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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°22120581
Betcour
Building better worlds
Posté le 05-04-2010 à 17:31:31  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Badcow a écrit :

Bonne émission sur France Inter ce matin ("service public" ), autour du livre d'Alexandre Delaigue & Stéphane Ménia, "Nos phobies économiques, ces peurs que l’économiste guérit mieux qu’un psy" (éditeur : Pearson)
 
A écouter ici :
 
http://sites.radiofrance.fr/france [...] icepublic/


Viens de finir de l'écouter, très intéressant effectivement  :jap:


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
mood
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Posté le 05-04-2010 à 17:31:31  profilanswer
 

n°22124254
korrigan73
Membré
Posté le 05-04-2010 à 22:58:14  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
Effectivement, le principe de la niche fiscale c'est "plus on dépense de l'argent, moins on paye d'impôt", et généralement il faut dépenser 2x plus d'argent que ce qu'on aurait payé en impôt (puisque la déduction est de 50%).
 
Donc, au lieu de donner "100" en IR, tu peux choisir de verser "200" en salaire pour des emplois à domicile, et sur ces "200" il me semble que pas loin de "60" sont des cotisations salariales (sauf erreur de ma part) ? De plus, on pourrait dire que justement ces aides à domicile ciblent les couples où les 2 parents travaillent pour arriver à joindre les 2 bouts, ce qui est souvent le cas dans la "classe moyenne", non ?


Ca, c'est vrai en theorie.
Mais les emplois que c'etait censé creer en contre partie ne sont au final pas la.
Les 50 millards d'augmentation des niches le sont bien eux :/


---------------
El predicator du topic foot
n°22126903
Betcour
Building better worlds
Posté le 06-04-2010 à 08:58:54  profilanswer
 

korrigan73 a écrit :

Mais les emplois que c'etait censé creer en contre partie ne sont au final pas la.


Source ?


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22127051
Profil sup​primé
Posté le 06-04-2010 à 09:34:55  answer
 

que pensez vous du principe de consommation maximum ?
avoir une ENORME richesse ne servira plus à rien si la consommation est limité ?

n°22127221
chrissud
Posté le 06-04-2010 à 09:58:37  profilanswer
 

korrigan73 a écrit :


Ca, c'est vrai en theorie.
Mais les emplois que c'etait censé creer en contre partie ne sont au final pas la.
Les 50 millards d'augmentation des niches le sont bien eux :/


 
Tu sors ça de ton chapeau ?
 
Car justement depuis 2 ans, Sarkozy a mit un bouclier de niche fiscal.
 
Maintenant les riches ne peuvent plus déduire plus de 8% de leur revenu
 
d'autre niche ont été abandonné,  l' abattement supplémentaire pour certaine profession.
comme celle des journalistes

n°22128057
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 06-04-2010 à 11:20:32  profilanswer
 


 
C'est intéressant. Merci pour le document.
 
 

n°22128321
freeza01
Posté le 06-04-2010 à 11:40:50  profilanswer
 
n°22128493
Betcour
Building better worlds
Posté le 06-04-2010 à 11:52:50  profilanswer
 


Bof, je n'y vois qu'une tentative du PS de "monnayer" son succès électoral. Parce que bon ils droivent trouver ça super d'avoir toutes ces régions mais si ça sert juste à repeindre les lycées en rose, ça leur fait une belle jambe :D
 
Ils ont qu'a réduire les dépenses (à commencer par ces journaux qu'on reçoit tous et qui font la promotion des élus de la région avec l'argent du contribuable).


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22128614
Camelot2
Posté le 06-04-2010 à 12:01:19  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Bof, je n'y vois qu'une tentative du PS de "monnayer" son succès électoral. Parce que bon ils droivent trouver ça super d'avoir toutes ces régions mais si ça sert juste à repeindre les lycées en rose, ça leur fait une belle jambe :D
 
Ils ont qu'a réduire les dépenses (à commencer par ces journaux qu'on reçoit tous et qui font la promotion des élus de la région avec l'argent du contribuable).


 
T'as pas encore vu le meilleur...
 
Ces chers élus régionaux vont voir les emprunts "toxiques" leur tomber sur la figure et ils ont promis, la main sur le coeur, qu'ils ne paieront pas les intérêts. Ils vont même aller en procès pour "absence de conseil" ou quelque chose dans le genre.
Ha ça, on va rire...c'est sûr:
 
http://www.rtbf.be/info/questionsa [...] DgodPQGdFQ
 
Le passage où un élu lit un contrat qu'il ne comprend pas (mais qu'il a signé, détail détail) est particulièrement succulent.
 

n°22128649
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 06-04-2010 à 12:03:28  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Bof, je n'y vois qu'une tentative du PS de "monnayer" son succès électoral. Parce que bon ils droivent trouver ça super d'avoir toutes ces régions mais si ça sert juste à repeindre les lycées en rose, ça leur fait une belle jambe :D
 
Ils ont qu'a réduire les dépenses (à commencer par ces journaux qu'on reçoit tous et qui font la promotion des élus de la région avec l'argent du contribuable).


