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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°21954364
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 21-03-2010 à 19:59:27  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Gueux76 a écrit :


Bof, vu les niveaux d'endettements des Etats, l'inflation arrangera tout le monde, alors la remontée des taux... Mais ça n'est pas le sujet, je parle du lien entre le taux bas de la FED et les subprimes et je dis qu'il est loin d'être évident et qu'il n'est en tout cas pas déterminant, ni le plus influent.  
 

Citation :


(Pour le reste j'ai du mal à te suivre. Si l'épargne n'a pas augmenté, comment les banques peuvent-elles recourir à l'effet de levier que tu décris sans création monétaire ? et cette création monétaire, la banque centrale n'est-elle pas là pour la valider ?  


On va arrêter de parler de création monétaire et de dettes alors. A capital constant (donc sans aucune création monétaire), elles ont alloué une partie croissante de leur bilan à des actifs reposant sur de l'immobilier américain. En clair, elles ont laissé tomber les tomates parce qu'elles ont préféré des champignons toxiques qui étaient plus rentables. (et la seule responsabilité de la FED la-dedans c'est plutôt de ne jamais rien avoir fait).
 
 
Mais c'est normal que ça soit trop long de répondre, tu balances le mainstream de l'école libérale sans aucun recul alors que la crise financière vient de foutre en l'air 30 ans de croyance en l'autorégulation... donc oui c'est fortement critiquable.


 
Je suis en total désaccord. Cette crise est typiquement une crise telle qu'elle est décrite dans la théorie autrichienne du cycle. Pour reprendre ta métaphore, elles n'auraient pas pu acheter autant de champignons toxiques sans création monétaire : la bulle aurait été limitée, la crise et la récession aussi. La création monétaire est le carburant indispensable pour que l'incendie s'auto-entretienne.
 
Le marché génère des crises et du cycle : l'auto-régulation ne signifie pas que tout soit linéaire : chaque jour, des entrepreneurs font des mauvais choix, accumulent du capital qui se révèlent improductifs. Seulement, si l'Etat n'intervient pas, ces cycles sont lissés ; l'Etat en intervenant a tendance à accentuer les variations du cycles. Il fausse les indicateurs de rareté en empêchent  les prix de s'ajuster à leur niveau "naturel", et trompe ainsi les agents, qui font les mauvais choix.
 
La monnaie et la finance sont les sphères les plus régulées de l'activité économique : et on veut nous faire croire que, quand une crise survient, c'est la faute du marché. Il faut des salles entières pour stocker toute la réglementation bancaire américaine...
 
Je crois plutôt que c'est toi qui fait dans le main stream, en nous ressassant la faillite du marché et la nécessité d'une régulation, la nécessité d'une gouvernance mondiale, la nécessité d'une relance concertée. C'est typiquement ce qu'on lit ad nauseam dans les journées. On peut critiquer mon point de vue : mais  laissez moi la coquetterie de défendre un point de vue minoritaire. Le point de vue majoritaire, c'est le vôtre.

mood
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Posté le 21-03-2010 à 19:59:27  profilanswer
 

n°21954375
moonboots
Posté le 21-03-2010 à 20:00:02  profilanswer
 

zad38 a écrit :


D'une part on vit mieux aujourd'hui, d'autre part la croissance de l'époque n'était pas due à la création monétaire par l'Etat mais au contexte favorable (reconstruction) qui s'est terminé avec les chocs pétroliers.


 :D    n'importe quoi

n°21954492
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 21-03-2010 à 20:08:14  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Il me semble que ce n'est pas si catégorique et que la réglementation n'est plus un ratio de Cooke classique mais une modulation en fonction du risque des actifs pour calculer la VaR.


 
Oui, par rapport à Cooke, Bale2 module selon le risque des actifs. Une fois pondéré, c'est 8%. C'est même 0% si on détient que des obligations publiques AAA. C'est dingue, quand on y pense... Et on s'étonne de la fragilité du système financier, alors que la réglementation encourage cette fragilité.

n°21954523
zad38
Posté le 21-03-2010 à 20:09:48  profilanswer
 

moonboots a écrit :

:D    n'importe quoi


Je sais pas s'il y a un épisode d'Il était une fois l'Homme sur le sujet, ça aurait été pas mal pour commencer à t'instruire.

n°21954540
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 21-03-2010 à 20:11:15  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
Si "Bâle II" n'existait pas, à combien serait le % de fonds propres détenu par les banques ? 5% ?? 3% ???
 
Sinon, ok pour le reste, mais avec un bémol car je ne pense pas qu'on puisse "se passer" de banque centrale... est-ce qu'il existe un seul pays de l'OCDE qui ne possède pas de banque centrale ? Est-ce qu'il existe un seul exemple actuel de fonctionnement d'un état sans banque centrale ?
 
Merci pour la précision entre "change-or" et "étalon-or", je pensais que la conversion complète "1 USD = 1,5 g d'or" n'avait été modifiée qu'à partir de 1933, précisément pour limiter la disparition des réserves US d'or, tout le monde choisissant de convertir ses $ en or...


 
1) S'il n'y avait pas de prêteur en dernier ressort, on peut penser que les fonds propres seraient plus élevés. Les banques seraient responsabilisées et tenteraient de se renforcer pour éviter une éventuelle faillite. Les expériences de banque libre dans le passé l'ont montré
 
2) le monde peut fonctionner sans BC : le Canada n'en a une que depuis les années 30 par exemple.  

n°21954583
Profil sup​primé
Posté le 21-03-2010 à 20:13:52  answer
 

zad38 a écrit :


D'une part on vit mieux aujourd'hui, d'autre part la croissance de l'époque n'était pas due à la création monétaire par l'Etat mais au contexte favorable (reconstruction) qui s'est terminé avec les chocs pétroliers.

