Forum |  HardWare.fr | News | Articles | PC | S'identifier | S'inscrire | Shop Recherche
5082 connectés 

 


La crise actuelle sera...




Attention si vous cliquez sur "voir les résultats" vous ne pourrez plus voter
Les invités peuvent voter

 Mot :   Pseudo :  
  Aller à la page :
 
 Page :   1  2  3  4  5  ..  1871  1872  1873  ..  3971  3972  3973  3974  3975  3976
Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°21855182
chrissud
Posté le 12-03-2010 à 10:05:56  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

patx3 a écrit :


 
C'est contraire à la théorie de Poil@.
 
Ensuite, tu n'empruntes que si tu trouves un prêteur. Or, ce n'est pas toujours l'emprunteur qui fait son prix. On le voit avec la Grèce.
 
Le taux variable est à manier avec prudence, c'est comme jouer à l'apprenti chimiste. On pense que c'est la solution jusqu'au jour où ça vous explose dans la gueule !
 
Aujourd'hui, si on dit que la charge de la dette de la France, c'est grosso modo 35 milliards avec des taux à 3.5 % (en fait c'est plus mais c'est pour faire simple). Imagine que l'inflation passe à 5 %, ça nous fait 50 milliards de charge, soit 15 milliards à trouver... Oops !!!  :D  
 
Va expliquer au peuple ensuite qu'il va falloir se serrer la ceinture parce que le ministre des finances Poil@ s'est un peu vautré dans sa vision des choses...  :cry:  


 
Désolé je vais peut être casser ta baraque.
 
Mais si tu empruntes en 2009 à 3.5% qui te coûte 35 milliards de nos euros d'aujourd'hui avec les années suivantes  une inflation de 5%.
 
Tes 35milliards de 2009 valent  plus que :  
- 33 milliards en 2010, (35-5%)
- 32 milliards en 2011
- 30 milliards en 2012
 
Je pense pourtant que vous avez raison, je suis sur que vous allez compléter car ta démonstration sortie hors de son ensemble n'est pas juste selon moi

Message cité 2 fois
Message édité par chrissud le 12-03-2010 à 10:09:42
mood
Publicité
Posté le 12-03-2010 à 10:05:56  profilanswer
 

n°21855226
poilagratt​er
Posté le 12-03-2010 à 10:09:24  profilanswer
 

patx3 a écrit :


 
C'est contraire à la théorie de Poil@.
 
Ensuite, tu n'empruntes que si tu trouves un prêteur. Or, ce n'est pas toujours l'emprunteur qui fait son prix. On le voit avec la Grèce.
 
Le taux variable est à manier avec prudence, c'est comme jouer à l'apprenti chimiste. On pense que c'est la solution jusqu'au jour où ça vous explose dans la gueule !
 
Aujourd'hui, si on dit que la charge de la dette de la France, c'est grosso modo 35 milliards avec des taux à 3.5 % (en fait c'est plus mais c'est pour faire simple). Imagine que l'inflation passe à 5 %, ça nous fait 50 milliards de charge, soit 15 milliards à trouver... Oops !!!  :D  
 
Va expliquer au peuple ensuite qu'il va falloir se serrer la ceinture parce que le ministre des finances Poil@ s'est un peu vautré dans sa vision des choses...  :cry:  


Pour moi l'état n'a qu'un seul prêteur: sa banque centrale.
 
Il est illogique de gagner ou perdre de l'argent avec de l'argent.  
L'argent n'est qu'un fluide qui permet les échanges économiques.
 
L'économie libérale, la liberté des banques, sont un piège. Ce ne sont pas les taux variables en eux même qui sont un piège.
S'ils sont indexés sur l'inflation, tout comme les salaires, le cout relatif du crédiit est stable, et nul pour la collectivité.
 

Message cité 3 fois
Message édité par poilagratter le 12-03-2010 à 10:13:17

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°21855258
chrissud
Posté le 12-03-2010 à 10:11:22  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Pour moi l'état n'a qu'un seul prêteur: sa banque centrale.
 
Il est illogique de gagner ou perdre de l'argent avec de l'argent. L'argent n'est qu'un fluide qui permet les échanges économiques.


 
 
Euh Nan, nous ne sommes pas dans un monde au pays d'Alice.....
 
Si t'as besoin d'argent, pourquoi on irait répondre à ton besoin ?  
pour tes beaux yeux sans doute.
 
 
La banque centrale, c'est un peu trop simpliste.
Ta besoin d'un billet, t'as qu'a ramasser.

Message cité 2 fois
Message édité par chrissud le 12-03-2010 à 10:13:00
n°21855276
patx3
Posté le 12-03-2010 à 10:12:40  profilanswer
 

chrissud a écrit :


 
Désolé je vais peut être casser ta baraque.
 
Mais si tu empruntes en 2009 à 3.5% qui te coûte 35 milliards de nos euros d'aujourd'hui avec les années suivantes  une inflation de 5%.
 
Tes 35milliards de 2009 valent  plus que :  
- 33 milliards en 2010, (35-5%)
- 32 milliards en 2011
- 30 milliards en 2012
 
Je pense pourtant que vous avez raison, je suis sur que vous allez complèter


 
Je pense que tu confonds la dépréciation de la dette liée à l'inflation avec la charge de la dette (les intérêts) qui sont fonction du niveaux d'inflation, donc qui progresse.
 
Le prêteur voit donc son capital se déprécier du fait de l'inflation mais il est compensé par la hausse du taux d'intérêt. :jap:

n°21855324
poilagratt​er
Posté le 12-03-2010 à 10:16:18  profilanswer
 

chrissud a écrit :


 
 
Euh Nan, nous ne sommes pas dans un monde au pays d'Alice.....
 
Si t'as besoin d'argent, pourquoi on irait répondre à ton besoin ?  
pour tes beaux yeux sans doute.
 
 
La banque centrale, c'est un peu trop simpliste.
Ta besoin d'un billet, t'as qu'a ramasser.


Je parle du système économique tel qu'il devrait etre pour un fonctionement juste, et optimum.
 
Si t'as besoin d'argent et que tu sais le justifier par rapport aux intérêts collectifs (et non pas par rapport aux intérêts du banquier), on te prête de l'argent sans que ça ne te coute.

