Forum |  HardWare.fr | News | Articles | PC | S'identifier | S'inscrire | Shop Recherche
3792 connectés 

 


La crise actuelle sera...




Attention si vous cliquez sur "voir les résultats" vous ne pourrez plus voter
Les invités peuvent voter

 Mot :   Pseudo :  
  Aller à la page :
 
 Page :   1  2  3  4  5  ..  1888  1889  1890  ..  3971  3972  3973  3974  3975  3976
Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°21874146
Betcour
Building better worlds
Posté le 14-03-2010 à 13:41:17  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

peaceful a écrit :


On voit donc qu'elle ont titrisé de bon coeur, malgré la nécessité de garder une aprtie du risque, et si les banques n'ont pas explosé c'est parcequ'en espagne, le risque est porté par l'emprunteur, et tu ne peux te permettre d'arrêter de payer tes traites et d'abandonner ta baraque.


Ce point est à souligner car totalement méconnu en France et pourtant un élément très important dans cette crise. Ce système de crédit hypothécaire où il suffit d'abandonner la maison pour effacer la dette (quelque soit son montant) revient à dire "pile l'emprunteur gagne face la banque perd". Si les prix montent l'acheteur revend avec plus value, s'ils baissent il laisse la banque saisir le bien et se manger la moins value.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
mood
Publicité
Posté le 14-03-2010 à 13:41:17  profilanswer
 

n°21874172
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 14-03-2010 à 13:43:41  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
Ce qui ressort de ce texte, c'est que les acteurs sont incapables de s'autoréguler ou même d'appliquer leurs propres règlementations, dès lors qu'il existe une incitation (même minime) à faire "péter les bilans"...
 
La conclusion étant "les acteurs sont irresponsables, le seul moyen pour qu'ils ne mettent pas le feu à l'économie à la moindre occasion est de ne pas leur donner d'allumettes". Ca pourrait presque avoir été écrit par Poilagratter !
 
D'un autre côté, comment pourrait-il en être autrement ? Prenez un groupe de gamins ayant juste acquis leurs diplômes, bourrés de testostérone, promettez-leur des montagnes de fric, des voitures de sport, des filles et de la coke en fonction de leur "performance" au jour le jour, et priez pour qu'une catastrophe n'arrive pas trop vite...


 
Les banques ne sont pas encore dirigées par des groupes de gamins fraichement diplomés, ceux dont tu parles ne sont que les exécutants d'une longue chaine de commandement.  
 
La conclusion c'est que dans une situation où tout le monde entrevoit des perspectives de developpement sans précédent, tout homme à forciori un homme politique, se laissera aller à la tentation de mettre en place des  règles pro-cycliques. Honnêtement, je vois mal un mec faire campagne en 2006 alors qu'on est en train d'eclater les compteurs, que le chômage revient à des niveaux bas, en disant qu'il faut compenser le "trop plein de croissance".  
 
La problématique c'est le comportement de mimétisme qu'ont les investisseurs/ politiques (et les autres mais c'est moins problématique), et le manque de visibilité macro-économique. La visibilté macro-éco doit pouvoir mettre en évidence le risque "d'accident" et justifier une politique contracyclique. Dailleurs aucun besoin de réguler, le simple perspective d'une catastrophe va suffir à calmer les investisseurs.
 


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°21874618
Badcow
Posté le 14-03-2010 à 14:38:38  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
Les banques ne sont pas encore dirigées par des groupes de gamins fraichement diplomés, ceux dont tu parles ne sont que les exécutants d'une longue chaine de commandement.  
 
La conclusion c'est que dans une situation où tout le monde entrevoit des perspectives de developpement sans précédent, tout homme à forciori un homme politique, se laissera aller à la tentation de mettre en place des  règles pro-cycliques. Honnêtement, je vois mal un mec faire campagne en 2006 alors qu'on est en train d'eclater les compteurs, que le chômage revient à des niveaux bas, en disant qu'il faut compenser le "trop plein de croissance".  
 
La problématique c'est le comportement de mimétisme qu'ont les investisseurs/ politiques (et les autres mais c'est moins problématique), et le manque de visibilité macro-économique. La visibilté macro-éco doit pouvoir mettre en évidence le risque "d'accident" et justifier une politique contracyclique. Dailleurs aucun besoin de réguler, le simple perspective d'une catastrophe va suffir à calmer les investisseurs.
 


 
Je suis globalement d'accord avec cela, a l'exception notable de la phrase d'ouverture et de fermeture...
 
1- les traders (bien que ne dirigeant pas il est vrai les banques) sont généralement jeunes (la moyenne d'âge doit être très inférieure à 35 ans), même s'ils sont "cornaqués" par des plus vieux, mais ce que l'affaire Kerviel nous apprend c'est que la plupart du temps, les vieux en question se foutent de ce qui se passe au "front", ce qui compte c'est que l'argent rentre... bref, un peu comme donner un M16 à un gamin de 19 ans et de l'envoyer en Irak en disant "tu va défendre la démocratie", et s'étonner qu'il arrive des bavures de temps en temps...
 
2- l'être humain ne croit pas aux catastrophes, faire appel à ce trait pour espérer un semblant de régulation est tout à fait illusoire.
Tant que le Titanic est à flot et que l'orchestre joue, rien de grave ne peut arriver et les premiers canots de sauvetage quittent le navire à moitié vide... puis à un moment donné le monde a les pieds dans l'eau, et là c'est la ruée.


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°21875447
Camelot2
Posté le 14-03-2010 à 16:38:57  profilanswer
 

Gueux76 a écrit :


 
Si t'as des liens ou des références connues sur la remise en cause des modèles de valorisation de CDO (la copule gaussienne, la corrélation toussa...) je suis preneur.  
 
