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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°21760999
zad38
Posté le 03-03-2010 à 22:51:02  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
zmed ne comprend pas que si l'état pouvait "emprunter" gratuitement, alors les gouvernements pourraient s'endetter à l'infini et sans aucune contrainte. L'argent ne sera ainsi jamais "remboursé", et ça reviendra à de la création monétaire brut et donc à de l'inflation vu qu'en face la quantité de richesses réelles n'aura pas bougé.

Message cité 2 fois
Message édité par zad38 le 03-03-2010 à 22:52:16
mood
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Posté le 03-03-2010 à 22:51:02  profilanswer
 

n°21761020
Profil sup​primé
Posté le 03-03-2010 à 22:51:51  answer
 

limonaire a écrit :

 

"Garant" : cela signifie que l'Etat va tenter de préserver la valeur de la monnaie, en évitant inflation et création monétaire ? je partage ce point de vue, pas sûr que ce soit le tien, si ?

 

"Monnaie =Conversion d'un travail ou d'un service" : on est d'accord. Donc l'Etat qui emprunte, parce qu'il dépense plus qu'il ne gagne, prélève des ressources. On est bien d'accord.

 

Quant aux banques, si effectivement la création monétaire était interdite, alors elles joueraient le rôle d'intermédiaire.

 

Bon, où veux-tu en venir ? Moi, il me semblait que tu critiquais le fait que l'Etat doive payer des intérêts quand il emprunte et qu'il pourrait plutôt le faire gratuitement via la création monétaire de la banque centrale. Je te dis que tout ça n'est pas sain, ce qui doit constituer notre point de désaccord : le taux d'intérêt n'est en effet pas une invention des banques privées mais est propre à la nature humaine; dès lors, on ne peut jamais emprunter gratuitement : il y a toujours un coût, fût-il caché. Quant aux avances de la BC, c'est une création monétaire qui dégrade la valeur de la monnaie, valeur de la monnaie dont tu dis pourtant que l'Etat doit en être le garant. Bref, ou je te comprends mal, ou tu es plein de contradictions, mon grand !

 

Pourquoi tu veux que l'etat emprunte, c'est lui crée la monnaie.  :??:

 

Quant l'état a besoin d'argent il passe par la BC qui va crée la monnaie avec intérêt si le cela te choc qu'il n'est pas d'intérêts. La grosse différence avec les banques privées c'est que les intérêts retombent dans les caisses de l'état au lieu d'aller dans les coffres des banques privées, plus de 50 milliards aujourd'hui.
Tu trouves plus sain de confier la monnaie aux banques privées plus soucieux de leurs intérêts que des politiques élus aux suffrage universel :heink:  :heink:

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 03-03-2010 à 22:53:16
n°21761321
Profil sup​primé
Posté le 03-03-2010 à 23:08:14  answer
 

zad38 a écrit :

zmed ne comprend pas que si l'état pouvait "emprunter" gratuitement, alors les gouvernements pourraient s'endetter à l'infini et sans aucune contrainte. L'argent ne sera ainsi jamais "remboursé", et ça reviendra à de la création monétaire brut et donc à de l'inflation vu qu'en face la quantité de richesses réelles n'aura pas bougé.


 
Je me demande un truc :
 
Quand il y à émission de monnaie par l'état, cela crée de l'inflation, c'est en fait un impôt "masqué" sur la totalité des acteurs qui voient la valeurs de leurs actifs baisser.
 
Quand l'état emprunte à une banque, pas d'inflation, pas d'impôt "masqué, cependant pour rembourser l'emprunt il faudra lever des impôts supplémentaire si un investissement produit un déficit (investissement qui rapporte moins que prévu).
 