 

de tout manière tu racontes n'importe koi . Pourquoi emprunter a la BCE serait plus néfaste qu'emprunter aux banques privées.  :heink:  :heink:

 

Vas y explique  :o

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 21-03-2010 à 20:15:09
n°21954587
moonboots
Posté le 21-03-2010 à 20:14:00  profilanswer
 

zad38 a écrit :


Je sais pas s'il y a un épisode d'Il était une fois l'Homme sur le sujet, ça aurait été pas mal pour commencer à t'instruire.


arrête de mépriser tes interlocuteurs stp,  je sais que c'est une idée qui circule mais ce que tu dis ne repose sur rien de sérieux, je suis même étonné que tu puisses sortir un truc pareil

n°21954665
Camelot2
Posté le 21-03-2010 à 20:19:21  profilanswer
 

Citation :

la finance sont les sphères les plus régulées de l'activité économique


 
J'ai ri.  :D  
 
 
 

n°21954774
zad38
Posté le 21-03-2010 à 20:26:49  profilanswer
 


inflation toussa, déjà expliqué 10447339 fois  [:wanobi le vrai]

moonboots a écrit :

arrête de mépriser tes interlocuteurs stp,  je sais que c'est une idée qui circule mais ce que tu dis ne repose sur rien de sérieux, je suis même étonné que tu puisses sortir un truc pareil


La seconde guerre mondiale, le plan Marshal sont probablement des mythes inventés pour justifier le libéralisme, en effet  :o

Message cité 2 fois
Message édité par zad38 le 21-03-2010 à 20:27:19
n°21954821
moonboots
Posté le 21-03-2010 à 20:30:08  profilanswer
 

zad38 a écrit :

La seconde guerre mondiale, le plan Marshal sont probablement des mythes inventés pour justifier le libéralisme, en effet  :o


qui parle de libéralisme ? tu dis que la prospérité des 30 glorieuses a été possible grâce à la reconstruction, ça ne veut rien dire, c'est tout

mood
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Posté le 21-03-2010 à 20:30:08  profilanswer
 

n°21954886
Profil sup​primé
Posté le 21-03-2010 à 20:35:30  answer
 

zad38 a écrit :


inflation toussa, déjà expliqué 10447339 fois  [:wanobi le vrai]  


 

zad38 a écrit :


La seconde guerre mondiale, le plan Marshal sont probablement des mythes inventés pour justifier le libéralisme, en effet  :o


 
ben vas y, fait nous tomber l'inflation d'avant 73 . Tiens je te donne un coup de main, ma générosité me perdra  :o  
 

Citation :

Quand à l’inflation des années 50, je déduis des données de « déflation par l'indice général des prix à la consommation » de l’INSEE que :
- l’inflation entre 1950 et 1959 à suivi annuellement les taux suivants 9,4 / 16,4 / 12,3 / -1,7 / 0,0 / 0,9 / 4,5 / 2,8 / 15,1 / 6,9
- l’inflation entre 1960 et 1972 à suivi annuellement les taux suivants, très « raisonnables » 3,2 / 3,3 / 4,8 / 4,8 / 3,4 / 2,5 / 2,7 / 2,7 / 4,5 / 6,4 / 5,2 / 5,7 / 6,2 /
 
Je remarque également qu’à partir de 1973, ces taux augmentent rapidement (près de 14% en 1974) et restent au dessus de 8% jusqu’en 1984 … oh, je sais, la «première crise pétrolière… » … Je ne crois donc pas que votre justification « Mais ce serait ouvrir les bras au retour à l'inflation des années 1950 » soit la bonne.
 
Avec mes salutatons distinguées


http://vge-europe.eu/index.php?pos [...] E#comments
 
et puis prendre l'exemple d'un état en guerre pour justifier tes non arguments, c'est niakniak  :pt1cable:  :pt1cable:

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 21-03-2010 à 20:39:40
n°21954912
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 21-03-2010 à 20:37:15  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Fitoussi n'est pas nul : il est keynésien, çàd qu'il croit en une théorie fausse. Et il a été mon professeur : je le connais bien.  
 
Allais me paraît plus intéressant.


Ecofi ou Ecole Doctorale ?

n°21954955
zad38
Posté le 21-03-2010 à 20:39:43  profilanswer
 

moonboots a écrit :

qui parle de libéralisme ? tu dis que la prospérité des 30 glorieuses a été possible grâce à la reconstruction, ça ne veut rien dire, c'est tout


C'était du à quoi alors selon toi ?  :o  
 
On peut en effet constater que l'inflation est bien plus grande qu'aujourd'hui, merci  :o

n°21954987
moonboots
Posté le 21-03-2010 à 20:42:03  profilanswer
 

zad38 a écrit :


C'était du à quoi alors selon toi ?  :o


on en a déjà moult fois parlé, mais certainement pas à la guerre et à la reconstruction, si tu veux tuer la prospérité je ne connais pas mieux

n°21954997
Profil sup​primé
Posté le 21-03-2010 à 20:42:56  answer
 

zad38 a écrit :


C'était du à quoi alors selon toi ?  :o

 
zad38 a écrit :


On peut en effet constater que l'inflation est bien plus grande qu'aujourd'hui, merci  :o

 

t'es sérieux là  [:prozac]

 

on a tellement diminué l'inflation qu'on est rentré en récession  [:bledi51]
 

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 21-03-2010 à 21:00:25
n°21955080
zad38
Posté le 21-03-2010 à 20:49:25  profilanswer
 


Pas mal celle-là, on dirait du poilagratter.

n°21955124
Badcow
Posté le 21-03-2010 à 20:52:40  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Les gens choisiraient la monnaie acceptée par le plus de monde, car la qualité première d'une monnaie, c'est sa liquidité.
 
Un peu comme les gens préfèrent Windows à Mac, en partie parce que tout le monde ou presque a Windows : ça facilite les échanges de fichiers ou de logiciels sans poser de problème de compatibilité


 
Donc le gens continueraient d'utiliser les euros de la banque centrale ? Quel serait l'intérêt au final, à part risquer une perte de confiance énorme ?


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°21955219
Profil sup​primé
Posté le 21-03-2010 à 20:59:08  answer
 

limonaire a écrit :

 

Les gens choisiraient la monnaie acceptée par le plus de monde, car la qualité première d'une monnaie, c'est sa liquidité.

 

Un peu comme les gens préfèrent Windows à Mac, en partie parce que tout le monde ou presque a Windows : ça facilite les échanges de fichiers ou de logiciels sans poser de problème de compatibilité

 

sa liquidité a koi  :??:

 

la seule qualité d'une monnaie c'est la confiance qu'on a en elle. Que le peuple se défie de sa monnaie et cette monnaie coule.

 
Citation :

Une monnaie se caractérise par la confiance qu’ont ses utilisateurs dans la persistance de sa valeur et de sa capacité à servir de moyen d'échange. Elle a donc des dimensions sociales, politiques, psychologiques, juridiques et économiques.

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 21-03-2010 à 21:01:23
n°21955294
le_noob
Posté le 21-03-2010 à 21:03:30  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Fitoussi n'est pas nul : il est keynésien, çàd qu'il croit en une théorie fausse. Et il a été mon professeur : je le connais bien.  
 