Pour la partie en gras, ce modèle de contagion financière (A qui fait défaut donc B fait défaut, donc C fait défaut ect...) n'explique pas l'ampleur de la crise financière. La titrisation a atomisé le risque et les pertes un peu partout et les pertes auraient dû être absorbées par le système sans le foutre en l'air.  
En fait c'est plus la disparition de la liquidité (sur pleins de produits OTC, sur le marché interbancaire) qui a amplifié la crise et enclenchée le cercle vicieux.  
cf par exemple http://www.banque-de-france.fr/fr/ [...] 1_0208.pdf   (Liquidité et contagion financière)
 
 

Citation :

Tu nous emmerdes avec tes copier/coller.
 Tu mets les liens en décrivant le contenu, si les gens veulent y aller ils iront.


+1  


 
Alors je dois dire avoir de léger problèmes avec ce papier.
D'abord, leur argumentation de base pour rejeter l'hypothèse classique est que les montants en jeu étaient trop faibles et trop disséminés pour entraîner un défaut. Je cite:
 

Citation :

C’est une bonne question. À première vue, le capital
des institutions fi nancières paraissait suffi sant
pour absorber ces pertes sans diffi cultés. De plus,
la titrisation avait réparti les expositions sur divers
créanciers, minimisant la concentration du risque
de crédit supporté par les intermédiaires fi nanciers.


 

Citation :

Si ce modèle de dominos était pertinent dans la
réalité, les défauts sur les prêts à risque auraient eu
un impact limité. En effet, l’exposition à ce secteur
est réduite par rapport à la taille totale des bilans
et par rapport au capital détenu par les institutions
fi nancières elles-mêmes.


 
Ont-ils seulement consulté le cas de AIG?
Cet acteur majeur des CDS a subi exactement ce qu'ils affirment être impossible: une crise de liquidité due à l'impossibilité d'absorber des pertes sur un portefeuille représentant entre 5-10% de l'ensemble de ses CDS.
 
Ils reprennent l'hypothèse "optimiste" que le choc va être sympathiquement réparti sur les différents acteurs et qu'ils ne représentent rien par rapport aux capacités des différentes institutions financières.
 
Je pense n'avoir qu'une seule réponse à l'esprit: c'est faux.
 
Le transfert de risque s'est fait de manière totalement anarchique et incontrôlable. In fine, plus personne ne disposait du capital nécessaire pour faire face au risque initial.
 
Pour le reste, j'ai parcouru en diagonal et n'y vois pas grand chose à re-dire. Il se peut qu'un second effet se soit ajouté au schéma classique de défaut et ait aggravé la crise. C'est, en gros, le risque systémique qui peut être aggravé par certaines mesures de régulation ou certains objectifs des institutions financières. Ils me semblent qu'ils excluent très rapidement ces problèmes de défaut qui ont pourtant abouti à la crise de liquidité sur le marché interbancaire.
 
C'est la peur du défaut qui a gelé l'ensemble du secteur. Le fait que des institutions comme AIG n'aient finalement pas abouti en situation "D" est uniquement dû à l'aide massive de l'Etat. Mais, dans la pratique, le système a considéré que toute une série d'intervenants financiers possédaient désormais un risque de défaut important, d'où le gel du marché interbancaire.
 
Je ne rejette donc pas leur conclusion sur les effets bilantaires (type capital de solvabilité) ayant contribué au risque systémique mais je rejette avec force leur quasi-foi dans la titrisation et la répartition des chocs sur plusieurs acteurs. Ce postulat ne peut, et ne doit pas, être admis dans le cadre de la titrisation telle qu'elle s'est produite jusqu'à maintenant.
 
+1 pour les copier-coller de zmed.
 

radioactif a écrit :


Exactement, cependant les modèles de valorisation des CDO ont, a posteriori, montré que la queue de distribution aurait dû être plus grosse, ou bien on est exempts de VaR pour des millions d'années...
 
J'ai d'ailleurs vu passer un article d'une équipe dans La Recherche, qui bossait juste sur la modélisation des marchés financiers en général, et pour eux, ce qui collait le plus à la réalité et avait un pouvoir prédictif un peu plus fort était une loi de Student. Il me semble que la plupart des modèles s'appuient sur une loi normale classique, soit en tant que tel, soit en tant que limite d'une binomiale.
 
Après, mes connaissances en probabilités étant limitées (plus pour très longtemps :o), je ne pourrai interpréter plus avant.


 
La copule de Student semble assez bien adaptée vu qu'elle ne possède pas une indépendance asymptotique au niveau des queues de distribution. Le modèle classiquement utilisé (et qui l'est malheureusement encore aujourd'hui dans certains cas) est en effet celui des copules gaussiennes.  
 
Pour un papier sur le sujet (d'où sont tirés la plupart de mes exemples/critiques),
 
2009. Donnelly, C., Embrechts, P.: The devil is in the tails: actuarial mathematics and the subprime mortgage crisis. To appear in ASTIN Bulletin
 
http://www.math.ethz.ch/~baltes/ft [...] _Jan10.pdf
 
Mais même la mise en place de ces modèles ne suffit pas. Seul un Risk Management pro-actif, aux pouvoirs décisionnaires relativement important, aurait pu ouvrir les yeux des différents intervenants sur la stupidité de leurs différentes stratégies.
A cela, il faut ajouter une régulation bien plus forte sur les produits dérivés type "assurance".
 
On n'est pas sorti de l'auberge, ça c'est sûr...
 
EDIT: Ca a quand même plus de gueule que le débat sur la dette.[:julm3]

Message cité 2 fois
Message édité par Camelot2 le 14-03-2010 à 16:45:55
n°21875557
poilagratt​er
Posté le 14-03-2010 à 16:58:19  profilanswer
 

Heureusement que les financiers ne conçoivent pas des avions ou des centrales nucléaires.  
Pour se branler avec de jolies théories, ils sont très forts, mais quand à passer à la pratique, c'est le désastre assuré... pour les autres.  (assuré au sens de "certain"...)


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°21875561
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 14-03-2010 à 16:59:30  profilanswer
 

poilagratter a écrit :

Heureusement que les financiers ne conçoivent pas des avions ou des centrales nucléaires.  
Pour se branler avec de jolies théories, ils sont très forts, mais quand à passer à la pratique, c'est le désastre assuré... pour les autres.  (assuré au sens de "certain"...)