A moins de considérer que l'endettement sans fin ne pose pas de problème  :??:  
 
J'ai l'impression que finalement les deux cas reviennent exactement au même et que de toute façon il faudra passer à la caisse via les impôts masqués ou pas dès que l'état gère mal ses dépenses.
 

n°21761359
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 03-03-2010 à 23:10:18  profilanswer
 


 
Admettons que l'Etat crée sa propre monnaie, comme tu dis. L'Etat veut doubler le nombre de fonctionnaires ou construire des digues ou que sais-je encore : au lieu d'augmenter les impôts, ou d'emprunter sur les marchés, il crée 20 milliards d'euros de monnaie. Qui viennent s'ajouter au stock de monnaie existant. Il en résulte une hausse des prix, puisque la quantité de biens disponibles est la même : il y avait par exemple 20 millions de personnes travaillant à plein pour fabriquer x paires de chaussures. En créant de la monnaie, on ne créera pas plus de chaussures, plus qu'on n'a pas plus d'heures de travail disponibles. Pire : on aura retiré quelques personnes du secteur de la chaussure pour qu'ils fassent des digues pour le compte de l'Etat. La production de chaussures diminuera et celle de digues augmentera. Comme la demande de chaussures sera la même, le prix des chaussures va augmenter. L'Etat aura en fait prélevé un impôt sur les salariés. Impôts déguisés, impôts peut-être indolores, mais impôts quand même. Toi et moi aurons été les dindons de la farce. En fait, rien n'est gratuit : "there is no free lunch"

n°21761404
Betcour
Building better worlds
Posté le 03-03-2010 à 23:13:25  profilanswer
 


Il faut toujours forcément passer à la caisse, puisque de toute façon les ressources consommées par l'état doivent bien être prises à quelqu'un.
 
L'inflation taxe de façon diffuse les détenteurs de monnaie et de dette, désorganise l'activité économique. Les impôts en revanche peuvent être ciblés et équitables.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°21761428
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 03-03-2010 à 23:15:18  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Mais tu ne peux pas avoir de dévaluation s'il n'y a pas de parité fixe ! Enfin bon, on ne va pas se lancer dans un débat sémantique. Ce n'est pas essentiel.
 
Petit résumé de la pensée keynésienne pour les débutants. En cas de crise, appliquez les remèdes suivants :
- demander à la banque centrale de baisser les taux d'intérêt
- si ça ne suffit pas, faire du déficit public
- si ça ne suffit pas, dévaluer/déprécier le taux de change
 
C'est simple, l'économie, finalement : ça se pilote comme une voiture.
 
 


 
d'ailleurs la crise actuelle ne vient pas du tout d'un echec de la remise en cause des théories keynésiennes :o


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°21761468
zad38
Posté le 03-03-2010 à 23:19:00  profilanswer
 


Les deux reviennent au même à première vue oui, mais en fait non  :D  
Déjà parce que l'inflation touchera tout le monde de la même manière, d'où moins de justice sociale par rapport à un impôt donc, et de plus ça conduit à des comportement irrationnels (pourquoi épargner ou ne pas carrément passer à la monnaie plus stable du pays d'à côté vu que tes économies chutent tous les ans ?). Pour les détails demander aux spécialistes  :o

n°21761504
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 03-03-2010 à 23:21:54  profilanswer
 

l'avantage de l'inflation c'est  
 
a) de ruiner les rentiers
b) de décourager l'épargne en augmentant l'investissement et la consommation


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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°21761507
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 03-03-2010 à 23:22:11  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
d'ailleurs la crise actuelle ne vient pas du tout d'un echec de la remise en cause des théories keynésiennes :o


 
Non, bien sûr  :D Tu connais ma position : excès de création monétaire (trop de dollars en circulation lié au laxisme de la Fed) d'où croissance artificielle, malinvestissement et bulle spéculative, puis crise et récession. Schéma classique du business cycle autrichien : après Schumpeter, ce serait bien que tu te mettes à Hayek ! Bref, trop d'intervention de l'Etat au sens large dans la monnaie. On a séparé l'Eglise de l'Etat : il est peut-être temps de séparer la monnaie de l'Etat !

n°21761589
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 03-03-2010 à 23:27:24  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :

l'avantage de l'inflation c'est  
 
a) de ruiner les rentiers
b) de décourager l'épargne en augmentant l'investissement et la consommation


 
Mais on manque justement d'épargne et de capital (bien sûr je n'appelle pas épargne les prêts aux Etats qui ne font ue financer des dépenses de fonctionnement : cette épargne là n'a pour contrepartie aucun capital tangible). La crise actuelle et la croissance molle de l'Europe depuis 30 ans vient justement d'un manque d'accumulation du capital, au profit de  la consommation privée ou publique. On voit ce que ça entraîne : ralentissement des gains de productivité, ralentissement de la croissance des salaires bruts, stagnation des salaires nets. De même, la manque d'épargne crée une remontée des taux d'intérêt, qui favorise le court-termisme, la fameuse "tyrannie des actionnaires" dont on se plaint par ailleurs...
 