Allais me paraît plus intéressant.


Parce que toi tu ne crois pas en une théorie fausse  :lol:  
 
Et puis en économie il n'y a pas vraiment de théorie mais des dogmes  :sarcastic:

n°21955343
Gueux76
Posté le 21-03-2010 à 21:06:06  profilanswer
 

limonaire a écrit :


Citation :

On va arrêter de parler de création monétaire et de dettes alors. A capital constant (donc sans aucune création monétaire), elles ont alloué une partie croissante de leur bilan à des actifs reposant sur de l'immobilier américain. En clair, elles ont laissé tomber les tomates parce qu'elles ont préféré des champignons toxiques qui étaient plus rentables. (et la seule responsabilité de la FED la-dedans c'est plutôt de ne jamais rien avoir fait).
 
 
Mais c'est normal que ça soit trop long de répondre, tu balances le mainstream de l'école libérale sans aucun recul alors que la crise financière vient de foutre en l'air 30 ans de croyance en l'autorégulation... donc oui c'est fortement critiquable.


 
Je suis en total désaccord. Cette crise est typiquement une crise telle qu'elle est décrite dans la théorie autrichienne du cycle. Pour reprendre ta métaphore, elles n'auraient pas pu acheter autant de champignons toxiques sans création monétaire : la bulle aurait été limitée, la crise et la récession aussi. La création monétaire est le carburant indispensable pour que l'incendie s'auto-entretienne.


 
Bah je veux bien que tu m'expliques en quoi le grand n'importe autour de la titrisation, des CDO et des CDS par exemple est une crise décrite par l'école autrichienne...  
Prenons AIG, en quoi leurs milliards d'engagement de CDS ont quelque chose à voir avec les taux bas de la FED ou une quelconque création monétaire ? (un CDS ne nécessitant aucun apport en capital initial)
Mais bien sur que si qu'elles auraient pu, ça ne change rien au fond du problème qui est qu'elles ont fait n'importe quoi et ont pris des risques inconsidérés alors qu'elles étaient supposées agir rationnellement.  
 

Citation :


Le marché génère des crises et du cycle : l'auto-régulation ne signifie pas que tout soit linéaire : chaque jour, des entrepreneurs font des mauvais choix, accumulent du capital qui se révèlent improductifs. Seulement, si l'Etat n'intervient pas, ces cycles sont lissés ; l'Etat en intervenant a tendance à accentuer les variations du cycles. Il fausse les indicateurs de rareté en empêchent  les prix de s'ajuster à leur niveau "naturel", et trompe ainsi les agents, qui font les mauvais choix.


Non mais c'est juste faux hein, l'intervention de l'Etat dans l'économie peut lisser les cycles économiques comme les amplifier, ça dépend, il n'y a pas de vérité. J'aimerais bien d'ailleurs que tu me définisses ce qu'est un prix naturel parce que personne ne le sait. Tu penses sérieusement que c'est à cause de l'Etat que les investisseurs ont acheté en masse des CDO issus des subprimes ? C'est à cause de l'Etat qu'on a pricé ça de manière foutrement imprécise, qu'on a balancé dans des paradis fiscaux, complexifié à mort le machin pour le revendre sous l'appelation AAA à des investisseurs alors que ça ne correspondait même pas aux mêmes risques que du AAA sur obligation ? C'est à cause de l'Etat que les banques ont pris des engagements faramineux en hors bilan ? C'est à cause de l'Etat qu'il n'y a aucune transparence dans le système financier et qu'on ne sache plus qui a quoi ? C'est à cause de l'Etat que le marché interbancaire s'est crashé ?  
 
L'ensemble des mécanismes de déclenchement de la crise montrent l'irrationalité des acteurs économiques et on arrive encore à nous présenter l'autorégulation comme la solution miracle à tous les problèmes...  
 

Citation :

La monnaie et la finance sont les sphères les plus régulées de l'activité économique : et on veut nous faire croire que, quand une crise survient, c'est la faute du marché. Il faut des salles entières pour stocker toute la réglementation bancaire américaine...


J'ai ri aussi.  
 
Tout ce qui est off-balance sheet, marché OTC, produits dérivés, paradis fiscaux n'a jamais été régulés. La FED s'est même opposée à toute régulation arguant que les acteurs s'autorégulaient très bien tout seuls. On a vu le résultat.  :o  
 

Citation :


Je crois plutôt que c'est toi qui fait dans le main stream, en nous ressassant la faillite du marché et la nécessité d'une régulation, la nécessité d'une gouvernance mondiale, la nécessité d'une relance concertée. C'est typiquement ce qu'on lit ad nauseam dans les journées. On peut critiquer mon point de vue : mais  laissez moi la coquetterie de défendre un point de vue minoritaire. Le point de vue majoritaire, c'est le vôtre.


J'ai parlé de mainstream libéral. J'ai juste parlé de faillite du marché et de la nécessité de réguler le marché OTC. Après la gouvernance mondiale, la relance concertée toussa ça n'est pas mon sujet. Votre point de vue est défendu par une bonne partie du système financier effrayé que des gens commencent à aller fouiner dans leur joli merdier. (à ce propos le repo 105 de Lehman Brothers est un bon exemple)

n°21955436
Badcow
Posté le 21-03-2010 à 21:11:10  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
1) S'il n'y avait pas de prêteur en dernier ressort, on peut penser que les fonds propres seraient plus élevés. Les banques seraient responsabilisées et tenteraient de se renforcer pour éviter une éventuelle faillite. Les expériences de banque libre dans le passé l'ont montré
 
2) le monde peut fonctionner sans BC : le Canada n'en a une que depuis les années 30 par exemple.  


 
1- ou pas... Bâle II indique un minimum, combien de banques ont estimées que ce critère était beaucoup trop faible et ont conservées un ratio à 20 ou 30% ? Aucune il me semble, bien au contraire, elles ont toutes gueulées comme des putois en disant "on a développé de super-outils, on maîtrise notre risque, foutez-nous la paix".
"as long as the music is playing, you have to dance"...
 
2- ... et bien sûr depuis les années 30, il n'y a eu aucune modification de la façon dont se fait le "commerce international" peut être ? Tu aime souvent poser la question à poil@ et à zmed concernant leur "vision" du bon fonctionnement d'un état sans avoir recours à un système capitaliste, je te pose donc la question "as-tu un l'exemple d'un pays de l'OCDE qui fonctionne actuellement sans banque centrale" ? (je sais, intellectuellement parlant, ce n'est pas très honnête comme démarche).


