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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°22131312
zad38
Posté le 06-04-2010 à 16:00:35  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
En parlant de vieux, le sujet des retraites est tombé pendant le repas de famille de Pâques, on a bien rigolé  [:zero pm]  
Chez moi le constat est sans appel : 90% des baby-boomer sont complètement à l'ouest et prennent très à la légère le poids que va représenter leur retraite sur leurs enfants, sans même parler de la crise ou de la bulle immo.
J'ai du ressembler à zmed quelques minutes d'ailleurs, genre  :pfff:  :pfff:  :pfff:  :fou:  :fou:  :fou: ( :o ).

mood
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Posté le 06-04-2010 à 16:00:35  profilanswer
 

n°22131407
voor0ck
Bois, Eau, Feu, Métal et Terre
Posté le 06-04-2010 à 16:07:28  profilanswer
 

zad38 a écrit :

En parlant de vieux, le sujet des retraites est tombé pendant le repas de famille de Pâques, on a bien rigolé  [:zero pm]  
Chez moi le constat est sans appel : 90% des baby-boomer sont complètement à l'ouest et prennent très à la légère le poids que va représenter leur retraite sur leurs enfants, sans même parler de la crise ou de la bulle immo.
J'ai du ressembler à zmed quelques minutes d'ailleurs, genre  :pfff:  :pfff:  :pfff:  :fou:  :fou:  :fou: ( :o ).


bah c'est bien tu évolues :)


---------------
L'invincibilité se trouve dans la défense, la possibilité de victoire dans l'attaque. Sun Tzu.
n°22131761
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 06-04-2010 à 16:35:05  profilanswer
 


luckynick a écrit :


 
Là attention, le manque de fonds propres pour les entreprises et son implication immédiate, le manque d'investissement, n'est pas seulement imputable à l'état mais aussi, à mon avis aux exigences de dividendes des actionnaires et aux spéculations court-termistes douteuses faites avec les benef.
 


 
Effet d'éviction.

n°22131788
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 06-04-2010 à 16:37:28  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

Attention, les vieux arrivent... :o  
 
 

Citation :

La dette des pays industrialisés est plus importante que ce qui apparaît dans les statistiques officielles puisque les dépenses pour combler les coûts d'une population vieillissante vont l'alourdir, affirme une étude de la Banque des règlements internationaux (BRI).
(...)
 
Ils soulignent notamment que la plupart des déficits et dettes publics sont de nature structurelle plutôt que cyclique et qu'ils ne s'amélioreront donc pas avec la reprise.


 
http://www.lalibre.be/economie/act [...] ement.html


Tout ça me donne envie de quitter les gérontocraties :o

n°22132006
Betcour
Building better worlds
Posté le 06-04-2010 à 16:53:23  profilanswer
 

zad38 a écrit :

Chez moi le constat est sans appel : 90% des baby-boomer sont complètement à l'ouest et prennent très à la légère le poids que va représenter leur retraite sur leurs enfants, sans même parler de la crise ou de la bulle immo.


Je te rassure c'est général dans cette tranche d'age.
 
"J'y ais droit moi monsieur, j'ai cotisé !" [:chatoo]


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22132022
Betcour
Building better worlds
Posté le 06-04-2010 à 16:54:31  profilanswer
 

radioactif a écrit :

Tout ça me donne envie de quitter les gérontocraties :o


Ça fait un moment que j'ai passé le simple stade de l'envie :D


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22134283
Badcow
Posté le 06-04-2010 à 20:38:00  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Ascenseur social grippé parce que :
- trop de corporations fermées : fonction publique, pharmaciens, taxis, notaires, médecins, professions protégées par un diplôme ou un concours qui sont autant de barrières à l'entrée [1]
- trop de réglementations : par exemple sur le logement, on en a déjà parlé ici mais j'ai découvert récemment aussi qu'ouvrir un gîte pour héberger des touristes était très compliqué et coûteux, pour de bonnes raisons certes (sécurité, hygiène) et aussi de moins bonnes, (le lobbying des hôteliers). Résultat : les 2/3 des chambres d'hôte ne sont pas déclarées. [2]
- le SMIC qui a progressé trop vite est une barrière à l'embauche : un SMIC plus faible permettrait d'insérer mieux jeunes et sans diplôme, sachant qu'on y resterait moins longtemps, puisqu'on restaurerait une vraie échelle des salaires.
- les prélèvements obligatoires trop élevées et inefficaces. Par exemple, l'IR doit représenter seulement 7% du PIB (et je compte large). Pourquoi construire une telle usine à gaz avec des taux marginaux montant à 40%, si l'objectif est de prélever uniquement 7% de la moyenne des revenus. 40%, c'est désincitatif pour celui qui ne vit que de son travail, qui n'est pas propriétaire et qui n'est pas un héritier : il devient alors impossible de s'élever socialement. On pourrait imaginer deux tranches, l'une à 10%, l'autre à 20%, avec quasiment aucune niche : on prélèverait les mêmes recettes fiscales, voire plus, car l'effet désincitatif aurait disparu. [3]
- l'endettement public ponctionne l'épargne disponible, au profit de dépenses de fonctionnement de l'Etat, qui ne prépare pas l'avenir, et au détriment des fonds propres des entreprises. Or, ce sont ces fond propres qui permettent aux entreprises de financer le "fonds des salaires" (Ricardo) et donc d'avoir plus de salariés en CDI.
 
Et je pourrais continuer longtemps...


 
[1]- La "barrière des diplômes", c'est aussi ce que d'aucuns pourrait appeler "la barrière des compétences"... et oui, pour être médecin, pharmacien, notaire..., il faut autre chose que simplement visser une plaque sur un pignon de maison ! Mais si l'envie te prend, tu peux toujours t'installer comme astrologue, les contraintes sont beaucoup plus faibles.
 
[2]- Quel rapport entre "trop de réglementation sur le logement" et "ouvrir un gîte" ? En ce qui concerne le "lobby des hôteliers", de mémoire ils demandaient juste que la réglementation qui s'applique (avec force) à eux (accès des handicapés par exemple), s'applique de la même façon pour les gîtes, rien de plus, mais rien de moins... et "trop de réglementation", ça veux dire quoi ? Tenter de rendre inconstructible des zone inondables, est-ce que cela participe à ce "trop de réglementation" ? Interdire l'usage de l'amiante comme isolant dans les constructions, est-ce cela participe à ce "trop de réglementation" ??
 
