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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°21772995
patx3
Posté le 04-03-2010 à 21:04:13  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Camelot2 a écrit :


 
Une politique d'austérité peut permettre de dégager des marges budgétaires importantes. Ce fut, en tout cas, le résultat au niveau de la Belgique. Mais l'environnement économique était différent. Dans le cadre que l'on connaît, je préconiserais une hausse d'impôts sur certains produits financiers et une maîtrise de l'augmentation des dépenses dans un cadre compatible avec la croissance du PIB.
 
Pour la France, il ne faut guère paniquer. Certes l'augmentation de la dette en 2008-2009 est impressionnant mais je ne pense pas (l'Insee devrait sortir une étude sur le sujet bientôt imo) que la France soit rentré dans une situation d'insoutenabilité.
 


 
Euh, ça m'a l'air bien léger comme mesures si tu veux retrouver 3% de déficit d'ici 2012 (2013 pour le gvt)...  :heink:  
 
On pourrait déjà commencer par réduire les dépenses, au lieu d'essayer de maitriser l'augmentation de ces dernières, mais ça n'a jamais été tenté...  :cry:  

mood
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Posté le 04-03-2010 à 21:04:13  profilanswer
 

n°21773112
LooSHA
D'abord !
Posté le 04-03-2010 à 21:14:57  profilanswer
 

Ou arrêter la réduction des recettes :whistle:


---------------
Mangeons de la viande (et nos amis pour la vie) ! Prenons l'avion ! Partons en vacances très loin ! Achetons des trucs venus du bout du monde ! Chauffons-nous à fond ! Utilisons plein d'électricité ! Changeons de malinphone le plus souvent possible !
n°21775416
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 05-03-2010 à 00:10:38  profilanswer
 

docmaboul a écrit :


 
Non et ce n'est pas une question de vocabulaire mais de séparation entre sphère publique et sphère privée. La politique concerne la sphère publique, même si les lois qu'elle émet peuvent s'appliquer dans la sphère privée (par exemple). Abolir cette séparation, c'est ouvrir la porte au totalitarisme (ou quand la politique s'invite justement dans la sphère privée).


Tu ne comprends pas le sens du mot politique en fait. Être un objet politique ne veut pas dire devoir faire l'objet d'une politique publique.

n°21775653
le_noob
Posté le 05-03-2010 à 00:45:16  profilanswer
 

Black_Jack a écrit :


 
Dans les faits, la plupart des Etats auraient des soucis de dette même avec des taux zéro. Parce qu'ils empruntent sans arrêt depuis des dizaines d'années, qu'ils n'arrivent pas à dépenser moins que les recettes. Après oui, les intérêts alourdissent la situation...mais n'est pas la cause première de l'endettement.


Justement non.

n°21776558
chrissud
Posté le 05-03-2010 à 09:12:25  profilanswer
 

LooSHA a écrit :

Ou arrêter la réduction des recettes :whistle:


 
 
Je ne sais pas j'ai entendu encore cette semaine, de la part de l'opposition comme quoi on avait créé plein de taxe nouvelles ces 3 dernières années.
 
C'est juste un curseur que l'on déplace, car il me semble pas avoir entendu parlé que le taux de prélèvement avait baissé.
 
Si il y a des baisses comme la TVA pour les restaurateurs, le but recherché c'est de soutenir l'emploi et les salaires.
Personnellement je ne suis pas pour cette baisse de TVA, car je ne pense pas que l'objectif soit respecté par les restaurateur.    
 
La défiscalisation des heures sups, a permis d'augmenter le pouvoir d'achat et le taux des heures supplémentaires versées par les petites entreprises en passant à +10% à +25%, et directement au profits des plus faibles revenus qui sont en principe la population qui font des heures supplémentaires.
Ces employés ne sont pas ou peu des épargnants, donc ces sont sont directement dépensées dans l'économie.
 
La TP, elle est remplacé par un autre dispositif les entreprises vont toujours continuer à payer leur part d'un locaux mais ce ne sera plus basé sur l'investissement. C'est juste la modalité de calcul qui change, plus une entreprise produit de valeur ajoutée plus elle paiera.
 
Enfin toute réduction visible d'imposition on y recherche un retour.
 

Message cité 2 fois
Message édité par chrissud le 05-03-2010 à 09:15:47
n°21776572
zad38
Posté le 05-03-2010 à 09:16:30  profilanswer
 

chrissud a écrit :

Si il y a des baisses comme la TVA pour les restaurateurs, le but recherché c'est de soutenir l'emploi et les salaires.
Personnellement je ne suis pas pour cette baisse de TVA, car je ne pense pas que l'objectif soit respecté par les restaurateur.


Prétexte  [:cbrs]  
Cadeau électoraliste, rien de plus.

n°21776691
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 05-03-2010 à 09:35:11  profilanswer
 

zad38 a écrit :


Prétexte  [:cbrs]
Cadeau électoraliste, rien de plus.