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°21955472
Gueux76
Posté le 21-03-2010 à 21:13:48  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

Citation :

la finance sont les sphères les plus régulées de l'activité économique


 
J'ai ri.  :D  
 
 
 


 
J'ai lu ton doc au fait, bien intéressant, surtout sur AIG, par contre ça va pas super loin sur les modèles de valo. Je reviendrai sur ce débat qui m'intéresse beaucoup dans quelques temps parce que ça va être long à écrire. :hello:


Message édité par Gueux76 le 21-03-2010 à 21:16:37
n°21955521
le_noob
Posté le 21-03-2010 à 21:17:32  profilanswer
 

miniTAX a écrit :


C'est les dépenses qui obligent l'état à s'endetter , pas la perte de la création monétaire  (et que ce soit sur le marché privé ou pas, il faut raquer les intérêts pareil,  les ricains s'endettent bien chez l'Etat chinois, ne ressort donc pas ton éternel bouc émissaire "le marché" ).  
Parce que si on suivait la macro-économie zmedienne qui semble te faire grimper aux rideaux, à savoir battre la monnaie sans contrepartie, c'est l'hyperinflation garantie.
Et là, c'est pas "y a bon les intérêts" mais "y a bon les brouettes". Pas sûr que tes copains gauchistes applaudiraient de joie à l'idée d'aller chercher le pain avec une brouette de billet.
 
http://2.bp.blogspot.com/_akmnNcOj [...] ation2.jpg


T'es au courant que l'argent physique n'existe quasiment plus et qu'on paye plus en liquide. Donc dans l'absolu une brouette on s'en fou. Peut-être qu'une hyperinflation correspondrait uniquement à une hyper accélération de l'économie. Et qu'il faudrait revenir au salaire à la journée. D'un point de vue physique ça ne pose pas de problème aujourd'hui.

Message cité 2 fois
Message édité par le_noob le 21-03-2010 à 21:19:23
n°21955541
Gueux76
Posté le 21-03-2010 à 21:18:19  profilanswer
 


 
Bah plus une monnaie est liquide, plus tu peux avoir confiance en elle. (parce que tu sais que tu pourras facilement l'échanger et tu n'as donc pas peur de te retrouver coincé avec). Je classerais ça dans sa dimension économique.  

n°21955561
Badcow
Posté le 21-03-2010 à 21:19:50  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Ben si : les entreprises sont en compétition pour obtenir des capitaux.
 

Citation :

De plus, le fait que certains pays utilisent des monnaies "refuges" comme le dollar ou l'euro, indique une défiance des acteurs économiques vis à vis de la monnaie locale (dévaluations à répétition ou inflation sauvage), mais de là à en conclure qu'il y a une "compétition" entre les monnaies... ça ne me semble pas être une évidence.


Je ne dis pas que les états se font ouvertement concurrence entre eux sur la monnaie (même si il y a de gros avantages a ce que sa monnaie soit largement utilisée, et de gros inconvénients à ce que les gens s'en détournent), mais les détenteurs de capitaux, les entreprises, les invidivus, eux vont mettre les monnaies en concurrence, et optent pour celle qui combine praticité et fiabilité.
 

Citation :

On va prendre un exemple... en France, combien de monnaies te permettent de payer tes courses ou un plein d'essence ? En quelle devise ton compte est libellé ? Est-ce que tu peux choisir la monnaie de référence de ton compte ? Question "concurrence", on doit arriver à faire mieux tout de même.


En France on a une monnaie forte et solide largement utilisable dans les pays limitrophes, donc pas de raison de s'en détourner. Dans les pays pauvres en revanche il est fréquent d'utiliser une monnaie forte type EUR ou USD en plus de la monnaie locale, qui n'inspire pas confiance aux épargnants. Dans les petits pays on aime aussi avoir une autre monnaie qui offre plus d'opportunités d'investissement : à Singapour par ex. plein de gens avec un peu d'épargne ont des comptes en USD, EUR ou AUD en plus du SGD standard.
 
Et puis il y a les gens qui achètent de l'or pour se protéger de l'inflation, dans ce cas ils s'en servent comme d'une monnaie et pas comme d'une matière première.


 
Je n'ai rien à redire à cela (je me faisais la même remarque concernant le premier point en tapant ma "réponse" initiale), et la partie que j'ai mise en italique m'a fait sourire (sur son côté "euphémisme" ).
 


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°21955640
Profil sup​primé
Posté le 21-03-2010 à 21:24:05  answer
 

Citation :

Vive l'inflation ! » Le FMI ose toucher à un tabou économique
 

Enfin, un débat sur l'inflation ! Et porté par qui ? Par le gardien de l'othodoxie financière, le FMI lui même. Son économiste en chef, Olivier Blanchard, a osé briser un tabou il y a quelques jours en écrivant qu'après tout, viser 4% d'inflation serait plus favorable à l'économie (actuellement, les banques centrales s'efforcent de ne pas dépasser 2%). Se fixer un objectif un peu plus lâche, à lire l'article publié sous son autorité (disponible en français), permettrait aux banques centrales de se décrisper un peu. L'objectif de 2% les paralyse en effet : si elles pouvaient baisser plus rapidement leurs taux d'intérêt, elles donneraient un peu plus d'oxygène à l'économie quand celle-ci en a besoin.
 
On a droit, depuis la publication de cet article, à un concert de protestations en provenance des grands argentiers de la planète. « Le FMI joue avec le feu » a déclaré le patron de la Bundesbank, Axel Weber, dans une tribune au Financial Times Deutschland publiée jeudi. Ce qui est menacé, selon, lui, c'est pas moins que « la crédibilité acquise depuis des décennies par la politique monétaire » !
 
Ben Bernanke, le grand manitou de la Réserve fédérale, s'est lui aussi étranglé devant le congrès américain : « 4%, pourquoi pas 5%, 6%, 7% ? »


http://eco.rue89.com/2010/02/27/vi [...] que-140710

n°21955646
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 21-03-2010 à 21:24:47  profilanswer
 

Gueux76 a écrit :


 
Je suis en total désaccord. Cette crise est typiquement une crise telle qu'elle est décrite dans la théorie autrichienne du cycle. Pour reprendre ta métaphore, elles n'auraient pas pu acheter autant de champignons toxiques sans création monétaire : la bulle aurait été limitée, la crise et la récession aussi. La création monétaire est le carburant indispensable pour que l'incendie s'auto-entretienne.


