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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°21912289
Profil sup​primé
Posté le 17-03-2010 à 15:52:11  answer
 

Reprise du message précédent :

zad38 a écrit :


C'est pas que ça me plait pas, c'est que c'est objectivement un site de merde qui publie n'importe quoi, rien à voir. De par son fonctionnement un article d'agoravox ça vaut 0 jusqu'à preuve du contraire, c'est tout. Si tu penses que l'information contenue est bonne alors tu dois être capable de la trouver sur un autre site moins ras-des-paquerettes niveau crédibilité.

 
zad38 a écrit :


Dixit un lecteur de Werber  [:hahaguy]

 

Mais merde, ton opinion n'engage que toi et n'a rien d'objectif.   :o

 

Il y a des articles formidables sur agora, comme des articles de merde, mais cela ne t'autorise nullement de jeter le bébé avec l'eau du bain. Et si Agora été vraiment de la merde il y longtemps qu'il aurait disparu. Ce que tu comprends pas c'est que c'est un site d'options avant d'etre un site d'information. Sur ce site j'ai trouvé des infos que je trouverait jamais ailleurs, parce venant la source même, avocats, médecins, économistes chercheurs, journalistes, et même de ministres et autre députés.

 

Et je trouve d'une arrogance extrême que tu traites tous ces gens de crétins [:implosion du tibia]

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 17-03-2010 à 16:12:29
mood
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Posté le 17-03-2010 à 15:52:11  profilanswer
 

n°21912320
Profil sup​primé
Posté le 17-03-2010 à 15:54:20  answer
 

Betcour a écrit :


Arrête je vais pleurer (de rire). Suffit de voir les articles qui sortent (dénonciations de soit-disant conspirations et diatribes anti-Sarkozystes primaires) et la façon dont les commentaires sont modérés pour voir la qualité et l'objectivité du "média citoyen"  [:power600]  
 
Un média collaboratif c'était une bonne idée mais la preuve est faite que quand on laisse n'importe qui écrire sans contrôle, on obtient n'importe quoi. Si la modération de Hfr sévissait sur Agoravox la moitié des comptes seraient TT direct, et pourtant on peut en écrire déjà des choses sur Hfr :o


 
 :sleep:  :sleep:  :sleep:  
 
Meme réponse que pour zad38

n°21912399
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 17-03-2010 à 16:00:47  profilanswer
 

dante2002 a écrit :


 
Les mines faisaient vivre absolument tout le bassin houiller (je parle de celui que je connais, en moselle).
 
On a acheté une paie sociale en donnant pleins de pognon et en donnant des préretraites à des types qui avaient 40 ans (mon père est allé en "retraite" à 42 ans), parce qu'on avait peur des mineurs (une manif de mineur, c'était autre chose que des manifs d'enseignant, il y avait des morts dans la police).


La raison des préretraites des mineurs était que leur caisse était extrêmement excédentaire. A l'époque, ils partaient à la retraite à 50 ans, et mouraient à 52 en moyenne. Ca n'a rien à voir avec de la paix sociale ou quoi que ce soit. C'est venu après ça. Lorsque la conservation des zakissossio est entrée en ligne de compte.

n°21912412
Betcour
Building better worlds
Posté le 17-03-2010 à 16:01:39  profilanswer
 


On déniche bien des trucs potables de temps en temps, mais le problème c'est le ratio qui doit être 10% valable vs 90% daube. Agoravox c'est Hyde Park sur Internet : tous les énergumènes, paranos & excités montent sur leur caisse à savon pour dénoncer le complot du 11 septembre, la fin du monde ou que sais-je encore.
 
A comparer avec Wikipedia qui est aussi un média décentralisé et collaboratif, mais où le processus d'édition garanti un minimum de qualité éditoriale et de neutralité sur les articles ayant un peu d'importance.
 

Citation :

Et si Agora été vraiment de la merde il y longtemps qu'il aurait disparu.


Et pourquoi donc ? Le contenu (aussi médiocre soit-il) est fourni gratuitement et les coûts de fonctionnement doivent pas être bien lourd, surtout reporté au budget pub. Et puis la médiocrité trouve (hélas) toujours un public.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°21912545
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 17-03-2010 à 16:13:23  profilanswer
 

zad38 a écrit :


Ho putain, un fanboy de Werber [:haha]  
J'avais survolé l'encyclopédie bidule première du nom quand j'était au lycée, c'était effectivement bourré de conneries. M'enfin vu le public qu'il vise (l'ado neuneu qui veut jouer à l'intellectuel new-age super cultivé) ça passe en général comme une lettre à la poste.


+\infinity

zad38 a écrit :


Le problème c'est que y'a pas un début de source précise (publication, etc.). En l'état l'article devrait soit être complété par de vraies sources, soit être supprimé pûrement et simplement.


+1

n°21912596
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 17-03-2010 à 16:17:33  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Arrête je vais pleurer (de rire). Suffit de voir les articles qui sortent (dénonciations de soit-disant conspirations et diatribes anti-Sarkozystes primaires) et la façon dont les commentaires sont modérés pour voir la qualité et l'objectivité du "média citoyen"  [:power600]  
 
Un média collaboratif c'était une bonne idée mais la preuve est faite que quand on laisse n'importe qui écrire sans contrôle, on obtient n'importe quoi. Si la modération de Hfr sévissait sur Agoravox la moitié des comptes seraient TT direct, et pourtant on peut en écrire déjà des choses sur Hfr :o


C'est clair. Autant on a raison de douter des agissements de GS et de leur normalité (cf l'affaire du programme volé, on n'en entend plus parlé, pourtant... ::), autant crier au Grand Complot de l'Argent à tout bout de champ...

n°21912621
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 17-03-2010 à 16:18:54  profilanswer
 

Citation :

Et si Agora été vraiment de la merde il y longtemps qu'il aurait disparu.


Et pourquoi donc ? Le contenu (aussi médiocre soit-il) est fourni gratuitement et les coûts de fonctionnement doivent pas être bien lourd, surtout reporté au budget pub. Et puis la médiocrité trouve (hélas) toujours un public.[/quotemsg]
Faut voir depuis combien de temps France-Soir existe, par exemple...

n°21912818
voor0ck
Bois, Eau, Feu, Métal et Terre
Posté le 17-03-2010 à 16:32:12  profilanswer
 

Citation :

Corporate Debt Coming Due May Squeeze Credit  
 
When the Mayans envisioned the world coming to an end in 2012 — at least in the Hollywood telling — they didn’t count junk bonds among the perils that would lead to worldwide disaster.  
 