[3]- Déjà, les revenus ne représentent pas 100 % du PIB, donc c'est normal qu'il n'y ait qu'un lien assez faible entre la tranche de 40 % de l'IR et les 7 % rapportés "au global", et limiter la tranche max à 20 % ne ferait probablement pas remonter ce chiffre, bien au contraire. Se limiter à deux tranches me semble tout à fait contre-productif, vu que les calculs sont faits automatiquement, utiliser 2 tranches ou 10 tranches revient strictement au même, et le second cas laisse plus de "liberté" pour (éventuellement) taxer fortement les revenus que l'on pourrait juger de "contre-productif à l'échelle de la société".


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°22134662
le_noob
Posté le 06-04-2010 à 21:03:36  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Certes...
 
Le fait est cependant que depuis 20 ans, l'Europe est scotchée à des taux de croissance de 1 à 2% en moyenne, quand le reste du monde croît au rythme de 5%. Avec en Europe, le problème lancinant du chômage, surtout dans l'Europe su sud. D'où un certain déclassement de l'Europe, et le développement des rancoeurs, des frustrations : la démocratie tourne à la démagogie de la distribution de privilièges, quand elle ne préfère manger dès aujourd'hui ses revenus de demain en finançant par de la dette des dépenses de consommation.  
 
 On a fait le choix d'une Europe des monopoles, des rentes, des privilèges, des barrières à l'entrée, des réglementations favorisant les insiders au détriment des outsiders. Il ne faut pas s'étonner ensuite que cela donne une société figée, une société d'exclusion, une société qui secrète de la frustration, voire de la violence, du racisme ou de la discrimination. Si on continue à ce rythme, on voyagera en deuxième classe alors qu'ici on était plutôt habitué à la première classe internationale. Dans une société où des politiques malthusiennes sont menées, le gâteau ne grossit plus, d'où une économie de la lutte des places, places que l'on a rendues artificiellement rares. Ce qui entraîne la peur légitime du voisin, qui est susceptible de piquer une place chèrement acquise.  
 
Il faudrait une prise de conscience et une nouvelle révolution de 1789, abolissant les privilèges que de trop nombreuses corporations ont arraché au fil du temps au pouvoir démocratique par du lobbying acharné. Mais comme nous (la majorité des insiders) faisons tous partie d'une corporation et bénéficions tous au moins d'un privilège, il sera difficile d'y parvenir par des voies démocratiques, à moins d'une nouvelle Nuit du 4 août, ou d'un coup d'Etat type 1958. Notre destin risque d'être celui de l'Amérique du Sud ou de l'Argentine : pronostic pas si aberrant quand on voit que le populisme a déjà gagné en Italie, et d'une certaine façon en France.  


Les USA sont un peu dans le même cas.
 
C'est pour ça que beaucoup réclame plus de démocratie. Toi tu réclames le libéralisme, peut-être que les deux sont indissociables. Mais comment protéger l'un où l'autre. Un libéral qui réussit devient conservateur, un élu devient corruptible.

n°22134690
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 06-04-2010 à 21:04:37  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
[1]- La "barrière des diplômes", c'est aussi ce que d'aucuns pourrait appeler "la barrière des compétences"... et oui, pour être médecin, pharmacien, notaire..., il faut autre chose que simplement visser une plaque sur un pignon de maison ! Mais si l'envie te prend, tu peux toujours t'installer comme astrologue, les contraintes sont beaucoup plus faibles.
 
[2]- Quel rapport entre "trop de réglementation sur le logement" et "ouvrir un gîte" ? En ce qui concerne le "lobby des hôteliers", de mémoire ils demandaient juste que la réglementation qui s'applique (avec force) à eux (accès des handicapés par exemple), s'applique de la même façon pour les gîtes, rien de plus, mais rien de moins... et "trop de réglementation", ça veux dire quoi ? Tenter de rendre inconstructible des zone inondables, est-ce que cela participe à ce "trop de réglementation" ? Interdire l'usage de l'amiante comme isolant dans les constructions, est-ce cela participe à ce "trop de réglementation" ??
 
[3]- Déjà, les revenus ne représentent pas 100 % du PIB, donc c'est normal qu'il n'y ait qu'un lien assez faible entre la tranche de 40 % de l'IR et les 7 % rapportés "au global", et limiter la tranche max à 20 % ne ferait probablement pas remonter ce chiffre, bien au contraire. Se limiter à deux tranches me semble tout à fait contre-productif, vu que les calculs sont faits automatiquement, utiliser 2 tranches ou 10 tranches revient strictement au même, et le second cas laisse plus de "liberté" pour (éventuellement) taxer fortement les revenus que l'on pourrait juger de "contre-productif à l'échelle de la société".


1) Rien ne justifie un numerus clausus aussi bas. Quelle que soit la profession, c'est un verrouillage visant à maintenir un certain pouvoir pour une caste. Et vue la sélection assez absurde en médecine en France, crois-moi, t'auras bien envie de changer ce mode de sélection et de casser les NC.
 
3) Les revenus salariaux ne représentent pas 100% du PIB [:aloy]

n°22134852
Badcow
Posté le 06-04-2010 à 21:12:32  profilanswer
 

radioactif a écrit :


1) Rien ne justifie un numerus clausus aussi bas. Quelle que soit la profession, c'est un verrouillage visant à maintenir un certain pouvoir pour une caste. Et vue la sélection assez absurde en médecine en France, crois-moi, t'auras bien envie de changer ce mode de sélection et de casser les NC.
 
3) Les revenus salariaux ne représentent pas 100% du PIB [:aloy]


 
1- L'existence du "numerus clausus" ne participe pas de la même logique que celle des diplômes, ce sont 2 problèmes distincts. De plus, le fait que le numerus clausus soit ridiculement bas n'est pas complètement de la faute des médecins, c'est aussi de la faute à la sécurité sociale qui part du principe que puisqu'un médecin produit un nombre donné de milliers d'euro de consultation qu'il faut rembourser, alors limiter le nombre de médecins permet de limiter les frais de santé... on comprend tous que c'est débile, mais c'est comme cela que c'est géré.
 
3-  :jap: "stand corrected"


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"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
mood
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Posté le 06-04-2010 à 21:12:32  profilanswer
 

n°22134884
le_noob
Posté le 06-04-2010 à 21:14:27  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Certes...
 