Message cité 2 fois
Message édité par poilagratter le 12-03-2010 à 10:16:38

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°21855339
luckynick
esclave de chat
Posté le 12-03-2010 à 10:17:18  profilanswer
 

patx3 a écrit :


 
Ensuite, tu n'empruntes que si tu trouves un prêteur. Or, ce n'est pas toujours l'emprunteur qui fait son prix. On le voit avec la Grèce.
 
Le taux variable est à manier avec prudence, c'est comme jouer à l'apprenti chimiste. On pense que c'est la solution jusqu'au jour où ça vous explose dans la gueule !
 
Aujourd'hui, si on dit que la charge de la dette de la France, c'est grosso modo 35 milliards avec des taux à 3.5 % (en fait c'est plus mais c'est pour faire simple). Imagine que l'inflation passe à 5 %, ça nous fait 50 milliards de charge, soit 15 milliards à trouver... Oops !!!  :D  
 


 
Je ne dit pas le contraire, mais justement des obligations émises à taux indexées sur l'inflation te garantissent (en tant qu'emprunteur) de ne pas être remboursé en monnaie de singe, après évidement, ne pas être remboursé du tout c'est un autre problème.
 

patx3 a écrit :


Va expliquer au peuple ensuite qu'il va falloir se serrer la ceinture parce que le ministre des finances Poil@ s'est un peu vautré dans sa vision des choses...  :cry:


 
bash@poila useless


---------------
In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°21855353
Profil sup​primé
Posté le 12-03-2010 à 10:18:08  answer
 

chrissud a écrit :


 
Désolé je vais peut être casser ta baraque.
 
Mais si tu empruntes en 2009 à 3.5% qui te coûte 35 milliards de nos euros d'aujourd'hui avec les années suivantes  une inflation de 5%.
 
Tes 35milliards de 2009 valent  plus que :  
- 33 milliards en 2010, (35-5%)
- 32 milliards en 2011
- 30 milliards en 2012
 
Je pense pourtant que vous avez raison, je suis sur que vous allez compléter car ta démonstration sortie hors de son ensemble n'est pas juste selon moi


 
Et c'est d'ailleurs pour ça que les états laisse filer l'inflation quand ils veulent réduire leur dette  :D

n°21855362
patx3
Posté le 12-03-2010 à 10:18:37  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Pour moi l'état n'a qu'un seul prêteur: sa banque centrale.
 
Il est illogique de gagner ou perdre de l'argent avec de l'argent.  
L'argent n'est qu'un fluide qui permet les échanges économiques.
 
L'économie libérale, la liberté des banques, sont un piège. Ce ne sont pas les taux variables en eux même qui sont un piège.
S'ils sont indexés sur l'inflation, tout comme les salaires, le cout relatif du crédiit est stable, et quasi nul.
 


 
Toi, tu n'as toujours pas lu mon histoire de cailloux.  :kaola:  
 
Je me demande pourquoi je me casse le cul à faire des trucs simples pour faire comprendre les risques du financement du budget par la création monétaire si c'est pour à nouveau se retrouver au point zero !
 
Si c'est pour à chaque fois dire, yaka, voila koi !  :pfff:  
 
Avec ton concept d'antant qui marchait tellement bien que tous les grands pays y ont renoncé, tu insères toi même les gènes des problèmes futurs.
 
Alors que dans le modèle actuel, il suffit simplement que l'Etat soit à l'équilibre budgétaire et une régulation de la création monétaire pour qu'il n'y ait pas de problèmes !!! :love:

n°21855385
chrissud
Posté le 12-03-2010 à 10:20:31  profilanswer
 

patx3 a écrit :


 
Je pense que tu confonds la dépréciation de la dette liée à l'inflation avec la charge de la dette (les intérêts) qui sont fonction du niveaux d'inflation, donc qui progresse.
 
Le prêteur voit donc son capital se déprécier du fait de l'inflation mais il est compensé par la hausse du taux d'intérêt. :jap:


 
 
non non je ne parle pas du capital, mais bien des intérêts.
Quand j'ai conclus un prêt sur 20 ans pour construire, je sais bien que ma mensualité de 600€ la première année représente un effort important 1/3 de mon revenu, alors qu'en au bout de 15/20 ans, les 600€ que je rembourse en vaudrait plus que 1/4 de mon revenu.  
 
L'intérêt sur la dette d'état est pareil à mon avis.
Enfin j'espère qu'il ne s'agit pas de taux variable, déjà que je les trouve excessif.
 
(L'état emprunt à 3,5% à long terme, alors que les grandes entreprise emprunte au alentour de 0,7/l'an, bien que ce soit du court terme EONIA, puisque pour les entreprises c'est en continue cela est en réalité du long terme.)
 
En revanche tout à fait l'emprunt voit son capital prêté se dévalué au fil des années en compensation une partie des intérêts viennent compenser.
 
 

n°21855405
Profil sup​primé
Posté le 12-03-2010 à 10:22:42  answer
 

chrissud a écrit :


 
 
non non je ne parle pas du capital, mais bien des intérêts.
Quand j'ai conclus un prêt sur 20 ans pour construire, je sais bien que ma mensualité de 600€ la première année représente un effort important 1/3 de mon revenu, alors qu'en au bout de 15/20 ans, les 600€ que je rembourse en vaudrait plus que 1/4 de mon revenu.  
 
L'intérêt sur la dette d'état est pareil à mon avis.
Enfin j'espère qu'il ne s'agit pas de taux variable, déjà que je les trouve excessif.
 
(L'état emprunt à 3,5% à long terme, alors que les grandes entreprise emprunte au alentour de 0,7/l'an, bien que ce soit du court terme EONIA, puisque pour les entreprises c'est en continue cela est en réalité du long terme.)
 
En revanche tout à fait l'emprunt voit son capital prêté se dévalué au fil des années en compensation une partie des intérêts viennent compenser.
 