Maybe they should have, because 2012 also is the beginning of a three-year period in which more than $700 billion in risky, high-yield corporate debt begins to come due, an extraordinary surge that some analysts fear could overload the debt markets.  
...  


 
http://www.nytimes.com/2010/03/16/ [...] f=business
 
J'espere que la reference ravira les plus .... difficiles :)


---------------
L'invincibilité se trouve dans la défense, la possibilité de victoire dans l'attaque. Sun Tzu.
n°21912820
ese-aSH
Welcome To Avalon
Posté le 17-03-2010 à 16:32:40  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Arrête je vais pleurer (de rire). Suffit de voir les articles qui sortent (dénonciations de soit-disant conspirations et diatribes anti-Sarkozystes primaires) et la façon dont les commentaires sont modérés pour voir la qualité et l'objectivité du "média citoyen"  [:power600]  
 
Un média collaboratif c'était une bonne idée mais la preuve est faite que quand on laisse n'importe qui écrire sans contrôle, on obtient n'importe quoi. Si la modération de Hfr sévissait sur Agoravox la moitié des comptes seraient TT direct, et pourtant on peut en écrire déjà des choses sur Hfr :o


bof, c'est une sorte de miroir inversé de TF1 quoi ^^

Message cité 1 fois
Message édité par ese-aSH le 17-03-2010 à 16:32:53

---------------
On a tous un avis, le donne pas.
n°21914747
Betcour
Building better worlds
Posté le 17-03-2010 à 19:16:06  profilanswer
 

ese-aSH a écrit :


bof, c'est une sorte de miroir inversé de TF1 quoi ^^


Non. Le fond du problème d'Agoravox c'est pas son orientation politique (chaque médias à la sienne, y compris TF1) mais la médiocrité générale des articles, les nombreuses erreurs factuelles (il semble que vérifier le moindre chiffre sur Wikipedia soit un effort trop important pour les contributeurs) et le côté parano d'un certain nombre d'intervenants. Que je sache TF1 passe pas en boucle des docus sur la conspiration du 11 septembre et autres délires de ce types.
 
Je passe sur le système de modération qui, plutôt que de modérer les trolls et les posts sans intérêts, sert juste à faire sauter les messages un tant soit peu contradictoire avec l'ambiance générale, tout en mettant en avant les diatribes les plus incendiaires.
 
Agoravox est en fait plus un forum qu'un site d'information. On pourrait reprendre les posts un peu long ici et prétendre que c'est des "articles", on ne verrait pas la différence (sauf pour les smiley).


---------------
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mood
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Posté le 17-03-2010 à 19:16:06  profilanswer
 

n°21915162
Profil sup​primé
Posté le 17-03-2010 à 20:05:09  answer
 

Betcour a écrit :


Non. Le fond du problème d'Agoravox c'est pas son orientation politique (chaque médias à la sienne, y compris TF1) mais la médiocrité générale des articles, les nombreuses erreurs factuelles (il semble que vérifier le moindre chiffre sur Wikipedia soit un effort trop important pour les contributeurs) et le côté parano d'un certain nombre d'intervenants. Que je sache TF1 passe pas en boucle des docus sur la conspiration du 11 septembre et autres délires de ce types.

 

Je passe sur le système de modération qui, plutôt que de modérer les trolls et les posts sans intérêts, sert juste à faire sauter les messages un tant soit peu contradictoire avec l'ambiance générale, tout en mettant en avant les diatribes les plus incendiaires.

 

Agoravox est en fait plus un forum qu'un site d'information. On pourrait reprendre les posts un peu long ici et prétendre que c'est des "articles", on ne verrait pas la différence (sauf pour les smiley).

 

vous confondez modération avec censure  :o

 

C'est pas parce qu'un article vous semble ridicule ou nul qu'il doit forcement passer a la trappe.  C'est ce qu'on un média citoyen la parole est ouverte même aux loufoques. La modération ne vire que les insultes, les racistes, les appels aux meurtres, et tout ce qui ne rentre pas dans charte...

 

Vous avez vraiment du mal avec la liberté d'expression, n'est pas libre que ce que vous jugez digne d'intérêt a vos yeux. Pour finir Agoravox est ouvert a tout le monde et si  les droiteux snob ce média tant pis pour eux mais n'en jetez pas la responsabilité la direction du site.

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Message édité par Profil supprimé le 17-03-2010 à 20:11:19
n°21915286
Betcour
Building better worlds
Posté le 17-03-2010 à 20:19:02  profilanswer
 


La modération des commentaires saque tout ce qui n'est pas dans le "ton" d'Agoravox, et pousse en avant les commentaires les plus trollesques.

 
Citation :

Vous avez vraiment du mal avec la liberté d'expression, n'est pas libre que ce que vous jugez digne d'intérêt a vos yeux. Pour finir Agoravox est ouvert a tout le monde et si  les droiteux snob ce média tant pis pour eux mais n'en jetez pas la responsabilité la direction du site.


Qu'est ce que tu racontes fumes ? Depuis quand critiquer un média c'est "avoir du mal avec la liberté d'expression" ?  [:blinkgt]

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Message édité par Betcour le 17-03-2010 à 20:20:24

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n°21915399
Profil sup​primé
Posté le 17-03-2010 à 20:30:04  answer
 

Betcour a écrit :


La modération des commentaires saque tout ce qui n'est pas dans le "ton" d'Agoravox, et pousse en avant les commentaires les plus trollesques.

Citation :

Vous avez vraiment du mal avec la liberté d'expression, n'est pas libre que ce que vous jugez digne d'intérêt a vos yeux. Pour finir Agoravox est ouvert a tout le monde et si  les droiteux snob ce média tant pis pour eux mais n'en jetez pas la responsabilité la direction du site.


Qu'est ce que tu racontes fumes ? Depuis quand critiquer un média c'est "avoir du mal avec la liberté d'expression" ?  [:blinkgt]

 


Tu racontes n'importe quoi et apparemment tu sais même pas comment fonctionne ce site   :pfff:  :pfff:  :pfff:

 

Ce n'est pas la direction qui modère mais les rédacteurs eux mêmes  :o

 
Citation :

La Fondation AgoraVox

 

AgoraVox, est un média 100% citoyen et 100% participatif. AgoraVox permet de vous exprimer et de vous informer autrement. Le site AgoraVox est géré par la Fondation AgoraVox, reconnue d’utilité publique. Ses principales missions sont l’information à l’égard du public et le soutien à la liberté d’expression.

 


Citation :

AgoraVox est un média citoyen : Tout un chacun peut devenir rédacteur d’AgoraVox en s’inscrivant ici. Les articles proposés sont votés par les modérateurs, c’est-à-dire tous les rédacteurs ayant publié au moins quatre articles sur le site. La synthèse des votes, la mise en ligne et les dernières vérifications d’usage sont réalisées par une équipe de professionnels. Cette modération a pour fonction principale de filtrer les articles qui ne rentrent pas dans le cadre de la politique éditoriale (les articles commerciaux, les simples dépêches d’actualités copiées, les positions très provocatrices, les diffamations volontaires ou involontaires etc.), et de garantir par là même une qualité d’information argumentée et une expression citoyenne.