 

De toutes façons, la prétendue baisse des recettes n'en est pas une : les prélèvements obligatoires sont stables autour de 45% du PIB depuis 1985, soit 25 ans. On baisse certes certaines recettes (IR, TVA à 5,5% dans certains secteurs, diminution de charges sur le SMIC...) mais on en augmente aussitôt d'autres (cotisations sociales, CSG, 40 nouvelles taxes créées par Sarkozy,...). Au total, on déplace les recettes, on ne les diminue jamais. Ceux qui disent que l'Etat, au sens de la puissance publique,  çàd incluant la Sécurité sociale et les collectivités territoriales, se désengage, se trompent... Le déficit public et sa dérive depuis 25 ans ne s'expliquent pas par des recettes que l'on aurait sabrées à la Reagan ou à la Bush, mais bien par des dépenses supplémentaires, notamment les dépenses sociales (santé et retraites notamment), qui doivent progresser de près de 6% par an. Au total, les dépenses publiques atteignent 53% du PIB, niveau jamais atteint en France. Tout le reste est littérature...

 


Message cité 1 fois
Message édité par limonaire le 05-03-2010 à 09:36:21
n°21776756
chrissud
Posté le 05-03-2010 à 09:43:11  profilanswer
 

zad38 a écrit :


Prétexte  [:cbrs]  
Cadeau électoraliste, rien de plus.


 
Ah wouais !
 
combien de patron ont une carte d'électeur ?
combien d'employé ont une carte d'électeur ?
 
Je voudrai me faire élire, il serait préférable de faire des cadeaux aux plus nombreux.
 
 
D'ailleurs, on entend rarement  
 
- augmentation des prélèvements sociaux sur les revenus mobiliers
- calcul strique des avantages en nature, alors qu'auparavant chaque société l'évaluait seul.
- suppression de l'avoir fiscal sur les dividendes.  
   

Citation :

par ex  
   avant 2005: 100 000 de dividendes versés, chaque actionnaire déduisait l'avoir fiscal 50%                                  de son impôt, soit (100000*40%(tranche IR)-50000= 0€
   après 2005:  100 000 de dividendes versés, moins abt de 40%= 60 000
                60 000 - 1525 = 58 475
                58475 * .40 % (tranche IR) = 23390 d'impôt


- de doublement des la taxe sur les véhicules de sociétés
 
liste non exhaustive, etc....


Message édité par chrissud le 05-03-2010 à 09:45:05
n°21776767
Profil sup​primé
Posté le 05-03-2010 à 09:44:27  answer
 

non mais les employés des resto pour la plupart pensaient qu'ils allaient bénéficier indirectement par une hausse de salaire !

n°21776798
chrissud
Posté le 05-03-2010 à 09:47:00  profilanswer
 


 
On est bien d'accord, néanmoins que cela n'enlève pas que c'était un des 2 buts recherché : Augmentation des salaires ou embauche.
Je n'ai jamais été pour, je ne suis pas dupe, que l'on revienne en annulant ce dispositif je serai pas mécontant

Message cité 1 fois
Message édité par chrissud le 05-03-2010 à 09:49:47
mood
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Posté le 05-03-2010 à 09:47:00  profilanswer
 

n°21776841
poilagratt​er
Posté le 05-03-2010 à 09:51:08  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Jospin avait réussi à pas mal s'en sortir (même s'il a profité d'une situation économique assez favorable).  
Mais les différents gouvernements de droite ont mis la barre très haut niveau endettement. J'ai un peu computationner dans mon coin et la période 92-95 et 2001-2004 est assez sympathique.  
 
Je balançerai les graphiques à poil@ quand j'aurai vérifié avec la somme des soldes primaires.  :o  
 


On attend le total des intérêts d'emprunts, actualisés, payés par l'état depuis 1973, hein. :o


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°21777550
luckynick
esclave de chat
Posté le 05-03-2010 à 10:49:54  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
De toutes façons, la prétendue baisse des recettes n'en est pas une : les prélèvements obligatoires sont stables autour de 45% du PIB depuis 1985, soit 25 ans. On baisse certes certaines recettes (IR, TVA à 5,5% dans certains secteurs, diminution de charges sur le SMIC...) mais on en augmente aussitôt d'autres (cotisations sociales, CSG, 40 nouvelles taxes créées par Sarkozy,...). Au total, on déplace les recettes, on ne les diminue jamais. Ceux qui disent que l'Etat, au sens de la puissance publique,  çàd incluant la Sécurité sociale et les collectivités territoriales, se désengage, se trompent... Le déficit public et sa dérive depuis 25 ans ne s'expliquent pas par des recettes que l'on aurait sabrées à la Reagan ou à la Bush, mais bien par des dépenses supplémentaires, notamment les dépenses sociales (santé et retraites notamment), qui doivent progresser de près de 6% par an. Au total, les dépenses publiques atteignent 53% du PIB, niveau jamais atteint en France. Tout le reste est littérature...
 