 
Ils ont cela dit raison de râler car la réforme de la taxe professionnelle, compensée par des subventions de l'Etat, revient à réduire l'autonomie fiscale des collectivités territoriales : c'est un mouvement de recentralisation en fait. Tant que les collectivités seront dépendantes du pouvoir central pour leurs recettes fiscales, cela ne favorisera pas leur responsabilité et entrainera la gabegie des dépenses. Des régions ayant des recettes propres (une TVA locale ou un IR local) et en concurrence fiscale avec d'autres régions, cela permettrait de vivifier la démocratie locale, d'empêcher la dérive des dépenses et de rapprocher la décision publique du citoyen.
 
 

mood
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Posté le 06-04-2010 à 12:03:28  profilanswer
 

n°22128657
freeza01
Posté le 06-04-2010 à 12:04:08  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
T'as pas encore vu le meilleur...
 
Ces chers élus régionaux vont voir les emprunts "toxiques" leur tomber sur la figure et ils ont promis, la main sur le coeur, qu'ils ne paieront pas les intérêts. Ils vont même aller en procès pour "absence de conseil" ou quelque chose dans le genre.
Ha ça, on va rire...c'est sûr:
 
http://www.rtbf.be/info/questionsa [...] DgodPQGdFQ
 
Le passage où un élu lit un contrat qu'il ne comprend pas (mais qu'il a signé, détail détail) est particulièrement succulent.
 


 
Magnifique :love:
 
Tout ce qui compte au final, c'est que tout s'effondre :o
 
Je pariais sur une chute violente et une reconstruction sur les ruines, mais l'Europe a choisi la voie de l'agonie lente, douloureuse, avec accès de populisme et de racisme comme dernier élément fédérateur pour ne pas changer.


---------------
L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
n°22128766
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 06-04-2010 à 12:14:55  profilanswer
 

Zmed a quand même posté un lien intéressant sur le partage de de la valeur ajoutée. En gros depuis 1980,  
 
- la part des salaires a baissé partout dans l'OCDE
- même quand en apparence elle est stable (Etats-Unis), cela vient de la hausse vertigineuse des 1% des salaires les plus élevés; Quand on les retire de la masse salariale, la part de salaires dans la VA perd 8 ou 10 points aux EU.  
- en contrepartie les dividendes gagnent 5 points dans la VA.
 
Bref, le capital prendrait sa revanche sur le travail, en captant l'essentiel des gains de productivité.
 
Il faudra bien répondre à Zmed. On ne peut pas tout balayer d'un simple revers de la main. Mais c'est une question tellement complexe, qui porte à la fois sur des questions épistémologiques (la science économique est-elle une science qui se prouve par des statistiques ?), des questions de diagnostic (ce que l'on mesure : VA, productivité apparente, salaires... est-il bien mesuré ?), des questions de temporalité (perspectives court terme/long terme), des questions de recherches de causes (combien même la baisse des salaires dans la VA serait avérée, quelle en est la cause ? que faut-il faire ? et vaut-il mieux faire quelque chose que ne rien faire ?), des questions sur les inégalités... Bref, il faudrait plusieurs posts.  
 
J'y reviendrai.

n°22128767
Betcour
Building better worlds
Posté le 06-04-2010 à 12:15:03  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

Le passage où un élu lit un contrat qu'il ne comprend pas (mais qu'il a signé, détail détail) est particulièrement succulent.


Y'a pas besoin de comprendre, eux ils sont élus pour serrer des mains et faire des discours, pas pour comprendre ce qu'ils vont devoir gérer :o


Message édité par Betcour le 06-04-2010 à 12:20:00

---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22128794
zad38
Posté le 06-04-2010 à 12:17:22  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

T'as pas encore vu le meilleur...
 
Ces chers élus régionaux vont voir les emprunts "toxiques" leur tomber sur la figure et ils ont promis, la main sur le coeur, qu'ils ne paieront pas les intérêts. Ils vont même aller en procès pour "absence de conseil" ou quelque chose dans le genre.
Ha ça, on va rire...c'est sûr:
 
http://www.rtbf.be/info/questionsa [...] DgodPQGdFQ
 
Le passage où un élu lit un contrat qu'il ne comprend pas (mais qu'il a signé, détail détail) est particulièrement succulent.


Huhu. Mon père est maire d'un petit village, et des histoires de communes endettées pour 20 ans à cause de conneries/délires d'UN élu il en a un paquet. Et en général quand la mise sous tutelle a enfin lieu il est déjà trop tard pour éviter le massacre. Quand on réflechit à ce que ça donnerait à grande échelle, on comprend mieux la situation de la Grèce (et bientôt la notre ?  :o ).

n°22128797
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 06-04-2010 à 12:17:34  profilanswer
 

freeza01 a écrit :


 
Magnifique :love:
 
Tout ce qui compte au final, c'est que tout s'effondre :o
 
Je pariais sur une chute violente et une reconstruction sur les ruines, mais l'Europe a choisi la voie de l'agonie lente, douloureuse, avec accès de populisme et de racisme comme dernier élément fédérateur pour ne pas changer.