 

http://www.agoravox.fr/qui-sommes-nous/

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 17-03-2010 à 20:31:10
n°21915696
zad38
Posté le 17-03-2010 à 20:52:21  profilanswer
 

C'est encore pire  :lol:  
Reconnue d'utilité publique ? C'est quoi cette histoire  [:syr01]

n°21915924
Svenn
Posté le 17-03-2010 à 21:05:04  profilanswer
 

zad38 a écrit :

C'est encore pire  :lol:  
Reconnue d'utilité publique ? C'est quoi cette histoire  [:syr01]


 
Je ne la vois pas sur la liste du ministère de l'intérieur [:cosmoschtroumpf]

n°21916082
Betcour
Building better worlds
Posté le 17-03-2010 à 21:13:23  profilanswer
 


Tu m'apprends rien hein. :mouais:
 
La modération = ceux qui modèrent (donc dans le cas d'Agoravox, tous les gens inscrits)


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°21918722
dreamer18
CDLM
Posté le 18-03-2010 à 00:01:45  profilanswer
 

Agoravox au début il y avait de bons auteurs et articles. Malheureusement ça fait longtemps que c'est devenu du grand n'importe quoi :/
 
Il écrit toujours là bas Eric laurent ?


---------------
"Parceque toi tu fracasses du migrant à la batte de baseball, c'est ça ?" - Backbone-
n°21918969
gorthaur b​ateman
Esprit de Feu
Posté le 18-03-2010 à 00:50:08  profilanswer
 

Trouvé sur le sujet des "victimes de la crise"<.
 
http://www.dailymotion.com/video/x [...] esque_news
 
http://www.lesechos.fr/info/financ [...] illite.htm
 
Magouille compliquées pour effets desastateurs réels.
MSNBC n'est pas une chaine gauchiste.


---------------
Dans la difficulté, il y a certes de la facilité.
n°21918996
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 18-03-2010 à 01:02:32  profilanswer
 

http://www.monde-diplomatique.fr/2010/02/LORDON/18789
 
Pour relancer l’économie
 
Et si on fermait la Bourse...
 
C’était il y a un peu plus d’un an : les gouvernements secouraient les banques aux frais du contribuable. Mission accomplie. Mais à quel prix ? L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) évalue à 11 400 milliards de dollars les sommes mobilisées par ce sauvetage. Soit 1 676 dollars par être humain... Mais la finance n’est pas qu’affaire de banquiers. C’est aussi celle des actionnaires. Une proposition pourrait ne pas leur plaire : fermer la Bourse.
Par Frédéric Lordon
 
Pour un peu, le grand spectacle de ces deux dernières années nous l’aurait presque fait oublier : là où la finance « de marché »* (les astérisques renvoient au glossaire), appellation un peu idiote mais il en faut bien une pour faire la différence, semble s’activer dans un univers clos, loin de tout et notamment du reste de l’économie, la finance actionnariale*, celle des propriétaires des moyens de production, campe à l’année sur le dos des entreprises — et, comme toujours, en dernière analyse, des salariés. Il a fallu la « mode du suicide » si délicatement diagnostiquée par M. Didier Lombard, président-directeur général (PDG) de France Télécom, pour offrir l’occasion, mais si peu saisie dans le débat public, de se souvenir de ce dégât quotidien de la finance actionnariale dont les injonctions à la rentabilité financière sont implacablement converties par les organisations en minimisation forcenée des coûts salariaux, destruction méthodique de toute possibilité de revendication collective, intensification épuisante de la productivité et dégradation continue des conditions matérielles, corporelles et psychologiques du travail.
 
Contre toutes les tentatives de dénégation dont on entend d’ici les accents scandalisés, il faut redire le lien de cause à effet qui mène du pouvoir actionnarial, dont plus rien dans les structures présentes du capitalisme ne retient les extravagantes demandes, à toutes les formes, parfois les plus extrêmes, de la déréliction salariale. Et si les médiations qui séparent les deux bouts de la chaîne font souvent perdre de vue la chaîne même, et ce que les souffrances à l’une des extrémités doivent aux pressions exercées depuis l’autre, si cette distance demeure la meilleure ressource du déni, ou des opportunes disjonctions dont le débat médiatique est coutumier, rien ne peut effacer complètement l’unité d’une « causalité de système » que l’analyse peut très bien dégager (1).
 
Si donc la refonte complète du jeu de la finance « de marché », réclamée avec d’autant plus de martiale véhémence par les gouvernements qu’ils ont moins l’intention de l’accomplir, occupe le débat public depuis un an, il s’agirait de ne pas oublier que, au moins autant, la finance actionnariale est en attente elle aussi de son « retour de manivelle »... Sous ce rapport il n’y a que le PDG de Libération Laurent Joffrin, joignant la paresse intellectuelle au désir de ne rien rencontrer qui pourrait le contrarier, pour soutenir qu’il n’y a pas d’idées à gauche (2) — sans doute pas dans Libération ni au Parti socialiste en effet (mais on a dit : à gauche). Du vide dans le regard de Laurent Joffrin, on ne conclura donc pas pour autant qu’il n’y a rien. Le SLAM (Shareholder Limited Authorized Margin ou marge actionnariale limite autorisée) est une idée (3). L’abolition de la cotation en continu, et son remplacement par un fixing mensuel ou plurimestriel, en est une autre (4). Vient toutefois un moment où l’on envisage la question autrement : et fermer la Bourse ?
 
Des chroniques débonnaires du regretté Jean-Pierre Gaillard, longtemps journaliste boursier sur France Info, à l’apparition des chaînes boursières, en passant par l’incessante répétition « CAC 40 -Dow Jones - Nikkei », la Bourse aura bientôt quitté le domaine des institutions sociales pour devenir quasiment un fait de nature — une chose dont la suppression est simplement impensable. Il est vrai que deux décennies et demie de matraquage continu ont bien œuvré à cette sorte de naturalisation, et notamment pour expliquer qu’une économie « moderne » ne saurait concevoir son financement autrement que par des marchés et, parmi eux, des marchés d’actions* (la Bourse au sens strict du terme).
 
Bien sûr, pour continuer de se dévider, ce discours nécessite de passer sous silence l’ensemble des destructions corrélatives de l’exercice du pouvoir actionnarial ; la simple mise en regard de ses bénéfices économiques supposés et de ses coûts sociaux réels suffirait à faire apparaître tout autrement le bilan de l’institution « Bourse ». Encore faudrait-il questionner la division entre bénéfices économiques et coûts sociaux car les tendances à la compression salariale indéfinie qui suivent de la contrainte de rentabilité actionnariale ne sont pas sans effets macroéconomiques. La sous-consommation chronique qui en résulte a poussé les géniaux stratèges de la finance à proposer aux ménages de « faire l’appoint » avec du crédit, devenu la béquille permanente de la demande manquante — on connaît la suite. Evidemment les bilans sont toujours plus faciles avec une seule colonne qu’avec deux, particulièrement, aurait ajouté l’humoriste Pierre Dac, quand on enlève la mauvaise. Mais vienne la « bonne » à se montrer elle-même défaillante, que peut-il alors rester de l’ensemble ?
 