Et Heureusement qu'ils ne sont pas chinois, parce qu'ils auraient fait s'écrouler la Terre :/

n°21875615
Profil sup​primé
Posté le 14-03-2010 à 17:07:43  answer
 

radioactif a écrit :


Et Heureusement qu'ils ne sont pas chinois, parce qu'ils auraient fait s'écrouler la Terre :/


 
En attendant, ils sont entrain de donner une raclée économique aux ricains  :o

n°21875746
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 14-03-2010 à 17:30:06  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Alors je dois dire avoir de léger problèmes avec ce papier.
D'abord, leur argumentation de base pour rejeter l'hypothèse classique est que les montants en jeu étaient trop faibles et trop disséminés pour entraîner un défaut. Je cite:
 
 
Ont-ils seulement consulté le cas de AIG?
Cet acteur majeur des CDS a subi exactement ce qu'ils affirment être impossible: une crise de liquidité due à l'impossibilité d'absorber des pertes sur un portefeuille représentant entre 5-10% de l'ensemble de ses CDS.
 
 


 
Le papier date de Février 2008, ils auraient eu du mal à se pencher sur le cas AIG :D
 


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°21875768
Camelot2
Posté le 14-03-2010 à 17:33:26  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
Le papier date de Février 2008, ils auraient eu du mal à se pencher sur le cas AIG :D
 


 
Un "Epic fail" s'impose.  :D  
 

n°21876539
Profil sup​primé
Posté le 14-03-2010 à 19:09:35  answer
 

Citation :

Dans leur lettre commune, Angela Merkel, Nicolas Sarkozy, Georges Papandréou et Jean-Claude Juncker se disent donc déterminés à « empêcher que les activités spéculatives ne créent une telle incertitude sur les marchés que les prix ne donnent plus une information correcte et que le coût de financement des États peut atteindre des niveaux injustifiables ». Ils suggèrent notamment que l’on « impose une période minimale de détention des CDS, l’interdiction des transactions spéculatives sur les CDS et l’interdiction de l’achat de CDS qui ne sont pas utilisés à des fins de couverture ». En clair, il s’agirait d’interdire l’achat de CDS à ceux qui ne possèdent pas en contrepartie de la dette. Plus généralement, les quatre dirigeants plaident pour une réglementation du marché des dérivés : « les autorités de régulation doivent avoir accès aux informations sur la négociation et les portefeuilles de produits dérivés y compris les CDS, au travers d’un enregistrement obligatoire de tous les dérivés de gré à gré auprès de bases de données centrales situées en Europe ». Ils soutiennent aussi la création de « chambres de compensation centrales » supervisées pour les produits dérivés.
La Commission, pour une fois, n’est pas en retard. Dès mardi, José Manuel Durao Barroso a annoncé une « nouvelle réflexion sur les CDS  portant sur les dettes souveraines » afin, en particulier, d’interdire « d’acheter une assurance alors que l’on n’est exposé à aucun risque et donc sur une base purement spéculative ». En s’attaquant aux États qui venaient tout juste de les sauver de la déroute, les marchés ont manifestement été un pont trop loin et ont précipité une régulation qu’ils ont toujours voulu éviter.


http://bruxelles.blogs.liberation. [...] teurs.html

mood
Publicité
Posté le 14-03-2010 à 19:09:35  profilanswer
 

n°21877417
python
Posté le 14-03-2010 à 20:13:38  profilanswer
 

moonboots a écrit :


si c'est faux tu n'auras pas de mal à m'expliquer pourquoi, mais comme tu est incapable d'aligner plus d'une ligne    :sleep:  
 


 

moonboots a écrit :


normal, les banques ont créé des produits pourris dont elles ont dilué le risque, c'est la dérégulation dont je parle et qui est la seconde étape après mon premier paragraphe, apprends à lire, renseigne-toi et reviens un peu après   :sleep:


 
:jap:  
 
un exemple criant de vérité : les banques continuent d'accepter des prêts d'un rapport de plus de 8 fois le salaires du client ...  
Il s'est acheté une maison de 350K avec un salaire de 40K par an.  8 mois après l'achat il déclare faillite.
 
Cette histoire survient en 2009 même après la crise des subprimes de 2008 :/


Message édité par python le 15-03-2010 à 00:53:33
n°21878480
freeza01
Posté le 14-03-2010 à 21:14:26  profilanswer
 

abstention record, et extrême droite qui renaît de ses cendres... le temps des conséquences sociales de la crise arrive...
 
bon, d'accord, la crise n'explique sûrement pas tout, mais il est indéniable qu'elle joue un rôle...


---------------
L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
n°21880620
Gueux76
Posté le 14-03-2010 à 23:50:18  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
2009. Donnelly, C., Embrechts, P.: The devil is in the tails: actuarial mathematics and the subprime mortgage crisis. To appear in ASTIN Bulletin
 
http://www.math.ethz.ch/~baltes/ft [...] _Jan10.pdf
 
Mais même la mise en place de ces modèles ne suffit pas.  
 
EDIT: Ca a quand même plus de gueule que le débat sur la dette.[:julm3]


 
Merci c'est exactement ce que je cherchais. Je reviendrai plus tard sur le reste par contre  :jap:


Message édité par Gueux76 le 14-03-2010 à 23:54:24
n°21881281
le_noob
Posté le 15-03-2010 à 01:24:49  profilanswer
 

freeza01 a écrit :

abstention record, et extrême droite qui renaît de ses cendres... le temps des conséquences sociales de la crise arrive...
 
bon, d'accord, la crise n'explique sûrement pas tout, mais il est indéniable qu'elle joue un rôle...


Moi j'ai oublié de voter. Pourtant on me l'a rappelé hier.

n°21881638
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 15-03-2010 à 07:47:20  profilanswer
 

freeza01 a écrit :

abstention record, et extrême droite qui renaît de ses cendres... le temps des conséquences sociales de la crise arrive...
 
bon, d'accord, la crise n'explique sûrement pas tout, mais il est indéniable qu'elle joue un rôle...