Le fait est cependant que depuis 20 ans, l'Europe est scotchée à des taux de croissance de 1 à 2% en moyenne, quand le reste du monde croît au rythme de 5%. Avec en Europe, le problème lancinant du chômage, surtout dans l'Europe su sud. D'où un certain déclassement de l'Europe, et le développement des rancoeurs, des frustrations : la démocratie tourne à la démagogie de la distribution de privilièges, quand elle ne préfère manger dès aujourd'hui ses revenus de demain en finançant par de la dette des dépenses de consommation.  
 
 On a fait le choix d'une Europe des monopoles, des rentes, des privilèges, des barrières à l'entrée, des réglementations favorisant les insiders au détriment des outsiders. Il ne faut pas s'étonner ensuite que cela donne une société figée, une société d'exclusion, une société qui secrète de la frustration, voire de la violence, du racisme ou de la discrimination. Si on continue à ce rythme, on voyagera en deuxième classe alors qu'ici on était plutôt habitué à la première classe internationale. Dans une société où des politiques malthusiennes sont menées, le gâteau ne grossit plus, d'où une économie de la lutte des places, places que l'on a rendues artificiellement rares. Ce qui entraîne la peur légitime du voisin, qui est susceptible de piquer une place chèrement acquise.  
 
Il faudrait une prise de conscience et une nouvelle révolution de 1789, abolissant les privilèges que de trop nombreuses corporations ont arraché au fil du temps au pouvoir démocratique par du lobbying acharné. Mais comme nous (la majorité des insiders) faisons tous partie d'une corporation et bénéficions tous au moins d'un privilège, il sera difficile d'y parvenir par des voies démocratiques, à moins d'une nouvelle Nuit du 4 août, ou d'un coup d'Etat type 1958. Notre destin risque d'être celui de l'Amérique du Sud ou de l'Argentine : pronostic pas si aberrant quand on voit que le populisme a déjà gagné en Italie, et d'une certaine façon en France.  


Les USA sont un peu dans le même cas.
 
C'est pour ça que beaucoup réclame plus de démocratie. Toi tu réclames le libéralisme, peut-être que les deux sont indissociables. Mais comment protéger l'un où l'autre. Un libéral qui réussit devient conservateur, un élu devient corruptible.

n°22134897
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 06-04-2010 à 21:15:10  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
1- L'existence du "numerus clausus" ne participe pas de la même logique que celle des diplômes, ce sont 2 problèmes distincts. De plus, le fait que le numerus clausus soit ridiculement bas n'est pas complètement de la faute des médecins, c'est aussi de la faute à la sécurité sociale qui part du principe que puisqu'un médecin produit un nombre donné de milliers d'euro de consultation qu'il faut rembourser, alors limiter le nombre de médecins permet de limiter les frais de santé... on comprend tous que c'est débile, mais c'est comme cela que c'est géré.


C'est vrai que les deux participent (certainement plus de pression pour pharma)
 
Cependant je me faisais un peu l'avocat du diable. J'aime bien le système de licences, qui, même s'il induit des frictions, assure un minimum de compétences.

n°22135143
le_noob
Posté le 06-04-2010 à 21:25:00  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Les exigences des actionnaires n'ont jamais changées depuis que le concept existe : faire du pognon. L'idée que avant 1990 les actionnaires dormaient pépère en ne surveillant pas leur investissement et en exigeant pas des profits est absurde (et infirmée par la lecture de n'importe quel bouquin d'investissement publié après guerre)


Mais qu'est ce qui se passe aujourd'hui je suis d'accord avec vous  :sweat:

n°22139592
Badcow
Posté le 07-04-2010 à 07:16:37  profilanswer
 

radioactif a écrit :


C'est vrai que les deux participent (certainement plus de pression pour pharma)
 
Cependant je me faisais un peu l'avocat du diable. J'aime bien le système de licences, qui, même s'il induit des frictions, assure un minimum de compétences.


 
Dans le post de Limonaire (i.e. "fonction publique, pharmaciens, taxis, notaires, médecins, professions protégées par un diplôme ou un concours" ), on remarquera qu'il insiste bien sur le fait que la profession soit "protégée par un diplôme ou un concours", et pas sur l'existence d'un numerus clausus. Il aurait aussi pu ajouter dans sa liste les architectes, les avocats (et j'en oublie), bref, des professions exercées de manière libérale et auto-régulées (sous l'égide d'un "ordre" ), en l'absence de volonté de l'état... quelle ironie !


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"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°22139957
zad38
Posté le 07-04-2010 à 09:32:16  profilanswer
 

Je pense que l'existence d'un NC maintenu artificiellement bas par l'Etat dans les métiers cités était sous-entendue dans la phrase "professions protégées par un diplôme ou un concours".
Un truc rigolo est que plus les enjeux économiques et surtout industriels associés aux métiers sont lourds, moins l'Etat cède aux caprices. Par exemple même s'il y a énormément à redire sur le système des grandes écoles, l'Etat n'interdit pas aux élèves issus de la FAC de faire des carrières d'ingénieur et surtout il ne veut même pas entendre parler d'une réduction du nombre de places (pourtant niveau salaires ça arrangerait du monde), la tendance allant plutôt dans l'autre sens.
C'est bien la preuve qu'il s'agit de privilèges, les lobbies parviennent à faire limiter la concurrence parce que les conséquences ne sont pas dramatiques mais ça reste une injustice, encore moins acceptable en temps de crise.

Message cité 1 fois
Message édité par zad38 le 07-04-2010 à 09:33:05
n°22141229
Betcour
Building better worlds
Posté le 07-04-2010 à 11:31:04  profilanswer
 

Excellent édito de Philippe Marini (sénateur UMP) sur la sortie de crise, le budget et la fiscalité :
Mieux vaudrait assumer, plutôt qu'éluder, l'augmentation de la fiscalité
 
Ça fait plaisir de voir des politiques compétents et réalistes, dommage qu'ils occupent toujours les postes en coulisse pendant que les vendeurs de lessives récupèrent les mandats les plus importants. :/


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22141503
Svenn
Posté le 07-04-2010 à 11:52:23  profilanswer
 

Betcour a écrit :

Excellent édito de Philippe Marini (sénateur UMP) sur la sortie de crise, le budget et la fiscalité :
Mieux vaudrait assumer, plutôt qu'éluder, l'augmentation de la fiscalité
 
Ça fait plaisir de voir des politiques compétents et réalistes, dommage qu'ils occupent toujours les postes en coulisse pendant que les vendeurs de lessives récupèrent les mandats les plus importants. :/


 
Tant que toute la vie politique francaise tournera autour de l´election d´un seul homme, il n´y a aucune raison pour que ca change. Supprimons ou inaugurationdeschrysanthemisons le poste de president et ca arrangera pas mal de choses.

n°22141700
python
Posté le 07-04-2010 à 12:09:28  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Les exigences des actionnaires n'ont jamais changées depuis que le concept existe : faire du pognon. L'idée que avant 1990 les actionnaires dormaient pépère en ne surveillant pas leur investissement et en exigeant pas des profits est absurde (et infirmée par la lecture de n'importe quel bouquin d'investissement publié après guerre)


 
Elles ont monté en pression.  Il était bien le temps où certaines d'entre elles pouvaient refuser de verser des dividendes pendant quelques années.  Ce qui envoyait le signal d'une saine gestion aux actionnaires.
 