 
Bah je veux bien que tu m'expliques en quoi le grand n'importe autour de la titrisation, des CDO et des CDS par exemple est une crise décrite par l'école autrichienne...  
Prenons AIG, en quoi leurs milliards d'engagement de CDS ont quelque chose à voir avec les taux bas de la FED ou une quelconque création monétaire ? (un CDS ne nécessitant aucun apport en capital initial)
Mais bien sur que si qu'elles auraient pu, ça ne change rien au fond du problème qui est qu'elles ont fait n'importe quoi et ont pris des risques inconsidérés alors qu'elles étaient supposées agir rationnellement.  
 

Citation :


Le marché génère des crises et du cycle : l'auto-régulation ne signifie pas que tout soit linéaire : chaque jour, des entrepreneurs font des mauvais choix, accumulent du capital qui se révèlent improductifs. Seulement, si l'Etat n'intervient pas, ces cycles sont lissés ; l'Etat en intervenant a tendance à accentuer les variations du cycles. Il fausse les indicateurs de rareté en empêchent  les prix de s'ajuster à leur niveau "naturel", et trompe ainsi les agents, qui font les mauvais choix.


Non mais c'est juste faux hein, l'intervention de l'Etat dans l'économie peut lisser les cycles économiques comme les amplifier, ça dépend, il n'y a pas de vérité. J'aimerais bien d'ailleurs que tu me définisses ce qu'est un prix naturel parce que personne ne le sait. Tu penses sérieusement que c'est à cause de l'Etat que les investisseurs ont acheté en masse des CDO issus des subprimes ? C'est à cause de l'Etat qu'on a pricé ça de manière foutrement imprécise, qu'on a balancé dans des paradis fiscaux, complexifié à mort le machin pour le revendre sous l'appelation AAA à des investisseurs alors que ça ne correspondait même pas aux mêmes risques que du AAA sur obligation ? C'est à cause de l'Etat que les banques ont pris des engagements faramineux en hors bilan ? C'est à cause de l'Etat qu'il n'y a aucune transparence dans le système financier et qu'on ne sache plus qui a quoi ? C'est à cause de l'Etat que le marché interbancaire s'est crashé ?  
 
L'ensemble des mécanismes de déclenchement de la crise montrent l'irrationalité des acteurs économiques et on arrive encore à nous présenter l'autorégulation comme la solution miracle à tous les problèmes...  
 

Citation :

La monnaie et la finance sont les sphères les plus régulées de l'activité économique : et on veut nous faire croire que, quand une crise survient, c'est la faute du marché. Il faut des salles entières pour stocker toute la réglementation bancaire américaine...


J'ai ri aussi.  
 
Tout ce qui est off-balance sheet, marché OTC, produits dérivés, paradis fiscaux n'a jamais été régulés. La FED s'est même opposée à toute régulation arguant que les acteurs s'autorégulaient très bien tout seuls. On a vu le résultat.  :o  
 

Citation :


Je crois plutôt que c'est toi qui fait dans le main stream, en nous ressassant la faillite du marché et la nécessité d'une régulation, la nécessité d'une gouvernance mondiale, la nécessité d'une relance concertée. C'est typiquement ce qu'on lit ad nauseam dans les journées. On peut critiquer mon point de vue : mais  laissez moi la coquetterie de défendre un point de vue minoritaire. Le point de vue majoritaire, c'est le vôtre.


J'ai parlé de mainstream libéral. J'ai juste parlé de faillite du marché et de la nécessité de réguler le marché OTC. Après la gouvernance mondiale, la relance concertée toussa ça n'est pas mon sujet. Votre point de vue est défendu par une bonne partie du système financier effrayé que des gens commencent à aller fouiner dans leur joli merdier. (à ce propos le repo 105 de Lehman Brothers est un bon exemple)[/quotemsg]
 
Je n'ai pas parlé que de politique irresponsable de la Fed. Mais aussi de l'alea moral liée à la garantie de l'Etat, qui pousse les banques à prendre des risques inconsidérés. Il y a un couple risque-rendement, les placements à hauts rendements étant toutes choses égales par ailleurs les placements les plus risqués. A partir du moment où la banque sait qu'elle sera sauvée par l'Etat en cas de faillite, elle est incitée à choisir les placements à hauts rendements, en occultant le risque inhérent à cette haute rentabilité.
 
De même, cette garantie explicite et implicite de l'Etat ne pousse pas les banques à constituer des fonds propres élevés. D'où la panne du marché interbancaire, chaque banque sachant que l'autre est très fragile : il faut reconnaître que 8% de fonds propres, c'est vraiment peanuts. Mais pourquoi une banque pénaliserait sa rentabilité financière en augmentant ses fonds propres plus que ses concurrentes, puisque l'Etat est là pour la sauver en cas de faillite ? Renseigne-toi sur les expériences de banque libre et le niveau de fonds propres atteint alors. Tu verras en creux ce que l'aléa moral peut avoir comme conséquence.
 
Quant à la régulation de l'activité financière, elle l'est 100 fois plus que l'activité automobile ou n'importe quelle autre activité. Monopole d'émission, cours légal et forcé, normes de fonds propres, réserves obligatoires, réglementation des produits financiers, réglementation des marchés boursiers, ... : quelle autre activité économique est plus réglementée, dis-moi ?
 
La crise est donc bel et bien celle de la régulation et des politiques monétaires discrétionnaires.

Message cité 1 fois
Message édité par limonaire le 21-03-2010 à 21:31:14
n°21955654
Badcow
Posté le 21-03-2010 à 21:25:23  profilanswer
 

le_noob a écrit :


T'es au courant que l'argent physique n'existe quasiment plus et qu'on paye plus en liquide. Donc dans l'absolu une brouette on s'en fou. Peut-être qu'une hyperinflation correspondrait uniquement à une hyper accélération de l'économie. Et qu'il faudrait revenir au salaire à la journée. D'un point de vue physique ça ne pose pas de problème aujourd'hui.


 
N'oublie pas d'ajouter "en France", parce qu'en Allemagne et en Autriche (et peut être même aux Pays-Bas), les paiements se font toujours majoritairement en liquide.


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°21955716
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 21-03-2010 à 21:28:33  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
1- ou pas... Bâle II indique un minimum, combien de banques ont estimées que ce critère était beaucoup trop faible et ont conservées un ratio à 20 ou 30% ? Aucune il me semble, bien au contraire, elles ont toutes gueulées comme des putois en disant "on a développé de super-outils, on maîtrise notre risque, foutez-nous la paix".
"as long as the music is playing, you have to dance"...
 
