majorité de la population européenne pendant qu'on protège le patrimoine de la haute bourgeoisie va provoquer une crise politique sans précédent, le retour d'un nationalisme féroce au delà de l'extrême droite, et une spirale dette/déflation qui touchera la majorité des pays de la zone euro, et donc à terme un retour de boomerang féroce pour l'Allemagne.
 


 
Plutôt que du fascisme, je vois plutôt l'éclatement des nations et le repli sur les régions, à l'image de ce qui se passe en Belgique, en Italie, en Espagne, en UK...
 
 

thekilgore a écrit :


 
Je m'en délecte d'avance :)


 
Moi aussi [:dupdup17]
 

Magicpanda a écrit :


 
en tout cas la droite radicale peut se frotter les mains, et si les choses s'emballent et qu'on se retrouve dans un scénario argentin d'ici 2012, le FN sera pas à 10 % ...


 
Ouaip. Ce n'est pas un hasard que Marine Le Pen ait choisie de donner une orientation "sociale" à son parti, et que Gollnisch soit en perte de vitesse. Le décès de son père, suivi de l'arrivée de la nouvelle génération prenant bien garde de ne pas jouer la provocation révisionniste et raciste, mais se plaçant sur le terrain perdu du PC et du PS, sur fond d'actualité porteuse va les faire s'envoler, et les rendre incontournable.
 

thekilgore a écrit :


 
Loin de là, mais voir ce monde de merde vaciller pourquoi pas, vu l'ampleur des choses à quoi bon s'accrocher à des rêves et à un confort de vie bien trop au dessus de notre capacité en temps qu'être humain à les assumer ?
 
Moi cette "crise" je la vois plus comme un facteur déclencheur et unificateur de tout les problèmes sociaux, politiques et religieux qu'on se traine depuis plusieurs décennies...
 
Après c'est que mon avis [:cosmoschtroumpf]


 
Le chaos  [:tell the king]  
 
L'humanité est surévaluée  [:sachaguitry]  
 
Bien trouvé de parler de "retour de boomerang", je vous invite à déguster le pire de la crise Europe et USA depuis le refuge australien.
 
 
 
 

Nicodonald a écrit :


2010 définitivement l'année de la reprise !


 
Italie  FTSE MIB  19894.53(c)  -4.71%  
 
Espagne  IBEX 35 MADRID  9412.0000  -5.67%
 
 [:kukron:1]


---------------
L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
n°22579838
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 14-05-2010 à 17:04:24  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


l'avis des autrichiens :D
 
http://www.youtube.com/watch?v=c7tmuAcM9KA
 
Paul annonce une crise monétaire généralisée


 
Evidemment : le pire est potentiellement devant nous. Il ne s'agit pas en effet d'une petite crise, d'une récession mineure, d'un clapotis dans la vie des affaires, mais des suites d'endettement monstrueux, orgiaque, déraisonnable, fondé sur de la "fausse monnaie" (fiat money).
 
On peut s'en sortir comme en ce moment par des expédients, mais c'est reculer pour mieux sauter. Les récessions qui suivront seront alors plus sévères.
 
Quelle que soit la façon dont on en sortira, il faudra,  j'espère, en tirer la leçon pour que cela ne se reproduise plus. Il faut que les peuples et les élites comprennent que la monnaie est peut-être à court terme un doux élixir mais qu'elle est toujours un poison quand on abuse des facilités de sa création. La création monétaire doit donc être strictement  rationalisée. En attendant, fixons-nous des objectifs plus pragmatiques : il serait sans doute utile que le G20, à court ou moyen terme, traite de la réforme du SMI, et qu'on en finisse ainsi avec ces monnaies qu'on peut créer à tire-larigot selon le bon vouloir des banques centrales, qu'elles s'appellent Fed, Bce ou boE. Un ancrage sur l'or ou toute autre ancre crédible serait le bienvenu.  
 