Or c’est peu dire que les promesses positives de la Bourse sont douteuses. Sans elle, paraît-il, pas de financement de l’économie, plus de fonds propres pour des entreprises alors vouées à l’insolvabilité, encore moins de développement des start-up annonciatrices des révolutions technologiques ? En avant, dans l’ordre et méthodiquement.
Les investisseurs pompaient,
pompaient !
 
Sur le papier, le plan d’ensemble ne manquait pas d’allure. Des agents (les épargnants) ont des ressources financières en excès et en quête d’emploi, d’autres (les entreprises) sont à la recherche de capitaux : la Bourse est cette forme institutionnelle idoine qui mettrait tout ce beau monde en contact et réaliserait la rencontre mutuellement avantageuse des capacités de financement des uns et des besoins des autres. Elle ferait même mieux encore : en apportant des ressources permanentes (à la différence de l’endettement, les capitaux propres, levés par émission d’actions, ne sont pas remboursables), elle stabiliserait le financement et en minimiserait le coût. Patatras : rien de tout ça ne tient la route.
 
La Bourse finance les entreprises ? Au point où on en est, ce sont plutôt les entreprises qui financent la Bourse ! Pour comprendre ce retournement inattendu, il faut ne pas perdre de vue que les flux financiers entre entreprises et « investisseurs » sont à double sens et que si les seconds souscrivent aux émissions des premières, ils ne manquent pas, symétriquement, de leur pomper régulièrement du dividende (en quantité croissante) et surtout du buy-back*, « innovation » caractéristique du capitalisme actionnarial par laquelle les entreprises sont conduites à racheter leurs propres actions pour augmenter mécaniquement le profit par action et, par là, pousser le cours boursier (donc la plus-value des investisseurs) à la hausse.
 
La cohérence dans l’incohérence du capital actionnarial atteint d’ailleurs des sommets car, imposant des normes de rentabilité financière exorbitantes, il force à abandonner bon nombre de projets industriels, incapables de « passer la barre », laissant les entreprises avec des ressources financières inemployées... aussitôt dénoncées comme « capital oisif », avec prière de le restituer instamment aux « propriétaires légitimes », les actionnaires — « puisqu’ils ne savent pas s’en servir, qu’ils nous le rendent ! ». Dorénavant, ce qui sort des entreprises vers les investisseurs l’emporte sur ce qui fait mouvement en sens inverse... et donnait son sens et sa légitimité à l’institution boursière. Les capitaux levés par les entreprises sont devenus inférieurs aux volumes de cash pompés par les actionnaires, et la contribution nette des marchés d’actions au financement de l’économie est devenue négative (quasi nulle en France, mais colossalement négative aux Etats-Unis, notre modèle à tous (5)).
 
Il y a de quoi rester interloqué devant pareil constat quand, dans le même temps, les masses financières qui s’investissent sur les marchés boursiers ne cessent de s’accroître. Le paradoxe est en fait assez simple à dénouer : faute de nouvelles émissions d’actions pour les absorber, ces masses ne font que grossir l’activité spéculative sur les marchés dits « secondaires »* (les marchés de revente des actions déjà existantes). Aussi leur déversement constant a-t-il pour effet, non pas de financer des projets industriels nouveaux, mais de nourrir la seule inflation des actifs financiers déjà en circulation. Les cours montent et la Bourse va très bien, merci, mais le financement de l’économie réelle lui devient chose de plus en plus étrangère : le jeu fermé sur lui-même de la spéculation est très suffisant à faire son bonheur et, de fait, les volumes de l’activité dans les marchés secondaires écrasent littéralement ceux des marchés primaires* (les marchés d’émission).
 
Que la Bourse comme institution de financement, par là différenciée de la Bourse comme institution de spéculation, soit devenue inutile, ce sont les entreprises qui pourraient en parler le mieux. Le problème ne se pose simplement pas pour les petites et moyennes... qui ne sont pas cotées, mais dont on rappellera tout de même qu’elles font l’écrasante majorité de la production et de l’emploi — on répète pour bien marquer le coup : l’écrasante majorité de la production et de l’emploi se passe parfaitement de la Bourse. Plus étonnamment, les grandes entreprises y ont fort peu recours également — sauf quand leur prend l’envie de s’amuser au jeu des fusions et des offres publiques d’achat (OPA). Car lorsqu’il s’agit de trouver du financement, le paradoxe veut que les fleurons du CAC 40 et du Dow Jones aillent le plus souvent voir ailleurs : dans les marchés obligataires, ou bien, par une inavouable persistance dans l’archaïsme... à la banque ! Une succulente ironie veut qu’il y ait là moins l’effet d’une réticence philosophique qu’un effet de plus de la contrainte actionnariale elle-même, qui voit dans toute nouvelle émission l’inconvénient de la dilution, donc de la baisse du bénéfice par action. En somme, le triomphe du pouvoir actionnarial consiste à dissuader les entreprises qui le pourraient le plus de se financer à la Bourse !
D’autres promesses,
d’autres menaces
 
Ce qui reste de financement brut apporté par la Bourse se fait-il au moins pour les entreprises au coût avantageux promis par tous les discours de la déréglementation ? On sait sans ambiguïté ce que coûte la dette : le taux d’intérêt qu’on doit acquitter chaque année. Le « coût du capital » (ici le coût des fonds propres) est une affaire moins évidente à saisir. Par définition les capitaux propres (levés par émissions d’actions) ne portent pas de taux de rémunération prédéfini comme la dette. Ça ne veut pas dire qu’ils ne coûtent rien ! Mais alors combien ? Très symptomatiquement, la théorie financière ne cesse de s’intéresser au « coût du capital »... mais sous le point de vue exclusif de l’actionnaire (lire « Le coût du capital du point de vue de l’actionnaire ») ! Ceci ne dit rien de ce qu’il en coûte concrètement à l’entreprise de se financer en levant des actions plutôt que des obligations*, ou encore en allant à la banque — et c’est là une question dont la théorie financière, qui révèle ainsi ses points de vue implicites (pour ne pas dire : pour qui elle travaille), se désintéresse presque complètement.
 
Or ce qu’il en coûte à l’entreprise tient en trois éléments : les dividendes et les buy-backs sont les deux premiers, à quoi il faut ajouter également les coûts d’opportunité liés aux projets d’investissement écartés pour cause de rentabilité insuffisante, c’est-à-dire tous ces profits auxquels l’entreprise a dû renoncer sous l’injonction actionnariale... à ne pas investir.
 