 
Ou peut-être que les gens en ont marre de voter pour des présidents de région qui vont se précipiter pour faire de beaux palais régionaux, des dépenses somptuaires [:dovakor loves you:3]


---------------
Horse_man
n°21882764
no-mans-la​nd
Posté le 15-03-2010 à 10:59:28  profilanswer
 

GEAB N°43 est disponible ! Les cinq séquences de la phase de dislocation géopolitique globale : T4 2009 – T4 2013
 
http://www.leap2020.eu/GEAB-N-43-e [...] a4411.html
 
En cette fin de premier trimestre 2010, au moment où sur les fronts monétaires, financiers, commerciaux et stratégiques, les signes de confrontations se multiplient au niveau international, tandis que la violence du choc social de la crise se confirme au sein des grands pays et ensembles régionaux, LEAP/E2020 est en mesure de fournir un premier séquençage anticipatif du déroulement de cette phase de dislocation géopolitique mondiale.  
 
Nous rappelons que cette phase ne peut être un prélude à une réorganisation pérenne du système international que si, d'ici le milieu de cette décennie, les conséquences de l'effondrement de l'ordre mondial hérité de la seconde guerre mondiale et de la chute du Rideau de Fer, sont pleinement tirées. Cette évolution implique notamment une refonte complète du système monétaire international pour remplacer le système actuel fondé sur le Dollar américain par un système basé sur une devise internationale dont la valeur dérive d'un panier des principales monnaies mondiales pondérées par le poids respectif de leurs économies.  
 
En publiant l'année dernière à la même époque un message en ce sens sur une pleine page du Financial Times, à la veille du sommet du G20 à Londres, nous avions indiqué que la « fenêtre de tir » idéale pour une telle réforme radicale se situait entre le printemps et l'été 2009, faute de quoi le monde s'engagerait dans la phase de dislocation géopolitique globale à la fin 2009 (1).  
 
L' « Anneau de Feu » des dettes souveraines - Répartition graphique des Etats en fonction de leur dette et de leur déficit publics (en % PIB) - Source : Reuters Ecowin, 02/2010  
L'échec du sommet de Copenhague en décembre 2009, qui met fin à près de deux décennies de coopération internationale dynamique sur ce sujet, sur fond de conflits croissants entre Américains et Chinois, et de division occidentale sur la question (2), est ainsi un indicateur pertinent qui confirme cette anticipation de nos chercheurs. Les relations internationales se dégradent dans le sens d'une multiplication des tensions (zones et sujets) tandis que la capacité des Etats-Unis à jouer leur rôle d'entraînement (3), ou même tout simplement de « patron » de leurs propres clients, s'évanouit chaque mois un peu plus (4).  
 
En cette fin de premier trimestre 2010, on peut notamment souligner :  
 
. la dégradation régulière des relations sino-américaines (Taiwan, Tibet, Iran, parité Dollar-Yuan (5), baisse des achats de Bons du Trésor US, conflits commerciaux multiples, …)  
. les dissensions transatlantiques croissantes (Afghanistan (6), OTAN (7), contrats ravitailleurs US Air Force (8), climat, crise grecque, …)  
. la paralysie décisionnelle de Washington (9)  
. l'instabilité sans répit au Moyen-Orient (10) et l'aggravation des crises potentielles Israël-Palestine et Israël-Iran  
. le renforcement des logiques de blocs régionaux (Asie, Amérique latine (11) et Europe en particulier)  
. la volatilité monétaire (12) et financière (13) mondiale accrue  
. l'inquiétude renforcée sur les risques souverains  
. la critique croissante du rôle des banques US associée à une réglementation visant à régionaliser les marchés financiers (1)  
. etc... *
 
Parallèlement, sur fond d'absence de reprise économique (15), les confrontations sociales se multiplient en Europe tandis qu'aux Etats-Unis le tissu social est purement et simplement démantelé (16). Si le premier phénomène est plus visible que le second, c'est pourtant le second qui est le plus radical. La maîtrise de l'outil de communication international par les Etats-Unis permet de masquer les conséquences sociales de cette destruction des services publics et sociaux américains sur fond de paupérisation accélérée de la classe moyenne du pays (17). Et cette dissimulation est rendue d'autant plus aisée que, à la différence de l'Europe, le tissu social américain est atomisé (18) : faible syndicalisation, syndicats très sectorisés sans revendication sociale générale, identification historique de la revendication sociale avec des attitudes « anti-américaines » (19), … Toujours est-il que des deux côtés de l'Atlantique (et au Japon), les services publics (transports en commun, police, pompier, …) et sociaux (santé, éducation, retraite, ...) sont en voie de démantèlement, quand ils ne sont pas purement et simplement fermés ; que les manifestations (20), parfois violentes, se multiplient en Europe tandis que les actions de terrorisme domestique ou de radicalisation politique (21) sont de plus en plus nombreuses aux Etats-Unis.  
 
En Chine, le contrôle croissant de l'Internet et des médias est avant tout un indicateur fiable de la nervosité accrue des dirigeants pékinois en ce qui concerne l'état de leur opinion publique. Les manifestations sur les questions de chômage et de pauvreté continuent à se multiplier, contredisant le discours optimiste des leaders chinois sur l'état de leur économie.  
 
En Afrique, la fréquence des coups d'Etat s'accélèrent depuis l'année dernière.  
 
Et en Amérique latine, malgré des chiffres macro-économiques plutôt positifs, l'insatisfaction sociale nourrit les risques de changements de cap politique radicaux, comme on l'a vu au Chili.  
 