Bref, ta thèse ne tient pas. C'est une grave erreur que de penser que c'est la consommation qui fait la croissance. Une idée reçue digne du dictionnaire de Flaubert. Consommer, c'est détruire du capital : comment peut-on fonder la croissance là-dessus ?

mood
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Posté le 03-03-2010 à 23:27:24  profilanswer
 

n°21761626
johnbroot
n00b Inside
Posté le 03-03-2010 à 23:29:55  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :

l'avantage de l'inflation c'est  
 
a) de ruiner les rentiers
b) de décourager l'épargne en augmentant l'investissement et la consommation débridée


 
Avec les conséquences écologiques que l'on connait aujourd'hui. Consommons sans aucune intelligence et laissons un cimetière d'ordures en leg à nos descendants. Tant que le pognon coule à flots après tout. :o
Ah oui puis les rentiers, les vrais au sommet de la chaine alimentaire, ont généralement un coup d'avance pour savoir sur quels actifs/etc placer leur grosss magot afin de protéger leur fortune. :o


---------------
"Tout le monde sait que les immigrés viennent vivre du RSA en prenant les emplois des français. L'immigré de Schrödinger" Gottorp
n°21761662
Betcour
Building better worlds
Posté le 03-03-2010 à 23:32:39  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :

l'avantage de l'inflation c'est  
 
a) de ruiner les rentiers


Au 19ème peut être.
 
Entre l'immobilier, les actions, les obligations à taux variable, les matières premières, les marchés étrangers, je vois mal comment ça pourrait ruiner des rentiers. Quand tu possède X% de L'Oréal, PPR ou Bouygues, l'inflation tu t'en cognes :spamafote:


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°21761670
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 03-03-2010 à 23:33:13  profilanswer
 

johnbroot a écrit :


 
Avec les conséquences écologiques que l'on connait aujourd'hui. Consommons sans aucune intelligence et laissons un cimetière d'ordures en leg à nos descendants. Tant que le pognon coule à flots après tout. :o
Ah oui puis les rentiers, les vrais au sommet de la chaine alimentaire, ont généralement un coup d'avance pour savoir sur quels actifs/etc placer leur grosss magot afin de protéger leur fortune. :o


 
la consommation ca peut aussi être des bouquins de philosophie et des pièces de théatre


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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°21761689
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 03-03-2010 à 23:34:29  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Au 19ème peut être.
 
Entre l'immobilier, les actions, les obligations à taux variable, les matières premières, les marchés étrangers, je vois mal comment ça pourrait ruiner des rentiers. Quand tu possède X% de L'Oréal, PPR ou Bouygues, l'inflation tu t'en cognes :spamafote:


 
ca fait fondre la valeur du capital accumulé (par exemple ca éponge la dette immo de bcp de ménages underwater en réduisant la rentabilité de la spéculation/location en immo)


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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°21761700
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 03-03-2010 à 23:35:41  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Non, bien sûr  :D Tu connais ma position : excès de création monétaire (trop de dollars en circulation lié au laxisme de la Fed) d'où croissance artificielle, malinvestissement et bulle spéculative, puis crise et récession. Schéma classique du business cycle autrichien : après Schumpeter, ce serait bien que tu te mettes à Hayek ! Bref, trop d'intervention de l'Etat au sens large dans la monnaie. On a séparé l'Eglise de l'Etat : il est peut-être temps de séparer la monnaie de l'Etat !


 
non mais j'ai lu Hayek avant Schumpeter et je pense que c'est encore plus faux :o


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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°21761717
Profil sup​primé
Posté le 03-03-2010 à 23:37:19  answer
 

zad38 a écrit :

zmed ne comprend pas que si l'état pouvait "emprunter" gratuitement, alors les gouvernements pourraient s'endetter à l'infini et sans aucune contrainte. L'argent ne sera ainsi jamais "remboursé", et ça reviendra à de la création monétaire brut et donc à de l'inflation vu qu'en face la quantité de richesses réelles n'aura pas bougé.