Tout ceci, qui commence à faire beaucoup, ne se met cependant pas aisément sous la forme d’un « taux » qui pourrait être directement confronté au taux d’intérêt afin d’offrir une comparaison terme à terme des coûts des différentes formes de capital (fonds propres versus dette). Le fait que la dette soit remboursable et non les capitaux propres est une première différence perturbatrice ; inversement, du dividende est payé éternellement sur des actions bien après la fin du cycle de vie de l’investissement qu’elles ont servi à financer ; les actions confèrent en assemblée générale un pouvoir que ne donne pas la dette (et auquel on pourrait assigner une valeur), etc. A défaut de comparaison directe, on peut au moins faire une comparaison différentielle, et observer que l’un des deux coûts, celui des fonds propres, a connu une évolution très croissante : les buy-backs qui étaient inconnus se sont développés dans des proportions considérables ; quant aux dividendes, on peut mesurer leur croissance à la part qu’ils occupent désormais dans le produit intérieur brut, où ils sont passés de 3,2 % à 8,7 % entre 1982 et 2007, et ceci, il faut le redire, du fait même de l’exercice du pouvoir actionnarial, pour qui la déréglementation boursière a été faite... sur la foi d’une baisse du coût de financement des entreprises !
 
Reprenons : contribution nette négative, et contribution brute hors de prix là où elle avait été promise à coûts sacrifiés... On se demande ce qui reste à la Bourse pour se maintenir dans l’existence — à part les intérêts particuliers du capital financier, il est vrai d’une puissance tout à fait admirable. La réponse est : d’autres menaces et d’autres promesses.
 
La menace agite le spectre d’une « économie sans fonds propres ». Au premier abord, elle ne manque pas de poids, spécialement en une période où l’on dénonce, non sans raison, la croissance hors de contrôle des dettes privées. Or refuser aux entreprises les bienfaits de la Bourse, n’est-ce pas les renvoyer aux marchés obligataires ou au crédit bancaire, c’est-à-dire à plus de dette encore — et tout le pouvoir aux banquiers, espèce que la crise nous a rendue si sympathique (6) ? Mais une économie sans Bourse n’est pas du tout une économie privée de fonds propres. Trop occupée à vanter ses propres charmes, la Bourse a fini par oublier que l’essentiel des fonds propres ne vient pas d’elle... mais des entreprises elles-mêmes, qui les sécrètent du simple fait de leurs profits, transformés en capital par le jeu de cette opération que les comptables nomment le « report à nouveau » : chaque année le flux de profit dégagé par l’entreprise vient grossir le stock de capital inscrit à son bilan… du moins tant qu’elle ne l’abandonne pas aux actionnaires sous la forme de dividendes.
 
On dira cependant que l’apport de fonds propres externes (ceux d’actionnaires donc) revêt une importance particulière quand précisément l’entreprise va mal et, par elle-même, ne dégage plus assez de fonds propres internes par profit et « report à nouveau ». Le sauvetage d’entreprises en difficulté ne révèle-t-il pas l’ultime vertu de l’intervention actionnariale, et seules des injections providentielles de capitaux propres ne peuvent-elles pas y pourvoir ? La belle idée : en général, les repreneurs s’y entendent pour mettre au pot le moins possible et pour mener leur petite affaire soit en empochant les subventions publiques, soit en ayant prévu de revendre quelques morceaux de gré à gré, soit en profitant du règlement judiciaire pour restructurer les dettes et larguer du salarié ; et le plus souvent par un joyeux cocktail mélangeant agréablement tous ces bons ingrédients — fort peu actionnariaux.
 
Comme le cercle commence à se refermer méchamment et que la liste des supposés bienfaits est déjà à l’état de peau de chagrin, on aura bientôt droit au cri désespéré : « Et les start-up ? » Les start-up, la révolution technologique en marche, celle qui nous a donné Internet (juste après que l’armée eut posé les tuyaux et les chercheurs inventé les protocoles...), celle qui enfin nous offrira bientôt des gènes refaits à neuf, comment les ferait-on éclore sans la Bourse ? Bien sûr on a pu se tromper un peu quant à la réalité de ses bienfaits, mais tout sera pardonné quand on aura redécouvert ses véritables, ses irremplaçables prodiges : des promesses d’avenirs radieux.
 
C’est peut-être dans ce registre prophétique des lendemains technologiques que le discours boursier, par ailleurs si déconsidéré, trouve son ultime redoute — avec parfois l’improbable secours de technologues de gauche, écolos amis de la chimère ayant reçu pour nom « croissance verte », ou enthousiastes du « capitalisme cognitif » (certains, pas tous...) qui nous voient déjà savants et émancipés par le simple empilement des ordinateurs connectés en réseau.
 
Or il est exact que le financement des start-up semble échapper au système financier classique, et notamment bancaire. Le propre de ces entreprises naissantes tient en effet à la difficulté de sélection qu’elles présentent aux financeurs potentiels du fait même du caractère inédit de leurs paris techniques et de la très grande incertitude qui en découle, faute de références passées auxquelles les comparer. On connaît l’argument : sur dix start-up soutenues, neuf seront d’épouvantables bouillons mais peut-être la dixième une magnifique pépite qui, bien poussée jusqu’à l’introduction en Bourse, décrochera la timbale — comprendre : enrichira ses actionnaires de départ, qu’on nomme, tout ridicule abattu, des business angels (« anges des affaires »), et fera mieux que les réconforter de leurs pertes sur les neuf autres.
 
Cette économie de la péréquation très particulière, propre aux entreprises technologiques naissantes, rendrait donc « indispensable » la sortie en Bourse et impossible le financement par le crédit : le banquier facturant en gros le même taux d’intérêt aux dix perdrait tout, intérêt et principal, sur neuf et ne gagnerait que ses quelques pour-cent sur la dixième ; bien trop peu pour que l’opération globale ne soit pas très perdante, et par suite définitivement abandonnée.
 
Il faut reconnaître que l’argument ne manque pas de sens. Il manque juste à être irrésistible. Car il ne faut pas beaucoup d’imagination pour envisager un taux d’intérêt qui soit, non plus fixe, mais défini comme une certaine part des profits, éventuellement révisable (à la hausse) sur les premières étapes du cycle de vie de l’entreprise. Si celle-ci est effectivement un bingo, elle le prouvera par ses bénéfices, et cette péréquation-là réjouira le banquier comme la péréquation boursière avait réjoui le business angel. Creusant un tout petit peu plus cependant, on finira par tomber sur la réalité moins glorieuse des mobiles qui font tenir les discours généraux du financement en capital des start-up et des héros technologiques.
 
L’introduction en Bourse a pour finalité essentielle... d’enrichir à millions les créateurs d’entreprise et leurs « anges » accompagnateurs. On les croyait mus par l’idée générale du progrès technique, le bien-être matériel de l’humanité et la passion d’entreprendre : ils n’ont le plus souvent pas d’autre idée que de faire fortune aussi vite que possible et de prendre une retraite très avancée — il n’y aurait pas de test plus dévastateur que de voir ce qui, la promesse de fortune boursière retirée, resterait des troupes des vaillants entrepreneurs. Des cohortes boutonneuses de la nouvelle économie, combien n’avaient pour idée fixe que de bricoler au plus vite une petite affaire susceptible d’être revendue et de faire la culbute patrimoniale ?
 