 
C'est effectivement un scénario plausible, le racisme n'étant que le symptôme, ainsi que le mode de survie, d'une économie de pénurie, gérée de façon malthusienne.

n°22128816
Betcour
Building better worlds
Posté le 06-04-2010 à 12:19:41  profilanswer
 

limonaire a écrit :

Ils ont cela dit raison de râler car la réforme de la taxe professionnelle, compensée par des subventions de l'Etat, revient à réduire l'autonomie fiscale des collectivités territoriales : c'est un mouvement de recentralisation en fait. Tant que les collectivités seront dépendantes du pouvoir central pour leurs recettes fiscales, cela ne favorisera pas leur responsabilité et entrainera la gabegie des dépenses. Des régions ayant des recettes propres (une TVA locale ou un IR local) et en concurrence fiscale avec d'autres régions, cela permettrait de vivifier la démocratie locale, d'empêcher la dérive des dépenses et de rapprocher la décision publique du citoyen.


La réforme de la taxe pro est mal faite, ça ne fait aucun doute (déjà on parlait de suppression, alors qu'en fait c'est plutôt une refonte totale... et quitte à se coltiner une polémique autant la supprimer totalement). Maintenant j'ai bon espoir qu'avec le temps on arrivera à rendre les régions obsolètes (sans moyens, sans compétences et abstention maximale) pour les supprimer et virer tous les élus qui vivent sur la bête au passage [:rhetorie du chaos]
 
Sinon j'aime bien le modèle fiscal fédéral américain : un IR national + un IR régional par dessus, libre a chaque état d'en fixer le montant. C'est équitable (progressif et indexé sur les revenus), compréhensible (contrairement aux impôts locaux) et simple à gérer (ça peut être collecté en une seule fois par le fisc)


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22128845
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 06-04-2010 à 12:22:35  profilanswer
 

zad38 a écrit :


Huhu. Mon père est maire d'un petit village, et des histoires de communes endettées pour 20 ans à cause de conneries/délires d'UN élu il en a un paquet. Et en général quand la mise sous tutelle a enfin lieu il est déjà trop tard pour éviter le massacre. Quand on réflechit à ce que ça donnerait à grande échelle, on comprend mieux la situation de la Grèce (et bientôt la notre ?  :o ).


 
D'où la nécessité de contre-pouvoirs pour contrôler le pouvoir : on en est loin... Sans ces contre-pouvoirs, la démocratie peut virer à l'impéritie, au populisme, à la démagogie...

n°22128902
Camelot2
Posté le 06-04-2010 à 12:29:30  profilanswer
 

freeza01 a écrit :


 
Magnifique :love:
 
Tout ce qui compte au final, c'est que tout s'effondre :o
 
Je pariais sur une chute violente et une reconstruction sur les ruines, mais l'Europe a choisi la voie de l'agonie lente, douloureuse, avec accès de populisme et de racisme comme dernier élément fédérateur pour ne pas changer.


 
T'inquiète Nostradamus, t'as encore droit à autant de prophéties que tu veux.
 
C'est l'avantage d'être un prédicateur...on ne rend de compte à personne, sinon à son créateur.
 

n°22129079
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 06-04-2010 à 12:50:38  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
T'inquiète Nostradamus, t'as encore droit à autant de prophéties que tu veux.
 
C'est l'avantage d'être un prédicateur...on ne rend de compte à personne, sinon à son créateur.
 


 
Certes...
 
Le fait est cependant que depuis 20 ans, l'Europe est scotchée à des taux de croissance de 1 à 2% en moyenne, quand le reste du monde croît au rythme de 5%. Avec en Europe, le problème lancinant du chômage, surtout dans l'Europe su sud. D'où un certain déclassement de l'Europe, et le développement des rancoeurs, des frustrations : la démocratie tourne à la démagogie de la distribution de privilièges, quand elle ne préfère manger dès aujourd'hui ses revenus de demain en finançant par de la dette des dépenses de consommation.  
 
 On a fait le choix d'une Europe des monopoles, des rentes, des privilèges, des barrières à l'entrée, des réglementations favorisant les insiders au détriment des outsiders. Il ne faut pas s'étonner ensuite que cela donne une société figée, une société d'exclusion, une société qui secrète de la frustration, voire de la violence, du racisme ou de la discrimination. Si on continue à ce rythme, on voyagera en deuxième classe alors qu'ici on était plutôt habitué à la première classe internationale. Dans une société où des politiques malthusiennes sont menées, le gâteau ne grossit plus, d'où une économie de la lutte des places, places que l'on a rendues artificiellement rares. Ce qui entraîne la peur légitime du voisin, qui est susceptible de piquer une place chèrement acquise.  
 