 
c'est pas un peut là que le bas blesse ? dans la mesure ou les dépenses sociales augmentent il faudrait logiquement augmenter les recettes pour viser un certain équilibre non ?  
 
ps : désolé pour mon petage de plombs hier, mauvaise journée toussa, de toutes façon je ne te ciblais dans mon accès de mauvaise humeur.  :jap:

n°21777682
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 05-03-2010 à 11:01:45  profilanswer
 

luckynick a écrit :


 
c'est pas un peut là que le bas blesse ? dans la mesure ou les dépenses sociales augmentent il faudrait logiquement augmenter les recettes pour viser un certain équilibre non ?  
 
ps : désolé pour mon petage de plombs hier, mauvaise journée toussa, de toutes façon je ne te ciblais dans mon accès de mauvaise humeur.  :jap:


 
Certes, mais on a déjà le niveau le plus élevé de prélèvements obligatoires dans toute l'OCDE, ou presque. Le risque en les augmentant encore est de casser la croissance, d'augmenter le chômage, de freiner l'investissement et l'épargne, etc... Trop d'impôt réduit les incitations à travailler, à épargner, à investir, ou en tout les cas réduit l'incitation à travailler officiellement, le travail au noir non déclaré ne se portant jamais mieux que quand la fiscalité est forte (voir la Grèce), ce qui ne fait pas les affaires de l'Etat. N'oublions pas aussi que nous sommes en concurrence fiscale avec d'autres Etats : si nous prélevons trop, les fuites de capitaux, l'exil fiscal, le vote avec les pieds vont se développer.
 
Laffer a montré qu'au-delà d'un certain niveau d'imposition, le PIB baissait plus vite que ne montaient les taux d'imposition, si bien que les recettes fiscales baissaient. On obtenait l'effet inverse de ce qui était souhaité. Il préconisait donc de baisser les impôts pour obtenir paradoxalement un surcroît de recettes fiscales, la baisse des taux entraînant une croissance du PIB très forte, compensant largement la baisse des taux d'imposition. C'est peut-être la voie à suivre en France. Un tel choc fiscal aurait permis paradoxalement de financer plus de services publics, puisque les recettes de l'Etat auraient augmenté. J'écris "aurait" car ce n'est sans doute pas le bon moment, compte tenu de l'ampleur de la récession. Quoique...

n°21777822
poilagratt​er
Posté le 05-03-2010 à 11:11:30  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Certes, mais on a déjà le niveau le plus élevé de prélèvements obligatoires dans toute l'OCDE, ou presque. Le risque en les augmentant encore est de casser la croissance, d'augmenter le chômage, de freiner l'investissement et l'épargne, etc... Trop d'impôt réduit les incitations à travailler, à épargner, à investir, ou en tout les cas réduit l'incitation à travailler officiellement, le travail au noir non déclaré ne se portant jamais mieux que quand la fiscalité est forte (voir la Grèce), ce qui ne fait pas les affaires de l'Etat. N'oublions pas aussi que nous sommes en concurrence fiscale avec d'autres Etats : si nous prélevons trop, les fuites de capitaux, l'exil fiscal, le vote avec les pieds vont se développer.
 
Laffer a montré qu'au-delà d'un certain niveau d'imposition, le PIB baissait plus vite que ne montaient les taux d'imposition, si bien que les recettes fiscales baissaient. On obtenait l'effet inverse de ce qui était souhaité. Il préconisait donc de baisser les impôts pour obtenir paradoxalement un surcroît de recettes fiscales, la baisse des taux entraînant une croissance du PIB très forte, compensant largement la baisse des taux d'imposition. C'est peut-être la voie à suivre en France. Un tel choc fiscal aurait permis paradoxalement de financer plus de services publics, puisque les recettes de l'Etat auraient augmenté. J'écris "aurait" car ce n'est sans doute pas le bon moment, compte tenu de l'ampleur de la récession. Quoique...


Il a trouvé ça tout seul?   :D   J'aime bien ces idées hyper générales...
 
Il aurait pu dire aussi que en dessous d'un certain niveau d'imposition les recettes de l'état sont trop faibles pour couvrir les dépenses.  
Ou encore que au dela d'un certain niveau de dépenses, les recettes ne sont plus suffisantes. :sarcastic:


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°21777964
Camelot2
Posté le 05-03-2010 à 11:22:20  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


On attend le total des intérêts d'emprunts, actualisés, payés par l'état depuis 1973, hein. :o


 
Chiffre difficile à évaluer si on ne connait pas la maturité des différentes obligations émises par l'Etat et leur taux correspondant année après année. On peut faire une estimation sur base de taux moyens et autres, je te donnerai ça ce week-end si j'ai le temps de vérifier.
 
