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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°21779019
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 05-03-2010 à 12:41:06  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
 
 
Si, c'est pertinent. Le prélèvement obligatoire, par définition, est obligatoire. Cela signifie que son montant et sa destination ne sont plus le choix d'un individu mais font l'objet d'un choix socialisé, çàd collectif. La Sécu et la retraite sont peut-être privatisées aux EU (c'est plus compliqué dans la réalité, mais bon...), cela signifie que chaque individu se choisit une Sécu et une retraite sur mesure (pour le meilleur et pour le pire, là n'est pas la question pour le moment).
 
Allons plus loin pour bien comprendre : supposons que l'alimentation soit publique, nationalisée et gérée par la Sécu. Chacun verserait 10% de son revenu à une administration centrale, qui verserait un repas unique et identique pour tout le monde. Le taux de prélèvements obligatoires passerait donc en France de 45 à 55% (10 poinst de plus). Tu pourrais dire : c'est la même situation, dans un cas (55% de PO) c'est l'Etat qui paie la nourriture, dans l'autre (45% de PO), ce sont les individus. Le résultat est le même, la dépense est la même. Sauf que tu enlèves le choix, alors que les individus sont tous différents dans leurs goûts, leurs valeur, leur choix de vie. Aujourd'hui, les gens choisissent la quantité et la qualité de leur nourriture, compte tenu de leurs goûts, de leur revenu et des prix. C'est pas une mince différence, si ! De même, tu choisis ton niveau de protection en terme d'assurance auto : ce serait différent si c'était la Sécu qui remboursait les dégâts automobiles de la même façon.
 
Allons encore plus loin. Supposons que l'Etat prenne en charge toutes les dépenses : il taxe 100% des revenus et redistribue à tous un panier de biens identiques (logements, auto, aliments, vêtements). Tu comprends bien que l'incitation à travailler, à investir, à épargner serait réduite. Pourquoi travailler deux fois plus que le voisin si c'est pour avoir le même panier de biens. Dès lors, il n'y aurait plus de croissance du niveau de vie. Mon exemple est bien sûr caricatural : mais il est là pour faire comprendre que taxer 30, 50, ou 80%, cela n'a pas les mêmes effets, même si l'Etat ne gaspille pas et donne en échange une panier de biens correspondant exacetment à la somme versée. La différence vient du fait que nous sommes tous différents, avec des goûts différents. Taxer plus permet sans doute d'atteindre plus d'égalité, ce qui peut être jugé comme un bienfait ; mais cela réduit aussi les incitations à travailler.
 
Un dernier exemple pour faire passer l'idée : supposons qu'au lieu de te verser un salaire de 2.000 euros, ton employeur te propose 1.500 euros et la mise à disposition gratuite d'un 40 m2 à Bagnolet (valeur du loyer : 500 euros). Pour certains, cela correspondra tout à fait à leurs attentes. Mais pour d'autres, ces 40 m2 seront insuffisants : ils préféreront toucher les 2.000 et louer un 60 m2 à paris pour 1.000 euros, quitte à ce qu'il ne leur reste que 1.000 pour bouffer, s'habiller, sortir... Et d'autres préféreront au contraire rester habiter chez leurs parents et recevoir les 2.000 euros plein pot. La situation qui fait qu'un employeur verse une partie du salaire en nature va créer du chômage : car le bien en nature offert ne correspond pas au désir de tous. Il est de même pour les biens et services offerts par l'Etat et la SS : ils conviennent à certains, pas à tous.  

mood
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Posté le 05-03-2010 à 12:41:06  profilanswer
 

n°21779092
luckynick
esclave de chat
Posté le 05-03-2010 à 12:52:59  profilanswer
 

Volkhen a écrit :


Économie de guerre. Je ne suis pas sûr que beaucoup d'entre vous souhaitent tester cela longtemps.


 
Cela ne semble pas etre l'avis de notre cher Alain Minc  [:cerveau dr] :  

Citation :

Alain Minc  » la dette, à ce niveau, ne s’épongeait plus que de deux manières, par la guerre ou par l’inflation. » .


 
edit : ellagage du commentaire lié à la citation (mauvais copié collé)


Message édité par luckynick le 05-03-2010 à 12:58:33
n°21779099
Profil sup​primé
Posté le 05-03-2010 à 12:53:56  answer
 

limonaire a écrit :

 

Si, c'est pertinent. Le prélèvement obligatoire, par définition, est obligatoire. Cela signifie que son montant et sa destination ne sont plus le choix d'un individu mais font l'objet d'un choix socialisé, çàd collectif. La Sécu et la retraite sont peut-être privatisées aux EU (c'est plus compliqué dans la réalité, mais bon...), cela signifie que chaque individu se choisit une Sécu et une retraite sur mesure (pour le meilleur et pour le pire, là n'est pas la question pour le moment).

 

Allons plus loin pour bien comprendre : supposons que l'alimentation soit publique, nationalisée et gérée par la Sécu. Chacun verserait 10% de son revenu à une administration centrale, qui verserait un repas unique et identique pour tout le monde. Le taux de prélèvements obligatoires passerait donc en France de 45 à 55% (10 poinst de plus). Tu pourrais dire : c'est la même situation, dans un cas (55% de PO) c'est l'Etat qui paie la nourriture, dans l'autre (45% de PO), ce sont les individus. Le résultat est le même, la dépense est la même. Sauf que tu enlèves le choix, alors que les individus sont tous différents dans leurs goûts, leurs valeur, leur choix de vie. Aujourd'hui, les gens choisissent la quantité et la qualité de leur nourriture, compte tenu de leurs goûts, de leur revenu et des prix. C'est pas une mince différence, si ! De même, tu choisis ton niveau de protection en terme d'assurance auto : ce serait différent si c'était la Sécu qui remboursait les dégâts automobiles de la même façon.