Il faudrait une prise de conscience et une nouvelle révolution de 1789, abolissant les privilèges que de trop nombreuses corporations ont arraché au fil du temps au pouvoir démocratique par du lobbying acharné. Mais comme nous (la majorité des insiders) faisons tous partie d'une corporation et bénéficions tous au moins d'un privilège, il sera difficile d'y parvenir par des voies démocratiques, à moins d'une nouvelle Nuit du 4 août, ou d'un coup d'Etat type 1958. Notre destin risque d'être celui de l'Amérique du Sud ou de l'Argentine : pronostic pas si aberrant quand on voit que le populisme a déjà gagné en Italie, et d'une certaine façon en France.  

n°22129232
Profil sup​primé
Posté le 06-04-2010 à 13:05:14  answer
 

Limonaire  :love:  
 
tu nous donnes (à nous gauchistes) une belle leçon d'objectivité, mais surtout de savoir remettre en question certaines certitudes.
 
respect  :jap:

n°22129279
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 06-04-2010 à 13:08:55  profilanswer
 


 
Merci pour l'ironie du compliment... :(  
 
 

n°22129378
Profil sup​primé
Posté le 06-04-2010 à 13:18:52  answer
 

limonaire a écrit :


 
Merci pour l'ironie du compliment... :(  


 
non ce n'est pas du tout ironique, au vu de tes derniers posts je le pense sincèrement, et je suis sûr que je ne suis pas le seul.
mais c'est peut être dure pour certains de le reconnaitre, quand on est obsédé par une idéologie, c'est triste car ça fait avancer le débat.

n°22129436
zad38
Posté le 06-04-2010 à 13:24:26  profilanswer
 

limonaire a écrit :

Certes...
 
Le fait est cependant que depuis 20 ans, l'Europe est scotchée à des taux de croissance de 1 à 2% en moyenne, quand le reste du monde croît au rythme de 5%. Avec en Europe, le problème lancinant du chômage, surtout dans l'Europe su sud. D'où un certain déclassement de l'Europe, et le développement des rancoeurs, des frustrations : la démocratie tourne à la démagogie de la distribution de privilièges, quand elle ne préfère manger dès aujourd'hui ses revenus de demain en finançant par de la dette des dépenses de consommation.  
 
 On a fait le choix d'une Europe des monopoles, des rentes, des privilèges, des barrières à l'entrée, des réglementations favorisant les insiders au détriment des outsiders. Il ne faut pas s'étonner ensuite que cela donne une société figée, une société d'exclusion, une société qui secrète de la frustration, voire de la violence, du racisme ou de la discrimination. Si on continue à ce rythme, on voyagera en deuxième classe alors qu'ici on était plutôt habitué à la première classe internationale. Dans une société où des politiques malthusiennes sont menées, le gâteau ne grossit plus, d'où une économie de la lutte des places, places que l'on a rendues artificiellement rares. Ce qui entraîne la peur légitime du voisin, qui est susceptible de piquer une place chèrement acquise.  
 
Il faudrait une prise de conscience et une nouvelle révolution de 1789, abolissant les privilèges que de trop nombreuses corporations ont arraché au fil du temps au pouvoir démocratique par du lobbying acharné. Mais comme nous (la majorité des insiders) faisons tous partie d'une corporation et bénéficions tous au moins d'un privilège, il sera difficile d'y parvenir par des voies démocratiques, à moins d'une nouvelle Nuit du 4 août, ou d'un coup d'Etat type 1958. Notre destin risque d'être celui de l'Amérique du Sud ou de l'Argentine : pronostic pas si aberrant quand on voit que le populisme a déjà gagné en Italie, et d'une certaine façon en France.


 [:implosion du tibia]  
T'as rien de prévu en 2012 ?  :D

n°22129538
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 06-04-2010 à 13:33:34  profilanswer
 


 
Merci alors. ;)  
 
Je crois vraiment que la gauche a été aveuglée par l'idéologie marxiste depuis trop d'années. Encore, une fois, la gauche existait avant Marx : tout ne sé rduit pas au matérialisme, fût-il historique, tout en se réduit pas au chiffre deux (le binarisme de la lutte des classes), etc. De façon générale :
- il faut cesser à gauche de voir la politique uniquement sous l'angle économique : l'homme n'est pas unidimensionnel, et la question politique ne se réduit pas à la réduction des inégalités monétaires et à la consommation. L'éducation, notamment populaire, la place du monde associatif, le rôle de la culture, la réalisation de soi, le pluralisme des parcours de vie, le vivre ensemble, se gouverner soi même, sont des questions tout aussi importantes.
- sur le plan économique (qui n'est qu'une partie de la question politique), il faut sortir par le haut, et non par le bas. Bref, arrêter de croire que l'économie est à somme nulle, et de penser qu'on ne peut enrichir Paul qu'en prenant à Pierre, alors que Paul et Pierre peuvent s'enrichir tous les deux. La redistribution est nécessaire, mais ce n'est pas elle qui sur le long terme améliore la situation de tous.
- toujours sur le plan économique : il relève du temps long (songeons aux investissements, à l'épargne, à l'accumulation du capital : cela ne se fait pas en un an) alors que le cycle électoral contraint au court terme. Dès lors, telle mesure est abandonnée avant même qu'elle ait eu le temps de porter ses fruits. C'est un vrai problème en démocratie.
 