2- ... et bien sûr depuis les années 30, il n'y a eu aucune modification de la façon dont se fait le "commerce international" peut être ? Tu aime souvent poser la question à poil@ et à zmed concernant leur "vision" du bon fonctionnement d'un état sans avoir recours à un système capitaliste, je te pose donc la question "as-tu un l'exemple d'un pays de l'OCDE qui fonctionne actuellement sans banque centrale" ? (je sais, intellectuellement parlant, ce n'est pas très honnête comme démarche).


 
1) Pourquoi avoir des fonds propres élevés, ce qui diminue la rentabilité, alors que l'Etat offre sa garantie ? Rettire la garantie de l'Etat et je peux t'assurer que les fonds propres des banques remonteront, spontanément.
 
2) Aujourd'hui, je ne crois pas qu'il y en ait, effectivement. Mais qu'est-ce que ça prouve ? Tu devrais lire des choses sur le free banking. C'est à la fois stimulant et troublant.

n°21955748
le_noob
Posté le 21-03-2010 à 21:30:50  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
N'oublie pas d'ajouter "en France", parce qu'en Allemagne et en Autriche (et peut être même aux Pays-Bas), les paiements se font toujours majoritairement en liquide.


Peut-être pour ça qu'ils ont tant peur de l'inflation.

n°21955910
Camelot2
Posté le 21-03-2010 à 21:42:40  profilanswer
 

Citation :

Je n'ai pas parlé que de politique irresponsable de la Fed. Mais aussi de l'alea moral liée à la garantie de l'Etat, qui pousse les banques à prendre des risques inconsidérés. Il y a un couple risque-rendement, les placements à hauts rendements étant toutes choses égales par ailleurs les placements les plus risqués. A partir du moment où la banque sait qu'elle sera sauvée par l'Etat en cas de faillite, elle est incitée à choisir les placements à hauts rendements, en occultant le risque inhérent à cette haute rentabilité.


 
L'Etat US a laissé coulé des centaines d'établissement de crédit. Cela ne les a pas empêché de prendre des risques inconsidérés.
Même quand la banque n'a aucune garantie de l'Etat, elle peut faire des conneries.
 
Ton argument est recevable dans des cas très spécifiques des établissements "too big too fail".  Mais, sur le marché des subprimes, ils n'étaient pas ceux émettant les crédits les plus pourris.
 
En clair, ta logique tombe à l'eau. Plouf.
 

Citation :

De même, cette garantie explicite et implicite de l'Etat ne pousse pas les banques à constituer des fonds propres élevés. D'où la panne du marché interbancaire, chaque banque sachant que l'autre est très fragile : il faut reconnaître que 8% de fonds propres, c'est vraiment peanuts. Mais pourquoi une banque pénaliserait sa rentabilité financière en augmentant ses fonds propres plus que ses concurrentes, puisque l'Etat est là pour la sauver en cas de faillite ? Renseigne-toi sur les expériences de banque libre et le niveau de fonds propres atteint alors. Tu verras en creux ce que l'aléa moral peut avoir comme conséquence.


 
Cfr plus haut.
Le marché interbancaire s'est gelé en raison de l'inconnu sur l'exposition au risque des différentes banques.
Or, en suivant ton argumentation d'une garantie explicite et implicite de l'Etat, le marché interbancaire n'aurait jamais dû se geler.
Il est tout de même paradoxal que, d'un côté, les banques considèrent une garantie de l'Etat (et prennent plus de risques) mais considèrent qu'elle disparait au moment où elle est la plus nécessaire...
A moins que l'irrationalité des acteurs financiers y soient pour quelque chose...
 

Citation :

Quant à la régulation de l'activité financière, elle l'est 100 fois plus que l'activité automobile ou n'importe quelle autre activité. Monopole d'émission, cours légal et forcé, normes de fonds propres, réserves obligatoires, réglementation des produits financiers, réglementation des marchés boursiers, ... : quelle autre activité économique est plus réglementée, dis-moi ?


 
L'assurance.
 

Citation :

La crise est donc bel et bien celle de la régulation et des politiques monétaires discrétionnaires.


 
Non.
La régulation a, sous certains aspects, favorisé le risque systémique lors du déclenchement de la crise.
Mais c'est l'absence totale de régulation en terme d'exposition au risque de certains produits, en terme de conception de certains produits, en terme de détention de capital, en terme de... qui a provoqué cette crise.
La FED et sa politique de taux fut le catalyseur.

Message cité 1 fois
Message édité par Camelot2 le 21-03-2010 à 21:45:12
n°21955936
zad38
Posté le 21-03-2010 à 21:45:09  profilanswer
 

Badcow a écrit :

N'oublie pas d'ajouter "en France", parce qu'en Allemagne et en Autriche (et peut être même aux Pays-Bas), les paiements se font toujours majoritairement en liquide.


Je confirme, d'ailleurs c'est assez rigolo aux distributeurs, en France on te propose genre 10 20 30 40... €, là-bas c'est direct 20 50 100 200...  :o  [:atom1ck]

Message cité 1 fois
Message édité par zad38 le 21-03-2010 à 21:45:29
n°21955970
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 21-03-2010 à 21:47:28  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
 
 

Citation :

Je n'ai pas parlé que de politique irresponsable de la Fed. Mais aussi de l'alea moral liée à la garantie de l'Etat, qui pousse les banques à prendre des risques inconsidérés. Il y a un couple risque-rendement, les placements à hauts rendements étant toutes choses égales par ailleurs les placements les plus risqués. A partir du moment où la banque sait qu'elle sera sauvée par l'Etat en cas de faillite, elle est incitée à choisir les placements à hauts rendements, en occultant le risque inhérent à cette haute rentabilité.


 
L'Etat US a laissé coulé des centaines d'établissement de crédit. Cela ne les a pas empêché de prendre des risques inconsidérés.
Même quand la banque n'a aucune garantie de l'Etat, elle peut faire des conneries.
 
Ton argument est recevable dans des cas très spécifiques des établissements "too big too fail".  Mais, sur le marché des subprimes, ils n'étaient pas ceux émettant les crédits les plus pourris.
 
En clair, ta logique tombe à l'eau. Plouf.
 