 

Allons encore plus loin. Supposons que l'Etat prenne en charge toutes les dépenses : il taxe 100% des revenus et redistribue à tous un panier de biens identiques (logements, auto, aliments, vêtements). Tu comprends bien que l'incitation à travailler, à investir, à épargner serait réduite. Pourquoi travailler deux fois plus que le voisin si c'est pour avoir le même panier de biens. Dès lors, il n'y aurait plus de croissance du niveau de vie. Mon exemple est bien sûr caricatural : mais il est là pour faire comprendre que taxer 30, 50, ou 80%, cela n'a pas les mêmes effets, même si l'Etat ne gaspille pas et donne en échange une panier de biens correspondant exacetment à la somme versée. La différence vient du fait que nous sommes tous différents, avec des goûts différents. Taxer plus permet sans doute d'atteindre plus d'égalité, ce qui peut être jugé comme un bienfait ; mais cela réduit aussi les incitations à travailler.

 

Un dernier exemple pour faire passer l'idée : supposons qu'au lieu de te verser un salaire de 2.000 euros, ton employeur te propose 1.500 euros et la mise à disposition gratuite d'un 40 m2 à Bagnolet (valeur du loyer : 500 euros). Pour certains, cela correspondra tout à fait à leurs attentes. Mais pour d'autres, ces 40 m2 seront insuffisants : ils préféreront toucher les 2.000 et louer un 60 m2 à paris pour 1.000 euros, quitte à ce qu'il ne leur reste que 1.000 pour bouffer, s'habiller, sortir... Et d'autres préféreront au contraire rester habiter chez leurs parents et recevoir les 2.000 euros plein pot. La situation qui fait qu'un employeur verse une partie du salaire en nature va créer du chômage : car le bien en nature offert ne correspond pas au désir de tous. Il est de même pour les biens et services offerts par l'Etat et la SS : ils conviennent à certains, pas à tous.

 

t'es entrain de caricaturé là. Les dépenses santé et retraites sont une obligation quelques part même privés. Alors quant on soustrait ces obligations des PO on biaise forcement les données. Aux USA la santé représente si je me trompe pas, environ 17% du PIB, plus qu'en France ce qui fait environ 2830 milliards qu'on soustrait des PO ce qui est énorme.

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 05-03-2010 à 12:58:22
n°21779100
LooSHA
D'abord !
Posté le 05-03-2010 à 12:54:08  profilanswer
 

limonaire a écrit :

Allons plus loin pour bien comprendre : supposons que l'alimentation soit publique, nationalisée et gérée par la Sécu. Chacun verserait 10% de son revenu à une administration centrale, qui verserait un repas unique et identique pour tout le monde. Le taux de prélèvements obligatoires passerait donc en France de 45 à 55% (10 poinst de plus). Tu pourrais dire : c'est la même situation, dans un cas (55% de PO) c'est l'Etat qui paie la nourriture, dans l'autre (45% de PO), ce sont les individus. Le résultat est le même, la dépense est la même. Sauf que tu enlèves le choix, alors que les individus sont tous différents dans leurs goûts, leurs valeur, leur choix de vie. Aujourd'hui, les gens choisissent la quantité et la qualité de leur nourriture, compte tenu de leurs goûts, de leur revenu et des prix. C'est pas une mince différence, si ! De même, tu choisis ton niveau de protection en terme d'assurance auto : ce serait différent si c'était la Sécu qui remboursait les dégâts automobiles de la même façon.


Le parallèle est bancal, pourquoi faire un pavé bien écrit sur la forme si c'est pour déblatérer des conneries sur le fond ? Je donne la moyenne, tout juste, parce que ça pris du temps et que t'as peut être que ça à foutre [:cabri74]  
 
Ton image de repas unique et identique est d'une débilité rare. On ne nourrit pas un nourrisson comme un grabataire, ni un allergique à l'arachide comme un boulimique, un adolescent comme un anémique, j'en passe et des meilleurs. C'est comme pour la santé en fait, on ne fait pas de dialyse pour une fracture du tibia, ni de radio pour une dermite. Bref, chacun reçoit des soins adaptés à son cas, que la médecine soit publique ou privée d'ailleurs.
 
Tu peux déplorer que certains domaines soient collectivisés, mais fais-le de façon un peu plus pertinente, par pitié.
 
Pis rien que l'abréviation de la Sécurité Sociale veut tout dire, nous sommes dans un Etat totalitaire et autoritaire [:knahos]


---------------
Mangeons de la viande (et nos amis pour la vie) ! Prenons l'avion ! Partons en vacances très loin ! Achetons des trucs venus du bout du monde ! Chauffons-nous à fond ! Utilisons plein d'électricité ! Changeons de malinphone le plus souvent possible !
n°21779209
chrissud
Posté le 05-03-2010 à 13:10:30  profilanswer
 

LooSHA a écrit :


Et oublier la "baisse des prix", c'est de l'hémiplégie ?


 
C'est parce qu'au profond de toi ton portefeuille passe avant l'emploi.
 
 
Je préfère que les restaurants conservent voir même augmentent leur prix pour favoriser l'emploi.

Message cité 2 fois
Message édité par chrissud le 05-03-2010 à 13:12:47
n°21779213
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 05-03-2010 à 13:10:55  profilanswer
 


 
Alors que l'alimentation n'est pas une obligation.... Pas très cohérent ton argumentaire...
 
Faudra trouver autre chose  ;)  

n°21779258
luckynick
esclave de chat
Posté le 05-03-2010 à 13:18:17  profilanswer
 

chrissud a écrit :


 
C'est parce qu'au profond de toi ton portefeuille passe avant l'emploi.
 
 
Je préfère que les restaurants conservent voir même augmentent leur prix pour favoriser l'emploi.


 
 
les problème c'est qu'il semblerai que pour les restaurateurs, au profond d'eux même, leur portefeuille passe aussi avant l'emploi.
 
et en fin de compte c'est bien l'état qui l'a profond  [:tinostar]

n°21779260
Profil sup​primé
Posté le 05-03-2010 à 13:18:34  answer
 

limonaire a écrit :

 

Alors que l'alimentation n'est pas une obligation.... Pas très cohérent ton argumentaire...

 

Faudra trouver autre chose  ;)  

 

Depuis quant la bouffe en France est pris en compte dans les PO  :heink:  :heink:

 

Ce n'est  ni pris en compte aux USA et en France, toute la différence est là. il y a égalité pour le calcul des PO. Et c'est toi qui parle de cohérence  :pfff:  :pfff:

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 05-03-2010 à 13:21:25
n°21779277
luckynick
esclave de chat
Posté le 05-03-2010 à 13:20:20  profilanswer
 

Dans un autre registre, que pensez vous de ce pavé posté par G2F dans le topoc sarkal :
 

Citation :

"La situation de l'emploi en France n'est pas meilleure que celle de la Grèce"
 

Citation :


Les situations budgétaires difficiles de la Grèce, du Portugal et de l'Espagne qui ont conduit ces pays à prendre des mesures de rigueur sont-elles dues à des dépenses sociales trop importantes ?
 