Tout ça est bien général, j'en ai conscience, mais ce sont des boussoles qu'il faut garder à l'esprit.
 
 
 

n°22129562
Camelot2
Posté le 06-04-2010 à 13:35:53  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Certes...
 
Le fait est cependant que depuis 20 ans, l'Europe est scotchée à des taux de croissance de 1 à 2% en moyenne, quand le reste du monde croît au rythme de 5%. Avec en Europe, le problème lancinant du chômage, surtout dans l'Europe su sud. D'où un certain déclassement de l'Europe, et le développement des rancoeurs, des frustrations : la démocratie tourne à la démagogie de la distribution de privilièges, quand elle ne préfère manger dès aujourd'hui ses revenus de demain en finançant par de la dette des dépenses de consommation.  
 
 On a fait le choix d'une Europe des monopoles, des rentes, des privilèges, des barrières à l'entrée, des réglementations favorisant les insiders au détriment des outsiders. Il ne faut pas s'étonner ensuite que cela donne une société figée, une société d'exclusion, une société qui secrète de la frustration, voire de la violence, du racisme ou de la discrimination. Si on continue à ce rythme, on voyagera en deuxième classe alors qu'ici on était plutôt habitué à la première classe internationale. Dans une société où des politiques malthusiennes sont menées, le gâteau ne grossit plus, d'où une économie de la lutte des places, places que l'on a rendues artificiellement rares. Ce qui entraîne la peur légitime du voisin, qui est susceptible de piquer une place chèrement acquise.  
 
Il faudrait une prise de conscience et une nouvelle révolution de 1789, abolissant les privilèges que de trop nombreuses corporations ont arraché au fil du temps au pouvoir démocratique par du lobbying acharné. Mais comme nous (la majorité des insiders) faisons tous partie d'une corporation et bénéficions tous au moins d'un privilège, il sera difficile d'y parvenir par des voies démocratiques, à moins d'une nouvelle Nuit du 4 août, ou d'un coup d'Etat type 1958. Notre destin risque d'être celui de l'Amérique du Sud ou de l'Argentine : pronostic pas si aberrant quand on voit que le populisme a déjà gagné en Italie, et d'une certaine façon en France.  


 
Bon...déjà...L'europe...c'est quoi?
 
Tu parles de l'UE ou des pays européens? De quels pays européens? Tu inclus les pays nordiques?
 
Analyser l'Europe comme un espèce de "tout" alors qu'on est parfaitement incapable d'harmoniser la fiscalité ou les politiques industrielles, c'est assez paradoxal. En fait, si tu remplaces l'Europe par "La France" dans ton discours, j'acquiesce fortement.
 

n°22129637
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 06-04-2010 à 13:42:35  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Bon...déjà...L'europe...c'est quoi?
 
Tu parles de l'UE ou des pays européens? De quels pays européens? Tu inclus les pays nordiques?
 
Analyser l'Europe comme un espèce de "tout" alors qu'on est parfaitement incapable d'harmoniser la fiscalité ou les politiques industrielles, c'est assez paradoxal. En fait, si tu remplaces l'Europe par "La France" dans ton discours, j'acquiesce fortement.
 


 
L'Europe, ce sont les pays de l'Union européenne, mais sans pour autant faire porter le chapeau à Bruxelles. La stagnation de l'Europe, c'est plutôt le fait de vieux Etats européens qui empilent les lois, les taxes, les réglementations, d'où une complexité, une lourdeur qui rend impossible la réussite pour un outsider, quelqu'un qui n'est pas héritier ou initié : typiquement le sans diplôme, l'immigré, ou le bac+2 déclassé du tertiaire.  

n°22129872
Vaulti
Démocratie participative?
Posté le 06-04-2010 à 14:05:05  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
L'Europe, ce sont les pays de l'Union européenne, mais sans pour autant faire porter le chapeau à Bruxelles. La stagnation de l'Europe, c'est plutôt le fait de vieux Etats européens qui empilent les lois, les taxes, les réglementations, d'où une complexité, une lourdeur qui rend impossible la réussite pour un outsider, quelqu'un qui n'est pas héritier ou initié : typiquement le sans diplôme, l'immigré, ou le bac+2 déclassé du tertiaire.  


Il est clair qu'à long terme, c'est une cocotte minute qui va finir par exploser. Le vote extrème est effectivement un effet secondaire.
Ce que tu décris dans ton post, c'est l'ascenseur social...en panne. Un concept de gauche.