Mais si tu veux en arriver au "On a payé plus d'intérêt que le montant de la dette", je t'en prie. Ca ne la fera pas disparaître...la dette.  :)  
 

n°21777981
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 05-03-2010 à 11:23:32  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Certes, mais on a déjà le niveau le plus élevé de prélèvements obligatoires dans toute l'OCDE, ou presque. Le risque en les augmentant encore est de casser la croissance, d'augmenter le chômage, de freiner l'investissement et l'épargne, etc... Trop d'impôt réduit les incitations à travailler, à épargner, à investir, ou en tout les cas réduit l'incitation à travailler officiellement, le travail au noir non déclaré ne se portant jamais mieux que quand la fiscalité est forte (voir la Grèce), ce qui ne fait pas les affaires de l'Etat. N'oublions pas aussi que nous sommes en concurrence fiscale avec d'autres Etats : si nous prélevons trop, les fuites de capitaux, l'exil fiscal, le vote avec les pieds vont se développer.
 
Laffer a montré qu'au-delà d'un certain niveau d'imposition, le PIB baissait plus vite que ne montaient les taux d'imposition, si bien que les recettes fiscales baissaient. On obtenait l'effet inverse de ce qui était souhaité. Il préconisait donc de baisser les impôts pour obtenir paradoxalement un surcroît de recettes fiscales, la baisse des taux entraînant une croissance du PIB très forte, compensant largement la baisse des taux d'imposition. C'est peut-être la voie à suivre en France. Un tel choc fiscal aurait permis paradoxalement de financer plus de services publics, puisque les recettes de l'Etat auraient augmenté. J'écris "aurait" car ce n'est sans doute pas le bon moment, compte tenu de l'ampleur de la récession. Quoique...


 
Laffer n'a rien montré, il a affirmé sans pouvoir le démontrer


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°21778034
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 05-03-2010 à 11:26:53  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
Laffer n'a rien montré, il a affirmé sans pouvoir le démontrer


 
Oui, oui, je sais , je sais.... :sleep: Allez, portons les prélèvements obligatoires à 75%, et le problème de la dette publique en France en réglée : youpi ! :D  En Grèce aussi d'ailleurs.... Ah bon, y aura encore plus de travail au noir ?

n°21778063
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 05-03-2010 à 11:28:56  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Oui, oui, je sais , je sais.... :sleep: Allez, portons les prélèvements obligatoires à 75%, et le problème de la dette publique en France en réglée : youpi ! :D  En Grèce aussi d'ailleurs.... Ah bon, y aura encore plus de travail au noir ?


 
ba ce qui  a sorti les USA de la crise de 1929, c'est un régime d'imposition confiscatoire et une relance massive de la production par l'économie de guerre.
 
Décider de prendre 90% d'impots aux plus riches pour construire des tanks, inventer des radars, moderniser des avions ca développe une économie


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°21778238
Profil sup​primé
Posté le 05-03-2010 à 11:41:18  answer
 

Camelot2 a écrit :


 
Chiffre difficile à évaluer si on ne connait pas la maturité des différentes obligations émises par l'Etat et leur taux correspondant année après année. On peut faire une estimation sur base de taux moyens et autres, je te donnerai ça ce week-end si j'ai le temps de vérifier.
 
Mais si tu veux en arriver au "On a payé plus d'intérêt que le montant de la dette", je t'en prie. Ca ne la fera pas disparaître...la dette.  :)  
 


 
tiens   :)  
 
http://www.banque-france.fr/fr/sta [...] .t.b.x.csv
 

n°21778266
Profil sup​primé
Posté le 05-03-2010 à 11:43:06  answer
 

marche po le lien chez ouame  :o

n°21778280
Betcour
Building better worlds
Posté le 05-03-2010 à 11:44:11  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :

ba ce qui  a sorti les USA de la crise de 1929, c'est un régime d'imposition confiscatoire et une relance massive de la production par l'économie de guerre.


Ou pas. Encore une fois, faudrait arrêter de croire que le taux d'imposition marginal de l'IR s'applique à tous les revenus.
 
Je sais bien qu'il est tentant de prendre des taux de 80, 90 voire 98% et de se gargariser en disant "ça marche !", sauf que quand les revenus du capital sont partiellement ou totalement exonéré d'impôt à côté, c'est totalement bidon comme argument. Sans parler des contres exemples (Grande Bretagne, années 70, taux marginal de 98% et pays en voie de tiers-mondisation)


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°21778281
Profil sup​primé
Posté le 05-03-2010 à 11:44:14  answer
 

 

il est dans le pavé que j'ai posté hier

 

http://www.societal.org/docs/dette-publique_htm_m5f2b7083.png

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 05-03-2010 à 11:44:45
n°21778321
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 05-03-2010 à 11:46:53  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :

 

ba ce qui  a sorti les USA de la crise de 1929, c'est un régime d'imposition confiscatoire et une relance massive de la production par l'économie de guerre.