L'autre changement que je remarque: L'effet régulateur de la bourse est moins fort qu'avant.  Le prix de l'action devrait avoir un lien étroit avec la santé financière de l'entreprise.

Message cité 1 fois
Message édité par python le 07-04-2010 à 12:11:48
n°22141817
moonboots
Posté le 07-04-2010 à 12:21:44  profilanswer
 

eh les libs vous avez lu les articles sur l'exil fiscal qui s'accroît ?
encore une de vos théorie qui s'effondre
 
http://www.lefigaro.fr/impots/2010 [...] -2008-.php
 

Spoiler :

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/archive/9/90/20070520163530!Courbe_de_Laffer.PNG


 
 [:malik68:2]

Message cité 1 fois
Message édité par moonboots le 07-04-2010 à 12:39:23
n°22142218
Profil sup​primé
Posté le 07-04-2010 à 13:08:39  answer
 

la courbe de Vatefaire   [:witzard:2]

n°22142400
doutrisor
Posté le 07-04-2010 à 13:23:13  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
Dans le post de Limonaire (i.e. "fonction publique, pharmaciens, taxis, notaires, médecins, professions protégées par un diplôme ou un concours" ), on remarquera qu'il insiste bien sur le fait que la profession soit "protégée par un diplôme ou un concours", et pas sur l'existence d'un numerus clausus. Il aurait aussi pu ajouter dans sa liste les architectes, les avocats (et j'en oublie), bref, des professions exercées de manière libérale et auto-régulées (sous l'égide d'un "ordre" ), en l'absence de volonté de l'état... quelle ironie !


 
 
Limonaire n'oublie pas, en bon libéral, de distiller sa haine de soi-disant "privilèges" dont bénéficient les fonctionnaires, les médecins... des professions dont il connait rien. Il devrait écrire dans l'Express, le Figaro ou le Monde, son arrogance y serait la bienvenue.


---------------
"A toute chose sa saison, et à toute affaire sous les cieux, son temps"
n°22142437
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 07-04-2010 à 13:25:58  profilanswer
 


 
Tumsoul.


---------------
Horse_man
n°22142524
luckynick
esclave de chat
Posté le 07-04-2010 à 13:31:44  profilanswer
 


http://www.lefigaro.fr/impots/2010 [...] -2008-.php
 

Citation :

Mais la polémique politique, elle, ne faiblit pas. Et l'audition mardi de François Baroin n'y a pas mis un terme. Chaque camp est resté sur ces positions. Le ministre du Budget a défendu le bouclier et le principe de non-augmentation des impôts. Jérôme Cahuzac, le président PS de la commission, a, lui, souligné que le bouclier ne sert pas « à protéger les revenus du travail, mais la rente ». De fait, 99 % des 586 millions redistribués par le bouclier en 2009 sont allés aux redevables à l'ISF. Les quelque 1 055 contribuables avec un patrimoine de plus de 16 millions d'euros ont reçu un chèque de 363 872 euros, à comparer aux 565 euros reçus par ceux qui ne payent pas l'ISF. Mais il est vrai aussi que les redevables à l'ISF ont versé plus de 1 milliard d'impôt à l'État, même avec le bouclier, comme l'a rappelé François Baroin… « Aujourd'hui, lors de mon contrôle sur place à Bercy, je demanderai quelle somme ont perçu les 1000, 100 et 10 premiers bénéficiaires du bouclier », ajoute Jérôme Cahuzac. Du côté de la majorité, en revanche, le débat commence à lasser. « On se focalise sur un bouclier qui coûte moins de 600 millions d'euros à l'État, alors que les déficits publics dépassent les 150 milliards », tempête Gilles Carrez, le rapporteur UMP de la commission.


 
Il faudrait rappeler à cet individu l'adage suivant : "les petits ruisseaux font les grandes rivières"
 
Sinon concernant l'exil fiscal, tant qu'il n'y aura pas une harmonisation fiscale au niveau européen avec de vrais règles concernant notamment ceux qui vivent et font leur business en Europe (genre à partir de tant de % de CA réalisé, ou à partir de n mois de résidence), ce sera la merde et tout les boucliers et autres armures fiscales à la con ne serviront à rien d'autre qu'a creuser les déficits.


---------------
In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°22142548
zad38
Posté le 07-04-2010 à 13:32:57  profilanswer
 

moonboots a écrit :

eh les libs vous avez lu les articles sur l'exil fiscal qui s'accroît ?
encore une de vos théorie qui s'effondre
 
http://www.lefigaro.fr/impots/2010 [...] -2008-.php
 


 
 [:malik68:2]


T'as vraiment lu l'article ?
2006 : 846 départs, 226 retours
2007 : 719 / 246
2008 : 821 / 312
Bref, dire que la théorie s'effondre en ce basant uniquement sur ces chiffres c'est "un peu" gonflé, mais au fond ça ne m'étonne pas trop que tu franchisses le pas. Si c'était une mesure anti-libérale qui ne montrait pas son efficacité dès la première année, je suis sûr que ton discours serait différent  :D  

doutrisor a écrit :

Limonaire n'oublie pas, en bon libéral, de distiller sa haine de soi-disant "privilèges" dont bénéficient les fonctionnaires, les médecins... des professions dont il connait rien. Il devrait écrire dans l'Express, le Figaro ou le Monde, son arrogance y serait la bienvenue.