L'ensemble de ces tendances est en train de former très rapidement un « cocktail socio-politique explosif » qui conduit directement à des conflits entre composantes de la même entité géopolitique (conflits états fédérés/état fédéral aux Etats-Unis, tensions entre Etat-membres dans l'UE, entre républiques et fédération en Russie, entre provinces et gouvernement central en Chine), entre groupes ethniques (montée des sentiments anti-immigrés un peu partout) et recours au nationalisme national ou régional (23) pour canaliser ces tensions destructrices. L'ensemble se déroulant sur fond de paupérisation des classes moyennes aux Etats-Unis, au Japon et en Europe (en particulier au Royaume-Uni et dans les pays européens et asiatiques (24) où les ménages et les collectivités sont les plus endettées).  
 
Dans ce contexte, LEAP/E2020 considère que la phase de dislocation géopolitique mondiale va se dérouler selon cinq séquences temporelles, qui sont développées dans ce GEAB N°43, à savoir :  
 
0. Initiation de la phase de dislocation géopolitique mondiale - T4 2009 / T2 2010  
1. Séquence 1 : Conflits monétaires et de chocs financiers  
2. Séquence 2 : Conflits commerciaux  
3. Séquence 3 : Crises souveraines  
4. Séquence 4 : Crises socio-politiques  
5. Séquence 5 : Crises stratégiques  
 
Par ailleurs, dans ce numéro du GEAB, notre équipe présente les huit pays qui lui paraissent plus dangereux que la Grèce en matière de dette souveraine, tout en présentant son analyse de l'évolution post-crise de l'économie financière par rapport à l'économie réelle. Enfin, LEAP/E2020 présente ses recommandations mensuelles (devises, actifs, …), y compris certains critères pour une lecture plus fiable des informations dans le contexte particulier de la phase de dislocation géopolitique mondiale.  
 
 
 
Notes:  
 
(1) Joseph Stiglitz et Simon Johnson ne disent désormais pas autre chose quand ils estiment que la crise est en train de devenir une occasion ratée de réforme du système financier mondial qui va conduire rapidement à de nouveaux chocs. Source : USAToday, 12/03/2010  
 
(2) Américains et Européens ont des positions diamétralement opposées sur ce sujet et l'arrivée au pouvoir de Barack Obama n'a fait que rendre plus compliqué le positionnement public des Européens (puisqu'ils se sont affirmés d'emblée « Obamaphiles ») sans changer la donne sur le fond.  
 
(3) Même dans le domaine de la recherche, la place des Etats-Unis recule très rapidement. Ainsi le classement mondial des meilleures institutions de recherche ne compte plus que six institutions américaines sur les quinze premières contre quatre européennes et deux chinoises; et aucune dans les trois premières places. Source : Scimago Institutions Rankings 2009, 03/2009  
 
(4) Comme l'illustre l'attitude d'Israël qui agit dorénavant de manière presque injurieuse vis-à-vis de Washington. C'est un indicateur important car personne mieux que les alliés les plus proches n'est en mesure de percevoir le degré d'impuissance d'un empire. Les ennemis ou bien les alliés récents ou éloignés sont incapables d'une telle perception car ils n'ont pas un accès aussi intime au pouvoir central, ni un recul historique suffisant pour pouvoir déceler une telle évolution. L'éditorial de Thomas Friedman dans le New York Times du 13/03/2010 illustre bien le désarroi des élites américaines face à l'attitude de plus en plus désinvolte de leur allié israelien, et également l'incapacité de l'administration américaine à réagir fermement à cette désinvolture.  
 
(5) Le ton monte considérablement sur cette question qui devient un enjeu de pouvoir symbolique autant qu'économique pour Pékin comme pour Washington. Sources : China Daily, 14/03/2010 ; Washington Post, 14/03/2010.  
 
(6) Le repli probable d'un grand nombre de troupes de l'OTAN hors d'Afghanistan en 2011 conduit ainsi la Russie et l'Inde à développer une stratégie commune, notamment avec l'Iran, pour prévenir un retour des Talibans au pouvoir! Source : Times of India, 12/03/2010  
 
(7) Outre la chute du gouvernement néerlandais sur la question de l'Afghanistan, c'est maintenant d'Allemagne que vient l'idée d'intégrer la Russie à l'OTAN, une bonne vieille idée russe, au prétexte que l'OTAN n'est plus pertinente dans sa forme actuelle. Source : Spiegel, 08/03/2010  
 
(8) Le Européens sont tous très remontés suite à la décision de Washington d'éliminer de facto l'offre européenne du grand contrat de renouvellement des ravitailleurs de l'US Air Force. Cette décision marque probablement la fin du mythe (en vogue en Europe) d'un marché transatlantique des armements. Washington ne laissera pas d'autres compagnies que les siennes gagner de tels grands contrats. Les Européens vont donc devoir envisager sérieusement de se fournir essentiellement eux aussi auprès de leur industrie de défense. Source : Financial Times, 09/03/2010  
 
(9) Même le Los Angeles Times du 28/02/2010 se fait l'écho des inquiétudes de l'historien britannique Niall Ferguson qui estime que l' « empire américain » peut désormais s'effondrer du jour au lendemain comme ce fut le cas pour l'URSS.  
 
(10) Et le fait que l'ensemble du monde arabe est désormais fortement affecté par la crise économique mondiale va ajouter à l'instabilité régionale chronique. Source : Awid/Pnud, 19/02/2010  
 
(11) Le Vénézuela s'équipe ainsi d'avions de chasse chinois. Une situation de scénario de politique fiction il y a seulement cinq ans. Source: YahooNews, 14/03/2010  
 
(12) Comme nous l'avions anticipé dans les précédents GEAB, la « crise grecque » se dissipant, on retourne aux réalités des tendances lourdes de la crise et comme par hasard, depuis quelques jours on commence à voir à nouveau des analyses qui mettent en perspective la perte par les Etats-Unis de leur notation AAA concernant leur dette; et la fin du statut de monnaie de réserve du Dollar. Sources : BusinessInsider/Standard & Poor's, 12/03/2010  
 