Message cité 1 fois
Message édité par Vaulti le 06-04-2010 à 14:06:41

---------------
Tu l'as voulu, tu l'as eu...
n°22129897
luckynick
esclave de chat
Posté le 06-04-2010 à 14:06:53  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Ils ont cela dit raison de râler car la réforme de la taxe professionnelle, compensée par des subventions de l'Etat, revient à réduire l'autonomie fiscale des collectivités territoriales : c'est un mouvement de recentralisation en fait. Tant que les collectivités seront dépendantes du pouvoir central pour leurs recettes fiscales, cela ne favorisera pas leur responsabilité et entrainera la gabegie des dépenses. Des régions ayant des recettes propres (une TVA locale ou un IR local) et en concurrence fiscale avec d'autres régions, cela permettrait de vivifier la démocratie locale, d'empêcher la dérive des dépenses et de rapprocher la décision publique du citoyen.
 


 
pas con ça, un genre de système fédéral en quelque sorte, mais bon faut pas réver, on verra pas ça en France de si tôt, trop jacobin comme pays.


---------------
In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°22129964
luckynick
esclave de chat
Posté le 06-04-2010 à 14:12:25  profilanswer
 

Betcour a écrit :


La réforme de la taxe pro est mal faite, ça ne fait aucun doute (déjà on parlait de suppression, alors qu'en fait c'est plutôt une refonte totale... et quitte à se coltiner une polémique autant la supprimer totalement). Maintenant j'ai bon espoir qu'avec le temps on arrivera à rendre les régions obsolètes (sans moyens, sans compétences et abstention maximale) pour les supprimer et virer tous les élus qui vivent sur la bête au passage [:rhetorie du chaos]
 
Sinon j'aime bien le modèle fiscal fédéral américain : un IR national + un IR régional par dessus, libre a chaque état d'en fixer le montant. C'est équitable (progressif et indexé sur les revenus), compréhensible (contrairement aux impôts locaux) et simple à gérer (ça peut être collecté en une seule fois par le fisc)


 
IMHO il y a un niveau régional de trop régions ou département/cantons dan notre pays, par contre je ne suis pas pour supprimer les deux, il y a des synergies sur des projets locaux pour lesquelles une coordination locale est requise, sans parler du fait que, si on supprime les régions et les départements, il faudrait redistribuer tout ce qui en dépendait au niveau ville/mairie ou état.


---------------
In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°22130004
luckynick
esclave de chat
Posté le 06-04-2010 à 14:16:05  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
D'où la nécessité de contre-pouvoirs pour contrôler le pouvoir : on en est loin... Sans ces contre-pouvoirs, la démocratie peut virer à l'impéritie, au populisme, à la démagogie...


 
en France les contres-pouvoir sont au ordres (ou quasiment au ordres), ou alors détenus par les copains (médias en particulier)


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In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°22130093
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 06-04-2010 à 14:23:16  profilanswer
 

Vaulti a écrit :


Il est clair qu'à long terme, c'est une cocotte minute qui va finir par exploser. Le vote extrème est effectivement un effet secondaire.
Ce que tu décris dans ton post, c'est l'ascenseur social...en panne. Un concept de gauche.


 
Ascenseur social grippé parce que :
- trop de corporations fermées : fonction publique, pharmaciens, taxis, notaires, médecins, professions protégées par un diplôme ou un concours qui sont autant de barrières à l'entrée
- trop de réglementations : par exemple sur le logement, on en a déjà parlé ici mais j'ai découvert récemment aussi qu'ouvrir un gîte pour héberger des touristes était très compliqué et coûteux, pour de bonnes raisons certes (sécurité, hygiène) et aussi de moins bonnes, (le lobbying des hôteliers). Résultat : les 2/3 des chambres d'hôte ne sont pas déclarées.
- le SMIC qui a progressé trop vite est une barrière à l'embauche : un SMIC plus faible permettrait d'insérer mieux jeunes et sans diplôme, sachant qu'on y resterait moins longtemps, puisqu'on restaurerait une vraie échelle des salaires.
- les prélèvements obligatoires trop élevées et inefficaces. Par exemple, l'IR doit représenter seulement 7% du PIB (et je compte large). Pourquoi construire une telle usine à gaz avec des taux marginaux montant à 40%, si l'objectif est de prélever uniquement 7% de la moyenne des revenus. 40%, c'est désincitatif pour celui qui ne vit que de son travail, qui n'est pas propriétaire et qui n'est pas un héritier : il devient alors impossible de s'élever socialement. On pourrait imaginer deux tranches, l'une à 10%, l'autre à 20%, avec quasiment aucune niche : on prélèverait les mêmes recettes fiscales, voire plus, car l'effet désincitatif aurait disparu.
- l'endettement public ponctionne l'épargne disponible, au profit de dépenses de fonctionnement de l'Etat, qui ne prépare pas l'avenir, et au détriment des fonds propres des entreprises. Or, ce sont ces fond propres qui permettent aux entreprises de financer le "fonds des salaires" (Ricardo) et donc d'avoir plus de salariés en CDI.
 
Et je pourrais continuer longtemps...

n°22130196
luckynick
esclave de chat
Posté le 06-04-2010 à 14:31:59  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Ascenseur social grippé parce que :
- trop de corporations fermées : fonction publique, pharmaciens, taxis, notaires, médecins, professions protégées par un diplôme ou un concours qui sont autant de barrières à l'entrée


 
Tu as oublié les plus importants : le népotisme et le racisme ordinaire
 

limonaire a écrit :


- le SMIC qui a progressé trop vite est une barrière à l'embauche : un SMIC plus faible permettrait d'insérer mieux jeunes et sans diplôme, sachant qu'on y resterait moins longtemps, puisqu'on restaurerait une vraie échelle des salaires.