On fera remarquer que c’est l’essence même du capitalisme que les agents ne s’y activent pas pour des prunes. Sans doute, mais d’une part on pourrait, du coup, nous épargner le gospel entrepreneurial, et d’autre part c’est une chose de désirer s’enrichir de sa création d’entreprise, mais c’en est une autre de ne s’y livrer qu’à la condition (même si elle n’est qu’à l’état d’espoir) de s’enrichir hors de proportion, comme c’est devenu la condition implicite mais sine qua non des créateurs de start-up. Et il est vrai : ce n’est plus la simple rémunération du travail, ou même le revenu tiré du profit d’entreprise qui peut enrichir à cette échelle, mais bien la timbale boursière et elle seule.
 
Et c’est ici le terminus du discours de la Bourse. La Bourse n’est pas une institution de financement des entreprises — elles n’y vont plus sauf pour s’y faire prendre leur cash-flow* ; elle n’est pas le roc d’une « économie de fonds propres » — pour l’essentiel ceux-ci viennent d’ailleurs : des entreprises elles-mêmes ; elle n’est pas la providence qui sauve les start-up de l’attrition financière — on pourrait très bien agir autrement.Elle est une machine à fabriquer des fortunes. Et c’est tout. Bien sûr, pour ceux qui s’enrichissent, ça n’est pas négligeable. Mais pour tous les autres, ça commence à suffire.
Cupidité déboutonnée
 
Ainsi, faire la critique de la Bourse conduit immanquablement à retrouver les vraies forces motrices que le galimatias entrepreneurial s’efforce de recouvrir : il n’y est en fait question que d’enrichissement. Non pas que tous les entrepreneurs soient par principe affligés de cette cupidité déboutonnée — ceux qui ont vraiment l’envie de construire quelque chose sont mus par d’autres ressorts et se passent de la fortune patrimoniale pour s’activer (on n’en fera pas des saints pour autant...). Mais seule la Bourse pouvait installer dans le corps social, ou plutôt dans ses parties les plus concernées, ce fantasme, désormais fait mentalité, de la fortune-éclair, légitime récompense des élites économiques, entièrement due à leur génie créateur et sans laquelle on déclarera qu’on veut faire fuir le sel de la terre, tuer la vie entrepreneuriale, peut-être même la vie tout court.
 
Fermer la Bourse n’a donc pas seulement la vertu de nous débarrasser de la nuisance actionnariale pour un coût économique des plus faibles, mais aussi le sens d’extirper l’idée de la fortune-flash, devenue référence et mobile, cela-va- de-soi pour bien-nés et normalité du « mérite », pour rappeler que l’argent ne se gagne qu’à hauteur des possibilités de la rémunération du travail, ce qui, dans le cas des individus qui nous intéressent, est déjà la plupart du temps largement suffisant. La Bourse comme miroir à la fortune aura été l’opérateur imaginaire, aux effets bien réels, du déplacement des normes de la réussite monétaire, et il n’est pas un ambitieux dont le chemin ne passe par elle — pour les autres, il y a le Loto, et pour plus personne en tout cas, rapporté à cette norme, le travail.
 
Aussi la Bourse a-t-elle cette remarquable propriété de concentrer en un lieu unique la nocivité économique et la nocivité symbolique, en quoi on devrait voir une raison suffisante d’envisager de lui porter quelques sérieux coups. On ne dit pas que les arguments qui précèdent closent définitivement la discussion de la fermeture de la Bourse, et il y a sûrement encore bien des objections à réfuter pour se convaincre définitivement de joindre le geste à la parole. On ne le dit pas donc, mais on dit seulement qu’au moins il est temps de cesser de s’interdire d’y penser.
Frédéric Lordon


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Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
n°21919148
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 18-03-2010 à 01:33:46  profilanswer
 

Je me suis arrêté au délire sur le coût du capital "pour l'entreprise" que la finance ne sait pas prendre en compte, c'est le moment où j'ai chuté de mon canapé et roulé sur la table, en me remémorant le buzz autour de ces écrits du niveau élémentaire (désolé pour les élèves de CE1/CE2)

 

Essayez de réfléchir un peu par vous même, plutôt que de copier coller des articles que vous buvez comme du petit lait sans en comprendre le centième, avant d'avoir l'outrecuidance de nous traiter de "bons petits soldats qui répètent la leçon".

 

Si j'étais pas un grand défenseur de la liberté d'expression, j'aurais renommé l'article "et si on fermait sa gueule" :o

Message cité 1 fois
Message édité par peaceful le 18-03-2010 à 01:34:29

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"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°21919155
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 18-03-2010 à 01:35:35  profilanswer
 

peaceful a écrit :

Je me suis arrêté au délire sur le coût du capital "pour l'entreprise" que la finance ne sait pas prendre en compte, c'est le moment où j'ai chuté de mon canapé et roulé sur la table, en me remémorant le buzz autour de ces écrits du niveau élémentaire (désolé pour les élèves de CE1/CE2)
 
Essayez de réfléchir un peu par vous même, plutôt que de copier coller des articles que vous buvez comme du petit lait sans en comprendre le centième, avant d'avoir l'outrecuidance de nous traiter de "bons petits soldats qui répètent la leçon".
 
Si j'étais pas un grand défenseur de la liberté d'expression, j'aurais renommé l'article "et si on fermait sa gueule" :o


 
C'est creux ce que tu dis. Tu insultes plutôt que d'argumenter. C'est inutile.


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Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
n°21919231
freeza01
Posté le 18-03-2010 à 01:51:57  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :


 
C'est creux ce que tu dis. Tu insultes plutôt que d'argumenter. C'est inutile.


 
Excuse le, il s'est pas encore remis des résultats de dimanche, et le pire reste à venir au second tour [:ocolor]


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L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
n°21919253
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 18-03-2010 à 01:57:48  profilanswer
 

gorthaur bateman a écrit :

Trouvé sur le sujet des "victimes de la crise"<.

 

http://www.dailymotion.com/video/x [...] esque_news

 

http://www.lesechos.fr/info/financ [...] illite.htm

 

Magouille compliquées pour effets desastateurs réels.
MSNBC n'est pas une chaine gauchiste.

 


Pas mal la video dailymotion, hormis l'aspect complot, mais bon j'ai compris, que c'était le kiff ici.

 

Les dirigeants qui ont signé les comptes doivent aller en taule, avec confiscation du pognon gagné grâce à ces magouilles, c'est évident, et ce sera probabelement le cas (en particulier les boss de lehman).

 


W0r1dIndu5tri35 a écrit :

 

C'est creux ce que tu dis. Tu insultes plutôt que d'argumenter. C'est inutile.

 

En effet c'est inutile, puisqu'un mec ayant eu ne serait ce qu'un cours de finance dans sa vie aurait pouffé de rire à la première lecture, malheureusement, même si je t'explique tu ne comprendras pas.

 

une petite recherche sur WACC, CAPM, APV, EVA (Economic value added) te donnera toutes les réponses pour le coût du capital, moyennant un peu de lecture.