(13) Le graphique ci-dessous illustre la volatilité toujours plus forte qui caractérise les places financières et qui, selon LEAP/E2020, est un indice de risque systémique majeur. Si on regarde la rentabilité du New York Stock exchange sur plus de 180 ans, on constate que les années de la décennie passée (2000-2008 et on pourrait certainement y ajouter 2009) figurent aux extrêmes des meilleurs et des pires résultats. C'est un résultat statistiquement improbable sauf à ce que les marchés financiers, et les tendances qui le animent, soient entrés dans une phase d'incertitude radicale, détachés de l'économie réelle et de son inertie. La taille des ordres passés sur les marchés financiers mondiaux s'est ainsi réduite de 50% en cinq ans, sous l'effet de l'automatisation et des méthodes à « haute-fréquence », accroissant donc leur volatilité potentielle. Source : Financial Times, 21/02/2010  
 
(14) Le récent avertissement du Secrétaire d'Etat au Trésor US, Thimoty Geithner, concernant les risques de dérive transatlantique en matière de réglementation financière n'est que le dernier indice de cette évolution. Source : Financial Times, 10/03/2010  
 
(15) Dernier exemple en date, la Suède qui pensait avoir traversé la crise se retrouve à nouveau plongée dans la récession au vu des très mauvais chiffres du 4° trimestre 2009. Source : SeekingAlpha, 02/03/2010  
 
(16) Le taux de chômage US est désormais voisin de 20%, avec des pics à 40%-50% pour les classes sociales défavorisées. Pour éviter de faire face à cette réalité, les autorités américaines pratiquent à très grande échelle une manipulation des chiffres de la population active et de la population à la recherche d'emploi. L'article de Steven Hansen publié le 21/02/2010 sur SeekingAlpha et intitulé « Which economic world are we in? » offre une perspective intéressante à ce sujet.  
 
(17) Une analyse certes radicale mais très bien documentée et assez pertinente de cette situation est développée par David DeGraw sur Alternet du 15/02/2010.  
 
(18) Source (y compris les commentaires) : MarketWatch, 25/02/2010  
 
(19) C'est la suspicion du « Rouge », du « Coco », qui dormirait dans chaque syndicaliste ou manifestant pour des causes sociales.  
 
(20) Même aux Etats-Unis où les étudiants manifestent contre les hausses des droits d'inscription et où la population s'inquiète de la fermeture de la moitié des écoles publiques dans une ville comme Kansas City, tandis qu'à New York ce sont 62 brigades de pompiers qui vont être supprimées. Sources : New York Times, 04/03/2010 ; USAToday, 12/03/2010 ; Fire Engineering, 11/03/2010  
 
(21) De Joe Stack aux Tea Parties, la classe moyenne américaine tend à se radicaliser très rapidement depuis la mi-2009.  
 
(22) La dépense nominale est la valeur totale des dépenses dans une économie non corrigée de l'inflation. C'est en fait la valeur de la demande totale. On constate sur ce graphique que la crise marque un effondrement de la demande.  
 
(23) Le terme régional est utilisé ici au sens géopolitique, d'ensemble régional (UE, Asean, …).  
 
(24) Ainsi en Corée du Sud, l'endettement des ménages continue de s'aggraver avec la crise tandis que les entreprises accumulent des réserves de liquidités au lieu d'investir car elle ne croit pas à la reprise. Source : Korea Herald, 03/03/2010

Message cité 2 fois
Message édité par no-mans-land le 15-03-2010 à 11:01:13
n°21882874
Profil sup​primé
Posté le 15-03-2010 à 11:09:40  answer
 

Citation :


Zone euro : Christine Lagarde s'en prend à la politique économique allemande

 

[:diamondcorporation:1] Dans un entretien au Financial Times (FT), lundi 15 mars, Christine Lagarde, la ministre de l'économie et des finances française, appelle l'Allemagne à développer sa demande intérieure, estimant que son excédent commercial menace la compétitivité d'autres pays de la zone euro

 


http://www.lemonde.fr/economie/art [...] _3234.html


Non mais de quoi je me mèle  [:ogratte:1]

 

C'est pas parce que l'industrie française est moribonde qu'il faut torpiller celle des voisins qui ont été plus malin.

Message cité 4 fois
Message édité par Profil supprimé le 15-03-2010 à 11:21:05
n°21882888
Profil sup​primé
Posté le 15-03-2010 à 11:11:08  answer
 

no-mans-land a écrit :

GEAB N°43 est disponible ! Les cinq séquences de la phase de dislocation géopolitique globale : T4 2009 – T4 2013


 
il est ou Freezia ?  [:daaadou:1]

n°21882925
voor0ck
Bois, Eau, Feu, Métal et Terre
Posté le 15-03-2010 à 11:14:28  profilanswer
 

no-mans-land a écrit :

GEAB N°43 est disponible ! Les cinq séquences de la phase de dislocation géopolitique globale : T4 2009 – T4 2013


 
Ce calendrier semble correspondre au calendrier maya, croustillant !!


---------------
L'invincibilité se trouve dans la défense, la possibilité de victoire dans l'attaque. Sun Tzu.
n°21883003
Betcour
Building better worlds
Posté le 15-03-2010 à 11:20:23  profilanswer
 


C'est clair que ça fait un peu mauvais perdant :lol:


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°21886680
patx3
Posté le 15-03-2010 à 16:23:52  profilanswer
 


 
Pourtant, ici, on ne considère que le déclin inévitable des économies européennes... Certains feraient donc mieux que d'autres ??? :heink:
 
L'allemagne a réglé son problème des retraites, revu ses indemnisations au chomage, a veillé à ne pas exploser les déficits tout en maintenant des prélèvements inférieurs aux notres, et ça fonctionne. Dingue non ??? :D

n°21886827
zad38
Posté le 15-03-2010 à 16:35:54  profilanswer
 

Z'ont plus qu'à s'occuper de leur natalité en chute libre  :o

n°21886859
patx3
Posté le 15-03-2010 à 16:38:13  profilanswer
 

zad38 a écrit :

Z'ont plus qu'à s'occuper de leur natalité en chute libre  :o


 
Je veux bien me sacrifier pour repeupler l'allemagne avec quelque Fraulein allemandes ! :D

n°21887024
Profil sup​primé
Posté le 15-03-2010 à 16:52:37  answer
 

patx3 a écrit :


 
Je veux bien me sacrifier pour repeupler l'allemagne avec quelque Fraulein allemandes ! :D


 
t'aimes bien la grosse bertha ?  :o

n°21887042
freeza01
Posté le 15-03-2010 à 16:53:55  profilanswer
 

traum paradies dans google donne raison à patx3 :o


---------------
L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
n°21887063
poilagratt​er
Posté le 15-03-2010 à 16:55:25  profilanswer
 

C'est conforme à ce que dit le leap 2020.    "conflits entre composantes de la même entité géopolitique" .
La France fait des reproches à l'Allemagne, qui en fait à la Grèce, etc...  
 