 
D'où les difficultés des jeunes pousse a passer le cap de l'embauche, mais par contre ça n'empêche pas de se lancer seul
 

limonaire a écrit :


- l'endettement public ponctionne l'épargne disponible, au profit de dépenses de fonctionnement de l'Etat, qui ne prépare pas l'avenir, et au détriment des fonds propres des entreprises. Or, ce sont ces fond propres qui permettent aux entreprises de financer le "fonds des salaires" (Ricardo) et donc d'avoir plus de salariés en CDI.


 
Là attention, le manque de fonds propres pour les entreprises et son implication immédiate, le manque d'investissement, n'est pas seulement imputable à l'état mais aussi, à mon avis aux exigences de dividendes des actionnaires et aux spéculations court-termistes douteuses faites avec les benef.
 

limonaire a écrit :


Et je pourrais continuer longtemps...


 
ne t'en prive pas  :jap:  


---------------
In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°22130392
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 06-04-2010 à 14:45:01  profilanswer
 

luckynick a écrit :


 
Tu as oublié les plus importants : le népotisme et le racisme ordinaire
 


 

luckynick a écrit :


 
D'où les difficultés des jeunes pousse a passer le cap de l'embauche, mais par contre ça n'empêche pas de se lancer seul
 


 

luckynick a écrit :


 
Là attention, le manque de fonds propres pour les entreprises et son implication immédiate, le manque d'investissement, n'est pas seulement imputable à l'état mais aussi, à mon avis aux exigences de dividendes des actionnaires et aux spéculations court-termistes douteuses faites avec les benef.
 


 

luckynick a écrit :


 
ne t'en prive pas  :jap:  


 
Juste sur le racisme : il est d'une certaine façon naturel, la peur de l'Autre, de l'étranger étant très humaine. D'où la tendance à se regrouper entre gens qui nous ressemblent (aussi bien culturellement, ethniquement que socialement d'ailleurs). C'est pourquoi il faut lutter contre, notamment par l'éducation. Mais ce racisme ou cette xénophobie se développent d'autant plus que la société est malthusienne. Si l'on était en situation de plein emploi, le racisme reculerait grandement (il ne disparaîtrait pas certes, mais deviendrait résiduel, secondaire). Mais quand il y a 100 personnes faisant la queue pour 40 places, ou 40 logements, il est humain pour le bailleur ou l'employeur de discriminer, et parfois sur de "mauvais" critères. Mais c'est moins le bailleur ou l'employeur qu'il faut alors incriminer que l'organisation de l'économie qui crée cette pénurie d'emplois ou de logements. Il ne faut pas se tromper de cible.

n°22130445
Camelot2
Posté le 06-04-2010 à 14:49:44  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
L'Europe, ce sont les pays de l'Union européenne, mais sans pour autant faire porter le chapeau à Bruxelles. La stagnation de l'Europe, c'est plutôt le fait de vieux Etats européens qui empilent les lois, les taxes, les réglementations, d'où une complexité, une lourdeur qui rend impossible la réussite pour un outsider, quelqu'un qui n'est pas héritier ou initié : typiquement le sans diplôme, l'immigré, ou le bac+2 déclassé du tertiaire.  


 
Ce qui provoque l'empilement des lois/taxes/réglementations, c'est l'absence de coordination au niveau européen sur bien des domaines. Au lieu d'avoir un seul niveau (européen), on se retrouve avec une législation fragmentée et parfois contradictoire entre pays.
 
C'est d'ailleurs un des points du rapport "Larosière" sur les origines de la crise: les autorités de régulation sont morcelées et ne coordonnent pas leurs efforts. Et c'est d'ailleurs l'orientation prise, dans la douleur, par l'initiative Solvency II et Bâle III dans le futur (du moins, il faut l'espérer).
 
Malheureusement, le G20 s'est planté en beauté au niveau de la régulation financière et l'empilement de lois et directives en tout genre à encore de beaux jours devant lui.
 
Tout ceci pour en revenir à mon propos de départ:
-considérer l'UE comme un tout global n'est pas une approche suffisante au vu de la situation réglementaire actuelle.
 
Le véritable paradoxe de cette crise est qu'elle risque d'aboutir à aggraver encore le manque de coordination dans l'UE, chaque Etat se considérant comme une forteresse que la situation des autres ne peut impacter.
L'exemple de la Grèce est, à ce niveau, d'une furieuse actualité.
 

n°22130493
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 06-04-2010 à 14:52:52  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Ce qui provoque l'empilement des lois/taxes/réglementations, c'est l'absence de coordination au niveau européen sur bien des domaines. Au lieu d'avoir un seul niveau (européen), on se retrouve avec une législation fragmentée et parfois contradictoire entre pays.
 