 

Et tu crois qu'ils font quoi les ricains actuellement avec leur bon du trésor  :heink:

 

Sauf que dans une économie saine la création monétaire ne peut se faire qu'adosser a la croissance du pays, on ne peut créer de la monnaie que si la société travaille, rappelez vous que la monnaie n'est que la contrepartie d'un service ou d'un travail. Si l'état crée trop  de monnaie  sans travail derrière alors inflation, trop de monnaie en circulation. Donc l''etat ne peut pas créer a l'infini sans se suicider. Tu penses réellement que les politiques sont prêt aller aussi loin que  les banques privées actuellement  c'est a dire couler leur état.  :heink:

 

Ça suffit ces accusations gratuites envers les politiques alors que vous avez sous yeux l'exacte envers du décors avec les banques privées et pourtant vous les habillez de toutes les vertus, absolument sidérant :pfff:  :pfff:  :pfff:

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 04-03-2010 à 00:16:36
n°21761728
johnbroot
n00b Inside
Posté le 03-03-2010 à 23:38:15  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
la consommation ca peut aussi être des bouquins de philosophie et des pièces de théatre


 
Ce n'est pas faux même si je vois plutôt la masse consommer des téléviseurs LCD et des paires de Nike. :o


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"Tout le monde sait que les immigrés viennent vivre du RSA en prenant les emplois des français. L'immigré de Schrödinger" Gottorp
n°21761740
Profil sup​primé
Posté le 03-03-2010 à 23:39:18  answer
 

Autre chose

 

Quand l'état à une dette gigantesque comme aujourd'hui, ne serait-il pas possible de dire : aujourd'hui impôt exceptionnel, on solde la dette : personne ne sera remboursé.

 

ça reviendra au même que de lever des impôts supplémentaire pour rembourser la dette, non ?

 

Évidemment avec dans un monde économiquement mondialisé, ça ne parait pas envisageable (risque de guerre) mais dans tous les cas la confiance vas y passer si l'état ne parvient pas à être bénéficiaire.

 

Je ne voit toujours pas comment rembourser les dettes des états autrement qu'en :

 

- soldant la dette brutalement
- lever des nouveaux impôts
- être bénéficiaire (comment ?)

 

Aucun des trois ne semble à l'ordre du jour, y a t-il une autre possibilité ?

 

- A part un autre état personne ne peut contraindre un état à rembourser une dette, les créanciers doivent le savoir, non ?

 

Finalement le problème centrale est la gestion du budget, la gestion de l'état qui ne devrait jamais dépasser un certains seuil de dette.

 

Le système d'emprunt ou de création monétaire est un problème secondaire ?

 


Message cité 2 fois
Message édité par Profil supprimé le 03-03-2010 à 23:42:00
n°21761779
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 03-03-2010 à 23:42:22  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
non mais j'ai lu Hayek avant Schumpeter et je pense que c'est encore plus faux :o


 
Et je pense le contraire : le débat avance, dis donc !  :D  

n°21761795
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 03-03-2010 à 23:44:05  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Et je pense le contraire : le débat avance, dis donc !  :D  


 
ce qui est appréciable chez Hayek c'est qu'il annonce la couleur, quand il défend l'injustice du capitalisme et qu'il trouve ca bien


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°21761801
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 03-03-2010 à 23:44:36  profilanswer
 


 
C'est la position de Paul Fabra, libéral ricardien : un impôt exceptionnel sur le capital pendant 4 ans. Mais ça suppose qu'ensuite on retrouve une certaine vertu budgétaire.  