Laisse-moi deviner, t'es fonctionnaire ou médecin ?

n°22142797
Joyrock
Posté le 07-04-2010 à 13:48:21  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Ça fait un moment que j'ai passé le simple stade de l'envie :D


Tu es parti ou ?

n°22142887
Joyrock
Posté le 07-04-2010 à 13:54:26  profilanswer
 

Betcour a écrit :

Excellent édito de Philippe Marini (sénateur UMP) sur la sortie de crise, le budget et la fiscalité :
Mieux vaudrait assumer, plutôt qu'éluder, l'augmentation de la fiscalité
 
Ça fait plaisir de voir des politiques compétents et réalistes, dommage qu'ils occupent toujours les postes en coulisse pendant que les vendeurs de lessives récupèrent les mandats les plus importants. :/


HUmmmm miam Philippe Marini, le mec qui a appelé tous les jeunes qui essayaient de monter une liste Modem lors des dernières élections en les menaçant.
"Si te te présente sur la liste je coupe les fond de ton association"  :sarcastic:  
Et faut voir les gars qu'il ose mettre sur sa liste par esprit d'ouverture...
 
Je déteste ce mec.

n°22142909
moonboots
Posté le 07-04-2010 à 13:55:50  profilanswer
 

zad38 a écrit :


T'as vraiment lu l'article ?


tu sais calculer ?  
 
719 - 246 = 473
821 - 312 = 509
 
le solde est négatif, et davantage qu'en 2007
 
tu sais, c'est comme la baisse de la TVA sur la restauration censée créer des emplois     [:lak]
là aussi il faut attendre quelques années ?


Message édité par moonboots le 07-04-2010 à 14:16:15
n°22143284
zad38
Posté le 07-04-2010 à 14:20:52  profilanswer
 

Comme par hasard t'as "oublié" de faire le calcul pour 2006  :D  Sacré moonboots.

n°22143377
moonboots
Posté le 07-04-2010 à 14:27:04  profilanswer
 

au temps pour moi, ce n'était pas volontaire, 620, et si tu as les années précédentes...
toujours est-il que ça ne semble plus persuader de rester en France
la question qui reste est : la France a-t-elle perdu ou gagné fiscalement avec le bouclier fiscal ?

Message cité 2 fois
Message édité par moonboots le 07-04-2010 à 14:28:37
n°22143546
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 07-04-2010 à 14:40:33  profilanswer
 

moonboots a écrit :

au temps pour moi, ce n'était pas volontaire, 620, et si tu as les années précédentes...
toujours est-il que ça ne semble plus persuader de rester en France
la question qui reste est : la France a-t-elle perdu ou gagné fiscalement avec le bouclier fiscal ?


 
On ne juge pas une politique sur un an ou deux. Tant qu'il y aura une instabilité fiscale (risque de fronde de l'UMP pour supprimer le bouclier ou arrivée du PS au pouvoir en 2012), pourquoi veux-tu que des exilés fiscaux reviennent en masse ? Il n'y a pas un large consensus dans la société frnçaise sur la question : on comprend que certains hésitent.

n°22143619
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 07-04-2010 à 14:46:24  profilanswer
 

doutrisor a écrit :


 
 
Limonaire n'oublie pas, en bon libéral, de distiller sa haine de soi-disant "privilèges" dont bénéficient les fonctionnaires, les médecins... des professions dont il connait rien. Il devrait écrire dans l'Express, le Figaro ou le Monde, son arrogance y serait la bienvenue.


 
Je suis moins haineux que toi, il me semble... Par ailleurs, "libéral" n'est pas pour moi un qualificatif péjoratif : pour autant, bien que plus libéral que la moyenne des gens ici, je ne suis pas sûr de me définir comme libéral. Aux Etats-Unis, peut-être que je plaiderais pour plus d'Etat, va savoir. Mais il est vrai que je n'ai pas la religion de l'Etat, et que pour moi la gauche ne se confond pas avec l'Etat : c'est mon vieux fond radical. Enfin, l'ironie de l'histoire veut que je sois fonctionnaire d'Etat : je connais donc exactement le privilège dont je jouis.
 
Sans rancune cela dit.

n°22143904
freeza01
Posté le 07-04-2010 à 15:04:43  profilanswer
 


 

limonaire a écrit :


 
Certes...
 
Le fait est cependant que depuis 20 ans, l'Europe est scotchée à des taux de croissance de 1 à 2% en moyenne, quand le reste du monde croît au rythme de 5%. Avec en Europe, le problème lancinant du chômage, surtout dans l'Europe su sud. D'où un certain déclassement de l'Europe, et le développement des rancoeurs, des frustrations : la démocratie tourne à la démagogie de la distribution de privilièges, quand elle ne préfère manger dès aujourd'hui ses revenus de demain en finançant par de la dette des dépenses de consommation.  
 
 On a fait le choix d'une Europe des monopoles, des rentes, des privilèges, des barrières à l'entrée, des réglementations favorisant les insiders au détriment des outsiders. Il ne faut pas s'étonner ensuite que cela donne une société figée, une société d'exclusion, une société qui secrète de la frustration, voire de la violence, du racisme ou de la discrimination. Si on continue à ce rythme, on voyagera en deuxième classe alors qu'ici on était plutôt habitué à la première classe internationale. Dans une société où des politiques malthusiennes sont menées, le gâteau ne grossit plus, d'où une économie de la lutte des places, places que l'on a rendues artificiellement rares. Ce qui entraîne la peur légitime du voisin, qui est susceptible de piquer une place chèrement acquise.  
 
Il faudrait une prise de conscience et une nouvelle révolution de 1789, abolissant les privilèges que de trop nombreuses corporations ont arraché au fil du temps au pouvoir démocratique par du lobbying acharné. Mais comme nous (la majorité des insiders) faisons tous partie d'une corporation et bénéficions tous au moins d'un privilège, il sera difficile d'y parvenir par des voies démocratiques, à moins d'une nouvelle Nuit du 4 août, ou d'un coup d'Etat type 1958. Notre destin risque d'être celui de l'Amérique du Sud ou de l'Argentine : pronostic pas si aberrant quand on voit que le populisme a déjà gagné en Italie, et d'une certaine façon en France.  