Bruno Palier, chercheur au centre d'études européennes de Sciences Po, est spécialiste des systèmes sociaux européens. Selon lui, le principal problème de l'économie des pays d'Europe du Sud est que l'Etat n'y favorise pas assez l'emploi. Et la France fait face au même défi.
 


 

Citation :


Bruno Palier : Je ne pense pas que les systèmes sociaux soient responsables de la situation dans laquelle ces pays se trouvent aujourd'hui. Le niveau de leurs dépenses sociales est en effet bien souvent inférieur à celui des autres pays européens. Leur principal problème est qu'il n'y a pas assez de personnes qui travaillent. Le taux d'emploi des femmes et des seniors y est trop faible.
 
Ce problème est d'ailleurs exactement le même pour la France. Il montre un manque de capacité des autorités à créer des activités pour créer des emplois. Et comme il n'y a pas assez d'activité économique, il n'y a pas assez d'entrées d'impôts pour financer les dépenses publiques.
 
Mais on accuse souvent les systèmes sociaux d'Europe du Sud de favoriser les plus âgés, au détriment de l'innovation et de l'activité...
 
Bruno Palier : Il est vrai que l'Espagne ou l'Italie consacrent 60 % de leurs dépenses sociales pour les retraites, contre 45 % en France.  Ces pays dépensent par conséquent beaucoup moins pour les politiques d'emploi ou familiales. En outre, la situation est encore aggravée par la démographie de ces pays qui doivent faire face à une très faible fécondité.
 
Mais si la France a un taux de fécondité élevée, elle doit trouver le moyen de donner des emplois à ses jeunes. Dans ce sens, le modèle français est plus proche de celui de l'Europe du Sud que de celui de la Suède. La situation de la France n'est donc pas meilleure que celle de la Grèce. Les prochains mois risquent de le prouver.
 
Le principal problème reste le même dans toute l'Europe du Sud, France comprise : il faut donner du travail pour financer les dépenses sociales. Ces pays sont dans l'incapacité de développer une stratégie technologique fondée sur le high-tech et les services pour développer l'avenir. Nos modèles sociaux indemnisent plus qu'ils ne préparent l'avenir. On le voit bien quand Nicolas Sarkozy s'engage à sauver des industries du XXe siècle qui ne créent plus d'emplois, comme l'automobile.
 
Les manifestations en Grèce et au Portugal montrent que les peuples ne sont pas prêts à accepter de sacrifier leurs acquis sociaux.
 
Bruno Palier : Je ne suis pas sûr que les Français soient beaucoup plus prêts à accepter de réformer leur système social, comme semble l'annoncer le début du débat sur l'avenir des retraites. Je suis assez étonné de la façon dont on juge les pays d'Europe du Sud depuis le début de la crise qu'ils rencontrent, alors que nous sommes très proches de leur situation.
Propos recueillis par Jean-Baptiste Chastand


 
 
 
http://www.lemonde.fr/europe/artic [...] id=1268560

n°21779280
LooSHA
D'abord !
Posté le 05-03-2010 à 13:20:52  profilanswer
 

chrissud a écrit :

C'est parce qu'au profond de toi ton portefeuille passe avant l'emploi.
 
 
Je préfère que les restaurants conservent voir même augmentent leur prix pour favoriser l'emploi.


Ben non, ça faisait partie des raisons officielles [:prozac]
 

Citation :

Le 28 avril 2009, Christine Lagarde et Hervé Novelli réunissent à Bercy les États généraux de la restauration et signent avec les organisations professionnelles le contrat d’avenir qui prévoit des engagements de baisse de prix, de création d’emplois et de modernisation du secteur, en contrepartie de la baisse du taux de TVA à 5,5 %.


>> http://www.bercy.gouv.fr/tvarest/historique.html


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mood
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Posté le 05-03-2010 à 13:20:52  profilanswer
 

n°21779343
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 05-03-2010 à 13:27:00  profilanswer
 

 

Relis ce que j'ai écrit. Si tu considères que la santé et la retraite doivent être publiques parce que c'est "obligatoire" (çàd, si je te comprends bien, parce que ces biens font partie des biens de première nécessité), alors je te demande pourquoi l'alimentation, qui est encore plus essentielle que la santé et la retraite, est largement privatisée. Ce n'est pas cohérent. Il faut que tu trouves un autre argument. Car si ces 3 biens sont obligatoires, et si c'est le caractère obligatoire qui nécessite de les produire publiquement, alors pourquoi l'alimentation y échappe ?

 

De même, tu disais que 35% de Po aux Eu avec santé et retraite privatisée, c'était équivalent (et même moins intéressant) que 45% de P0 en France avec santé et retraites publiques. C'est pourquoi j'ai inventé une fable sur les biens alimentaires : est-ce que pour toi, dans la France de 2009, ce serait équivalent d'avoir 55% de Po avec une alimentation nationalisée ou 45% de PO avec alimentation privatisée (comme maintenant) ?

 

Ce sont juste des débats philosophiques, ça n'engage à rien : juste à interroger les concepts et à se demander au fond : pourquoi suis-je partisan d'une Sécu publique ? Pas parce que c'est "obligatoire" (au sens bien de première nécessité), on vient de le voir. Il y a donc d'autres raisons. Moi, personnellement, je trouve que ce sont ces discussions les plus intéressantes en économie, car elles vont au coeur des choses. Le reste n'est que de la vulgaire technique.

Message cité 3 fois
Message édité par limonaire le 05-03-2010 à 13:28:33
n°21779396
Profil sup​primé
Posté le 05-03-2010 à 13:30:38  answer
 

limonaire a écrit :

 

Relis ce que j'ai écrit. Si tu considères que la santé et la retraite doivent être publiques parce que c'est "obligatoire" (çàd, si je te comprends bien, parce que ces biens font partie des biens de première nécessité), alors je te demande pourquoi l'alimentation, qui est encore plus essentielle que la santé et la retraite, est largement privatisée. Ce n'est pas cohérent. Il faut que tu trouves un autre argument. Car si ces 3 biens sont obligatoires, et si c'est le caractère obligatoire qui nécessite de les produire publiquement, alors pourquoi l'alimentation y échappe ?