 

Enfin je me demande pourquoi je me fatigue a répondre à une proposition aussi neuneu, si on ne compte pas fermer la bourse, ce n'est pas parcequ'on est formaté par le système capitaliste, ou qu'il existe un complot pour ne pas informer les "citoyens", c'est juste que c'est crétin.

 

Moi j'en ai une autre de question du même niveau: "pourquoi ne pas supprimer la monnaie ?"


Message édité par peaceful le 18-03-2010 à 02:16:41

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"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°21919307
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 18-03-2010 à 02:11:51  profilanswer
 

freeza01 a écrit :


 
Excuse le, il s'est pas encore remis des résultats de dimanche, et le pire reste à venir au second tour [:ocolor]


 
Il vote à gauche, dommage :D
 
Car le PS au pouvoir est plus libéral que la droite en France d'après ce que j'ai pu observer (jospin/rocard en tout cas).
 
Enfin, faut dire que c'est vraiment le moins pire, vu le choix :/


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"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°21919349
freeza01
Posté le 18-03-2010 à 02:22:19  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
Il vote à gauche, dommage :D
 
Car le PS au pouvoir est plus libéral que la droite en France d'après ce que j'ai pu observer (jospin/rocard en tout cas).
 
Enfin, faut dire que c'est vraiment le moins pire, vu le choix :/


 
mais [:rofl]


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L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
n°21919354
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 18-03-2010 à 02:28:25  profilanswer
 


ça fait juste 1900 pages que je dis que je suis de gauche. [:petrus75]


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"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°21919440
le_noob
Posté le 18-03-2010 à 05:12:52  profilanswer
 

zad38 a écrit :


Ho putain, un fanboy de Werber [:haha]  
J'avais survolé l'encyclopédie bidule première du nom quand j'était au lycée, c'était effectivement bourré de conneries. M'enfin vu le public qu'il vise (l'ado neuneu qui veut jouer à l'intellectuel new-age super cultivé) ça passe en général comme une lettre à la poste.


Ah ouais t'y vas pas de main morte. Enfin comme d'hab quoi.

n°21919443
le_noob
Posté le 18-03-2010 à 05:14:31  profilanswer
 

zad38 a écrit :


Pour la relativement faible hausse des salaires, il est bon de rappeler que l'Allemagne part de bien plus haut. C'est probablement l'un des seuls pays à essayer de ne pas vivre au-dessus de ses moyens en fait.


Ce que je ne comprends pas c'est pourquoi on essai d'appliquer une politique penser par des allemands pour l'Allemagne à toute l'Europe, voir au monde entier.

n°21919462
Profil sup​primé
Posté le 18-03-2010 à 05:46:31  answer
 

zad38 a écrit :

C'est encore pire  :lol:  
Reconnue d'utilité publique ? C'est quoi cette histoire  [:syr01]


 
Et oui, reconnu d'utilité public :o  
 
Pour une raison d'indépendance la fondation  a son siège à l'étranger. Faut savoir qu'en France le ministère de l'intérieur siège automatiquement au conseil d'administration des fondations.  
 
AgoraVox se déclare fondation d'utilité publique

n°21919463
Profil sup​primé
Posté le 18-03-2010 à 05:51:14  answer
 

Betcour a écrit :


Tu m'apprends rien hein. :mouais:

 

La modération = ceux qui modèrent (donc dans le cas d'Agoravox, tous les gens inscrits)

 

non pas tous les gens inscrits, seulement ceux qui ont un minimum de 5 articles au compteur.

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 18-03-2010 à 05:52:11
n°21919590
Camelot2
Posté le 18-03-2010 à 08:13:08  profilanswer
 


 
Et la modération des commentaires ne se fait pas par les rédacteurs mais par un employé d'Agogovox.
 

n°21919607
Betcour
Building better worlds
Posté le 18-03-2010 à 08:18:28  profilanswer
 


Tous les gens inscrits peuvent modérer tous les commentaires.


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°21919938
Profil sup​primé
Posté le 18-03-2010 à 09:28:11  answer
 

AgoraVox  :jap:

n°21920128
LooSHA
D'abord !
Posté le 18-03-2010 à 09:59:45  profilanswer
 

J'espère que ça n'est pas passé : après le rap Keynes vs. Hayek, la chorale Friedman.
 
>> Milton Friedman Choir - The Corporation <<
 
« Freedom is freedom » :jap:


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Mangeons de la viande (et nos amis pour la vie) ! Prenons l'avion ! Partons en vacances très loin ! Achetons des trucs venus du bout du monde ! Chauffons-nous à fond ! Utilisons plein d'électricité ! Changeons de malinphone le plus souvent possible !
n°21920363
dante2002
HEUUU NOOOOOOOOON
Posté le 18-03-2010 à 10:20:56  profilanswer
 

Sinon un truc qui me fait chier, pour mon département natal.
 
 

Citation :

LEMONDE.FR | 17.03.10 | 18h11  •  Mis à jour le 17.03.10 | 18h23
 
 
 
Metz, correspondant
 
Frappée par les restructurations militaires, durement touchée par la crise et le chômage après vingt ans de désindustrialisation à marche forcée, la Lorraine a renoué, dimanche 14 mars, avec l'extrême droite. Après la parenthèse des Européennes, où la liste de Bruno Gollnisch n'avait pas atteint 8 %, la liste du Front national pour les élections régionales menée par Thierry Gourlot y réalise près de 15 % des suffrages (14,87 %), auxquels viennent s'ajouter les 3 % de la liste "Non aux minarets", soutenue par le MNR.
 
 
Comme en 2004, où Gérard Longuet (UMP) avait été battu par le socialiste Jean-Pierre Masseret, le second tour connaîtra donc une triangulaire. Celle-ci devrait encore faciliter la tâche du président sortant, qui devance de onze points le candidat de la majorité présidentielle Laurent Hénart (23,77 % des voix).
 
A Gandrange (Moselle), symbole du déclin sidérurgique de la Lorraine et de l'impuissance étatique, après la promesse non tenue du président de la République de sauver l'aciérie d'Arcelor-Mittal, le FN devance l'UMP avec 15,76 % des suffrages. A Freyming-Merlebach, siège des anciennes Houillères du Bassin de Lorraine, le parti de Jean-Marie Le Pen dépasse les 28 %.
 
Partout où le chômage progresse, le FN s'envole : 25,49 % à Carling où les plans sociaux déferlent sur la plateforme chimique d'Arkema et de Total ; 23,47 % dans le canton de Stiring-Wendel, qui fut l'un des hauts lieux du charbon français ; 17,31 % dans la circonscription de Sarrebourg, dont le bassin d'emploi a connu la plus forte hausse du chômage (+ 56 %), depuis le début de la crise financière.
 