 


 
oui, c'est ça  
 

Citation :

../..Chris Wood, de CSLA, déclare qu'il donne encore cinq ans à l'étalon-dollar. Peut-être un peu plus... Peut-être un peu moins. Mais une chose est certaine. Les gouvernements ne peuvent continuer à accumuler éternellement des déficits aussi gigantesques. Le jour du jugement viendra...
 
Les autorités espèrent qu'il viendra à l'heure et à l'endroit qu'elles choisiront. Elles veulent toutes se sortir facilement du pétrin... avec l'aide de l'inflation des prix à la consommation. Vous avez entendu les banquiers centraux parler d'augmenter la cible inflationniste de 2% à 4%. S'ils peuvent effectivement contrôler l'inflation aussi précisément, ce sera un miracle. En tout cas, c'est ce qu'elles espèrent faire.
 
Quelques années d'inflation à 4% feraient des merveilles. En 10 ans, on aurait ainsi éliminé un tiers de la dette américaine -- en termes réels, bien entendu (et en supposant qu'elle n'augmente pas encore plus rapidement). Non seulement ça, mais les dettes du secteur privé seraient également soulagées. A 6%... les dettes seraient réduites de moitié en une décennie. Avec un fardeau allégé de la sorte, le secteur privé pourrait entamer une nouvelle période de croissance. C'est là la véritable stratégie des autorités -- désendetter le secteur privé pour qu'il puisse se développer... et augmenter les recettes fiscales.
 
C'est ce qui s'est passé durant l'administration Reagan, d'ailleurs. L'inflation des années 70 a forcé les taux d'intérêt à grimper et causé la pire récession depuis la Grande dépression. Mais elle a aussi allégé les dettes -- à tel point que l'économie a pu se lancer dans une nouvelle poussée de croissance.
 
Cette croissance a vraiment rapporté dans les années 90... et durant les toutes premières années de l'administration Bush Jr. grâce à l'augmentation des revenus fiscaux, tant Clinton que Bush ont pu rembourser les dettes gigantesques des années Reagan... tout en accroissant les dépenses. L'économie a pu se sortir de la dette par la croissance.../..
http://www.la-chronique-agora.com/ [...] -2549.html


mood
Publicité
Posté le 12-03-2010 à 10:22:42  profilanswer
 

n°21855413
chrissud
Posté le 12-03-2010 à 10:23:27  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Je parle du système économique tel qu'il devrait etre pour un fonctionement juste, et optimum.
 
Si t'as besoin d'argent et que tu sais le justifier par rapport aux intérêts collectifs (et non pas par rapport aux intérêts du banquier), on te prête de l'argent sans que ça ne te coute.


 
 
et bien poil$@ j'ai une bonne nouvelle
 
J'ai besoin d'argent et je me fiche que ça rapporte quelques choses à mon banquier.
 
suis raisonnable 5000 €, pour commencer
sans intérêt ne veut pas dire, sans contrat je suis prêt à en signer un avec toi.
Je t'envoie comment mon RIB ?

n°21855427
chrissud
Posté le 12-03-2010 à 10:24:37  profilanswer
 


 
 
Et c'est donc sans effet secondaire et pervers ?
 
 
Je crois que la on va tourner en boucle.
 

n°21855471
chrissud
Posté le 12-03-2010 à 10:27:39  profilanswer
 


 
 
BAh nan, tu disais le contraire.
 
Donc on est d'accord, l'intérêt payé n'est pas un problème.
 
D'autant plus que si on regarde l'investissement que j'ai pu réalisé par anticipation, grâce au crédit
à produit ses effets plutôt.
 
Quand tu as créé de la dette, tout en ayant ouvert la ligne TGV Paris/Strasbourg
tu permets à une région de se développer.
 
Je crois que c'est Betcour, qui parlait d'actif

Message cité 1 fois
Message édité par chrissud le 12-03-2010 à 10:34:20
n°21855536
patx3
Posté le 12-03-2010 à 10:33:03  profilanswer
 

chrissud a écrit :


 
 
non non je ne parle pas du capital, mais bien des intérêts.
Quand j'ai conclus un prêt sur 20 ans pour construire, je sais bien que ma mensualité de 600€ la première année représente un effort important 1/3 de mon revenu, alors qu'en au bout de 15/20 ans, les 600€ que je rembourse en vaudrait plus que 1/4 de mon revenu.  
 
L'intérêt sur la dette d'état est pareil à mon avis.
Enfin j'espère qu'il ne s'agit pas de taux variable, déjà que je les trouve excessif.
 
(L'état emprunt à 3,5% à long terme, alors que les grandes entreprise emprunte au alentour de 0,7/l'an, bien que ce soit du court terme EONIA, puisque pour les entreprises c'est en continue cela est en réalité du long terme.)
 
En revanche tout à fait l'emprunt voit son capital prêté se dévalué au fil des années en compensation une partie des intérêts viennent compenser.
 
 


 
Sauf que les emprunts d'Etat ne sont pas comme celà. Ils empruntent 100 sur 10 ans à 3.5% par exemple. Il donne tous les ans 3.5 au prêteur et rembourse au bout de 10 ans les 100 de capital originel.
 
Si l'emprunt se fait à taux variable, il emprunte 100. La première année, il donne 3.5, la deuxième, 5 si le taux passe à 5%, la troisième, 10, si le taux passe à 10%, ... et la dixième année, il rembourse 100 de capital.
 
Dans le premier cas, l'Etat est gagnant s'il y a de l'inflation qui revient, car il rembourse moins que l'inflation finalement et un capital qui ne vaut plus grand chose.
 
Dans le deuxième cas, il rembourse un capital qui ne vaut plus grand chose mais il s'est mangé les hausses de taux.
 
Après tu peux toujours dire qu'à monnaie constante, il rembourse finalement toujours la même chose dans le 2eme cas, mais il serait de ce fait toujours gagnant dans le premier cas !!! :o

n°21855557
Profil sup​primé
Posté le 12-03-2010 à 10:35:15  answer
 

chrissud a écrit :


 
 
BAh nan, tu disais le contraire.
 
Donc on est d'accord, l'intérêt payé n'est pas un problème.