n°21761804
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 03-03-2010 à 23:44:43  profilanswer
 


 
simple : les Etats ne remboursent par leur dette, ils la soutiennent


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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°21761837
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 03-03-2010 à 23:48:45  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
ce qui est appréciable chez Hayek c'est qu'il annonce la couleur, quand il défend l'injustice du capitalisme et qu'il trouve ca bien


 
Non il ne formule pas les choses comme ça : tu ne l'as pas lu ou tu le caricatures. Il dit d'une certaine façon que la justice sociale est un faux concept, et que seule la justice existe, en tant que concept universel. On pourrait en reparler : car c'est un débat qui vaut plus qu'une ironie démagogique. Mais si je te parlais d'Hayek un peu plus haut, c'était surtout à propos de sa théorie du cycle, puisque c'est quand même l'objet de ce topic. Mais il faudrait pour cela avoir lu "Prix et production" par exemple : allez, tu l'inscris à ton programme de lectures ?  ;)  

n°21761838
Betcour
Building better worlds
Posté le 03-03-2010 à 23:48:52  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :

ca fait fondre la valeur du capital accumulé (par exemple ca éponge la dette immo de bcp de ménages underwater en réduisant la rentabilité de la spéculation/location en immo)


Ca fait fondre les dettes à taux fixe. Ca ne fait pas fondre la valeur des autres supports d'investissements (les entreprises vont augmenter leurs prix et bénéfices pour suivre l'inflation, les bailleurs vont augmenter leurs loyers, etc.).
 
L'inflation ne ruine que les détenteurs d'obligations à taux fixe de très long terme. Ca va pas suffire pour ruiner les rentiers (ou bien alors les vraiments mauvais qui ont mis tout leur patrimoine dans des OAT à 30 ans :D)


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°21761859
Profil sup​primé
Posté le 03-03-2010 à 23:51:07  answer
 

limonaire a écrit :


 
C'est la position de Paul Fabra, libéral ricardien : un impôt exceptionnel sur le capital pendant 4 ans. Mais ça suppose qu'ensuite on retrouve une certaine vertu budgétaire.  


 
 
Intéressant,je ne connaissait pas cet économiste, à lire donc  :)

n°21761868
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 03-03-2010 à 23:52:00  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Non il ne formule pas les choses comme ça : tu ne l'as pas lu ou tu le caricatures. Il dit d'une certaine façon que la justice sociale est un faux concept, et que seule la justice existe, en tant que concept universel. On pourrait en reparler : car c'est un débat qui vaut plus qu'une ironie démagogique. Mais si je te parlais d'Hayek un peu plus haut, c'était surtout à propos de sa théorie du cycle, puisque c'est quand même l'objet de ce topic. Mais il faudrait pour cela avoir lu "Prix et production" par exemple : allez, tu l'inscris à ton programme de lectures ?  ;)  


 
 
franchement c'est toujours le meme argument, Boudon le reprend ensuite à son compte
 
Si le capitalisme fonctionne c'est parce que justement il est injuste. Les perdants peuvent accuser l'injustice du système économique plutot que de devoir se remettre en cause, donc tout tourne très bien.
et ca part d'une critique de Rosa Luxembourg qui disait que si les prolétaires allemands se rendaient compte de l'exploitation, le capitalisme ne tiendrait pas 24 heures.
 
Si je devais lire un autrichien dans le détail je lirai plutot Mises


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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°21761883
zad38
Posté le 03-03-2010 à 23:53:45  profilanswer
 


Oui. On est déjà en déficit maintenant, alors t'imagines si on leur disait qu'ils peuvent emprunter sans intérêts à rendre ?  [:aulas]

Message cité 3 fois
Message édité par zad38 le 03-03-2010 à 23:54:43
n°21761902
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 03-03-2010 à 23:55:40  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
 
franchement c'est toujours le meme argument, Boudon le reprend ensuite à son compte
 
Si le capitalisme fonctionne c'est parce que justement il est injuste. Les perdants peuvent accuser l'injustice du système économique plutot que de devoir se remettre en cause, donc tout tourne très bien.
et ca part d'une critique de Rosa Luxembourg qui disait que si les prolétaires allemands se rendaient compte de l'exploitation, le capitalisme ne tiendrait pas 24 heures.
 