Dès qu'il y a des problèmes de sous, tout le monde s'engueule....  A défaut de comprendre que ces problèmes sont tout bêtement la conséquence des règles du jeu du système économique!
 
Attendons la fin... :sarcastic:


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°21887119
freeza01
Posté le 15-03-2010 à 17:00:11  profilanswer
 

j'invoque plutôt Emmanuel Todd dans l'illusion économique, qu'il y'a plusieurs années déjà voyait le paradoxe mortel du libéralisme entre d'un côté la nécessité de trouver des débouchés commerciaux à l'extérieur, tout en verrouillant son marché intérieur de manière déguisée.


---------------
L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
n°21887199
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 15-03-2010 à 17:07:40  profilanswer
 

Au fait on attend toujours la disclocation du dollar et la faillite des US prédite il y'a 9 mois par le truc LEAP/GEAB & Co que vous citez.
 
 
 


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°21887345
Chips
Posté le 15-03-2010 à 17:21:18  profilanswer
 

patx3 a écrit :


 
Pourtant, ici, on ne considère que le déclin inévitable des économies européennes... Certains feraient donc mieux que d'autres ??? :heink:
 
L'allemagne a réglé son problème des retraites, revu ses indemnisations au chomage, a veillé à ne pas exploser les déficits tout en maintenant des prélèvements inférieurs aux notres, et ça fonctionne. Dingue non ??? :D


 
L'allemagne a surtout diminué les acquis sociaux afin de dynamiser son économie. C'est très con. Enfin comme le peuple dit rien, il continue de se faire enculer...
Forcement les économistes critique lagarde.

n°21887809
freeza01
Posté le 15-03-2010 à 18:00:37  profilanswer
 

courrier international de cette semaine
 
Hebdo n° 1010 du 11 mars 2010
Travail : Bientôt la semaine de 21 heures
 
• Pour les salariés, la récession n’est pas terminée, quoi qu’en disent les indicateurs économiques. Dans le monde occidental, le chômage ne cesse de s’aggraver. Même les entreprises profitables dégraissent à tour de bras.
• Pourtant, comme le démontre le professeur de management américain Jeffrey Pfeffer, les licenciements ne sont pas nocifs pour les seuls salariés : ils nuisent aussi à la santé des entreprises. Alors, que faire ?
• Commencer par réduire le temps de travail et partager les emplois. L’idée n’est certes pas nouvelle. Mais, cette fois, ce sont les Britanniques et les Américains qui la remettent au goût du jour.
 
 
quelqu'un l'a lu ?


---------------
L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
n°21888119
Profil sup​primé
Posté le 15-03-2010 à 18:26:15  answer
 

freeza01 a écrit :

j'invoque plutôt Emmanuel Todd dans l'illusion économique, qu'il y'a plusieurs années déjà voyait le paradoxe mortel du libéralisme entre d'un côté la nécessité de trouver des débouchés commerciaux à l'extérieur, tout en verrouillant son marché intérieur de manière déguisée.

 

Mais c'est du evidence  :sarcastic:

 

Comment peut on prôner l'union et accepter une guerre commerciale entre partenaires de cette l'union ? Cela n'a aucun sens et si en plus aux premiers gros pépins les plus fort en profitent pour enfoncer les plus faibles ne voyants que ses propres intérêts et des parts marchés libérées, cela ne peut finir qu'en baston générale.  :o

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 15-03-2010 à 19:10:20
n°21888173
Betcour
Building better worlds
Posté le 15-03-2010 à 18:30:03  profilanswer
 

freeza01 a écrit :

quelqu'un l'a lu ?


Je suis plus abonné : je finissais par juste retrouver plein d'articles que j'avais déjà lu 1 semaine plus tôt en anglais sur Internet, donc le journal a perdu de son intérêt :o


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°21888501
poilagratt​er
Posté le 15-03-2010 à 19:01:12  profilanswer
 


Ouais c'est ça!
Chacun doit s'assurer de la croooaaaÂssance  en conquérant de nouvelles parts de marché,  
 mais chacun doit limiter ses dépenses, ses salaires, etc.
 
Si seulement on pouvait exporter dans la galaxie...
 
C'est très con le capitalisme libéral.  (Mais moins que ceux qui le prônent :sarcastic: )

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 15-03-2010 à 19:01:44

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°21888532
Camelot2
Posté le 15-03-2010 à 19:03:25  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


 
 
C'est très con le capitalisme libéral.  (Mais moins que ceux qui le prônent :sarcastic: )


 
Après le coup du "se branler sur des théories", y en a encore qui viendront nous dire que poil@ n'insulte personne et patati et patata.
 

n°21888655
poilagratt​er
Posté le 15-03-2010 à 19:15:07  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Après le coup du "se branler sur des théories", y en a encore qui viendront nous dire que poil@ n'insulte personne et patati et patata.
 


Ce n'est pas une insulte, c'est un simple constat.
 
Expliques nous comment:  
 
Tout le monde  
peut, en même temps,  
vendre plus à tout le monde,
 
tout en comprimant les salaires,  
pour rester le plus compétitif  
par rapport aux autres?
 