 
Pour les intérêts a taux fixe et tant que l'indice des prix et indexé sur l'inflation. Mais pour grignoter sévèrement et rapidement une dette il  faut une inflation supérieur a 6%. Hors il ce trouve que le premier boulot de la BCE c'est de maintenir une inflation inférieur a 2%, c'est même dans ses statuts.  [:beckaman007]

n°21855606
chrissud
Posté le 12-03-2010 à 10:38:33  profilanswer
 

patx3 a écrit :


 
Sauf que les emprunts d'Etat ne sont pas comme celà. Ils empruntent 100 sur 10 ans à 3.5% par exemple. Il donne tous les ans 3.5 au prêteur et rembourse au bout de 10 ans les 100 de capital originel.
 
Si l'emprunt se fait à taux variable, il emprunte 100. La première année, il donne 3.5, la deuxième, 5 si le taux passe à 5%, la troisième, 10, si le taux passe à 10%, ... et la dixième année, il rembourse 100 de capital.
 
Dans le premier cas, l'Etat est gagnant s'il y a de l'inflation qui revient, car il rembourse moins que l'inflation finalement et un capital qui ne vaut plus grand chose.
 
Dans le deuxième cas, il rembourse un capital qui ne vaut plus grand chose mais il s'est mangé les hausses de taux.
 
Après tu peux toujours dire qu'à monnaie constante, il rembourse finalement toujours la même chose dans le 2eme cas, mais il serait de ce fait toujours gagnant dans le premier cas !!! :o


 
Nous sommes bien d'accord.
 
Mais laisser croire comme on essaye de nous le dire, je vise personne on est pas la pour citer des noms, qu'il suffirait qu'en empruntant à 3,5%, il faut laisser courir l'inflation à 10%.
 
C'est tout de même un raisonnement un peu primaire.
 
 
 
Wouais !
 
Un peu primaire comme solution.
 
 
Donc tous les pays occidentaux du monde sont des petits potes de Sarkozy.
sont tous des comploteurs sur le dos des pauvres gens.
Ou alors seuls les inter-mondialistes ont compris les subtilités d'une économie durable.


Message édité par chrissud le 12-03-2010 à 10:43:29
n°21855665
patx3
Posté le 12-03-2010 à 10:43:00  profilanswer
 


 
Allez hop, va relire mon histoire de cailloux toi aussi.
 
L'inflation n'est pas sans danger, les premiers à trinquer, c'est le peuple, après, les prêteurs à taux fixe.  :sweat:
 
Autre point, l'inflation ne se décrêtes pas facilement.  :non:  
 
Si vous pouviez m'expliquer comment on fait de l'inflation, ça m'aiderait !!! :D

Message cité 1 fois
Message édité par patx3 le 12-03-2010 à 10:45:02
n°21855707
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 12-03-2010 à 10:47:32  profilanswer
 

tocmai a écrit :


 
Il y a un truc qui me tracasse à propos de cette loi de Say ...
OK, elle est vraie (et même d'une trivialité déconcertante) si on suppose que tous les acteurs du marchés achètent après avoir vendu (pour le même montant), c'est-à-dire si aucune monnaie n'est épargnée sans être prêtée.
C'est un peu comme si on forçait les vendeurs à acheter.
 
Cette condition n'est pas vérifiée en général, mais supposons quand même que ce soit le cas.
Il n'en résulte pas le moins du monde que les prix ne puissent pas glisser dans une direction ou une autre.
Supposons un marché à N acteurs où le chacun vends N marchandises au prix P et achète 1 marchandise à chaqun des N vendeurs, au prix P.
La loi de Say dit que tout le monde est solvable, chaque achat met en circulation dans le marché la monnaie nécessaire pour permettre la vente de sa propre machandise.
Cependant, rien n'empêche qu'un autre jours les prix pratiqués soient différents (p.ex.+20%), la loi de Say serait toujours vérifiée, chaque achat met en circulation dans le marché une quantité de monnaie suppérieur de 20%, permettant la vente de sa propre marchandise, elle aussi plus cher de 20%.
 
Ou encore, supposons que la production augmente soudainement partout de 20% (p.ex. gain de productivité). La loi de Say implique t-elle que, selon son principe "l'offre crée sa propre demande", que toute la marchandises soit vendue ? Pas du tout, il se peut très bien que chaque vendeur se retrouve à la fin avec de la marchandise invendue, tout en respectant la loi de Say.
 
Comme on le voit, la loi de Say est incapable de stabiliser le marché, et l'interprétation selon laquelle l'inflation ne peut venir du marché mais uniquement d'une surabondance de monnaie est erronée.
 
 


 
Tout n'est pas très clair dans ce que tu écris. Je reprends donc ce que je crois avoir compris, à savoir le dernier exemple. S'il y a des gains de productivité amenant la production d'un bien à augmenter de 20%, alors que celle de l'autre bien est restée stable, comme on ne produit pas pour le plaisir de produire, le produit A s'échangera contre le produit B, avec une baisse de prix de 20%  : on voit que les gains de productivité entrainent bien des baisses de prix relatifs. C'est la source d'augmentation du pouvoir d'achat, çàd du niveau de vie réel. Il n'y aurait de marchandises invendues que si tu supposes les prix stables. Avec la flexibilité des prix, l'équilibre se fait toujours. L'hypothèse de rigidité des prix est en fait un argument keynésien pour tenter d'invalider la loi de Say. Mais c'est parce que les keynésiens se placent à court terme qu'ils envisagent une certaine viscosité des prix. A long terme, si la quantité de A augmente de 20% alors que celle de B est restée stable, il y aura une baisse du prix de A relativement à B. Si on introduit la monnaie dans cet exemple, et si on suppose la masse monétaire stable, alors il y aura eu une baisse du prix A exprimé en monnaie et une stabilité du prix B exprimé en monnaie : le niveau général des prix aura diminué, mais le niveau de vie aura augmenté, puisqu'on dispose de plus de biens à consommer.
 

n°21855760
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 12-03-2010 à 10:51:45  profilanswer
 

luckynick a écrit :


 
Sinon l'argumentaire de keynes pour réfuter cette loi étais que si on considère la monnaie comme un produit pour lequel il y a une offre et une demande, elle ne fonctionne plus.
 