Si je devais lire un autrichien dans le détail je lirai plutot Mises


 
Ah, mais Mises, c'est très bien aussi : sans doute mieux que Hayek. Mais j'en parle moins, il est moins connu...

n°21761908
Profil sup​primé
Posté le 03-03-2010 à 23:56:26  answer
 

Sinon, une idée d'un économiste/philosophe/...
 
qui aurait développé cette idée : "la propriété des uns s'arrêtent la ou commence celle des autres" ? Appliquant bêtement le principe de la liberté à la propriété, en considérant que la liberté découle de la propriété.
 
J'ai eu beau cherché, je n'ai pas trouvé
 
merci

n°21761917
Profil sup​primé
Posté le 03-03-2010 à 23:58:15  answer
 

zad38 a écrit :


Oui. On est déjà en déficit maintenant, alors t'imagines si on leur disait qu'ils peuvent emprunter sans intérêts à rendre ?  [:aulas]


 
J'ai écouté Attali, il y à un mois sur TV5 monde, il disait que le plan de relance américain est presque qu'uniquement de la planche à billet.
 
 :??:

n°21761937
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 04-03-2010 à 00:00:10  profilanswer
 

qui est propriétaire de l'Elysée alors ?


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n°21761954
Profil sup​primé
Posté le 04-03-2010 à 00:02:41  answer
 

zad38 a écrit :


Oui. On est déjà en déficit maintenant, alors t'imagines si on leur disait qu'ils peuvent emprunter sans intérêts à rendre ?  [:aulas]


 
n'importe koi, ce déficit est du justement du aux intérêts.

 

Vous etes sans doute tétus ça tombe bien moi aussi, on reprend du debut  :o

 
Citation :

Le 7 février 1992, les Européens ont abandonné le droit "régalien" de l'État de création monétaire.

Durant la campagne ayant précédé le référendum sur le traité de Maastricht, les débats s'étaient surtout focalisés sur le passage à  une monnaie commune, l'euro, et dans une moindre mesure, sur l'indépendance de la Banque centrale. Mais une "réforme" bien plus profonde était en jeu. L'article 104 du Traité de Maastricht, transposé  dans la loi française du 4 août 1993, interdit aux Banques centrales d'autoriser des découverts, d'accorder tout type de crédit au Trésor public et à tout autre organisme ou entreprise publique.
Au plan national,  les avances au Trésor avaient déjà été supprimées lors de la réforme des statuts de la Banque de France, qui fit l'objet de la loi du 3 janvier 1973. Mais il s'agissait alors d'une loi, et celle-ci aurait donc pu être modifiée, par la suite, par de nouveaux élus : c'est le Parlement qui, d'après la constitution française, a le pouvoir de définir le régime d'émission de la monnaie. L'établissement d'une mesure similaire dans un texte de droit primaire de l'Union européenne représente un choix pratiquement irréversible. Un traité ne pouvant être modifié qu'à l'unanimité des États membres, une telle clause, une fois adoptée, est presque inamovible (comme celles qui, dans les traités UE, imposent inconditionnellement la libre circulation des capitaux entre l'UE et les autres pays, ou interdisent subtilement le maintien de services publics) : un seul gouvernement suffit pour exiger son maintien (sans doute sous la pression de lobbies). Quand bien même les peuples (quelques uns, et pas toujours) valident par référendum, ne peuvent pratiquement pas agir au stade des propositions, dans un tel processus. Il nous faudra ainsi compter sur la sensibilisation de très nombreux citoyens.
Parallèlement, les banques peuvent quasiment allouer autant de crédits qu'elles le souhaitent (que demandé) en créant, à cette occasion, la monnaie sur laquelle elles feront payer des intérêts à ceux à qui elles la prêtent.

 

Ce régime a de multiples conséquences, catastrophiques.

 

Il n'est pas simplement insupportable parce que les actionnaires des banques tirent indûment de gros dividendes d'une monnaie créée ex nihilo et ensuite prêtée à la collectivité. Car il ne s'agit pas que d'une affaire comptable et, par ailleurs,  on peut admettre  que, dans le circuit capitaliste, cette opération ne diffère guère de toutes les autres qui voient certains s'enrichir en prêtant à d'autres une monnaie... dont la valeur intrinsèque est quasi nulle. (autrement dit, la banque est une branche de l'industrie à part entière.)
Ce régime implique aussi et surtout une situation qui accroit à l'avenir la domination du marché .