 

De même, tu disais que 35% de Po aux Eu avec santé et retraite privatisée, c'était équivalent (et même moins intéressant) que 45% de P0 en France avec santé et retraites publiques. C'est pourquoi j'ai inventé une fable sur les biens alimentaires : est-ce que pour toi, dans la France de 2009, ce serait équivalent d'avoir 55% de Po avec une alimentation nationalisée ou 45% de PO avec alimentation privatisée (comme maintenant) ?

 

Ce sont juste des débats philosophiques, ça n'engage à rien : juste à interroger les concepts et à se demander au fond : pourquoi suis-je partisan d'une Sécu publique ? Pas parce que c'est obligatoire, on vient de le voir. Il y a donc d'autres raisons. Moi, personnellement, je trouve que ce sont ces discussions les plus intéressantes en économie, car elles vont au coeur des choses. Le reste n'est que de la vulgaire technique.

 

Mais qu'est ce que tu racontes, j'ai jamais dis ça  :heink:  :heink:

 

Je parle uniquement des PO comme INDICATEUR non  significatif, mon analyse ne va pas plus loin.  :o

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 05-03-2010 à 13:37:34
n°21779404
poilagratt​er
Posté le 05-03-2010 à 13:31:16  profilanswer
 

luckynick a écrit :

Dans un autre registre, que pensez vous de ce pavé posté par G2F dans le topoc sarkal :
 

Citation :

"La situation de l'emploi en France n'est pas meilleure que celle de la Grèce"
 

Citation :


Les situations budgétaires difficiles de la Grèce, du Portugal et de l'Espagne qui ont conduit ces pays à prendre des mesures de rigueur sont-elles dues à des dépenses sociales trop importantes ?
 
Bruno Palier, chercheur au centre d'études européennes de Sciences Po, est spécialiste des systèmes sociaux européens. Selon lui, le principal problème de l'économie des pays d'Europe du Sud est que l'Etat n'y favorise pas assez l'emploi. Et la France fait face au même défi.
 


 

Citation :


Bruno Palier :  
 
blablablablablablablablablablablablblablablablablablablablablablablablaa
 
Propos recueillis par Jean-Baptiste Chastand


 
 
 
http://www.lemonde.fr/europe/artic [...] id=1268560



Faut poser correctement le problème:
 
1 - faut suffisament de sous pour financer les dépenses sociales.
 
2 - dans un système capitaliste fonctionnant normalement (cad plein emploi) c'est faisable en ponctionnant les revenus du travail et du capital.
 
3 - dans un système capitaliste en fin de vie les emplois disparaissent (du fait du progrès technique (robotisation) + délocalisations dans les pays arriérés socialement)
 
Solution: repenser le système pour financer le social autrement que par les revenus du travail.
Par la même occasion financer tout ce que le marché ne sait financer, bien que vital...
 
ça s'apelle une révolution.
 
Sinon on peut bidouiller comme on le fait depuis 30ans en attendant la fin.
 
Bidouillons donc. :o

Message cité 2 fois
Message édité par poilagratter le 05-03-2010 à 13:32:49

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°21779419
luckynick
esclave de chat
Posté le 05-03-2010 à 13:32:09  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Relis ce que j'ai écrit. Si tu considères que la santé et la retraite doivent être publiques parce que c'est "obligatoire" (çàd, si je te comprends bien, parce que ces biens font partie des biens de première nécessité), alors je te demande pourquoi l'alimentation, qui est encore plus essentielle que la santé et la retraite, est largement privatisée. Ce n'est pas cohérent. Il faut que tu trouves un autre argument. Car si ces 3 biens sont obligatoires, et si c'est le caractère obligatoire qui nécessite de les produire publiquement, alors pourquoi l'alimentation y échappe ?
 
De même, tu disais que 35% de Po aux Eu avec santé et retraite privatisée, c'était équivalent (et même moins intéressant) que 45% de P0 en France avec santé et retraites publiques. C'est pourquoi j'ai inventé une fable sur les biens alimentaires : est-ce que pour toi, dans la France de 2009, ce serait équivalent d'avoir 55% de Po avec une alimentation nationalisée ou 45% de PO avec alimentation privatisée (comme maintenant) ?
 
Ce sont juste des débats philosophiques, ça n'engage à rien : juste à interroger les concepts et à se demander au fond : pourquoi suis-je partisan d'une Sécu publique ? Pas parce que c'est "obligatoire" (au sens bien de première nécessité), on vient de le voir. Il y a donc d'autres raisons. Moi, personnellement, je trouve que ce sont ces discussions les plus intéressantes en économie, car elles vont au coeur des choses. Le reste n'est que de la vulgaire technique.


 
je suis assez d'accord.
 
La problématique sous-jacente la dedans c'est de trouver un équilibre situé quelque part entre les extrêmes que sont l'anarchie (chacun pour soit et ieu pour tous) et l'état totalitaire (l'état décide de tout y compris de la couleur de ton froc).
Le choix de cet équilibre dépend je pense de choix politiques, historiques et culturels

n°21779454
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 05-03-2010 à 13:34:43  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Oui, mais comme tu as dit plus haut que, déjà aujourd'hui, à 45% de P.O, cette utilisation n'est pas toujours pertinente (je te cite "ors de la république, bureaucratie administrative" ), il n'y a aucune raison qu'elle le soit plus si on la porte à 60%
 
D'une certaine façon, le pouvoir corrompt et l'abus de pouvoir corrompt absolu. Il est dans la nature de l'Etat de gaspiller, puisqu'il n'a pas le contrôle du marché pour le corriger. Une entreprise peut certes gaspiller un peu elle aussi ; si elle gaspille plus que ses concurrents, elle voit cependant ses coûts s'envoler, ses marges fondre, et elle perd des parts de marché. Il y a donc dans la concurrence un aiguillon qui évite les gaspillages, qui rationalise l'usage des ressources rares, aiguillon qui par définition ne concerne pas l'Etat.  On peut dès lors faire des ronds-points à gogos, multiplier les structures administratives, acheter des doses de vaccins inutiles, employer des sureffectifs, rembourser des congés maladie fictifs... C'est une des limites de l'Etat.
 