Le fait de limiter la création monétaire n'empêche pas bien sûr des politiques de gauche d'être menées, les dépenses publiques étant financées par l'impôt et éventuellement par de l'épargne empruntée (et non du crédit bancaire). La limitation de la création monétaire permet juste d'atténuer considérablement l'ampleur du cycle économique, et d'éviter les récessions et leur cortège de drames humains.

n°22579881
doutrisor
Posté le 14-05-2010 à 17:08:29  profilanswer
 

Citation :

Si vraiment le libéralisme régnait, la création monétaire aurait été nulle, les déficits publics en réduction, les prélèvements obligatoires en baisse : on ne peut pas dire que ce fut le cas ces dernières années.  


 
 
Amen !  [:shimay:1]  Le libéralisme nous sauvera tous !  [:shimay:1]  
 
Bref, comme donneur de leçons Limonaire se pose là. Mais son discours est toujours le même : blablabla méchant Etat interventionniste, blablabla seule la compétitivité nous sauvera... saupoudré  d'un ton bien hautain et bien méprisant (tous des cons, sauf lui)  


---------------
"A toute chose sa saison, et à toute affaire sous les cieux, son temps"
n°22579898
Profil sup​primé
Posté le 14-05-2010 à 17:09:56  answer
 

limonaire a écrit :

Quelle que soit la façon dont on en sortira, il faudra,  j'espère, en tirer la leçon pour que cela ne se reproduise plus. Il faut que les peuples et les élites comprennent que la monnaie est peut-être à court terme un doux élixir mais qu'elle est toujours un poison quand on abuse des facilités de sa création.


Je me demande si tu as compris que les raisons de la crise grecque sont les emprunts qu'elle a fait, et non la création monétaire qui est régulée depuis bientôt 10 ans.
 
Au passage (on va le répéter), l'origine de la crise mondiale c'est le comportement du monde financier, que les Etats ont renfloué.

n°22579899
Vaulti
Démocratie participative?
Posté le 14-05-2010 à 17:09:57  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Evidemment : le pire est potentiellement devant nous. Il ne s'agit pas en effet d'une petite crise, d'une récession mineure, d'un clapotis dans la vie des affaires, mais des suites d'endettement monstrueux, orgiaque, déraisonnable, fondé sur de la "fausse monnaie" (fiat money).
 
...


Tu parles donc d'une limitation du crédit plus stricte. La norme des 8% de fonds propres pour les banques(de toute façon, déjà pas respectée avec des astuces comptables) n'est pas assez contraignante.
 
C'est justement le principal effet d'une politique libérale, la facilité de crédit.


---------------
Tu l'as voulu, tu l'as eu...
n°22579908
Profil sup​primé
Posté le 14-05-2010 à 17:10:41  answer
 

Vaulti a écrit :

La norme des 8% de fonds propres pour les banques(de toute façon, déjà pas respectée avec des astuces comptables)


Quelles astuces ? (question curieuse).

n°22579927
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 14-05-2010 à 17:13:42  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Evidemment : le pire est potentiellement devant nous. Il ne s'agit pas en effet d'une petite crise, d'une récession mineure, d'un clapotis dans la vie des affaires, mais des suites d'endettement monstrueux, orgiaque, déraisonnable, fondé sur de la "fausse monnaie" (fiat money).
 
On peut s'en sortir comme en ce moment par des expédients, mais c'est reculer pour mieux sauter. Les récessions qui suivront seront alors plus sévères.
 
Quelle que soit la façon dont on en sortira, il faudra,  j'espère, en tirer la leçon pour que cela ne se reproduise plus. Il faut que les peuples et les élites comprennent que la monnaie est peut-être à court terme un doux élixir mais qu'elle est toujours un poison quand on abuse des facilités de sa création. La création monétaire doit donc être strictement  rationalisée. En attendant, fixons-nous des objectifs plus pragmatiques : il serait sans doute utile que le G20, à court ou moyen terme, traite de la réforme du SMI, et qu'on en finisse ainsi avec ces monnaies qu'on peut créer à tire-larigot selon le bon vouloir des banques centrales, qu'elles s'appellent Fed, Bce ou boE. Un ancrage sur l'or ou toute autre ancre crédible serait le bienvenu.  
 