Citation :

De même, cette garantie explicite et implicite de l'Etat ne pousse pas les banques à constituer des fonds propres élevés. D'où la panne du marché interbancaire, chaque banque sachant que l'autre est très fragile : il faut reconnaître que 8% de fonds propres, c'est vraiment peanuts. Mais pourquoi une banque pénaliserait sa rentabilité financière en augmentant ses fonds propres plus que ses concurrentes, puisque l'Etat est là pour la sauver en cas de faillite ? Renseigne-toi sur les expériences de banque libre et le niveau de fonds propres atteint alors. Tu verras en creux ce que l'aléa moral peut avoir comme conséquence.


 
Cfr plus haut.
Le marché interbancaire s'est gelé en raison de l'inconnu sur l'exposition au risque des différentes banques.
Or, en suivant ton argumentation d'une garantie explicite et implicite de l'Etat, le marché interbancaire n'aurait jamais dû se geler.
Il est tout de même paradoxal que, d'un côté, les banques considèrent une garantie de l'Etat (et prennent plus de risques) mais considèrent qu'elle disparait au moment où elle est la plus nécessaire...
A moins que l'irrationalité des acteurs financiers y soient pour quelque chose...
 

Citation :

Quant à la régulation de l'activité financière, elle l'est 100 fois plus que l'activité automobile ou n'importe quelle autre activité. Monopole d'émission, cours légal et forcé, normes de fonds propres, réserves obligatoires, réglementation des produits financiers, réglementation des marchés boursiers, ... : quelle autre activité économique est plus réglementée, dis-moi ?


 
L'assurance.
 

Citation :

La crise est donc bel et bien celle de la régulation et des politiques monétaires discrétionnaires.


 
Non.
La régulation a, sous certains aspects, favorisé le risque systémique lors du déclenchement de la prime.
Mais c'est l'absence totale de régulation en terme d'exposition au risque de certains produits, en terme de conception de certains produits, en terme de détention de capital, en terme de... qui a provoqué cette crise.
La FED et sa politique de taux fut le catalyseur.
 
 
 


 
Je ne suis pas d'accord. Que les banques puissent faire des conneries, çàd prendre des risques inconsidérés, même sans garantie de l'Etat, je veux bien l'admettre. C'est le propre de l'économie de marché : on fait des choix, on investit mais comme l'avenir est incertain, on n'est jamais sûr de ne pas faire faillite demain. Dans l'automobile, certaines firmes disparaissent aussi ; il en va de même pour la banque. Mais ce qui est logiquement évident, c'est que, sans la garantie de l'Etat, les banques prendraient moins de risque et donc feraient moins de conneries, comme tu dis : elles en feraient, certes, mais moins. C'est une question de logique.

n°21956035
Badcow
Posté le 21-03-2010 à 21:53:01  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
1) Pourquoi avoir des fonds propres élevés, ce qui diminue la rentabilité, alors que l'Etat offre sa garantie ? Rettire la garantie de l'Etat et je peux t'assurer que les fonds propres des banques remonteront, spontanément.
 
2) Aujourd'hui, je ne crois pas qu'il y en ait, effectivement. Mais qu'est-ce que ça prouve ? Tu devrais lire des choses sur le free banking. C'est à la fois stimulant et troublant.


 
1- Je n'ai pas souvenir qu'il y ait une garantie de l'Etat dans les accords de "Bâle II", mais je n'ai pas le détail du règlement 91-05 du Comité de la réglementation bancaire et financière, ni l'instruction 91-02 de la Commission Bancaire qui apparemment font force de loi.
 
2- Ca ne prouve rien, effectivement, de même que le fait que tous les pays de l'OCDE utilisent un système de type capitaliste n'indique rien sur les possibilités qu'un autre système puisse être viable, voire meilleur. Au mieux, on pourrait y voir une indication d'une inadaptation aux conditions économiques actuelles, mais ce serait mettre de côté un peu vite le comportement moutonnier souvent rencontré en économie...  tu as un ouvrage à conseiller ?


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°21956044
Camelot2
Posté le 21-03-2010 à 21:53:39  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Je ne suis pas d'accord. Que les banques puissent faire des conneries, çàd prendre des risques inconsidérés, même sans garantie de l'Etat, je veux bien l'admettre. C'est le propre de l'économie de marché : on fait des choix, on investit mais comme l'avenir est incertain, on n'est jamais sûr de ne pas faire faillite demain. Dans l'automobile, certaines firmes disparaissent aussi ; il en va de même pour la banque. Mais ce qui est logiquement évident, c'est que, sans la garantie de l'Etat, les banques prendraient moins de risque et donc feraient moins de conneries, comme tu dis : elles en feraient, certes, mais moins. C'est une question de logique.


 
Pour le marché des subprimes, c'est totalement faux.
 
Une garantie de l'Etat explicite est souvent lié avec des contraintes supplémentaires. C'est lorsque la garantie de l'Etat n'est pas couplé avec un contrôle accru que des problèmes peuvent se poser.
 
Quant à ton "on n'est jamais sûr de faire faillite demain", je peux t'affirmer que ces établissements de crédit étaient sûrs de faire faillite dès que le marché immobilier allait se retourner. Et il allait se retourner...c'est une question de logique.
 
Ta foi dans les établissements financiers et leur auto-gestion est aussi mal placée que la foi de zmed dans l'Etat. C'est franchement triste de voir un tel raisonnement (que je qualifierais de "naïf" ) de ta part.
 

n°21956081
Badcow
Posté le 21-03-2010 à 21:56:53  profilanswer
 

zad38 a écrit :


Je confirme, d'ailleurs c'est assez rigolo aux distributeurs, en France on te propose genre 10 20 30 40... €, là-bas c'est direct 20 50 100 200...  :o  [:atom1ck]


 
C'est moins drôle quand tu dois payer ton restaurant, que tu sors ta CB, que le gars te regarde d'un air désolé en disant "il y a un distributeur au bout de la rue", et qu'arrivé au distributeur il y a un écriteau "ce distributeur ne délivre que des coupures de 500 €"...


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°21956085
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 21-03-2010 à 21:57:05  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
1- Je n'ai pas souvenir qu'il y ait une garantie de l'Etat dans les accords de "Bâle II", mais je n'ai pas le détail du règlement 91-05 du Comité de la réglementation bancaire et financière, ni l'instruction 91-02 de la Commission Bancaire qui apparemment font force de loi.
 
2- Ca ne prouve rien, effectivement, de même que le fait que tous les pays de l'OCDE utilisent un système de type capitaliste n'indique rien sur les possibilités qu'un autre système puisse être viable, voire meilleur. Au mieux, on pourrait y voir une indication d'une inadaptation aux conditions économiques actuelles, mais ce serait mettre de côté un peu vite le comportement moutonnier souvent rencontré en économie...  tu as un ouvrage à conseiller ?