 

Décider de prendre 90% d'impots aux plus riches pour construire des tanks, inventer des radars, moderniser des avions ca développe une économie

 

Les prélèvements obligatoires étaient donc de 75 % aux EU dans les années 1930 ! Tu sais bien qu'ils n'atteignaient même pas les 45% actuels que connaît la France. Excuse-moi, mais tu dis n'importe quoi, sauf ton respect. Si un régime d'imposition confiscatoire, tel que tu l'appelles de tes voeux, c'est baisser le niveau de prélèvements obligatoires pour atteindre le niveau qu'il avait sous Roosevelt, je signe aussi !

 

Bref, un peu de sérieux fera du bien à tout le monde. Le fait qu'on soit vendredi n'excuse pas tout.

Message cité 2 fois
Message édité par limonaire le 05-03-2010 à 11:48:16
n°21778324
Profil sup​primé
Posté le 05-03-2010 à 11:47:06  answer
 

merci  :jap:

n°21778336
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 05-03-2010 à 11:47:49  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Ou pas. Encore une fois, faudrait arrêter de croire que le taux d'imposition marginal de l'IR s'applique à tous les revenus.
 
Je sais bien qu'il est tentant de prendre des taux de 80, 90 voire 98% et de se gargariser en disant "ça marche !", sauf que quand les revenus du capital sont partiellement ou totalement exonéré d'impôt à côté, c'est totalement bidon comme argument. Sans parler des contres exemples (Grande Bretagne, années 70, taux marginal de 98% et pays en voie de tiers-mondisation)


 
Nous dirons plus charitablement que tout cela manque de rigueur, surtout chez un thésard. :o  

n°21778409
patx3
Posté le 05-03-2010 à 11:52:31  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
Laffer n'a rien montré, il a affirmé sans pouvoir le démontrer


 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Courbe_de_Laffer
 
 ;)

n°21778410
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 05-03-2010 à 11:52:44  profilanswer
 

limonaire a écrit :

 

Les prélèvements obligatoires étaient donc de 75 % aux EU dans les années 1930 ! Tu sais bien qu'ils n'atteignaient même pas les 45% actuels que connaît la France. Excuse-moi, mais tu dis n'importe quoi, sauf ton respect. Si un régime d'imposition confiscatoire, tel que tu l'appelles de tes voeux, c'est baisser le niveau de prélèvements obligatoires pour atteindre le niveau qu'il avait sous Roosevelt, je signe aussi !

 

Bref, un peu de sérieux fera du bien à tout le monde. Le fait qu'on soit vendredi n'excuse pas tout.

 

je n'ai jamais dit qu'il fallait augmenter le niveau de prélvement, j'ai dit qu'il fallait changer l'assiette pour rendre l'impot plus progressif

 

par ailleurs je suis pour couper dans les dépenses

 

- militaires
- or de la république
- bureaucratie administrative
- et meme dans les universités il faut flécher différemment, on pourrait faire bcp mieux à budget constant voir en baisse

 

par contre m'expliquer qu'il vaut mieux dépenser 50 millions d'euros dans la camapgne de com nataliste du gouvernement plutot que dans les financements de post doc ou de transports en commun il faudra me faire un dessin


Message édité par Magicpanda le 05-03-2010 à 11:55:54

---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°21778420
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 05-03-2010 à 11:53:14  profilanswer
 


oui et elle n'a jamais été démontrée


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°21778449
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 05-03-2010 à 11:54:56  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Nous dirons plus charitablement que tout cela manque de rigueur, surtout chez un thésard. :o  


 
non mais bcp de gens dans les USA des années 30 n'avait juste pas de capital, et que le laisser faire au milieu d'une dépression c'est la purge pour les plus pauvres (par exemple ne plus soigner les gens)


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°21778497
patx3
Posté le 05-03-2010 à 11:58:14  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


oui et elle n'a jamais été démontrée


 
Mets l'impôt à zero et il n'y aura aucune efficacité, mets l'impôt à 100 % et il n'en aura plus non plus. Il existe donc bien une courbe d'efficacité. :o
 
Reste à savoir quel est le point optimal. Sachant que si on se plaint que les riches ont quitté le pays, que les entreprises délocalisent, que l'industrie en France disparait et qu'en dépit de taxes telles que la CSG-RDS qui augmentent régulièrement, la sécu soit toujours plus en déficit, on peut penser que l'on a dépassé l'optimal. :o

n°21778520
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 05-03-2010 à 11:59:54  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
non mais bcp de gens dans les USA des années 30 n'avait juste pas de capital, et que le laisser faire au milieu d'une dépression c'est la purge pour les plus pauvres (par exemple ne plus soigner les gens)


 
Certes, mais nous partions du fait qu'il y avait 45% de prélèvements obligatoires en France. Je trouvais que c'était élevé et envisageais l'idée qu'on puisse les baisser. Et tu me balances à la figure, pour seule réponse, l'exemple de Roosevelt, sans détailler plus : avec donc l'idée implicite qu'il faut non pas baisser les impôts en France, mais les augmenter. Visiblement, ce n'est pas ce que tu voulais dire, vu tes propros suivants : mais alors tu t'exprimes mal ("ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément" )
 
Bref, il faut un peu de rigueur dans la discussion.
 