 


 
Keynes suppose en effet que la monnaie peut-être désirée pour elle-même, çàd pour les services de liquidité qu'elle rend par exemple. Mais dans nos systèmes bancaires actuels, même les encaisses que les agents gardent sur leur compte en banque sont placées par la banque : elles ont donc servies l'achat de titres par exemple. L'argent déposé sur un compte courant ne sort donc pas du circuit économique : il alimente une demande. Bref, l'idée que la monnaie pourrait être thésaurisée, çàd etre stockée sous les draps ou enfouie dans un jardin, ne tient guère la route : dès ors, l'épargne, même liquide, est toujours une dépense.  

n°21855761
Profil sup​primé
Posté le 12-03-2010 à 10:51:48  answer
 

patx3 a écrit :

 

Allez hop, va relire mon histoire de cailloux toi aussi.

 

L'inflation n'est pas sans danger, les premiers à trinquer, c'est le peuple, après, les prêteurs à taux fixe.  :sweat:

 

Autre point, l'inflation ne se décrêtes pas facilement.  :non:

 

Si vous pouviez m'expliquer comment on fait de l'inflation, ça m'aiderait !!! :D

 

Le peuple n'a pas vraiment a craindre l'inflation tant que les salaires y sont  indexé.

 

Mais j'ai jamais dis que c'était sans danger, c'est d'ailleurs la raison qui fait les états hésitent toujours avant de se lancer dans l'inflation. Le problème de l'inflation c'est qu'on sait pas vraiment la maitrisé quand il y a emballement. Et puis c'est la ruine des épargnants et surtout des plus riches qui savent faire pression sur les états pour contrer l'inflation.

 

Si l'unique rôle de la BCE est la stabilité des prix, c'est tout sauf un hasard  :o

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 12-03-2010 à 10:59:02
n°21855906
patx3
Posté le 12-03-2010 à 11:00:42  profilanswer
 


 
Ton salaire, si tu peux le négocier, sera négocié au bout d'un an. Tu t'es déjà prix 1 an d'inflation dans la tête !
 
Ensuite, tu vas venir me voir pour demander une augmentation indexée sur l'inflation. Je vais te dire que non, ce n'est pas possible, c'est trop cher, j'ai pas les sous ni la marge, et comme tu ne m'es pas indispensable et que tu n'es pas irremplaçable, si tu me quittes, je serai déçu mais je trouverai bien à te remplacer pour pas trop cher.
 
Donc, tu te prends un deuxième effet kisscool dans la tête.
 
Ton épargne sur ton livret A et assurance vie, fonds alors comme neige au soleil, et du coup, tu as un sentiment d'appauvrissement. Effet pigou inversé oblige, tu vas diminuer ta conso pour épargner un peu plus, ce qui va donc provoquer un peu plus de chomage, qui te fera dire que tu as bien fait d'épargner. Le Bonheur quoi !!  :love:

n°21855962
Profil sup​primé
Posté le 12-03-2010 à 11:04:46  answer
 

patx3 a écrit :


 
Ton salaire, si tu peux le négocier, sera négocié au bout d'un an. Tu t'es déjà prix 1 an d'inflation dans la tête !

Ensuite, tu vas venir me voir pour demander une augmentation indexée sur l'inflation. Je vais te dire que non, ce n'est pas possible, c'est trop cher, j'ai pas les sous ni la marge, et comme tu ne m'es pas indispensable et que tu n'es pas irremplaçable, si tu me quittes, je serai déçu mais je trouverai bien à te remplacer pour pas trop cher.
 
Donc, tu te prends un deuxième effet kisscool dans la tête.
 
Ton épargne sur ton livret A et assurance vie, fonds alors comme neige au soleil, et du coup, tu as un sentiment d'appauvrissement. Effet pigou inversé oblige, tu vas diminuer ta conso pour épargner un peu plus, ce qui va donc provoquer un peu plus de chomage, qui te fera dire que tu as bien fait d'épargner. Le Bonheur quoi !!  :love:


 
Les salaires en France sont indexés sur l'inflation  :o  
 
Edit: idem  pour le livret a

n°21856025
patx3
Posté le 12-03-2010 à 11:07:57  profilanswer
 


 
Ca, c'est dans tes rêves les plus secrets... :lol:

n°21856027
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 12-03-2010 à 11:07:59  profilanswer
 


Non...le smic peut-être. Sans doute.


---------------
Horse_man
n°21856059
poilagratt​er
Posté le 12-03-2010 à 11:09:29  profilanswer
 

patx3 a écrit :


 
Toi, tu n'as toujours pas lu mon histoire de cailloux.  :kaola:  
 
Je me demande pourquoi je me casse le cul à faire des trucs simples pour faire comprendre les risques du financement du budget par la création monétaire si c'est pour à nouveau se retrouver au point zero !
 
Si c'est pour à chaque fois dire, yaka, voila koi !  :pfff:  
 
Avec ton concept d'antant qui marchait tellement bien que tous les grands pays y ont renoncé, tu insères toi même les gènes des problèmes futurs.
 
Alors que dans le modèle actuel, il suffit simplement que l'Etat soit à l'équilibre budgétaire et une régulation de la création monétaire pour qu'il n'y ait pas de problèmes !!! :love:


L'hyper inflation (l'inflation c'est pas gênant) n'est pas due à un excès de liquidité, comme le clame les perroquets en choeur,  
mais à un déséquilibre offre demande.
Si on s'assure que la production suit la demande, aucun risque d'hyperinflation.
C'est la politique économique du gvt qui fait en sorte que.


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°21856094
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 12-03-2010 à 11:11:53  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Pour moi l'état n'a qu'un seul prêteur: sa banque centrale.
 
Il est illogique de gagner ou perdre de l'argent avec de l'argent.  
L'argent n'est qu'un fluide qui permet les échanges économiques.
 
L'économie libérale, la liberté des banques, sont un piège. Ce ne sont pas les taux variables en eux même qui sont un piège.
S'ils sont indexés sur l'inflation, tout comme les salaires, le cout relatif du crédiit est stable, et nul pour la collectivité.
 