Ce qui est drôle, c'est que dans tous les manuels d'économie on nous apprend d'abord les bienfaits de la régulation du marché (acte I) pour ensuite nous en montrer les défaillances (biens publics, externalités, monopole naturel, inégalités, bulles spéculatives et j'en passe : c'est l'acte 2). Tout ça pour nous amener à l'acte 3 : l'Etat qui tel un chevalier blanc va intervenir pour corriger les défaillances du marché. Mais on oublie souvent l'acte 4 : les défaillances de l'Etat : l'absence de contrôle réel, le poids des lobbys, l'absence d'aiguillon de la concurrence, les effets pervers des politiques économiques, l'impossibilité pour l'Etat de synthétiser toute l'information disponible et les erreurs de décisions qui en découlent forcément, le rôle du marché politique et de façon générale les apports de la théorie de "Public choice". Tu le dis toi-même: l'Etat gaspille, l'Etat fait parfois de mauvais choix (les 75 millions de vaccins commandés), etc.
 
Du coup, tu ne peux pas réclamer sans cesse plus d'Etat, sans tenir compte aussi des défaillances de l'Etat. Alain l'avait déjà compris : pour lui, le citoyen en démocratie avait pour fonction première de contrôler son député, qui lui même devait contrôler le ministre, avec cette idée que toute personne qui a un pouvoir est tenté d'en abuser ou d'en mésuser. Mais on voit bien que ce n'est possible que si l'Etat est modeste : un Etat tentaculaire, qui dépense 53% du PIB, ne peut être sciemment contrôlé par des citoyens ou des électeurs. Certaines administrations sont alors livrées à elles-mêmes. Ou alors, il faudrait mettre en place un contrôle extrêmement coûteux, ce qui serait economiquement peu rationnel.  
 
Dès lors, le débat n'est pas entre les défaillances du marché et l'action de l'Etat : si tel était le cas, tout serait bon pour augmenter sans cesse l'intervention de l'Etat, puisque celle-ci n'aurait que des vertus. En fait, le débat est bien plutôt entre les défaillances du marché (qui sont réelles) et celles de l'Etat (tout aussi réelles). On n'a plus dès lors à choisir entre le bien et le mal (cours classique de morale) mais entre le mal et le moindre mal (on entre alors de plain pied dans la politique). C'est du coup un débat moins bisounours que celui qu'on lit trop souvent ici...
 
 


 
Sauf qu'en fonctionnement optimal, l'Etat est plus efficace que l'entreprise privée (parce qu'il n'a pas besoin de dégager de bénéfices pour se financer, donc peut maximiser la productivité et non le profit)
Et que d'autres part certaines activités doivent être sous le controle démocratique des électeurs, y compris si c'est plus couteux qu'un mécanisme marchand (santé, logement, éducation)


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°21779456
Profil sup​primé
Posté le 05-03-2010 à 13:34:50  answer
 

luckynick a écrit :


 
je suis assez d'accord.
 
La problématique sous-jacente la dedans c'est de trouver un équilibre situé quelque part entre les extrêmes que sont l'anarchie (chacun pour soit et ieu pour tous) et l'état totalitaire (l'état décide de tout y compris de la couleur de ton froc).
Le choix de cet équilibre dépend je pense de choix politiques, historiques et culturels


 
 
et surtout de l'honnêteté des acteurs ....


Message édité par Profil supprimé le 05-03-2010 à 13:35:14
n°21779464
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 05-03-2010 à 13:35:12  profilanswer
 

Volkhen a écrit :


Économie de guerre. Je ne suis pas sûr que beaucoup d'entre vous souhaitent tester cela longtemps.


 
A bien des niveaux, les USA sont une économie de guerre


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°21779484
Profil sup​primé
Posté le 05-03-2010 à 13:36:45  answer
 

Magicpanda a écrit :

 

A bien des niveaux, les USA sont une économie de guerre

 

...économique, il n'a pas de doute sur ce point pour moi.


Message édité par Profil supprimé le 05-03-2010 à 13:37:03
n°21779525
patx3
Posté le 05-03-2010 à 13:39:52  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Faut poser correctement le problème:
 
1 - faut suffisament de sous pour financer les dépenses sociales.
 
2 - dans un système capitaliste fonctionnant normalement (cad plein emploi) c'est faisable en ponctionnant les revenus du travail et du capital.
 
3 - dans un système capitaliste en fin de vie les emplois disparaissent (du fait du progrès technique (robotisation) + délocalisations dans les pays arriérés socialement)
 
Solution: repenser le système pour financer le social autrement que par les revenus du travail.
Par la même occasion financer tout ce que le marché ne sait financer, bien que vital...
 
ça s'apelle une révolution.
 
Sinon on peut bidouiller comme on le fait depuis 30ans en attendant la fin.
 
Bidouillons donc. :o


 
Une idée de Sarko n'a jamais été reprise, celle de la TVA sociale. Augmenter la TVA, qui est payée par tous, y compris sur les biens produits à l'étranger, au profit d'une baisse des charges.
 
Cette idée est tombée dans les oubliettes sans jamais avoir été tentée. Je trouve celà dommage.  :(  
 
Ceci étant, tu peux toujours repenser le système, si l'ensemble de la dépense publique représente 55% du PIB, il faudra toujours 55% de recettes pour y parvenir (à moins d'être partisan de la dette infinie). Après, on peut chercher à accroitre le PIB, mais va falloir expliquer comment générer facilement du PIB supplémentaire rapidement. Autre voie, baisser drastiquement les dépenses...  :love:  

n°21779528
luckynick
esclave de chat
Posté le 05-03-2010 à 13:40:00  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Faut poser correctement le problème:
 
1 - faut suffisament de sous pour financer les dépenses sociales.
 
2 - dans un système capitaliste fonctionnant normalement (cad plein emploi) c'est faisable en ponctionnant les revenus du travail et du capital.
 
3 - dans un système capitaliste en fin de vie les emplois disparaissent (du fait du progrès technique (robotisation) + délocalisations dans les pays arriérés socialement)
 
Solution: repenser le système pour financer le social autrement que par les revenus du travail.
Par la même occasion financer tout ce que le marché ne sait financer, bien que vital...
 