120 EMPLOIS PERDUS CHAQUE JOUR
 
La corrélation entre la poussée du FN et les difficultés économiques saute aux yeux, dans une région qui perd 120 emplois chaque jour et où le nombre de chômeurs de longue durée a augmenté de 40 % en un an." Comme tous les secteurs qui se désindustrialisent et peinent à se reconvertir, le terreau est propice ", observe Etienne Criqui, professeur de sciences politiques à Nancy." L'extrême droite a profité d'un climat de désespérance sociale et de frustration politique pour se refaire une santé ", confirme Arnaud Mercier, politologue à l'université de Metz.
 
Le FN revient aussi dans les zones rurales. Dans le canton de Cirey-sur-Vezouze, en Meurthe-et-Moselle, il obtient 19 % des voix. Dans le département de la Meuse, où la désertification menace, il approche les 16 %. Il serait, pour autant, excessif d'évoquer un retour en force.
 
En valeur absolue, le FN a perdu près de 60 000 voix, entre 2004 et 2010. Comme les autres formations, le parti de Jean-Marie Le Pen a fait les frais d'une forte abstention, qui a frôlé ici les 60%, dimanche. Sa tête de liste, Thierry Gourlot, l'a bien compris, qui assure " disposer de grosses marges de progression " et tente de convaincre " les déçus du sarkozysme " de " venir ou revenir au Front ", au second tour.


 
 
En 30 ans on a transformé une des régions moteurs du pays en région la plus sinistrée de France, et aujourd'hui on en paie le prix...


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Parce que le vote pour Emmanuel Macron n'est pas un vote de conviction mais une nécessité démocratique
n°21920455
freeza01
Posté le 18-03-2010 à 10:27:26  profilanswer
 
n°21920509
LooSHA
D'abord !
Posté le 18-03-2010 à 10:31:44  profilanswer
 

freeza01 a écrit :

punaise, le MNR existe encore...


Survit [:aloy]


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Mangeons de la viande (et nos amis pour la vie) ! Prenons l'avion ! Partons en vacances très loin ! Achetons des trucs venus du bout du monde ! Chauffons-nous à fond ! Utilisons plein d'électricité ! Changeons de malinphone le plus souvent possible !
n°21920524
freeza01
Posté le 18-03-2010 à 10:32:54  profilanswer
 


 
il a plus d'avenir électoral que le modem...


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n°21920765
freeza01
Posté le 18-03-2010 à 10:51:51  profilanswer
 

enfin bref, ça rejoint un petit peu ce que je radote depuis le début, le système ne va pas s'effondrer pour des raisons économiques ou financières pures, il va se déliter pour des raisons sociales.
 
C'est vraiment un point de vue parisiano-parisien de considérer que le pire est derrière nous, qu'on est en train de sortir de la crise, typiquement le discours de l'UMP (notons que si le PS était au pouvoir, il sortirait probablement les mêmes conneries).
 
Mais pendant ce temps, le chômage progresse et s'enracine partout en province, et pourtant, nous avons de très bonnes protections sociales.
 
Alors imaginez ce que ça va donner dans des pays sans ou avec peu de protection sociale, dont toute la paix sociale reposait exclusivement sur le loisir et la consommation...


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L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
n°21920934
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 18-03-2010 à 11:03:40  profilanswer
 

dante2002 a écrit :

Sinon un truc qui me fait chier, pour mon département natal.
 
 

Citation :

LEMONDE.FR | 17.03.10 | 18h11  •  Mis à jour le 17.03.10 | 18h23
 
 
 
Metz, correspondant
 
Frappée par les restructurations militaires, durement touchée par la crise et le chômage après vingt ans de désindustrialisation à marche forcée, la Lorraine a renoué, dimanche 14 mars, avec l'extrême droite. Après la parenthèse des Européennes, où la liste de Bruno Gollnisch n'avait pas atteint 8 %, la liste du Front national pour les élections régionales menée par Thierry Gourlot y réalise près de 15 % des suffrages (14,87 %), auxquels viennent s'ajouter les 3 % de la liste "Non aux minarets", soutenue par le MNR.
 
 
Comme en 2004, où Gérard Longuet (UMP) avait été battu par le socialiste Jean-Pierre Masseret, le second tour connaîtra donc une triangulaire. Celle-ci devrait encore faciliter la tâche du président sortant, qui devance de onze points le candidat de la majorité présidentielle Laurent Hénart (23,77 % des voix).
 
A Gandrange (Moselle), symbole du déclin sidérurgique de la Lorraine et de l'impuissance étatique, après la promesse non tenue du président de la République de sauver l'aciérie d'Arcelor-Mittal, le FN devance l'UMP avec 15,76 % des suffrages. A Freyming-Merlebach, siège des anciennes Houillères du Bassin de Lorraine, le parti de Jean-Marie Le Pen dépasse les 28 %.
 
Partout où le chômage progresse, le FN s'envole : 25,49 % à Carling où les plans sociaux déferlent sur la plateforme chimique d'Arkema et de Total ; 23,47 % dans le canton de Stiring-Wendel, qui fut l'un des hauts lieux du charbon français ; 17,31 % dans la circonscription de Sarrebourg, dont le bassin d'emploi a connu la plus forte hausse du chômage (+ 56 %), depuis le début de la crise financière.
 
120 EMPLOIS PERDUS CHAQUE JOUR
 
La corrélation entre la poussée du FN et les difficultés économiques saute aux yeux, dans une région qui perd 120 emplois chaque jour et où le nombre de chômeurs de longue durée a augmenté de 40 % en un an." Comme tous les secteurs qui se désindustrialisent et peinent à se reconvertir, le terreau est propice ", observe Etienne Criqui, professeur de sciences politiques à Nancy." L'extrême droite a profité d'un climat de désespérance sociale et de frustration politique pour se refaire une santé ", confirme Arnaud Mercier, politologue à l'université de Metz.
 
Le FN revient aussi dans les zones rurales. Dans le canton de Cirey-sur-Vezouze, en Meurthe-et-Moselle, il obtient 19 % des voix. Dans le département de la Meuse, où la désertification menace, il approche les 16 %. Il serait, pour autant, excessif d'évoquer un retour en force.
 
En valeur absolue, le FN a perdu près de 60 000 voix, entre 2004 et 2010. Comme les autres formations, le parti de Jean-Marie Le Pen a fait les frais d'une forte abstention, qui a frôlé ici les 60%, dimanche. Sa tête de liste, Thierry Gourlot, l'a bien compris, qui assure " disposer de grosses marges de progression " et tente de convaincre " les déçus du sarkozysme " de " venir ou revenir au Front ", au second tour.


 
 
En 30 ans on a transformé une des régions moteurs du pays en région la plus sinistrée de France, et aujourd'hui on en paie le prix...


 
Tout à fait d'accord : les mauvaises politiques font le lit de l'extrême-droite. Qu'on y réfléchisse...

n°21921026
aroll
Posté le 18-03-2010 à 11:10:30  profilanswer
 

Bonjour.

limonaire a écrit :

Qu'on y réfléchisse...

Je crois que tu demande l'impossible.......  :D  
 
Amicalement, Alain

mood
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Posté le   profilanswer
 

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