 

limonaire a écrit :


 
Merci alors. ;)  
 
Je crois vraiment que la gauche a été aveuglée par l'idéologie marxiste depuis trop d'années. Encore, une fois, la gauche existait avant Marx : tout ne sé rduit pas au matérialisme, fût-il historique, tout en se réduit pas au chiffre deux (le binarisme de la lutte des classes), etc. De façon générale :
- il faut cesser à gauche de voir la politique uniquement sous l'angle économique : l'homme n'est pas unidimensionnel, et la question politique ne se réduit pas à la réduction des inégalités monétaires et à la consommation. L'éducation, notamment populaire, la place du monde associatif, le rôle de la culture, la réalisation de soi, le pluralisme des parcours de vie, le vivre ensemble, se gouverner soi même, sont des questions tout aussi importantes.
- sur le plan économique (qui n'est qu'une partie de la question politique), il faut sortir par le haut, et non par le bas. Bref, arrêter de croire que l'économie est à somme nulle, et de penser qu'on ne peut enrichir Paul qu'en prenant à Pierre, alors que Paul et Pierre peuvent s'enrichir tous les deux. La redistribution est nécessaire, mais ce n'est pas elle qui sur le long terme améliore la situation de tous.
- toujours sur le plan économique : il relève du temps long (songeons aux investissements, à l'épargne, à l'accumulation du capital : cela ne se fait pas en un an) alors que le cycle électoral contraint au court terme. Dès lors, telle mesure est abandonnée avant même qu'elle ait eu le temps de porter ses fruits. C'est un vrai problème en démocratie.
 
Tout ça est bien général, j'en ai conscience, mais ce sont des boussoles qu'il faut garder à l'esprit.
 
 
 


 

limonaire a écrit :


 
Ascenseur social grippé parce que :
- trop de corporations fermées : fonction publique, pharmaciens, taxis, notaires, médecins, professions protégées par un diplôme ou un concours qui sont autant de barrières à l'entrée
- trop de réglementations : par exemple sur le logement, on en a déjà parlé ici mais j'ai découvert récemment aussi qu'ouvrir un gîte pour héberger des touristes était très compliqué et coûteux, pour de bonnes raisons certes (sécurité, hygiène) et aussi de moins bonnes, (le lobbying des hôteliers). Résultat : les 2/3 des chambres d'hôte ne sont pas déclarées.
- le SMIC qui a progressé trop vite est une barrière à l'embauche : un SMIC plus faible permettrait d'insérer mieux jeunes et sans diplôme, sachant qu'on y resterait moins longtemps, puisqu'on restaurerait une vraie échelle des salaires.
- les prélèvements obligatoires trop élevées et inefficaces. Par exemple, l'IR doit représenter seulement 7% du PIB (et je compte large). Pourquoi construire une telle usine à gaz avec des taux marginaux montant à 40%, si l'objectif est de prélever uniquement 7% de la moyenne des revenus. 40%, c'est désincitatif pour celui qui ne vit que de son travail, qui n'est pas propriétaire et qui n'est pas un héritier : il devient alors impossible de s'élever socialement. On pourrait imaginer deux tranches, l'une à 10%, l'autre à 20%, avec quasiment aucune niche : on prélèverait les mêmes recettes fiscales, voire plus, car l'effet désincitatif aurait disparu.
- l'endettement public ponctionne l'épargne disponible, au profit de dépenses de fonctionnement de l'Etat, qui ne prépare pas l'avenir, et au détriment des fonds propres des entreprises. Or, ce sont ces fond propres qui permettent aux entreprises de financer le "fonds des salaires" (Ricardo) et donc d'avoir plus de salariés en CDI.
 
Et je pourrais continuer longtemps...


 

limonaire a écrit :


 
 
 
 
 
 
 
Juste sur le racisme : il est d'une certaine façon naturel, la peur de l'Autre, de l'étranger étant très humaine. D'où la tendance à se regrouper entre gens qui nous ressemblent (aussi bien culturellement, ethniquement que socialement d'ailleurs). C'est pourquoi il faut lutter contre, notamment par l'éducation. Mais ce racisme ou cette xénophobie se développent d'autant plus que la société est malthusienne. Si l'on était en situation de plein emploi, le racisme reculerait grandement (il ne disparaîtrait pas certes, mais deviendrait résiduel, secondaire). Mais quand il y a 100 personnes faisant la queue pour 40 places, ou 40 logements, il est humain pour le bailleur ou l'employeur de discriminer, et parfois sur de "mauvais" critères. Mais c'est moins le bailleur ou l'employeur qu'il faut alors incriminer que l'organisation de l'économie qui crée cette pénurie d'emplois ou de logements. Il ne faut pas se tromper de cible.


 

Camelot2 a écrit :


 
Ce qui provoque l'empilement des lois/taxes/réglementations, c'est l'absence de coordination au niveau européen sur bien des domaines. Au lieu d'avoir un seul niveau (européen), on se retrouve avec une législation fragmentée et parfois contradictoire entre pays.
 
C'est d'ailleurs un des points du rapport "Larosière" sur les origines de la crise: les autorités de régulation sont morcelées et ne coordonnent pas leurs efforts. Et c'est d'ailleurs l'orientation prise, dans la douleur, par l'initiative Solvency II et Bâle III dans le futur (du moins, il faut l'espérer).
 
Malheureusement, le G20 s'est planté en beauté au niveau de la régulation financière et l'empilement de lois et directives en tout genre à encore de beaux jours devant lui.
 
Tout ceci pour en revenir à mon propos de départ:
-considérer l'UE comme un tout global n'est pas une approche suffisante au vu de la situation réglementaire actuelle.
 
Le véritable paradoxe de cette crise est qu'elle risque d'aboutir à aggraver encore le manque de coordination dans l'UE, chaque Etat se considérant comme une forteresse que la situation des autres ne peut impacter.
L'exemple de la Grèce est, à ce niveau, d'une furieuse actualité.
 


 

zad38 a écrit :

En parlant de vieux, le sujet des retraites est tombé pendant le repas de famille de Pâques, on a bien rigolé  [:zero pm]  
Chez moi le constat est sans appel : 90% des baby-boomer sont complètement à l'ouest et prennent très à la légère le poids que va représenter leur retraite sur leurs enfants, sans même parler de la crise ou de la bulle immo.
J'ai du ressembler à zmed quelques minutes d'ailleurs, genre  :pfff:  :pfff:  :pfff:  :fou:  :fou:  :fou: ( :o ).


 

Betcour a écrit :


Je te rassure c'est général dans cette tranche d'age.
 