ça s'apelle une révolution.
 
Sinon on peut bidouiller comme on le fait depuis 30ans en attendant la fin.
 
Bidouillons donc. :o


 
pour moi c'est là ou le bas blesse, on ne pourra jamais concurrencer (au sens global) des pays dits "arriérés socialement" sans le devenir nous même.
 
Quand à la bidouille qui consiste à ne délocaliser que les tâches/productions à faible valeur ajoutée pour se concentrer sur le high-tech et l'innovation (bon déjà c'est foutu vu comment on est innovant en France mais c'est pas le sujet), elle ne fait que retarder l'échéance. Le marché high-tech et l'innovation sont mondialisés aussi. Il faut être sacrément naïf pour croire que les chinois, indiens, ect... ne font pas de R&D et ne sont pas disposés à se positionner sur les marchés à haute valeur ajoutée.
 
A la rigueur se qui pourrai marcher serais que les conditions sociale s'améliorent globalement mais la on est plus sur des questions politiques et sociales.

n°21779545
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 05-03-2010 à 13:41:19  profilanswer
 

luckynick a écrit :


 
pour moi c'est là ou le bas blesse, on ne pourra jamais concurrencer (au sens global) des pays dits "arriérés socialement" sans le devenir nous même.
 
Quand à la bidouille qui consiste à ne délocaliser que les tâches/productions à faible valeur ajoutée pour se concentrer sur le high-tech et l'innovation (bon déjà c'est foutu vu comment on est innovant en France mais c'est pas le sujet), elle ne fait que retarder l'échéance. Le marché high-tech et l'innovation sont mondialisés aussi. Il faut être sacrément naïf pour croire que les chinois, indiens, ect... ne font pas de R&D et ne sont pas disposés à se positionner sur les marchés à haute valeur ajoutée.
 
A la rigueur se qui pourrai marcher serais que les conditions sociale s'améliorent globalement mais la on est plus sur des questions politiques et sociales.


 
non mais évidemment qu'on va converger de niveau de vie avec la chine, l'inde, le brésil, ce n'est pas la question, il n'y a pas de raisons qu'on gagne plus qu'eux si ils produisent la meme chose


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°21779573
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 05-03-2010 à 13:43:32  profilanswer
 


 
Tu as écrit à 12h53 (juste un peu plus haut) :
 
t'es entrain de caricaturé là. Les dépenses santé et retraites sont une obligation quelques part même privés. Alors quant on soustrait ces obligations des PO on biaise forcement les données. Aux USA la santé représente si je me trompe pas, environ 17% du PIB, plus qu'en France ce qui fait environ 2830 milliards qu'on soustrait des PO ce qui est énorme.

n°21779579
patx3
Posté le 05-03-2010 à 13:43:53  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
Sauf qu'en fonctionnement optimal, l'Etat est plus efficace que l'entreprise privée (parce qu'il n'a pas besoin de dégager de bénéfices pour se financer, donc peut maximiser la productivité et non le profit)
Et que d'autres part certaines activités doivent être sous le controle démocratique des électeurs, y compris si c'est plus couteux qu'un mécanisme marchand (santé, logement, éducation)


 
Va falloir que tu te retrousses sacrément les manches pour prouver qu'un Etat est plus efficace qu'une entreprise...  :heink:  
 
 

n°21779593
Profil sup​primé
Posté le 05-03-2010 à 13:44:52  answer
 

patx3 a écrit :


 
Va falloir que tu te retrousses sacrément les manches pour prouver qu'un Etat est plus efficace qu'une entreprise...  :heink:  
 
 


 
zy va  [:mistral_ winner]  prouve le contraire aussi ....

n°21779609
chrissud
Posté le 05-03-2010 à 13:45:53  profilanswer
 

luckynick a écrit :


 
les problème c'est qu'il semblerai que pour les restaurateurs, au profond d'eux même, leur portefeuille passe aussi avant l'emploi.
 
et en fin de compte c'est bien l'état qui l'a profond  [:tinostar]


 
C'est aussi ce que j'ai dit.
 
Cela ne change rien à ce que la raison de fond est belle est bien pour l'emploi.

n°21779634
chrissud
Posté le 05-03-2010 à 13:47:41  profilanswer
 

LooSHA a écrit :


Ben non, ça faisait partie des raisons officielles [:prozac]
 

Citation :

Le 28 avril 2009, Christine Lagarde et Hervé Novelli réunissent à Bercy les États généraux de la restauration et signent avec les organisations professionnelles le contrat d’avenir qui prévoit des engagements de baisse de prix, de création d’emplois et de modernisation du secteur, en contrepartie de la baisse du taux de TVA à 5,5 %.


>> http://www.bercy.gouv.fr/tvarest/historique.html


 
T'as rien compris  !
 
 

n°21779641
luckynick
esclave de chat
Posté le 05-03-2010 à 13:48:15  profilanswer
 

patx3 a écrit :


 
Une idée de Sarko n'a jamais été reprise, celle de la TVA sociale. Augmenter la TVA, qui est payée par tous, y compris sur les biens produits à l'étranger, au profit d'une baisse des charges.
 
Cette idée est tombée dans les oubliettes sans jamais avoir été tentée. Je trouve celà dommage.  :(  
 
Ceci étant, tu peux toujours repenser le système, si l'ensemble de la dépense publique représente 55% du PIB, il faudra toujours 55% de recettes pour y parvenir (à moins d'être partisan de la dette infinie). Après, on peut chercher à accroitre le PIB, mais va falloir expliquer comment générer facilement du PIB supplémentaire rapidement. Autre voie, baisser drastiquement les dépenses...  :love:  


 
Y a encore mieux que la tva sociale, la taxe lauré !
 
ah oui mais non c'est du protectionisme déguisé donc cay le maleuh  [:z800]

n°21779644
Camelot2
Posté le 05-03-2010 à 13:48:36  profilanswer
 


 
Non mais c'est pas ce que je veux.
 
Si toi et tes petits amis voulez calculer les intérêts de la dette (sans faire appel aux données du budget de l'Etat qui reprend la charge exacte de la dette année après année), vous devez connaître la composition du portefeuille obligataire que l'Etat a émis.
Passer par du taux moyen toussa toussa, c'est une zolie approximation.
 