 
En théorie, oui : si tous les contrats (travail, achats, ventes, emprunts) sont indexés sur l'inflation, ton système marche. Il revient alors à neutraliser les effets de la création monétaire. Ca a deux difficultés cependant :
 
- il faut que tous les contrats soient indexés : c'est pas facile à mettre en place dans une économie de 60 millions d'habitants avec des millions de contrats
- la mesure de l'inflation est une fiction : il n'existe pas de niveau général des prix. Supposons une inflation mesurée par l'INSEE à 5%. Si les salaire prévoient une clause d'indexation, ils augmenteront de 5%. Mais, cette hausse des salaires de 5% peut se traduire par un gain ou une perte de pouvoir d'achat, seon les individus. Car les prix n'augmentent jamais tous de façon homogène de 5% : certains n'augmenteront que de 2% et d'autres de 8% (ce qui fait une moyenne de 5%). Si les biens que j'achète sont des biens à faible inflation (+2%), mon inflation subjective, personnelle, n'est que de 2% : la hausse des salaires de 5% augmente alors mon pouvoir d'achat de 3%. Inversement pour celui qui n'achète que des biens ayant fortement augmenté (manque de bol pour lui).  On le voit avec la hausse des loyers ces dernières années : comme la moitié des Français est propriétaire, les loyers ne comptent que pour 12% dans l'indice des prix, au lieu de 24%. Or, pour un locataire, en moyenne, les loyers représentent bien 24% de ses dépenses (et encore, on pourrait raffiner : pour tel locataire dans la Creuse, c'est 10%, pour tel autre à Paris c'est 33%). Si les loyers augmentent de 20%, cela augmente l'indice des prix du locataire de 24%*20 =4,8% mais pas celui du propriétaire ; l'INSEE qui calcule en moyenne dira que la hausse des loyers augmentent l'inflation générale de 12%*20=2,4%. On voit bien que l'inflation dépend du panier de biens que l'on consomme : il existe donc autant d'indices des prix à la consommation que d'invividus. Comment mettre en place des caluses d'indexation dans ce cas ?  
 
C'est le problème de l'inflation : tout le monde a peut-être à l'esprit l'hélicoptère de Friedman qui, la nuit, distribue des billets à toute la ville, si bien que tout le monde voit son compte en banque doubler. Dans la réalité, l'inflation ne fonctionne jamais comme cela : elle se diffuse lentement, ceux qui sont près de la source (les emprunteurs) en bénéficiant immédiatement, au détriment de ceux qui sont en fin de châine. En période d'inflation, es prix ne doublent jamais simultanément dans tous les secteurs. Voilà pourquoi il y a toujours des gagnants et des perdants au jeu de l'inflation. Voilà pourquoi aussi l'idée d'uen clause d'indexation, séduisante en  théorie, est difficile à mettre en pratique. Car l'indice général des prix est un concept, une fiction, une abstraction.
 
 Bref, il faut se méfier des agrégats dont raffolent les keynésiens : ils servent à penser, mais ce sont des abstractions pas toujours faciles ensuite à mettre en oeuvre.

n°21856105
poilagratt​er
Posté le 12-03-2010 à 11:12:39  profilanswer
 

chrissud a écrit :


 
 
et bien poil$@ j'ai une bonne nouvelle
 
J'ai besoin d'argent et je me fiche que ça rapporte quelques choses à mon banquier.
 
suis raisonnable 5000 €, pour commencer
sans intérêt ne veut pas dire, sans contrat je suis prêt à en signer un avec toi.
Je t'envoie comment mon RIB ?


Auparavant il faut que tu me démontre que ce que tu veux financer est bon pour toi (je te fais confiance),  
et pour la collectivité (là ce sont des repsentants de la collectivité qui jugent à la place de ton banquier).
Si ça colle, je t'envoie tes sous gratos, rbst indexé sur l'inflation.


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°21856111
Profil sup​primé
Posté le 12-03-2010 à 11:13:09  answer
 

Black_Jack a écrit :


Non...le smic peut-être. Sans doute.


 
 
ben si tu augmente le smic de 30% pour cause d'inflation comme le prévoit la loi, je vois pas l'entreprise laisser les autres salaires au même niveau, la révolte gronde  :lol:  :lol:  

n°21856159
Profil sup​primé
Posté le 12-03-2010 à 11:16:16  answer
 

patx3 a écrit :


 
Ca, c'est dans tes rêves les plus secrets... :lol:


 
renseigne toi .  :sarcastic:

n°21856189
patx3
Posté le 12-03-2010 à 11:18:00  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


L'hyper inflation (l'inflation c'est pas gênant) n'est pas due à un excès de liquidité, comme le clame les perroquets en choeur,  
mais à un déséquilibre offre demande.
Si on s'assure que la production suit la demande, aucun risque d'hyperinflation.
C'est la politique économique du gvt qui fait en sorte que.


 
Tu veux financer la dette de l'Etat par la banque centrale et annuler la créance de la banque centrale, donc 2 effets sur la masse monétaire pour un seul effet sur la production !  :pt1cable:

n°21856197
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 12-03-2010 à 11:18:12  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Je parle du système économique tel qu'il devrait etre pour un fonctionement juste, et optimum.
 
Si t'as besoin d'argent et que tu sais le justifier par rapport aux intérêts collectifs (et non pas par rapport aux intérêts du banquier), on te prête de l'argent sans que ça ne te coute.