 
Il faut vraiment tout expliquer, ici...  
 
Les garanties ne sont pas dans Bale2, mais sont nationales  :
- garantie de prêt en dernier ressort de la BC
- garantie implicite de l'Etat qui ne laissera jamais tomber une grande banque et préférera la renflouer.
 
Pour l'ouvrage, le Selgin est bien. Sinon Hayek et la dénationalisation de la monnaie.

n°21956094
Gueux76
Posté le 21-03-2010 à 21:57:38  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Je n'ai pas parlé que de politique irresponsable de la Fed. Mais aussi de l'alea moral liée à la garantie de l'Etat, qui pousse les banques à prendre des risques inconsidérés. Il y a un couple risque-rendement, les placements à hauts rendements étant toutes choses égales par ailleurs les placements les plus risqués. A partir du moment où la banque sait qu'elle sera sauvée par l'Etat en cas de faillite, elle est incitée à choisir les placements à hauts rendements, en occultant le risque inhérent à cette haute rentabilité.
 
De même, cette garantie explicite et implicite de l'Etat ne pousse pas les banques à constituer des fonds propres élevés. D'où la panne du marché interbancaire, chaque banque sachant que l'autre est très fragile : il faut reconnaître que 8% de fonds propres, c'est vraiment peanuts. Mais pourquoi une banque pénaliserait sa rentabilité financière en augmentant ses fonds propres plus que ses concurrentes, puisque l'Etat est là pour la sauver en cas de faillite ? Renseigne-toi sur les expériences de banque libre et le niveau de fonds propres atteint alors. Tu verras en creux ce que l'aléa moral peut avoir comme conséquence.
 
Quant à la régulation de l'activité financière, elle l'est 100 fois plus que l'activité automobile ou n'importe quelle autre activité. Monopole d'émission, cours légal et forcé, normes de fonds propres, réserves obligatoires, réglementation des produits financiers, réglementation des marchés boursiers, ... : quelle autre activité économique est plus réglementée, dis-moi ?
 
La crise est donc bel et bien celle de la régulation et des politiques monétaires discrétionnaires.


 
Dis moi, t'es au courant que tous les banquiers gueulent parce qu'on veut remonter leurs fonds propres ? (Bâle III)
Il n'a jamais été question de sauver les banques d'investissement américaine, au contraire, elles ont été séparées des banques commerciales pour pouvoir être mise en faillite en cas de problème. D'ailleurs aucune d'entre elles n'a été sauvées par l'Etat, au mieux la FED a facilité le rachat.  
C'est vraiment comme ça que tu m'expliques le truc ? genre dans la filiale d'AIG qui a émis les CDS, tu crois vraiment que les mecs se disaient : "Oué vas-y Georges, si ça pète on est foutu mais t'inquiète l'Etat fédéral nous renflouera de toute façon !" ?
 
Tout montre au contraire, que sans réglementation imposée, les banques auraient encore plus diminué leur ratio, quelque soit leurs perspectives de renflouement en cas de problème. Tout simplement parce que dans le marché actuel, la concurrence et la course à la rentabilité ont pris le pas sur les autres considérations et qu'il faut donc faire au moins aussi bien que les autres. Regarde l'industrie des CDO, ils allaient droit dans le mur, tu crois qu'ils se sont faits renfloués ? Tu crois qu'il reste beaucoup de monde dans les départements des banques qui traitaient ces produits ? Comment expliques-tu avec ton aléa moral que ces personnes soient allées jusqu'au bout de la bulle sans se soucier des conséquences de son éclatement ?  
 
Quant à la régulation financière, tu n'arrives visiblement pas à lire ce que j'ai marqué donc je vais simplement le remettre. La régulation sur le hors-bilan, le marché OTC, les produits dérivés, les CDO et CDS n'a jamais existé. Mieux, la FED s'est toujours opposée à toute régulation car les agents économiques s'autorégulaient très bien tout seul. C'est pas moi qui le dit, c'est la FED.  
Pourquoi continuer à me parler de la régulation financière dans son ensemble alors que ça n'a aucun rapport avec les aspects dont je parle ???

Message cité 2 fois
Message édité par Gueux76 le 21-03-2010 à 21:58:51
n°21956102
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 21-03-2010 à 21:58:19  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Pour le marché des subprimes, c'est totalement faux.
 
Une garantie de l'Etat explicite est souvent lié avec des contraintes supplémentaires. C'est lorsque la garantie de l'Etat n'est pas couplé avec un contrôle accru que des problèmes peuvent se poser.
 
Quant à ton "on n'est jamais sûr de faire faillite demain", je peux t'affirmer que ces établissements de crédit étaient sûrs de faire faillite dès que le marché immobilier allait se retourner. Et il allait se retourner...c'est une question de logique.
 
Ta foi dans les établissements financiers et leur auto-gestion est aussi mal placée que la foi de zmed dans l'Etat. C'est franchement triste de voir un tel raisonnement (que je qualifierais de "naïf" ) de ta part.
 


 
1) L'Etat français laisserait la BNP ou la Générale faire faillite, le cas échéant ?
 
2) j'ai écrit le contraire : "on n'est jamais sûr de ne pas faire faillite demain"

Message cité 1 fois
Message édité par limonaire le 21-03-2010 à 21:59:58
n°21956142
Gueux76
Posté le 21-03-2010 à 22:01:04  profilanswer
 

Sachant que la BNP et la SG ont plutôt bien gérées la crise, je suis perplexe sur la pertinence de l'argument  :??:

n°21956200
Camelot2
Posté le 21-03-2010 à 22:06:27  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
1) L'Etat français laisserait la BNP ou la Générale faire faillite, le cas échéant ?
 
2) j'ai écrit le contraire : "on n'est jamais sûr de ne pas faire faillite demain"


 
1)Pas pertinent. Est-ce que ces deux banques ont pris plus de risque en raison de l'aléa moral de l'Etat?
Tu pourrais prendre l'exemple de Fortis à la limite.
Ou Dexia.
 
Ou quelques grosses banques US.
 
Mais mon propos était de démontrer que ce n'est pas en enlevant la garantie implicite de l'Etat que tu règleras les problèmes. Au contraire.
 
2)Lapsus. Mais mon propos tient toujours. L'avenir est certes incertain, mais l'exposition au risque de ces établissements rendait leur faillite certaine.
 

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