Sinon, sur tes rectificatifs, pas fondamentalement en désaccord.
 
 
Edit : tes propos sur Roosevelt seraient l'exemple confirmant la courbe de Laffer. Au niveau d'imposition US des années 30, relativement faible, augmenter la fiscalité augmente sans doute les recettes fiscales. Au niveau atteint par la France aujourd'hui, toute nouvelle augmentation risquerait d'avoir l'effet inverse. Bref, merci d'avoir, bien malgré toi, confirme Laffer.

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Message édité par limonaire le 05-03-2010 à 12:04:15
n°21778548
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 05-03-2010 à 12:01:36  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Certes, mais nous partions du fait qu'il y avait 45% de prélèvements obligatoires en France. Je trouvais que c'était élevé et envisageais l'idée qu'on puisse les baisser. Et tu me balances à la figure, pour seule réponse, l'exemple de Roosevelt, sans détailler plus : avec donc l'idée implicite qu'il faut non pas baisser les impôts en France, mais les augmenter. Visiblement, ce n'est pas ce que tu voulais dire, vu tes propros suivants : mais alors tu t'exprimes mal ("ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément" )
 
Bref, il faut un peu de rigueur dans la discussion.
 
Sinon, sur tes rectificatifs, pas fondamentalement en désaccord.


 
je pense que 45% de TPO c'est tout à fait honnete, je pense qu'on peut aller jusqu'à 60 % si c'est pour une exploitation intelligente de ses ressources
ca ne vaut que si la réaffication du capital est pertinente.


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°21778601
patx3
Posté le 05-03-2010 à 12:04:48  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
je pense que 45% de TPO c'est tout à fait honnete, je pense qu'on peut aller jusqu'à 60 % si c'est pour une exploitation intelligente de ses ressources
ca ne vaut que si la réaffication du capital est pertinente.


 
Avec un taux d'épargne moyen à 15%, si tu augmentes les prélèvements de 15%, va plus rien rester...  :cry:

n°21778626
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 05-03-2010 à 12:06:04  profilanswer
 

patx3 a écrit :

 

Avec un taux d'épargne moyen à 15%, si tu augmentes les prélèvements de 15%, va plus rien rester...  :cry:

 

bcp de gens n'épargnent déja plus
(mais je ne suis pas pour la flat tax, donc pas 15% de façon non discrétionnaire, par exemple je suis pour revenir sur toutes les éxonérations dans l'immobilier qui alimentent la bulle spéculative)

Message cité 1 fois
Message édité par Magicpanda le 05-03-2010 à 12:06:53

---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°21778708
Profil sup​primé
Posté le 05-03-2010 à 12:13:24  answer
 

limonaire a écrit :

 

Les prélèvements obligatoires étaient donc de 75 % aux EU dans les années 1930 ! Tu sais bien qu'ils n'atteignaient même pas les 45% actuels que connaît la France. Excuse-moi, mais tu dis n'importe quoi, sauf ton respect. Si un régime d'imposition confiscatoire, tel que tu l'appelles de tes voeux, c'est baisser le niveau de prélèvements obligatoires pour atteindre le niveau qu'il avait sous Roosevelt, je signe aussi !

 

Bref, un peu de sérieux fera du bien à tout le monde. Le fait qu'on soit vendredi n'excuse pas tout.

 

Le prélèvement obligatoire est un très mauvaise indicateur, aucune pertinence.

 
Citation :

Cependant, le taux de prélèvements obligatoires est une construction statistique dont la pertinence ne doit pas être surestimée. Le taux de prélèvements obligatoires n’est pas un bon indicateur du "poids" de l’État. Ainsi, la définition des prélèvements obligatoires englobe aussi les impôts et les cotisations sociales que les administrations publiques se versent entre elles. On dit alors que les prélèvements obligatoires ne sont pas "consolidés", les prélèvements obligatoires "consolidés" recouvrant seulement ceux versés par les agents du secteur privé.

 

Plus généralement, la signification des comparaisons internationales de TPO est limitée. En effet, ce taux apparaît plus faible dans les pays, comme les États-Unis, où l’assurance maladie et les régimes de retraite sont très largement privés. Les cotisations sont alors versées à des mutuelles, des assurances ou des fonds de retraite privés et ne constituent pas des prélèvements obligatoires.
http://www.vie-publique.fr/decouve [...] ntaux.html

 

On le voit ici avec la secu, les ricains payent une fortune pour se soigner, mais cela n'est pas pris en compte parce que privés, contrairement a notre secu.

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Message édité par Profil supprimé le 05-03-2010 à 12:26:55
n°21778737
LooSHA
D'abord !
Posté le 05-03-2010 à 12:15:34  profilanswer
 

chrissud a écrit :

Si il y a des baisses comme la TVA pour les restaurateurs, le but recherché c'est de soutenir l'emploi et les salaires.