C'est d'ailleurs un des points du rapport "Larosière" sur les origines de la crise: les autorités de régulation sont morcelées et ne coordonnent pas leurs efforts. Et c'est d'ailleurs l'orientation prise, dans la douleur, par l'initiative Solvency II et Bâle III dans le futur (du moins, il faut l'espérer).
 
Malheureusement, le G20 s'est planté en beauté au niveau de la régulation financière et l'empilement de lois et directives en tout genre à encore de beaux jours devant lui.
 
Tout ceci pour en revenir à mon propos de départ:
-considérer l'UE comme un tout global n'est pas une approche suffisante au vu de la situation réglementaire actuelle.
 
Le véritable paradoxe de cette crise est qu'elle risque d'aboutir à aggraver encore le manque de coordination dans l'UE, chaque Etat se considérant comme une forteresse que la situation des autres ne peut impacter.
L'exemple de la Grèce est, à ce niveau, d'une furieuse actualité.
 


 
Oui, peut-être... Je me méfie pourtant de ce discours sur le manque de réglementation au niveau européen. Il risque de créer un nouvel interventionisme de plus, et sans contrôle démocratique ou contre-pouvoirs.
 
Mais ce discours est à la mode...
 
 

n°22130622
Betcour
Building better worlds
Posté le 06-04-2010 à 15:04:06  profilanswer
 

luckynick a écrit :

IMHO il y a un niveau régional de trop régions ou département/cantons dan notre pays, par contre je ne suis pas pour supprimer les deux, il y a des synergies sur des projets locaux pour lesquelles une coordination locale est requise, sans parler du fait que, si on supprime les régions et les départements, il faudrait redistribuer tout ce qui en dépendait au niveau ville/mairie ou état.


Je suis d'accord, il y a une place pour une entité intermédiaire entre l'état et les communes. En revanche y'en as pas pour 2, donc il va falloir fusionner régions et département. Ce qui implique de se mettre à dos les élus locaux de tout bord politique qui vivent de ce fromage : pas une mince affaire.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22130647
Camelot2
Posté le 06-04-2010 à 15:05:41  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Oui, peut-être... Je me méfie pourtant de ce discours sur le manque de réglementation au niveau européen. Il risque de créer un nouvel interventionisme de plus, et sans contrôle démocratique ou contre-pouvoirs.
 
Mais ce discours est à la mode...
 
 


 
A la mode?
Va dire ça au G20...
 

n°22130681
Betcour
Building better worlds
Posté le 06-04-2010 à 15:09:18  profilanswer
 

luckynick a écrit :

Là attention, le manque de fonds propres pour les entreprises et son implication immédiate, le manque d'investissement, n'est pas seulement imputable à l'état mais aussi, à mon avis aux exigences de dividendes des actionnaires et aux spéculations court-termistes douteuses faites avec les benef.


Les exigences des actionnaires n'ont jamais changées depuis que le concept existe : faire du pognon. L'idée que avant 1990 les actionnaires dormaient pépère en ne surveillant pas leur investissement et en exigeant pas des profits est absurde (et infirmée par la lecture de n'importe quel bouquin d'investissement publié après guerre)


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22131042
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 06-04-2010 à 15:41:33  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Les exigences des actionnaires n'ont jamais changées depuis que le concept existe : faire du pognon. L'idée que avant 1990 les actionnaires dormaient pépère en ne surveillant pas leur investissement et en exigeant pas des profits est absurde (et infirmée par la lecture de n'importe quel bouquin d'investissement publié après guerre)


 
Mais ils te répondraient que ce n'est pas une question de personnes, mais d'institutions, de système, de règles du jeu. Est-ce que les règles du jeu actuel ne favorisent pas le capital, si bien que la part des dividendes explosent, au détriment des salaires ? Je résume grossièrement, mais c'est un peu leur thèse...

n°22131129
Camelot2
Posté le 06-04-2010 à 15:48:41  profilanswer
 

Attention, les vieux arrivent... :o  
 
 

Citation :

La dette des pays industrialisés est plus importante que ce qui apparaît dans les statistiques officielles puisque les dépenses pour combler les coûts d'une population vieillissante vont l'alourdir, affirme une étude de la Banque des règlements internationaux (BRI).
(...)
 
Ils soulignent notamment que la plupart des déficits et dettes publics sont de nature structurelle plutôt que cyclique et qu'ils ne s'amélioreront donc pas avec la reprise.


 
http://www.lalibre.be/economie/act [...] ement.html

n°22131312
zad38
Posté le 06-04-2010 à 16:00:35  profilanswer
 

En parlant de vieux, le sujet des retraites est tombé pendant le repas de famille de Pâques, on a bien rigolé  [:zero pm]  
Chez moi le constat est sans appel : 90% des baby-boomer sont complètement à l'ouest et prennent très à la légère le poids que va représenter leur retraite sur leurs enfants, sans même parler de la crise ou de la bulle immo.
J'ai du ressembler à zmed quelques minutes d'ailleurs, genre  :pfff:  :pfff:  :pfff:  :fou:  :fou:  :fou: ( :o ).

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