Le fait de limiter la création monétaire n'empêche pas bien sûr des politiques de gauche d'être menées, les dépenses publiques étant financées par l'impôt et éventuellement par de l'épargne empruntée (et non du crédit bancaire). La limitation de la création monétaire permet juste d'atténuer considérablement l'ampleur du cycle économique, et d'éviter les récessions et leur cortège de drames humains.


 
 
c'était déja le discours des conservateurs dans la crise de 29 et heureusement qu'on ne les a pas écouté ....
mais sans doutes que la crise de 29 était provoquée par un excès de politiques keynésiennes :/


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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22579940
Vaulti
Démocratie participative?
Posté le 14-05-2010 à 17:14:42  profilanswer
 


Tout simplement l'astuce qui consiste à faire passer des crédits pourris à la valeur d'avant la crise, ce qui a sauvé le système (temporairement).
C'est cette modification de la norme qui a sauvé le système financier, le reste, c'est du barratin.


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Tu l'as voulu, tu l'as eu...
n°22579942
Camelot2
Posté le 14-05-2010 à 17:14:48  profilanswer
 


 
Jusqu'en 2005, tu achetais des couvertures (CDS).
 

Citation :

The majority of these CDSs were sold before 2006. Some US$379 billion of these CDSs were sold
to provide mostly European banks with regulatory capital relief, rather than for risk transfer.
We call these \regulatory capital CDSs". These CDSs were written on assets like corporate
loans and prime residential mortgages, which were held by European banks. By buying a CDS
from AIGFP, the banks transferred the credit risk of the loans to AIGFP. Up to 2005, as AIG
was AAA-rated and fully guaranteed its subsidiary AIGFP, the European banks were permitted
under their banking regulations to reduce the amount of regulatory capital to be set aside for
their loans.
Meanwhile AIG, being subject to di erent regulations and despite being exposed to
the losses on the loans, did not have to hold the full value of the European regulatory capital.


 
Maintenant, je suppose qu'il doit exister encore quelques mécanismes du même tonneau...Il faudrait consulter les régulations sur fonds propres pour chaque pays.
 

n°22579960
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 14-05-2010 à 17:16:18  profilanswer
 

de toutes façons les etats ont assumés la dette privée pour permettre de débloquer la situation. Si le marché est assez con pour obliger les Etats à réduire sa dette publique, alors il faudra supprimer les garanties au secteur privé et ne conserver que les services publics vitaux en laissant s'écrouler le reste, ca me semble bcp moins grave que de perdre les services publics


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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22579977
Camelot2
Posté le 14-05-2010 à 17:18:13  profilanswer
 

Vaulti a écrit :


Tout simplement l'astuce qui consiste à faire passer des crédits pourris à la valeur d'avant la crise, ce qui a sauvé le système (temporairement).
C'est cette modification de la norme qui a sauvé le système financier, le reste, c'est du barratin.


 
Le débat entre fair-value et valeur historique est un peu plus complexe que cela.
 
Ce n'est pas parce que le marché est illiquide (prix = 0) que le produit ne vaut rien. Il te rapporte toujours quelque chose (en terme de cash-flow) mais tu n'as pas de moyens de l'évaluer via le marché.
 

n°22579990
freeza01
Posté le 14-05-2010 à 17:19:38  profilanswer
 

L'euro chute, EADS monte, car les airbus deviennent plus compétitifs que les boeing.
 
La boucle est bouclée: une monnaie de singe attirant le tourisme grâce à un taux de conversion avantageux, et notre industrie repose entièrement sur les moyens de les faire venir.
 
L'Europe musée est l'avenir :)


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L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
n°22580022
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 14-05-2010 à 17:22:46  profilanswer
 

L'Europe musée alors qu'elle peut mieux vendre ses avions?