Vendredÿ ! [:cerveau shay]  
 

chrissud a écrit :

On est bien d'accord, néanmoins que cela n'enlève pas que c'était un des 2 buts recherché : Augmentation des salaires ou embauche.


Et oublier la "baisse des prix", c'est de l'hémiplégie ?


---------------
Mangeons de la viande (et nos amis pour la vie) ! Prenons l'avion ! Partons en vacances très loin ! Achetons des trucs venus du bout du monde ! Chauffons-nous à fond ! Utilisons plein d'électricité ! Changeons de malinphone le plus souvent possible !
n°21778782
Volkhen
Posté le 05-03-2010 à 12:18:26  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
ba ce qui  a sorti les USA de la crise de 1929, c'est un régime d'imposition confiscatoire et une relance massive de la production par l'économie de guerre.
 
Décider de prendre 90% d'impots aux plus riches pour construire des tanks, inventer des radars, moderniser des avions ca développe une économie


Économie de guerre. Je ne suis pas sûr que beaucoup d'entre vous souhaitent tester cela longtemps.


---------------
Main/Alt1/Alt2/Alt3
n°21778831
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 05-03-2010 à 12:22:51  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
je pense que 45% de TPO c'est tout à fait honnete, je pense qu'on peut aller jusqu'à 60 % si c'est pour une exploitation intelligente de ses ressources
ca ne vaut que si la réaffication du capital est pertinente.


 
Oui, mais comme tu as dit plus haut que, déjà aujourd'hui, à 45% de P.O, cette utilisation n'est pas toujours pertinente (je te cite "ors de la république, bureaucratie administrative" ), il n'y a aucune raison qu'elle le soit plus si on la porte à 60%
 
D'une certaine façon, le pouvoir corrompt et l'abus de pouvoir corrompt absolu. Il est dans la nature de l'Etat de gaspiller, puisqu'il n'a pas le contrôle du marché pour le corriger. Une entreprise peut certes gaspiller un peu elle aussi ; si elle gaspille plus que ses concurrents, elle voit cependant ses coûts s'envoler, ses marges fondre, et elle perd des parts de marché. Il y a donc dans la concurrence un aiguillon qui évite les gaspillages, qui rationalise l'usage des ressources rares, aiguillon qui par définition ne concerne pas l'Etat.  On peut dès lors faire des ronds-points à gogos, multiplier les structures administratives, acheter des doses de vaccins inutiles, employer des sureffectifs, rembourser des congés maladie fictifs... C'est une des limites de l'Etat.
 
Ce qui est drôle, c'est que dans tous les manuels d'économie on nous apprend d'abord les bienfaits de la régulation du marché (acte I) pour ensuite nous en montrer les défaillances (biens publics, externalités, monopole naturel, inégalités, bulles spéculatives et j'en passe : c'est l'acte 2). Tout ça pour nous amener à l'acte 3 : l'Etat qui tel un chevalier blanc va intervenir pour corriger les défaillances du marché. Mais on oublie souvent l'acte 4 : les défaillances de l'Etat : l'absence de contrôle réel, le poids des lobbys, l'absence d'aiguillon de la concurrence, les effets pervers des politiques économiques, l'impossibilité pour l'Etat de synthétiser toute l'information disponible et les erreurs de décisions qui en découlent forcément, le rôle du marché politique et de façon générale les apports de la théorie de "Public choice". Tu le dis toi-même: l'Etat gaspille, l'Etat fait parfois de mauvais choix (les 75 millions de vaccins commandés), etc.
 
Du coup, tu ne peux pas réclamer sans cesse plus d'Etat, sans tenir compte aussi des défaillances de l'Etat. Alain l'avait déjà compris : pour lui, le citoyen en démocratie avait pour fonction première de contrôler son député, qui lui même devait contrôler le ministre, avec cette idée que toute personne qui a un pouvoir est tenté d'en abuser ou d'en mésuser. Mais on voit bien que ce n'est possible que si l'Etat est modeste : un Etat tentaculaire, qui dépense 53% du PIB, ne peut être sciemment contrôlé par des citoyens ou des électeurs. Certaines administrations sont alors livrées à elles-mêmes. Ou alors, il faudrait mettre en place un contrôle extrêmement coûteux, ce qui serait economiquement peu rationnel.  
 
Dès lors, le débat n'est pas entre les défaillances du marché et l'action de l'Etat : si tel était le cas, tout serait bon pour augmenter sans cesse l'intervention de l'Etat, puisque celle-ci n'aurait que des vertus. En fait, le débat est bien plutôt entre les défaillances du marché (qui sont réelles) et celles de l'Etat (tout aussi réelles). On n'a plus dès lors à choisir entre le bien et le mal (cours classique de morale) mais entre le mal et le moindre mal (on entre alors de plain pied dans la politique). C'est du coup un débat moins bisounours que celui qu'on lit trop souvent ici...
 