Fait un dessin car j'ai vraiment du mal. :o  
 
Question subsidiaire:
 
Comment quelqu'un de sensé, majeur, et responsable, peut défendre un truc aussi abracadabrantesque?

Message cité 2 fois
Message édité par poilagratter le 15-03-2010 à 19:28:12

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°21888853
Profil sup​primé
Posté le 15-03-2010 à 19:32:48  answer
 

poilagratter a écrit :


Ce n'est pas une insulte, c'est un simple constat.

 

Expliques nous comment:

 

Tout le monde
peut, en même temps,
vendre plus à tout le monde,

 

tout en comprimant les salaires,
pour rester le plus compétitif
par rapport aux autres?

 

Fait un dessin car j'ai vraiment du mal. :o

 

Question subsidiaire:

 

Comment quelqu'un de sensé, majeur, et responsable, peut défendre un truc aussi abracadabrantesque?

 

Il y a un autre paradoxe qui est montré dans le pavé que j'ai posté hier

 
Citation :

Libéralisme et capitalisme n’ont pas évolué de façons autonomes. Le capitalisme n’a cessé de dicter sa loi au libéralisme. Et le libéralisme en retour a fourni l’idéologie du capitalisme, du moins en occident. Le principe même du libéralisme économique fondé sur l’idée de concurrence libre et non faussée est une contradiction dans les termes (Si seulement Didier et tous les libéraux pouvait intégrer cela). En effet, dès lors qu’il y a liberté économique, c’est à dire d’entreprendre, de commercer, de produire, les capitalistes vont n’avoir de cesse d’essayer d’éliminer leurs concurrents, de capter les marchés à leurs profits. D’où rapidement la formation de monopoles, oligopoles, ententes. Mais, alors, on objectera peut-être, c’est le rôle de l’État que de fournir aux entrepreneurs un cadre juridique, institutionnel permettant de garantir l’égalité, la concurrence. On retombe alors dans la contradiction puisque le libéralisme se prétend fondé sur la liberté d’entreprendre. Dès qu’il y a un cadre juridique, des arbitrages qui sont rendus, de la liberté il ne demeure plus que le nom. Dans une économie mondialisée la chose est encore plus évidente. Des réglementations trop strictes livrent l’économie nationale à la concurrence, distordant alors le marché au profit des investisseurs ou exportateurs extérieurs. Voir aussi sur ce blog "DOGME 6: libre expression de la concurrence".
 


Message cité 2 fois
Message édité par Profil supprimé le 15-03-2010 à 19:33:11
n°21888875
xilebo
noone
Posté le 15-03-2010 à 19:34:59  profilanswer
 


 
 
tout à fait. Si on pousse les limites, il pourrait exister quelqu'un de suffisamment doué pour pouvoir acheter l'intégralité des biens sur terre (en prenant du temps évidemment). Donc une fois qu'il possède tout, on fait quoi ?
 
Sans aller jusque là, le capitalisme, aidé du libéralisme a tendance à raréfier artificiellement les biens.

n°21888891
Camelot2
Posté le 15-03-2010 à 19:36:59  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Ce n'est pas une insulte, c'est un simple constat.
 
Expliques nous comment:  
 
Tout le monde  
peut, en même temps,  
vendre plus à tout le monde,
 
tout en comprimant les salaires,  
pour rester le plus compétitif  
par rapport aux autres?
 
Fait un dessin car j'ai vraiment du mal. :o  
 
Question subsidiaire:
 
Comment quelqu'un de sensé, majeur, et responsable, peut défendre un truc aussi abracadabrantesque?


 
Oui oui, et dire que tu es un con parce que tu considères qu'on se branle sur des théories dès que tu ne les comprends pas, c'est aussi un constat. On est d'accord.  :jap:  
 

n°21889002
Betcour
Building better worlds
Posté le 15-03-2010 à 19:49:20  profilanswer
 

xilebo a écrit :

tout à fait. Si on pousse les limites, il pourrait exister quelqu'un de suffisamment doué pour pouvoir acheter l'intégralité des biens sur terre (en prenant du temps évidemment). Donc une fois qu'il possède tout, on fait quoi ?


Pour qu'il puisse acheter tout il faudrait que quelqu'un lui vende tout.
Et si c'est le cas ce quelqu'un pourra lui aussi tout acheter.
 [:oh shi-]


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°21889169
Profil sup​primé
Posté le 15-03-2010 à 20:03:59  answer
 

Betcour a écrit :


Pour qu'il puisse acheter tout il faudrait que quelqu'un lui vende tout.
Et si c'est le cas ce quelqu'un pourra lui aussi tout acheter.
 [:oh shi-]

 

Ton raisonnement est entièrement faux. Déjà il n'y a pas qu'un vendeur, sinon c'est que déjà la planète appartient a une seul personne  :pt1cable:  :pt1cable:

 

Et le coup d'acheter qu'a une seule personne n'a aucun sens  :o

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 15-03-2010 à 20:04:20
n°21889209
Betcour
Building better worlds
Posté le 15-03-2010 à 20:08:26  profilanswer
 


Quand le sage montre la lune...


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
mood
Publicité
Posté le   profilanswer
 

 Page :   1  2  3  4  5  ..  1888  1889  1890  ..  3971  3972  3973  3974  3975  3976

Aller à :
Ajouter une réponse
 

Sujets relatifs
La crise du couple SARKOZY : INFO ou INTOX ?Géopolitique : Face au Pic Pétrolier et la Future Crise Economique
Crise bancaire au Royaume UniJET : Les jeux en direct (relais appel gagnant -)
crise d'angoisseChanger autoradio d'origine (beta) VW POLO
Peut-on acheter ou vendre une voiture sans carte crise?Le modèle social Francais est-il en crise ?
Gratte-ciel et architecture : quel impact de la crise sur les projets? 
Plus de sujets relatifs à : [ECO] Can it run Crises ?


Copyright © 1997-2025 Groupe LDLC (Signaler un contenu illicite / Données personnelles)