"J'y ais droit moi monsieur, j'ai cotisé !" [:chatoo]


 

le_noob a écrit :


Mais qu'est ce qui se passe aujourd'hui je suis d'accord avec vous  :sweat:


 

zad38 a écrit :

Je pense que l'existence d'un NC maintenu artificiellement bas par l'Etat dans les métiers cités était sous-entendue dans la phrase "professions protégées par un diplôme ou un concours".
Un truc rigolo est que plus les enjeux économiques et surtout industriels associés aux métiers sont lourds, moins l'Etat cède aux caprices. Par exemple même s'il y a énormément à redire sur le système des grandes écoles, l'Etat n'interdit pas aux élèves issus de la FAC de faire des carrières d'ingénieur et surtout il ne veut même pas entendre parler d'une réduction du nombre de places (pourtant niveau salaires ça arrangerait du monde), la tendance allant plutôt dans l'autre sens.
C'est bien la preuve qu'il s'agit de privilèges, les lobbies parviennent à faire limiter la concurrence parce que les conséquences ne sont pas dramatiques mais ça reste une injustice, encore moins acceptable en temps de crise.


 

Betcour a écrit :

Excellent édito de Philippe Marini (sénateur UMP) sur la sortie de crise, le budget et la fiscalité :
Mieux vaudrait assumer, plutôt qu'éluder, l'augmentation de la fiscalité
 
Ça fait plaisir de voir des politiques compétents et réalistes, dommage qu'ils occupent toujours les postes en coulisse pendant que les vendeurs de lessives récupèrent les mandats les plus importants. :/


 

luckynick a écrit :


http://www.lefigaro.fr/impots/2010 [...] -2008-.php
 

Citation :

Mais la polémique politique, elle, ne faiblit pas. Et l'audition mardi de François Baroin n'y a pas mis un terme. Chaque camp est resté sur ces positions. Le ministre du Budget a défendu le bouclier et le principe de non-augmentation des impôts. Jérôme Cahuzac, le président PS de la commission, a, lui, souligné que le bouclier ne sert pas « à protéger les revenus du travail, mais la rente ». De fait, 99 % des 586 millions redistribués par le bouclier en 2009 sont allés aux redevables à l'ISF. Les quelque 1 055 contribuables avec un patrimoine de plus de 16 millions d'euros ont reçu un chèque de 363 872 euros, à comparer aux 565 euros reçus par ceux qui ne payent pas l'ISF. Mais il est vrai aussi que les redevables à l'ISF ont versé plus de 1 milliard d'impôt à l'État, même avec le bouclier, comme l'a rappelé François Baroin… « Aujourd'hui, lors de mon contrôle sur place à Bercy, je demanderai quelle somme ont perçu les 1000, 100 et 10 premiers bénéficiaires du bouclier », ajoute Jérôme Cahuzac. Du côté de la majorité, en revanche, le débat commence à lasser. « On se focalise sur un bouclier qui coûte moins de 600 millions d'euros à l'État, alors que les déficits publics dépassent les 150 milliards », tempête Gilles Carrez, le rapporteur UMP de la commission.


 
Il faudrait rappeler à cet individu l'adage suivant : "les petits ruisseaux font les grandes rivières"
 
Sinon concernant l'exil fiscal, tant qu'il n'y aura pas une harmonisation fiscale au niveau européen avec de vrais règles concernant notamment ceux qui vivent et font leur business en Europe (genre à partir de tant de % de CA réalisé, ou à partir de n mois de résidence), ce sera la merde et tout les boucliers et autres armures fiscales à la con ne serviront à rien d'autre qu'a creuser les déficits.


 
Très bien parlé, tous autant que vous êtes [:implosion du tibia]. Nous sommes tous au moins d'accord sur le constat sinistre des années à venir en Europe. J'ai vraiment peur pour la France en tout cas, car là où culturellement l'américain se sortira les doigts pour remonter la pente par lui même, le français culturellement restera sur place à lamenter, gémir et critiquer, tout en appelant l'Etat à nettoyer la merde, avant finalement de tout mettre sur le dos des immigrés (alors qu'après tout ils seraient bien contents d'avoir la possibilité de payer des impôts plutôt que de travailler au noir). Les français sont bloqués sur un modèle de société qui a fait son temps et ça va se payer très cher.
 
 
 
Nouveauté politique à noter tout de fois: à l'habituelle retour vers les extrêmes politiques en Europe dès qu'il y'a crise économique, s'ajoute une nouveauté.
Le régionalisme :/
C'est simple, l'Europe va se décomposer lentement mais sûrement en régions, et oublier le concept de nation. Espagne, Italie, GB pour commencer...
En France, les nationalistes corses ont fait une belle percée en plus du FN lors des régios. En Italie, c'est la Ligue du Nord qui veut carrément couper l'Italie en deux. Enfin, la Belgique...
 
Je vous fiche ma bille que pour les élections UK qui approchent, je ne sais pas pour l'UKIP ou le BNP, mais je parie que les séparatistes écossais, irlandais et gallois vont aussi faire une percée...
 
 
ça va être folklo de voir la padanie ou la catalogne tenter de peser dans les négos internationales face à la Chine :o


---------------
L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
n°22143915
Betcour
Building better worlds
Posté le 07-04-2010 à 15:05:49  profilanswer
 

python a écrit :

Elles ont monté en pression.  Il était bien le temps où certaines d'entre elles pouvaient refuser de verser des dividendes pendant quelques années.  Ce qui envoyait le signal d'une saine gestion aux actionnaires.


Des boîtes qui disent "non" à leur actionnaire ça existe pas et ça n'existait pas, pour la bonne et simple raison que c'est par définition eux qui possèdent la boîte et qui ont le dernier mot.
 
Les boîtes qui ne versent pas de dividende l'ont toujours fait avec l'assentiment des actionnaires.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22143940
Betcour
Building better worlds
Posté le 07-04-2010 à 15:08:04  profilanswer
 

moonboots a écrit :

au temps pour moi, ce n'était pas volontaire, 620, et si tu as les années précédentes...
toujours est-il que ça ne semble plus persuader de rester en France
la question qui reste est : la France a-t-elle perdu ou gagné fiscalement avec le bouclier fiscal ?


La question est : quel riche va vouloir rentrer en France à cause du bouclier fiscal quand on menace en permanence de le supprimer du jour au lendemain ? Il faudrait être idiot pour organiser son patrimoine et sa vie autour d'un dispositif qui menace de sauter à tout instant.