 
Mais justifier auprès de qui ?  on peut toujours justifier un besoin : moi qui suis locataire, je pourrais te dire que j'ai absolument besoin d'être propriétaire. Telle école dira qu'il faut absolument l'équiper en tableaux numériques, tandis que tel tribunal dira qu'il faut doubler le nombre de PC pour les greffiers. Et les policiers diront qu'ils leur faut des voitures plus puissantes. Tout cela est sans doute vrai : mais comment arbitrer, si la ressource est gratuite ? Tout le monde veut toujours plus, puisque les besoins sont illimités. Dans une économie de marché, la répartition tient compte des contraintes de rareté donc des prix et se fait compte tenu :
 
- des préférences, priorités, goûts de chacun (si j'aime vraiment le coca , si son prix double, j'en consomme encore alors qu'un autre qui n'aime qu'un peu le coca s'en passera)
- des prix de chaque bien (le taux d'intérêt est le prix d'une ressource aussi)
- du revenu
 
Si tu allèges la contrainte du prix, c'est la boîte de Pandore : tu financeras tout, avec les meilleures intentions du monde, car chaque ministère te dira que son besoin est essentiel, d'où une inflation vertigineuse

n°21856234
patx3
Posté le 12-03-2010 à 11:20:13  profilanswer
 


 
C'est tout vu, maintenant, sors moi la loi indexant le salaire et l'inflation. :love:

n°21856242
poilagratt​er
Posté le 12-03-2010 à 11:20:40  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
En théorie, oui : si tous les contrats (travail, achats, ventes, emprunts) sont indexés sur l'inflation, ton système marche. Il revient alors à neutraliser les effets de la création monétaire. Ca a deux difficultés cependant :
 
- il faut que tous les contrats soient indexés : c'est pas facile à mettre en place dans une économie de 60 millions d'habitants avec des millions de contrats
- la mesure de l'inflation est une fiction : il n'existe pas de niveau général des prix. Supposons une inflation mesurée par l'INSEE à 5%. Si les salaire prévoient une clause d'indexation, ils augmenteront de 5%. Mais, cette hausse des salaires de 5% peut se traduire par un gain ou une perte de pouvoir d'achat, seon les individus. Car les prix n'augmentent jamais tous de façon homogène de 5% : certains n'augmenteront que de 2% et d'autres de 8% (ce qui fait une moyenne de 5%). Si les biens que j'achète sont des biens à faible inflation (+2%), mon inflation subjective, personnelle, n'est que de 2% : la hausse des salaires de 5% augmente alors mon pouvoir d'achat de 3%. Inversement pour celui qui n'achète que des biens ayant fortement augmenté (manque de bol pour lui).  On le voit avec la hausse des loyers ces dernières années : comme la moitié des Français est propriétaire, les loyers ne comptent que pour 12% dans l'indice des prix, au lieu de 24%. Or, pour un locataire, en moyenne, les loyers représentent bien 24% de ses dépenses (et encore, on pourrait raffiner : pour tel locataire dans la Creuse, c'est 10%, pour tel autre à Paris c'est 33%). Si les loyers augmentent de 20%, cela augmente l'indice des prix du locataire de 24%*20 =4,8% mais pas celui du propriétaire ; l'INSEE qui calcule en moyenne dira que la hausse des loyers augmentent l'inflation générale de 12%*20=2,4%. On voit bien que l'inflation dépend du panier de biens que l'on consomme : il existe donc autant d'indices des prix à la consommation que d'invividus. Comment mettre en place des caluses d'indexation dans ce cas ?  
 
C'est le problème de l'inflation : tout le monde a peut-être à l'esprit l'hélicoptère de Friedman qui, la nuit, distribue des billets à toute la ville, si bien que tout le monde voit son compte en banque doubler. Dans la réalité, l'inflation ne fonctionne jamais comme cela : elle se diffuse lentement, ceux qui sont près de la source (les emprunteurs) en bénéficiant immédiatement, au détriment de ceux qui sont en fin de châine. En période d'inflation, es prix ne doublent jamais simultanément dans tous les secteurs. Voilà pourquoi il y a toujours des gagnants et des perdants au jeu de l'inflation. Voilà pourquoi aussi l'idée d'uen clause d'indexation, séduisante en  théorie, est difficile à mettre en pratique. Car l'indice général des prix est un concept, une fiction, une abstraction.
 
 Bref, il faut se méfier des agrégats dont raffolent les keynésiens : ils servent à penser, mais ce sont des abstractions pas toujours faciles ensuite à mettre en oeuvre.


Ah mais je suis bien d'accord que l'inflation n'est pas une chose aisée à définir!
C'est un problème en soit, à résoudre.
 
faut voir à l'esprit que le système de financement de l'économie coute une fortune.  
Rien que la dette de l'état (... :D ) coute dans les 1000euros d'intérêts par français/an!
Avec ça on peut en embaucher des fonctionnaires au service du financement de l'économie...  J'ai compté, ça fait 1 ou 2 millions!
 
sans compter la dette privée!

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 12-03-2010 à 11:31:46

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°21856278
poilagratt​er
Posté le 12-03-2010 à 11:23:34  profilanswer
 

patx3 a écrit :


 
Tu veux financer la dette de l'Etat par la banque centrale et annuler la créance de la banque centrale, donc 2 effets sur la masse monétaire pour un seul effet sur la production !  :pt1cable:


C'est à faire conjointement avec une politique économique adaptée au nouveau système.


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°21856304
luckynick
esclave de chat
Posté le 12-03-2010 à 11:26:02  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Mais justifier auprès de qui ?  on peut toujours justifier un besoin : moi qui suis locataire, je pourrais te dire que j'ai absolument besoin d'être propriétaire. Telle école dira qu'il faut absolument l'équiper en tableaux numériques, tandis que tel tribunal dira qu'il faut doubler le nombre de PC pour les greffiers. Et les policiers diront qu'ils leur faut des voitures plus puissantes. Tout cela est sans doute vrai : mais comment arbitrer, si la ressource est gratuite ? Tout le monde veut toujours plus, puisque les besoins sont illimités. Dans une économie de marché, la répartition tient compte des contraintes de rareté donc des prix et se fait compte tenu :
 
- des préférences, priorités, goûts de chacun (si j'aime vraiment le coca , si son prix double, j'en consomme encore alors qu'un autre qui n'aime qu'un peu le coca s'en passera)
- des prix de chaque bien (le taux d'intérêt est le prix d'une ressource aussi)
- du revenu
 
Si tu allèges la contrainte du prix, c'est la boîte de Pandore : tu financeras tout, avec les meilleures intentions du monde, car chaque ministère te dira que son besoin est essentiel, d'où une inflation vertigineuse


 
cela dit il y a quand même un ensemble de bien/services dont on peut difficilement se passer : logement, bouffe, eau, chauffage (energie)
 
Après oui si tu rentre dans le détail, un 4 pièce sur les champs tu peut t'en passer, idem pour le caviar, ect ...