 

Le volume d'emprunts en cours excède toujours plus celui de l'argent en circulation pour les rembourser.

 

D'où un surendettement (une impuissance) des États et d'un nombre croissant d'individus, ainsi qu'un pouvoir sans cesse accru pour les principaux détenteurs de capitaux : pouvoir d'achat, de rente, de décision sur les orientations de l'économie.

 

D'où un régime dans lequel les forts taux d'intérêts ne nuisent pas, au contraire, aux premiers prêteurs.

 

D'où un afflux de monnaie excédentaire, qui alimente les bulles spéculatives, moteurs d'un marché condamné à croître toujours pour survivre.
Cet énorme excédent de monnaie a, dans le régime contemporain, des effets inflationnistes d'une nature nouvelle, qui consiste à enrichir les spéculateurs et à appauvrir les salariés, les consommateurs et les États à moyen et long terme. Tandis que le spectre de l'inflation... n'est plus qu'un leitmotiv idéologique, conduisant une masse croissante de victimes à prêcher sans discernement pour les intérêts d'un petit nombre de rentiers.

 

Comme les « taux directeurs » de la BCE pilotent les taux d'intérêts du crédit bancaire, ces derniers donnent le "La" de cascades d'intérêts financiers. Or, ces intérêts pèsent de tout leur poids sur notre vie au quotidien :

- En tant que consommateurs : répercutés dans tous les prix, à tous les niveaux de l'équipement, du développement et de la production, ils sont toujours répercutés sur les prix et réduisent de plus de 30% notre pouvoir d'achat.

 

- En tant que travailleurs : sans minimiser les multiples facteurs nouveaux de la mondialisation sauvage, il faut rappeler qu'il n'y a de domination du capital sur une entreprise que si celle-ci est contrainte de rechercher des capitaux… réclamant de l'intérêt.

 

- Enfin, en tant que citoyens participants par l'impôt direct ou indirect au fonctionnement des services publics: Ainsi, entre 1980 et 2006, la dette a augmenté de 913 milliards d'euros, alors que nous avons payé 1176 milliards d'euros d'intérêts (...) Si nous n'avions pas eu à emprunter ces 913 milliards d'euros sur les marchés monétaires, c'est-à-dire si nous avions pu créer notre monnaie, faire exactement ce qu'ont le droit de faire les banques privées, la dette qui était de 229 milliards d'euros début 1980 serait totalement remboursée en 2006 grâce aux 263 milliards d'euros économisés et nous disposerions en plus d'un solde de trésorerie positif de 263 - 229 = 34 milliards d'euros.  ( voir justificatif et précisions ) . Un calcul récent nous montre que nous avons payé plus de 1310 milliards d'euros d'intérêts depuis 1973... et nous continuons à raison de 120 millions par jour!

 

 

On sait comme la mondialisation a fait exploser les fondements de la fiscalité. Mais la récupération des biens détournés, quand bien même elle serait envisageable, ne rendrait pas pour autant à la nation le contrôle qualitatif de la croissance, à savoir celui de sa destinée. Contrairement à l'idée reçue, les impôts d'hier ne font pas les services publics de demain.

 

Dans une économie effondrée, se demande-t-on s'il faut cesser de financer l'instruction des enfants, la recherche, le Parlement, une presse libre ? Et si la violence des exclus s'accroît, qui demandera qu'on coupe les vivres de la police ?

 

Se demande-t-on, dans une société où le quart des actifs souffrent directement du chômage, alors qu'elle regorge de biens futiles, s'il faut cesser de construire, de pacifier, d'éduquer ?

 

Se demande-t-on encore, en l'an 2007, pourquoi l'humanité voit venir l'asphyxie de son environnement naturel en subissant la domination d'une instance abstraite, absurde, sans avoir idée de ce qui en est le premier fondement ?