Puis les facteurs d'actualisation, je les ai déjà calculé comme un grand, pas besoin de l'INSEE pour ça.  :o  
 
A taux d'intérêt nul, il doit nous rester 250 milliards de dette sur les bras...à la grosse louche.
 

n°21779646
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 05-03-2010 à 13:48:45  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
Sauf qu'en fonctionnement optimal, l'Etat est plus efficace que l'entreprise privée (parce qu'il n'a pas besoin de dégager de bénéfices pour se financer, donc peut maximiser la productivité et non le profit)
Et que d'autres part certaines activités doivent être sous le controle démocratique des électeurs, y compris si c'est plus couteux qu'un mécanisme marchand (santé, logement, éducation)


 
Certes, mais c'est un peu une pirouette. Les avantages que tu cites (réels) sont contrebalancés par les inconvénients que j'ai cités plus haut : dans certains cas, la balance sera positive, dans d'autres négative. Bref, l'Etat n'est pas toujours en fonctionnement optimal : sinon continuons à socialiser. Comme tu dis, allons vers les 60% de PIB.  Tu dis que l'Etat maximise la productivité : tu sais aussi qu'il est capable de maximiser les sureffectifs. En Suède, ils ont créé des agences, tu sais...
 
 

n°21779679
LooSHA
D'abord !
Posté le 05-03-2010 à 13:50:27  profilanswer
 

patx3 a écrit :

Ceci étant, tu peux toujours repenser le système, si l'ensemble de la dépense publique représente 55% du PIB, il faudra toujours 55% de recettes pour y parvenir (à moins d'être partisan de la dette infinie). Après, on peut chercher à accroitre le PIB, mais va falloir expliquer comment générer facilement du PIB supplémentaire rapidement. Autre voie, baisser drastiquement les dépenses...  :love:


Supprimer les dépenses de défense, 2,5% de PIB [:cerveau lent]  


---------------
Mangeons de la viande (et nos amis pour la vie) ! Prenons l'avion ! Partons en vacances très loin ! Achetons des trucs venus du bout du monde ! Chauffons-nous à fond ! Utilisons plein d'électricité ! Changeons de malinphone le plus souvent possible !
n°21779701
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 05-03-2010 à 13:51:29  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
A bien des niveaux, les USA sont une économie de guerre


 
La France aussi, vu le niveau de la dépenses publiques, si on entend par économie de guerre une économie où les ressources sont contrôlées par l'Etat, par opposition à une économie libre... (en fait j'aime bien qu'on définisse bien ce qu'on nomme, sinon la discussion par dans tous les sens et manque souvent de rigueur)

n°21779723
LooSHA
D'abord !
Posté le 05-03-2010 à 13:53:21  profilanswer
 

chrissud a écrit :

T'as rien compris  !


T'es vraiment le champion du monde de foutage de gueule. Mais bon on est vendredi, on va dire que c'est "normal" de ta part.


---------------
Mangeons de la viande (et nos amis pour la vie) ! Prenons l'avion ! Partons en vacances très loin ! Achetons des trucs venus du bout du monde ! Chauffons-nous à fond ! Utilisons plein d'électricité ! Changeons de malinphone le plus souvent possible !
n°21779761
Profil sup​primé
Posté le 05-03-2010 à 13:56:05  answer
 

luckynick a écrit :

 

pour moi c'est là ou le bas blesse, on ne pourra jamais concurrencer (au sens global) des pays dits "arriérés socialement" sans le devenir nous même.

 

Quand à la bidouille qui consiste à ne délocaliser que les tâches/productions à faible valeur ajoutée pour se concentrer sur le high-tech et l'innovation (bon déjà c'est foutu vu comment on est innovant en France mais c'est pas le sujet), elle ne fait que retarder l'échéance. Le marché high-tech et l'innovation sont mondialisés aussi. Il faut être sacrément naïf pour croire que les chinois, indiens, ect... ne font pas de R&D et ne sont pas disposés à se positionner sur les marchés à haute valeur ajoutée.

 

A la rigueur se qui pourrai marcher serais que les conditions sociale s'améliorent globalement mais la on est plus sur des questions politiques et sociales.

 

Ce qui m'énerve le plus, c'est qu'ils prennent le prétexte de l'élévation du niveau de ces pays en fustigeant notre égoïsme.  Déjà le prétexte est douteux a la base mais en plus il est faux.

 

Si on prend l'exemple chinois, on nous dit que niveau vie s'améliore en Chine grâce a concurrence. Il y a rien de plus faux, c'est un leurre. Bien sur qu'une partie des chinois profitent de la concurrence, mais c'est une petite minorité (une minorité en Chine peut se compter en centaine de millions). La grande majorité des chinois sont et resteront dans une grande pauvreté pour une raison bien simple, ce qui fait la force de la Chine c'est justement cette main d'œuvre très peu cher et corvéable à merci. Si le niveau de vie augmente et donc le salaire c'est toute la force (sa compétitivité) qui s'effondre et a dieu la Chine.

Message cité 2 fois
Message édité par Profil supprimé le 05-03-2010 à 14:35:52
n°21779794
chrissud
Posté le 05-03-2010 à 13:58:26  profilanswer
 

luckynick a écrit :


 
Y a encore mieux que la tva sociale, la taxe lauré !
 
ah oui mais non c'est du protectionisme déguisé donc cay le maleuh  [:z800]


 
La TVA Sociale on y viendra tôt ou tard !  
aussi bien de la part de la gauche que de la droite.
 
C'est juste une méthode de ré-instaurer un droit de douane.
 
D'ailleurs c'est dans la MOTION C, de Benoît Hamon.
Dans son premier article, rien que ça
 

Citation :

1. Activer le tarif extérieur commun, pour rétablir la préférence communautaire voulue par les pères fondateurs de l’Union européenne et lutter contre le dumping fiscal et social


 
 
C'est exactement la TVA Sociale ni plus ni moins.
 