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it is difficult to get a man to understand something when his salary depends on his not understanding it   -   La lecture est un stratagème qui dispense de réfléchir   -   Et les Shadocks pompaient, pompaient...
n°22580031
Vaulti
Démocratie participative?
Posté le 14-05-2010 à 17:23:46  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :

de toutes façons les etats ont assumés la dette privée pour permettre de débloquer la situation. Si le marché est assez con pour obliger les Etats à réduire sa dette publique, alors il faudra supprimer les garanties au secteur privé et ne conserver que les services publics vitaux en laissant s'écrouler le reste, ca me semble bcp moins grave que de perdre les services publics


C'est plus malin que ca, les Etats assurent la dette privée temporairement et jusqu'à un certain plafond. Ce qui revient à reculer le problème mais certainement pas le résoudre.
De fait, si cette garantie expire, le système saute.
Cette garantie affaiblie les Etats, on est entrain d'en avoir la preuve...
On est dans une impasse, cette crise-ci n'est que la conséquence de la crise 2008 mais les solutions de sortie sont de plus en plus minces. L'annulation des dettes des Etats et la nationalisation des banques semble la meilleure solution. Certes, c'est un peu communiste mais efficace...
Mais les chinois y perdrait tout, ils auraient travaillé pour nous fournir de la richesse quasiment gratuitement. La plupart de l'excédent commercial chinois est investi en bons du trésor.


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Tu l'as voulu, tu l'as eu...
n°22580047
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 14-05-2010 à 17:24:56  profilanswer
 


 
Si la création monétaire était régulée, çàd, si les mots ont un sens, si la masse monétaire était stable, une croissance de 2% devrait entrainer une baisse des prix à la consommation de 2%. Or, depuis 2000, en France et en Allemagne, les prix à la consommation ont augmenté d'environ 2% chaque année, ce qui signifie au bas mot 4% de création monétaire injustifiée. Si on raisonne avec les outils de la théorie du cycle d'Hayek, ces 4% annuels ne peuvent créer que des malinvestissements, çàd un détournement de ressources réelles (travail et capital) qui vont s'investir dans des secteurs finalement non rentables, au lieu d'être utilisées à satisfaire une demande solvable. D'où la crise : usines qui ne tournent pas à plein, logements et bureaux vides, qui sont autant de symptômes d'un capital accumulé par erreur au mauvais endroit.
 
En Grèce, le phénomène est aggravé car la hausse des prix à la consommation a été de 4% par an depuis 2000, soit une création monétaire plus élevée encore qu'en France ou en Allemagne, d'environ 6% (et donc d'autant plus de malinvestissements).
 
Et bien sûr, je ne parle là que de la hausse des prix à la consommation. Or, la monnaie créée sert aussi à acquérir des actifs : quand on voit la bulle immobilière, on se dit que la création monétaire a loin d'avoir été contrôlée, contrairement à ce que tu affirmes. D'ailleurs, l'objectif de la BCE était de contenir la croissance annuelle de M3 à 4,5% : depuis 2004, elle est comprise entre 8 et 10%, ce qui n'est pas rien. C'est même un sacré dérapage.  
 
Bref, le discours sur le vertueuse BCE opposée à la Fed laxiste est du pipeau médiatique : certes, la Fed a été encore plus inconséquente, mais la BCE n'a pas été très orthodoxe non plus, même si ses dérapages sont restés plus raisonnables que ceux de la Fed.  

n°22580070
Vaulti
Démocratie participative?
Posté le 14-05-2010 à 17:27:30  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Le débat entre fair-value et valeur historique est un peu plus complexe que cela.
 
Ce n'est pas parce que le marché est illiquide (prix = 0) que le produit ne vaut rien. Il te rapporte toujours quelque chose (en terme de cash-flow) mais tu n'as pas de moyens de l'évaluer via le marché.
 


Bref, le prix se situe quelque part entre les deux mais impossible à définir.
Des modèles mathématiques doivent exister pour définir ce genre de truc.
Mais on est d'accord que le fait d'appliquer la valeur historique est stupide.


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