 

Celui qui a le contrôle de la création monétaire est celui qui décide avant tout autre de ce que produit la nation.

 

La Nation doit pouvoir émettre la monnaie dont elle a besoin, en proportion de son développement.

 

Et la monnaie qu'elle crée, elle doit pouvoir l'affecter aux projets qu'elle décide pour demain, non pas au paiement de ceux qu'elle se voit imposer, aujourd'hui, impuissante, endettée.

 

Or, ce peuple qui ne tolère plus un régime consacrant l'impuissance du politique, la mort de l'État social, et la croissance aveugle, ce peuple qui subit à tout instant la domination du dieu marché, méconnaît grandement l'aliment de base de son bourreau : la monnaie. Ce peuple qui croit que l'argent n'a pas d'odeur, qui croît qu'il a aboli les privilèges voilà deux siècles, ignore depuis plus longtemps encore celui des banquiers.
http://www.fauxmonnayeurs.org/

Message cité 2 fois
Message édité par Profil supprimé le 04-03-2010 à 00:15:20
n°21761955
zad38
Posté le 04-03-2010 à 00:03:17  profilanswer
 


Ben ils vont se manger l'inflation qui va avec, et puis voila  [:spamafote]

n°21761957
Profil sup​primé
Posté le 04-03-2010 à 00:03:21  answer
 

Magicpanda a écrit :

qui est propriétaire de l'Elysée alors ?


 
Les mêmes personnes qu'aujourd'hui : le bâtiment est géré par l'état mais il appartient au peuple.
 
 :??:

n°21761971
Profil sup​primé
Posté le 04-03-2010 à 00:05:22  answer
 

zad38 a écrit :


Ben ils vont se manger l'inflation qui va avec, et puis voila  [:spamafote]


 
Il avait l'air inquiet en parlant de ça  :sweat: , mais il n'avait pas de solution non plus, il disait, maintenant c'est trop tard : il faut une révolution (pas forcément par les armes).
 
Après c'est Attali  :D  
 

n°21761983
zad38
Posté le 04-03-2010 à 00:06:46  profilanswer
 
n°21761986
patx3
Posté le 04-03-2010 à 00:07:02  profilanswer
 

luckynick a écrit :


 
Ah nos amis les hegde funds, ou comment un gangster en col blanc avec un banquier complice massacre une entreprise en deux temps trois mouvement.
 
Quand a l'étalon or et bien je pense que la fin des accords de bretton woods a signé le glas de l'économie de marché et ouvert un boulevard au néo-capitalisme financier. Les coupables sont connus, reagan et tatcher, deux pourris notoire imho


 
Pendant que le doigt montre la forêt, certains en sont encore à regarder le doigt...  :sarcastic:  
 
Que les hedge amplifient les mouvements, certes, mais à la base, le problème, c'est la mauvaise gestion d'un Etat qui va finir par couter cher au peuple.  :jap: ..
 
Ils n'ont servi que de révélateurs des problèmes.
 
Et ce qui arrive à la Grèce pourrait très bien nous arriver un jour.  :cry:

n°21762037
Profil sup​primé
Posté le 04-03-2010 à 00:12:50  answer
 


 
Super l'argument  [:debeman]  
 
Oui je sais tu préfères, le figaro ou la tribune.  lol  
 

n°21762745
le_noob
Posté le 04-03-2010 à 01:44:19  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
Bravo pour ton évolution de point de vue :o

Tout le monde n'a pas les facultés intellectuelles nécessaires à la remise en cause de ses convictions
, c'est tout à ton honneur :o
 


Et t'en sais quelquechose  :whistle:

n°21762753
le_noob
Posté le 04-03-2010 à 01:45:47  profilanswer
 

uxam a écrit :

et t'es contre de donner du boulot aux roumains, quel égoiste


Et pourquoi il faudrait supprimer du boulot en France pour en donner aux roumains ?

n°21762756
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 04-03-2010 à 01:46:16  profilanswer
 

le_noob a écrit :


Et pourquoi il faudrait supprimer du boulot en France pour en donner aux roumains ?


 
parce que les roumains travaillent pour moins cher :o


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
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