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22144028
Betcour
Building better worlds
Posté le 07-04-2010 à 15:17:04  profilanswer
 

freeza01 a écrit :

Je vous fiche ma bille que pour les élections UK qui approchent, je ne sais pas pour l'UKIP ou le BNP, mais je parie que les séparatistes écossais, irlandais et gallois vont aussi faire une percée...


C'est bien possible.
 
Sur le fond, l'Europe est un continent de vieux, plus préoccupés de bétonner leur situation et de se retrancher chez eux que d'aller de l'avant, de prendre des risques et de progresser. Toute la société s'organise autour des papy boomers (voir le débat sur les retraites, la bulle immo, etc.), après eux le déluge. L'état d'esprit dominant est celle des vieux : ils ont peur des immigrés, de la mondialisation, des OGM, des nazis sur Internet, etc. La société se fige avec le renfort de l'état, appelé à la rescousse pour protéger chaque profession, chaque catégorie, du changement et de la concurrence.


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22144185
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 07-04-2010 à 15:30:51  profilanswer
 

Betcour a écrit :


C'est bien possible.
 
Sur le fond, l'Europe est un continent de vieux, plus préoccupés de bétonner leur situation et de se retrancher chez eux que d'aller de l'avant, de prendre des risques et de progresser. Toute la société s'organise autour des papy boomers (voir le débat sur les retraites, la bulle immo, etc.), après eux le déluge. L'état d'esprit dominant est celle des vieux : ils ont peur des immigrés, de la mondialisation, des OGM, des nazis sur Internet, etc. La société se fige avec le renfort de l'état, appelé à la rescousse pour protéger chaque profession, chaque catégorie, du changement et de la concurrence.


+1
Une société qui veut se figer est une société morte.


---------------
Horse_man
n°22144325
freeza01
Posté le 07-04-2010 à 15:41:24  profilanswer
 

effrayant. D'un autre côté, il est quelque part dans l'ordre naturel des choses qu'un continent qui ait fondé sa fortune sur le colonialisme se fasse baiser par ses ex colonies :o


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L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
n°22144428
moonboots
Posté le 07-04-2010 à 15:49:09  profilanswer
 

je ne vois pas très bien ce que vous pouvez reprocher à l'Europe   :/
de n'être pas assez cruelle avec ses habitants ? bah ne vous inquiétez pas, le moins-disant social a le vent en poupe... de ce point de vue l'Europe est une vraie réussite qui devrait vous ravir, elle suit parfaitement les idées qui dominent ici...
de négliger l'éducation, la recherche, les projets collectifs, bref, l'avenir ? là je suis d'accord, mais il ne faut pas en faire reproche aux européens, allez en parler à nos élites plutôt...
 
bref ceux qui gémissent le plus ce sont les déclinologues, mais c'est normal, il faut faire peur pour faire passer les "réformes nécessaires"

Message cité 1 fois
Message édité par moonboots le 07-04-2010 à 15:55:54
n°22144700
Betcour
Building better worlds
Posté le 07-04-2010 à 16:10:25  profilanswer
 

moonboots a écrit :

je ne vois pas très bien ce que vous pouvez reprocher à l'Europe   :/
de n'être pas assez cruelle avec ses habitants ? bah ne vous inquiétez pas, le moins-disant social a le vent en poupe... de ce point de vue l'Europe est une vraie réussite qui devrait vous ravir, elle suit parfaitement les idées qui dominent ici...
de négliger l'éducation, la recherche, les projets collectifs, bref, l'avenir ? là je suis d'accord, mais il ne faut pas en faire reproche aux européens, allez en parler à nos élites plutôt...


La protection c'est bien mignon mais ça a toujours un effet secondaire : ça génère de l'immobilisme. Pourquoi essayer de progresser et s'exposer à l'échec quand on est confortablement protégé là où on est ?
 
Alors pourquoi investir dans la recherche, l'éducation et tout ce qui permet d'avancer quand on est déjà bien au chaud sous la couette ? Par ex. pourquoi un fonctionnaire irait-il quitter son emploi pour suivre une formation ou démarrer une entreprise alors que son emploi puis sa retraite son garantis à vie, que son salaire évoluera tout seul avec l'ancienneté ? Pourquoi une entreprise irait risquer de l'argent dans la R&D alors que l'état garanti ses marchés et son activité ?
 
Quand on a plus à perdre qu'à gagner à prendre des risques, on en prend plus. Et la société décline...


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22144763
Profil sup​primé
Posté le 07-04-2010 à 16:15:32  answer
 

Betcour a écrit :


Par ex. pourquoi un fonctionnaire irait-il quitter son emploi pour suivre une formation ou démarrer une entreprise alors que son emploi puis sa retraite son garantis à vie, que son salaire évoluera tout seul avec l'ancienneté ?


 
 
pourquoi ? j'en sais rien mais je le fais, je quitte la fonction publique après 20ans de loyaux services pour ... je ne sais pas quoi encore.

n°22144838
moonboots
Posté le 07-04-2010 à 16:20:53  profilanswer
 

Betcour a écrit :


La protection c'est bien mignon mais ça a toujours un effet secondaire : ça génère de l'immobilisme. Pourquoi essayer de progresser et s'exposer à l'échec quand on est confortablement protégé là où on est ?

 

Alors pourquoi investir dans la recherche, l'éducation et tout ce qui permet d'avancer quand on est déjà bien au chaud sous la couette ? Par ex. pourquoi un fonctionnaire irait-il quitter son emploi pour suivre une formation ou démarrer une entreprise alors que son emploi puis sa retraite son garantis à vie, que son salaire évoluera tout seul avec l'ancienneté ? Pourquoi une entreprise irait risquer de l'argent dans la R&D alors que l'état garanti ses marchés et son activité ?

 

Quand on a plus à perdre qu'à gagner à prendre des risques, on en prend plus. Et la société décline...


quelle protection nous reste-t-il ? pourquoi saccager celles qui nous restent ? c'est ça le sens du progrès ? c'est le sens de l'histoire ? ce sont vos projets ? se rapprocher du bas alors qu'on nous promet le haut ? pourquoi tout le monde aurait envie de créer son entreprise ? les profs doivent créer leur entreprise, les infirmiers, les médecins, les policiers ? quid de la productivité française ? on vous entend râler et cracher sur les français à longueur de topic, ça commence à bien faire...

 

par contre en France on a clairement un problème d'élites, allez chercher les problèmes du côté des grandes écoles plutôt...

Message cité 1 fois
Message édité par moonboots le 07-04-2010 à 16:32:45
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