 

n°21778835
patx3
Posté le 05-03-2010 à 12:22:56  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
bcp de gens n'épargnent déja plus  
(mais je ne suis pas pour la flat tax, donc pas 15% de façon non discrétionnaire, par exemple je suis pour revenir sur toutes les éxonérations dans l'immobilier qui alimentent la bulle spéculative)


 
Vas y, cites moi les exonérations en immo, car pour moi, c'est le placement le plus fiscalisé qui existe pour une rentabilité faible...  :heink:  
 
Et si tu me cites Scellier, c'est grosso modo à peine 350 M€ par an...  :(

n°21778912
LooSHA
D'abord !
Posté le 05-03-2010 à 12:28:53  profilanswer
 

Volkhen a écrit :

Économie de guerre. Je ne suis pas sûr que beaucoup d'entre vous souhaitent tester cela longtemps.


Mouais les taux marginaux sur les plus hautes tranches sont restés élevés longtemps après la guerre aux USA et au RU :hello:
 
Au moins ça avait l'avantage de limiter les rémunérations ayant des niveaux absurdes [:smileysex]


---------------
Mangeons de la viande (et nos amis pour la vie) ! Prenons l'avion ! Partons en vacances très loin ! Achetons des trucs venus du bout du monde ! Chauffons-nous à fond ! Utilisons plein d'électricité ! Changeons de malinphone le plus souvent possible !
n°21779019
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 05-03-2010 à 12:41:06  profilanswer
 


 
Si, c'est pertinent. Le prélèvement obligatoire, par définition, est obligatoire. Cela signifie que son montant et sa destination ne sont plus le choix d'un individu mais font l'objet d'un choix socialisé, çàd collectif. La Sécu et la retraite sont peut-être privatisées aux EU (c'est plus compliqué dans la réalité, mais bon...), cela signifie que chaque individu se choisit une Sécu et une retraite sur mesure (pour le meilleur et pour le pire, là n'est pas la question pour le moment).
 
Allons plus loin pour bien comprendre : supposons que l'alimentation soit publique, nationalisée et gérée par la Sécu. Chacun verserait 10% de son revenu à une administration centrale, qui verserait un repas unique et identique pour tout le monde. Le taux de prélèvements obligatoires passerait donc en France de 45 à 55% (10 poinst de plus). Tu pourrais dire : c'est la même situation, dans un cas (55% de PO) c'est l'Etat qui paie la nourriture, dans l'autre (45% de PO), ce sont les individus. Le résultat est le même, la dépense est la même. Sauf que tu enlèves le choix, alors que les individus sont tous différents dans leurs goûts, leurs valeur, leur choix de vie. Aujourd'hui, les gens choisissent la quantité et la qualité de leur nourriture, compte tenu de leurs goûts, de leur revenu et des prix. C'est pas une mince différence, si ! De même, tu choisis ton niveau de protection en terme d'assurance auto : ce serait différent si c'était la Sécu qui remboursait les dégâts automobiles de la même façon.
 
Allons encore plus loin. Supposons que l'Etat prenne en charge toutes les dépenses : il taxe 100% des revenus et redistribue à tous un panier de biens identiques (logements, auto, aliments, vêtements). Tu comprends bien que l'incitation à travailler, à investir, à épargner serait réduite. Pourquoi travailler deux fois plus que le voisin si c'est pour avoir le même panier de biens. Dès lors, il n'y aurait plus de croissance du niveau de vie. Mon exemple est bien sûr caricatural : mais il est là pour faire comprendre que taxer 30, 50, ou 80%, cela n'a pas les mêmes effets, même si l'Etat ne gaspille pas et donne en échange une panier de biens correspondant exacetment à la somme versée. La différence vient du fait que nous sommes tous différents, avec des goûts différents. Taxer plus permet sans doute d'atteindre plus d'égalité, ce qui peut être jugé comme un bienfait ; mais cela réduit aussi les incitations à travailler.
 
Un dernier exemple pour faire passer l'idée : supposons qu'au lieu de te verser un salaire de 2.000 euros, ton employeur te propose 1.500 euros et la mise à disposition gratuite d'un 40 m2 à Bagnolet (valeur du loyer : 500 euros). Pour certains, cela correspondra tout à fait à leurs attentes. Mais pour d'autres, ces 40 m2 seront insuffisants : ils préféreront toucher les 2.000 et louer un 60 m2 à paris pour 1.000 euros, quitte à ce qu'il ne leur reste que 1.000 pour bouffer, s'habiller, sortir... Et d'autres préféreront au contraire rester habiter chez leurs parents et recevoir les 2.000 euros plein pot. La situation qui fait qu'un employeur verse une partie du salaire en nature va créer du chômage : car le bien en nature offert ne correspond pas au désir de tous. Il est de même pour les biens et services offerts par l'Etat et la SS : ils conviennent à certains, pas à tous.  

mood
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