---------------
In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°21856332
poilagratt​er
Posté le 12-03-2010 à 11:27:31  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Mais justifier auprès de qui ?  on peut toujours justifier un besoin : moi qui suis locataire, je pourrais te dire que j'ai absolument besoin d'être propriétaire. Telle école dira qu'il faut absolument l'équiper en tableaux numériques, tandis que tel tribunal dira qu'il faut doubler le nombre de PC pour les greffiers. Et les policiers diront qu'ils leur faut des voitures plus puissantes. Tout cela est sans doute vrai : mais comment arbitrer, si la ressource est gratuite ? Tout le monde veut toujours plus, puisque les besoins sont illimités. Dans une économie de marché, la répartition tient compte des contraintes de rareté donc des prix et se fait compte tenu :
 
- des préférences, priorités, goûts de chacun (si j'aime vraiment le coca , si son prix double, j'en consomme encore alors qu'un autre qui n'aime qu'un peu le coca s'en passera)
- des prix de chaque bien (le taux d'intérêt est le prix d'une ressource aussi)
- du revenu
 
Si tu allèges la contrainte du prix, c'est la boîte de Pandore : tu financeras tout, avec les meilleures intentions du monde, car chaque ministère te dira que son besoin est essentiel, d'où une inflation vertigineuse


Chacun peut demander de financer n'importe quoi, seulement si c'est pour un truc qui est contraire à l'intérêt général (qui inclue la rareté des ressources) , y aura pas de financement.
ça doit coller avec la politique économique et sociale qu'on se sera fixée.

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 12-03-2010 à 11:33:23

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°21856380
Profil sup​primé
Posté le 12-03-2010 à 11:31:18  answer
 

patx3 a écrit :


 
C'est tout vu, maintenant, sors moi la loi indexant le salaire et l'inflation. :love:


 
 
le smic est indexé sur l'inflation, comme je l'ai dit plus haut, je vois mal une entreprise augmenté le smic de 30% pour cause d'inflation et pas augmenter les autres salaires.

n°21856410
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 12-03-2010 à 11:33:20  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Ah mais je suis bien d'accord que l'inflation n'est pas une chose aisée à définir!
C'est un problème en soit, à résoudre.
 
faut voir à l'esprit que le système de financement de l'économie coute une fortune.  
Rien que la dette de l'état (... :D ) coute dans les 1000euros d'intérêts par français/an!
Avec ça on peut en embaucher des fonctionnaires au service du financement de l'économie...


 
Le service de la dette est en effet devenu le deuxième poste budgétaire de l'Etat. Mais c'est la fable de la cigale et de la fourmi. La cigale a profité des emprunts hier ; il est normal qu'elle rembourse aujourd'hui. Il aurait fallu qu'elle soit hier plus vertueuse, si elle voulait aujourd'hui avoir moins à rembourser. En bonne logique, on aurait dû dégager des excédents pendant les périodes de vaches grasses (gouvernements Rocard et Jospin), pour pouvoir financer les périodes de vaches maigres : ce qu'ont fait les EU, la GB, l'Espagne un peu. Au lieu de ça, sous la pression sans doute de l'opinion, ces gouvernements ont profité de la "cagnotte fiscale" (quelle cagnotte quand on est en déficit ?) pour dépenser plus au lieu de réduire le déficit. Résultats : dès que la croissance ralentit, on n'a plus de marge de manoeuvre. Nos gouvernements ont donc manqué de courage. Où l'on voit que l'Etat ne sert pas forcément l'intérêt général ou la vision à long terme : il est prisonnier des cycles électoraux très courts et des lobbies (entreprises qui demandent des subventions, fonctionnaires qui demandent des effectifs supplémentaires...). On arrive ainsi à une dépenses publique qui est passée de 40% du PIb en 1980 à 53% aujourd'hui... Il y aura peut-être dès lors un plan de rigueur brutal cette année, mais qui supprimera des dépenses de façon un peu arbitraire, non raisonné, dans l'urgence, au lieu que ce soit planifié et discuté avec la population. Que cela nous serve de leçon.

n°21856444
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 12-03-2010 à 11:35:55  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Chacun peut demander de financer n'importe quoi, seulement si c'est pour un truc qui est contraire à l'intérêt général (qui inclue la rareté des ressources) , y aura pas de financement.
ça doit coller avec la politique économique et sociale qu'on se sera fixée.


 
Mais si la ressource est gratuite en apparence (avance de la BC), comment feras-tu pour justifier que tu ne retiens que 3 projets d'investissement sur les 20 présentés ? Il faut être sacrément vertueux pour ne pas piquer des bonbons dans la boîte quand celle-ci est ouverte et que les parents ne sont pas là...

n°21856452
patx3
Posté le 12-03-2010 à 11:36:37  profilanswer
 


 
T'auras plus de gens au SMIC, tout simplement. :o

n°21856483
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 12-03-2010 à 11:38:56  profilanswer
 

patx3 a écrit :


 
T'auras plus de gens au SMIC, tout simplement. :o


 
Volià : patrx résume très bien les 30 dernières années, où le Smic a augmenté nettement plus vite que les autres salaires. D'où désormais 17% de smicards et un autre wagon de salariés touchant à peine plus : la hiérarchie des salaires s'est écrasée, ce qui génère pas mal de frustrations, légitimes sans doute.

mood
Publicité
Posté le   profilanswer
 

 Page :   1  2  3  4  5  ..  1871  1872  1873  ..  3971  3972  3973  3974  3975  3976

Aller à :
Ajouter une réponse
 

Sujets relatifs
La crise du couple SARKOZY : INFO ou INTOX ?Géopolitique : Face au Pic Pétrolier et la Future Crise Economique
Crise bancaire au Royaume UniJET : Les jeux en direct (relais appel gagnant -)
crise d'angoisseChanger autoradio d'origine (beta) VW POLO
Peut-on acheter ou vendre une voiture sans carte crise?Le modèle social Francais est-il en crise ?
Gratte-ciel et architecture : quel impact de la crise sur les projets? 
Plus de sujets relatifs à : [ECO] Can it run Crises ?


Copyright © 1997-2025 Groupe LDLC (Signaler un contenu illicite / Données personnelles)