 
 

n°21779831
LooSHA
D'abord !
Posté le 05-03-2010 à 14:00:11  profilanswer
 

Pour la Chine, je ne pense pas que ça soit irrémédiable. Le niveau de vie va globalement augmenter, avec une augmentation des inégalités. Les libéraux pourront à nouveau se réjouir, plus gros gâteau, baisse du nombre de pauvres, toussa [:sir_knumskull]  
 
Mais effectivement un bonne grosse troupe de mingongs qui voyagent, et les voyages forment la jeunesse, et apprennent à chacun à aller à la rencontre d'autrui (ou pas) :jap:


---------------
Mangeons de la viande (et nos amis pour la vie) ! Prenons l'avion ! Partons en vacances très loin ! Achetons des trucs venus du bout du monde ! Chauffons-nous à fond ! Utilisons plein d'électricité ! Changeons de malinphone le plus souvent possible !
n°21779847
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 05-03-2010 à 14:01:19  profilanswer
 

luckynick a écrit :


 
pour moi c'est là ou le bas blesse, on ne pourra jamais concurrencer (au sens global) des pays dits "arriérés socialement" sans le devenir nous même.
 
Quand à la bidouille qui consiste à ne délocaliser que les tâches/productions à faible valeur ajoutée pour se concentrer sur le high-tech et l'innovation (bon déjà c'est foutu vu comment on est innovant en France mais c'est pas le sujet), elle ne fait que retarder l'échéance. Le marché high-tech et l'innovation sont mondialisés aussi. Il faut être sacrément naïf pour croire que les chinois, indiens, ect... ne font pas de R&D et ne sont pas disposés à se positionner sur les marchés à haute valeur ajoutée.
 
A la rigueur se qui pourrai marcher serais que les conditions sociale s'améliorent globalement mais la on est plus sur des questions politiques et sociales.


 
La Slovénie vient d'augmenter son salaire minimum de 10%. Du coup, Renault relocalise en France. http://www.leblogauto.com/2010/02/ [...] chers.html  Comme quoi, les pays émergents nous rattrapent, conformément à la théorie économique: les altermondialistes en seront pour leurs frais.
 
Ne jamais oublier également  que les salaires sont la contrepartie d'une productivité. Si les salaires sont plus élevés en France que ceux des Chinois, c'est que les Français sont en moyenne plus productifs (car plus de capital physique et humain à leur disposition). Dès lors, l'impact des délocalisations reste marginale dans la destruction d'emplois (3% d'après Pierre Cahuc): en effet, en délocalisant, si le salaire coûte 10 fois moins, mais qu'il faut 10 fois plus de gus pour le faire car ces gus sont 10 fois moins productifs, ce n'est pas rentable... Il est sans doute des activités où la délocalisation est rentable, mais pas autant qu'on le pense (ou craint). Sinon, ça fait longtemps que tout l'emploi aurait quitter la France pour aller en Chine ou en Inde.  
 
Et puis, enfin, il y a ce qui se voit et ce qui ne se voit pas. Quand Renault délocalise en Slovénie pour économiser 500 euros sur le prix de la Twingo, cela fait économiser 500 euros au consommateur français : 500 euros qu'il dépensera dans d'autres commerces en France, qui se développeront, embaucheront. On voit la suppression d'emplois chez Renault, on ne voit pas qu'elle permet la création d'emplois ailleurs en France. C'est souvent le drame ("ce qui se voit et ce qui ne se voit pas" ) qui explique beaucoup d'erreurs de raisonnement en économie.

n°21779857
Profil sup​primé
Posté le 05-03-2010 à 14:02:10  answer
 

limonaire a écrit :

 

Tu as écrit à 12h53 (juste un peu plus haut) :

 

t'es entrain de caricaturé là. Les dépenses santé et retraites sont une obligation quelques part même privés. Alors quant on soustrait ces obligations des PO on biaise forcement les données. Aux USA la santé représente si je me trompe pas, environ 17% du PIB, plus qu'en France ce qui fait environ 2830 milliards qu'on soustrait des PO ce qui est énorme.

 

N'importe quoi  :??:  :??:  :??:

 

Est-ce que cette phrase

 
Citation :

Les dépenses santés et retraites sont une obligation[/b] quelques part même privés.

 

ça veut dire ça

 
Citation :

Si tu considères que la santé et la retraite doivent être publiques parce que c'est "obligatoire"

 

t'as un gros problème de lecture, je crois  :whistle:

 

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 05-03-2010 à 14:05:22
n°21779902
patx3
Posté le 05-03-2010 à 14:05:24  profilanswer
 

LooSHA a écrit :


Supprimer les dépenses de défense, 2,5% de PIB [:cerveau lent]  


 
Ah, bon, plus besoin de se défendre ? Plus besoin d'aller aider les autres pays en guerre ? C'est bô !!! :love:

n°21779904
chrissud
Posté le 05-03-2010 à 14:05:25  profilanswer
 

LooSHA a écrit :


T'es vraiment le champion du monde de foutage de gueule. Mais bon on est vendredi, on va dire que c'est "normal" de ta part.


 
 
Enfin je t'explique !
 
 
Toi LooSHA  tu viens de nous révéler que tu attache plus d'importance à ton portefeuille et au prix que tu vas payer ton restaurant de ce week end,  qu'à l'idée de favoriser l'emploi.
 
Cours d'économie no 1
 
En revanche si on se situe sur le plan de l'ensemble de la société, Il est bien évident que si la baisse de Tva influe sur le prix de la note de restaurant, cela devrait se traduire par une augmentation du nombre de couvert vendu dans une saison avec pour conséquence l'augmentation du personnel de restauration.

Message cité 1 fois
Message édité par chrissud le 05-03-2010 à 14:06:57
n°21779910
uxam
Posté le 05-03-2010 à 14:06:13  profilanswer
 

patx3 a écrit :


 
Ah, bon, plus besoin de se défendre ? Plus besoin d'aller aider les autres pays en guerre ? C'est bô !!! :love:


ben non, faut laisser les usa s'en charger :o

n°21779927
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 05-03-2010 à 14:07:23  profilanswer
 


 
Raisonnons : la France a vu le coût de sa main d'oeuvre fortement augmenter depuis la Révolution industrielle : nous étions par rapport à aujourd'hui un pays à bas salaire. Pourtant, notre compétitivité est intacte, cette augmentation des salaires n'a pas entraîné un effondrement du PIB. Pourquoi n'en serait-il pas de même pour la Chine ?

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